Waw magazine

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l’aromathérapie à la portée de tous

Installée à Louvain-la-Neuve, Gelbopharma, offre une grande variété de produits bios ou naturels tels que des huiles végétales et essentielles, des diffuseurs uniques ou encore des cosmétiques de qualité. Ses fondateurs, Régine et Guido Geloen, partagent leur passion avec les professionnels du secteur du bien-être tout comme avec les particuliers.

 

Gelbopharma

Après avoir exploité un commerce sur la côte belge, Régine et Guido Geloen, tous les deux natifs du Brabant wallon, se sont formés à la naturopathie. Complices et unis dans la vie mais aussi complémentaires dans le travail, ils créent Gelbopharma en 2004, une entreprise à taille humaine où le bien-être est au centre des préoccupations. Aujourd’hui, ces passionnés d’aromathérapie s’engagent à commercialiser des produits efficaces et biologiques, au service du confort et de la beauté, alliant qualité et excellence. Ils sélectionnent avec soin leurs fournisseurs avec lesquels ils collaborent en direct.
Particulièrement spécialisés en eaux florales, savons, huiles de soin, de massage, végétales et essentielles, ils ont choisi de collaborer notamment avec une entreprise artisanale française, Astérale, qui élabore ses produits à Madagascar. Ils entretiennent une relation de confiance avec les fondateurs de la marque, Simon et Kelly Lemesle.

Des essences du Madagascar

« Passionnés par Madagascar, Simon et Kelly sont engagés dans la culture et la cueillette des plantes indigènes, raconte Régine. Grâce à leur travail sur le terrain, les huiles essentielles qu’ils créent offrent un voyage olfactif exceptionnel à la découverte d’un fabuleux patrimoine aromatique méconnu chez nous. Dès la première utilisation, on peut pourtant sentir la finesse et l’authenticité des produits, impressions confirmées par l’efficacité et la grande tolérance de ceux-ci. Les produits sont de haute qualité, conjuguant innovation et équité, labelisés « Nature et Progrès ». Nous connaissons personnellement ce duo professionnel et l’ensemble de la chaîne, de la culture jusqu’à la distillation à proximité, est sous contrôle. C’est très important pour nous. »
A travers la large gamme Astérale, Régine et Guido font découvrir des plantes malgaches aux propriétés particulièrement intéressantes comme, par exemple, le Famonty. « Récolté au plus fort de la floraison, le Famonty est typique du sud-ouest de Madagascar. Il s’agit d’un arbuste de deux à trois mètres. L’effet protecteur de la peau est indéniable. Constituant un véritable film protecteur, il peut être utilisé pour prévenir des agressions extérieures pour les peaux réactives et afin de limiter le dessèchement de la peau. Son intérêt ne se limite pas à la prévention. C’est aussi un remède précieux en cas de brûlures, d’hématomes ou encore d’allergie cutanée. »

Gelbopharma

Un diffuseur aux effluves provençales

Formée en naturopathie mais également en pédicure médicale, Régine créé aussi ses propres produits avec l’aide de Simon Lemesle. Elle a notamment mis au point un produit spécifique, « Soin des pieds ». « A base d’huiles végétale et essentielle, ce mélange allie une action nourrissante, mais également anti-inflammatoire et antifongique, d’une odeur très agréable, afin de prolonger les bienfaits du soin », précise Régine.
Dans leur sélection de fournisseurs, les fondateurs de Gelbopharma se sont aussi tournés vers un créateur français, Marcus Petrucci, et son diffuseur d’huiles essentielles. « Marcus est cannois et il a baigné dès sa plus tendre enfance dans un environnement artistique. Il a vécu à Vallauris, berceau de la poterie, puis à Grasse, ville des parfums. C’est donc quasi naturellement que sa carrière l’a conduit à créer le diffuseur Marcus. Un objet unique en son genre avec des lignes qui rappellent la mer et ses galets, les montagnes et ses douces effluves provençales. C’est un objet totalement artisanal et la particularité de ce diffuseur est d’avoir une autonomie de 3 à 4 heures. »
Loin de s’arrêter là, Régine et Guido proposent aussi un choix de thés et de tisanes bios, de compléments alimentaires, de super-aliments (notamment du pollen congelé à l’état frais de l’Abeille heureuse) ou encore de cosmétiques bios (voir encadré).

Vente en ligne

Ouvert au public sur simple rendez-vous et lors d’ateliers, Gelbopharma s’adresse aussi aux thérapeutes et professionnels du secteur du bien-être grâce à leur site internet de vente en ligne et à un large réseau de distributeurs en Wallonie (Rixensart, Wavre, Namur...). Avec deux employés, Régine et Guido mettent un point d’honneur à offrir des produits et un service de qualité, ainsi que des conseils à leur clientèle. « Nous tentons toujours de trouver de nouvelles solutions et satisfaire nos clients. Nous aimons les faire voyager parmi les senteurs des plantes, leur proposer une pause découverte et bien-être ! ».

Gelbopharma

Cosmétiques à base de rose musquée du ChilI
Intarissable sur les produits qu’elle stocke dans son entrepôt de Louvain-la-Neuve, Régine aime mettre en avant les produits bios qu’elle utilise elle-même, comme ce cosmétique à base de rose musquée du Chili. « Mosqueta’s est la première marque à avoir développé une gamme de produits cosmétiques bios à base d’huile de rose musquée, sans alcool mais aussi dynamisée, explique-t-elle. Après s’être gravement brûlée lors d’un voyage au Chili, Nathalie Gueneau, passionnée de botanique, expérimente en personne le potentiel thérapeutique et régénérateur de l’huile de Rosa affinis rubiginosa. Il s’agit d’une variété d’églantier qui pousse dans un environnement sauvage des hauts-plateaux, au centre-sud du Chili, où elle est connue sous le nom de rose musquée (à ne pas assimiler avec la Rosa canina européenne, NDLR). De ses fruits sont extraits une huile naturellement caractérisée par son incomparable richesse en acides gras essentiels. De plus, les cosmétiques élaborés par Nathalie bénéficient d’une qualité et d’une efficacité élevée grâce à la dynamisation et au contrôle complet du réseau de production de l’huile, de la récolte au séchage et de l’extraction à la transformation. Les produits répondent à chacun de vos besoins et vous accompagnent à chaque étape de votre vie. » Et Régine d’énumérer : « Cela commence avec l’huile de rose musquée que l’on applique en massage sur le ventre de la maman. Il existe aussi un baume pour les bébés, une crème pour les adolescents, un gommage, un masque, un sérum, des crèmes hautement hydratantes pour tout type de peau : douces pour les peaux sensibles, couperosées ou encore anti-âge pour les besoins des peaux matures. »

 

www.gelbopharma.com

La gastronomie au fil de l’eau

Une vue idyllique sur le lac, l’eau à vos pieds, une bonne bouteille de vin à portée de main, des mets concoctés par un jeune chef passionné et talentueux… « Genval.Les.Bains » est le restaurant du Martin’s Château du Lac, du groupe Martin’s Hôtel.

 

Situé sur la frontière linguistique, la partie nord sur la commune d’Overijse et l’autre sur celle de Rixensart, soit à cheval sur les provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon, le lac de Genval est un site artificiel qui attire autant les riverains que les Bruxellois. C’est un rendez-vous de promenade très prisé et l’un des lieux les plus appréciés de la région.

Autour de cette magnifique pièce d’eau, des restaurants, des activités nautiques et, sur la rive francophone, l’incontournable Château du Lac. Cet hôtel doté de 5 étoiles est équipé d’un centre de bien-être et fitness, mais aussi d’un restaurant lounge et bar à nul autre pareil : « Genval.Les.Bains ». Un lieu idéal pour passer un moment gastronomique avec une vue idyllique, une équipe accueillante et la cuisine inventive d’un jeune chef de talent, Nicolas Mottart. Celui-ci chef élabore les grands classiques de la gastronomie belge et européenne en y ajoutant une large touche inventive, de modernité et d’influences asiatiques. « J’ai pas mal voyagé et j’ai pu apprécier d’autres cultures, explique-t-il. Je suis un peu fou, j’aime faire découvrir aux gens de nouveaux produits, des saveurs inédites. Je vais chez mes fournisseurs pour dénicher des ingrédients originaux et composer autour de ceux-ci. Je partage beaucoup avec mes cuisiniers. Par exemple, pour un dessert, j’ai mis en avant une recette créée par un commis de cuisine qui porte le prénom d’Oscar. Un chef de cuisine ne peut pas tout faire seul, c’est un travail d’équipe. Chacun apporte sa touche et c’est cette collaboration qui fait un grand plat. »

Une cuisine faite « maison »

Autodidacte, rigoureux et épicurien, Nicolas sait sublimer ses assiettes pour en faire ressortir le sens et le goût du bon, du beau et de l’excellence. Les entrées, plats et desserts proposés à la carte sont variés et créatifs, comme le foie gras poêlé sur tartare de biche, crumble d’airelles, vinaigrette truffée ; les Saint-Jacques aux champignons noirs parfumés d’un bouillon corsé façon thaï, mousse edamame à la coriandre ; ou encore la sole de « Genval.Les.Bains » au crabe des neiges gratinée aux trompettes de la mort et pommes champignons, crème de langoustine au lait de coco : un délice ! Un business lunch est disponible le midi, incluant des propositions pour les végétariens, tandis qu’en soirée, le menu affiche quelques suggestions du moment. Avec une jolie la carte des vins et les conseils prodigués par le sympathique personnel, ce moment gastronomique au fil de l’eau vaut le détour. « J’essaie autant que possible d’offrir une cuisine faite maison », assure le jeune chef qui bénéficie d’une clientèle diversifiée, qu’il s’agisse de touristes de séjour (court ou plus long), d’hommes et de femmes d’affaires, ou de riverains souhaitant passer un moment hors du temps.

Design belge à l’honneur

De l’autre côté du hall de réception de l’hôtel, « The Kingfisher », mariant bar traditionnel et ambiance club, propose un tout autre univers à la clientèle. C’est le pari qu’a fait la chaîne Martin’s Hotels en lançant « Genval.Les.Bains » : créer un lieu inédit, conjuguant restaurant, bar, salon, galerie-lounge, coffee-tea-room, avec terrasses pour les beaux jours et chaleureux feu ouvert en hiver. Tout est raffiné. Avec, en prime, une vue idyllique sur le lac de Genval et les pelouses de croquet, pureté d’un décor design.

Tout en conservant les éléments architecturaux d’origine – dont les arcades et voussures de style roman –, le restaurant lounge séduit par le raffinement de son cachet colonial, aérien et épuré. Toutes les baies donnant sur le lac sont dotées de châssis à guillotine permettant de faire circuler “l’air du large” dès que le mercure grimpe. Le calme ambiant invite à savourer des yeux toute une série de créations « made in Belgium ». Que ce soient les beaux fauteuils JNL en cuir et wengé, la splendide cheminée linéaire De Puydt ou encore les chaises de terrasse Manutti en fibres tressées, les créateurs belges sont à l’honneur.

Nicolas Mottart, l’ascension fulgurante

En véritable passionné, Nicolas Mottart a, depuis son plus jeune âge, décidé qu’il ferait de la cuisine son futur métier. Originaire de Waterloo, diplômé du Collège Cardinal Mercier, ce jeune cuisinier a fait ses débuts au restaurant « Alter Ego ». Il a travaillé avec des chefs issus de maisons étoilées, mais qui ont un jour choisi de changer de cap en décidant de se concentrer sur leur restaurant plus que sur les récompenses. « Ces professionnels aimaient cuisiner tout « maison », ils m’ont appris énormément », reconnaît-il.

Poursuivant son ascension, il débute, voici huit ans, en tant que commis de cuisine au restaurant « Genval.Les.Bains », aux côtés du chef Olivier Grégoire. Il y grimpe rapidement les échelons jusqu’à être nommé 1er chef de partie. La reconnaissance de son travail lui ouvre pendant trois ans les portes du restaurant « Icones », au sein du Martin’s Brussels EU, d’abord en tant que sous-chef, puis comme chef de cuisine. Depuis un an, il est à la tête de « Genval.Les.Bains. »

Genval.Les.Bains

Avenue du Lac 87

B-1332 Rixensart

+32 (0) 2 655 73 73

www.martinshotels.com

A l’occasion des fêtes de fin d’année, Barbara et Maureen Louys associent leurs marques. Barbara, créatrice des bijoux By B. Barbara Louys, et Maureen, créatrice de colliers de chien Who’s That Dog (et animatrice de l’émission « The Voice » ) ont imaginé ensemble une collection capsule « Pearl That Dog » faite de colliers en velours ornés de perles de culture. Ces derniers sont réalisés à la main dans les ateliers belges de Who’s That Dog, puis brodés dans ceux de Barbara Louys, rue de Namur à Bruxelles.

« Nous avions envie d’entamer une collaboration, à notre échelle, comme les grandes marques, explique Barbara. Mais nous avions une autre motivation. Quand Noël arrive et qu’on a la chance d’avoir autour de soi une famille et des amis, je pense que l’on a tous une prise de conscience. Cette année, nous avions envie de faire un petit quelque chose pour les chiens, qui sont souvent les seuls compagnons des personnes isolées. »

C’est tout un univers artistique qu’Isabelle Nell prend le temps de partager à travers la peinture, la sculpture et, depuis peu, l’écriture. Rencontre à Chaumont-Gistoux avec cet « ange » qui plane en pleine spiritualité.

 

L’envie de peindre et l’attrait artistique, Isabelle Nell les a depuis son enfance. Elle garde en mémoire les heures où elle s’installait aux côtés de son père pour l’observer et écouter ses conseils. « J’étais admirative de son travail. D’aussi loin que viennent mes souvenirs, j’avais souvent un crayon, une plume ou un pinceau à la main. Ambidextre de naissance, je m’amusais à écrire à l’envers, une technique prônée par Léonard de Vinci. »
Pendant quinze ans, Isabelle Nell fait partie d’une troupe de danse contemporaine et poursuit des études supérieures à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, en architecture d’intérieur, tout en choisissant l’option design pour compléter son apprentissage. « Le jour de l’obtention de mon diplôme, j’ai franchi la porte d’un magasin de fournitures artistiques afin d’acheter de l’argile. Je voulais créer ma première sculpture. Cela m’a donné l’envie de poursuivre pendant deux ans une formation à l’atelier de sculpture de cette même académie. Sous les conseils avisés de mon professeur, le célèbre sculpteur Martin Guyaux, j’ai amélioré mes gestes et ma perception au contact de la matière. Lors d’une cotation, il m’a fait l’un des plus beaux compliments. J’avais su capturer le sens, la valeur, l’âme de l’homme qui posait pour les étudiants. Le modèle - nu, mystérieux, conjointement extraverti et introverti - n’avait pas trouvé d’autres solutions pour gagner sa vie. J’avoue que cette condition d’existence m’avait touchée. »


Entre peinture et sculpture
À l’aube de ses trente ans, Isabelle réalise sa première toile. « Je l’ai imaginée en regardant un mur blanc, vide, dans un appartement où je venais d’emménager. Les idées de créations se bousculaient. Étape par étape, la toile a pris place. Il fallait qu’elle soit immense, qu’elle dépasse la taille des réalisations de mon père. En 2000, lors de ma toute première exposition, à Grez-Doiceau, j’ai réalisé à quel point les dimensions de mes œuvres étaient encombrantes, compliquées à transporter. J’ai revisité la taille de mes toiles en fonction de ma voiture (rires) ».
En peinture, son art s’inscrit dans la lignée du surréalisme épuré, symbolique. L’ombre et la lumière, les arbres et les nuages sont les sillons qui escortent la quête de ses racines. Côté sculpture, Isabelle se définit comme étant plus classique. Pour peindre ou sculpter, elle aime travailler des matériaux qui lui permettent liberté et sensualité.
« Ma technique de prédilection est la peinture à l’huile sur toile ou sur panneau. Pour la sculpture, même si j’ai appris à boucharder la pierre à l’académie, je me suis tournée définitivement vers le travail de l’argile. Ce qui me permet un mouvement plus précis, plus sensuel. Même si certaines de mes pièces sont fondues en bronze à partir d’un moule, il m’arrive d’utiliser la technique de la mosaïque pour d’autres créations. Recouvrir la terre cuite de cette couche, c’est un véritable puzzle qui se construit avec patience et introspection. En lien avec mon vécu, je ne fais que suivre les instructions des images qui surgissent de mes rêves. Je ne résiste pas, je me laisse guider ».


Une nouvelle spiritualité
Installée à Chaumont-Gistoux, Isabelle aime la quiétude. L’environnement verdoyant l’inspire tout comme l’être humain… Ses qualités, ses défauts, ses polarités. Elle admire des artistes d’horizons variés : les talents de Léonard de Vinci, de René Magritte, les sculptures de Salvador Dali, le vécu d’Antoine de Saint-Exupéry, les personnalités d’Alexandre Jardin et de Bernard Depoorter qu’elle considère comme un génie. « En quittant les nuisances sonores et la pollution de Bruxelles pour un cadre verdoyant en Brabant wallon, mon univers s’est éclairé. Et ma spiritualité a évolué après avoir vécu une expérience de mort imminente. Je ne fais partie d’aucune religion, mais le bleu utilisé sur mes toiles a certainement un lien avec cet événement. Tout ce qui concerne l’Archange Saint Michel retient mon attention. Les monuments historiques qui lui sont dédiés me font voyager. Je pars régulièrement en Normandie pour visiter le Mont-Saint-Michel. »


Un premier roman initiatique
Et puis, il y a ce premier roman dont Isabelle Nell a accouché après neuf mois d’écriture et qui a été publié en mars dernier. « J’ai entendu de nombreuses personnes dire « Un jour, j’écrirai un livre… ». Mystérieusement, j’avais le même désir. J’ai l’impression d’avoir forcé l’arrêt des aiguilles de mon horloge pour prendre le temps d’écrire. Je me suis isolée pour concrétiser ce besoin que je ressentais depuis l’adolescence. « (R)évolution d’une rêveuse » est un roman initiatique, il montre l’évolution d’un personnage. Les différentes épreuves, qu’elles soient positives ou négatives, transforment l’individu. Elles permettent la compréhension qu’il a sur lui-même. Le personnage principal de mon roman se nomme Angel, elle me ressemble. J’aime garder une part de mystère. Entre la réalité et l’imaginaire, il n’y a qu’un pas à faire. Suivant l’axiome latin « verba volant, scripta manent » (les paroles s’envolent, les écrits restent, ndlr), j’assume la portée de mes mots en m’appliquant à laisser des traces de mon passage. Et j’ai déjà le projet d’écrire un nouveau roman dans lequel j’incarnerai le rôle d’un homme, Michel… En attendant, je souhaite organiser des événements pour attirer le regard sur mon univers artistique. »

Repères
• Octobre 2000 : 1re exposition marquante à la galerie « Au Grez des Arts », à Grez-Doiceau.
• Juin 2003 : Médaille d’or nationale lors du 33e Salon international de l’Académie européenne des Arts, pour l’ensemble de son travail, à Gembloux.
• Octobre 2003 : Médaille d’or nationale du Conseil supérieur des récompenses lors de l’exposition internationale de l’Académie européenne des Arts, à Paris.
• Avril 2004 : rétrospective de dix ans de créations au Château d’eau du Bois de la Cambre, à Bruxelles. « Le Coq dans les nuages », réalisé pour « Brabant wallon en fête », entre dans la collection provinciale.
• Depuis 2005 : expositions diverses en Belgique (Centre Rops à Bruxelles, Salon wallon des Métiers d’Art, au Palais abbatial de Saint-Hubert…) et en France (Paris, Carpentras, Saumane-de-Vaucluse, Montpellier...).
• Depuis 2011 : création des "Maca d’Or", trophées récompensant les entreprises méritantes de Wavre.
• Depuis 2012 : expositions au Moulin d’Arenberg à Rebecq, à l’Abbaye de Vaucelles en France, à la galerie « Au Grez des Arts » à Grez-Doiceau, etc.

www.nellisabelle.com

 

Où peut-on éprouver les sensations de conduire une voiture à plus de 300 km/heure sur les plus beaux circuits du monde sans risquer des dégâts matériels et corporels ? A Waterloo, sur les simulateurs professionnels d’Exype, une société mise sur rails par un jeune polytechnicien montois  : Benoît Laurent.

 

 

Des études secondaires au SHAPE, un diplôme d’ingénieur civil en informatique et gestion à l’UMONS suivis d’une formation d’entrepreneur : voilà le parcours de Benoît Laurent qui rêva très vite, à la sortie de ses études, de créer un parc d’attraction des sports extrêmes « Extreme Urban Sport ». «C’était un projet de 15 millions d’euros. J’avais moins de 25 ans et je m’étais dit que j’allais réussir à lever les fonds nécessaires. Mais ce projet ne s’est pas concrétisé comme ça… »

En effet, Benoît est engagé dans la société de services informatiques EASI, basée à Nivelles. Il est formé par le fondateur, Salavator Curaba, un ancien footballeur devenu entrepreneur. «Pendant un an, j’ai travaillé en Belgique. L’année suivante, je suis parti à Luxembourg pour essayer de développer le marché pour EASI. Parallèlement, mon projet  de création d’entreprise continuait de progresser. En 2013, j’ai décidé de m’y consacrer full-time.»

«A force de parler de mon « super projet » qui allait révolutionner le monde, j’ai croisé de plus en plus de gens désireux de m’aider. De fil en aiguilles, j’ai réuni autour de moi un groupe de conseillers. Tous les deux mois, je leur offrais un restaurant où nous nous réunissions et nous discutions du projet. ».  Parmi ces conseillers, Benoît réussi à attirer le directeur général de Walibi et  le directeur actuel de Fair Trade Belgium, mais également des ingénieurs de son âge, des informaticiens, des architectes et une femme. Au total, une dizaine de personnes, tous de véritables experts dans leur domaine, dont les précieux conseils ont permis à Benoît de faire les bons choix. «Je croyais créer ma société en un an mais finalement, cela m’en a pris quatre.»

En partenariat avec Sébastien Loeb

C’est à Mons, sous forme de start-up, que la société naîtra
finalement en 2015. Avec un premier investissement de taille : un simulateur de courses. Car le projet de Benoît Laurent s’est précisé : il veut créer un lieu où il sera possible de vivre
l'expérience d'un pilote de course automobile. Foncer à plus de 300 km/h sur les plus beaux circuits du monde au volant de simulateurs professionnels !

« Même si le projet initial de parc d’attraction a été adapté faute du budget nécessaire, le principe reste le même : offrir une activité à sensation forte qui génère de l’adrénaline dans un cadre haut de gamme pour pouvoir partager des moments uniques, explique le jeune entrepreneur. A force de s’entourer, on discute, on regarde ce qui fonctionne ailleurs, dans d’autres pays. C’est ainsi que nous nous sommes orientés vers une activité de simulation de course automobile avec du matériel professionnel utilisé par de vrais pilotes pour s’entraîner. Nous utilisons des simulateurs de conduite dynamique six axes développés par la société française Ellip6 en partenariat avec Sébastien Loeb. »

Des simulateurs ultra performants qui contribuent au succès d’Exype. Il faut dire que le célèbre pilote de rallye a peaufiné leurs paramètres pour que les sensations soient au plus proche de la réalité. C’est lui, également, qui a récemment ouvert la nouvelle attraction du Futuroscope, basée exactement sur la même technologie. 

«  Après le boulot, un lieu où on passe pendant une heure ou deux, boire un verre, s’amuser autour d’un même loisir. Pour partager autre chose que les problèmes de la journée et discuter de voitures, par exemple. »

S’amuser entre amis et collègues

L’originalité d’Exype est donc d’offrir de véritables sensations avec de la simulation de voitures GT, de Formule 1, de tourisme, de rallye et même de prototypes. « En créant ma société, mon but était avant tout de proposer une activité qui sort du commun, à partager entre amis et collègues. J’apprécie m’amuser comme tout le monde, mais j’aime encore plus divertir les gens. L’idée était donc d’offrir un concept permettant de créer des liens. Après le boulot, un lieu où on passe pendant une heure ou deux, boire un verre, s’amuser autour d’un même loisir. Pour partager autre chose que les problèmes de la journée et discuter de voitures, par exemple. »

En avril 2017, Exype s’est installé à Waterloo. Aujourd’hui, sa société est constituée de dix actionnaires. Son associé Frédéric Hambye y travaille à temps partiel et le reste de l’équipe est composée de quatre employés. Quant aux simulateurs automobiles, ils sont au nombre de quatre et permettent de choisir entre une cinquantaine de voitures et une centaine de circuits. En outre, ils sont accessibles à tous. « Nous avons des passionnés et des pilotes qui viennent repérer les circuits chez nous, ce qui leur permet d’être plus en condition quand ils vont piloter sur des circuits existants, comme Spa, par exemple. Il n’y a pas d’âge requis, il faut juste mesurer 1m40 minimum. Constantin, un enfant de huit ans, est l’un des plus forts C’est un peu déroutant et même frustrant ».

Au-delà des simulateurs, Benoît avait souhaité rendre le lieu convivial. En plus du bar, une nouvelle salle de plus de 120m2 vient d’être terminée. Anniversaires, conférences, dîners gastronomiques… l’entrepreneur a pensé à tout. Il a établi des partenariats avec des PME de la région dont notamment deux services traiteurs : « La Toque Blanche » et « Cook For You ». « Nous offrons aussi la possibilité de boire un verre en nous adaptant à la fois au budget et à la demande. Nous voulons créer un endroit convivial à Waterloo. Nous mettons également en place d’autres partenariats avec des gens comme Jean-Philippe Watteyne, pour organiser un repas gastronomique. Nous aimerions attirer les passionnés de courses automobiles, mais aussi ceux qui le sont moins et qui souhaitent tout simplement partager de bons moments.»

Investir en Flandre ?

La clientèle actuelle vient de la région, mais aussi du Hainaut, de Liège, Bastogne, Namur et de  Flandres : le concept unique en Belgique fait déplacer de plus en plus de monde. « Nous avons aussi une collaboration avec « Come to you racing » et nous organisons des challenge. »

Aujourd’hui, le concepteur d’Exype lorgne de plus en plus vers la Flandre. « Anvers et Gand sont des villes auxquelles nous avons déjà pensé. Et si nous avons une opportunité à Barcelone, pourquoi pas ! L’essentiel est de trouver des personnes motivées et qui veulent développer des centres de simulateurs automobiles haut de gamme. »

Fin 2016, Benoît avait lancé une campagne avec Hello Crowd, le crowfunding de Hello Bank BNP Paribas. « Nous avions réussi à lever 16.000 euros et 200 backers nous soutenaient ». En 2018, Benoit et sa fine équipe participeront à un « tour on bus » comme campagne exemplaire de crowdfunding.

Témoignages

• Didier Franz, un client de la première heure

« J'ai connu Benoît et son projet grâce à un collègue. Comme j'aime le sport automobile, j’ai été voir le concept. J'ai tout de suite été très bien accueilli. Un challenge était organisé et j’ai gagné la finale. J’avais déjà testé des simulateurs, mais ils étaient beaucoup plus statiques. Les sensations, surtout au freinage, sont assez impressionnantes. Les jeunes pilotes de F1 qui n'ont jamais roulé sur tous les circuits du championnat apprennent un nouveau circuit grâce au simulateur. C'est donc une excellente première approche et surtout moins onéreuse que de louer une voiture, surtout en cas de crash (rires). Exype, c'est aussi un lieu où il est très agréable de passer un moment entre amis, même pour les gens qui ne font pas de la simu. »

• Jonathan Robberechts, un compétiteur

« Je n’avais jamais eu l’occasion d’essayer des simulateurs. Je participais à des championnats en ligne depuis mon salon avec du matériel complètement basique, mais avec des résultats tout à fait honorables. Les simulateurs pro sont beaucoup plus proches de la réalité que tout ce que j'ai pu essayer auparavant, que ce soit sur console ou sur ordinateur. La moindre perte d’adhérence est transmise via le simulateur :
un virage, un blocage de roue, etc. Tout est ressenti admirablement. Le simulateur permet vraiment d'entrer dans sa "bulle" quand on fait un run... Ce qui se passe autour n'a plus aucune importance, la seule chose qui compte, c'est le chrono et le comportement de la voiture pour pouvoir garder un maximum de vitesse. »

 

Exype 
Chaussée de Louvain 7
B-1410 Waterloo
+32 2 386 00 60
www.exype.be

A Chaumont-Gistoux, Cinzia Tirone vous accueille depuis bientôt trois ans dans son restaurant cosy « Chez Soi Chez Moi ». Cuisine ensoleillée du Maghreb, d’Espagne, d’Italie ou du Sud de la France. Savoureuse et généreuse.


Avec une mère née en Algérie et un père sicilien, des séjours prolongés en Espagne et en France, Cinzia est tombée toute petite dans la marmite de la cuisine méditerranéenne. Après avoir suivi son cursus en hôtellerie dont deux années au Ceria, elle termine son parcours avec une spécialisation pour être professeur de cuisine. Mais une idée commence à mûrir… Résidant à Chaumont-Gistoux avec son mari Laurent et ses deux enfants, elle décide d’y ouvrir, légèrement en retrait de la chaussée de Huy, son premier restaurant en juillet 2015.

L’univers de Cinzia se dévoile sitôt la porte poussée. Dans un décor coloré et chaleureux, un bar, une table haute et d’autres plus petites, des banquettes recouvertes de coussins douillets aux tons chatoyants vous accueillent confortablement avec un peu plus de vingt couverts. Une terrasse vous attend également dès les premiers beaux jours.

Côté cuisine, Cinzia a choisi un concept à la fois original et unique. « Chez Soi Chez Moi » vous fait voyager à travers le bassin méditerranée qui tient à cœur à la cheffe : Italie, Maghreb, Espagne et Sud de la France. Qu’il s’agisse du tableau noir sur lequel elle propose des mets variant en fonction des saisons et du marché ou sur une carte volontairement limitée à une entrée et trois plats par région, embarquez pour une escapade gourmande.

Quatre horizons culinaires

Venez vous installer d’abord aux « Tables d’Italie » où vous pourrez déguster des pâtes, mais aussi des plats inspirés notamment par la Sicile. Pour suivre, succombez aux « Chaleurs d’Orient », où la gastronomie du Maghreb - et tout particulièrement l’Algérie - est  à l’honneur. Tajines et couscous vous régalent par leurs saveurs et leur quantité généreuse. Viennent ensuite les « Douceurs ibériques », qui vous permettent d’apprécier l’Espagne à travers des plats typiques tels que la paëlla ou encore les empanadillas. Votre voyage culinaire se termine par les  « Chants provençaux » et son choix de mets qui sentent bon le Sud. Sans oublier les desserts, accompagnés, si vous le souhaitez, d’un thé traditionnel marocain à la menthe ou d’un café serré « à l’italienne ». La carte varie tous les trois mois mais comporte toujours quelques « incontournables ». Cinzia propose aussi en soirée des « menus à thème all-in » (50€), sans oublier le lunch (uniquement en semaine) à un prix doux (18,50€).

Même si le choix de présenter une carte aussi variée peut surprendre, la cheffe a réellement la volonté de présenter ces quatre horizons culinaires qui l’inspirent et qu’elle souhaite partager avec sa clientèle de plus en plus fidèle. « Il n’y a aucun concept comme le mien et j’aime faire découvrir des cuisines ainsi que des épices différentes », précise  Cinzia. « J’aime donner aux clients la possibilité de goûter de nouvelles saveurs. C’est agréable de voir qu’ils osent manger ce qu’ils ne connaissent pas ».

Flacons divins

Les amateurs de vin sont également comblés au « Chez Soi Chez Moi ».  Laurent a sélectionné les flacons de la carte. Faites votre choix parmi les bouteilles espagnoles, italiennes, portugaises et françaises, sans oublier l’une ou l’autre perle du Liban ou du Maroc. A côté de ces découvertes, quelques flacons aux étiquettes de renom permettent aux amateurs de vins plus classiques de se faire plaisir, eux aussi. Le tout à prix d’ami.

Chez Soi Chez Moi
Chaussée de Huy 224
B-1325 Chaumont-Gistoux
+32 10 88 93 98
www.chezsoi-chezmoi.be

Implantée en région namuroise, CDEL s’est très rapidement imposée comme partenaire privilégié en éclairage extérieur public et privé dans  de nombreuses villes de Wallonie. A sa source, un homme, au parcours éclairé, François Brogniet.

 

 

Fort de son expérience en éclairage public en tant que chef de projet début des années 2000 chez Electrabel à Bruxelles (qui deviendra Sibelga), François Brogniet collabore ensuite comme gestionnaire de comptes chez Philips Lighting durant deux années. Tout au long de cette période, au-delà de l’expérience technique, il se forge une base commerciale et réalise des mises en lumière telles que les ponts majeurs à Liège (pont Kennedy, pont des arches et pont Albert). Parallèlement, il a également la responsabilité des comptes (SPW, Netmanagement…) représentant près de 6 millions € de chiffres. Grâce à ses compétences, il se fait repérer par Hess A.G., entreprise allemande spécialisée en luminaires haut de gamme, installée en Forêt noire, qui l’engage comme directeur commercial. Hess n’était pas du tout présent sur le territoire wallon et, après trois années seulement, le chiffre d’affaire avoisine le million €.

Mais François Brogniet a une idée en tête qui ne le quitte pas et il démissionne de Hess en décembre 2011. Il souhaite proposer des projets d’éclairage public complet susceptibles de s’adapter le plus précisément possible aux désirs des communes en offrant une carte multiconstructeur. Quand il créé CDEL, les débuts de l’entreprise sont axés sur l’élaboration des projets, de leurs études pour la mise en place (CDEL n’est pas un bureau d’études) et de la fourniture du matériel.

Parmi les nombreuses réalisations confiées à la société, les plus importantes sont la mise en lumière du Lion de Waterloo, celle du lac des Doyards à Vielsalm, du village de Ny avec ses illuminations spécifiques et la rénovation de l’éclairage de l’église de Marche-en-Famenne. Mais les années passent et François Brogniet fait un triste constat : l’absence trop fréquente de volonté de la part des principaux Gestionnaires de Réseau de Distribution (GRD) d’évoluer vers les solutions modernes d’éclairages ! CDEL va ainsi être la première société à proposer aux communes des luminaires LED. Le but ? Réduire les coûts de fonctionnement et la consommation. Les nouvelles solutions sur le marché permettent finalement d’être à la pointe de la technologie.

 

Éclairage public intelligent

En 2014, CDEL fait un nouveau pas en avant en mettant en place à Wavre une importante installation d’éclairage public intelligent. C’est ainsi que depuis près de trois ans, les résidents du quartier « Village Expo », à Limal, bénéficient d’un système d’éclairage urbain que l’on peut qualifier de « sur mesure » (1). Cet équipement, qui constitue une première à ce niveau en Belgique, offre la particularité d’adapter automatiquement le niveau de luminosité en fonction du type d'utilisateur présent sur la voirie : piéton, cycliste, automobiliste... Chaque lampadaire fonctionnant indépendamment des autres, cette « intelligence » permet aux communes – et indirectement aux contribuables – de réaliser des économies d’énergies importantes puisque l’éclairage ne fonctionne qu’à la demande et reconnaît les différents types d’usagers.

Un juste tarif

Poursuivant sur sa lancée, CDEL propose, en 2017, de fournir l’ensemble des services dont une commune a besoin et, cela, à des tarifs bien inférieurs à ceux appliqués par les GRD. Le service de dépannage se veut optimum. La société est informée en temps réel si un problème se pose et peut dès le lendemain faire intervenir une équipe. Autre avantage. La commune paie également la juste consommation avec l’éclairage public de CDEL et non plus un montant forfaitaire basé sur un recensement approximatif des points d’éclairage installés dans la commune. L’éclairage scénographique, mise en lumière de bâtiment public, église, monument…. sont pris en charge par l’entreprise. Celle-ci établit un contrat avec la commune qui aura la gratuité des interventions sur ce type d’éclairage pour une durée de 10 ans !

L’avenir ? Grâce à la confiance accordée par les communes, de nouvelles installations verront le jour cette année en Wallonie. La Ville d’Ath, par exemple, aura elle aussi un projet d’éclairage public intelligent. L’entreprise namuroise, qui dispose également de bureaux à Louvain-la-Neuve, vient également de décrocher quatre projets majeurs à Wavre. Et le nord de la France fait également partie de ses objectifs à plus ou moins court terme.

(1) Voir WAW n°30 (Automne 2015)

CEDEL
Rue de Bruyère 102
B-5300 Bonneville (Andenne)
+32 473 71 07 65
www.cdel.eu

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Nikos Aliagas n’est pas seulement présentateur de télévision, il a également une formation de journaliste, est animateur de radio, écrivain, acteur, chanteur et...photographe! Du 20 janvier au 28 février, il expose ses œuvres dans les lieux magiques de l'Abbaye de Villers-la-Ville.

"L’épreuve du temps", ce sont des photographies exclusivement en noir et blanc prises par Nikos Aliagas. Le temps fait partie de ses obsessions. Bien loin du monde du showbusiness, il prend le temps de la rencontre spontanée, la capacité à rencontrer l'autre. Il cherche à comprendre sa réalité. Derrière le paraître et la célébrité se cachent l’authenticité et l’intimité. Dans ses clichés de moments saisis, Nikos essaie de capter la singularité, la dignité, la force mais aussi la fragilité d’anonymes. Il capture l’histoire de chacune de ces personnes avec pudeur et respect. Il raconte l’indicible : le spectateur voit dans les yeux et les mains ce que l’être humain ne dit pas. Il immortalise ainsi les mains usées et les visages marqués de personnes qu’il a croisées sur son chemin.

"Ces êtres me fascinent" explique-t’il "car ils portent le temps comme un témoin inexorable de leur existence, ils en reconnaissent l’épreuve et ils ne craignent pas ses preuves. Je photographie ceux qui se souviennent de l’éphémère et qui acceptent l’idée de passage".

L’exposition met en scène 26 clichés en grand format (1m/1m50) en noir et blanc: à voir absolument.

INFOS PRATIQUES
L’épreuve du temps
Expo de photographies de Nikos Aliagas

Du 20 janvier au 28 février 2018

Accessible durant les heures d’ouverture de l’Abbaye, de 10 à 17h.

Abbaye de Villers in situ (en extérieur)
rue de l’Abbaye, 55
B-1495  Villers-la-Ville
Adulte : 8 € - Senior (60+) et étudiant : 6 € - Enfant 6-12 ans : 3 € - Gratuit < 6 ans. Réduction de 0,5 € en prévente

En plus des superbes photos, on aime particulièrement les lieux magiques, les tarifs qui comprennent l'accès à l'Abbaye et l'accès de l'expo aux PMR.

A Rhisnes, depuis 1937, Cromarbo est une société familiale qui a le marbre dans le sang. Cette passion pour la pierre naturelle haut de gamme s’accompagne de conseils et services personnalisés pour une clientèle en provenance du nord comme du sud du pays.

 
En 1900, Armand Croonenberghs crée trois scieries: à Biesmes, à Tamines et à Rhisnes. C’est sur ce dernier site que Cromarbo exerce ses activités de grossiste depuis quatre générations. A ses débuts, l’entreprise importait des blocs de marbre, les sciait en tranches, les polissait et les stockait. Le matériau était importé d’Italie, du Portugal, d’Espagne et de France. Avec la mondialisation, l’activité a évolué. Le marbre vient des pays précités, mais également de Turquie, du Brésil, de Chine, d’Inde, d’Afrique…  Et Cromarbo ne le scie plus, mais l’achète directement en tranches, le plus grand pays transformateur étant l’Italie, véritable plaque tournante en la matière.

Aujourd’hui, c’est Bruno Croonenberghs qui gère l’entreprise et en est l’administrateur délégué, alors qu’Isabelle s’occupe de l’administration interne, de la gestion journalière et des contacts avec les donneurs d’ordre. Le frère et la sœur travaillent en famille entourés d’une dizaine d’employés et ouvriers.

« Initialement, c’était un secteur très traditionnel et segmenté, expliquent-ils. Nous sommes des scieurs, nous vendons des tranches à des marbriers qui traitent ensuite avec des particuliers et des prescripteurs tels que cuisinistes, sanitaristes, etc. Depuis quelques années, il y a une explosion de variétés de marbres provenant du monde entier. Cette matière naturelle a retrouvé une véritable place dans la décoration intérieure, comme celle qu’elle occupait dans l’Antiquité, dans les églises et sur les monuments. Nous aimerions donc convaincre les architectes de travailler avec nos produits. C’est quelque chose de récent, qui perturbe un peu le côté traditionnel du métier où chacun avait sa place. De nos jours, en tant que grossiste, c’est vraiment important d’investir pour nous dans la visibilité, pour montrer que nous existons notamment auprès des architectes. »

Des concurrents situés en Flandre

Des architectes qui viennent de partout (Liège, Anvers, Gand, Bruges…) afin de visiter la dernière entreprise à faire ce métier en Wallonie, alors qu’historiquement ce type d’entreprise n’existait que dans cette région, là où était située la quasi totalité des carrières de marbre. « A l’exception de deux ou trois d’entre-elles, ces carrières ont cessé leur exploitation et les usines sont mortes, regrette Bruno. Aujourd’hui, nos concurrents directs sont des sociétés flamandes en moyenne dix fois plus grandes que la nôtre. Mais nous misons tout sur une niche que nous essayons de soigner : les marbres complexes, beaux, décoratifs. De plus, nous avons transformé notre faiblesse en force en tant que petite entreprise : nous pouvons accompagner et conseiller personnellement nos clients du début à la fin. » Et Isabelle d’enchaîner : « Ils savent à qui ils ont affaire. Il n’y a pas 36.000 interlocuteurs qui transmettent leur demande puis la traitent. Nous les connaissons, ils nous connaissent. Une relation de confiance s’installe. Nous sommes peu nombreux et nous pouvons nous permettre ça. Avoir cette dimension familiale, nous permet de miser avant tout sur le conseil plutôt que la vente à tout prix. »

Proches des gens

Ces dernières années, Cromarbo a effectué la moitié de son chiffre d’affaires en Flandre et l’autre moitié en Wallonie. « En 2017 et 2018, nous avons même vendu un peu plus dans la partie nord du pays. C’est grâce à notre particularité wallonne de faire les choses. Nous sommes proches des gens. Nous préférons la notion de partenariat plutôt qu’un rapport de force. Avec nos fournisseurs comme avec nos clients. »

Un nouveau défi ? « Désormais, nous devons jouer le rôle du marbrier auprès des prescripteurs. Nous ne leur vendons pas les matériaux, mais nous les conseillons. D’ailleurs, quand ils nous rendent visite, certains marbriers sont eux-mêmes surpris de la diversité de l’offre. Des matériaux (marbre, granit, quartzite, pierres bleues, pierres blanches...), mais aussi les épaisseurs et finitions (polies, adoucies…). Depuis une dizaine d’années, pour répondre à la demande, nous proposons aussi des matériaux composites de quartz et de la céramique. C’est différent, mais une belle alternative malgré tout. »

Des cadeaux de la nature !

Entreprise familiale, Cromarbo prône des valeurs chères à Isabelle et Bruno : la passion de la pierre naturelle, mais aussi l’écoute, le partage, le service et l’humanité. « Nous partageons le goût pour la beauté des matières naturelles, souligne Isabelle. Parfois, dans une tranche que nous avons vue déjà dix fois, nous voyons autre chose la onzième fois ! C’est magnifique, comme une œuvre artistique. J’espère que nous arrivons à faire découvrir cela aux autres et à leur transmettre notre passion. Car, bien plus que le fait de vendre, nous aimons la notion de partage. »

« Nous vendons des morceaux de la nature qui sont de véritables cadeaux, complète son frère. Ces marbres et granits ont été formés il y a des millions d’années. Savoir que certaines pierres ont été extraites dans différents pays du monde et qu’elles ont des millions d’années, nous apprend à les voir différemment, à les respecter, à être humble. »

www.cromarbo.be

Le marbre en Belgique

Nombreux sont celles et ceux qui pensent qu’il n’y a plus de carrière de marbre en Belgique. Pourtant, son extraction n’est pas terminée. Les marbres rouge et gris, ainsi que le marbre noir, continuent à être exploités. Les premiers, qui sont utilisés pour les monuments et sites, ainsi que dans la rénovation, sont extraits dans la carrière de Hautmont à Vodelée (Doische) et ont pour appellation « Rouge Royal », « Rouge Griotte » et « Gris des Ardennes ». Quant au marbre noir belge, connu dans le monde entier comme étant le seul marbre pur grâce à sa texture et à sa profondeur particulière, son exploitation continue à Bossières (Gembloux), dans une carrière souterraine organisée comme une mine (il existait jadis à Rhisnes une autre carrière souterraine de marbre noir, mais elle s’est effondrée il y a environ 50 ans). Connu sous le nom de « Noir de Mazy » ou de « Marbre Noir de Golzinne », il est surtout apprécié pour la décoration intérieure.

Notons que tant le marbre noir de Bossières que les marbres rouge et gris de Vodelée sont exploités par la SA Merbes-Sprimont, à Merbes-le-Château. Où Cromarbo se fournit bien sûr également.

A l’occasion des fêtes de fin d’année, Barbara et Maureen Louys associent leurs marques. Barbara, créatrice des bijoux By B. Barbara Louys, et Maureen, créatrice de colliers de chien Who’s That Dog (et animatrice de l’émission « The Voice » ) ont imaginé ensemble une collection capsule « Pearl That Dog » faite de colliers en velours ornés de perles de culture. Ces derniers sont réalisés à la main dans les ateliers belges de Who’s That Dog, puis brodés dans ceux de Barbara Louys, rue de Namur à Bruxelles.

« Nous avions envie d’entamer une collaboration, à notre échelle, comme les grandes marques, explique Barbara. Mais nous avions une autre motivation. Quand Noël arrive et qu’on a la chance d’avoir autour de soi une famille et des amis, je pense que l’on a tous une prise de conscience. Cette année, nous avions envie de faire un petit quelque chose pour les chiens, qui sont souvent les seuls compagnons des personnes isolées. »

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