Waw magazine

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Situé à Houyet, le Royal Golf Club du Château d’Ardenne a été inauguré en 1895 par Léopold II. Les travaux ayant déjà commencé en 1874, cela en fait le golf le plus ancien du pays. Léopold II fera par ailleurs aussi construire un peu plus tard les golfs d’Ostende en 1905 et du Ravenstein à Bruxelles l’année suivante.

Le souverain avait un grand sens des affaires et un véritable projet pour le développement économique du pays. « Il voulait surtout développer le tourisme en attirant une clientèle britannique aisée », raconte Emmanuel Raguet, capitaine du club de golf. « Or, à quelques kilomètres de la résidence de Ciergnon, le Roi possédait le Château d’Ardenne qui comptait plusieurs centaines de chambres. Il décida de le transformer en hôtel de luxe pour accompagner le golf. Aujourd’hui, du château, il ne reste que la Tour Léopold qui abrite depuis 1950 le club house. Car c’est à cette date qu’une poignée d’amis obtint de la Couronne la donation du terrain pour en faire un véritable golf d’abord de 9 trous. Au fil du temps, ils l’ont agrandi pour en faire, aujourd’hui encore, un 18 trous. » Un parcours exigeant au coeur de la vallée de la Lesse qui est à l’image de la région, difficile et vallonné. La famille royale, et en particulier Léopold III qui était un excellent golfeur, fréquentait régulièrement le site qui abrite des arbres centenaires, certains d’entre eux représentant des variétés très rares. Les amateurs peuvent aussi pratiquer leur sport favori parmi d’autres vestiges du passé, comme la chapelle, le théâtre en plein air construit en 1889 ou une fontaine de porphyre en fonte. Un petit voyage bien agréable dans le temps et dans la nature.

« Le club possède 400 membres, tous cooptés pour préserver l’esprit du golf dans la plus pure tradition. Il n’a d’ailleurs pas de vocation commerciale. Il est géré par une ASBL et, à ce titre, n’a d’autre préoccupation que la pratique du sport même s’il accueille volontiers en semaine des compétitions organisées par des sociétés et des associations », conclut Emmanuel Raguet, fier d’appartenir à un club royal, dans tous les sens du terme.

www.royal-ardenne.be

 

 

À dix minutes du centre de la ville du comte d’Ursel, sur les hauteurs de Barvaux, le Golf Blue Green Durbuy est très connu des clients du Sanglier des Ardennes. Son histoire remonte au début des années 1980. À cette époque, IDELUX, qui regroupe quatre intercommunales de développement économique, réfléchit avec la commune de Durbuy et la Province de Namur au développement d’une véritable station touristique de vacances articulée autour d’un golf public de 27 trous (18 et 9) représentant un domaine global de plus de 100 ha. Un partenariat public-privé est mis en place et, en 1991, le golf est inauguré et géré par la société Blue Green qui exploite une trentaine de golfs en Europe, tandis qu’une autre société réalise la construction de 200 résidences et d’une centaine d’appartements.

Si l’opération immobilière n’est pas encore totalement réalisée, le golf quant à lui tourne à plein régime et a été racheté depuis quatre ans environ par la SPRL Golf de Durbuy, tout en restant dans le réseau Blue Green. « C’est un golf très technique, explique le directeur Jean-Michel Rives, avec un parcours varié où aucun trou ne ressemble à l’autre. Le tout dans le plus grand calme et au milieu de la forêt. En plus d’un magasin et d’un resto géré en externe, nous donnons beaucoup de cours. Notre ambition est de prouver que le golf se démocratise et est accessible à tous. Pour 92 €/mois, vous avez accès au golf, vous pouvez suivre des leçons et disposer du matériel. L’on peut commencer très jeune, mais il faut être en mesure de se concentrer et capable de transporter un matériel assez lourd, même si cela s’est fort allégé ces dernières années. Et celui qui fait le parcours de 18 trous parcourt quand même 10 kilomètres en moyenne. » Et d’ajouter, « j’étais golfeur avant de travailler ici et, pour moi, le golf est une belle école de la vie, car on joue contre soi avant de jouer contre quelqu’un d’autre… »

Fin avril, la SPRL a racheté un autre golf, à 15 kilomètres de Durbuy, à Méan, en province de Namur. Détenu par un groupe néerlandais qui connaît sa troisième faillite, le Golf Five Nations est incontestablement l’un des parcours les plus spectaculaires du Benelux. Sa reprise devrait permettre de lui redonner la place qu’il mérite dans le paysage golfique. Certains l’ont déjà compris, comme l’hôtel-restaurant quatre étoiles Quartier Latin à Marche-en Famenne qui, dès l’annonce de la reprise, a déjà prévu des offres spéciales en partenariat avec Méan. « Recovery » comme on dit au golf : coup réussi !

 durbuy.bluegreen.com

Situé à Wavre, le golf du Château de la Bawette entend bien faire rimer calme, sérénité et bien-être avec respect de l’environnement. Et cela marche !

Il n’est pas encore 10 h du matin, mais le parking du Golf du Château de la Bawette à Wavre est pourtant déjà bien rempli. Malgré l’épais brouillard qui règne et la température peu clémente – à peine 7°C –, plusieurs dizaines de seniors sortent leurs lourds sacs de golf de leur coffre et se dirigent vers la réception du club house. Comme chaque jeudi, ils vont, chacun à leur rythme, s’affronter dans une compétition amicale. Même si lui-même ne joue pas au golf, par manque de temps, le président-fondateur du club, Jean Le Hardÿ de Beaulieu, le confirme : « Tous les âges sont représentés parmi nos membres. On commence même dès 6 ou 7 ans pour les juniors, mais nous avons surtout un public de seniors. Il n’y a pas de secret, ce sont eux qui ont les moyens et le temps. Tant que les gens sont valides, le golf est un excellent sport qui permet de se maintenir en forme et, même si l’un de nos membres vient ici depuis 25 ans et joue toujours seul, il a aussi une fonction sociale de rencontre et de convivialité ».

Écologie

Le Château de la Bawette est une vaste propriété chargée d’Histoire. Détenue autrefois par la famille du même nom, elle a été achetée par la famille Le Hardÿ de Beaulieu voilà 150 ans. Pour l’anecdote, c’est dans cette demeure que Grouchy aurait appris la défaite française à Waterloo. Inauguré en 1988, le golf a été créé dans le parc du château et n’a nécessité quasiment aucuns travaux d’aménagement, car il a été conçu en fonction du paysage d’origine. « Nous avons, précise le propriétaire, planté peu de temps avant l’ouverture plus de 40 000 arbres et arbustes à côté des chênes, hêtres et autres acacias centenaires de la propriété. On reproche souvent aux golfs de gaspiller de l’eau, pour l’arrosage notamment, mais ce n’est vraiment pas le cas ici. Nous avons en effet plusieurs sources sur le terrain qui produisent près de 8 m3 d’eau par heure que nous récupérons dans plusieurs étangs, des eaux qui serviront à arroser nos pelouses. Sans cela, cette eau terminerait dans l’égout où elle serait polluée et, plus tard, dépolluée à la station d’épuration. » Une démarche écologique que l’on retrouve dans l’entretien du green. « Nous n’utilisons que très peu d’engrais et le moins possible de pesticides. Le fermier voisin à des restrictions moins rigoureuses que les nôtres », ironise M. Le Hardÿ, qui ajoute « nous faisons appel à un consultant en espaces verts qui nous choisit des produits alternatifs, réellement biodégradables ».

De 6 à 77 ans

Un parcours de 18 trous, en deux boucles de 9 trous, traverse la propriété qui connaît jusqu’à 40 m de dénivelé à certains endroits et offre un décor totalement inattendu aux portes de Bruxelles. « Un golf, explique le président, est en fait une des plus belles utilisations de la nature, même si on construit des maisons autour du circuit. Aux États- Unis, on ne conçoit pas un golf sans des habitations autour, car ce sont ces mêmes logements qui vont le financer, en fait. Mais pas des maisons énormes, comme certains l’ont fait chez nous, car cela crée d’autres problèmes. C’est une forme d’aménagement du territoire très mal comprise et qui a parfois une image négative, car le golf est perçu comme un sport de riches, mais ce n’est pas vrai. »

Côté prix, la cotisation annuelle varie de 190 € pour les juniors 6-12 ans à 1900 € pour les adultes de plus de 40 ans. Des cours sont également organisés pour les débutants, car il est important de former les golfeurs de demain. « Nous accueillons chaque année plusieurs milliers d’étrangers, conclut l’exploitant. Les villes et provinces devraient investir dans la promotion de nos golfs, car après la partie, où aller ? » Ces touristes sont régulièrement envoyés par les hôtels du groupe John Martin’s (avec qui la Bawette a conclu des échanges exclusifs) mais aussi d’autres établissements de la région. Par exemple, le Château de Limelette.

www.labawette.com

Parmi ses quatre golfs de 18 trous, le Hainaut recèle l’un des plus anciens du pays et celui qui possède le plus long parcours. On y aime ce sport de nature et nombreux sont ceux qui le pratiquent par passion plus que par intérêt... même si le business et l’économie ne sont jamais très loin des greens.

Il faut traverser un vaste bois, prendre un discret chemin de campagne avant de tomber nez à nez sur le club house du Mont Garni à Saint-Ghislain. Une splendide demeure construite en 1910 dans le plus pur style anglais, tel que l’on imagine les cottages dans les romans de Somerset Maugham. Entouré d’un domaine de 150 ha, il propose un parcours de 18 trous où s’alternent les parties boisées, les plans d’eau et les zones de prairie. Le parcours, qui mesure 6331 m, est l’un des plus longs de Belgique et se réalise (pour les initiés) en 73 coups.

Créé en 1985 par la famille van der Schueren, le Mont Garni a voulu profiter de l’engouement pour la discipline au milieu des années 1980 pour monter un club ouvert à tous, et pas seulement à une élite fortunée. Et il a appliqué des tarifs nettement inférieurs aux autres golfs de la région. Résultat : 500 membres affiliés, provenant essentiellement des environs et issus de tous les milieux sociaux. « Du maçon au médecin en passant par des hommes d’affaires des entreprises de la région, notre public est très éclectique et nous misons sur cette diversité pour préserver l’ambiance très conviviale du club. Mais nous traversons toutefois une période difficile, reconnaît Eric van der Schueren, le président. Nous sommes confrontés à deux phénomènes. D’une part, la multiplication des centres d’intérêt des gens. D’autre part, il y a trop de golfs ou d’installations assimilées en Belgique. On compte 85 golfs, practices et autres drives d’initiation. On va assister à des regroupements, voire à des faillites dans les prochaines années. » Pour répondre à cette menace, il faut entretenir la flamme, organiser des événements, affirme Eric van der Schueren. « Nous fêtons nos 25 ans d’existence et nous nous sommes associés à “Mons 2015, capitale européenne de la culture” en accueillant une exposition en plein air des élèves de l’École supérieure des Arts de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui a démarré en mai. Côté sportif, nous accueillons en juin l’Alps tour, qui rassemble les pros de la deuxième division et le European Longuest Drive début juillet. »

Un golf de tradition

À l’autre bout de la forêt domaniale se trouve le Royal Golf Club du Hainaut. Une véritable institution, née dans les années 1930 et qui, aujourd’hui, compte 27 trous et plus de 900 membres dans un cadre superbe. Adrien Colmant, administrateur du club, ne partage pas vraiment la même analyse de la situation que son voisin, si ce n’est pour reconnaître que le golf est en crise et que les clubs doivent s’adapter aux changements. À ses yeux, plus il y a de golfs et plus il y a de chance d’attirer de nouveaux membres vers un sport qui a encore une image de sport de riches et de cercle d’initiés. Or, pour survivre, un club aussi vénérable que celui d’Erbisoeul doit compléter ses ressources avec des activités extérieures.

Et l’une d’entre elles, c’est le corporate ! Un concept qui mêle étroitement la pratique du sport à celle des relations d’affaires. Certains golfs du Brabant wallon ont développé ce type d’activités. Les membres de ce « club dans le club » jouent entre eux, organisent des événements et des compétitions et ont clairement pour but de nouer des relations d’affaires. Cela peut amener de nouveaux membres et générer de nouvelles rentrées, constate Adrien Colmant, qui voudrait voir se développer le petit cercle qui a vu le jour à Erbisoeul. Mais dans une région qui est encore loin d’avoir retrouvé sa prospérité économique, le démarrage est lent. Ce qui aide beaucoup, par contre, c’est là aussi la désignation de « Mons 2015 ». « Cela attire beaucoup de touristes amateurs de golf qui viennent volontiers passer une journée sur nos greens. Nous avons d’ailleurs des accords greenfee avec tous les hôtels de la région. »

La vie de château

Les golfeurs du Royal Golf Club du Hainaut n’ont que quelques kilomètres à parcourir pour rejoindre un autre cercle : celui de Wallonie qui a choisi, après Namur et Liège, le splendide château de Beloeil pour y créer son troisième lieu d’accueil. Il fallait un lieu de prestige capable d’accueillir les patrons entre Mons et la Wallonie picarde : le château des Princes de Ligne, avec son cachet unique et son potentiel d’activités était tout indiqué. Désormais, hormis Les Musicales, c’est le Cercle de Wallonie en Hainaut qui gère tous les événements et manifestations qui s’y dérouleront. Et pour inaugurer en grande pompe ce nouveau mariage, il y organisera les festivités de son dixième anniversaire. Le mariage du faste et des affaires…

Pour les enfants aussi

Dans le sud de la province, ce sont les enfants que l’on peut initier au golf, mais d’une manière originale. C’est en effet sur les Lacs de l’Eau d’Heure que Jean-François Baelden, gérant du Crocodile rouge, a récemment créé un « aquagolf » qui vient compléter un ensemble d’attractions touristiques au Centre d’accueil de la Plate Taille (lasergame, char à voile, amphibus, etc.). Il n’y a que quelques installations de ce type en Europe. Ici, les trous sont en réalité des filets disposés sur 15 îles flottantes, tout se joue depuis le practice sur la rive, le but est de travailler la précision et la distance. Deux seaux de balles, une initiation de base, et c’est parti. Les enfants s’en donnent à coeur joie, une bonne idée pour les anniversaires.. . De quoi peut-être susciter des vocations chez des jeunes dont manque encore ce sport qui offre pourtant de quoi satisfaire toutes leurs envies.

www.golfmontgarni.be

www.golfhainaut.be

www.aquagolf.be

Idéalement situé dans le Pays de Herve, aux confins de l’Allemagne et des Pays-Bas, le golf d’Henri-Chapelle attire non seulement les accros de la balle blanche mais aussi les hommes d’affaires désireux de mettre à profit son cadre exceptionnel pour leurs activités de marketing.

Un paysage verdoyant et vallonné, des parcours champêtres bordés de haies, de bois, de champs et d’arbres fruitiers, des vues à couper le souffle sur les collines des Ardennes et de l’Eifel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le golf d’Henri-Chapelle n’a rien à envier à ses prestigieux confrères belges ou étrangers. « Nous accueillons quelque 9000 visiteurs internationaux par saison, en plus de nos 1250 membres adhérents », indique Ralph Laberger, directeur. Le domaine aligne trois parcours sur une centaine d’hectares, ce qui fait de lui l’un des plus grands golfs de Belgique : « La Chapelle » (9 trous), « Les Viviers » et « Le Charlemagne » (18 trous chacun). « Du parfait débutant au golfeur le plus expérimenté, tout le monde est le bienvenu chez nous. Nous ne demandons ni droit d’entrée ni parrainage. Et nous n’avons aucune liste d’attente. »

Un sport formidable et convivial

Le ton est donné. À Henri-Chapelle, le charme des lieux va de pair avec la volonté de démocratiser une activité de plein air encore trop souvent considérée comme élitiste. « Le golf est un sport formidable et très complet : il contribue à une bonne condition physique car il vous fait parcourir de nombreux kilomètres et exige rigueur, précision et concentration. Voilà pourquoi il mérite d’être mis à la portée du plus grand nombre », souligne Ralph Laberger, selon lequel les prix pratiqués par Henri-Chapelle ne sont pas plus élevés que ceux d’un club de tennis. Un concept fort qui marche : initialement boudé par le public wallon, le golf accueille ces dernières années une clientèle de plus en plus fréquemment francophone aux côtés de ses traditionnels hôtes allemands et néerlandais. Le golf représente aussi une invitation à l’échange et à la convivialité. Un atout séduction qui n’a pas échappé aux actionnaires d’Henri-Chapelle. L’élégant Club House de style anglais abrite une brasserie avec terrasse et un restaurant gastronomique où l’on savoure une délicieuse cuisine de terroir. Il dispose aussi, pour les entreprises qui le souhaitent, d’une salle de conférence de 150 places et de multiples espaces de réunion. Un confortable hôtel de onze chambres complète le dispositif « qui est ouvert 7 jours sur 7, en basse comme en haute saison ». Les visiteurs peuvent y réserver des forfaits attractifs leur permettant de profiter d’un week-end détente à la campagne. Bref, une destination idéale pour golfeurs et non golfeurs !

Trois investisseurs néerlandais

Il en a toutefois fallu, du temps et de la détermination, pour en arriver là. Lorsqu’en 1988, trois hommes d’affaires néerlandais décident de racheter le golf d’Henri-Chapelle à un certain Sütterlin, qui possède un grand magasin à la frontière allemande, le domaine est en piteux état. Ses 34 hectares ne comptent que 4 trous et 20 places de parking, alors que le Club House peut accueillir 500 personnes ! « Sütterlin, alors âgé de 72 ans, s’était fié à des gens incompétents pour faire fructifier son investissement. Il était au bord de la faillite », explique Guus Loo, l’un des trois actionnaires originels. « Nous, nous avions une vision claire, commerciale. Nous voulions attirer à Henri- Chapelle une clientèle internationale en quête de dépaysement et de températures plus élevées. Nous entrevoyions le marché et son potentiel de croissance. Mais pour rentabiliser le golf, la seule option était d’en accroître la superficie. » Avec le concours d’André Gijzen et de Cees Jongmans, des chefs d’entreprises ayant gagné leurs galons dans les crèmes glacées pour l’un, les snacks et les biscuits pour l’autre, Guus Loo s’attèle au « remembrement » du domaine. Avec méthode et doigté, cet homme qui a le golf dans le sang – avant Henri-Chapelle, il a aménagé et géré plusieurs parcours – convainc un à un les fermiers des environs de lui céder les parcelles appelées à former le nouvel ensemble. « Il ne s’agissait que de terres à bétail, mais comme personne ne croyait dans notre entreprise, la tâche ne fut pas aisée », se souvient-il.

Le golf passe à 27 trous, puis à 45, chaque année apportant son lot de nouveautés : restauration de la chapelle vieille de 300 ans située sur le parcours du même nom, construction d’une infrastructure d’entraînement indoor et d’une école dédiée, remaniement de certains fairways, etc. Le résultat est à la mesure des efforts consentis. « À Henri-Chapelle, tout a été autofinancé. Nous n’avons jamais sollicité l’aide d’une quelconque banque pour agrandir ou embellir le golf. Et nous poursuivons plus que jamais son développement. »

Créer des synergies au sein de l’Euregio

Ce développement s’inscrit désormais dans le vaste cadre de l’Euregio Meuse-Rhin. Depuis 2012, le golf d’Henri-Chapelle est en effet « jumelé » avec celui de Maastricht au Pays-Bas. Tous deux appartiennent au même groupe et les membres de l’un sont automatiquement membres de l’autre. « Notre stratégie vise à mieux servir l’Euregio », confie sans ambages Guus Loo. Selon lui, cette région qui comprend les villes de Liège, Eupen, Maastricht et Aix-la-Chapelle, mais aussi, en poussant un peu plus loin, Eindhoven et Louvain, serait l’une des plus prospères au monde. Elle serait également promise à un bel essor économique, du moins si Belges, Néerlandais et Allemands conjuguaient leurs talents. « Les initiatives transfrontalières sont rares, alors qu’il y a tant d’opportunités, notamment sur le plan technologique et commercial ! Nous souhaitons voir les choses changer, créer des passerelles entre hommes d’affaires wallons, flamands, néerlandais et allemands à travers la pratique du golf, et ainsi voir naître de nouvelles collaborations. » Selon M. Loo, le temps d’un parcours, l’on en apprend plus sur une personne, sur ses motivations profondes et sur ses intentions qu’au cours d’une série de rendez-vous d’affaires car on joue au golf comme on est dans la vie. De plus, c’est là une excellente façon de joindre l’utile à l’agréable !

Nombreuses sont les sociétés qui invitent déjà leurs clients et fournisseurs (réguliers ou potentiels) sur les greens dans le but de forger avec eux des relations de confiance durables. Le marché est à présent mûr pour l’étape suivante : « faire du golf un vecteur de communication favorisant le développement économique d’une région, en l’occurrence l’Euregio ». Guus Loo et ses partenaires en sont convaincus : les golfs d’Henri-Chapelle et de Maastricht ont un rôle à jouer dans ce grand dessein. Espérons pour eux qu’entre deux réunions de réseautage, ils trouveront encore le temps de perfectionner leur swing.

Renseignements :

Golf & Hôtel Henri-Chapelle

Rue du Vivier, 3

B-4841 Henri-Chapelle

+ 32 (0)87 88 19 91 [email protected]

www.golfhenrichapelle.be

 

LE GOLF & HÔTEL HENRI-CHAPELLE EN BREF

110 : Le nombre d'hectares de superfi cie pour le golf.

10 : Le nombre d’employés qui tond les greens tous les jours.

1250 : Le nombre de membres adhérents en 2014, sans compter les 9000 visiteurs uniques (non membres).

Le Naxhelet, situé sur les hauteurs de Huy, à Wanze, est un lieu magique. Implanté sur un plateau en surplomb des vallées de la Meuse et de la Mehaigne, ce golf se complète d’un restaurant, d’un hôtel de 35 chambres et suites, d’un espace wellness avec luxe et confort omniprésents.

Françoise et Bernard Jolly disposaient d’un vaste domaine familial de terres agricoles (quelque 375 ha dédiés aux betteraves et céréales) et d’un châteauferme au nom éponyme au coeur de la Hesbaye, entre Liège et Namur. L’idée leur est venue d’y implanter un golf et d’être précurseurs d’union intime entre sport et nature, dans le respect total de la faune et de la flore locales. Pour les amateurs qui ont trouvé ici un environnement unique et surtout des parcours dessinés par un célèbre architecte anglais, Martin Hawtree, le Naxhelet Golf Club propose un parcours de 18 trous d’une exceptionnelle longueur de plus de 6 km. Il se complète harmonieusement de deux putting greens, d’un pitch and putt de neuf trous, ainsi que d’un practice où vous pouvez vous livrer à votre passe-temps favori, suivre des cours ou vous initier en compagnie de vos amis et collaborateurs. Les membres de la Naxhelet Golf Academy disposent, en exclusivité, d’un vaste espace du club house de grande classe qui leur est réservé et est complété par un espace télévision et des tables de jeux. Une large terrasse baignée de soleil s’articule tout en longueur autour des espaces verdoyants pour profiter de la vue sur la campagne environnante. C’est le château-ferme de Naxhelet qui a été transformé en club house, restaurant, hôtel et espace de bien-être. Tout au long de sa conception, puis de sa construction et, à présent, de son entretien, le Naxhelet Golf Club a prêté une attention particulière aux aspects sociaux et environnementaux. Ceci a permis de donner un caractère responsable et durable à l’ensemble du projet.

Du green au spa

Les trente-trois chambres et les deux suites de l’hôtel sont vastes et offrent une vue imprenable et surprenante sur les parcours du golf, le practice ou le plaisant village voisin de Moha. Elles marient astucieusement le contemporain et l’ancien avec un respect parfait de l’authenticité du lieu, ainsi que l’amour de la nature et du confort soigneusement attentif dans tous ses aspects, un modèle du genre. Le bois du parquet, la pierre naturelle, les tissus nobles s’associent et se multiplient en symbiose parfaite avec un mobilier élégant. Chaque chambre dispose d’un beau dressing, de toilettes séparées et d’une salle de bains avec vaste baignoire et douche à l’italienne pour un confort parfait. Le minibar et le wifi sont offerts, de même qu’une machine à café et ses capsules. Totalement atypiques et conçues avec luxe et raffinement, les suites se situent, d’une part, sous les toits et, d’autre part, dans une chapelle datant du XVIIe siècle. Elles mêlent espace et intimité pour s’organiser autour de charpentes historiques.

Ce ne sont pas moins de trois vastes salles de conférences et séminaires qui sont à disposition. Elles sont pourvues d’équipements high tech : climatisation, wifi, sièges ergonomiques, etc. Sur plus de 300 m2, l’on vous propose une salle de vingt personnes avec tableau tactile, une salle modulable pour 90 personnes et une salle de conférences pouvant accueillir, à l’aise, jusqu’à 200 personnes, avec possibilité de cabines de traduction. Cette dernière salle s’ouvre, quasi magiquement, sur une terrasse extérieure et un magnifique foyer pour les pauses. Nul besoin de préciser que vous pourrez agrémenter et compléter vos réunions en profitant des espaces de bien-être, du restaurant, de l’hôtel et, bien sûr, du golf ! Sans oublier, la possibilité d’organiser des activités spécifiques suivant vos désirs.

L’espace bien-être (sauna, hammam, fontaine de glace, cabine de sel, piscine intérieure) est à disposition dans un cadre mêlant luxe et relaxation, en harmonie avec la nature et l’esprit de l’établissement. L’accès est proposé pour 30 €. Vous pouvez également vous offrir une sélection de divers rituels pour le visage et le corps avec des formules attirantes délivrées par un personnel hautement spécialisé. Tout à la fois simples et uniques, les diverses formules mettent en harmonie positive la nature et la philosophie des lieux. Les soins pour le visage se composent de huit possibilités à partir de 45 € : anti-âge, détox, nutrition, lifting, soin du regard et autres. Ils sont composés de plantes énergisantes ainsi que d’extraits de fruits et de fleurs suivant la nature de votre peau. Sur demande, un diagnostic personnalisé peut être effectué. Les soins pour le corps se déclinent en une vingtaine de programmes : modelage de jambes, massages, rituel de la nature, gommages régénérants, toniques et purifiants, sans oublier les délicieux et efficaces effets de la balnéothérapie (seul ou en couple) et tous les massages classiques. Des programmes de soins pour la journée sont à disposition à partir de 120 €, avec accès libre au wellness et une série de soins et de massages (homme, femme ou couple) à choisir suivant vos envies.

De la fourche à la fourchette

Le restaurant, La Cuisine de Naxhelet, est aussi un des atouts majeurs de l’établissement avec, aux commandes, une équipe de jeunes dont la disponibilité et le talent font plaisir à voir. L’accueil et le service mêlent, avec convivialité, attention diligente et serviabilité souriante dans un cadre raffiné où le verre, le bois et les briques constituent un lieu lumineux pour quelques moments de rêve. Accueillant jusqu’à 80 couverts, La Cuisine de Naxhelet mise sur une cuisine du terroir inventive, à la recherche de convivialité et de plus d’authenticité. L’on est fier de travailler avec un maximum de producteurs locaux, de manière à réduire l’impact écologique et à soutenir le commerce de la région ; « de la fourche à la fourchette » est leur devise. Très bientôt, il est même prévu de cultiver sur place herbes aromatiques et légumes oubliés.

D’autant que la cuisine est à la hauteur, avec une succession de préparations mêlant terroir et inventivité. Un menu trois services est proposé pour 35 €, variant suivant les saisons et l’humeur du chef ; une riche déclinaison en quatre temps est prévue pour 45 €. Le tout dans un registre astucieux mêlant création personnelle et cuisine de franc et haut goût. Une équipe de jeunes bien rôdés fait voler la carte comme un tapis enchanté avec des nuances bigrement goûteuses. Les terrasses du restaurant et du bar surplombant l’arrivée du 18e trou sont le point de ralliement idéal pour des repas d’été dans un cadre idyllique. Une cave à vins bien fournie permet d’élaborer de merveilleux accords mets-vins. Une salle de dégustation voûtée est mise à disposition sur réservation pour y organiser des événements thématiques, tels des dégustations de vins ou de cigares.

La carte du club house s’articule autour de quelques plats de bien belle venue : assiettes, plats de « brasserie », quelques salades (au gré du marché) et des agréments à déguster « sur le pouce ». Le tout servi dans un cadre confortable et reposant entre deux parties de golf.

 

Renseignements :

Golf Naxhelet

Rue Naxhelet, 1

B–4520 Wanze

+32 (0)85 82 64 08 www.naxhelet.be

Avec 92 clubs en Belgique et plus de 61 000 joueurs affiliés, le golf est un sport très populaire. Il se pratique à tout âge et est ouvert à tous. Certains en font même leur profession, mais le golf se pratique surtout en famille, en couple ou entre amis, chacun à son rythme. On est bien loin des clichés qui voudraient que les contrats juteux se négocient sur les greens. Respectueux de l’environnement et bénéfique à la santé tant mentale que physique, le golf véhicule aussi des valeurs très positives. C’est en effet l’un des rares sports qui peut se pratiquer sans arbitre et où chacun note le score de son partenaire. Plus de 30 golfs vous attendent en Wallonie pour un grand bol d’air.

AUX ORIGINES DU GOLF

Importé des Pays-Bas où il était connu sous le nom de «colf» au XIIIe siècle, le golf ne connaît véritablement son succès qu’à partir de 1850, avec l’apparition de clubs privés en Grande-Bretagne et surtout avec le premier Open d’Angleterre en 1860. Au XXe siècle, les Américains prennent goût à ce nouveau sport et détrônent les Britanniques dans les compétitions, avant d’être rejoints, après 1945, par d’autres pays tels que l’Afrique du Sud, le Japon ou l’Australie. C’est avant tout un sport de précision qui, selon la première de ses règles, consiste à « jouer une balle avec un club depuis l’aire de départ jusqu’au trou en la frappant en un ou plusieurs coups successifs conformément aux Règles ». Des parcours de 9 ou 18 trous existent et s’étendent sur plusieurs kilomètres. Le premier parcours, créé en Ecosse en 1744 par le club de Saint-Andrews, comprenait en fait 22 trous (un parcours de 11 trous joué deux fois), mais dix ans plus tard, 2 trous ont été supprimés pour pouvoir construire des maisons… Et le nombre de 2 x 9 trous est resté. Une légende écossaise prétend aussi qu’il fallait 18 gorgées pour vider une flasque de whisky pendant le parcours et donc 18 trous… Mais ce n’est toutefois pas de là que dérive l’expression « boire comme un trou »… Les Anglais disent d’ailleurs « to drink like a fish » que l’on pourrait traduire par « boire comme un poisson ». Il y aurait aujourd’hui plus de 80 millions de joueurs dans le monde ! En 2009, le golf redevient sport olympique (il avait été retiré de la liste en 1904) et figure donc au programme des jeux olympiques de l’année prochaine à Rio de Janeiro. M.V.

DESTINATIONS MICE

Cet acronyme connu du monde des aff aires – Meetings, Incentives, Conferences and Exhibitions – désigne un type de tourisme destiné aux grands groupes ou aux entreprises qui se réunissent pour des colloques, séminaires ou conférences. Sur le site offi ciel du tourisme d’aff aires en Wallonie, le Commissariat général au Tourisme de la Région wallonne propose diverses brochures dont l’une est consacrée aux « Incentive Wellness en Wallonie » (17 adresses) et l’autre au « Golf et séminaire en Wallonie » (11 adresses).

meetingtourismewallonie. be

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La Waterlootoise, native de Rio, rêve de retourner dans sa ville natale pour y disputer les JO 2016. C’est plutôt bien parti. À 24 ans, Chloé Leurquin est la numéro un belge de golf et ne compte pas s’arrêter là. Rencontre avec une citoyenne du monde qui rêve aussi de LPGA aux États-Unis, le circuit majeur.  

Rio de Janeiro. Ses plages, son Pain de sucre, son Christ rédempteur. Mais surtout, Rio et ses Jeux Olympiques en 2016.

Dans un peu plus d’un an. Cette splendide mégalopole brésilienne est aussi la ville natale de Chloé Leurquin, l’actuelle meilleure golfeuse belge. Vivre les JO dans « sa » ville, un rêve ? Plus que cela : un objectif qui pourrait bien devenir réalité en août 2016. Dans l’établissement waterlootois où nous l’avons rencontrée autour d’une tasse de thé, la jeune femme de 24 ans a les yeux qui pétillent. Elle raconte, avec un enthousiasme qui transpire la passion, ses premiers drives à douze ans jusqu’à ses débuts sur le circuit professionnel en mars 2013. Il y a de l’énergie mais aussi de la zénitude dans ce petit bout de femme, toute finette mais capable d’envoyer la balle à plus de 220 mètres. Bref, derrière son regard doux et cette impression de fragilité, se cache une véritable athlète dont la carrière n’en est qu’à ses prémices et dont la détermination est réelle, malgré une vraie modestie. « Avec un papa et des oncles golfeurs, j’ai vite eu un club entre les mains. À douze ans, j’ai immédiatement mordu. Ma maman me déposait au golf le matin et j’y passais la journée », se souvient-elle. « J’ai toujours aimé les sports de balle. Cela m’a sans doute donné des prédispositions et j’ai très vite progressé. Lors de ma première saison, j’étais 36 de handicap. À la fin de cette première saison, j’étais déjà 24. Puis l’année d’après, je suis passée de 24 à 8 ! » Ces progrès rapides permettent à Chloé de s’aligner rapidement lors de tournois juniors en Belgique. Dans sa tranche d’âge (les filles nées en 1990), elle est confrontée à beaucoup de joueuses d’un bon niveau. « Cette émulation a été très importante. Tout le monde élève le niveau de tout le monde. À 15 ans, j’ai décroché ma première sélection en équipe nationale ».

La gamine est douée : elle dispute les championnats d’Europe à 16 à Oslo, puis les Championnats du monde à 18 ans à Adélaïde en Australie, avant de passer pro quatre ans plus tard, en mars 2013. « Ce n’était pas forcément un objectif. J’étais à l’univ et je ne pensais pas avoir le niveau pour faire carrière sur les greens. »

La golfeuse du Royal Waterloo va pourtant réussir à combiner études et sport de haut niveau. Étudiante à l’UCL en vue de l’obtention du titre d’ingénieur de gestion, elle devrait valider son diplôme cette année. Il lui reste à terminer un mémoire qu’elle consacre à la fiscalité du sport. Ensuite, sa tête sera à 100% tournée vers le golf. « En passant la moitié de l’année à l’étranger, j’ai dû m’organiser. Ce n’est pas facile, mais c’est une expérience géniale », reconnaît la protégée d’Arnaud Langenaeken, son coach technique. Chloé admet que « la solitude, quand on se retrouve à l’hôtel après une mauvaise journée, c’est parfois difficile. Quand ça se passe mal, quand je ne joue pas bien, j’aimerais être avec ma famille pour me changer les idées. »

Le sport de haut niveau n’est donc pas fait que de strass et de paillettes. Et même si les golfeurs ne sont pas les plus mal lotis, il n’est pas non plus synonyme de poule aux oeufs d’or. Sur une saison, le budget avion/hôtel est estimé à 50 000 €. « Chez les filles, il faut remporter un tournoi pour gagner autant d’argent », fait remarquer la jeune femme. « Pour le moment, grâce à divers partenaires, je parviens à m’en sortir. » Mais faute de moyens, la jeune femme est souvent contrainte de voyager seule : « Je n’ai pas le budget pour emmener un caddy ou un entraîneur. Je n’ai d’ailleurs aucun caddy attitré. Parfois ma soeur, mon coach ou mon père me “caddient… S’il n’y a personne, je fais appel à des locaux. C’est toujours le cas en Chine ou en Inde. Jusqu’à présent, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai toujours été assistée par des caddies motivés qui avaient vraiment envie de m’aider. Certaines filles sont parfois plus mal tombées. »

Les sacrifices ne sont pas vains et Chloé Leurquin n’échangerait sa vie pour rien au monde. « Je me vois encore faire ça cinq ou six ans au moins. Après, tout va dépendre de mon évolution. Si je ne parvenais pas à assumer financièrement, il faudrait passer à autre chose. Je n’ai pas les mains vides, je suis diplômée. Mais pour le moment, je sens que je progresse, que je joue de mieux en mieux. Et surtout, j’aime ce que je fais. »

« J’ai beaucoup de chance », admet-elle en évoquant ses nombreux voyages qui en font une « citoyenne du monde » dont les amies proviennent de tous les continents. « C’est parfois frustrant de partir loin et de rester bloquée toute la journée dans un complexe hôtelier. Mais en général, les organisateurs de tournois nous proposent des visites », raconte la golfeuse. Des temples en Chine à la baie de Sydney en passant par les plages d’Agadir, Chloé Leurquin en prend plein les yeux. « J’adore l’Australie, Sydney. Le début de la saison se passe là-bas, au chaud. J’y vais trois semaines avant le premier tournoi pour disputer des « ProAm » en guise d’entraînement. Nous sommes logées dans des familles d’accueil. C’est beaucoup plus fun que les tournois officiels. » Sûr donc qu’elle apprécierait aussi de fouler le sable de Copacabana en août 2016. « Il y aura deux golfeurs par pays et 60 concurrents au total. Pour le moment, je suis 53e. Si la sélection était effectuée aujourd’hui, je serais de la partie. Je dois continuer à bien jouer, rester dans le coup. Nous serons fixés en mai 2016 », explique-t-elle. La délégation belge devrait être composée de 120 athlètes, a annoncé le Comité Olympique et Interfédéral Belge fin avril.

« Depuis que je suis toute petite, je ne manque rien des Jeux. C’est un événement génial. Tous ces sportifs réunis, c’est exceptionnel. En plus, c’est à Rio, c’est exotique, je suis née là-bas. C’est sympa. Pour n’importe quel athlète, c’est un événement grandiose. » La présence de la Waterlootoise aux JO serait aussi une bonne nouvelle en termes de reconnaissance médiatique. À l’exception de Nicolas Colsaerts, peu de golfeurs attirent l’attention régulière des médias belges (ndlr : découvrez le portrait du joueur dans notre numéro 21 disponible gratuitement online). « Depuis que Nicolas a disputé la Ryder Cup (en 2014, ndlr), le golf est un peu plus présent dans la presse », se réjouit-elle. Et avec une ambassadrice de charme qui continue de progresser, cet intérêt ne devrait que croître.

 

ATHLÈTE COMPLÈTE, MENTAL HAUT !

Jadis considéré à tort comme un sport de bourgeois pensionnés, le golf a changé d’image ces dernières années. Des athlètes comme Tiger Woods ont modifié la perception du grand public, l’image du golfeur bedonnant s’estompant au profit d’une représentation beaucoup plus positive. Les golfeurs de haut niveau sont des sportifs complets, athlétiques. Et Chloé Leurquin ne fait pas exception. Conseillée par un coach technique, Arnaud Langenaken, un coach physique, Thierry Noteboom, et peut-être bientôt par un coach mental, elle met tous les atouts dans son jeu pour remplir ses objectifs à moyen terme : intégrer la prestigieuse LPGA (le circuit américain) et remporter un tournoi majeur.

TECHNIQUE : « Mon point fort, c’est le jeu long, l’approche, le driving. Je suis dans la moyenne des meilleures. Mon putting ( jeu court) a longtemps été un point faible énorme quand je suis passée pro. Mais j’ai vraiment beaucoup travaillé cet aspect de mon jeu. On ne peut plus parler de point faible mais ce n’est pas encore un atout. Ma progression dépendra beaucoup de ma capacité à progresser dans ce secteur. Il faut encore m’améliorer à ce niveau car c'est en tournoi que tout se joue, c’est là que l’on fait la différence. »

PHYSIQUE : « Depuis que je suis pro, je me suis fort renforcée. Je travaille beaucoup l’explosivité en salle (sprint, courses, medecine ball, etc.). On travaille tout le corps. Pas que les bras. Les jambes aussi doivent être solides. C’est exigeant. Regardez les golfeurs actuels : tout le monde est fit. Mes loisirs m’aident aussi à entretenir ma forme. Quand je ne joue pas au golf, je défie mes amies au tennis. J’adore courir, marcher. Je pense aussi me mettre au yoga. C’est relaxant et c’est intéressant au niveau du stretching. »

MENTAL : « Au niveau de l’approche psychologique, je n’ai pas encore trouvé la bonne personne. Je ne suis pas contre. Ce n’est peut-être pas nécessaire, mais cela pourrait sans doute m’aider sur certains points. Concernant mon putting, j’ai un problème de confiance, par exemple. Il faudra trouver quelqu’un qui me corresponde et m’apporte vraiment quelque chose. Je n’ai pas envie de faire de la préparation mentale, juste pour dire d’en faire. Je ne suis pas stressée par nature. Pour me relaxer, je fais souvent appel aux physios ou aux masseurs. Ça m’aide à me relâcher, à me sentir bien. J’ai souvent un creux au milieu de la saison. L’été passé, je me demandais ce que je faisais là. J’étais tombée à la 110e place du circuit alors qu’il faut rester dans le top-80 pour conserver sa place. Mais j’ai très bien fini la saison en réussissant plusieurs top-20. Je me suis reprise en main. J’ai sans doute ce besoin d’être mise sous pression. »

 

LES 5 BONNES ADRESSES DE CHLOÉ LEURQUIN
  1. Kobo Resto (Waterloo) « Une vraie découverte. C’est de la cuisine africaine, vraiment très diff érent de ce que l’on mange d’habitude. Et surtout, c’est un délice. J’ai découvert cet endroit il y a peu : l’ambiance est vraiment très bonne. Les patrons et le personnel sont très sympathiques. Vraiment, c’est un dépaysement. » Rue François Libert 4 – B-1410 Waterloo www.kobo-resto.be
  2. Le bar de l’Amusoir (Waterloo) « Quand je vais prendre un verre avec mes ami(e)s, c’est très souvent dans cet établissement du centre-ville. Cosy. Une institution à Waterloo. » Ch. de Bruxelles 121 –B-1410 Waterloo www.lamusoir.be
  3. La ferme du Hameau du Roy (Vieux-Genappe) « J’adore cette boulangerie de Lasne (Vieux-Genappe). Le pain est parfait. Mais surtout, il y a une tartelette aux framboises qui est à tomber. » Chaussée de Bruxelles 70 B-1472 Vieux-Genappe www.fermeduhameauduroy.be
  4. La terrasse du Royal Waterloo Golf Club « J’y passe tout mon temps quand je suis en Belgique… Et je ne m’en lasse pas. On y mange très bien. Le cadre est magnifi que et l’ambiance dans le club house est très détendue. C’est un peu ma deuxième maison. » Vieux chemin de Wavre 50 B-1380 Lasne www.royalwaterloogolfclub.be 
  5. La pâte et ose (Waterloo) « Allez-y. Goûtez le fameux trio de pâtes. Vous m’en direz des nouvelles ! » Ch. de Bruxelles 526 – B-1410 Waterloo www.lapateetose.be

Somptueux château-ferme, le Golf Château de La Tournette à Nivelles est aujourd’hui l’un des plus beaux clubs du pays. Réservé d’abord à une haute niche sociale, le golf qu’on y pratique tend aujourd’hui à se démocratiser. Découverte d’un sport chéri ou maudit !

« Celui qui prend le club tombe forcément amoureux du golf. Mais l’inverse est aussi vrai ! », annonce d’emblée Bart van Stokkum, membre de la famille propriétaire du domaine de La Tournette. Cette ancienne propriété de nobles, datant du XVIe siècle, a été rachetée par la famille Snijders en 1993. Établi en 1988 par des investisseurs, le club de golf, qui fête donc cette année son vingtcinquième anniversaire, répondait à une demande croissante en Belgique. À cette époque, de nombreux clubs voyaient le jour. Dans l’ancien domaine de chasse, il y a tout d’abord « l’Anglais », parcours ouvert et tracé sur un large plateau sujet aux vents dominants et considérant les éléments naturels et géographiques. Puis vient « l’Américain », parcours boisé et étroit protégeant son green - en d’autres mots, son aire d’arrivée - par des obstacles naturels et artificiels comme des plans d’eau ou des bunkers de sable. Ces deux parcours de golf de compétition à dix-huit trous, très esthétiques, sont l’oeuvre d’architectes golfiques. Ils s’étendent avec l’Orival sur pas moins de 160 hectares de pelouses vallonnées, entretenues à la perfection par les « green keepers ». Enfin, le dernier, destiné aux débutants, comporte quant à lui neuf trous. Tout au long de l’année, le domaine du Château de La Tournette est foulé par un public de tous niveaux, une tendance relativement jeune.

Une évolution apparente

Depuis quelques années, le golf a su séduire un autre public que celui des hautes sphères. Mais que les choses soient claires, en Belgique, l’ouverture au grand public de ces clubs restreints est encore plus ou moins limitée en comparaison à d’autres pays. « Certains clubs sont plus ouverts que d’autres. Si l’on retrouve toujours une certaine catégorie sociale dans les clubs, le jeu est maintenant en vogue, souligne M. van Stokkum. Il tend à se démocratiser et à se développer. Ce qui est nécessairement une bonne chose, parce que, sans nouveaux joueurs, le golf n’a pas de futur. » Certes, tout le monde est le bienvenu. Mais ici, à La Tournette, qui se veut un club de référence, la culture ancienne et le prestige veulent être préservés. Ainsi, il va de soi de respecter l’étiquette et le code vestimentaire propres au jeu. Cependant, bien que prestigieux, ce club fait état d’une ouverture d’esprit non discriminatoire. « Il n’est pas question de snobisme chez nous, nos joueurs sont là uniquement pour la pratique et, surtout, pour l’amour du jeu. »

Handicap, practice, driving range, green, swing… le golf a un champ lexical bien à lui. Sport de précision aux origines floues, il se pratique depuis des siècles.


Melting pot

Bien que le mélange des genres reste encore perfectible, on y voit défiler, sur ces gazons tondus ras, des familles, des seniors et des juniors. Le mélange des styles varie aussi au niveau des tenues : des classiques aux plus modernes. L’inf luence britannique est encore perceptible sur les terrains : les sempiternels pantalons à carreaux, pulls à losanges et traditionnels polos à col, les chaussures bicolores et la casquette bien vissée sur la tête, sans oublier l’inévitable gant dont les golfeurs ne semblent pas prêts à se passer. Traditionnellement, le monde du golf est majoritairement peuplé par la gent masculine, mais la tendance semble peu à peu s’inverser puisque les ladies représentent aujourd’hui un pourcentage significatif. Chaque année, de plus en plus de femmes s’y intéressent, de toutes les catégories d’âge. « Pendant les dix dernières années, les Ladies de La Tournette ont été sacrées championnes, à trois reprises, lors des championnats belges interclubs », explique avec fierté Bart van Stokkum, également membre du comité de direction du club.

Du sport, du vrai !

C’est tout à l’honneur de ces dames d’avoir remporté ces compétitions car, au-delà de l’aspect loisir et du plaisir que procure la pratique d’un sport, le golf est une activité qui exige une condition physique certaine. Outre la précision, la maîtrise, la concentration et la technique, les joueurs doivent faire preuve d’endurance. « Jouer un parcours, c’est aussi marcher six kilomètres, au minimum. Mais aussi de la puissance, lorsque l’on sait qu’un club pèse environ quatre cents grammes et que la force de l’impact peut atteindre plus d’une tonne. Ce n’est pas un jeu de force mais la balle doit être envoyée à quelque 200 mètres. C’est un jeu de technique et de concentration. » Et les parcours vallonnés, très compétitifs, ne facilitent pas la tâche des joueurs.

Initiation pour tous

Pour être autorisé à taper la petite balle blanche dans les parcours dits de championship, c’est-à-dire les « dix-huit trous », il faut d’abord obtenir un certain niveau de jeu qui se calcule en fonction du handicap. Alors, avant de laisser les néophytes y swinger aux côtés des meilleurs, La Tournette a mis en place des après-midis découvertes pour introduire le golf auprès du public intéressé. Et pour vraiment initier les débutants à l’art du golf, un stage-découverte est aussi possible. Le driving range est l’espace idéal pour apprendre à taper de longues balles. En effet, le fairway, la partie qui sépare l’aire de départ de celle de l’arrivée mesure, généralement, entre septante et cinq-cents mètres de long. Il est donc utile de pouvoir lancer loin. Pour plus de pratique, le practice – évidemment ! – propose des installations pour améliorer tous les autres aspects du jeu. Ensuite, les débutants pourront investir le terrain de l’Orival. Et après l’effort, le réconfort ! Le Club House du Golf Château de La Tournette propose petite restauration et plats raffinés à déguster en terrasse par les beaux temps à venir…

 

Renseignements

Golf Château de La Tournette
Chemin de Baudemont, 21
B-1400 Nivelles
www.tournette.com

 

Calendrier golfique

• 1er et 2 juillet 2013 : Championnat Seniors AFG, au Golf de Pierpont
• 19 août 2013 : Championnat Interclubs Super Seniors, au Golf du Bercuit
• 7 septembre 2013 : finale du Challenge de la Francophonie, au Royal Golf Club des Fagnes-Spa
• 3 octobre 2013 : finale de l’AFG Ladies Cup, au Golf du Château de la Tournette

 

Pour l’amour du golf… et des affaires !

Près de 140 entreprises utilisent le monde du golf pour encadrer leurs relations professionnelles, grâce au club d’affaires qui existe également au sein du Golf Château de La Tournette. Le Corporate Club attire et rassemble multinationales, PME et indépendants en leur offrant des infrastructures adaptées, en lien avec le sport. « Croyez-moi, de très grandes décisions ont été prises ici récemment », raconte Bart van Stokkum, un des gestionnaires du site de La Tournette, en faisant le tour du propriétaire. Ce ne sont pas moins de sept salles de réunion qu’abrite le Château-ferme de La Tournette. Grandioses ou cosy, ces espaces ont été aménagés par une architecte d’intérieur belge qui a su préserver le cachet de noblesse d’origine. Peintures au cadre doré, tapis plain rouge cardinal, grande bibliothèque à l’ancienne… tout est là pour plonger le visiteur dans le XVIe siècle, à l’époque de la construction du lieu. Située idéalement à quelques kilomètres de Bruxelles- Capitale, La Tournette propose, outre un paysage naturel, une plateforme et des services recherchés par les dirigeants d’entreprises : la visibilité d’entreprise, les événements de networking, les initiations et les tournois de golf, l’accès aux terrains de jeu, mais aussi des salles de conférence bien équipées et l’encadrement d’une équipe coordinatrice d’événements pour ne rien laisser au hasard. Tous ces éléments font de ce Corporate Club un endroit riche pour qui veut élargir son réseau, divertir et optimiser ses relations professionnelles, nouvelles ou existantes.

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