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Grand Slam hippique

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Hainaut  / Écaussinnes

By Carole Depasse

Après le Grand Chelem de tennis, voici bientôt le Masters Grand Slam équestre. Un défi relevé par les Écuries d’Écaussinnes : l’organisation d’un showjumping sportif et mondain de prestige dans quatre capitales mondiales. Les villes de Paris et Hong Kong ont déjà répondu présentes.

Enfant, Christophe Ameeuw accompagnait ses parents au Grand Jumping de Bruxelles. Un événement chic durant lequel « Monsieur mettait sa cravate et Madame sa belle robe et son chapeau. C’est là que j’ai pu voir tous les grands cavaliers de l’époque et connu ce sport. Je suis devenu un passionné de chevaux ». Un amour jamais démenti puisqu’en 1997, Christophe Ameeuw prend la direction des Écuries d’Écaussinnes, devenues aujourd’hui une structure de réputation internationale pour, notamment, l’élevage et le commerce de chevaux de sport. Une entreprise en constante évolution comme en attestent le chantier à l’entrée de la propriété. Un bâtiment sort de terre : un « hôtel 5 étoiles pour les chevaux », précise Fernanda, l’épouse brésilienne de Christophe Ameeuw. Entendez une écurie tout confort, idéalement équipée pour accueillir, en provenance du monde entier, des chevaux de sport, leurs cavaliers et leurs grooms.

Écaussinnes-la-Croisette

L’accueil de cavaliers plus ou moins expérimentés en saut d’obstacles est une activité développée par Écaussinnes. Des stages privés, « à la carte », sont proposés aux cavaliers qui, dans un esprit professionnel, souhaitent travailler et améliorer leur performance. Âgés de 14 ans minimum, possédant un pré-requis (catégorie de saut 1m10), les élèves ont la possibilité d’évoluer dans un milieu réputé et confirmé au niveau international. Encadrés par des professionnels, les stagiaires, non seulement, montent plusieurs fois par jour mais aussi apprennent les gestes liés au dressage et aux soins des chevaux. Du Brésil, du Mexique, de Turquie, de la Chine... les demandes affluent. Les Écuries d’Écaussinnes, dans un souci de service performant, ont mis au point un système souple de prêt de chevaux (Écaulease). Selon le niveau recherché et la durée, des chevaux de catégories différentes ainsi que les services d’une équipe expérimentée sont mis à disposition des cavaliers. L’acteur et réalisateur Guillaume Canet, récemment en tournage dans la région, mordu de jumping, est une figure que vous auriez pu croiser au détour d’un box. Mieux que Cannes et son tapis rouge, les 25 hectares de prairies verdoyantes des Écuries d’Écaussinnes.

L’aristocratie du cheval

Tomber amoureux d’un cheval d’Écaussinnes ? Un cas de figure récurrent. La solution : acheter le cheval sur lequel le cavalier de passage s’est entrainé et ne veut plus quitter. Le négoce des chevaux de sport est l’activité-phare des écuries. L’élevage et la valorisation d’un jeune cheval afin de le mener au plus haut niveau de ses capacités pour le saut d’obstacle, est un travail de fond et de longue haleine que le personnel qualifié d’Écaussinnes maîtrise avec excellence. Quand un cheval arrive à maturité, il est prêt à être vendu. Tous ne seront pas des champions olympiques. Cependant, plusieurs chevaux en provenance d’Écaussinnes sont déjà montés sur le podium de la victoire. Et qui dit élevage, dit reproduction. L’arme fatale d’Écaussinnes : Malito de Rêve, un étalon de bonne famille, fils d’un champion du monde. Une génétique sans aucune mésalliance ni bâtardise. Le bel animal a déjà une descendance remarquée sur la scène sportive internationale. Une semence qui se mérite. Et qui s’achète.

« Après le tourbillon de Paris et de Hong-Kong, mon luxe, c’est de pouvoir revenir à mes racines, de profiter de la campagne près de la ville, vivre les saisons dans cette écurie exceptionnelle. »
— Christophe Ameeuw

 

Écaussinnes, QG de l’événementiel équestre

« Aujourd’hui, nous avons envie de mettre notre passion sous les spots et la meilleure façon est de créer, autour d’un show-jumping, de l’événementiel ». En souvenir de son enfance, Christophe Ameeuw s’est, en 2004, mis en tête de ressusciter le Grand Jumping de Bruxelles. Sponsorisé par la famille D’Ieteren, l’Audi Masters a pris le relais avec faste. Cependant, la crise économique et le faible potentiel de possibles sponsors belges ont eu raison de l’initiative louable. En route pour Paris. En 2009, la maison Gucci adhère à ce concept de jumping en devenant sponsor en titre et le Gucci Paris Masters est directement un succès. Succès de foule et succès médiatique. « Ce que nous avions rêvé à Bruxelles est devenu possible à Paris. La fédération équestre française, 3e fédération olympique en France après le football et le tennis, les people, 50 000 visiteurs, 180 000 si nous comptons ceux du Salon du Cheval organisé conjointement, tous nous ont suivi. Notre sport existait enfin. » Au terme de sa 5e édition, l’événement demeure the place to be. Pourquoi en rester là ? Christophe Ameeuw exporte l’idée en Chine, à Hong Kong où, sponsorisé par le groupe Swatch, il crée le Longines Hong Kong Masters. Rebelote : le succès est au rendez-vous. Aujourd’hui, la structure mise en place par les Écuries d’Écaussinnes pour gérer les deux événements, EEM World, cherche deux nouvelles destinations. Los Angeles sur le continent américain et... Abou Dhabi, São Paulo, Istanbul ? Quatre capitales, quatre continents, les meilleurs cavaliers et chevaux... Le Masters Grand Slam : bientôt, une expérience quatre fois exceptionnelle, sportive et glamour.

www.mastersgrandslam.com

 

CHEVAUX, TOP NIVEAU !

Issu du monde agricole, Luc Henry est attiré par les équidés depuis sa plus tendre enfance, en particulier par l’élevage de chevaux de sport de haut niveau. Depuis plus de 18 ans, le quadragénaire se consacre à ce métier-passion et est à la tête d’un haras nommé HERO.
De 20 à 30 poulains naissent chaque année dans cet élevage situé dans le pays de Herve. Le métier d’éleveur consiste en trois étapes. Le croisement représente la base du travail. Il s’agit de choisir la jument qui a le potentiel génétique pour transmettre les qualités nécessaires pour produire un cheval de sport de haut niveau et de lui associer ensuite l’étalon qui lui correspond le mieux. Entre autres aptitudes recherchées, citons la mentalité, le respect, l’énergie, l’intelligence et, bien entendu, une santé irréprochable. La deuxième phase consiste en l’élevage à proprement parlé : permettre au poulain de grandir de manière saine et naturelle jusque l’âge de trois ans. La dernière étape est la mise en valeur des jeunes chevaux.
Ceux-ci sont confiés à des cavaliers qui les amènent à un niveau suffisant pour enfin passer entre les mains de sportifs professionnels de grand renom. Les chevaux de sport de Luc Henry sont répartis chez quelques cavaliers tant en Belgique qu’à l’étranger. « J’ai des chevaux en copropriété avec deux des trois derniers cavaliers champions du monde. » L’irlandais Dermott Lennon, champion du monde en 2002, monte la jument de 9 ans Calgot Pleasure; l’étalon de 8 ans, Aganix du Seigneur, est monté par le belge Jos Lansink, champion du monde en 2006. Quant aux chevaux lui ayant appartenu, Urico a participé à la finale de Coupe du Monde, Tic Tac du Seigneur a été champion de Belgique et Bogeno a terminé douzième des Jeux Olympiques.

Le luxe d’être Wallon ?
« Nous vivons dans une région riche tant du point de vue de sa culture que de son terroir. Nous avons la possibilité d’y créer notre propre activité. Le savoir-faire wallon, notamment l’élevage wallon (Bleu Blanc Belge, cochon Piétrain, etc.) n’a pas son égal. Notre région est au centre de l’Europe et l’élevage de chevaux de sport belges a la réputation d’être le meilleur au monde. Que demander de plus ? »

www.studhero.com

Information : 

Rue Blavier, 3
B-7190 Écaussinnes
Tel. : +32 (0) 067 48 51 84
ecuries-ecaussinnes.be
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