Waw magazine

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Comme chaque année depuis 1994, les « Francofolies », un festival qu’on ne présente plus, prennent place dans la ville de Spa. Du 17 au 20 juillet, elles accueillent pour la première fois un humoriste : Gad Elmaleh !

En 2015, chanteurs et musiciens ne sont pas les seuls à performer sur les différentes scènes des « Francofolies de Spa ». L’humoriste et roi du stand-up Gad Elmaleh est de la partie. Il vient avec un spectacle inspiré de celui qu’il avait présenté au Palais des Sports de Paris à l’occasion de ses « 20 ans de scène ». Mais pour ce show, unique en Belgique, l’artiste n’est pas seul sur scène. Même si c’est lui la vedette, des musiciens l’accompagnent pour quelques intermèdes musicaux. Et oui, que serait un spectacle aux « Francofolies » sans musique ? Il se produit le dimanche 19 juillet sur la scène « Pierre Rapsat », la scène des plus grands.

Mais les Francos ne se limitent pas à Gad. Elles durent 4 jours et on peut notamment y applaudir Christophe Willem, Florent Pagny, Cats on Trees, Arno, Kyo, Cali ou Brigitte. Et tant d’autres. Car pendant les Francos, le spectacle est sur les podiums mais aussi dans le rue !

Renseignements :

+32 (0)87/77.63.81

[email protected]

www.francofolies.be

Au XVIIIe siècle, Spa, ville aux eaux curatives, attire du « beau monde » en provenance de toute l’Europe. Empereurs, rois, nobles, gens de littérature, acteurs et aventuriers s’y pressent. La famille de Bourbon, en cure, a l’habitude de poser ses malles dans un hôtel

L’Hôtel Bourbon, bel édifice néoclassique, est bâti en 1774, premier âge d’or de la ville de Spa. Idéalement situé dans un quartier proche de la source d’eau, le Pouhon Pierre-le-Grand, l’Hôtel Bourbon s’emplit et se désemplit en fonction de l’arrivée des curistes. Rescapé d’un incendie qui s’est déclaré en 1807 et qui a ravagé de nombreux bâtiments du XVIIIe siècle, l’Hôtel Bourbon présente une façade sobre et symétrique en briques et calcaire. Trois niveaux de hauteur dégressive, un perron distingué, un balcon décoré d’un garde-corps en ferronnerie et de hautes ouvertures en façade avant. On imagine un intérieur baigné de lumière et d’une élégante fonctionnalité. On l’imagine car il ne reste rien de ce que cet intérieur fut à l’origine ; les cheminées disparues, l’escalier et les éléments mobiliers en chêne vendus par le précédent propriétaire.

Changement de locataires

Classé aux Monuments en 1985 (façade et toiture), l’Institut du Patrimoine wallon (IPW) achète l’Hôtel Bourbon en 2000, après une longue période d’inoccupation et de relatif abandon. Seules les caves de l’hôtel sont encore connues des Spadois pour y avoir abrité une boîte de nuit. « L’IPW monte alors un projet de réhabilitation en partenariat avec la société locale de logements sociaux, Logivesdre, et la Ville de Spa », précise Vanessa Krins, gestionnaire de projet à la Direction des missions immobilières de l’IPW. « Le bâtiment se prête à l’habitat : il est donc décidé de le revaloriser en six logements sociaux. Les travaux suivent une longue procédure de mise en route (désignation d’un auteur de projet : l’Atelier d’architecture Lejeune- Giovanelli, obtention du certificat de patrimoine et du permis d’urbanisme, octroi des subsides, attribution des marchés publics de travaux et cession du bien en emphytéose à Logisvesdre) avant de commencer en août 2009 et se terminer en juin 2012, date depuis laquelle l’hôtel, sauvé de la ruine, accueille ses nouveaux ‘voyageurs’. »

Voir et être vu

Des voyageurs certainement plus discrets que ne l’étaient les « Bobelins » du XVIIIe siècle, terme que les locaux avaient attribué aux curistes mondains étrangers et qui pourrait signifier « sots » ou « nigauds ». À moins que cela ne soit « bons buveurs » ? À la fin du XVIIIe siècle, Spa est, en effet, « le sein des plaisirs » comme l’écrit Casanova dans ses Mémoires. La ville, réputée pour les bienfaits de ses eaux tonifiantes, riches en fer et en sels minéraux, est aussi le « Café de l’Europe » où affluent les touristes. « (...) Les eaux ne sont qu’un prétexte pour la plupart. On n’y va que pour des affaires, des intrigues, jouer, faire l’amour et espionner (...) », raconte le libertin. La journée d’un curiste n’est, en effet, pas triste. Levé vers six heures du matin, il débute ses soins par boire, à jeun, l’eau minérale du Pouhon Pierre-le-Grand pour ensuite, en compagnie d’autres curistes, à pied ou à cheval, faire le tour des sources situées sur le haut de la ville, dans les bois. En fin de journée, imbibé d’eau ferrugineuse, il descend au Waux-Hall boire un chocolat avant de rendre visite à ses connaissances, logées comme lui dans les hôtels de la ville. Il est simple pour un curiste de les repérer puisqu’il existe, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, des « Listes des seigneurs et dames » qui enregistrent les noms, le jour d’arrivée et le lieu de résidence des visiteurs. Le soir, le curiste danse à la Redoute, casino du centreville ou va au concert. La vie culturelle est intense à Spa. Il faut amuser les têtes couronnées et les familles aristocratiques qui y séjournent un moment. Les affaires marchent bien : coiffeurs, marchands de tissus, tailleurs, chapeliers, aubergistes... Les commerces profitent de ce beau monde tout comme les malfrats, pour qui une telle concentration de richesses est une aubaine. « Spa est alors un point fort du développement en Principauté de Liège. La ville est d’ailleurs pavée tôt, les maisons sont numérotées et un relais de poste assure une bonne communication », précise Vanessa Krins.

La cité spadoise est le point de départ du thermalisme en Europe. Vers le milieu du XVIe siècle, la ville reçoit déjà des visiteurs étrangers, attirés par la renommée de ses « pouhons ». C’est à cette époque également que l’eau de Spa commence à être commercialisée et exportée en Europe.


Spa comme « spa »

La cité spadoise est le point de départ du thermalisme en Europe. Vers le milieu du XVIe siècle, la ville reçoit déjà des visiteurs étrangers, attirés par la renommée de ses « pouhons ». C’est à cette époque également que l’eau de Spa commence à être commercialisée et exportée en Europe. À l’origine, les curistes ingèrent essentiellement de grandes quantités d’eau des fontaines, la balnéo thérapie s’étant développée dans la seconde moitié du XIXe siècle (le nom de la ville Spa est devenu le nom générique du thermalisme dans plusieurs langues dont l’anglais). Dans cette seconde moitié du XIXe siècle, second âge d’or du thermalisme à Spa, la ville connaît un regain de succès mais n’a plus la même importance internationale. « Il s’agit principalement de bourgeois liégeois et verviétois qui viennent en villégiature. On boit encore les eaux mais on prend surtout des bains. La vie au grand air et les théories hygiénistes sont à la mode. Les infrastructures de villégiatures existent déjà ; on construit des thermes modernes sur le haut de Spa, un hippodrome, un aérodrome; des compétions sportives (et pas seulement de voitures) sont organisées ; le chemin de fer se développe… Spa revit. Le problème : Spa est dans une cuvette, elle est donc moins accessible et la météo n’y est pas exceptionnelle. Est-ce pour ces raisons qu’elle a été moins valorisée que des villes comme Vichy et Évian, en France ou Baden, en Allemagne ? » Spa reste cependant le berceau des villes d’eaux en Europe et, à ce titre (bien transnational en série), soumet sa candidature au titre de Patrimoine mondial de l’Unesco.

 

RENSEIGNEMENTS

Office du Tourisme de Spa
Rue du Marché, 1a
B-4900 Spa
+32 (0)87 79 53 53
[email protected]
www.spatourisme.be

 

LE LIVRE D’OR DE SPA

Il s’agit d’une oeuvre peinte par Antoine Fontaine, longue de 9 m et représentant dans un désordre chronologique 91 personnages venus aux eaux de Spa. Parmi les plus célèbres : Montaigne (1580), Henri III de France (1584), Descartes (1645), Charles II d’Angleterre (1664) ou Victor Hugo (1865).

À la lisière du plus beau circuit du monde, au coeur des Ardennes, l’Hôtel de la Source brille par son architecture… et son management exclusivement féminin.

Construit il y a près de trois ans par des investisseurs luxembourgeois, l’Hôtel de la Source présente une par ticularité peu commune. Quatre femmes ont en main toutes les commandes. Et alors ? Et alors rien. Si ce n’est que quand on s’appelle l’Hôtel de la Source parce qu’on a une vue directe sur le virage du même nom, qu’on est situé Route du Circuit à Spa, l’ambiance devrait forcément, de près ou de loin, être proche de l’univers automobile, plutôt viril... « C’est vrai que la période des courses est importante en termes de chiffre de notoriété, signale Muriel Defosse, la directrice commerciale. Mais l’activité de l’hôtel n’est pas uniquement axée sur la course automobile. Nous proposons bien davantage à nos clients.»

L’univers architectural est plutôt branché et la décoration est teintée de sports moteurs… sans être asphyxiante. Mais Stefano Moreno, l’architecte, a eu le bon goût de proposer un univers High Tech et Design plutôt que des paddocks de luxe pour ce grand hôtel de 90 chambres, dont 4 suites, qui est tout autant orienté business que pur tourisme. « Nous disposons de près de 550 m² modulables d’espace de réunion, précise Muriel Defosse. Nous accueillons beaucoup de tourisme d’affaires, de séminaires et de team trainings. » Les infrastructures et les environs se prêtent particulièrement bien à ce genre d’activités professionnelles. « Nous avons le RA VeL et toute la forêt qui nous entoure. Bien sûr les animations propres aux circuits attirent leurs publics. Mais la ville de Spa, ses sources, son charme et ses Francofolies sont des atouts majeurs. À deux pas, l’Abbaye de Stavelot et son musée… du circuit, mais pas uniquement. Il y a tant de choses à découvrir dans les environs ».

N’est-ce Spa ?

Mais comment arrive-t-on à Spa pour assurer la commercialisation et le marketing d’un hôtel ? « Je suis spadoise d’origine, bien que je n’y vive plus, poursuit la directrice commerciale, traductrice de formation et licenciée en management. Grâce aux langues, j’ai pu dégotter un job de responsable de communication dans une entreprise pharmaceutique. Je devais donc régulièrement organiser des incentives. Premiers contacts avec l’horeca et l’événementiel. Le Sanglier des Ardennes m’a proposé de passer de l’autre côté de la barrière. Et hop, je suis tombée dedans. Quelques années à Durbuy et cette proposition est arrivée. » Difficile de refuser un challenge comme celui-là. Puisqu’il fallait tout construire… excepté le bâtiment, splendide au demeurant.

Les trois autres dames aux commandes ont un parcours tout aussi intéressant. Alexia Ponghis, la responsable des séminaires est titulaire d’une licence en psychologie complétée plus tard par un master en tourisme. Elle est rapidement tombée amoureuse du métier. La directrice, Sophie Coumont, avait été engagée dès le début comme directrice commerciale, en juillet 2010, avant de reprendre la place du directeur général quelques mois plus tard, en mars 2011. Les quatre postes clés sont depuis lors aux mains de femmes. Une volonté ? « C’est fortuit, car le recrutement s’est fait en fonction des compétences. On n’improvise pas une équipe pour un quatre étoiles. Toutefois, il est vrai qu’on a reçu peu de candidatures masculines pour ces postes. Mais le hasard fait bien les choses » confie la directrice générale, licenciée en management qui a fait toutes ses classes en dix ans chez Dorint et Accor. Comme sa collaboratrice Monia Belli, chef de réception, l’horeca a toujours été son secteur. Avantage ou désavantage ? « Lorsqu’on a un travail qu’on apprécie, on le fait bien, poursuit Sophie Coumont. Les formations et les expériences de chacune sont complémentaires. Dans le cas d’Alexia qui a un bagage “psycho”, en plus de ses aptitudes à gérer le stress, son profil est essentiel pour la compréhension du client, de ses demandes et besoins. Cette approche orientée client combinée aux compétences managériales sont un atout indéniable pour un hôtel comme le nôtre. »

Priorité au contact

« Notre méthode de travail est basée sur le côté humain du métier. C’est ça qui fait la différence. La chaleur de l’accueil doit l’encourager à revenir, commente Monia Belli, également présente depuis le début de l’aventure. Lorsqu’on nous adresse une demande de prix, nous nous faisons fort de remettre l’offre dans les 24h… en main propre, complète Muriel. L’hôtel, ce n’est pas qu’une enseigne. Ce sont des personnes… dont nous espérons que le client se souvienne… »

 

Affaires ou loisirs ?

Vu la qualité et la situation de l’hôtel, le public est tout autant national qu’international. « Notre clientèle est principalement flamande, précise Muriel Defosse. Notre design branché plaît beaucoup. » Ce public néerlandophone, de Flandre ou de Bruxelles, apprécie davantage les courts séjours de loisirs. Le podium de détente est donc constitué de Flamands, de Brabançons wallons et de Néerlandais, suivis par les Anglais et les Français, qui eux viennent attirés par le sport automobile. Côté business, les Néerlandais constituent quelque 10 % de la clientèle (contre 30 % en loisir) tandis que les Allemands sont sousreprésentés. « À l’inverse des Luxembourgeois, qui représentent un bon marché pour les affaires, les Allemands restent très conservateurs. Leur réseau MICE (Meetings, incentives, conférences, exhibitions) casse les prix pour fidéliser leur clientèle en interne.» Pourtant, ce public est quand même attiré par une gastronomie de qualité. Et comme Jean-Marc Hazée, le nouveau Chef, a haussé le niveau gastronomique…

 

Who’s who?

Muriel Defosse

Formation
Licence en Traduction- Interprétation (UMH), Master en Management (ULg)
Expériences précédentes
Sales & Marketing Manager (Hostellerie Sanglier des Ardennes), Communication Manager (Laboratoires Lohmann & Rauscher)
Engagée
Juillet 2011
Fonction
Senior Sales Manager Hôtel de la Source Spa- Francorchamps, Board Member du Club MI CE Wallonie-Bruxelles Tourisme

Alexia Ponghis

Formation
Licence en Sciences Psychologiques (ULg), Master en Tourisme (URJC Madrid)
Expériences précédentes
Events Manager (Modelenvironment), Project Manager (Instele)
Engagée
Août 2011
Fonction
Meetings & Events Coordinator Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Monia Belli

Formation
Graduat en Economie, option Tourisme et Langues (Haute Ecole Charlemagne)
Expériences précédentes
Front Office Manager (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
Front Office Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Sophie Coumont

Formation
Licence en Management (Tourisme), ULB
Expériences précédentes
Marketing & Sales Coordinator, Sales Manager, Director of Sales (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
General Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps, Présidente SITE Belgium 2013-2014

 

Renseignements

Hôtel de la Source
Route du Circuit, 22
B-4970 Francorchamps
+32 (0)87 79 58 00
[email protected]
www.hotel-de-la-source.com

Ces 6, 7 et 8 février 2015, la Ville de Spa n’attirera pas les visiteurs uniquement pour ses eaux thermales. La douzième édition du festival Whisky-Live s’y déroulera une nouvelle fois dans le cadre prestigieux du Casino et elle promet d’être exceptionnelle.

En 2014, plus de 2.800 visiteurs ont contribué à faire de cet évènement un succès ; un public majoritairement  masculin, même si les femmes sont évidemment les bienvenues, et pas seulement pour ramener leurs chers et tendres entiers à la maison… Le festival s’adresse à tous, tant aux néophytes qu’aux initiés. Dans une ambiance lounge et cosy, plus de 650 whiskies du monde entier y sont proposés à la dégustation. Des breuvages irlandais, américains, japonais, mais aussi belges et wallons comme le désormais célèbre Belgian Owl assemblé à Grâce-Hollogne, en province de Liège.

Le concept du festival est de goûter à des whiskies et rhums d’exception, mais pas seulement… Les organisateurs proposent également des mariages de saveurs plutôt étonnants : whisky et macarons, chocolat, coquilles St-Jacques ou foie gras !

 

Renseignements

6 / 7 / 8 février 2015
Vendredi de 18 à 22h
Samedi de 12 à 20h
Dimanche de 11 à 18h 

Infos et préventes sur
www.whisky-live.be

En collaboration avec : 

Un majestueux gîte spadois avec des bulles !

C’est une villa spadoise typique qui se dresse, à l’entrée sud de la commune, en bordure de la route menant à la source de Barisart, l’une des trois sources (avec Spa Reine et Spa Marie-Henriette) qui contribuent à la notoriété de l’eau de Spa. Elle daterait de 1850 et s’appelait à l’époque Villa San Antonio. Après avoir été longtemps la propriété d’une famille spadoise, les Stassen, elle fut acquise, au début des années 2000 par des Hollandais qui l’aménagèrent et en firent un gîte spacieux doté d’un sauna. En 2010, elle retourna dans des mains locales, celles de Cécile Lontin et Gwenn Jehin, deux trentenaires issus de l’école hôtelière et qui venaient d’ouvrir un restaurant – lui aux fourneaux, elle en salle – en face de l’Office du Tourisme de Spa. En achetant cette majestueuse habitation, le couple escomptait présenter une deuxième enseigne gastronomique dans la commune, mais l’idée fut vite abandonnée.

«Les transformations n’étaient pas évidentes et, de fait, il nous apparut que cette maison convenait mieux à un gîte, explique Cécile. Nous nous sommes donc lancés dans des travaux de rénovation et de rafraîchissement, car la toiture était très vieille et les murs humides. Nous avons refait toute la peinture et la décoration, tout en veillant à préserver le caractère ancien de la villa. Nous avons ainsi sauvé le parquet dans les chambres et privilégié le mobilier rustique. Si l’on excepte quelques peintures modernes, la TV, le Wi-Fi et l’ameublement de la cuisine, la maison a gardé son charme de jadis. »

Rebaptisée « Le Grand Maur » en référence au restaurant tenu par le couple, la villa impose, dès la grille d’entrée, par son aspect majestueux. Sitôt à l’intérieur, c’est l’espace qui prédomine. Trois vastes chambres au premier étage et quatre au deuxième en font un gîte d’une capacité de quatorze personnes. Particularités de la maison : une terrasse à l’ancienne face au jardin, où il fait bon prendre le petit-déjeuner en été, et une tour d’angle qui sert de cadre circulaire à un petit salon au rez-de-chaussée, à une alcôve pour bébés au premier étage et à un lit pour enfants au deuxième. Histoire de s’occuper en hiver, le salon est équipé d’un billard et la cave d’un kicker et d’une table de ping-pong. Et à ceux qui auraient besoin de se réchauffer le corps et l’esprit, le sauna et la cave à vins – que Cécile, en sommelière attentive, a garnie de bouteilles de son choix – combleront tous les sens. Ah ! On allait l’oublier : l’une des salles de bain est équipée d’une baignoire qui envoie de l’eau avec des bulles… Dame ! On est à la source de Spa Barisart, oui ou non?

De nombreuses possibilités de distraction

« Nous clients viennent principalement de Flandre, des Pays-Bas, voire d’Angleterre et d’Allemagne, confie Cécile. Ce sont généralement des familles nombreuses avec enfants. Il faut reconnaître que la région offre de multiples possibilités de distraction pour tous les âges et en toutes saisons. A commencer par les Thermes de Spa, le Musée de la Forêt, les balades dans les Hautes-Fagnes et les pistes de ski. Le circuit de Spa-Francorchamps, l’abbaye de Stavelot et le parc Plopsa Coo sont également tout proches. »

Précisons, à l’attention des amateurs de vélo, que si le relief se prête mieux au mountainbike, un Pré RAVeL a été récemment aménagé qui permet de relier Spa à la ligne 45 qui va de Trois-Ponts à Waimes en passant par Stavelot et Malmédy. Les possibilités d’excursion à vélo sont dès lors nombreuses.

 

Avec le soutien du Commissariat Général au Tourisme

 

En collaboration avec : 

Manager de l’année, Marc du Bois est aujourd’hui unique actionnaire familial du groupe Spadel (Spa et Bru). Portrait d’un homme qui revendique pleinement sa belgitude.

La cinquantaine à peine entamée, Marc du Bois est un vrai capitaine d’industrie. Avec une vision et des idées très claires sur les stratégies à mener pour pérenniser un groupe qui produit plusieurs centaines de millions de litres d’eau et de limonade chaque année. Licencié en sciences économiques appliquées de l’Université catholique de Louvain (UCL), il fait, dans l’attente de son service militaire, un stage Onem de 6 mois chez Coca-Cola, puis, ses obligations effectuées, est engagé par L’Oréal pendant 5 ans. Après un complément d’études dans le Colorado, il intègre Spadel le 16 mai 1994.

Il rejoint ainsi un groupe dont l’histoire est liée à celle de sa famille depuis 1923, date à laquelle son grand-père, Ernest du Bois, entre dans le capital de la société Spa Monopole créée deux ans auparavant. Au fil des ans, la famille du Bois devient actionnaire majoritaire de l’entreprise qui, sous l’impulsion de Guy-Jacques du Bois, se transforme en groupe européen Spadel en 1980.

De nouveaux créneaux

Aux côtés de son père, puis de son frère, Marc du Bois innove d’emblée et introduit Spa dans le réseau hospitalier. L’opération porte ses fruits et notre homme embraie avec le marketing de Bru dont la campagne publicitaire remporte d’ailleurs le prestigieux Grand Effie Award en 1996. Le concept de l’eau perlée, synonyme de richesse et de pureté, demeure aujourd’hui encore au centre des campagnes de la marque. Marc du Bois prend alors en charge la direction du département Business Development nouvellement créé et, dans la foulée, se voit confier la responsabilité de la filiale anglaise qui était dans le rouge.

Tout cela jusqu’à cette date fatidique du 22 septembre 2000 où son frère, Guy-Bernard du Bois, se tue dans un accident de voiture. Alors que ses concurrents le pressent de vendre, l’homme décide de constituer un duo managérial avec Jean-Philippe Despontin qui avait été nommé directeur général un an auparavant. L’expérience durera douze ans pour s’achever en 2012, date depuis laquelle Marc du Bois est seul aux commandes.

« Aujourd’hui, nous avons l’ambition de réduire notre empreinte carbone à l’horizon 2015 en travaillant sur les 3P (People, Planet and Profit) du développement durable : gestion d’énergie, des emballages, protection de la ressource, naturalité de nos produits, biodiversité. »

 

Aujourd’hui, comment grandir et maintenir une croissance à deux chiffres quand, par définition, une source est indélocalisable ? « Spadel gère cinq sites industriels dans trois pays. En Belgique, nous avons le site de Spa Monopole qui est de loin le plus important du groupe et emploie plus de 400 personnes, ainsi que le site de Bru-Chevron. En France, j’ai acquis les Grandes sources de Wattwiller dans les Vosges en 2004 et, l’an dernier, les eaux minérales de Ribeauvillé et la marque Carola. Enfin, notre cinquième site, Brecon Carreg, est situé à Trap, au Pays de Galles. Son eau minérale prend tout son essor au Royaume-Uni. »

People, Planet, Profit

Pour le guider dans ses choix, Marc du Bois a bâti un plan stratégique sur trois piliers. Tout d’abord, l’innovation. « Dans notre métier, vous ne pouvez pas changer de contenu. L’eau minérale de Spa restera toujours la même eau, mais on peut l’aromatiser. Chaque année, nous devons proposer quelque chose de novateur, le consommateur en est très friand. » Ensuite, l’excellence opérationnelle. « Un exemple : nous déménageons en septembre dans un bâtiment où tout Spadel sera sur un seul niveau. Cela va améliorer la communication, on va créer des contacts informels, je crois beaucoup à ce genre de choses. » Et enfin, bien sûr, le pilier du développement durable. « Aujourd’hui, nous avons l’ambition de réduire notre empreinte carbone à l’horizon 2015 en travaillant sur les 3P (People, Planet and Profit) du développement durable : gestion d’énergie, des emballages, protection de la ressource, naturalité de nos produits, biodiversité. »

Le tout en ancrant les produits dans la région où ils sont conçus. « Oui, on pourrait vendre de la Spa à New York, mais plus vous vous éloignez de votre zone de chalandise, plus votre produit devient un produit de grand luxe avec une empreinte carbone très importante. Notre ambition est d’avoir des produits très bien implantés régionalement, avec des empreintes réduites. Cela ne fait aucun sens pour moi de consommer des eaux italiennes. Quand vous buvez une bouteille de Spa, vous avez là un opérateur belge et vous créez de l’emploi pour des gens qui paient leurs impôts dans notre région. Vous participez ainsi à l’économie d’une région, d’un pays, c’est essentiel. »

Manager de l’année et baron

La stratégie de Spadel a été récompensée de deux manières très différentes en 2014. Marc du Bois est en effet devenu en février « manager de l’année » selon le magazine Trends Tendances et, deux mois plus tard, a été élevé au titre de Baron par le roi Philippe. « J’ai pris cela avec beaucoup de sérénité et d’humilité, il ne faut pas se monter la tête. Ce titre de manager récompense en réalité le travail de toute l’équipe et non le mien directement. J’ai d’ailleurs rapidement dédié ce titre aux gens qui travaillent avec moi au quotidien, sur lesquels j’ai toujours pu compter, y compris lors des moments les plus pénibles de ma vie, je leur dois beaucoup. »

Quant au titre de Baron, « cette volonté royale m’a été attribuée, mais elle est surtout attribuée à une famille d’entrepreneurs belges, active en Belgique et qui prône l’unité du pays et son maintien. J’ai des idées très arrêtées sur la question. À nouveau, il faut rester soi-même. Pour vivre heureux, vivons cachés, c’est mon leitmotiv. Je ne prends pas souvent la parole, je n’ai pas besoin de cela. Je préfère faire rouler la boîte, les chiffres ne mentent pas. Tout le reste, vous savez. »

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