Waw magazine

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— Deux balades entre ville et nature

La Boucle noire autour de Charleroi

Tracée par deux Carolos, Francis Pourcel et Micheline Dufert, initiée par cheminsdesterrils et les Sentiers de Grande Randonnée, la Boucle noire est un GR qui chemine sur 23 kilomètres entre le centre-ville de Charleroi, Marchienne-au-Pont, Monceau-sur-Sambre, Roux-Martinet, Marchienne-Docherie et Dampremy, entre la Sambre et le Canal Charleroi-Bruxelles.

La Boucle noire s’affranchit des barrières territoriales de la ville, côtoie des châteaux industriels, serpente dans une forêt réinventée, s’invite dans un parc à l’anglaise, se pose au sommet des terrils. Un peu rebelle, elle passe à travers les murs, explore les vestiges d’un site minier, descend dans les jardins et les sentiers des quartiers de banlieue, côtoie d’anciennes cathédrales industrielles, pousse les marcheurs dans un tunnel glauque, se réapproprie les friches, escalade des terrils-balcons sur un grand paysage. Loin des itinéraires touristiques habituels, c’est un parcours poético-punk qui questionne les contrastes d’une ville en mutation.

Carte du parcours disponible à la Maison du Tourisme, place Charles II 20, à Charleroi
Téléchargement www.cheminsdesterrils.be

Le site de la Citadelle à Namur

A Namur, ce ne sont pas les terrils mais bien la Citadelle, l’une des plus grandes d’Europe, qui domine la ville et est une incitation à la promenade. Si le téléphérique, en cours d’installation, permettra d’y accéder dès le printemps prochain au départ de la place Maurice Servais, en hiver, rien de tel pour sortir de sa torpeur que de l’attaquer à pied en partant, par exemple, des escaliers se trouvant près du Grognon et qui aboutissent à la statue de Jan Fabre, « Searching for Utopia ».

Une fois dans la place, on longera les nombreuses murailles en profitant du panorama sur la ville de Namur et, de passages étroits en espaces verts, on accédera au Centre du visiteur Terra Nova situé dans une ancienne caserne et qui explique, de façon interactive, toute l’histoire de la vie namuroise depuis la nuit des temps. Une visite qui se complètera par une fascinante plongée dans les souterrains, vaste réseau qui a valu à la Citadelle de Namur d’être qualifiée de « termitière de l’Europe » par Napoléon !

La balade se poursuivra jusqu’à l’Esplanade et le Théâtre de Verdure avant de replonger vers la ville via la Tienne des Biches, un petit sentier vert qui aboutit près du Casino.

— Sur les traces des « Ambassadeurs »

Le petit patrimoine d’Olne se raconte sur smartphone
 

Arbre à clous St-Hadelin
En clouant sur l’arbre un morceau de tissu qui avait touché une dent douloureuse, le mal était supposé disparaître. Il semble que le curé n’appréciait pas ces croyances païennes et préférait qu’on vienne prier dans l’église pour remédier à la douleur. Par la fenêtre du presbytère, il pouvait observer les personnes venant clouer des morceaux de tissu avant de venir les arracher.


C’est une initiative intéressante qui a vu le jour à Olne, petite commune de quelque 4.000 habitants située au Pays de Herve. Une application, téléchargeable sur smartphone, permet de partir à la rencontre – sur le terrain en suivant l’audio-guide ou de façon virtuelle en restant confiné à la maison –, du petit patrimoine local. Un patrimoine particulier puisque de 1648 à 1785, Olne fut l’une des rares communes à avoir été rattachée aux Provinces-Unies (les Pays-Bas actuels). Durant près de 140 ans, les cultes protestant et catholique s’y sont ainsi cotoyés, parfois même en se partageant la même église.

« Inscriptions, potales, croix, points d’eau, portails, arbres remarquables… sont autant de témoignages précieux de l’histoire du village, de la vie, des coutumes et des croyances de ses habitants, explique Reiner Kaivers. Il y a quatre ans, la Commission locale de développement rural, dont je suis l’un des animateurs, s’est attelée à recenser quelque 350 objets appartenant à ce petit patrimoine afin de le valoriser. Ce relevé, agrémenté de photos et d’anecdotes, est accessible sur le site olne.petit-patrimoine.be et des recherches par nom, adresse ou hameau peuvent y être faites. Nous avons ensuite monté une exposition didactique et, cet été, une application “ izi.TRAVEL” a vu le jour, incluant un audioguide en quatre langues. »

Petite précision : cet outil instructif rejoint l’application « Beaux Villages » qui permettait déjà de découvrir Olne, l’un des vingt-quatre « Plus beaux villages de Wallonie ».

Le moulin de Lafosse à Manhay

Il a près d’un siècle et pourtant il tourne ! Grâce à l’asbl Aisnagué, le vieux moulin de Lafosse, à Manhay, dont l’activité avait cessé au début des années soixante, est revenu à la vie. Depuis un peu plus de quatre ans, le bruit de la roue et le tic-tac de l’auget qui inlassablement vide la trémie rythment tous les vendredis. Mieux : depuis le confinement, un deuxième jour de travail est nécessaire pour faire face à l’explosion de la demande en farines locales.

C’est en 2014 que l’asbl s’est attelée à ce projet de réhabilitation. Il a d’abord fallu racheter le bâtiment, puis dessiner et construire une nouvelle roue, remettre en route une meule et réaménager le bief afin d’y ramener l’eau de l’Aisne, le tout à l’aide de fonds divers (Province, Région wallonne, financement participatif…)

Aujourd’hui, alimenté par l’énergie hydraulique, le moulin de Lafosse a repris ses activités ancestrales. C’est Olivier Meessen, la cheville ouvrière du projet, qui fait fonction de meunier. Il y moud des graines (froment, épeautre…) afin de faire de la farine et y presse des oléagineux (noix, cameline, chanvre, colza… ).

Vincent Dandoit, ferronnier d’art à Yvoir

C’est l’histoire d’une vocation tardive. De formation, Vincent Dandoit est ingénieur industriel. En 2000 (il a 29 ans), des problèmes de santé lui font perdre son travail. En 2007, il rencontre Catherine, suit une formation d’aide-soignant, mais le feu sacré ne prend pas. C’est en 2011, à l’issue d’une première formation en ferronnerie artisanale près de Charleroi, qu’il prend conscience qu’il est fait pour le travail du fer, mais aussi de la pierre.

« J’ai alors suivi des formations en maçonneries anciennes et en pierres sèches au Centre des métiers du patrimoine de la Paix-Dieu, à Amay, ainsi qu’en taille de la pierre et en restauration de pavage ancien au Pôle de la pierre, à Soignies. En 2013, je me suis lancé comme indépendant. Depuis lors, je réponds aux demandes locales. Je fais de la petite ferronnerie comme des portails, des mains courantes, des enseignes, ainsi que des travaux de maçonnerie et de pavage. J’ai ma propre clientèle mais je rejoins aussi parfois des équipes d’artisans. J’ai ainsi participé à la restauration des murs des châteaux d’Evrehailles et de Poilvache. »

Désireux de partager son savoir-faire, Vincent termine la construction d’une roulotte dans son jardin à Evrehailles. « Nous comptons accueillir des hôtes afin de leur proposer des ateliers de découvertes : sur le fer forgé et la gravure de la pierre, mais aussi sur la fabrication d’un hôtel à insectes et celle du pain au levain. »

Robert Henno, cinéaste animalier à Seneffe

Il est l’un des meilleurs ambassadeurs de Seneffe. De sa faune, surtout, puisque Robert Henno est photographe et cinéaste animalier. La qualité de son travail l’a conduit à la table du jury du Festival International Nature Namur (FINN) où il a présenté plusieurs de ses films. Parmi ceux-ci, Il était une fois, un vieux canal, documentaire qui a été primé dans divers festivals au Canada, aux Etats-Unis et en Inde.

« Il s’agit du tronçon de l’ancien canal Bruxelles-Charleroi qui s’étend sur dix-sept kilomètres de Ronquières à Seneffe », explique cet ingénieur commercial septuagénaire qui, afin de mener à bien son projet, y a guetté la faune pendant dix-huit mois. « La nature y a repris ses droits depuis la construction d’un canal pour les bateaux de 1350 tonnes. Aujourd’hui, la biodiversité y est à nouveau très riche. Outre de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau comme les canards et les hérons, on peut y rencontrer une forte population de couleuvres à collier. Et puis, il y a les oiseaux migrateurs. Ainsi, le canal est l’une des destinations estivales des grèbes huppés et des grèbes castagneux. »

La chouette chevêche


© Robert Henno

Oiseau migrateur, Robert Henno en est une belle espèce également, lui qui est né à Tournai et qui provient de Bruxelles où il s’était installé avec sa famille bien avant de trimbaler ses objectifs dans diverses régions d’Europe et d’Afrique. S’est-il posé à Seneffe afin de trouver davantage de chaleur ? « Je suis venu ici afin de rencontrer l’association Noctua qui a pour but d’étudier et de protéger la chouette chevêche ou chouette d’Athéna. J’ai ainsi pu découvrir et filmer, notamment près des prairies bordées de saules têtards, de nombreuses chouettes de cette espèce, mais j’ai trouvé en même temps un nid d’amour », répond en souriant celui qui s’est ainsi installé à quelques battements d’ailes seulement du château de Seneffe.

Aujourd’hui, Robert Henno a vissé un nouvel objectif sur sa passion dévorante : avec Jean-Christophe Grignard, photographe sous-marin, il s’est lancé dans la réalisation et la production de cinq films documentaires consacrés à la… Wallonie sauvage. « Notre but est de montrer la richesse et la beauté de la biodiversité dans le sud du pays. De nombreuses espèces comme le héron cendré, le faucon pèlerin et le castor, dont la disparition avait été actée à l’époque de notre enfance, sont aujourd’hui revenues. Pourquoi pas d’autres ? Nous voulons délivrer un message d’espoir », lance le cinéaste.

— Renversant!

Deux expositions au Grand-Hornu

Plant Fever Vers un design phyto-centré  (jusqu’au 14 février) 


© Tim van de Velde

Présentée par le CID (Centre d’Innovation et de Design du Grand Hornu), Plant Fever est une exposition sur le potentiel caché des plantes.
Pendant des siècles, notre profond détachement de la nature nous a empêchés de « voir » les plantes et de les considérer comme plus que de simples ressources ou objets de décoration. Aujourd’hui, nombreux sont les designers, scientifiques et ingénieurs qui commencent à considérer les plantes comme de potentielles alliées pouvant nous aider à faire face aux problèmes environnementaux et sociaux actuels et à venir. Plant Fever envisage le futur du design non plus d’un point de vue humano-centré mais phyto-centré. Du design de produits à la mode en passant par des dispositifs open source et des objets mêlant botanique et nouvelles technologies, une sélection d’environ cinquante projets permettra d’explorer des notions telles que la plant blindness, le biomimétisme et le recyclage valorisant, l’éco-féminisme, mais aussi le post-colonialisme.
Pensée comme une exposition militante, Plant Fever ne craindra pas de prendre position, de poser des questions et d’engager le public dans une conversation positive et constructive.

www.cid-grand-hornu.be

No Room for Regrets Johan Muyle  (jusqu’au 18 avril)
RAPPEL


Johan Muyle, B. au bord des lèvres 1992

Le Mac’s, le Musée des Arts Contemporains du Grand-Hornu, organise l’exposition rétrospective de l’artiste belge Johan Muyle, No Room for Regrets.
Considéré comme l’un des artistes belges contemporains les plus importants de sa génération, Johan Muyle, né en 1956 à Montignies-sur-Sambre, est actif sur la scène internationale depuis les années 1980. Son œuvre est principalement constituée de sculptures réalisées à partir d’assemblages d’objets hétéroclites. A travers ses grandes installations dans lesquelles il convoque l’art populaire, Johan Muyle porte un regard critique et poétique sur le monde qui l’entoure. La condition humaine, la guerre en Irak, la politique de Donald Trump, la radicalisation des religions ou encore l’absence de liberté dans notre société contemporaine n’échappent pas à son regard aiguisé et constituent le point de départ de nombreuses œuvres réalisées à partir de 2004.

www.mac-s.be

pour un déjeuner sur l’eau

Il est reconnaissable à son enseigne en forme de grosse boule blanche fixée sur le pont. Le « BelRive », la péniche-restaurant de Gianni Loggia, est amarré au pied de la Citadelle de Namur, à hauteur du Grognon. Et la douceur des bords de Meuse accompagne chacun de ses plats.


Si le « BelRive » fait aujourd’hui partie du paysage namurois, à l’instar de la Citadelle, de l’hospice Saint-Gilles ou des statues de Djoseph et Francwès sur la place d’Armes, ce n’était pas vraiment le cas en 2016 lorsque Gianni Loggia et son associée Agnès Collet ont ouvert ce « restaurant sur fleuve ». De cette façon, ils ont voulu mettre en évidence la douceur et le charme quasi angevins des bords de Meuse. 
« C’est la raison d’être de cette grosse boulesourit Gianni. Il fallait attirer le regard des passants par un artifice qui rende la péniche visible depuis le boulevard. »

De Givet à Grasse et au Club Med

Le parcours du patron n’invitait peut-être pas à telle aventure. La famille Loggia, d’origine italienne comme son nom l’indique, s’était historiquement installée à Givet où est né le petit Gianni. Mais, bon… il n’y avait pas assez de soleil « dans le nooord » pour le papa, qui va donc se mettre en devoir de retrouver un climat plus méditerranéen. Sa quête du soleil le conduira à Grasse, la capitale mondiale des parfums nichée entre mer et montagne, où naîtra un café remarquable autant par son nom que par ses caractéristiques, le « Manneken Pis », où seront servies plus de 200 bières, majoritairement belges bien entendu !

Demeuré à Givet, Gianni ira cependant à l’école en Belgique, à Doische. Il rejoindra son père à l’âge de 15 ans et, comme bon sang ne peut mentir, il va entamer des études d’hôtellerie – il est sommelier – avant de se forger une expérience professionnelle et personnelle au fil de ses voyages. « J’ai été « saisonnier » au Club Med, raconte le restaurateur. Je passais les étés dans les établissements balnéaires et l’hiver dans les stations de ski, avec des chefs différents. Cela m’a permis d’apprendre énormément, sur le côté humain comme sur le plan professionnel. Cela m’a aussi permis d’approcher les saveurs et les cultures du monde à travers différents types de cuisine. »

Après dix ans de découvertes, Gianni a ressenti le besoin de revenir à ses racines. A la partie belge de celles-ci, en tous cas, puisque le chef et sommelier a élargi sa palette en tenant la brasserie du Casino de Dinant. Il officiera également au restaurant le « Couvent du Bethleem », toujours à Dinant, puis à l’ancien hôtel Novotel, à Wépion.


© ByCM

Sur le pont du soleil mosan

Sa carrière prendra un tour nouveau lorsqu’il entrera dans l’équipe du traiteur Pierre Paulus. Celui-ci avait en effet acheté une péniche à Namur. Il la louait et y organisait des banquets. Mais Gianni eut rapidement un coup de cœur pour ce bateau qui n’était pas du tout aménagé puisqu’utilisé uniquement comme salle de réception. Apercevant son potentiel, il eut l’idée de le transformer en restaurant permanent. C’est ainsi que si les entrailles de la péniche accueillent aujourd’hui une salle polyvalente qui peut être privatisée et accueillir des réunions, le pont supérieur a été aménagé en salle de restaurant panoramique, aussi lumineuse que chaleureuse.

Depuis mai 2016, le client qui affectionne les déjeuners sur l’eau peut passer un moment agréable sur la magnifique terrasse installée sur le « pont Soleil », le regard posé sur la rive droite de la Meuse et la superbe Villa Balat de style Art nouveau ou fixé de l’autre côté, sur l’Elysette, le siège du Gouvernement wallon, et l’ancien Hospice Saint-Gilles qui accueille le Parlement de Wallonie.

Le terroir au fil de l’eau

On retrouve totalement cette philosophie dans la carte pluriculturelle que Gianni et son équipe proposent aux côtés d’un magnifique bar à vins, carte sur laquelle une Burrata Pugliese côtoie un tartare façon thaï ou un filet de volaille façon teriyaki. Le tout à des prix plus que raisonnables. « J’essaie de travailler au maximum avec des producteurs locaux et de mettre en valeur les richesses de nos terroirs, explique-t-il. C’est la raison pour laquelle vous ne trouverez jamais au BelRive une carte dithyrambique proposant 40 ou 50 plats. Ceux-ci doivent être conçus avec un maximum de produits de saison et une dizaine de propositions est suffisante pour composer des repas agréables et passer un bon moment. »

Le BelRive
Quai des Chasseurs Ardennais 4
B-5000 Namur
+32 (0) 81 22 65 79
www.lacuisinedubelrive.be

La Wallonie souterraine

Sous la Citadelle de Namur


© Vincent Ferooz, Pixel Komando

« Une termitière ! » aurait dit Napoléon à propos de cette immense forteresse et son réseau de galeries souterraines dont la construction s’est étendue du XVIe au XIXe siècle. Mais si celles-ci font plusieurs kilomètres, seuls les quelque 500 mètres qui ont été restaurés sont ouverts au public. Largement suffisant pour s’émerveiller. A partir du Centre du Visiteur Terra Nova, la visite guidée plongera le public dans les entrailles de la forteresse, au cœur de l’histoire de la citadelle. Tout au long du parcours, des animations en 3D, des projections et des effets sonores viendront renforcer les commentaires et anecdotes du guide. Ici, on apprendra comment ces galeries ont été construites et à quoi elles ont servi (stockage, abris, logistique…), là on surprendra des soldats en train de riposter à l’ennemi à travers des meurtrières.

Chemin faisant, les visiteurs apprendront qu’une (autre) partie des souterrains accueille les ateliers de la Parfumerie Guy Delforge, et que les vins de Grafé-Lecocq vieillissent dans des fûts stockés dans les tunnels qu’empruntaient, jusque 1953, les trams reliant la gare de Namur au Grand Hôtel de la citadelle.

https://citadelle.namur.be/fr/grands-souterrains-citadelle-namur


 

— La Wallonie à vélo

La Cyclerie à Liège

Thomas, Gilles et Yves. Voici cinq ans, ces trois Liégeois passionnés par la petite reine ont décidé d’unir leurs compétences afin d’ouvrir un atelier dédié au vélo. Situé en Outremeuse, cet atelier propose différents services : réparation et entretien basiques, restauration et personnalisation de vélos, mais aussi – et c’est ici que réside l’originalité de l’entreprise – réalisation de A à Z de vélos sur mesure adapté à la morphologie et à l’usage ! S’ils sont tous trois mécaniciens, ils ont chacun leur spécificité : la fabrication de cadres pour Thomas, le montage des roues (rayons, moyeux, jantes…) pour Gilles et le montage général et les réparations pour Yves.

Bref, des fabricants à l’ancienne dont la volonté est de proposer au centre de Liège une large offre de services dédiée au vélo utilitaire, économique et durable. Et le succès a dépassé les attentes du trio : « Notre atelier fonctionne bien, commentait Thomas au printemps, mais nous souffrons, comme beaucoup, de la pénurie de pièces. Près de 90% des composantes vélo (chaînes, pignons, freins, câbles…) proviennent en effet d’Asie ! »

www.lacyclerie.be


 

Les Ambassadeurs en chansons

Aprile et la Ferme des Loups à Trooz

A Forêt, petit village du Pays de Herve perché entre Olne et Trooz, la Ferme des Loups est un lieu qui inspire le jeune chanteur Aprile. « J’aime m’y ressourcer », explique ce natif de la région. « J’y ai d’ailleurs tourné une séquence de mon clip-métrage “Giving Up Time” réalisé par mon frère, Maxime Donnay. »

Pourquoi cette ancienne ferme-château attire-t-elle à ce point l’artiste ? Parce qu’elle a été rachetée et entièrement rénovée par des gens de la région, la famille Crahay, et que, tout en gardant son âme, elle est devenue un établissement “zytho-bistro-naturo-touristique” ! Si elle propose en effet des sacs à dos… enchantés en guise de guide pour des balades contées et gourmandes, la Ferme des Loups est aussi un espace dégustation où l’on peut découvrir un assortiment de produits du terroir tout en savourant une Louve, l’une des bières fabriquées dans la micro-brasserie installée au rez-de-chaussée. Depuis avril, la ferme accueille également des ateliers de glace et de chocolat bios. Au fouet, Valéry Juprelle, un fils d’agriculteur qui a grandi dans le village et qui a fait ses classes chez Jean-Philippe Darcis à Verviers. Comme Aprile, un jeune… loup qui monte !

www.lafermedesloups.com

Youssef Swatt’s et les fours à chaux Saint-André à Tournai

Pour Youssef Swatt’s, passionné d’écriture et de rap, le choix des anciens fours à chaux de Chercq s’est vite imposé comme cadre pour l’émission. « Je suis Tournaisien et ce site m’intrigue depuis que je suis tout petit… »

Construits à partir de 1840, les huit fours ont assuré durant un siècle la cuisson de la pierre calcaire locale pour la production en continu de chaux hydraulique naturelle, contribuant à faire de Tournai le premier producteur mondial de chaux. Situés au bord de l’Escaut, le long des chemins de halage, les anciens fours du Rivage Saint-André sont aujourd’hui envahis par la végétation mais ils ne manquent ni de grandeur ni de poésie. Raison pour laquelle la Fondation FaMaWiWi s’est lancée depuis 1997 dans la sauvegarde du site. Ses objectifs : y développer un projet culturel et créatif, mais aussi événementiel (il y a 60 mètres de salles voûtées) et mémoriel grâce aux Passeurs de mémoire. « L’espace situé au-dessus des fours est devenu un vaste jardin dans lequel les gens qui le désirent peuvent laisser des messages qui parleront de notre époque aux générations futures », explique Eric Marchal, l’un des quatre passionnés à l’origine de la fondation. Ces personnes pouvant aussi demander que leurs cendres y soient dispersées, voilà le site devenu un lieu de sépulture original !

www.famawiwi.com


 

—Aux Anciens Abattoirs de Mons jusqu’au 1er août

Textilités


Mâchoire, Esther Babulik 2019 © J. Poezevara 

Les Anciens Abattoirs de Mons sont actuellement le cadre d’une grande exposition réunissant exclusivement des artistes belges. Intitulée Textilités, cette exposition regroupe trente artistes contemporains belges autour d’un seul média, le textile. Avec plus de soixante œuvres, allant de productions spécifiques à des œuvres récentes et anciennes, Textilités offre un large panorama de la création contemporaine belge.

La trame de l’exposition se veut être une réflexion sur la notion, le sens et la pertinence du textile, c’est-à-dire la relation entre les matières et les forces, justifiant par là-même d’une forme de “textilité”.

Pour illustrer le propos, la sélection s’est portée sur des œuvres de créateurs résidant en Belgique pour qui le textile est un des moteurs de travail, où l’énergie vitale de création est aussi importante que la forme finale. Les œuvres exposées témoignent des valeurs symboliques, culturelles, esthétiques… des créateurs autant plasticiens qu’artisans.

Organisée en collaboration avec la Ville de Mons et Les Drapiers, et sous le commissariat de Denise Biernaux, Textilités est initiée par BeCraft, une association professionnelle valorisant les métiers d’arts appliqués des régions de Wallonie et de Bruxelles. Céramique, verre, bijou, papier, textile, design d’objet sont, entre autres, les domaines créatifs dans lesquels s’inscrivent les artistes qui y sont soutenus et promus.

La Galerie de BeCraft est une vitrine pour les dernières créations, toujours plus innovantes et audacieuses, des artistes membres. La rigueur avec laquelle les travaux sont sélectionnés et présentés n’entrave pas pour autant la convivialité du lieu, propice à une dégustation de thé dans des bols fait-main.

www.becraft.org


 

Deux expositions à découvrir au Grand Hornu jusqu’au 29 août 

Comme le mur qui attend le lierre
Fiona Tan / Daniel Turner / Oriol Vilanova


Ruins, Fiona Tan, 2020. Courtesy de l’artiste, Peter Freeman Inc, New York et Frith Street Gallery, Londres. © SABAM Belgium 2021 

Occupant l’ancienne “maison des ingénieurs” du Musée des Arts Contemporains, l’exposition propose une méditation poétique et critique sur le thème des ruines à partir d’une installation d’Oriol Vilanova, d’une double projection de films de Fiona Tan, ainsi que d’une sculpture de Daniel Turner.

Agencée en plusieurs mosaïques d’images, Vues imaginaires (2017) consiste en une collection de centaines de cartes postales figurant des ruines glanées par Oriol Vilanova sur les marchés aux puces. Lui répondant, Ruins (2020) présente deux films tournés dans l’ancienne salle des machines du Grand-Hornu par Fiona Tan et projetés sur des écrans distancés l’un de l’autre. Trait d’union de ces deux installations, la sculpture de Daniel Turner, RH2 (2012), étend l’imaginaire des ruines architecturales à la critique de l’économie capitaliste et de son processus de “destruction créatrice” par la récupération de vieilles poignées de réfrigérateurs qu’il élève au rang d’artefact archéologique.

L’exposition suggère que les équipements et les édifices que nous construisons durablement sont moins “à l’abri du temps” que “l’abri du temps”, comme le sont également les sociétés et
les institutions d’une époque moins révolue en définitive que retrouvée dans ses vestiges et
ses archives.

 

Cento - James Welling

Le Mac’s a invité James Welling à présenter le travail photographique qu’il mène actuellement sur l’architecture et la statuaire de l’Antiquité gréco-romaine. Intitulée Cento, cette nouvelle série trouve son origine en 2018, au Met (Metropolitan Museum of Art) de New York, lorsque l’artiste américain prend des photographies du buste d’une impératrice romaine, Julia Mamaea, qu’il imprime en différentes couleurs grâce à un ancien procédé d’impression, la collotypie.

Ému par la fluidité des colorants redonnant au visage sa carnation, James Welling réalise que ce rendu délavé et diaphane opère dans le temps une double remontée : vers la statuaire polychrome de l’Antiquité et vers la photolithogravure noir & blanc des premiers albums consacrés aux missions archéologiques du XIXe siècle. Sa curiosité le conduira vers d’autres sites et musées, notamment à Athènes et Éleusis, et le mènera à l’étude des théories des couleurs dans l’Antiquité, en particulier celle d’Aristote.

Depuis 1998, James Welling s’est également tourné vers les technologies numériques et la palette colorimétrique du logiciel Photoshop, avec le bénéfice esthétique de “libérer la couleur” du carcan du sujet et de sa condition historique. « Des couleurs intenses et de la feuille d’or mettaient en valeur textiles, cheveux et carnation », explique-t-il à propos de Cento et de son hommage à la statuaire grecque.

www.mac-s.be

Restaurateur étoilé, Benoit Gersdorff n’aime pas le sur place, dans la cuisine comme aillaurs. Rachetant une vieille ferme sur le site de la Citadelle de NAmur, il décide de la rénover pour en faire une résidence high-tech haut de gamme. Une première !

 

Monsieur Bigneron dans sa jeep Willys rouge venant verser le lait de sa cruche et déposer des œufs frais provenant de sa ferme. Benoît Gersdorff n’a jamais oublié cette image. Vers l’âge de 4 ans, il vivait chez ses grands-parents à 400 mètres de la ferme que Monsieur Bigneron louait au Baron de Fallon. Plus de quarante années ont passé. Les derniers exploitants et propriétaires, usés par la vie, ont rangé les fourches et les bottes en caoutchouc. Un manteau de silence a enveloppé ce qui a longtemps été la plus vieille ferme en activité de la Citadelle de Namur. La bâtisse, presque en ruine, a été mise en vente publique. Benoît Gersdorff est venu, accompagné de son fi ls. Et il a acheté la ferme. Sans objectif précis. Juste une intuition et l’envie de ne pas laisser partir un morceau de mémoire d’enfance. Aujourd’hui, la ferme a presque achevé sa mue et s’apprête à recevoir des hôtes dans un confort inégalé.

Sans aucune prétention

Le parcours professionnel de Benoît Gersdorff s’apparente à une course à la passion attisée par la curiosité. Formé à l’école hôtelière de Libramont, il y a rencontré sa femme, devenue sa partenaire de cœur et d’affaires. Il s’y est fait ses premières armes devant les fourneaux. Pour apprendre son métier, rien de tel que l’écolage des grands. Ce sera les stages chez des chefs étoilés à Bruxelles, à Paris et à la Côte d’Azur. Il prend goût aux voyages avec les galas gastronomiques où il porte la toque à Shanghai, Bangkok, Sydney ou dans les Émirats arabes. De retour en Belgique, il lance L’Essentiel à Temploux. Pendant deux ans, il arrête la cuisine pour s’occuper du chantier. « Nous avons ouvert sans aucune prétention, si ce n’est l’envie de recevoir des gens en essayant de leur faire passer un bon moment dans un endroit qu’on avait mis en œuvre. » Le restaurant fut rapidement étoilé. Après un an, voilà que débarque Raphaël Adam, un jeune garçon plein de promesses. Pour Benoît Gersdorff, une des clés de la réussite, c’est la capacité à déléguer. Il forma le jeune homme en cuisine et en salle, l’envoya en stage. Et quelques années plus tard, il lui remettait les commandes de L’Essentiel. Dans la continuité. C’était pour Benoît Gersdorff la fin d’un cycle. Après plusieurs années de travail absorbant, le nez dans le guidon, il ressentait le besoin de prendre de la hauteur. « J’ai fait appel à des coaches d’entreprise qui m’ont amené à réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. Je me suis rendu compte que j’adorais gérer et stimuler des équipes. » Homme d’idées, il fonctionne aux intuitions qui, parfois, lui reviennent en pleine figure. Pourquoi fast-food ne pourrait-il pas rimer avec repas équilibré et gastronomique ? En ouvrant un nouveau restaurant dans le domaine de Chevetogne, il veut prouver qu’on peut faire des repas gastronomiques à 10 euros ? Il installe des cuisines avec des rôtissoires, propose des picattas de saumon au concombre. C’est le bide. « Les gens réclamaient des hamburgers-frites et des hot-dogs. Ils ne voulaient rien d’autre. On s’est rendu compte qu’il y avait un énorme travail d’éducation à faire. » À Jambes, il reprend La Plage d’Amée, un restaurant qui vivote pour en faire une affaire qui marche. Très tôt, Benoît Gersdorff a eu la bougeotte et la soif d’apprendre. Aujourd’hui, il parcourt le monde avec un agenda à faire pâlir un DJ. Il fait de fréquents arrêts à Hong Kong, où il apporte ses services et conseils à un restaurant ouvert au profit d’une clinique pour les enfants souffrant de troubles du langage. Au détour de ses voyages émerge le concept qu’il attendait pour faire revivre la ferme achetée quelques années plus tôt, et la conviction qu’on n’est pas plus mal en Wallonie qu’ailleurs.

 

Une clientèle haut de gamme

Les bâtiments seront vidés, désossés, démontés et remontés pierre par pierre sans rien perdre de leur élégance toute classique. Repensés, les lieux accueillent désormais six appartements haut de gamme de 150 m² possédant chacun leur personnalité et leur tonalité. Literie Hästens, WiFi indépendant, téléphone par IP, service 24 heures sur 24, ainsi qu’une salle de massage, sauna, hammam, piscine intérieure et extérieure. Les résidents pourront aussi bénéficier d’une salle de cinéma et d’une salle à manger prévue avec du personnel. Rien n’est laissé au hasard. « C’est un produit qui n’existe pas encore en Belgique. Je pense pouvoir compter sur une clientèle haut de gamme qui apprécie un niveau de services personnalisés qu’on trouve rarement en hôtellerie. Une partie de ces gens serait prête à venir à Namur », avance-t-il, « qui n’est tout de même qu’à une cinquantaine de kilomètres de Bruxelles. » Il songe aux stars invitées par le Festival de Namur, mais aussi à des cadres, ou des top managers internationaux qui ont affaires chez nous pour un mois ou deux, et qui préfèrent une retraite bucolique à un environnement urbain. L’objectif est aussi d’amener cette clientèle d’exception à découvrir les charmes discrets de la capitale wallonne. « C’est aussi un levier pour attirer des gens à Namur. On vise un marché de niche qui est une clientèle trop sporadique pour justifier l’établissement d’un hôtel de 30 chambres. Avec ce produit, je peux proposer à ma clientèle quelque chose de top pour le prix de quelque chose de moyen dans la capitale. » Le gros œuvre est à présent achevé. Place à la finition pour une ouverture attendue au mois de septembre 2009. Sans se laisser corseter par un cahier de charges trop strict, il garde une place pour l’intuition. « On peut changer d’avis en cours de route. Déplacer un mur ou une porte pour intégrer de nouveaux éléments. » Pour Benoît Gersdorff, la filiation entre restauration gastronomique et restauration patrimoniale est évidente. « Je vois la conduite d’une rénovation comme l’élaboration d’une recette de cuisine. Devant ses casseroles il faut être attentif à l’intensité des feux, goûter ce qui frémit pour rajouter l’un ou l’autre ingrédient. Dans l’Horeca comme dans la rénovation, tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Si vous avez un bon chef, mais que le plongeur ne nettoie pas bien et qu’en salle on tape les assiettes sur la table, l’impression d’ensemble sera négative. » Grand partisan du travail collégial, Benoît Gersdorff sait aussi qu’il est important de garder la décision finale. Pour rester maître du projet, il n’a pas voulu confi er son bébé à un grand nom, préférant s’associer à des PME ou à des outsiders comme l’architecte Pierre Brahy de B concept, ou le bureau Architecture et Nature passionné par l’architecture durable et organique. « Il faut forcément faire des choix et des arbitrages. Entre les toilettes sèches et les jacuzzis, on ne parle évidemment pas de la même empreinte écologique », sourit-il.

Réfléchir différemment

Après 25 ans passés en cuisine, Benoît Gersdorff ne regrette pas de laisser sa toque au vestiaire. « Il faut savoir faire des choix. La gestion est exigeante, on ne sait pas être créatif en cuisine, faire des achats et en même temps être au bureau, faire un peu d’ingénierie fiscale et résoudre les problèmes quotidiens que pose la gestion d’une équipe de dix personnes. » Même s’il a délaissé les fourneaux, il n’en est jamais loin. Il suffit qu’une ou deux personnes manquent à l’appel alors que les réservations s’accumulent, Benoît enfile la blouse blanche brodée à son nom pour jongler avec les poêles et les casseroles, surveiller l’intensité des feux et veiller à ce que chaque membre de l’équipe assure sa part de boulot. L’homme est confiant dans le potentiel de son nouveau projet. « Des grosses agences immobilières à Bruxelles ont avancé qu’il n’y a aucune demande, mais c’est un peu l’histoire de l’oeuf et de la poule. Il faut que des gens comme moi prennent le risque. L’argent n’est pas mon moteur » confie-t-il, presque pour s’excuser, tout en ajoutant qu’il s’est engagé dans un investissement immobilier à risques et qu’il fera tout pour rentabiliser sa mise. Il ne se sent pas pour autant enchaîné aux murs de la ferme. Il possède une base de repli : quelque 2 800 m² dans le sud de la France. « Il y a une source, une ruine avec des pierres à démonter et remonter. Avec ça, il ne me faut rien d’autre ! » S’il avait fait une étude de marché pour L’Essentiel, il ne se serait peut-être pas lancé dans l’aventure. Avec son nouveau projet, il a procédé de la même manière. Le tsunami fi nancier qui paralyse aujourd’hui l’économie n’est pas le meilleur des contextes pour se lancer dans une entreprise qui ne manque pas d’ambitions. « Je vais avoir du mal. Mais ce sera comme tout le monde. Des solutions miracles, il n’y en a pas. Il va falloir être créatif, réfléchir différemment et trouver des réponses. » Lorsque L’Essentiel Residence & Spa accueillera ses premiers clients, on peut parier qu’au fond de l’œil pétillant de Benoît Gersdorff, on verra passer l’ombre d’une Willys rouge.    

 

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Situé au cœur de la citadelle de Namur, le « Verdur Rock » (27 juin), est bien connu pour son ambiance conviviale et festive mais aussi pour sa gratuité. De plus, cette 31ème édition pourrait bien être synonyme de changements.

Au fil des années, le « Verdur Rock », le festival le plus ancien de Wallonie est devenu une institution. Pourtant cette année, quelques petites évolutions sont à prévoir. Pour commencer, les organisateurs du Festival Esperanzah entrent dans la danse. La ville de Namur les a choisis comme co-organisateurs et espère ainsi redynamiser ce festival légèrement en perte de vitesse. Pas question pour autant d’avoir un mini-Esperanzah. Le « Verdur Rock » conserve son identité !

Autre mutation qui concerne cette fois le portefeuille des festivaliers. Cette année il va falloir payer son entrée : 15 € sur place et 10 € en prévente. Un prix plutôt démocratique comparé aux grands festivals mais qui sonne tout de même la fin d’une ère. Pourtant, ce changement permettrait selon les organisateurs de faire venir des artistes plus en vogue et souvent plus chers. On pourra ainsi découvrir cette année des groupes comme « Skip The Use », « The Subs » ou encore « The Computers ».

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