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Ecureuil Vert - Elaguer en toute franchise

  • Business
Brabant wallon  / Mont-Saint-Guibert

Par Florence Thibaut

Abattage, élagage, enlèvement de souches… les arboristes grimpeurs d’Ecureuil Vert sauront bientôt tout faire ! Les créateurs du réseau proposent des franchises clés en main, une grande première dans le métier. Deux pilotes sont en cours pour tester la formule à Namur et Lille. Coup d’envoi ce printemps.

 

 

Tous liés aux métiers de l’arbre, Marc Delaby, François Bertholet et Nicolas van de Werve se sont rencontrés à différents stades de leurs carrières respectives. Points communs. Leur amour du métier, leur goût du travail bien fait et leur souci écologique. Ensemble, voici quelques mois, ils choisissent de monter « Ecureuil Vert », une structure de franchisés de spécialistes de l’élagage et de l’abattage d’arbres, un modèle inédit dans le secteur.

« En 2016, nous sommes allés au Salon de la franchise. Nous en sommes sortis convaincus du potentiel pour notre sphère d’activités », cadre Marc Delaby, gérant et fondateur de la franchise Ecureuil Vert. Pour créer leur modèle, les trois fondateurs se sont notamment inspirés de franchisés dans le domaine de la construction. « C’est un secteur de services qui nécessite un haut niveau d’investissement, comme le nôtre ». Le projet, pensé de longue date, est en phase de rodage depuis la fin 2017.

37 000 €pour un kit complet

Le modèle « Ecureuil Vert » veut permettre à n’importe quel entrepreneur un peu débrouillard de se lancer dans l’élagage. La solution se veut clé en main avec coaching, formations et matériel fournis. Et Marc Delaby de poursuivre. « Notre approche est complète. Grâce à un trajet de formation obligatoire d’environ 20 jours et à des modules à la carte, nous permettons à nos indépendants d’acquérir tout le bagage de compétences que nous avons pu obtenir au fil des années ». Pour un montant d’achat de la licence de 37 000 €, le réseau fournit un kit complet avec tous les outils nécessaires pour commencer son activité. L’entrepreneur intéressé n’a besoin que d’un terrain pour installer le container livré. « Le métier de franchisés est avant tout un métier de formation. Nous permettons à des entrepreneurs qui ne s’y connaissent pas ou peu d’accéder à la profession. Nous offrons, en quelque sorte, une entrée encadrée dans le métier ». Tout l’intérêt est de permettre un démarrage au jour J.

Dans un premier temps, les formateurs seront les fondateurs. « La structure de la franchise est une des plus réglementées. Elle permet de tenter l’aventure en ayant un maximum de garanties. La relation franchiseur-franchisé est très cadrée. Un candidat est, par exemple, en droit de demander l’accès aux statistiques de l’ensemble de la franchise. Il peut rapidement savoir s’il y a eu des faillites. Les deux succès sont forcément liés ».   

Pilotes à Lille et à Namur

La priorité pour tester le concept est de se développer en France et en Belgique. D’autres pays francophones pourraient suivre rapidement. C’est la première société wallonne a avoir fait ce pari. Avant le coup d’envoi prévu ce printemps 2018, deux projets pilotes ont démarré il y a peu du côté de Lille et à Namur. « Nous avons été coachés par des experts en développement de franchise. C’était un de leurs conseils, explique le fondateur. Monter des pilotes dans des zones où nous n’étions pas présents nous permet de tester la qualité du dispositif et le choix des outils avant le lancement ».

Dans la région lilloise, c’est Julien Vanhaecke, directeur local et déjà pressenti pour devenir plus tard animateur du réseau, qui porte le projet. Marc Delaby souligne l’importance du partage de bonnes pratiques pour transformer l’essai. « Nous voulons vraiment accompagner nos franchisés pas à pas. La phase de démarrage est la plus critique. L’échange d’expertises avec d’autres indépendants passés par les mêmes difficultés est plus qu’utile à ce stade ».   

Les clients sont d’ores et déjà des espaces publics de toute taille et des sociétés, mais aussi des particuliers. « Notre mot d’ordre est d’enchanter le client. C’est souvent le petit plus qui fait la différence. C’est ce qui nous anime et c’est le message que nous souhaitons faire passer à nos franchisés. Un client conquis devient le meilleur ambassadeur ».

Passeport pour la franchise

En juin 2016, Ecureuil Vert remportait la 4ème édition du concours français « Passeport pour la Franchise », devenant la première PME wallonne à décrocher ce précieux sésame.  Et, a fortiori, la première PME de ce secteur particulier de l’élagage !

A la clé, un accompagnement personnalisé, notamment économique et juridique, pour devenir franchiseur. « Notre secteur est très peu représenté dans les candidatures, c’est ce qui a plu au jury.  Nous étions également très bien préparés », explique François Bertholet, gérant du réseau. Au total, la participation au concours a représenté plusieurs centaines d’heures de travail. 

 

Respect de l’environnement

Le réseau veut se différencier par des valeurs fortes et une culture commune faite d’éthique et d’humilité. Cette volonté se traduit par une charte qui sera partagée par tous les indépendants. « Nous leur demandons fiabilité, engagement, innovation dans les techniques et respect des deadlines, partage encore Marc Delaby. Nous recherchons des entrepreneurs dans l’âme. Bien choisir les porteurs de projets est absolument fondamental. Il en va de l’image et du succès d’Ecureuil Vert ». Parmi les critères de choix pour sélectionner les candidatures : intérêt pour le métier, compétences en gestion ou passé entrepreneurial.

Autre facteur de sélection, le respect de l’environnement, une dimension de plus en plus décisive pour les clients. « Nos interventions commencent là où celles du jardinier s’achèvent. Nous envisageons la propriété où nous intervenons comme un tout. Nous sommes éco-responsables depuis notre création. C’est un choix fondamental. Nous utilisons, par exemple, de l’essence végétale et de l’huile de chaîne biodégradables pour maitriser au maximum les impacts sur le milieu. Tous nos déchets végétaux (branches, feuilles, copeaux, troncs) sont valorisés. Nous demanderons le même niveau d’exigence à nos franchisés ».

Dans cette optique et pour récompenser le travail effectué, le réseau a choisi de se faire certifier par l’agence European Forest Institute, un exercice et un investissement au long cours. « C’est un gage de qualité pour nos clients, mais aussi pour nos équipes. Cela vient valider tous nos efforts », conclut Marc Delaby. Cette année, outre le lancement et le renforcement de l’équipe, un des défis pour les fondateurs du réseau sera de traduire tous les corpus de formation afin d’envisager une expansion à plus grande échelle. L’année 2018 promet d’être bien remplie.

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