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Désormais connue et reconnue parmi les 50 entreprises les plus innovantes du monde, la start-up liégeoise Modalisa Technology n’a pas fini de faire parler d’elle. Donc, parlons-en !

Hormis le diplôme, une furieuse soif de connaissances et un esprit sollicité en permanence par des idées brillantes et novatrices, rien a priori n'aurait dû faire se croiser Tony Ciccarella, 38 ans, et Frédéric Maréchal, 28 ans, cofondateurs de Modalisa Technology. Ces deux génies des lignes de codes ont suivi la même formation à l'Institut Montefiore de l'Université de Liège, partagé la même geekattitude… à dix ans d'intervalle. Ils se rencontrent de manière informelle autour d’un verre et, au fil de discussions, se découvrent de nombreux points en commun. Aux rencontres fortuites se substituent ensuite les rendez-vous pris entre deux hommes devenus amis. Les idées fusent et très vite convergent vers un constat : aucun système performant n'a encore été imaginé pour modéliser un ensemble de processus complexes. Nous sommes alors en 2006, année qui voit naître les premières esquisses de la technologie Modatech.

Plus qu’un logiciel

Imaginée et programmée entièrement par Tony Ciccarella et Frédéric Maréchal, Modalisa Technology n'est pas un simple logiciel, mais bien une plate-forme complexe composée de briques applicatives. Actuellement, trente modules permettent à l'entreprise de modéliser – d'où le nom, et pas en référence à Léonard de Vinci – l'ensemble de ses services en temps réel.

Le but ultime de Modalisa Technology est de permettre au CEO d'une entreprise de isualiser en temps réel toute l'activité de son entreprise à l'aide de sa tablette ou de son Smartphone et de pouvoir à tout moment influer sur son fonctionnement. La plateforme Modalisa, volontairement user friendly, permet au chef d'entreprise de modifier très facilement des processus, de donner de nouvelles priorités, de réassigner des tâches, de gérer les ressources humaines en fonction de l'activité du jour, etc. Il peut également être prévenu par un sms ou une notification push si une tâche n'a pas encore été effectuée, ou si son délai d'expiration sera bientôt atteint… Les possibilités sont infinies.

Les processus sont constitués d'un ensemble de tâches, soumises à des conditions, toutes associées à une personne ou à un rôle. La plate-forme permet à la fois une micro mais aussi une macrovisualisation des services humains et des machines.

Les très grandes entreprises possèdent déjà des systèmes mis en place pour encadrer leurs procédures, modéliser leurs activités, la plupart au moyen de réseaux privés virtuels (VPN). Tout est modélisé par le business analyst qui met en route la programmation d'applications. Un processus modélisé d'un côté, des applis de l'autre et un labyrinthe hiérarchique pour couronner le tout. La moindre modification doit toujours attendre l'approbation de l'un et de l'autre. Une actualisation d'une application implique de mettre à jour également les processus concernés, et réciproquement. Il y a donc un décalage énorme (plusieurs mois, voire plusieurs années) entre ce que reflètent les processus – ce que l'on croit voir dans l'entreprise – et ce qu’il s’y passe réellement. Or, il est aujourd'hui crucial pour le succès d'une société de pouvoir faire évoluer rapidement et facilement ses processus pour répondre aux besoins du marché.

L'Institut Montefiore

Tous deux des « produits » de l'Institut Montefiore de l'Université de Liège, Tony Ciccarella et Frédéric Maréchal ont chacun une spécialisation au service de Modalisa. Tony, ingénieur civil spécialisé en informatique, se dirige très vite vers la finance et l'industrie. Frédéric, lui, est spécialisé dans les architectures complexes et le temps réel. Cette formation, ils l'ont acquise à l'ULg et ne sont pas prêts de l'oublier, et plus particulièrement Monsieur Pierre Wolper, Vice-Recteur de la Recherche de l'ULg, et le Professeur Guy Leduc, spécialisé en réseaux. « On peut les considérer l’un comme l’autre comme nos mentors », confie Tony Ciccarella. Ce sont eux qui leur ont donné cette envie d'apprendre, d'innover et de créer sans cesse. Professeurs d'abord, ils les ont ensuite aidés et encadrés au moment de l'élaboration de Modalisa Technology. Des chercheurs et des doctorants ont été associés à leur projet, des locaux mis à leur disposition, mais aussi de très bons conseils dispensés. « L'Institut Montefiore encourage les étudiants à l'initiative et la créativité sans donner de contraintes et notre département Recherche et Développement est très important, précise le Professeur Pierre Wolper. Leur formation les a vraiment lancés. » 

Au stade du projet d'abord, la plate-forme a ensuite pu être expérimentée au sein du Laboratoire de Recherche de l'Université d'Harvard. Cela notamment grâce à des contacts apportés par Michaël Herfs, Docteur en Sciences Biomédicales et Consultant Directeur de la branche eHealth de Modalisa Technology, qui a pu dès le départ s'impliquer dans le projet et servir d'intermédiaire entre le monde des laboratoires et celui de l'informatique. 

Au sein d’un laboratoire, Modalisa permet une gestion plus procédurière des analyses, des résultats obtenus en temps réel, le respect des normes en la matière, l'uniformisation des langages, le contrôle de la durée de vie d'un échantillon, etc.

Modalisa Technology est actuellement en train de mettre au point un réseau social, basé sur le modèle de la plate-forme Modalisa, et qui promet de très bien se développer à l’international.


The Valley

Le concept devenu produit et cette efficacité démontrée au sein des laboratoires d'Harvard leur a valu une distinction au prestigieux TiE50 Awards Program lors de la conférence TiECON 2013 qui s'est tenue au coeur de la Silicon Valley en juin dernier. Parmi les 1 400 entreprises sélectionnées, Modalisa est la seule entreprise belge à figurer dans le top 50 des entreprises les plus innovantes au monde. Une reconnaissance de choix et un cadre idéal pour permettre à une start-up liégeoise de rencontrer les personnes les plus influentes du milieu. Car, actuellement, l'objectif principal des deux fondateurs est le développement international. « Il faut faire rentrer des investisseurs étrangers dans notre capital, qui n’est pour le moment n’est composé que de fonds propres, explique Tony Ciccarella. Ce sont eux qui nous confèrent une autorité au niveau international, et plus particulièrement auprès de nos futurs clients. » Les perspectives ont déjà bien été abordées et l’impact mesuré au niveau du business plan. L’ouverture d’un bureau aux États-Unis est prévue pour fin 2014, probablement au sein même de la Silicon Valley. À l’horizon 2016, une autre antenne pourrait bien voir le jour à Singapour compte tenu des investisseurs asiatiques déjà intéressés par leur plateforme. À l’échelle de l’Europe, les jeunes développeurs ont également décidé de s’implanter au Luxembourg et dans d’autres pays d’Europe. Lesquels ? Le choix sera fortement conditionné par les investisseurs qui prendront part à l’aventure. Le dernier tour de table est prévu pour cet automne.

Des racines et des aides

Bien sûr – et ces deux Liégeois n’ont de cesse de le rappeler – leur objectif est de conserver le siège social de Modalisa Technology en Wallonie, plus particulièrement en Province de Liège. Mais comme le veut le dicton, nul ne serait prophète en son pays. Entrés dans l’histoire de l’IT comme les seuls finalistes belges du TiECON 2013, « notre distinction à San Francisco est une manière de ramener un peu de soleil chez nous et de montrer qu'il y a moyen d'être au top ici », confie Frédéric Maréchal. « Notre bébé est né à Liège, ce serait un échec de devoir partir pour le voir grandir. » Si des pointures comme IBM et Cisco comprennent l’intérêt de leur concept et se montrent enthousiastes (voire plus) face à leur plate-forme, on imagine aisément que la reconnaissance locale devrait suivre.

L’appel est clairement lancé. La start-up a déjà séduit de très gros investisseurs américains, indiens et chinois, mais Tony Ciccarella et Frédéric Maréchal préfèrent se donner le temps, garder la main, convaincre les pouvoirs publics de les soutenir et, surtout, les convaincre de les suivre car la technologie de pointe peut aussi être conçue, imaginée et développée chez nous.

 

www.modalisa-technology.com

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CMI ou comment tripler son chiffre d’affaires par dix et engager 18 % de travailleurs en plus dans la sidérurgie sérésienne.

La société CMI à Seraing, c’est une histoire longue de bientôt deux siècles. Une histoire qui nous plonge dans un passé fait de visages noircis, de gouttes de sueur, de savoir-faire et de fierté… En 1817, l’anglais John Cockerill, chargé par Guillaume Ier d’Orange du développement de l’industrie en région liégeoise, rachetait l’ancienne résidence d’été des Princes Évêques à Seraing, en bordure de Meuse. « Continuez sans crainte vos grandes entreprises et rappelez-vous que le Roi des Pays-Bas a toujours de l’argent au service de l’industrie », lui déclarait le souverain qui avait, à l’époque, autorité sur la province de Liège. En visionnaire ambitieux, Cockerill développait ainsi la construction mécanique puis la sidérurgie dans ce qui deviendrait la cité du Fer et l’inscrivait dans la légende en y construisant les premiers rails, wagons et locomotives de Belgique. En 1835, c’est là qu’était façonnée la « Le Belge », la toute première locomotive à vapeur ayant roulé sur le continent européen !

Durant le XIXe siècle, les établissements Cockerill ont développé leurs activités : construction de hauts fourneaux, création d’un premier canon, mise au point de moteurs diesel pour équiper leurs locomotives… Progressivement, sous l’impulsion de l’Anglais bouillonnant, le petit bourg de Seraing, qui n’abritait que 1818 habitants en 1800, s’est mué en capitale de la révolution industrielle et s’est métamorphosé en profondeur. « On croirait qu’une armée ennemie vient de traverser le pays, et que vingt bourgs mis à sac vous offrent à la fois dans cette nuit ténébreuse tous les aspects et toutes les phases de l’incendie, ceux-là embrasés, ceux-ci fumants, les autres flamboyants », écrivait Victor Hugo en 1842. « Ce spectacle de guerre est donné par la paix ; cette copie effroyable de la dévastation est faite par l’industrie. Vous avez tout simplement là sous les yeux les hauts fourneaux de M. Cockerill. » 

Le XXe siècle voyait le développement des activités d’équipementier et de maintenance. En 1982, la division Construction Mécanique de Cockerill devenait une société filiale de Cockerill Sambre et prenait le nom de Cockerill Mechanical Industries, CMI en abrégé. Vingt ans plus tard, Usinor, actionnaire de Cockerill Sambre, revendait CMI à un actionnariat privé. Cet actionnariat est toujours propriétaire du Groupe aujourd’hui, et l’a rebaptisé en conservant le même acronyme. 

CMI est désormais Cockerill Maintenance & Ingénierie « pour insister ainsi sur la volonté d’exploiter nos deux métiers de base, l’ingénierie et la maintenance », explique le Groupe. Durant cette première décennie d’autonomie, CMI a triplé son chiffre d’affaires et ses inscriptions de commandes annuelles tout en embauchant 850 personnes à Liège – soit une augmentation de 18 % du nombre de travailleurs liégeois. Sa réussite vient donner une touche d’optimisme dans un paysage industriel en déliquescence.

En chef d’orchestre de cette renaissance, Bernard Serin porte un nom à la même consonance que sa ville de coeur. Originaire de Metz, dans le Nord de la France, cet homme qui a fait carrière dans l’acier a toujours eu la diversification pour objectif. « Quand je suis arrivé en 2002, CMI avait traversé deux décennies de difficultés sociales, commerciales et financières », se souvient le patron. « Les activités d’ingénierie ont un caractère cyclique et cela pouvait avoir trop d’influence sur notre activité. C’est pour cela que nous avons décidé de développer plus encore nos activités de maintenance et de services. »

Diversifier les services

C’est ainsi que CMI Services a élargi ses horizons en étendant son offre de services, notamment vers l’éolien, la pétrochimie et les centrales nucléaires. Il compte des clients tels que Total Petrochemicals, Electrabel, Segal ou encore Techspace-Aero… Mais Bernard Serin a également misé sur une diversification technologique et géographique : « Malgré la crise, nous avons aussi investi dans nos trois marchés d’ingénierie (la Défense, l’Énergie et la Sidérurgie) et nous nous sommes lancés sur celui de l’environnement, ce qui nous a permis de résister jusqu’ici », détaille-t-il. CMI emploie plus de 1 250 collaborateurs en Belgique, dont un millier à Liège.

Enfin, à l’heure du « village planétaire », les groupes industriels doivent faire sauter les frontières. Si certains le font malheureusement au détriment de l’emploi wallon, CMI semble jusqu’ici avoir gardé le juste équilibre entre développement géographique – il s’est implanté aux États-Unis, au Luxembourg, en Allemagne, mais aussi en Russie, en Inde, en Chine et au Brésil – et maintien, voire augmentation, du nombre de travailleurs européens. « CMI est devenu un ambassadeur du savoir-faire wallon à l’échelle du monde », affirme celui qui en détient les rênes.

C’est ainsi qu’en mai dernier, CMI Energy décrochait un contrat pour la fourniture d’une chaudière verticale de récupération de chaleur à Sousse, en Tunisie. En août, CMI Industry remportait un contrat portant sur la fourniture d’un laminoir et d’une ligne de galvanisation neufs aux Émirats arabes unis, tandis que CMI Services finissait de réhabiliter deux locomotives pour les chemins de fer de Côte d’Ivoire. « Cette internationalisation nous permet de répondre à des commandes venues de partout dans le monde », ajoute le patron. Sans délaisser la Wallonie puisqu’en 10 ans, CMI a investi pas moins de 55 millions € à Liège dans ses activités, bâtiments, machines et mobilier. En ce compris l’investissement lié à l’agrandissement de son siège sérésien, derrière son QG historique, alliant ainsi – à l’image du Groupe – le passé et la modernité.

 

En chiffres

Avec 3 677 personnes en 2012, CMI est principalement présent en Europe (62 %), en Inde (17,8 %), au Brésil (13 %) et aux États-Unis (5 %). Cet effectif se compose de 38 % d’ouvriers et 62 % de « cols blancs ». Le plus grand nombre de salariés se trouve en Belgique (1 271 travailleurs), en France (896 personnes) et enfin en Inde, avec 654 personnes. 

En 2012, CMI présentait un chiffre d’affaires de 792,8 millions €. Sur l’année 2012 uniquement, il engageait 762 personnes dans le monde. Cent dix-huit d’entre elles l’ont été en région liégeoise.

Fondés en 1913, les Établissements Brasseur sont aujourd’hui (re)connus pour leurs deux gammes de vélos, Diamond pour les familles et Viper pour les VTTistes exigeants. La « revue du siècle » avec son directeur, Stéphane Brasseur.

Née rue des Bayards à Liège, non loin d’Herstal, cette société familiale occupe aujourd’hui un vaste entrepôt à deux pas de là, rue de Steppes, mais n’a pas exactement démarré dans le commerce du cycle. « Mon arrière-grand-père, Arthur Brasseur, a créé cette société qui fabriquait au départ… des machines à lessiver. À l’époque, c’était un tonneau de bois avec un petit moteur et une sangle, voyez ce que c’est devenu… » Comprenant que l’avenir était à la technologie, la société a préféré miser sur la mobilité et, dès les années 1940, commence à fabriquer des mobylettes, comme la FN à l’époque (les fameuses Demoiselles de Herstal), puis rapidement des vélos sous la marque Diamond.

L’aventure congolaise

Mais si l’on pouvait alors fabriquer un vélo de A à Z avec des pièces uniquement produites dans le bassin liégeois, la situation évolue rapidement et le grand-père Brasseur décide d’investir… au Congo belge. La main-d’oeuvre y est meilleur marché, les lois sociales moins strictes qu’en Belgique et la société envisage de faire tourner l’usine avec des équipes continues. Ce qui n’était évidemment pas possible chez nous. Mais le projet ne voit finalement pas le jour. « Quand Mobutu est arrivé au pouvoir, il a nationalisé l’usine, mais comme l’emprunt pour la financer avait été pris en Belgique, il a fallu continuer à rembourser les crédits ici mais sans vendre un seul vélo. Ce fut une étape difficile pour la famille. »

Mais la société, qui avait maintenu un siège d’exploitation à Liège, tient bon. La génération suivante amorce une petite révolution : la délocalisation. « Quand mon père a repris la société, il faisait tout, confie Stéphane, l’assemblage, le commercial, le magasinier… Il travaillait sept jours sur sept et ne gagnait que très peu d’argent. » Il a dès lors décidé d’importer des marques américaines et de faire fabriquer en Asie deux nouveaux types de vélos qui émergeaient : les BMX et les VTT. Il crée ainsi la marque Viper qui vise le milieu et haut de gamme. « Si Diamond est un peu le vélo pour “Monsieur Tout le monde”, avec Viper, on est plus dans la technologie, avec nos propres moules et beaucoup de recherche. Les deux produits peuvent paraître semblables, mais ils ont chacun leur spécificité qui demande un travail très différent. Un Diamond coûte entre 100 et 2000 € pour la version électrique, tandis qu’un Viper peut monter jusqu’à 5000 €, mais pas au-delà car on entre alors dans un marché de niche avec énormément de recherche. »

Gros investissements

Lorsqu’il reprend à son tour l’usine, Stéphane Brasseur opte pour une nouvelle stratégie : délocaliser oui, mais plus près, en Turquie (« c’est plus facile pour le contrôle de qualité et c’est l’Europe commerciale ») et développer dans le même temps une nouvelle chaîne de montage à Liège, dotée d’un vaste stock de pièces détachées qui permet de répondre très rapidement à la demande et d’assembler des vélos en fonction des besoins. « Nous vendons aux revendeurs et aux professionnels, pas aux grandes surfaces ni aux consommateurs. Nous sommes évidemment présents en Belgique, mais notre marché principal, c’est la France et l’Angleterre où nous faisons 80 % de notre chiffre d’affaires contre 20 % sept ans plus tôt. On n’avait pas le choix, c’était cela ou sinon on ne persistait pas. »

Le partenaire néerlandais

« L'atout mais aussi la faiblesse de la société est aujourd’hui sa petite taille », explique son gérant. Un atout car les décisions se prennent très rapidement, mais aussi une faiblesse car pour grandir, il faut des capitaux. L’inversion des ventes à l’exportation a en outre entrainé de nouveaux besoins et nécessité l’adaptation de toute l’équipe. Le monde du vélo a lui aussi évidemment changé en 50 ans. De moyen de déplacement « du pauvre », le vélo est devenu un sport à part entière, avec des marques et le marketing qui les accompagne. Tant et si bien que pour survivre, la société a été revendue il y a cinq ans au groupe hollandais Accell, le plus grand groupe mondial dans le monde du vélo. « Rien n’a changé pour moi, confie le jeune directeur. À l’époque, un quotidien local avait titré Diamond n’est plus liégeois, mais c’est pour moi complètement faux, car nous sommes à Liège, le personnel est liégeois, c’est moi qui l’engage et qui décide d’où il vient. Nous n’avons pas été délocalisés en Flandre alors que nous pourrions y gagner quelques centaines de milliers d’euros. C’est moi qui dirige et choisis toutes les stratégies, même si je dois respecter quelques règles. La philosophie est restée familiale, mais à un niveau de groupe qui nous apporte surtout beaucoup de facilités et qui nous a ouvert de nouveaux marchés. J’espère que, de la sorte, nous allons continuer à grandir et atteindre les 25 millions € dans les 5 ou 6 ans. Toujours en misant très fort sur l’export mais en nous battant plus sur la Belgique, car c’est mon marché et j’aimerais y revenir. » En selle, donc !

LE LUXE D'ÊTRE WALLON
Par Stéphane Brasseur
Par la richesse et la diversité de son environnement, la Wallonie nous permet une qualité de vie extraordinaire, de profiter de la campagne, de la quiétude et de paysages grandioses, toujours proches, même des plus grandes villes. Cela nous permet d’exercer les activités les plus diverses dont la pratique du vélo… Le Wallon bon vivant est convivial et hospitalier. À l’image des gens du Sud, il apprécie la bonne chère qui fait partie de son patrimoine. De plus, la Wallonie de par sa situation est proche de tous ses voisins, nos autoroutes nous permettent de rayonner à loisir vers toutes les destinations européennes. Un vrai petit paradis, je vous le dis !

 

 

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