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Brassée de façon artisanale à la brasserie Brunehaut, au sud de Tournai, la Houblonde se distingue de ses concurrentes par la nature de son eau. Une eau dynamisée, régénérée selon un protocole qui reste évidemment secret.

 

Il se crée une nouvelle microbrasserie tous les mois en Wallonie. C’est dans l’air du temps et de futurs grands brasseurs sont en train de mijoter dans le fond de leur garage le miracle brassicole qui va bousculer l’oligarchie des « Grands » de Belgique. Pour se distinguer dans ce flot de nouveautés, il faut vraiment faire la différence et, avec la Houblonde, nous approchons une équipe qui a choisi de travailler sur le pilier central de l’art brassicole : l’eau.

Cette approche est en soi unique, car très peu de bières mettent en valeur cet élément qui est pourtant largement majoritaire (90%) dans leur composition. Comme pour le thé ou le whisky, la qualité de l’eau est un élément déterminant pour la suite du processus de fabrication.

La particularité de la Houblonde est d’être la première bière créée avec de l’eau dynamisée. Quant elle jaillit de la nappe phréatique, cette eau est naturellement pure. Mais à la brasserie Brunehaut, comme le veulent ses créateurs, elle sera, en plus, physiquement dynamisée, c’est-à-dire régénérée. Après avoir fait surface, elle suit un traitement naturel « mécanique et magnétique ». Elle passe dans un vortex très puissant qui lui procure une énergie cinétique, puis dans un champ magnétique produit par des aimants permanents. Le procédé permet de lui rendre ses propriétés d’eau vive comparable à celle que l’on peut retrouver dans l’eau des torrents et des sources de montagne. Ce processus de régénération de l’eau est élaboré selon un protocole qui reste évidemment secret.

Reproduire de façon accélérée le cycle de l’eau

Christophe Carrette, manager de Houblonde, explique pourquoi l’eau doit être redynamisée : A notre connaissance, aucune bière ne provient d’une eau jaillissant naturellement d’une source. La plupart utilisent de l’eau du robinet qui est un mélange d’eaux provenant de nappes phréatiques et d’eaux de surface qui ont été traitées par des stations d’épuration. Or, il est fondamental de s’intéresser à la qualité naturelle de l’eau eu égard à son influence qualitative et gustative sur la bière. En effet, seules des eaux qui jaillissent naturellement mus par leur propre énergie présentent des qualités structurelles et énergétiques – dans le sens énergie photonique, soit de l’énergie lumineuse – particulières. La dynamisation de l’eau vise à reproduire de façon accélérée le cycle de l’eau afin de rendre à celle-ci ses particularités structurelles et énergétiques.

En collaboration avec l’UCL

La recette de la Houblonde a été élaborée avec le concours du laboratoire des sciences et technologies brassicoles de l’UCL, le plus ancien institut universitaire brassicole du monde, aujourd’hui installé à Louvain-la-Neuve. « Nous avons collaboré avec les professeurs Sonia Collin et Marc Maudoux de l’UCL afin d’objectiver la différence de goût produite par le dynamisation de l’eau de brassin », explique Christophe Carrette. En effet, des experts ont comparé à l’aveugle les effets de la dynamisation de l’eau sur deux bières brassées de façon identique. L’une à l’eau dynamisée, l’autre pas. Cinq dégustateurs avertis (professeurs brassicoles de l’UCL et maîtres brasseurs) sont arrivés à la même conclusion : la bière dynamisée est objectivement plus claire, plus fine, plus douce, plus légère, plus rafraîchissante et désaltérante, plus pétillante et elle a moins de post-amertume que la bière non dynamisée. C’est pour cela que les fondateurs de la Houblonde indiquent que leur bière puise toute la puissance de la nature au service du goût.

Houblon, malt, vanille et élixir floral

Fabriquée à partir des malts bios d’orge et de froment de Bamberg, des houblons de Poperinge, la Houblonde contient de la vanille de Nouvelle-Guinée, obtenue par infusion de la gousse entière, et de l’élixir floral d’une fleur sauvage, l’Astrantia Major (ou Grande Astrance, originaire des Pyrénées), obtenu par macération solaire de la fleur entière On la trouve à plus de 1.400 mètres d’altitude. Résultat : la Houblonde a reçu le label Bio européen. Et elle est brassée à Brunehaut, dans l’une des rares brasseries en Europe dont 100% de la production est « bio ». 

 

www.houblonde.com

 Des valeurs symboliques

Respectueux (amoureux ?) de la « divine proportion » que l’on retrouve dans la nature, les créateurs de la « bière dynamisée » ont fait en sorte que chaque vecteur du logo « Houblonde » mesure 1,618 cm, soit le nombre d’or. Le code barre de leur bière n’est pas non plus le fruit du hasard :

5 41 = sont les chiffres correspondant à la Belgique

1065 = sont les chiffres correspondant à la Brasserie Brunehaut

3, 5, 8, 13 = sont les chiffres choisis par Houblonde et les premiers de la suite de Fibonacci (liée au nombre d’or)

8 = code de vérification automatique (le 8 universel qui fait partie de la suite de Fibonacci)

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Des bières liégeoises au cœur de la Grand-Poste

« Brasse & Vous » est une authentique brasserie artisanale, au cœur du Pays de Liège, où sont élaborées des bières aux caractères divers et affirmés. Produits « phare » de la maison : la Légia et l’Esperluette ! Bienvenue dans l’antre enivrant de Bruno et Lucky.

 

Bruno Bonacchelli est ingénieur civil chimiste et bio technologiste de formation. Il a mené pendant presque vingt-cinq ans une carrière au sein de la société Meura, spécialisée dans la conception et la réalisation de salles de brassages industrielles. Dans ce cadre, il a parcouru presque tous les pays du globe où l’on fabrique de la bière.

Lucky DeBruyn est une figure connue de l’Horeca et du milieu festif liégeois. Pendant plus de trente ans il a lancé, transformé, voire chamboulé, des établissements au cœur de Liège et ailleurs. Il avait la volonté de lancer sur Liège d’authentiques bières locales.

Tradition et technologie d’un côte, ancrage liégeois, valeurs locales et authentiques de l’autre. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer et travailler ensemble. C’est ainsi qu’en 2014, Lucky et Bruno ont uni leurs forces, leurs expériences et leur passion afin de créer à Rocourt « Brasse & Vous », une brasserie artisanale où sont aujourd’hui brassées une dizaine de bières.

La Legia blonde est une bière légère brassée par infusion et qui subit une fermentation unique (bière en fût) ou une légère fermentation secondaire (bière en bouteille). Un seul malt, un seul houblon et beaucoup de passion pour cette bière qui se veut "facile à boire", sans artifices et pour le plaisir. Un arôme complet à l’ancienne s’en dégage avec un agréable sens de la fête (teneur en alcool : 5,5 %).

La Legia saison est une des dernières nées. Elle est légère en alcool mais au caractère houblonné bien soutenu. Une bière qui ravive les sens tout en restant désaltérante. Les "bières de saison" étaient traditionnellement destinées à rafraîchir les ouvriers agricoles lors des moissons. D’où cet aspect frais et pas trop alcoolisé (teneur en alcool : 5 %).

La Legia cassis-menthe est le fruit d’une mûre réflexion sur ce que devait apporter une bière fruitée : un mélange de douceur et de fraîcheur. Cette bière légère aux reflets colorés bien distincts apporte le soleil dans les verres et les cœurs. Le souffle discret de la menthe donne ce petit air qui allège le tout (teneur en alcool : 3,5 %).

L’Esperluette blonde est une bière de caractère riche, issue d’un subtil mélange de malts clairs et de houblons aromatiques, sans aucun autre artifice. Une bière riche et fleurie travaillée au corps dans le respect des traditions. Une légère refermentation en bouteille en assure la finition tout en douceur, dans l’esprit des bières dites « triples » (teneur en alcool : 7 %).

L’Esperluette ambrée a la couleur et l’arôme chaleureux. La Cité Ardente a inspiré son aspect rougeâtre mais aussi son caractère trempé et sensible. Elle est issue d’un subtil mélange de malts clairs et colorés et de plusieurs houblons aromatiques. Un taux d’alcool de 6,5 % permet la dégustation sans crainte.

L’Esperluette Gla-Gla est la bière d’hiver de la brasserie. Issue d’un brassin exclusif de fin d’année, c’est une bière sombre et chaleureuse destinée à réchauffer les cœurs. Elle est légèrement épicée par une touche de poivre oriental qui la relève tout en finesse. Fraîche, douce et avec un petit retour parfumé, elle propose une amertume modérée mais un caractère bien trempé (teneur en alcool : 7,5 %).

« Les 4 Saisons de Liège » sont des bières « bio » produites depuis avril 2018. Elles se différencient par les levures utilisées. On y retrouve : Sighild-L’hivernale (plus riche et chaleureuse), Capucine-La printanière (plus complexe et sauvage), Alissa-L’estivale (plus désaltérante) et Oriane-L’automnale (plus épicée). Ces bières sont légères et rafraîchissantes.

Les amateurs peuvent découvrir ces petites merveilles sur le lieu même de production et au Réfectoire de la Brasserie où certains plats sont d’ailleurs cuisinés à partir de la Legia et de l’Esperluette. Ces bières sont également disponibles dans les restaurants, chez des revendeurs et dans maintes salles de spectacle de la région (les curieux découvriront la liste sur le site de la brasserie).

Attention : si les installations de « Brasse & Vous » sont actuellement situées à Rocourt, ses deux responsables ont comme projet d’intégrer très prochainement l’ancien bâtiment de la Grand-Poste de Liège où la brasserie occupera 600m². Elle y disposera notamment d’un bar, ainsi que de nouvelles cuves qui devront lui permettre d’atteindre une production de 2.000 hl/an. Voire plus si affinités !

La Grand-Poste de Liège bientôt rénovée

Vers 1890, les immeubles (hôtels et cafés) situés au coin de la rue de la Régence et du quai sur Meuse sont démolis. Suivant les plans de l’architecte Edmond Jamar, on commence les travaux, en mai 1896, d’un imposant Hôtel des Postes dont la taille est justifiée par l’épanouissement des services postaux. Le nouvel immeuble de style néo-gothique met en œuvre des nouvelles techniques, notamment l’utilisation du métal dans les structures internes. Il est soutenu par des colonnes à chapiteaux, surmonté d’une élégante tourelle octogonale prolongée d’une flèche et décoré de statues représentant des corps de métier.

Inauguré fin 1901, l’Hôtel des Postes fait la fierté de Liège et des bords de Meuse. L’aventure dure un siècle. En 2002, après de bons et loyaux services, le bâtiment est désaffecté et classé. Après diverses péripéties et projets de reconversion, Meusinvest prend en charge un vaste programme de rénovation. « Notre objectif est de poursuivre le développement, à la Grand-Poste, du quartier numérique et du district créatifqui a été créé place Saint-Etienne,le hub créatif de Liège », explique Gaëtan Servais, directeur général de Meusinvest. A terme, plus de 8.000 mètres carrés seront ainsi mis à la disposition de tout un écosystème créatif et innovant. »

Si le timing prévu pour la durée des travaux est de deux ans, leur découpe en plusieurs phases devrait permettre à « Brasse & Vous » d’occuper le rez-de-chaussée du bâtiment dès la fin de cette année.

 

 

BRASSE & VOUS

Rue d’Alleur 27C

B-4000 Liège (Rocourt)

+32 (0) 4 384 84 78

Après son « wine man show » Ni Dieux Ni maîtres, mais du rouge, le sommelier a décidé de pousser le bouchon un peu plus loin et de s’attaquer à un monument national belge. C’est sûr, son spectacle « L’âge de la bière » va joyeusement vandaliser la boutique cossue et tranquille de nos certitudes convenues.

 

 

 

Totalement inconnu au bataillon des conformistes, absent des listes des formatés aux normes de la raison raisonnable, Eric Boschman intrigue, agace, charme et bouscule la bonne vieille dame « Belgique » qui déteste que l’on se mouche dans ses napperons en dentelle de Bruges. 

Ce touche-à-tout jongle avec les artifices de la communication et occupe une place médiatique bien à part. Après avoir été sacré meilleur sommelier de Belgique en 1988, signé et cosigné une belle collection d’ouvrages centrés sur la cuisine, le vin et autres délicatesses, le voilà passé de la télévision à la scène avec son spectacle Ni Dieux Ni maîtres, mais du rouge. Il récidive cette fois en s’attaquant au monument national belge : la bière. Ce crime culturel, cette provoc, cette trahison va forcément entrer en collision frontale avec l’armée des inconditionnels de la boisson nationale. Il va y aborder, au bulldozer, les clichés sur chaque étape de la création de la bière, les rituels compassés de la dégustation, la forme des verres, les bières d’étiquette, le marketing plus que basique… Bref, les hommes ne sauront plus pourquoi il faut en boire encore. Le tout sera passé sous l’anesthésie de la convivialité à la « belge » et de l’humour décalé qui fait la signature Boschman.

Feu sur le quartier général !

Imprévisible dans sa stratégie basée sur l’improvisation et l’anecdote anodine, Eric Boschman pose des mines partout. Il suffit d’aller rôder autour de son site pour y trouver quelques citations éloquentes qui donnent le ton de l’offensive et le plan d’attaque : « La bière belge existe-t-elle vraiment ? Oui, je sais, elle est reconnue au patrimoine mondial tagada-tsouin-tsouin, mais qu’est-ce qui la rend vraiment belge cette moussue ? Rien, si ce n’est un savoir-faire qui n’est pas souvent un faire-savoir. Quand les principaux pays producteurs en dehors de notre royaume font du « belgian style », ils tentent de reproduire un modèle, une recette, mais trouvent-ils forcément l’âme, le cœur du produit ? La réponse est plus que souvent « oui », même si nous pouvons nous draper dans notre dignité d’un air outré et signifier à la valetaille mondiale que c’est de l’imitation, il arrive régulièrement qu’elle soit plus précise que bien des productions locales. »

« L’âge de la bière »

Tel est le titre mobilisateur de ce spectacle encore en gestation. On imagine Eric Boschman sur scène, traversant la mitraille pour sonner la charge, sabre au clair. De quel côté sera-t-il sur le champ de bataille belgo-belge ? Jemappe, Fleurus ou Waterloo ? Ce qui est sûr c'est que les mouvements de la cavalerie seront suivis d’une offensive générale baïonnette au canon. L'objectif est clair. Pour notre sommelier, qui a sans doute dû lire l’avenir dans la marre des brassins, les errances du marketing ont éloigné les brasseurs de leurs racines. Revenons donc aux fondamentaux de l’art brassicole. Retournons à l’âge de la bière, chassons le spectre de cette régression fatale et provoquons le sursaut créatif.

Ce spectacle d’une heure trente sera agrémenté par le service de trois bières : une gueuze, une triple et une saison pour être sûr de ne pas perdre pied durant ce déboulonnage en règle. Eric Boschman va tourner en Wallonie et à Bruxelles et il peut frapper n’importe où. Restez vigilant. Et n’y allez pas seul, on ne sait jamais ! Le diable d'homme pourrait invoquer les foudres de Gambrinus pour provoquer un sursaut vivifiant.

La «Finest Craft Beer Selection»,by John Martin

Cette métaphore guerrière sur les préparatifs de l’offensive Boschman nous conduit évidemment à Waterloo, grande référence dans toutes les académies de stratégie militaire. De retour sur les pas de Wellington, un Britannique nommé John Martin, né en 1886 à Newmarket dans le Suffolk, s’installe à Anvers, en 1909 pour y faire de la bière en créant la synthèse unique de la tradition anglaise, du savoir-faire belge avec une certaine audace. Et il en fallait si l’on se rappelle qu’à cette époque, presque chaque village de Belgique avait sa vraie brasserie. Le catalogue s’élargit avec le lancement du Schweppes Indian Tonic en 1910. En 1912, cet Anglais devient l’importateur officiel de Guinness en Belgique puis s’installe à Genval dans les années 30. Après avoir traversé les avatars des grandes guerres, la maison John Martin crée, en 1949, la Bulldog Pale Ale qui, plus tard, deviendra la célèbre Martin’s Pale Ale. En 2004, Anthony Martin, petit-fils du fondateur, devient CEO du groupe John Martin. Edward Martin, fils d’Anthony est brasseur et Jonathan son frère, entre dans la gestion commerciale de l’entreprise.

La Brasserie Timmermans

Voilà pour la famille. Et les brasseries ? vous demandez-vous. La première est membre depuis 1993, de la « Finest Craft Beer Selection » d’Anthony Martin. C’est la Brasserie Timmermans, que l’on a « gardée dans son jus » afin de préserver son authenticité et son « savoir-faire », tout en bénéficiant de la dynamique du groupe « Martin’s Finest Beers Selection ». Cette bière est l’héritière d’une tradition familiale vieille de plus de 300 ans, puisque c’est en 1702 que les Timmermans brassent à Itterbeek (Dilbeek), à quelques kilomètres du centre de Bruxelles, une Gueuze Lambic. À l’époque, la brasserie était connue sous le nom de « Brasserie de la Taupe ».

Autre fleuron de la « Finest Craft Beer Selection » : la Brasserie Bourgogne des Flandres qui, après presque 60 ans, est revenue dans le centre de Bruges avec sa propre installation de brasserie. 

 

Waterloo, Waterloo !

Dernière arrivée dans le giron d’Anthony Martin, la Brasserie Waterloo. Cette microbrasserie est installée dans les bâtiments historiques de la Ferme de Mont-Saint-Jean qui fut l’hôpital de première ligne de l’armée britannique durant la bataille. Dans ces murs ont été installées les techniques de brassage les plus récentes permettant des brassins de dix hectolitres. Sa cuve d’ébullition à fond variable permet de moduler le volume des produits traités. Grâce à deux boilers, le système d’alimentation continue en eau chaude permet de faire fonctionner le brassage sans interruption. Cette technologie permet de respecter toutes les étapes depuis la conception jusqu’à la maturation, pour entamer enfin la fermentation dans les meilleures conditions. Sous la supervision du maître brasseur Willem Van Herreweghen, une équipe de jeunes brasseurs (Thomas Vandelanotte, Edward Martin, Kloris Devillé et Bram Van Wesemael) est appelée à prendre en main la destinée de la gamme des bières de Waterloo et se sont donné pour mission de gagner la bataille de la qualité servie par les dernières mises au point de la technologie brassicole. 


Une armée de bières

 

La gamme Waterloo se compose de bières de haute fermentation.

• La Waterloo Strong Dark est une belle brune sombre. Titrée à 8 % d’alcool, elle rend des notes aromatiques de café et évoque une charge de hussards au galop. Sa saveur se développe ensuite progressivement comme un véritable plan stratégique au moment décisif de la bataille. En finale, on y trouve le moelleux d’une note liquoreuse signant l’ivresse de la victoire sans triomphalisme.

• La Waterloo Récolte est une véritable bière de ferme à base de froment. Elle gagne les papilles avec l’esprit d’un véritable éclaireur. Elle demande une approche attentive, révélant un relief favorable à différentes observations. Elle prend par surprise l’avant-garde des malts et du froment de la morne plaine. Mais ce n’est qu’une diversion pour protéger un fond d’amertume.

• La Waterloo Triple Blonde est l’autre produit phare de la brasserie, avec la Waterloo Strong Dark. Comme les deux précitées, elle est disponible toute l’année. Elle est à la fois simple et complexe. Simple grâce une approche aisée libérant un zeste sucré très vite couvert par une amertume modulée. Complexe car avec ses 8 % d’alcool, elle rend à la matière première toute la reconnaissance qui lui est due. Elle détonne un peu comme un feu roulant d’artillerie intense. La précision balistique permet d’atteindre l’amertume de ses houblons et la souplesse de ses malts.

• La Waterloo Récolte Hiver est disponible en fin d’année uniquement. Cette bière de ferme est un véritable produit du terroir. Fraîche et racée, cette brune est légère et houblonnée. Le sucre brun et le malt torréfié lui confèrent une robe foncée et une note caramélisée très agréable en final.

• La Waterloo Strong Kriek ferme la marche. Garde à vous ! Ici, le maître-brasseur a élaboré une recette parfaite située entre une bière de haute fermentation et un authentique lambic à la cerise. Repos !

Fondée en 1753 à Templeuve, au nord-ouest de Tournai, cette ferme-brasserie avait cessé ses activités en 1969 avant de renaître en 2004 sous l’impulsion de Laurent Agache. Depuis lors, la gamme Tournay ne cesse de se diversifier.

 
Laurent Agache a grandi dans les reliquats de la brasserie familiale abandonnée par son père en 1969. Rêve d’enfant et défi personnel, il garde son secret et fait des études d’ingénieur en construction. Bien conscient de la charge de travail que représente la renaissance d’une brasserie, il cherche un partenaire et trouve auprès de son cousin Quentin Mariage l’interlocuteur idéal. Ce dernier, diplômé ingénieur chimiste et des industries agricoles de Gembloux, dispose des compétences pour concrétiser le projet. La décision est prise en 2003 et, sur base d’un investissement de 120.000 euros, ils rachètent une brasserie anglaise d’occasion et l’installent dans les locaux brassicoles de la ferme familiale après 35 ans de silence. Laurent Agache : « La tradition, dans la famille, est que chaque génération de brasseurs crée ses propres bières. Il m’arrive, cependant, dans le cadre de la ducasse du quartier de Cazeau, de produire un brassin unique de la Cazbier, la bière que mon père brassait. »

La quête de l’excellence !

En 2004, alors que les créations de micro-brasseries en Belgique et en Europe s’intensifient, sort la Tournay blonde, la première bière de la nouvelle génération de la Brasserie du Cazeau. Le fil est renoué avec les origines. Aujourd’hui, la brasserie débite annuellement 1.500 hectolitres alors que sa capacité de production atteint 3.500 hectolitres. C’est qu’elle suit la demande et ne cherche pas à forcer la marche. Chaque bière confirme la maîtrise du savoir-faire résultant non pas d’une stratégie marketing mais bien d’une volonté de séduire avec un produit abouti. « Nous poussons la recherche très loin puisque nous faisons une bière vieillie en fût de chêne neuf dont le tirage ne dépasse pas les 500 bouteilles, souligne Laurent. C’est comme cela que l’on va vers l’excellence et pas autrement ! »

Une vocation internationale 

Côté distribution, c’est aujourd’hui un grossiste bien connu à l’international, la Brasserie Vanuxeem à Ploegsteert, qui gère la diffusion de la gamme Tournay, laquelle est notamment  bien présente dans les « beer shops ». Cela permet à Laurent Agache de se concentrer sur les réaménagements progressifs de ses installations. « Le marché est saturé, les distributeurs ne veulent plus élargir l’offre sinon cela devient ingérable, explique Laurent. Lorsque l’on veut faire distribuer une nouvelle bière, ils doivent en retirer une autre du catalogue. Il faut donc bien suivre la demande et faire un produit qui se porte par lui-même, par sa qualité et elle seule. »

Objectif : le tourisme brassicole

A l’avenir, Laurent Agache souhaite s’orienter vers le tourisme brassicole. Située à une dizaine de kilomètres de Tournai, la brasserie pourrait, par exemple, s’intégrer dans le programme de visite de la ville et de sa cathédrale classée au patrimoine de l’Unesco. « Nous étudions sérieusement la possibilité d’accueillir des visiteurs et de leur faire visiter nos installations sur rendez-vous. Nous avons beaucoup de demandes de particuliers, mais nous ne pouvons y répondre actuellement car nous ne sommes pas encore prêts. »

 

Repères

  • 1753 – Création, par Jacques Descamps, d’une ferme-brasserie à Templeuve.
  • 1892 – La brasserie échoit à Arthur et Charles Agache qui entreprennent de la développer. Leur élan est brisé par la Première Guerre mondiale qui voit les Allemands réquisitionner les cuves au profit de l’industrie de l’armement.
  • 1918 - La brasserie s’associe à deux entreprises brassicoles locales et relance ses activités dans les installations de la brasserie Duchâtelet à Néchin (Estaimpuis).
  • 1952 - La spécialité de la maison est la Cazbier, une bière ambrée.
  • 1969 - En 1969, la Brasserie de Cazeau est la dernière en activité brassicole dans le grand Tournai, et comme d’autres, elle décide de cesser la production et de se reconvertir dans le commerce de bières produites par d’autres brasseries beaucoup plus importantes.
  • 2004 - La brasserie est remise en fonction sous l’impulsion de Laurent Agache et de cousin et ami Quentin Mariage. Les deux associés vont entreprendre de développer une nouvelle gamme au départ de la Tournay blonde.

 
 La Tournay Blonde
Le tout premier brassin a lieu le 1er mai 2004. Cet événement fait revivre un héritage de plus de 250 ans de savoir-faire brassicole familial. Cette première Tournay est une bière blonde dorée refermentée en bouteille titrant 6,7% d’alcool et ne contenant que des ingrédients naturels : eau, deux malts, quatre houblons, de la levure et un peu de sucre pour la refermentation en bouteille. Non filtrée et non pasteurisée. La Tournay est une bière particulièrement équilibrée, le houblon en fleur utilisé lors du brassin laissant une touche légèrement sèche et amère en fond de bouche. Elle se boit idéalement à une température comprise entre 8 et 10°C et se conserve debout en cave.

 La Tournay de Noël
En octobre 2006, Laurent Agache, aidé par Martin Foré, conçoivent et lancent la Tournay de Noël. Cette bière foncée, couleur rubis, est brassée avec cinq malts différents et trois houblons ce qui lui confère un bouquet aromatique complexe et équilibré. Elle titre 8,2%.

La Tournay Noire 
En mars 2007, la Tournay Noire sort des cuves. C’est une bière refermentée en bouteille titrant 7,6% d’alcool et ne contenant que des ingrédients naturels : eau, quatre malts (dont un particulièrement torréfié), deux houblons, de la levure et du sucre. Les malts spéciaux et les houblons très typés lui confèrent un goût puissant et long en bouche avec une pointe d’amertume bien marquée. En 2012 et 2014, est elle primée meilleur stout de Wallonie

La Saison Cazeau
La Saison Cazeau est créée en juin 2008. La tradition veut que les bières de Saison désaltèrent les ouvriers agricoles durant les moissons d’été. Elles devaient donc être légères et rafraîchissantes. La Saison Cazeau est donc une bière blonde et légère, refermentée en bouteille titrant 5% d’alcool. Fabriquée avec le malt Pilsen et deux houblons qui lui confèrent une amertume très agréable, la “Saison Cazeau” est agrémentée de fleurs de sureau qui lui apportent un caractère très rafraîchissant. Le sureau ne fleurissant que durant trois semaines, entre la mi-mai et la mi-juin, la production est donc très limitée dans le temps. Elle est probablement la seule bière au monde brassée avec des fleurs de sureau fraîchement cueillies. En 2013, elle reçoit la médaille d’or au Brussels Beer Challenge.

La Tournay Triple

La Tournay Triple vient compléter la gamme en avril 2012. Cette « triple » est une bière blonde refermentée en bouteille titrant 9% d’alcool. Véritable IPA (Indian Pale Ale), elle est particulièrement houblonnée (60 EBU – unité européenne mesurant l’amertume). Les quatre houblons qui la composent apportent un équilibre puissant entre amertume et arômes. L’attaque est très fraîche, un peu fruitée comme un vin blanc, mais l’amertume se développe rapidement en bouche et en arrière-goût. Ce houblonnage généreux vient compenser la densité forte de cette bière, ce qui la rend très digeste et agréable à déguster.

Brasserie du Cazeau
Rue de Cazeau 67
B-7520 Templeuve
+32 (0) 69 35 25 53
[email protected]
http://brasseriedecazeau.be

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Depuis 10 ans, nous voyons fleurir partout en Belgique comme en Europe une myriade de microbrasseries plus créatives les unes que les autres. Parmi celles-ci, à Thorembais-SaintTrond, non loin de Gembloux, la brasserie Valduc-Thor a réalisé son premier brassin en avril dernier. 


Antoine Limbourg, 34 ans, et Peter Gerard, 27 ans, bioingénieurs, diplômés de l’UcL en master en génie brassicole se sont lancés dans la grande aventure de la compétition microbrassicole. Mais y a-t-il encore une place dans l’immense offre déjà installée ? Tout dépend si chacun accepte de rester juste en dessous de son niveau d’endettement et de gérer sa production de manière « responsable ». Après 2 ans de recherche et 200 recettes plus loin, le 6 avril 2017, les deux partenaires réalisent enfin leur premier brassin « grandeur nature ». Bien sûr, il a fallu régler quelques petits soucis techniques. Peter s’est donc mis à l’italien en 24 h pour consulter les techniciens de chez Meccanica Spadoni, leur fournisseur situé aux portes d’Orvieto… 

Une vision durable

Première étape pour la brasserie coopérative Valduc : viser le marché local en priorité et assurer une production maitrisant chaque étape. Avec une capacité de production de 3 000 hl par an, le choix a été fait de gérer les ressources avec un sens des responsabilités très pointu. Installée à 500m de l’ancienne brasserie Meurice qui disposait d’un captage d’eau, la microbrasserie espère récupérer ce privilège. Car une brasserie consomme des quantités énormes d’eau, six litres d’eau sont en effet nécessaires pour produire un litre de bière : eau de préparation, lavage des bouteilles, nettoyage divers… En travaillant avec du matériel moderne sur mesure, il est possible de limiter cette consommation d’eau. Deux citernes de 15 000 litres ont en outre déjà été prévues pour traiter l’eau de la manière la plus précise, sans dilution et produits polluants. Cette eau peut être réutilisée pour le nettoyage. Les drêches sont offertes à l’éleveur local qui produit un orge brassicole.

Le bâtiment a été conçu pour limiter les consommations. Une isolation par des panneaux sandwich permet de diminuer grandement les impétrants. Au-dessus de la chambre chaude, le laboratoire et la salle de réunion profitent de la chaleur ascendante. Au-dessus de la chaudière se trouvent les bureaux. Ces astucieuses configurations dispensent l’entreprise de faire l'acquisition d’un système de chauffage supplémentaire. L’énergie utilisée par le circuit froid est récupérée pour chauffer la salle de fermentation… C’est donc principalement pour limiter son empreinte écologique que les coopérateurs interviennent (investissements panneaux, éolienne, eau). Par ailleurs, la brasserie propose des visites et des formations : bière à façon et événements divers sont les arguments marketing que l’on retrouve dans toutes les brasseries de cette taille.

Brasserie Valduc-Thor
rue du Ponceau 38
B-1360 Thorembais-Saint-Trond
+32 483 01 08 99
www.brasserievalduc.be

 

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Tumulus de Glimes
INCOURT

15 mètres de haut pour un diamètre de 52 mètres, le tumulus de Glimes est l’un des plus grands et plus imposants tumuli qui subsistent en Belgique. Au cours des siècles, de nombreuses légendes et traditions populaires ont réécrit son histoire qui a commencé avec une sépulture de l’époque gallo-romaine. Aujourd’hui, il ne reste rien du caveau, maintes fois pillé, mais la majesté et la beauté irréductible de ce monticule de terre qui se dresse sur la plaine brabançonne est intacte.

www.hesbayebrabanconne.be


Brasserie Jandrain-Jeandrenouille
JAUCHE

La ferme de la Féculerie est un imposant quadrilatère bâti entre le XIVe et le XVIIIe siècle. Elle abrite depuis 2006 une brasserie artisanale qui a démarré son activité avec la fameuse « IV Saison », une bière naturelle blonde, 100 % malt d’orge et fabriquée avec seulement les quatre éléments de base. On y trouve également les deux nectars qui font la fierté de la Confrérie de Jean de Nivelles, la « Djan d’Nivèle », une blonde légère fermentée en bouteille, et l’« Archiduc », une bière pasteurisée et refermentée en bouteille, et conçue par ses épices pour se marier idéalement avec la tarte al Djote.

www.brasseriedejandrainjandrenouille.com


Musée de La Boverie
LIÈGE

Le nouveau musée dans le parc de la Boverie combine avec bonheur patrimoine et innovation architecturale. L’ancien palais des Beaux-Arts, témoin de l’Expo universelle de 1905, a été projeté dans le XXIe siècle par l’ajout d’une nouvelle aile vitrée, ouverte sur la Meuse. Dans ce centre d’art où la création contemporaine côtoie les collections historiques, une nouvelle exposition est consacrée aux 200 ans de John Cockerill. Une expérience à vivre, riche en objets techniques, images et témoignages, elle est une passerelle entre passé et avenir.

www.laboverie.com


Eglise de Herve et son clocher tors
HERVE

Dédié à la Vierge Marie et à Saint-Jean-Baptiste, l’édifice combine une tour massive datant du XIIIe siècle et le corps du bâtiment, bâti au XVIIe siècle. Un des aspects les plus intrigants de cette église de village est son clocher tors (ou flammé) résultant au départ d’un vice de construction, mais devenu au fil des siècles une immanquable attraction.

www.paysdeherve.be


Château de Crawhez et la ferme-château de l’Aguesse
CLERMONT SUR BERWINNE

Entre le style Louis XIII liégeois, Louis XIV et Louis XV, les maisons qui bordent la place de la Halle offrent un charmant précis d’architecture qui font de Clermont un des plus beaux villages de Wallonie. Posé au cœur des bocages du pays de Herve, cet agencement harmonieux de constructions où la brique, la pierre blanche et l’ardoise racontent une histoire paisible invitant à la promenade qui mènera les plus curieux jusqu’au château de Crawhez et à la ferme-château de l’Aguesse.

www.beauxvillages.be


 

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La Brasserie des Légendes
ATH ET ELLEZELLES

Voilà une belle aventure dirigée par Pierre Delcoigne et son épouse Vinciane Wergifosse. Ils ont acheté en 1997 le Castel d’Irchonwelz datant du XIIe siècle afin d’y installer une brasserie artisanale. Ils sont tous les deux titulaires d’un diplôme d’ingénieur chimiste et bio-industries à l’Université catholique de Louvain. Le premier brassin de la Gouyasse est réalisé et commercialisé en 2000. En décembre 2006, la brasserie des Géants et la brasserie ellezelloise ont décidé d’unir leurs forces pour devenir la Brasserie des Légendes tout en maintenant les deux sites de production. La Brasserie des Géants produit et commercialise sept bières : La Goliath blonde titrant 6 % d’alcool. La Goliath triple, élue meilleure bière blonde wallonne en 2012 et titrant 9 % d’alcool. La gamme des bières Quintine fait référence à la sorcière Quintine brûlée vive à Ellezelles en 1610. La bière Hercule, évoque Hercule Poirot évidemment, héro des romans d’Agatha Christie. Ce personnage central dans l’oeuvre de la romancière fait référence à ce détective privé, né à Ellezelles le 1er avril 1850. La Goliath triple… élue meilleure bière blonde belge wallonne 2012.

www.brasseriedeslegendes.be

 


Belgo sapiens Brewers
NIVELLES

Trois amis ayant chacun un parcours dans l’univers brassicole se sont retrouvés pour concevoir une brasserie d’avant-garde. Ils ont choisi de s’installer dans le zoning industriel de Nivelles. Cette brasserie est née en août 2015 avec quatre lignes : la Polarius, la Blanche de Thines, La P’tit Granit et la Colonel Arch, quatre types de bières bien typées.

www.belgosapiens.be

 

 

Ferme-brasserie de Bertinchamps
NAMUR

Quand travailler en famille prend tout son sens… la famille Humblet choisi de s’installer dans le cadre d’une ferme géante en ruine, abandonnée et d’y installer progressivement une ligne de brassage ultra moderne, mais aussi un restaurant. L’ensemble forme une enceinte conviviale, qui commence à faire connaitre cette région. Côté bière, la Bertinchamps Triple (8 %) et la Bertinchamps Blonde (6,2 %) contiennent chacune deux variétés de houblon, l’une allemande, l’autre tchèque, dont le dosage varie selon les deux bières.

www.bertinchamps.be

 


La Curtius
LIÈGE

C’est dans le cadre historique du vieux centre de Liège, au pied de la montagne de Bueren, que se sont installés François Dethier et Renaud Pirotte pour aménager une micro-brasserie. Composée de différents malts d’orge et de froment, sa base lui confère une légèreté agréable tandis que l’assemblage de fleurs de houblons aromatiques lui donne une saveur subtilement amère, fleurie et fruitée. Son goût lui vient de plusieurs étapes de fermentation, menées durant plusieurs mois. Elle est proposée dans un flacon de 37,5 cl bouchonné et également disponible en fût. Présente au Mondial de la bière parmi 150 brasseries représentant 26 pays à travers le monde, la Curtius s’est vue décerner une Médaille d’Or au concours du Mondial par un jury international. Il est possible de déguster une Curtius directement à la brasserie les jeudis et vendredis à partir de 17 h et les samedis et dimanches à partir de 14 h.

www.lacurtius.com

 

 

Léopold 7
COUTHUIN

Le hameau de Marsinne à Couthuin constitue un étonnant musée en plein air : trois fermes historiques sur son territoire comptent parmi les plus anciennes de la plaine agricole de la Hesbaye. Ces trois bâtiments sont très proches l’un de l’autre et forment un remarquable ensemble architectural qui a peu évolué depuis le XVIIe siècle. C’est dans ce cadre que Nicolas Declercq et Tanguy van der Eecken ont renoué avec la tradition en relançant l ’activité brassicole. La Léopold 7 est une bière blonde-ambrée légère à 6,2 %. Sa garde prolongée et son corps moelleux la conduisent vers un agréable équilibre d’arômes floraux et de notes d’agrumes. Ses 3 grains et 3 houblons se traduisent par une mousse crémeuse intense et une post-amertume légèrement prononcée. L’utilisation de froment lui confère une astringence d’arrière-bouche très agréable. La brasserie s’inscrit dans une démarche de développement durable.

www.leopold7.com

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