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Le château de Wanfercée

  • Gîtes de Wallonie
Hainaut  / Fleurus

Par Christian Sonon

Des chambres d’hôtes royales pour prolonger les fêtes

Fleurus est une commune qui flirte avec les provinces. Située à l’extrémité est du Hainaut, son territoire épouse les courbes de ses voisines Sombreffe et Sambreville (Namurois), tandis que Villers-la-Ville (Brabant wallon) n’est qu’à un jet de pierre du champ de bataille qui a vu Napoléon remporter sa dernière victoire (1). Le village de Wanfercée-Baulet, quant à lui, côtoie l’autoroute E42 dont la sortie 14 est tout indiquée pour accéder aux salles de réception et chambres d’hôtes du château de Wanfercée. Il suffit de contourner l’imposante carcasse blanche de la ferme Quirini, prendre à gauche la rue de la Chapelle, ignorer la rue Poète Charles Michel (!) et s’engager, à gauche encore, dans l’allée bordée d’érables. C’est là, devant cette magnifique demeure du XVIIIe siècle et son parc de 5ha emmuré comme un jardin de curé, que Béatrice Eliard eut le coup de foudre de sa vie. 

Nous sommes en 1985. Elle est fille de cultivateurs à Ligny, licenciée en éducation physique et enseigne depuis un an à peine dans un établissement proche. Elle cherche une maison pour s’affranchir de l’autorité parentale et décide… d’acheter un château !

« Si vous n’avez pas ce coup de cœur, vous ne restez pas dans une bâtisse comme celle-ci », lance d’emblée la propriétaire. Et pour cause. Depuis près de trente ans, d’abord épaulée par son frère et ses parents, puis par son mari et ses quatre garçons, elle n’a cessé de remettre la demeure en état, d’y aménager des salles et des chambres, d’entretenir les pelouses et les arbres. « Le château a ses lettres de noblesse puisqu’il a d’abord appartenu à la famille de Posson qui l’a fait  érigé en 1764, avant de passer dans les mains des d’Udekem d’Acoz  – le frère de l’arrière-grand-père de la Reine Mathilde y habite au début du XXe – et des Dumont de Chassart. En 1955, il est cependant vendu à l’Intercommunale des Œuvres sociales de Charleroi. Le rez-de-chaussée est alors transformé en centre de santé pour les écoles, avec cabines de déshabillage et salles de consultations et de radioscopie. Il est alors question de construire dans le parc des pavillons, mais le projet capote et le domaine tombe à l’abandon pendant dix ans. À mon arrivée, je n’étais pas vraiment consciente de l’ampleur des travaux nécessaire pour lui redonner son cachet. Je suis d’un naturel optimiste… »

La jeune femme décide alors de procéder méthodiquement. Elle s’attèle d’abord à l’aile droite où elle établit ses appartements privés. Puis, c’est  au tour des pièces centrales qu’elle aménage en salles de réception. Enfin, en 2000, elle s’attaque à l’aile gauche qu’elle transforme en un vaste espace qui peut aujourd’hui accueillir quelque 120 convives pour des fêtes familiales ou des séminaires. « Les 3 Suisses sont venues ici pour présenter leurs nouvelles collections », souligne Béatrice Eliard, qui avait bien besoin de ces rentrées pour rentabiliser son investissement.

La bataille de Ligny, également appelée bataille de Fleurus,  est à quelques encablures de Sombreffe. Elle a vu la dernière victoire de Napoléon, deux jours avant Waterloo. Les jours se suivent et ne se ressemblent forcément.

« J’ai acheté un château et je veux que cela reste un château »

 

Initialement tourné vers la location de salles, le château de Wanfercée offre depuis trois ans deux chambres d’hôtes situées plein sud, avec vue sur le magnifique parc. « C’était une demande récurrente de nos clients », explique la propriétaire. « Quand on a bien festoyé, il est commode, et surtout prudent, de rester loger sur place. Nous avons donc aménagé une grande chambre nuptiale et une autre un peu moins vaste dans des pièces inoccupées à l’étage. Il a bien sûr fallu refaire toute l’électricité et installer le sanitaire, mais ce sont là, avec la télévision, les seuls éléments modernes de ces chambres. Le plancher en bois est d’origine, de même que les portes. La décoration est à l’ancienne. Pour obtenir un cinquième épi du Commissariat général au Tourisme, il aurait fallu installer sauna et jacuzzi. Ce n’est pas la vocation des lieux. J’ai acheté un château et c’est ce château que je prête à nos hôtes. Il n’est pas question que je le dénature. C’est la même chose pour le jardin. J’y privilégie les espèces qui « font » château : hêtres, buis, lierre, rosiers… »

On l’a compris : les chambres d’hôtes sont essentiellement louées aux personnes (jeunes mariés, grands-parents…) qui réservent les salles pour une fête. « Je ne loue pas les chambres seules le week-end car s’il y a une réception les gens ne pourraient pas dormir à cause de la musique », explique Béatrice qui met toujours un point d’honneur à servir à ses locataires un déjeuner royal afin que leur séjour se termine sur une belle note. « Nous recevons parfois des gens de passage car nous sommes proches de l’aéroport et de l’autoroute, mais rarement des touristes, ajoute-t-elle. À part les ruines de Villers-la-Ville, je n’aurais d’ailleurs pas grand-chose à leur proposer dans un environnement proche. L’année prochaine, en revanche, nous pourrions héberger des gens qui viendraient assister au bicentenaire des batailles de Ligny, voire de Waterloo. »

Château de Wanfercée

Rue de la Chapelle 72

6224 Wanfercée-Baulet

+ 32 (0)71 81 80 85

info@chateaudewanfercee.be

www.chateaudewanfercee.be

 

Avec le soutien du Commissariat Général au Tourisme

 

Informations : 



http://www.gitesdewallonie.be

En collaboration avec : 

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