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descendre pour prendre de la hauteur

Il a été champion du monde en 2016 en Bosnie-Herzégovine, il s’est classé 13e au JO de Londres en 2012 et a été champion de Belgique à de multiples reprises. Le Dinantais Maxime Richard est le meilleur kayakiste belge de descente de rivières en eaux vives, tout en étant très à l’aise en eaux plates.

La Lesse, la Semois, la Vierre… Maxime Richard voit dans son sport une façon de mieux profiter de la beauté des paysages wallons. Et de vivre au rythme des sensations fortes, lui qui pratique également le parachutisme et le base-jump. Rencontre avec un sportif avide d’aventures, qui aime se retrouver seul face à lui-même et qui n’a pas peur d’adopter une vie de moine si cela peut l’amener à réaliser ses ambitions.

Maxime, à 34 ans, quel regard portez-vous sur votre carrière ?

Un regard teinté d’une certaine fierté. Je suis sous contrat Adeps depuis douze saisons en tant que sportif de haut niveau. C’est un record que je dois à mon palmarès. J’ai été champion du monde en eaux vives, athlète olympique en eaux plates. Je ne gagne pas des millions d’euros mais je paie mes factures, je vis confortablement et je peux continuer à pratiquer mon sport. C’est le plus important. Je suis également très satisfait d’avoir été choisi pour accompagner de jeunes athlètes, de préparer la future génération. Ce sport doit continuer à vivre en Belgique même lorsque j’aurai mis fin à ma carrière. La transmission, c’est important.

Le kayak et vous cela a commencé très tôt. Et c’est une histoire de famille…

Effectivement. Mon grand-père, Jacques Richard, a été président de club. Je n’ai malheureusement pas eu la chance de le connaître car il est décédé quand j’avais un an. C’est un regret qu’il ne m’ait jamais vu faire du kayak. Mon père en a fait, il a été membre de l’équipe nationale et est affilié à la fédération depuis 40 ans. Oui, c’est donc un sport de famille lié au RC Anseremme et à la Ville de Dinant. J’ai un frère et une sœur plus âgés. Le sport a toujours fait partie de notre quotidien. Enfants, nous allions courir. Nous étions toujours en compétition.

Vous auriez pu vous contenter de faire un sport de loisir, mais vous avez choisi la vie exigeante de sportif de haut niveau. Et dans une discipline peu médiatisée. Pourquoi ?

C’est sans doute dans mes gênes. J’ai toujours été intéressé par les aspects physiques du sport. D’abord par le foot puis par le kayak. Très tôt, vers mes sept ans, j’ai opté pour cette dernière discipline. Là, j’étais tout seul dans mon embarcation. Seul face à moi-même. C’était comme une évidence. Très tôt aussi, je me suis entraîné plus dur que d’autres. J’avais peut-être plus d’ambition. J’étais très demandeur de l’adrénaline du sport. Cet enchaînement a fait que, dès mes 14-15 ans, j’ai eu comme objectif de participer aux Championnats d’Europe et du Monde. Avec toujours une volonté de résultats. Participer pour le simple fait de prendre le départ d’une course, ça n’a jamais été mon truc. Je me suis toujours fixé des objectifs assez hauts. Les résultats ont rapidement suivi, depuis la catégorie juniors jusqu’aux élites. D’où mon statut de sportif de haut niveau à l’Adeps. Monter sur les podiums, j’étais attiré par cela.

Malgré un mode de vie qui doit tout de même être assez contraignant ?

Oui, ce mode de vie est particulier et cela n’a pas toujours été évident, mais je m’en suis toujours bien accommodé. C’est une question de tempérament, j’imagine.

Quel est le quotidien d’un kayakiste de votre niveau ?

Certaines semaines, on monte jusqu’à vingt-cinq, voire trente heures d’entraînements. Cela signifie jusqu’à 150 kilomètres sur l’eau et quinze heures en salle de musculation. Sans compter la course à pied, le gainage et le VTT. Mais l’entraînement n’est pas le seul facteur de réussite. Il faut penser à la prévention des blessures, au repos, à la récupération, à une alimentation saine. C’est un quotidien très prenant qui ne passe pas uniquement par cinq heures d’entraînement journalier, mais aussi par des séances chez le kiné et l’ostéopathe pour vérifier que tout va bien. La journée commence vers 7h et se termine parfois à 20h et, à 21h30, on est au lit pour recommencer le lendemain. C’est une vie de moine, extrêmement répétitive. Mais je le répète : j’adore ce que je fais et cela ne me pèse pas !

Des efforts énormes pour peu de retombées médiatiques et des revenus sans doute modestes. Ce n’est pas parfois frustrant ou décourageant ?

Je le répète : je ne roule pas sur l’or. Mais, grâce à l’Adeps, je peux continuer à pratiquer mon sport en tant que professionnel. Et je peux aussi compter sur le soutien de la marque Red Bull. Je ne les ai pas démarchés. Ce sont eux qui sont venus me chercher avec un vrai et beau projet. C’est plus qu’un sponsor, c’est un vrai partenaire qui me permet d’avoir de la visibilité via des photos et vidéos sur les réseaux qui mettent en évidence les sports extrêmes. Faire partie de ce que l’on appelle la galaxie Red Bull, c’est très gratifiant. Et c’est souvent un gage de réussite comme on l’a vu avec Max Verstappen en Formule Un ou les clubs de football de Leipzig et de Salzbourg. Red Bull sponsorise environ cinq cents sportifs dans le monde et soutient ou organise près de six cents compétitions. Pour un athlète, c’est un gage de sécurité, de crédibilité et la garantie de renvoyer l’image d’un sportif de l’extrême.

Vous considérez le kayak en rivière comme un sport extrême ?

N’exagérons rien. Mais c’est vrai que certaines rivières peuvent se révéler dangereuses. On est parfois à la limite, à la recherche de vitesse, de trajectoires parfois risquées. Cela va vite. Un kayak atteint les 30 kilomètres/heure sur les cours d’eau avec beaucoup de courant. Il faut donc faire très attention. Mais, heureusement, je n’ai jamais eu de grosses blessures. En outre, il ne faut pas confondre le kayak d’eaux vives ou d’eaux plates avec le slalom. Ma discipline se déroule en milieu naturel. Il s’agit de relier le plus vite possible un point A à un point B. Le slalom, lui, se déroule le plus souvent en bassin artificiel et l’itinéraire n’est pas libre mais imposé, puisqu’il s’agit de passer des portiques. Je n’ai jamais pratiqué le slalom.

Pour quelle raison ?

Parce que dans la descente de rivières en eaux vives, il y a bien plus qu’un aspect sportif. Je suis très sensible au côté nature et aventure de ma discipline. On est vraiment lié à l’environnement sauvage. C’est particulier et souvent fascinant de traverser ces paysages. Chaque rivière est différente. Et, sur celle-ci, même le niveau d’eau peut changer. Il faut donc adapter sa navigation.

Antoine Sedran

 

Spectateur attentif de nos rivières

Le niveau d’eau des rivières wallonnes est-il suffisant pour la pratique optimale de votre sport ?

Sur les sites d’entraînement que je fréquente, en général, oui. Sur les cours d’eau wallons, il faut un niveau d’eau minimum. Sur la Lesse, par exemple, il faut un débit minimum de 5 mètres cubes par seconde afin de ne pas perturber les poissons. Et puis, si le niveau est trop bas, on touche le fond avec l’embarcation. Avec le réchauffement climatique, il y a beaucoup de variations au niveau des hauteurs d’eau. Elle peut monter très vite comme elle peut redescendre très rapidement. Ce n’était pas le cas il y a quelques années. C’est clairement, selon moi, une conséquence du changement climatique. Faire de la descente, c’est finalement un moyen de prendre de la hauteur par rapport au monde qui nous entoure.

Vous avez remarqué d’autres changements au niveau de la faune et de la flore ?

Pas vraiment, à l’exception notable de l’augmentation de la population de castors. On ne les voit pas, car ce sont des animaux plutôt nocturnes et discrets. Mais ils créent des barrages. Il y a des sections de rivière où les arbres sont couchés, cela change forcément le relief de la descente. Mais, de mon point de vue, ce n’est pas un problème. C’est même plutôt cool. Je fais un sport nature. C’est à moi de la respecter et certainement pas à vouloir m’imposer.

Quels sont vos sites d’entraînement fétiches ?

La Lesse et la Semois, c’est très beau. La Vierre aussi. La plus belle rivière est sans doute la Haute Lesse au départ de Maissin. C’est très sauvage, magnifique même. C’est aussi très technique car c’est une rivière étroite avec beaucoup de cailloux. Il faut être lucide pour éviter les arbres et les pierres afin de ne pas abîmer le matériel. En eaux vives, je m’entraîne aussi en Basse Lesse. On embarque à Houyet jusqu’à l’endroit où la Lesse se jette dans la Meuse. Cette Meuse qui est mon site d’entraînement pour la discipline du kayak en eaux plates. Mais c’est moins fun.

Vous vous entraînez aussi régulièrement à l’étranger ?

C’est inévitable. Les rivières belges, c’est très bien quand il y a de l’eau mais s’il n’y a pas suffisamment de volume, s’il ne pleut pas, elles ne sont pas assez techniques. Il faut donc multiplier les stages à l’étranger. J’aime beaucoup Banja Luka en Bosnie où j’ai gagné la Coupe du monde. J’apprécie aussi énormément la Vézère à Treignac, en France. C’est la nature à l’état pur, tout comme les gorges de l’Ardèche où certains tronçons sont très intéressants.

Eaux vives, eaux plates… Pourquoi pratiquer ces deux disciplines ?

Les rivières, je l’ai dit, c’est pour le contact avec la nature. Les eaux plates, c’était la seule façon de pratiquer une discipline olympique.

Antoine Sedran

A 34 ans, pensez-vous déjà à votre reconversion ?

Oui, j’ai commencé à penser à d’autres projets en 2020, lorsque toutes les compétitions ont été annulées en raison du Covid. Ce fut mieux en 2021 avec, notamment, mon titre de Champion d’Europe de descente en sprint à Sabero, en Espagne. En 2022, je ne suis pas encore inscrit sur des compétitions internationales car j’ai d’autres projets, de type traversée, par exemple. Mais je préfère ne pas trop en dire pour l’instant. Et puis, la compétition à 40 ans, non merci ! Donc, il y a une transition qui va s’opérer à un moment. Je me sens comme un pilote de Formule Un en fin de carrière qui va continuer à piloter d’autres bolides, mais toujours avec l’objectif de ressentir l’adrénaline. J’adore l’eau, mais aussi l’air. J’en suis déjà à 250 sauts en parachute depuis 2016. Plus récemment, je me suis aussi mis au base-jump (sport extrême qui consiste à sauter en parachute à partir d’immeubles, de ponts ou de falaises, ndlr). Et le motocross, que je pratique régulièrement, me permet aussi de me changer les idées. J’ai un vrai besoin de sensations, cela fait partie de mon identité. C’est important pour ma motivation. C’est mon oxygène.

« On est vraiment lié à l’environnement sauvage. C’est particulier et souvent fascinant de traverser ces paysages. Chaque rivière est différente ».

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On pèche par gourmandise

A un jet de louche de l’abbaye de Leffe se niche Le Confessionnal, un restaurant dont la cuisine comme le cadre semblent surgis du passé. Son chef, Philippe Gérard, y sublime les plats traditionnels, simples et copieux. Comme ceux que préparaient nos grands-mères.

 

Philippe Gérard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si on s’y confesse, c’est en faisant bombance devant un copieux repas plutôt qu’en chuchotant assis sur une étroite banquette en bois. Installé à l’entrée de Dinant, le restaurant, aujourd’hui tenu par Philippe Gérard, doit son nom à sa proximité avec l’abbaye de Leffe qui se dresse de l’autre côté de la rue. L’établissement occupe deux anciennes maisons ouvrières dont l’une était celle d’un cordonnier. Quand on pousse la porte, on a l’impression d’entrer chez un antiquaire. Les petites tables de bois couvertes d’une nappe à carreaux sont entourées d’un amoncellement d’objets patinés par le temps où les cloches à fromage avoisinent une statue polychrome de Saint-Nicolas, les peintures de basse cour répondant à un curieux ancêtre de la machine à écrire.

C’est en 2016 que Philippe Gérard a repris l’établissement créé quelques années plus tôt par Alain Blondiaux. Le gros de la rénovation était fait. Le nouveau chef y a façonné une atmosphère plus personnelle avec les objets chinés sur les brocantes et marchés. Par la suite, ce sont les clients qui sont venus apporter, qui une vielle soupière, qui un vieux livre de recettes ou une tête de moine en bois.

Les casseroles sur les tables

 

La cuisine que l’on sert ici est à l’image de cette atmosphère chaleureuse et chargée. « Le meilleur compliment que l’on peut me faire, glisse le chef, c’est de me dire : « J’ai mangé comme chez ma grand-mère ». » A la carte, rien que des plats de terroir qui ont progressivement déserté les tables de la plupart des restaurants. Os à moelle rôti au four et pain grillé, ris de veau aux girolles ou joue de bœuf à la bourguignonne. « On fait de la cuisine simple sans chichis. On dépose les casseroles sur les tables. C’est plus convivial, ça permet de s’échanger les portions. » Pas plus de 20 couverts au Confessionnal. Philippe Gérard est seul en cuisine, aidé d’une personne pour le service en salle et d’une autre pour la plonge. Tout est préparé sur place, de bout en bout. « Pour la blanquette, j’achète la pièce de veau que je découpe moi-même avant de la cuire. Après, on le goûte parce qu’on a encore des morceaux de cartilage sous la dent, alors que la viande des blanquettes industrielles est toute filandreuse ». Pareil pour les vols au vent qui ne sont pas des préparations au poulet, comme le tout-venant, mais bien avec de la poule qui a été longuement mijotée sur les fourneaux.

Complet midi et soir

Avec sa petite jauge, le restaurant est complet midi et soir, plusieurs jours à l’avance. Le midi, Philippe Gérard met souvent le téléphone sur répondeur plutôt que de devoir invariablement répondre qu’il n’y a plus de place, il peut ainsi se concentrer sur ses casseroles. La clientèle est composée de gens des environs et d’habitués parmi lesquels des chefs de restaurants étoilés qu’il a souvent entendu louer sa cuisine authentique. « Le seul reproche qu’on a pu me faire, c’est que c’est trop copieux. »

A contre-courant du gastronomiquement correct, la cuisine du Confessionnal n’est pas pour les petits mangeurs. « Celui qui est au régime ne vient pas ici. Je vois aussi que les gens qui font attention sont les premiers à mettre le couteau dans le beurre. Comme je ne fais jamais de pub, ceux qui sont déjà venus reviennent avec des amis parce qu’ils savent qu’ils vont aimer. »

Passionné par son métier, Philippe Gérard n’a vraiment pas la grosse tête. Pour lui, on n’invente plus rien en cuisine, on se contente d’adapter les anciens. « Prenez la cuisson à basse température, ce n’est pas nouveau. Quand on laisse une casserole mijoter sur le bord d’un fourneau, on fait de la basse température. Pour le matériel de cuisine, c’est la même chose. On a juste ajouté un moteur et mis du plastique tout autour. »

L’homme n’est pas pour autant rétif au changement. « Rien n’est acquis, il ne faut pas croire qu’on connaît tout. » Ainsi, au détour d’un film sur la toile, il a vu que le chef Jean-Pierre Bruneau cuisait sa pièce de veau pour la blanquette avant de la découper et il a adopté l’idée.

Le plus beau métier du monde

 

Même s’il travaille seul, il n’a jamais voulu d’apprenti. Il a bien fait quelques essais, mais le candidat le plus assidu a été remercié après un mois. « Je ne trouve pas de jeune suffisamment passionné. Ils sont déjà fatigués dès qu’ils commencent et leur grand-mère peut mourir trois fois quand il s’agit de trouver des excuses pour tirer au flanc. Je n’ai pas trop de temps pour expliquer dix fois la même chose. Je veux travailler sans être stressé. »

Ne lui parlez pas de Top Chef et de toutes les émissions culinaires à succès. Philippe Gérard n’a plus de télévision depuis qu’il a repris Le Confessionnal, voici 9 ans. « Quand est-ce que je le regarderais ? Je n’ai pas le temps. Je me lève à 7h et je me couche vers minuit. Top Chef, ce n’est pas la réalité. Ma télé, ce sont les gens. En fin de soirée, j’adore passer en salle et discuter avec les clients ».

Philippe Gérard en est convaincu, il fait le plus beau métier du monde. Quand il a repris le Confessionnal, il avait 54 ans. Comme il hésitait à encore se lancer dans une telle aventure, il est passé voir son premier patron, Jean Ureel, qui tient aujourd’hui La Ferme du Faubourg, à Quenast. À 77 printemps, il était toujours au fourneau, bon pied bon œil. « Ça a changé mon optique et je ne le regrette pas. Le jour où je souffle à l’idée du travail qui m’attend quand je me lève, j’arrêterai. Pour le moment, ça me plaît toujours autant. Quand je vois arriver dans mon établissement des gens avec un grand sourire, je sais que je ne pourrais pas rêver mieux. »

« J’aime le changement »

En 1978, Philippe Gérard sort avec son diplôme en poche de l’Ecole Hôtelière de Namur, la ville où il a grandi. Une formation qu’il a choisie par fainéantise, reconnaît-il avec le sourire. « Mon frère et ma sœur avaient suivi la médecine ou la pharmacie et je ne m’y voyais pas. Quand je suis rentré à l’école, je ne pouvais distinguer un persil d’un cerfeuil ! » Très vite, la passion du métier a pris le dessus. Le week-end, alors que rien ne l’y obligeait, il filait en stage. Après avoir connu son baptême du feu à l’Auberge de Basse-Cabecque (Rebecq-Rognon), il est monté à Bruxelles pour travailler à l’Écailler du Palais Royal. Toujours curieux de nouvelles expériences, il est passé par la Côte d’Azur, au Couloubrier (Le Muy), avant de retourner au pays, au Moulin de Lisogne (Dinant). Pendant 15 ans, il a alors proposé un service traiteur. Comme il avait la bougeotte, il est encore passé par l’Art de Vivre (Barvaux) et le Quartier latin (Marche-en-Famenne). Puis, après un changement de décor avec la cuisine des ambassades de Belgique (4 ans à Londres et 3 ans à Rome), il revient au Quartier latin pour, finalement, prendre les commandes du Confessionnal. « J’aime le changement, c’est vrai. Tous les gens avec qui j’ai travaillé m’ont marqué et sont souvent devenus des amis pour lesquels j’ai le plaisir de cuisiner dans mon restaurant. »

 

Le Confessionnal

Rue Rémy Himmer 4

B-5500 Dinant

+32 (0) 82 22 45 22

www.leconfessionnal.be

FILLE DE LA MEUSE ET MÈRE D’ADOLPHE SAX

Ville du célèbre inventeur du saxophone, Dinant offre une incroyable panoplie d’activités touristiques. Les sites remarquables ne manquent pas, tels la citadelle, la Meuse et la grotte « La Merveilleuse ». Les amoureux de patrimoine et d’histoire se régaleront avec les châteaux alentour, tandis que les plus aventureux s’évaderont dans la nature variée et généreuse.


Une croisière sur la Meuse


© Maison du Tourisme Vallée de la Meuse Namur-Dinant

Dinant étant l’une des plus fières filles de la Meuse, une croisière commentée ou à thème sur le fleuve s’impose, soit entre les écluses d’Anseremme et de Bouvignes, soit jusqu’au château de Freÿr. Les Croisières Mosanes proposent une formule combinée avec la visite de la citadelle, tandis que Dinant Evasion organise à la fois des croisières pour groupes et des balades plus intimes sur des bateaux électriques sans permis.

La citadelle


©WBT - S. Wittenbol

Pour accéder à ce monument qui a connu plusieurs vies depuis le XIe siècle mais dont l’aspect actuel date de sa reconstruction entre 1818 et 1821, lors de l’occupation hollandaise, les visiteurs ont le choix entre l’entrée par le parking à l’arrière du site ou le téléphérique (ou l’escalier aux 408 marches !). La vue est bien sûr unique. La citadelle est aménagée en musée d’armes et d’histoire, et les points forts de la visite sont la découverte des casemates des soldats de la Première Guerre mondiale et le passage dans une tranchée à travers un « abri effondré ». Redescendus sur terre, vous pourrez vous balader dans la ville et visiter la collégiale, la Maison de Monsieur (Adolphe) Sax (entrée libre) et la Maison de la Pataphonie (sur réservation). Quand vous serez repus de culture et d’histoire, installez-vous sur la croisette afin de déguster une flamiche dinantaise, une bière Caracole ou une couque de Dinant.

Le RAVeL de la Molignée et l’abbaye de Maredsous


© FT Province de Namur

Les premiers coups de pédale s’effectuent à plat, en suivant le RAVeL de la Meuse ; ensuite, dans la vallée de la Molignée, il faut appuyer plus fort pour s’élever doucement jusque Maredsous. Au passage : l’escargotière de Warnant, les ruines du château de Montaigle, le village de Sosoye (un des Plus Beaux Villages de Wallonie) et, bien sûr, les fameuses draisines qui longent le RAVeL de Warnant à Maredsous en passant par l’ancienne gare de Falaën. Une fois arrivés à l’abbaye – courage, ça grimpe ! –, vous pourrez déguster une bière locale et/ou des tartines de fromage. Si vous redescendez par Maredret, entrez dans la boutique de l’abbaye afin de jeter un œil sur les enluminures réalisées par l’abbesse et les sœurs bénédictines, elles sont réputées internationalement.

Balades en trottinette électrique


© Trot-e-fun - Jean-Pol Sedran

Vous cherchez une activité fun à faire en famille ou en groupe ? A Anseremme, Trot-e-Fun propose de découvrir la région sur des trottinettes électriques – sortes de vélos tout terrain sans selle – spécialement adaptées aux reliefs mosans. Les parcours sont tracés en fonction de la demande au départ de divers sites (Dinant, Anseremme, Bouvignes…). L’activité, qui dure environ 1h15, est encadrée par un moniteur. Sur réservation, bien entendu.

La descente de la Lesse en kayak


© WBT _ Denis Closon

C’est le « must » de la région, à faire en famille ou en groupe. Vous avez le choix entre la demi descente depuis Gendron (12 km) et la complète depuis Houyet (21 km). Cette activité est organisée par Dinant Evasion, à Anseremme, qui propose des formules combinant la descente de la Lesse avec une autre activité physique, comme, par exemple, le challenge Ardenne, un périple entre les arbres et les rochers cumulant traversées sur des ponts de singes, ponts de planches et saut dans le vide – accrochés à des câbles tout de même !

Maison du Tourisme Vallée de la Meuse Namur-Dinant
Avenue Colonel Cadoux 8
5500 Dinant
+32 (0) 82 22 28 70

valleedelameuse-tourisme.be

Deux millénaires de vie dans nos campagnes dans une exposition temporaire, jusqu’au 21 février 2016 

Cette exposition, réalisée par le Service de jeunesse archeolo-J, est le résultat d’une vaste enquête centrée sur le monde rural en Condroz namurois. Elle retrace deux mille ans de vie à la campagne. Depuis l’Antiquité, cette contrée a comme ressources principales l’agriculture et l’élevage. Cette situation va perdurer pendant le Moyen Âge et les Temps Modernes. Le rôle de l’Église, l’influence du seigneur local, la nature et le relief du terrain et l’économie globale de la région sont des facteurs déterminants pour la configuration du paysage condrusien.

 

Infos pratiques :

Maison du patrimoine médiéval mosan

Place du Bailliage, 16 à 5500 Bouvignes (Dinant)

+32 (0)82.22.36.16

[email protected]

www.mpmm.be

 

Ouvert de 10 à 17h, fermé les lundis ainsi que du 25 décembre au 2 janvier (Réservation obligatoire)

 

Ce n’est pas le titre d’une comédie de boulevard ou d’un roman coquin du XIXe siècle, mais bien la réalité depuis qu’un adepte du taoïsme et de sa philosophie a décidé de créer, dans une partie de l’ancien couvent des Capucins à Dinant, un complexe de bains et de soins du corps. L’ancien couvent de Bethléem, fondé au XVIIe siècle, a vécu bien des aventures et connu bien des destinations.

Vendus à la Révolution française, les bâtiments furent rachetés en 1807 par l’évêque de Metz. En 1831, l’évêque de Namur fonda un Petit Séminaire, puis un musée, puis un hôtel qui existe toujours et partage les lieux avec les Bains de Dinant, un centre de bien-être fondé par le père de Zelf Goosens, actuel propriétaire et exploitant de l’établissement.

Aujourd’hui, les Bains de Dinant sont installés sur ce site de 5 ha avec vue sur la Meuse et la Citadelle de Dinant. Un cadre reposant pour le corps et l’esprit, affirme Zelf Goosens. « Nous proposons une piscine romaine à 34°C, un hammam turc, un sauna en briques de sel, une douche auto-bronzante, une cascade de glace et un jardin avec sentier pour pieds nus ! Et tout cela dans une partie des murs de l’ancien couvent. »

Le taoïsme prône l’équilibre entre le Yin (principe féminin, lunaire, froid) et le Yang (principe masculin, solaire, chaud). C’est en effet de l’équilibre et de l’alternance de ces deux principes que vont naître tous les phénomènes naturels. Le patron actuel n’est pas lui-même un adepte du taoïsme, mais il veut perpétuer l’esprit que son père a voulu initier dans ce lieu déjà chargé de spiritualité et remettre en valeur un lieu qui a toujours fait partie de l’histoire de Dinant.

Juste à côté des bains, vous pourrez également découvrir La Merveilleuse, un vaste complexe de grottes souterraines datées de 300 à 400 millions d’années avant notre ère. Il n’a été découvert et exploré qu’en 1904 lors de la construction d’une ligne de chemin de fer. Le nom est resté, mais le lieu a accueilli de nombreuses activités. Un couvent devenu hôtel, un restaurant renommé et, depuis peu, la Maison Leffe, un musée dédié à la célèbre bière que nous avons déjà eu l’occasion de présenter dans le WAW

www.lesbainsdedinant.be  

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