Waw magazine

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Si le vélo est le complément idéal des transports en commun et que de bonnes infrastructures cyclables augmentent le nombre d’usagers cyclistes en ville, le vélo est aussi un super moyen pour aller à la découverte de sa région et de ses habitants… et aller plus loin encore ! S’évader en Belgique, c’est la bonne idée pour concilier besoin de vacances et pratique du sport, pour préserver sa santé ou changer d’air tout simplement.

Avec deux experts du vélo, Pierre Pauquay et Olivier Béart, l’éditeur Olivier Weyrich a conçu un premier mook « 10-Découvertes » pour partir à l’aventure à travers notre beau pays. Avec eux, il a sélectionné dix destinations accessibles à tous, en vélo ou e-bike. Chaque destination s’accompagne d’une carte (aussi téléchargeable sur www.10-decouvertes.be) et d’un guide-découverte pour s’évader en toute tranquillité. Un premier numéro bourré de conseils pratiques et de suggestions à l’attention des débutants comme des habitués du vélo.

En partenariat avec l’éditeur, le WAW propose aujourd’hui à ses lecteurs une première balade à La Louvière, sur les traces du Patrimoine mondial de l’Unesco.

« Le vélo est Histoire quand il part sur les traces d’un Vincent Van Gogh dans le Borinage ou quand il rejoint les grands sites de l’Unesco de notre jolie Belgique. Le vélo est Nature quand il entre dans la grande forêt de Saint-Hubert, longe la Semois sauvage ou traverse les fagnes envoûtantes. Le vélo est Patrimoine quand il roule sur ses propres traces, sur ces routes de légendes que sont celles du Tour des Flandres ou de Liège-Bastogne-Liège, où tant de coureurs ont érigé leur propre gloire. Le vélo est à contre-courant de l’immédiat et de la rapidité de notre monde. À vélo, le temps est en rétropédalage. Le vélo impose un rythme où l’on peut enfin ouvrir les yeux sur les richesses de notre pays, le pays de la Petite Reine. »
Pierre Pauquay et Olivier Béart

 


Distance : 29,4 km
Points-nœuds 91, 27, 45, 34, 33, 30, 11, 5, 9, 17, 85, 91 

Une balade universelle

Le vélo est une merveilleuse machine à remonter le temps ! Il permet de découvrir en douceur des lieux imprégnés par une histoire émouvante. Partons de la ville de La Louvière à la découverte de deux sites remarquables, référencés au Patrimoine mondial de l’Unesco : le Canal du Centre historique et le site minier de Bois-du-Luc.


Bordant le canal, la Cantine des Italiens, lieu de départ de cette balade, pourrait se comparer à un camp d’internement, vu la disposition géométrique de ces baraquements. Après la Seconde Guerre mondiale, la Belgique est exsangue, le pays est à terre. La relance économique passera par le charbon. Le gouvernement Van Acker recrute une importante main-d’œuvre italienne qui sera parquée dans ces baraques. Dans les mines, les conditions de vie sont déplorables. Elles sont vétustes et dangereuses, les règles de sécurité négligées conduiront à la catastrophe du Bois-du-Cazier, le 8 août 1956.
Le site de la Cantine des Italiens abrite désormais un musée de l’immigration italienne ainsi qu’un restaurant.

Quatre monstres à la gueule d’acier

Nous voilà partis sur le RAVeL qui longe le canal et va nous emporter vers un beau voyage dans le temps. Première rencontre, peu après le départ, le village de Houdeng-Aimeries.

Le vendredi, c’est le jour du marché. Les échoppes aux mille couleurs se reflètent dans les eaux du canal et les produits italiens embaument l’air. Il bat ici un peu le cœur de l’Italie, comme à La Louvière, une ville qui renaît, qui devient belle, où l’on ressent la fierté de ces petits-fils d’immigrés. Dans les années cinquante, ils ont réussi, dans la souffrance, à offrir un avenir meilleur à leur famille.

Plus loin, nous croisons deux pilastres, témoins d’un pont de chemin de fer qui apportait le charbon provenant des mines, toutes proches. À la fin du XIXe siècle, les mines du Centre sont enclavées : il est difficile d’acheminer le minerai vers les grandes villes et le nord du pays. Le développement passera par la construction d’un canal afin de relier les bassins de l’Escaut et de la Meuse. Pour rattraper 66 mètres de dénivelé, quatre ascenseurs hydrauliques ont été nécessaires. Une prouesse technique qui est expliquée, à hauteur de l’ascenseur n°3, lors de la visite de la salle des machines reconnaissable par son bâtiment de style néogothique aux allures de château fort.

Le canal va alors devenir l’artère économique de la Wallonie. L’extraction du charbon grimpera en flèche. Des 500.000 tonnes extraites en 1832, on atteindra plus de 9 millions de tonnes en 1880. Le paysage sera bouleversé à jamais par ces quatre monstres à la gueule d’acier.


Bois-du-Luc. La maison du directeur est située dans l’axe de la grande rue.
Son balcon est en façade, pour un contrôle permanent de la cité.

La cité de Bois-du-Luc

Nous quittons le canal au pied de l’ascenseur n°3 pour nous diriger vers la cité minière de Bois-du-Luc (1). À l’approche du site, nous entrons dans un autre monde, comme si l’on nous ouvrait les portes d’un décor construit pour la gloire du capitalisme. Bois-du-Luc, c’est un microcosme en soi, isolé du monde, volontairement. Une histoire longue de 300 ans. Des générations entières d’ouvriers ont vécu ici, en totale autonomie : on naissait comme on mourait à Bois-du-Luc. Tout a été pensé, dessiné pour la productivité. En descendant à vélo la rue Quinconce, un voyage dans le temps s’ouvre à nous. Nous longeons d’abord l’hospice, l’hôpital, l’école pour filles, l’église, avant de rejoindre, en bas, le quartier des maisons ouvrières flanqué de son épicerie. On ressent la lourdeur historique de ces lieux, comme si le vélo nous permettait de nous immerger, de prendre le temps de les observer et de les ressentir. Le quartier ouvrier, avec ses maisons du XIXe siècle, toutes demeurées intactes, est disposé en un plan rigoureux de quadrilatères. De l’autre côté de la rue et si proche, l’entrée de la mine est protégée par deux tours de guet et par une porte-guillotine, digne d’une image du Moyen Âge, destinée empêcher les grévistes de rentrer dans l’enceinte.

Sur nos vélos, nous nous apercevons que l’architecture a dessiné un style de bâtiment pour chaque classe sociale. Elle exprime la hiérarchie, exacerbée. La maison du directeur est située dans l’axe de la grande rue. Elle est en hauteur, pour mieux asseoir son prestige, et le balcon est en façade, pour un contrôle permanent de la cité.

Se balader à Bois-du-Luc est un geste étonnamment moderne. La promenade pose beaucoup de questions sur le passé et sur l’avenir de notre société qui n’a pas hésité et n’a toujours pas de scrupules à envoyer des enfants dans la mine.


L’entrée de la mine est protégée par deux tours de guet et par une porte-guillotine, digne d’une image du Moyen Âge, destinée empêcher les grévistes de rentrer dans l’enceinte. 

L’ascenseur de Strépy-Thieu

Nous revoilà de retour au canal le long duquel nous continuons à nous laisser glisser tout en admirant les ouvrages d’art qui s’égrènent : ponts-tournants, ponts-levis et écluse. Nous sommes dans un livre d’histoire à cœur ouvert.

Après avoir dégringolé l’équivalent du dénivelé de l’ascenseur n°4, nous rejoignons le nouveau canal que nous longeons jusqu’à l’ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu (2). Un ouvrage titanesque construit en vingt ans (1982-2002) et permettant aux péniches de grand gabarit de remonter (ou de descendre) un dénivelé de 73 mètres. La visite permet d’admirer l’impressionnante salle des machines. Au sommet de l’édifice, un superbe panorama offre une vue d’ensemble du site et complète la vision du film sur la construction et le fonctionnement de cet ascenseur qui fut le plus haut du monde jusqu’en 2016 et la construction de l’ascenseur des Trois Gorges, en Chine (113 mètres).

Le retour vers la Cantine des Italiens s’effectue dans les airs, en longeant un autre ouvrage impressionnant, le pont-canal du Sart, qui enjambe la vallée à Houdeng-Aimeries avant de rejoindre le canal historique.

A noter qu’il est très facile de ramener cette balade à une longueur de 17 kilomètres en évitant la traversée du site de Bois-du-Luc et en longeant continuellement les canaux.


L’ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu.
Un ouvrage titanesque construit en vingt ans (1982-2002) et permettant aux péniches de grand gabarit de remonter (ou de descendre) un dénivelé de 73 mètres. 

(1) Voir WAW n°27, déc. 2014 (2) Voir WAW n°06, sept. 2009 

— Sur les traces des « Ambassadeurs »

La spectaculaire ligne du Chemin de Fer du Bocq


La gare de Durnal

Ciney, Braibant, Spontin, Dorinne, Purnode, Evrehailles, Yvoir. Construite de 1890 à 1907, essentiellement afin de desservir les nombreuses carrières de grès et de petit granit de la région, fermée au trafic des voyageurs en 1960 et des marchandises en 1983, aujourd’hui exploitée par l’asbl « Patrimoine Ferroviaire et Tourisme » et son armée de bénévoles passionnés, la ligne du Chemin de Fer du Bocq permet de découvrir les charmes de cette magnifique vallée entre Ciney et Yvoir. « C’est la ligne touristique la plus spectaculaire de Belgique », affirme Jean-Pierre Désirant, le responsable des relations publiques de l’asbl qui la parcourt régulièrement aux commandes d’un autorail ou d’une locomotive. « L’attrait de cette ligne est multiple. Il y a d’abord le changement radical de paysage quand elle quitte le plateau du Condroz, peu après Braibant, pour s’enfoncer, par une forte pente dans la vallée du Bocq en suivant les méandres de la rivière. Mais la partie la plus spectaculaire de la ligne est celle qui relie la gare de Dorinne-Durnal à celle de Purnode : un tronçon de deux kilomètres comptant pas moins de trois tunnels et cinq viaducs. Une nature à couper le souffle ! »

A ce décor magnifique s’ajoutent les curiosités que l’on peut admirer ci et là : le château de Halloy et l’échelle à poissons à Braibant, le passage sur un pont à hauteur des maisons avant de passer sous le viaduc à Senenne, le tunnel de Spontin (500m), où les résistants firent exploser un train de carburant durant l’été 44, la friche industrielle du site d’embouteillage des sources de Spontin, la gare de Dorinne-Durnal (Chausin) qui a été magnifiquement restaurée en pierres du pays, les anciens fours à chaux en amont de cette gare…

« Les deux extrémités de la ligne ne sont pas accessibles car elles doivent être remises en état, explique Jean-Pierre Désirant. Du côté de Ciney, elle s’arrête actuellement à Braibant, et du côté d’Yvoir, elle ne va pas plus loin que Bauche. L’an prochain, les trains pourront circuler jusqu’à l’entrée du long tunnel d’Yvoir. Le reste de la ligne ne sera pas réaménagé tout de suite car le tunnel a été ébranlé par les fissures dues aux explosions dans la carrière !… »

A noter que cet été, en raison du confinement, les embarquements et débarquements n’étaient possibles qu’en gare de Spontin.

www.cfbocq.be

Le parc de Mariemont, un écrin pour l’art à Morlanwelz


La fontaine archiducale, de Laurent Delvaux

Propriété de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le domaine de Mariemont est le fruit d’une longue histoire qui commence en 1546 quand Marie de Hongrie décide de faire édifier un pavillon de chasse en lisière des bois de Morlanwelz. Le site est ensuite marqué par les passages successifs d’Albert et Isabelle d’Habsbourg qui agrandissent les lieux en 1598, de Louis XIV qui en prend possession en 1668 et de Charles de Lorraine qui y construit son château en 1754. Mais c’est à Nicolas Warocqué (1773-1838), fondateur d’une célèbre dynastie d’industriels et administrateur de la Société des charbonnages de Mariemont, que l’on doit le magnifique parc à l’anglaise d’une superficie de 45 hectares que l’on connaît aujourd’hui, avec son alternance de pelouses, d’étangs et de massifs de frondaisons d’où les nombreux arbres indigènes séculaires semblent couver du regard les essences exotiques éparpillées ci et là. Et c’est son arrière-petits-fils Raoul Warocqué qui l’a enjolivé de multiples sculptures, dont certaines réalisées par des artistes célèbres tels que Jef Lambeaux, Auguste Rodin et Constantin Meunier. C’est lui aussi qui a fait construire dans le parc le pavillon dit « bains romains » : un bassin rectangulaire entouré d’une colonnade destinée à exposer sa collection d’antiquités grecques et romaines.

L’éclectisme des intérêts botaniques, archéologiques, historiques et esthétiques rencontrés au parc de Mariemont lui a valu d’être classé « site exceptionnel de Wallonie » en 2003 et d’être considéré aujourd’hui comme l’un des plus beaux parcs de Belgique.

Le Bar des Ephémères à Hélécine


© Maison Ephémère

En 1990, Brigitte Baillieux et Guy Theunissen, tous deux auteurs et metteurs en scène, fondaient, dans l’Est du Brabant wallon, la compagnie de théâtre « La Maison Ephémère ». Le but de leurs productions ? Chercher à éveiller le spectateur et à titiller son esprit critique. « Il est vital pour nous que le théâtre fasse partie des mesures de prévention contre un populisme de plus en plus agressif et les endoctrinements de tous bords », souligne le couple qui a récemment trouvé un nouveau pied à terre au Domaine provincial d’Hélécine, dans les anciennes écuries du château. « Nous présentons toujours nos spectacles un peu partout dans la région, mais nous réservons le Bar des Ephémères pour des événements plus intimes », explique Brigitte. C’est un lieu très convivial qui nous sert d’écrin quand nous voulons faire découvrir un texte à notre public. » C’est ainsi que les 2 et 3 octobre, les comédiennes Jo Deseure et Anne Schmitz, accompagnées du guitariste Geoffrey Lesire, y interpréteront Sauvez Herbert, un texte de Jean-Marie Piemme. Et pour ceux et celles qui ne tiennent pas en place, la compagnie présentera début décembre Les bruits de la vie, un spectacle itinérant à l’intérieur du château d’Hélécine, sur les pas d’une kyrielle de personnages formant une ronde à la Schnitzler.

www.maisonephemere.be

Dans les entrailles du Solvent à Verviers


La mule-jenny du Solvent

« Cette incroyable collection est intégrée aux musées gérés par la Ville de Verviers, mais ce n’est pas un musée. C’est la réserve visitable des machines textiles de la Ville », nuance Jacques Thonnard. Et les visites sont exceptionnelles, puisque le bâtiment, qui est actuellement en rénovation, n’ouvre ses portes qu’en de rares occasions, comme lors des Journées du Patrimoine ou de la venue des… Ambassadeurs. »

S’il est aujourd’hui à la retraite, l’ancien contremaître des musées de Verviers n’en continue pas moins à mettre la main à l’ouvrage puisque c’est lui qui veille à l’entretien, avec une équipe de bénévoles, de ces quelque 200 machines qui ont fait les beaux jours de l’industrie textile à Verviers et qui sont aujourd’hui stockées rue de Limbourg, sur l’ancien site de la Société anonyme Solvent belge (1899-2009) qui s’était démarquée en exploitant, dès 1901, le nouveau procédé de dégraissage et de lavage de la laine mis au point aux
Etats-Unis. « Le solvent était l’atelier où l’on désuintait la laine », explique Jacques Thonnard, qui rappelle que la vapeur nécessaire pour faire tourner ces machines était alors acheminée par un réseau souterrain long de 70 kilomètres, le réseau de chauffage Intervapeur. Cinq machines à vapeur font d’ailleurs partie de la collection présentée dans le bâtiment. « Celui-ci renferme quelques trésors d’archéologie industrielle datant de la fin du XIXe siècle, comme des appareils à solventer, des assortiments de cardes et des métiers à filer, dont la fameuse mule-jenny utilisée par William Cockerill (le père de John, ndlr) dans ses ateliers verviétois au début des années 1800. »

La dernière boissellerie de Paliseul

 

Avec des forêts de hêtre et de résineux à portée de hache, le travail du bois est une vieille tradition à Paliseul. Dans les années cinquante, on y comptait cinq boisselleries qui employaient plus de cent personnes. Aujourd’hui, il n’en subsiste plus qu’une, la boissellerie de la famille De Marteleire qui n’emploie que quatre personnes (un tourneur sur bois et du personnel affecté à l’emballage) mais fait appel à plusieurs sous-traitants.

« C’est en 1984 que nous avons repris le dernier atelier encore en activité à Paliseul, les Etablissements Wallaux, explique Jacques De Marteleire qui se fournit en bois dans les scieries de la région. Nous faisons des articles en tous genres, principalement des accessoires de cuisine comme des moulins à poivre, des rouleaux à tarte, des cuillères et spatules en bois, mais également des articles de décoration, des plateaux et paniers, des bougeoirs, etc. »

Dans le magasin jouxtant l’atelier et géré par sa fille Isabelle, la boissellerie propose également des jouets traditionnels en bois réalisés par d’autres fabricants, certains venant du Jura. « Nous fournissons les grandes surfaces comme les petits magasins et grossistes, complète Jacques, mais nous exportons également vers les pays voisins, principalement en France. »

 

— Sur les traces des « Ambassadeurs »

Un caviar de choix à Waterloo

C’est en 1995 qu’Arya et Ahmad Razavi ont fondé Caspian Tradition, société établie à Waterloo et qui exporte, principalement vers les pays de l’Union européenne mais également vers les autres continents, une quinzaine d’espèces de caviar méticuleusement choisies et importées des piscicultures du monde entier. Les deux jeunes Iraniens étaient venus faire leurs études à Bruxelles – le droit marin pour lui et l’informatique pour elle – et, à l’issue de celles-ci, ils ont décidé de rester en Belgique et de se lancer dans le commerce du caviar, un domaine dont ils possédaient bien plus que des rudiments puisque dans la famille d’Ahmad on est expert de père en fils depuis plus de 40 ans ! En outre, leur origine iranienne allait leur permettre de consolider les contacts nécessaires dans le cadre très restreint du monde du caviar.

« Nous travaillons avec des experts qui, tout comme mon mari, se rendent personnellement dans les piscicultures du monde entier afin de sélectionner notre caviar, explique Arya. Ainsi, l’Imperial Gold provient d’esturgeons élevés dans des lacs sino-russes, l’Oscietra provient de Chine, d’Uruguay ou d’Italie, tandis que le Baeri arrive d’Allemagne, d’Italie, de Finlande, de France et de… Belgique. Il provient d’esturgeons vivant dans les rivières et qui s’adaptent très bien à la captivité et à toutes les latitudes. »

Un laboratoire ultra-moderne

A Waterloo, le caviar sélectionné arrive dans des boîtes d’1,8 kilo. Selon le souhait du client, il est conditionné dans de petites boîtes – des gestes rapides et précis car le caviar n’aime pas être à l’air libre – qui vont ensuite reposer dans des frigos avant d’être emballées. Autant d’opérations qui sont effectuées dans un laboratoire moderne (sas multiples, frigos à double-portes, salles de travail et chambres froides à moins de trois degrés…) respectant les règles européennes d’hygiène les plus sévères. Et la livraison s’accompagne des mêmes précautions.

« Si le caviar reste une denrée de luxe, son prix a néanmoins bien chuté depuis l’interdiction de la pêche sauvage en 2009, souligne Arya. Aujourd’hui, le prix de la plupart de nos espèces fluctue entre 1.000 et 2.000 euros le kilo. »

Précisons encore que Caspian Tradition, qui a fait l’acquisition en 2012 de La Maison du Caviar à Bruxelles, propose également des œufs de saumon et des œufs de truite, ainsi que d’autres délicatesses comme le foie gras, le saumon et l’esturgeon fumés, les truffes, etc.

Le Tabac de la Semois, pur produit du terroir

« Tabac de la Semois. Cigarettes - Cigares - Cigarillos ». A Bohan, joli village de Vresse où la Semois s’amuse à dessiner des méandres dans la vallée, l’enseigne de la maison de Xavier Martin annonce fièrement à ceux et celles qui traversent le pont de la rivière que la tradition des cultivateurs de tabac se perpétue toujours. Le mérite de cet arrière-petit-fils de planteurs de tabac, dont la maison a été fondée en 1886, n’est pas mince car le métier a fort périclité au fil des décennies. Auparavant, dans la vallée de la Basse-Semois, il y avait en effet plusieurs cultivateurs dans chaque village. C’est que le Tabac de la Semois est un pur produit du terroir dont la qualité a vite été reconnue. Il possède une arôme particulière que lui confèrent la nature du sol, les conditions climatiques et, surtout, les brouillards de la vallée. En 1951, cette culture s’étendait sur quelque 575 hectares et représentait plus de 12.000.000 de plants produisant environ 1.000 tonnes de tabac sec. La grande partie de cette production était fabriquée sur place par une cinquantaine de petits planteursfabricants. En témoignent encore, tant à Vresse-sur-Semois que dans les villages voisins, les nombreux séchoirs à tabac qui font désormais partie du paysage et du patrimoine.

Aujourd’hui, il ne reste plus dans la vallée que quelques rares maisons qui se consacrent à la culture et la fabrication artisanale du Tabac de la Semois. Une activité pour la poursuite de laquelle la famille Martin peut s’appuyer sur le savoir-faire de quatre générations de planteurs. Semé en couches début avril, le tabac est repiqué en pleine terre en mai pour être récolté en septembre, puis séché à l’air libre dans des hangars. A la fin de l’année, les feuilles sont enlevées de la tige, triées suivant des normes très strictes, mises en manoques puis en bottes. Commence alors la fabrication proprement dite. Entièrement manuelle. Les bottes sont humidifiées, puis les feuilles sont découpées mécaniquement au hachoir selon l’épaisseur désirée. Le tabac est alors torréfié – le torréfacteur chauffé au feu de bois date de 1886 ! – afin de lui permettre de développer son arôme, puis il est refroidi et vibré pour éliminer les impuretés. Enfin, on le laisse respirer vingt-quatre heures avant d’être conditionné. Trois ans plus tard, on retrouvera le tabac dans les pipes ou sous forme de cigarettes, cigares et cigarillos. Un moment privilégié pour les connaisseurs !

Welkenraedt, terre de bonsaïs

« La première chose que je fais le matin, c’est ouvrir ma fenêtre et regarder mon jardin. Je suis heureux en le contemplant. A l’heure où, partout dans le monde, on ne parle plus que d’argent, c’est un bonheur simple et naturel ! »

Ce qui rend Francis Kessels si heureux, dans sa maison de Welkenraedt, c’est aussi ce qui fait sa fierté : une collection exceptionnelle de plus de 300 bonsaïs exposée dans un jardin de huit ares agencé et décoré à la japonaise, avec un tori (portail traditionnel japonais), un petit temple gardé par des bouddhas, une pièce d’eau habitée de poissons et recouverte d’un abri en bois rouge, des amphores, de fausses roches, des figurines et des dragons en pierre…

« J’ai toujours adoré la nature, explique cet ancien agent de la SNCB aujourd’hui âgé de 77 ans. Quand j’ai commencé, voici près de 40 ans, je me suis dit que si je plantais un hêtre, il allait peu à peu occuper toute la parcelle, tandis que si j’y faisais pousser des bonsaïs, ces arbres en miniature, je pourrais contempler chaque jour des tas de variétés différentes. Aujourd’hui, je ne compte plus les espèces : hêtres, bouleaux, pommiers, cerisiers, genévriers, pins… Mon épouse et moi pouvons les admirer et vivre à leur rythme, au fil des quatre saisons. Mais ces arbres demandent énormément de soins. Il leur faut un substrat adéquat et une bonne exposition. Il est nécessaire de bien tailler branches et racines et, c’est très important, de soigneusement les ligaturer afin d’orienter leur croissance et les amener à une belle esthétique. Enfin, il faut veiller à les changer de pot en temps voulu. »

Francis Kessels ne le cache pas : il consacre chaque jour huit heures à sa passion. Et il réserve certaines plages horaires à enseigner l’art du bonsaï à des amateurs qui viennent parfois de loin pour profiter de son savoir-faire.

Un bonsaï de charme
Il était une fois un charme qui vivait entouré des siens dans la forêt. Quelques bûcherons passant par là décidèrent un jour de le tronçonner afin d’en faire du bois de chauffage. L’affaire en serait restée là si un bonzaïka en promenade n’avait pas buté sur la souche qui s’essoufflait à faire des rejets. « Cet arbre mérite une deuxième chance », pensa-t-il. N’écoutant que son courage, le brave homme creusa pendant deux jours une tranchée afin de délivrer l’arbre mutilé et l’emporter chez lui. Avec l’accord de celui-ci, il coupa ses grosses racines, garda les radicelles et choisit de conserver un nombre limité de rejets. Enfin, il l’empota en espérant que l’envie de vivre lui revienne. L’attente fut longue, mais un jour une petite branche surgit, puis une deuxième et encore une troisième. L’homme en eut les larmes aux yeux. Il sculpta la souche pour former un tout harmonieux et continua à veiller chaque jour sur sa santé. Aujourd’hui, on ne sait si c’est le bonsaï ou l’homme qui est le plus heureux mais l’un et l’autre ne se quittent plus !

 
Les vitraux d’Aurélie et la balade des Celtes à Libramont

A Nimbermont, dans l’entité de Libramont-Chevigny, Aurélie Moreau a installé son atelier dans une ancienne école. Bonne idée, car elle avait non seulement besoin d’espace mais aussi de lumière. Aurélie est en effet artisan verrier-créateur. Elle dessine, réalise et pose des vitraux. Figuratifs ou abstraits, très colorés ou plus discrets, à joints de cuivre ou de plomb, c’est selon les demandes. Elle fabrique également des luminaires et des objets déco en verre, et propose des bijoux artisanaux « fantaisie » en verre fondu et en séries limitées. L’artisane collabore avec d’autres corps de métier (menuisiers, ferronniers, architectes d’intérieur, sculpteurs et designers) auxquels elle apporte son expertise. Enfin, elle organise, une ou deux fois par an, un stage d’initiation de deux jours, ainsi que des visites d’atelier, sur demande, pour les groupes.

Mais il n’y a pas que les vitraux. Celui ou celle qui se promène dans le bois forestier de Bonance retrouvera sa « patte » dans les petits dessins qui illustrent les panneaux didactiques qui jalonnent la promenade des Celtes. Fruit d’une belle collaboration entre le Musée des Celtes (en rénovation jusqu’en 2021) et l’équipe de l’Office de Tourisme, ce parcours balisé (2,9 km) met en évidence nos origines celtiques ainsi que nos ressources naturelles locales.

Chambres et cabane dans la nature à Froidchapelle

Deux chambres d’hôtes, joliment baptisées Romance et Poésie, ainsi qu’une cabane (pour un couple avec un ou deux enfants) et une roulotte (un couple avec un enfant), toutes deux équipées d’une toilette sèche et d’une douche solaire, voilà le concept durable que proposent aux amoureux de la nature Vincent et Michèle Trigaux-Olivier à Froidchapelle. Situés à mi-chemin entre les Lacs de l’Eau d’Heure et la région de Chimay, un positionnement idéal tant pour les sportifs que pour les touristes avides de découvertes et les gastronomes, ces logements sont intégrés dans une exploitation laitière s’étendant sur vingt hectares de prairies bordant le bois de Walestru. Vincent produit du lait destiné notamment à la fabrication du fromage de Chimay, tandis que Michèle est aux fourneaux. Elle adore faire découvrir à ses hôtes les produits de son jardin biologique et la gastronomie du terroir, comme les yaourts et les fromages, mais aussi le pain, les confitures maison, le miel du pays, les œufs bio du jour ou encore les jus de fruits frais. Cerise sur le gâteau, les locataires de l’Escapade au Walestru peuvent disposer d’un jardin potager – avec chèvres naines et poules – où ils peuvent prendre le petit déjeuner par beau temps, mais aussi d’un jardin de lecture avec fontaine et d’un jardin d’hiver avec bar et coin salon. Et si la céramique les tente, ils peuvent réserver l’atelier de Michèle pour s’essayer à cette activité.

— Etonnant !

Au Grand-Hornu

« SERIAL EATER », food design stories (jusqu’au 29 novembre)

 
La grande épicerie – réinterprétation du mille-feuille, 2004 © Marc Bretillot

Au Centre d’Innovation et de Design du Grand Hornu, l’exposition Serial Eater décortique trente années d’expérimentations et de réflexions autour de l’ « objet alimentaire ». Depuis son développement dans les 1990 jusqu’à son implication actuelle, l’analyse du food design va permettre de comprendre les évolutions dans les habitudes de consommation et les prises de conscience face au food system.

Les inquiétudes par rapport à notre santé, à la sécurité alimentaire ou à la provenance de notre nourriture ont provoqué un réel changement dans nos régimes quotidiens. Cependant, l’homme doit rester l’objectif principal du food design. Son comportement, ses habitudes de consommation, ses tabous et ses goûts sont la base de la discipline. Dans une approche parfois anxiogène du futur alimentaire, une quarantaine de food designers proposent leurs réponses aux interrogations du mangeur du XXIe siècle : quels types de consommateurs sommes-nous, comment évaluer notre impact dans le schéma actuel et qu’allons-nous accepter dans nos assiettes ?

Ils proposent également une vision plus ludique de notre relation à la nourriture mais sans en oublier son objectif premier : nourrir l’estomac, les yeux et l’esprit.

www.mac-s.be

« Toutankhamon » à Liège

L’exposition est prolongée jusqu’au 30 août

Le Covid-19 n’a pas eu raison du vieux pharaon oublié ! Inaccessible depuis la mi-mars, l’exposition sur Toutankhamon a été remise sur rail à la gare de Liège-Guillemins dès le 18 mai.

Pour rappel (voir le WAW n°48 de ce printemps), cette exposition, signée Europa Expo, s’inscrit comme la plus ambitieuse consacrée à Toutankhamon jamais réalisée en Belgique ! Avec de nombreuses pièces créées en Egypte par la Supreme Council of Antiquities Replica Production Unit, les différentes reconstitutions offrent un moment de magie exceptionnelle aux visiteurs. Des produits utilisés pour les peintures murales jusqu’aux moisissures constellant les murs de la tombe, en passant par les procédés d’écriture utilisés en Égypte il y a 33 siècles, aucun détail n’a été négligé. Et puis, surtout, ce qui fait l’originalité de l’explosition liégeoise c’est qu’elle entraîne les visiteurs sur les pas de l’explorateur Howard Carter, leur fait partager ses espoirs, ses doutes, puis son émerveillement lorsqu’il tomba soudain sur ce tombeau que tout le monde avait cherché en vain…

www.europaexpo.be

— Sur les traces des « Ambassadeurs »

« L’Or du Val », pour les 950 ans de l’abbaye d’Orval

En 1070, des moines bénédictins venus du sud de l’Italie s’installèrent à Orval, au sein d’un vallon creusé près de 15.000 ans plus tôt sous l’effet de la dernière glaciation. L’église et les bâtiments conventuels furent aussitôt mis en chantier. La nouvelle abbaye passa à l’ordre de Cîteaux en 1131, mais, dès le milieu du siècle suivant, les calamités devinrent son lot pour de longues périodes. Elle fut notamment ravagée vers 1252 par un incendie et la misère fut telle que les autorités de l’ordre cistercien allèrent jusqu’à envisager sa suppression.

Aujourd’hui, c’est plutôt d’une résurrection qu’il s’agit. A l’occasion des 950 ans de l’abbaye, la communauté des moines trappistes a décidé que sa longue histoire valait bien un oratorio. Du 25 au 31 juillet, ses grands moments seront contés et chantés dans le cadre historique de l’ancien cloître médiéval, au milieu des ruines cisterciennes. A la manœuvre de ce spectacle qui rassemblera quatre acteurs et quatre chanteurs professionnels, des chœurs et des instrumentistes ainsi que 80 figurants, deux artistes qui connaissent bien la Gaume : le dramaturge et metteur en scène Antoine Juliens et le compositeur Thierry Chleide. Une nouvelle aventure humaine, un spectacle original qui s’adresse à tout le monde, petits et grands, mais pour lequel il est impératif de réserver !

Jeu de piste dans le parc d’Enghien

Le Pavillon des 7 Etoiles, le Jardin des Dalhias, le Grand Canal, le Bassin des Dauphins, le Pilori du Mont Parnasse, le Château Empain… Créé entre 1630 et 1665 par la famille d’Arenberg, considéré à cette époque comme l’un des plus beaux jardins d’Europe et classé aujourd’hui Patrimoine majeur de Wallonie, le Parc d’Enghien, qui a été acquis par la commune en 1986, est un espace vert exceptionnel de 182 hectares parsemé de pièces d’eau, de jardins et de bâtiments couvrant près de 400 ans d’histoire. Pour découvrir ce site remarquable, il est possible de se procurer un audioguide à l’accueil et de suivre le circuit proposé, mais on peut également opter pour une méthode plus ludique en se rendant sur la plateforme de Gemotions – qui propose 2200 parcours en Belgique et en Europe – et en s’inscrivant au jeu de piste du Parc d’Enghien (2,7km, 2h30 environ, 15 euros par équipe). Pas besoin de smartphone, un bon vieux GSM suffit. « Les participants recevront un code qu’il leur suffira d’envoyer par SMS une fois arrivés sur le lieu de départ, explique Philippe Depuydt, le créateur du concept. Toutes les indications de parcours, les éléments à trouver et les énigmes à résoudre leur seront ensuite fournies, étape par étape, toujours par SMS. » A noter que ce jeu de piste a été créé et proposé à Gemotions par l’ARC (Action et Recherche Culturelles) Enghien dans le but de promouvoir le patrimoine de la commune.

Projet sociétal à la ferme de Froidefontaine à Havelange

C’est un beau projet sociétal qui a été mis en route en 2017, à la Ferme de Froidefontaine, au hameau de Bârsy (Havelange). Afin de rentabiliser leurs 45 hectares de terrains, mais aussi de permettre à des entrepreneurs d’avoir accès à la terre à moindre coût – une aubaine alors qu’en Wallonie une quarantaine de fermes mettent la clé sous le fumier chaque semaine –, les propriétaires de cette magnifique ferme-manoir du XVIe siècle décidèrent de lancer un appel à projets afin de développer un espace de co-working pour des activités d’alimentation et d’artisanat. Avantage pour les futurs partenaires : une mutualisation des coûts, un accès facilité aux marchés, un accompagnement sur les matières économiques et juridiques, etc. Seules conditions : s’engager à respecter le cahier des charges du bio, à perpétrer des pratiques agricoles durables et respectueuses de l’environnement, et s’ouvrir à la collaboration avec les autres acteurs. Aujourd’hui, plusieurs projets s’y côtoient : un élevage de poulets (des coucous de Malines élevés dans un poulailler mobile), des cultures diverses (maraîchères, pommes de terre, céréales…), une fabrication de pigments et couleurs végétales, sans oublier la cidrerie du Condroz qui s’était installée sur le site dès 2012. Bref, un joli panel d’activités pourvoyeuses d’emplois, façonnant des produits de qualité tout en préservant les ressources naturelles et la biodiversité.

Un Musée de l’Ephémère à Herstal

C’est une initiative qui commence à fleurir un peu partout dans des zones à l’abandon, sur des terrains qui se désolent en attendant le jour où un projet immobilier les habillera de béton. De par son ampleur, la Musée Ephémère d’Herstal est cependant une initiative pionnière en Wallonie. Situé dans le parc à l’arrière de l’Hôtel de Ville, ce terrain d’un hectare, propriété d’Urbeo (Régie communale autonome immobilière d’Herstal), était dans l’attente d’un projet quand Natagora a proposé d’en faire un parc paysager éphémère. C’est à l’artiste Werner Moron que l’on doit la transformation de cette friche en un jardin public dédié à la préservation de la nature, la conservation des plantes indigènes, la détente, la découverte, l’apprentissage, les formations et la participation. Au milieu de cet habitat écologique délimité en huit zones, comme autant de salles d’un musée de la nature, l’artiste a aménagé, dans des conteneurs marins, un « jardin des curiosités » proposant une approche ludique et éducative des plantes exotiques, horticoles et invasives. « Ce projet, avec les arbres, les plantes, l’humus, les champignons… va continuer à évoluer dans toute sa diversité », explique l’artiste. « C’est un lieu qui permet à chacun de réfléchir à la façon de cohabiter avec la nature. » Et quand un nouveau projet immobilier verra le jour ? « Je déplacerai les conteneurs sur un autre site. Et j’espère que les espaces verts seront intégrés au projet ».

Le rendez-vous des coupes « mulet » à Boussu

Cheveux coupés court devant, bien dégagés sur les côtés et très longs dans la nuque. Le 9 mai prochain, Boussu redeviendra la capitale de la coupe « mulet », distinction dont la commune hennuyère avait déjà pu s’enorgueillir au printemps 2019 lorsque « Les amis de la coupe mulet » décidèrent d’organiser le premier festival européen – la Nouvelle-Zélande avait montré l’exemple en 2018 – célébrant cette coupe de cheveux qui avait été popularisée dans les années 1970-1980 par des musiciens (Rod Stewart, David Bowie…) et sportifs (André Agassi, Franz Beckenbauer…) en pleine gloire.

« La principale attraction sera le concours de la plus belle coupe où les candidats s’affronteront dans cinq catégories : le mulet naissant, le mulet senior, le mulet féminin, le mulet enfant et la queue-de-rat », explique Antoine Malingret, l’un des organisateurs et cofondateurs de la Brasserie du Borinage qui est également partie prenante dans l’organisation du festival. « L’an dernier, le concours, qui avait rassemblé une centaine de candidat, avait été remporté par un Breton qui nous a promis de revenir cette année… à pied ! »

Des coiffeurs seront bien sûr présents sur place et diverses animations sont prévues : des concerts, des spectacles de rue, des contes (des mules et une nuit), des jeux (des courses de cumulets, la pêche à la mule) et de la restauration (des mules-frites). Bon amusement au pays des déjantés ! Ou faut-il dire « tiestus » ?

Luthier par passion à Stoumont

Etabli à Stoumont depuis une quinzaine d’années, Ghislain Dejardin est l’exemple même de quelqu’un qui a réussi à unifier ses deux passions pour en faire son gagne-pain. Ce menuisier ébéniste formé à Verviers exerçait en effet ce métier en tant qu’indépendant lorsque sa passion pour la musique lui donna l’idée de se former à la lutherie afin de façonner des guitares acoustiques et électriques, et élargir ainsi sa clientèle.

« Je travaillais déjà avec des espèces de bois nobles, notamment pour fabriquer du mobilier haut de gamme, explique-t-il. J’affectionne également le travail de haute précision telle que celui exigé lors du cintrage des éclisses ou de l’assemblage des éléments de la guitare. J’ai appris en autodidacte, en lisant des livres, en discutant avec des musiciens et en me renseignant auprès d’autres luthiers. Aujourd’hui, j’enseigne la lutherie à l’IFAPME de Wavre et je réalise des guitares personnalisées. Pour la face, j’utilise de l’épicéa ou du cèdre ; pour le corps, du noyer ou du palissandre ; pour le manche, de l’acajou ou de l’ébène. Les gens viennent d’abord pour une petite réparation afin de me tester, puis ils me demandent de leur concevoir un nouvel instrument sur mesure. »

Si la fabrication d’une guitare lui demande en moyenne une centaine d’heures de travail (coût entre 3.000 et 4.000 euros), certaines peuvent lui demander beaucoup plus de temps en fonction du travail de marqueterie et des incrustations demandées.

— A découvrir en famille

Au Bois du Cazier

Nouveau record de fréquentation


Avec 64.493 visiteurs en 2019, soit une augmentation de 9,5% par rapport à 2018, le Bois du Cazier (Marcinelle), site minier majeur de Wallonie classé au Patrimoine mondial, confirme sa progression constante depuis son ouverture en 2002. Près de 40% des visiteurs proviennent du Hainaut (le Bois du Cazier est l’attraction préférée des touristes au pays de Charleroi, selon le classement de la plateforme Tripadvisor), 10% de Flandre et 8,5% d’Italie. Parmi ces visiteurs, 31.215 personnes ont découvert les trois musées (l’Espace 8 août 1956, le musée de l’Industrie et le musée du Verre), ainsi que les expositions temporaires.

L’année 2019 a été marquée par deux expos qui ont attiré un public plus jeune : « Mining Charleroi » (les installations en réalité augmentée de l’artiste Roman Minin) et « Défense de jouer » (l’expo sur le travail des enfants hier en Belgique et aujourd’hui dans le monde qui est prolongée jusqu’au 19 avril). En outre, de nombreux événements ont animé le site dont les plus importants sont les 15 Km de Charleroi, Sport Terrils pour tous (3.700 personnes !), le Festival du Chant choral, les cérémonies du Souvenir du 8 août et le Marché de Noël (7.000, ancien record pulvérisé).

Dans les prochains mois, le Bois du Cazier proposera, entre autres, des activités (pièce de théâtre, expositions et parcours inédit) sur la thématique des partisans armés et l’acte de Résistance qui eut lieu au Bois du Cazier en 1942 (à partir du 25 avril).

www.leboisducazier.be

Au Grand-Hornu

Tout pour les familles et les enfants


Au Grand Hornu (Boussu), autre site minier inscrit au Patrimoine mondial, le Mac’s (Musée des arts contemporains) poursuit sa politique d’accueil des enfants et des familles. « La médiation a toujours été le fer de lance du musée depuis l’ouverture, rappelle Joanna Leroy, la responsable pédagogique du Mac’s. C’est ainsi que chaque fois que nous accueillons une exposition, nous mettons en place, autour de celle-ci, une série d’activités spécifiquement destinées aux familles. »

Des exemples ? Dès l’entrée du musée, le salon des enfants propose des ouvrages et des jeux en lien avec la thématique de l’exposition, tandis que, pour la visite, ceux-ci reçoivent un guide (papier) spécialement conçu pour eux. Il y a aussi des activités programmées lors de certaines journées. Le premier dimanche de chaque mois, de 14h à 16h30, les ateliers « Baz’art » leur permettent de s’initier à l’une des pratiques utilisées par l’exposant (dans le cas de Matt Mullican, qui expose jusqu’au 18 octobre, il s’agit du dessin, de l’impression et du frottage). Et chaque jeudi des vacances scolaires, une visite guidée de l’exposition et du site est organisée spécifiquement pour les familles.

« Une activité qui connaît un grand succès est la “ Nuit au musée” organisée pour les enfants de 8 à 12 ans, explique la responsable. La prochaine aura lieu le 19 avril. Ils seront accueillis à 17h30, visiteront l’expo, seront entraînés dans un “ escape game”, assisteront à la projection d’un film et passeront la nuit ensemble après un joyeux repas.»

www.mac-s.be

— Original

La Brasserie des Coteaux à Liège

Quand elle a annoncé à ses parents, issus d’une famille de vignerons en France, qu’elle allait lancer une nano-brasserie et donner des ateliers de zythologie dans sa maison sur les hauteurs de Liège, la nouvelle a dû les laisser avec un goût amer en bouche. Mais Nathalie Pinson aime se laisser guider par ses passions. Après avoir mis ses talents de journaliste au service de l’environnement, après avoir accompagné au plus près l’éveil de ses enfants, elle a décidé que l’heure était venue de se pencher sur le terroir et les produits de goût. Elle aurait pu brasser large, elle a choisi la bière.

J’ai toujours aimé la nourriture authentique et pleine de goût. La bière peut être l’un de ces produits. En 2013, j’ai débuté une formation en micro-brasserie à l’IFAPME, formation que j’ai aussitôt complétée par une autre en zythologie. Parallèlement, j’ai commencé à brasser dans notre cuisine. Jusqu’à présent, nous n’avons produit que deux bières blondes : l’Insouciante, une blonde cuivrée (4,8 % d’alcool), et la Mazurka (4 %) qui, comme son nom l’indique, renvoie au style historique polonais. Il faut dire que j’ai une préférence pour les bières légères car elles se boivent en groupe dans une ambiance conviviale.

Mais Nathalie ne compte pas s’arrêter là. Avec son compagnon, elle réfléchit à la mise en place d’une nano-brasserie informatisée dotée de cuves de 200 litres. “C’est un projet qui doit encore mûrir, je ne sais donc pas encore quand il se concrétisera”.

En attendant, la brasseuse française a décidé de faire partager sa passion aux… Belges. Depuis décembre 2016, elle donne, chez elle ou à l’extérieur, des ateliers de brassage et des ateliers de découverte de la bière. “La nano-brasserie, c’est pour apprendre aux amateurs à fabriquer de la bière dans les règles de l’art, et la zythologie, c’est pour faire connaître son histoire, les différents styles, la manière de la déguster et de l’associer aux mets. Je propose ainsi des associations bières fromages, bières charcuteries et bières chocolats… Toujours dans un esprit festif, bien sûr !

Vous aimeriez brasser une bière dont vous seriez le héros ? Vous voulez organiser des séances de dégustation à domicile ? Vous cherchez une idée originale pour une fête d’anniversaire, un enterrement de vie de jeune fille ou de garçon ? Ou, plus simplement, vous voulez festoyer au rythme de la Mazurka, cette bière qui, en en septembre dernier, a été primée par la Province de Liège à la Foire agricole de Battice ? Grimpez la Montagne Sainte-Walburge jusqu’à la Brasserie des Coteaux, la « fabrique urbaine de bières » de Nathalie.

http://brasseriedescoteaux.be/nos-ateliers

Proche de la montagne, loin des industries du ski

Crevoux, le paradis du ski nature


Au coeur du massif du Parpaillon dans les Alpes du Sud, la petite station familiale de Crévoux est bien connue des amoureux du free ride, mais elle est aussi idéale pour y apprendre la glisse ou pour goûter aux grands espaces naturels qui l’entourent.
De la forêt, des bosses, du relief : le domaine skiable de Crévoux est situé entre 1600 et 2500 mètres d’altitude, et il est varié, ludique et technique. La station et ses paysages remarquables offrent un retour aux sources entre traditions et nature, alliant à la fois détente et multiples découvertes. Village de taille modeste, à peine 130 habitants, Crévoux a su évoluer vers la pratique de toutes les formes de glisse tout en conservant les traditions conviviales qui font son charme. Loin de l’agitation des grandes stations, elle propose 16 pistes (3 vertes, 7 bleues, 5 rouges et 1 noire) totalisant 22 kilomètres, alimentées par 5 télésis. Mais elle est surtout connue par ses célèbres, mythiques même, itinéraires hors piste, en pleine poudreuse.

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septante-cinq ans. déjà !

A quelques pas seulement du Mardasson, le Bastogne War Museum est le site de mémoire majeur dédié à la Seconde Guerre Mondiale et à la Bataille des Ardennes. Bornes interactives, spectacles multi-sensoriels… la scénographie se veut résolument moderne.

 

Bastogne War Museum

En suivant les plaques qui mènent à la colline du Mardasson, vous ne pourrez pas le manquer. Le Bastogne War Museum se situe à quelques dizaines de mètres du mémorial américain en forme d’étoile. Le bâtiment, ultra moderne, accueille depuis maintenant cinq ans les visiteurs curieux d’en apprendre davantage sur la Seconde Guerre Mondiale en Belgique et en Ardenne.

« Le Bastogne War Museum a ouvert ses portes en mars 2014 sur le site même où se trouvait le musée Bastogne Historical Center depuis les années septante, explique son directeur Mathieu Billa. L’idée était de créer un tout nouveau site de mémoire avec, pour ambition, d’expliquer ce qu’il s’est passé ici, mais dans le contexte global de la guerre. »

Quatre guides qui ont vécu les faits
Muni d’audioguides, disponibles en français, néerlandais, allemand et anglais, vous commencerez par faire connaissance avec les personnages qui vous conduiront à travers l’exposition permanente. « Quatre personnages sont présents tout au long de la visite et servent de guides, précise Mathieu Billa. Ils expliquent la façon dont ils vivent personnellement les faits. Cela permet au visiteur de découvrir des points de vue différents. » Le jeune écolier bastognard Emile Mostade, son institutrice membre de la résistance Mathilde Devillers, le lieutenant allemand de la Volksgrenadiere Hans Wegmüller et le caporal américain Robert Keane vous accompagneront ainsi durant quelques heures. Selon les spots où vous vous trouvez, vous entendrez certains d’entre eux intervenir et vous raconter leur histoire. « Ce sont des personnages inspirés en partie des témoignages que nous avons reçus. Tous les contenus présentés (décors, histoires, visuels, contenus audioguides, etc.) se nourrissent de plusieurs récits mais sont validés par un comité scientifique. Nous essayons d’être le plus rigoureux possible. »

 

Entre 125.000 et 150.000 visiteurs

Bastogne War Museum

Depuis son ouverture, le BWM ne désemplit pas. Chaque année, le nombre de visiteurs varie entre 125.000 et 150.000. « Le musée fonctionne très bien, nous sommes contents. La fréquentation est au-dessus de nos espérances, se réjouit Mathieu Billa. Parmi les visiteurs, 60 % sont étrangers (Pays-Bas, Etats-Unis, Allemagne, France, etc.). »
Dans un futur proche, le musée devrait se doter d’un bâtiment supplémentaire. « Il comprendra des espaces d’accueil, des salles de classe pour développer les activités pour les enfants, une bibliothèque et une salle polyvalente pour accueillir les expositions et événements. »  

 

Immersion totale grâce à l’interactivité
Les présentations faites, la visite commence au rez-de-chaussée avec la partie consacrée aux événements qui se sont déroulés avant l’hiver 1944. Vous retrouvez, dans une première salle, la période de l’entre-deux guerres, les conséquences du Traité de Versailles et l’arrivée au pouvoir de dictateurs dont Hitler. En continuant votre chemin, vous en apprenez davantage sur la position de la Belgique durant la guerre et les conditions de vie difficiles pour les civils sous l’occupation allemande. Cette première partie se termine avec le débarquement en Normandie et ses conséquences.

Avec ce musée, l’équipe entend toucher un public le plus large possible : « jeunes et moins jeunes, passionnés mais également ceux qui ne connaissent rien à ce sujet. Nous souhaitons leur présenter ce qu’il s’est passé et les sensibiliser, au départ de contenus qui ont été validés par des comités scientifiques ». Pour faire vivre aux visiteurs une expérience unique, le Bastogne War Museum se veut interactif. En effet, le musée invite à s’immerger pleinement dans cette période de l’Histoire qu’il vulgarise. « Nous avons recours à une scénographie moderne et faisons la part belle au storytelling. La très grande majorité du public apprécie », confie le directeur.

Outre les nombreux panneaux d’explication et la multitude d’objets récoltés via des collections ou des dons, vous découvrirez les événements qui ont touché notre pays grâce à l’une des bornes interactives du musée. Vous pourrez par exemple y visionner des témoignages traduits et des vidéos d’opérations militaires.  

Trois spectacles multi-sensoriels
Au sous-sol, vous voilà plongé dans les combats qui se sont déroulés à Bastogne et dans toute la région. Revivez les faits depuis le 16 décembre 1944 et le lancement de 200.000 hommes à travers l’Ardenne. Assistez aux opérations mises en place pour prendre Bastogne et découvrez les pertes humaines énormes, parmi les soldats alliés ou allemands ainsi que du côté des civils.

Arrêtez-vous un instant et profitez de l’un des spectacles multi-sensoriels proposés par le musée au cours de la visite. D’une durée de dix à vingt minutes, ces représentations permettent de vivre les événements en direct, comme si vous y étiez. « Nous avons trois "scénovisions". Dans la première, nous nous retrouvons dans une tente pour une conférence de presse des officiers alliés dans le cadre du débarquement de juin 1944 en Normandie », détaille Mathieu Billa. Les deux autres scénographies se déroulent durant les affrontements de l’hiver 1944-1945 dans notre pays. « Dans la deuxième, nous prenons place dans les bois de Bastogne avec les combattants tandis que la dernière nous emmène dans un café de la ville où des civils se cachent dans la cave. » Outre les effets sons et lumières, les décors sont reproduits fidèlement et tout est fait pour que vous vous retrouviez dans les conditions d’époque. « Dans la seconde représentation, nous avons même diminué la température pour donner la sensation de froid. »

Dans chacune de ces scènes, vous retrouvez vos compagnons Emile, Mathilde, Hans et Robert. « Leur petite histoire est croisée avec la grande Histoire. Être dans l’immersion, c’est toucher à l’émotion et au côté humain. Nous souhaitons faire comprendre leurs préoccupations au public. Les gens peuvent facilement se retrouver dans ces personnages. »

Rendre l’histoire de la guerre « accessible » aux plus jeunes
Si l’interactivité est mise en avant au sein du Bastogne War Museum, c’est également pour permettre aux plus jeunes de comprendre cette période de l’Histoire. En marge de l’exposition permanente, différentes activités sont proposées aux groupes scolaires pour s’immerger dans cet univers. « Les plus jeunes peuvent suivre une visite contée avec Emile pour comprendre ce qu’il vit, manipuler du matériel de l’époque et découvrir les rations prévues pour les civils. Pour les enfants plus âgés, nous organisons une visite basée sur les droits de l’Homme. Après avoir pris connaissance de la charte, ils peuvent repérer des exemples de droits bafoués. » La Route d’exil met quant à elle l’accent sur les déplacements de population tandis qu’un tribunal de guerre permet aux étudiants de juger des crimes de guerre et se mettre dans la peau d’un juge ou d’un avocat.

Une expo temporaire jusqu’au 19 janvier

Bastogne War Museum ©Sophie Dubois

Jusqu’au 19 janvier, les visiteurs du BWM peuvent également admirer, sur l’esplanade du musée, l’exposition « Art Liberty, From the Berlin Wall to Street Art ». Trente œuvres d’artistes de street art, réalisées sur des morceaux du mur de Berlin, ainsi que trois Trabant, y sont exposées. « Cette exposition célèbre les 30 ans de la chute du mur, événement qui a marqué la fin de la guerre froide laquelle était née sur les cendres de la Seconde Guerre Mondiale. Nous avons souhaité conserver notre philosophie : présenter l’Histoire de façon globale, mais remise dans son contexte », explique Mathieu Billa.Les artistes participants sont contemporains ou ont déjà peint sur le mur dans le passé. « L’exposition représente la liberté de peindre sur un symbole d’oppression. »

 

Bastogne War Museum

Colline du Mardasson 5

B-6600 Bastogne

+32 (0) 61 210 220

[email protected]
www.bastognewarmuseum.be

le « château des femmes »

Demeure centenaire, le château de Balmoral se cache sur la colline de Jalhay, aux portes de Spa. Ouvert à la location, ce gîte original accueille les activités les plus diverses depuis sa rénovation en 2012, mais c’est aussi un lieu chargé d’histoire qui a été transmis au fil des générations, de femme en femme.

 

De forme plutôt cubique, construite de pierres et de briques et dotée de plusieurs tourelles, la demeure se cache au bout d’un petit chemin étroit donnant sur la principale artère du quartier Balmoral, mais sa terrasse arrière domine le lac de Warfaaz où la vue est plongeante. Une fois le seuil de la maison franchi, le visiteur est transporté dans un monde hors du temps, entre l’ancien et le moderne, d’humeurs et de cultures, avec une multitude de pièces sur plusieurs étages correspondant chacune à une tranche de vie de ce manoir rebaptisé “château” avec le temps.

Un mélange d’influences médiévales et anglo-normandes rend ce lieu surprenant à l’instar des magnifiques cheminées qui surgissent des toitures à complication. De la tour d’angle, le panorama s’ouvre à 180 degrés.

« La demeure ne doit pas seulement sa particularité à sa situation et son architecture, explique l’actuelle propriétaire Sandrine Derkenne, mais certainement aussi aux personnalités qui l’ont habitée. Ce site avait été choisi par le baron Jean de Crawhez, dont le frère Joseph fut bourgmestre de Spa dans les années 1920. Sa construction débuta en 1912, sous la conduite de l’architecte Charles Castermans et l’entrepreneur Viatour, au sommet d’un terrain abrupt d’une dizaine d’hectares. »

Quelques années plus tard, Diane, la fille du Baron de Crawhez, reçoit la demeure en héritage. Elle épouse, en 1934, le baron Ferdinand-Charles Poswick, mais elle vivra seule au château. C’est la première propriétaire féminine.

Des industriels et des « réfractaires »
En 1965, le château de Balmoral est mis en vente par Diane Poswick-Crawhez qui préférait se rapprocher de ses enfants à Bruxelles. Il est acheté l’année suivante par Eugène Deketelaere, un industriel bruxellois, qui a fait carrière dans les produits réfractaires servant à construire les fours de verrerie, fabriqués principalement en Europe par la société SEPR (Société européenne des produits réfractaires), qui fait aujourd’hui partie du groupe Saint-Gobain.

Dans les années 60-70, il commença à récupérer partout en Europe des blocs réfractaires destinés à la déchetterie. Durant des années, il entassa ces blocs tout autour du château, sur le parking, sur les pelouses, dans les bois, dans les caves, persuadé qu’il parviendrait à mettre au point un procédé permettant de recycler cette matière en la faisant refondre pour la recouler ensuite dans de nouveaux moules (en sable résineux) et, donc, de fabriquer ainsi de nouveaux blocs.

« Fin des années 70, poursuit Sandrine Derkenne, il légua le château à ma grand-mère Lucienne Hendrickxs. Son mari étant parti vivre avec sa maîtresse, ma grand-mère y vivra seule jusqu’à sa mort en 2005, chargeant sa fille Chantal de s’occuper de la demeure et du rangement des blocs réfractaires. Ma mère épousa Jean-Marie Derkenne, un ingénieur civil stavelotain qui, lui, mit enfin au point un système permettant de faire fondre tous ces blocs de Zircone-Alumine-Corindon ! »

Un gîte touristique de prestige
« Mes parents achetèrent un ancien charbonnage à Tertre, dans le Hainaut, pour faire prospérer leur affaire et fondèrent, en 1977, la société Zircor Electrofusion, qui connut la gloire économique dans les années 80-90 et plusieurs prix à l’exportation. Grâce à cette prospérité, de nombreux travaux purent être effectués au château de Balmoral (électricité, toiture, chauffage…). Mon frère cadet et moi sommes nés de leur union, nous avons grandi sur cette terre d’accueil du Borinage. Après son divorce, en 1998, ma mère retourna vivre auprès de ma grand-mère au château dont elle est devenue propriétaire. C’est la troisième propriétaire féminine. »

La suite de l’histoire est plus mouvementée, puisque le père de Sandrine meurt en 2005 dans un accident d’avion. Sa mère part alors dans le Borinage afin de reprendre la société qui périclite à vive allure. Et le château est loué à un entrepreneur spadois qui réaménage la demeure en gîte touristique de prestige.

« J’en ai repris la gestion en 2012, poursuit l’actuelle propriétaire. J’ai créé la société SD Events et entrepris de rénover le bâtiment. J’ai aménagé un appartement au sous-sol où j’ai vécu seule avec ma fille Margaux pendant six ans. En 2014, j’ai remis à neuf le second étage, où logeait le personnel de service à l’époque, pour avoir six chambres de plus. Enfin, j’ai déménagé cette année vers Spa, dans un endroit plus paisible pour nous, de sorte que six chambres supplémentaires modernes ont pu être aménagées en sous-sol ».

Bellavilla

Fêtes et événements
Le château de Balmoral compte aujourd’hui quatre suites avec salles de bain privatives et treize chambres avec cinq salles de bains communes, sans oublier la piscine externe chauffée.

L’endroit peut se louer directement ou via des plateformes d’intermédiaires. Le tarif varie selon la saison, le nombre d’étages loués et selon le type d’événements, soit de 2.000 à 7.000 euros par week-end.

Lieu très prisé pour les mariages, Balmoral a aussi accueilli des séminaires, des réunions familiales ou des groupes d’amis (10 à 34 personnes), des shooting photos, des vide-dressing, des tournages de films, émissions télé et clips vidéo (Suarez, Caballero & Jeanjass, Gladys, Antoine Chance, Delta…), des séances de relooking avec David Jeanmotte, des bals, des fêtes, des afterworks… Les idées ne manquent pas. Tous les éléments sont réunis pour passer un moment inoubliable dans une propriété peu courante, sans compter les balades, les thermes de Spa, le Casino, le circuit automobile, etc.

Prochaine héritière sur la liste, la jeune Margaux sera-t-elle la cinquième propriétaire féminine de Balmoral ? Rendez-vous dans quelques années...

Des « guerriers » au château Si le château de Balmoral, en Ecosse, reçoit régulièrement la visite de son propriétaire (la Reine Elisabeth II) et de sa famille, le château spadois du même nom a vu défiler, quant à lui, quelques hôtes à l’esprit plus belliqueux. Durant la Première Guerre mondiale, le Général Erich Ludendorff, bras droit de von Hindenburg (les célèbres zeppelins) à l’Etat-Major du Kaiser, y séjourna brièvement. En 1918, le domaine fut occupé par le Comte Georg von Hertling, chancelier de l’Empire et ministre-président de Prusse. En 1920, lors de la conférence diplomatique de Spa, on « changea » de camp : le château fut alors mis à disposition de David Lloyd George, premier ministre britannique de l’époque…

 

+32 (0) 478 27 76 00

[email protected]
www.lechateaudebalmoral.be

Venu du Canada, le packraft est un radeau super léger qui se gonfle puis se replie dans un sac à dos en un tournemain. Séduit par l’invention et passionné par la nature, Luc Van Ouytsel propose des expéditions mêlant terre et eau près du lac de Nisramont.

 

Luc Van Ouytsel a la nature dans le sang. Ce Brabançon wallon d’origine s’est pris de passion pour les forêts et rivières de nos Ardennes en allant rendre visite à ses grands-parents à Ortho, un village de La Roche-en-Ardenne. C’est ainsi qu’il est tombé tout petit dans l’Ourthe, rivière qu’il a très vite appris à connaître et à descendre en kayak, et qu’il s’est lancé dans des randonnées à la découverte des forêts environnantes. Attiré par la nature généreuse des grands espaces et désireux de partager sa passion, cet agronome de formation a alors décidé d’organiser des expéditions sur divers cours d’eau, dans les Alpes, en Nouvelle-Zélande, en Afrique, en Laponie, en Equateur... tout en multipliant les trekkings dans la nature, comme ce tour du monde avec sac à dos qu’il a effectué avec son épouse en 2008, soit avant la naissance de leurs deux enfants. Bref, la belle aventure, jusqu’au jour où, en Bourgogne, il a vu deux gars descendre une rivière à bord d’un minuscule radeau pneumatique.

« J’ai été très étonné quand j’ai senti la légèreté de cette embarcation qui ne pesait pas plus de trois kilos. Mais ma surprise s’est muée en admiration quand j’ai vu ces types remballer leur radeau et leurs pagaies démontables dans leur sac à dos et partir en sifflotant à l’assaut de la colline. En fait, le packraft, qui s’est développé au Canada, pays de chasseurs et de trappeurs, est une invention géniale non seulement en raison du faible poids de cette embarcation, mais également par son système de gonflage, puisque c’est un simple sac en toile de parachute qui sert de gonfleur. Ce jour là, j’ai été… soufflé et conquis ! Le packraft permettant de marier mes deux passions, il fallait que je le développe dans ma région. »

Une boucle de 5-6 heures dans le Parc naturel des deux Ourthes

C’est ainsi que depuis quelques années, notre Ardennais de cœur (il habite aujourd’hui Hogne, près de Marche-en-Famenne) propose du packrafting sur la rivière qu’il connaît le mieux, l’Ourthe, à partir d’un site qu’il affectionne, le lac de Nisramont, où la nature est magnifique tout en étant préservée du tourisme de masse. Une balade qu’il organise à l’attention des groupes et qui a l’avantage de former une boucle, celle-ci pouvant être effectuée en cinq ou six heures selon le niveau des participants. En guide expérimenté, Luc s’occupe de tout.

« Le départ ne se fait pas sur la rive de l’Ourthe, mais au cœur du pittoresque village de Nadrin. C’est de là que nous piquons à travers bois en suivant des sentiers en direction du lac, non sans avoir traversé le très beau village d’Ollomont. Il faut compter environ 1h15-1h30 pour arriver sur le lieu d’embarquement situé au confluent des deux Ourthes. Un endroit idéal pour pique-niquer. »

Le site du Hérou

Mais si l’estomac est rassasié, la soif d’aventures est toujours bien tenace. Le temps de gonfler les packrafts et voilà tout le monde sur le lac. Les trois kilomètres qui séparent la rive du barrage sont effacés en une petite heure environ, mais cela dépend de la force et la direction du vent. Au barrage, tout le monde met pied à terre et transporte son embarcation (super légère, comme on l’a dit) sur 400 mètres avant de la replonger dans l’Ourthe. « A partir de là, on n’est plus obligé de pagayer », explique Luc, qui propose alors de se laisser descendre pendant deux heures environ et de profiter du magnifique paysage qu’offrent les méandres de la rivière à cet endroit. « On passe devant le site du Hérou, cet éperon rocheux classé « Patrimoine exceptionnel de Wallonie ». Si l’on est courageux, on peut l’escalader afin de profiter du magnifique point de vue sur la rivière et le parc naturel. Il faut alors compter une heure supplémentaire. »

La descente prend fin un peu plus loin. Après avoir mis pied à terre et dégonflé son packraft, il faut escalader la colline en suivant un chemin qui mène droit au point de départ, à Nadrin. Le tour est joué et il s’est avéré bien agréable !

Une formule avec bivouac

Toujours à la recherche d’innovations, Luc propose également une formule de deux jours avec bivouac sur un terrain lui appartenant à Marcourt, un peu avant Rendeux. Le départ se fait alors à Engreux et la mise a l’eau à hauteur du pré-barrage de l’Ourthe occidentale. Au programme, du packrafting, bien sûr, de belles randonnées dans la forêt, la visite du château de La Roche, quelques vues exceptionnelles sur l’Ourthe, dont celle à partir de la chapelle et de l’ermitage Saint-Thibaut, à Hodister (en face de Marcourt), un paysage remarquable de Wallonie.

 

www.packraft.be

Le lac de Nisramont : un tour à couper le souffle !

Situé entre le confluent des deux Ourthes et le barrage hydraulique du même nom, une rive sur la commune de La Roche-en-Ardenne et l’autre sur celle d’Houffalize, le lac de Nisramont (47 hectares) est un site de toute beauté, cerné par la forêt et dominé par quelques rochers escarpés, où la faune et la flore s’épanouissent librement, à l’écart de l’agitation du monde extérieur. On y vient prudemment, en familles ou entre passionnés, pour pratiquer la pêche, le kayak ou le canotage, mais aussi, plus simplement, pour se ressourcer et profiter du calme qui y règne quasi en permanence.

Le site est aussi très prisé par les amateurs de randonnées dans la nature. Le sentier balisé de 14 kilomètres qui fait une boucle autour du lac est une invitation à une promenade magnifique, quoique d’un niveau de difficulté assez élevé car il longe rarement les rives, le filou, préférant s’élever sur les flancs des collines et se faufiler à travers la forêt afin de s’offrir quelques points de vue exceptionnels sur le lac et ses alentours. L’idéal est de partir du parking près du barrage et de suivre les balises dans un sens ou dans l’autre. La promenade franchit l’Ourthe occidentale et l’Ourthe orientale à hauteur des deux pré-barrages. Elle est pourvue d’aires et de tables pour barbecue et pique-nique. Il faut prendre son temps et ne pas oublier jumelles et appareil photo pour observer les oiseaux et tenter de surprendre les castors amateurs de barrages eux aussi.

La Transbelgica : l’aventure au fond du jardin

L’Ourthe, c’est bien, mais pourquoi se limiter à cette seule rivière quand la Semois, la Lesse, l’Amblève et la Meuse ont également été coulées pour accueillir vos rames à bras ouverts ? Avec trois amis, Rudy, Bertrand et Geoffrey, passionnés comme lui de randonnées dans la nature, Luc Van Ouytsel s’est lancé, à la fin de l’hiver 2017-2018, dans la traversée de la Wallonie en packrafting et à pied. Soit 260 kilomètres sur l’eau et une centaine à travers campagnes et forêts avec, dans leur sac à dos, leur radeau gonflable et leur matériel de camping.  

Après avoir testé leur équipement — et leur résistance - dans le froid hivernal, l’équipage s’est jeté à l’eau le 10 mars à Tintigny, sur la Semois, et a refait surface le 17 au Cercle nautique de Liège. Huit jours en totale autonomie qui resteront à jamais gravés dans leur cahier de souvenirs. « Il ne faut pas aller au bout de la planète pour vivre des moments exceptionnels au sein d’une nature généreuse à portée de tous, confie aujourd’hui Luc, l’aventure est dans le fond du jardin ! »

 

Les tronçons :

• navigation sur le Semois de Tintigny à Alle-sur-Semois : 126 km

• rando jusque Daverdisse : 28 km

• navigation sur la Lesse jusque Chanty : 13 km

• rando jusque Berguème (Tenneville), en passant par le Fourneau Saint-Michel et en traversant la grande forêt de Saint-Hubert : 35 km

• navigation sur l’Ourthe occidentale jusqu’au lac de Nisramont, puis sur l’Ourthe jusque Hotton en passant devant le château de La Roche-en-Ardenne : 70 km

• rando jusque Barvaux-sur-Ourthe : 15 km

• navigation sur l’Ourthe jusque Bomal : 7 km

• rando jusqu’Aywaille : 20 km

• navigation sur l’Amblève jusque Comblain-au-Pont : 15 km

• navigation sur l’Ourthe jusqu’à la Meuse à Liège, en passant les barrages de Tilff et d’Angleur : 30 km

 

www.packandraft.be/transbelgica

Laforêt, village de mystères et de légendes

 

Laforêt, village ardennais de la commune de Vresse-sur-Semois, est situé sur la rive gauche de la Semois. Village rustique, sauvage, mais plein de charme... Village de mystères aussi, de légendes dont celles d’Adrien de Prémorel. Les larges toitures très particulières, dites de « faisiaux », couvrent un habitat aux volumes profonds et tout de schiste bâti. Un décor bien ardennais complète le tableau : cœurs-porte bonheur et protecteurs sur les granges, œil-de- bœuf en schiste ou encore les entrées très basses dues à la petite taille des villageois voici deux siècles ! Des lavoirs et abreuvoirs existent encore aux extrémités du village de même que quelques séchoirs à tabac, réaffectés aujourd’hui à d’autres usages. Côté patrimoine, signalons l’église Sainte-Agathe décorée par l’artiste namurois reconnu Jean-Marie Londot.

 

L’église Sainte-Agathe et le cœur villageois

Articulé entre deux voiries parallèles enserrant l’église Sainte-Agathe, le cœur villageois a préservé en grande partie sa richesse patrimoniale et son harmonieuse densité. Rues et venelles vagabondent entre maisons, dépendances, courettes et espaces verts contribuant à la création d’un espace-rue paysager. En créant du volume, les murets en pierre sèche participent à cette trame paysagère tout en façonnant de belles respirations à l’intérieur du village.

Fontaine, lavoirs et abreuvoirs - Monuments classés

Cet ensemble d’édifices, établi à l’une des extrémités du village, illustre bien les trois fonctions liées à l’eau dans la vie rurale d’autrefois. Le lavoir couvert, construit en grès schisteux au début du 20e siècle, permettait aux villageoises de laver le linge à l’abri des intempéries. Juste à côté, le bétail et les troupeaux communs pouvaient jadis étancher leur soif dans un splendide abreuvoir circulaire en pierre bleue. Enfin, une petite fontaine destinée à la collectivité se loge sous une construction du XIXe siècle.

Séchoirs à tabac

Eléments emblématiques des villages de la vallée de la Semois, les séchoirs à tabac dressent leurs fières ossatures en bois et semblent encore défier les vents. Ces témoins ostensibles d’une activité qui a fait la richesse et la réputation de la Semois sont toujours présents, en périphérie et au centre du village, mais à défaut d’être restauré ou de leur affecter une nouvelle vie, ils se meurent et, avec eux, tout un pan de l’histoire locale s’efface peu à peu.

Ferme traditionnelle ardennaise - Monument classé

Implantée perpendiculairement à la rue, cette antique bâtisse offre au regard une abondante variété de textures et de matières utilisées dans la région. Enduits rugueux, pierres de France taillées, schistes épais et bois s’unissent pour affirmer la présence de la bâtisse. Le jeu de couleurs et de contraste, où les nuances de blanc, de rouge et de gris s’entremêlent, renforce son identité.

 Le Pont de Claies

A quelques pas du village, la Semois serpente paresseusement dans les prés, entre des versants couverts de futaies. Au Gué de l’Ile, on trouve le Pont de Claies, dernier représentant du genre dans la vallée. Ce pont rustique ne peut servir qu’en période d’étiage, aussi est-il démonté à la fin de l’été et reconstitué au printemps suivant. Au cours de la belle saison, n’hésitez pas à mettre votre courage à l’épreuve en le franchissant.

 

 

 

Mélin, le village blanc

A 6 km de Jodoigne, une petite agglomération joue la coquette et dissimule au travers de son pays vallonné ponctué de bois et points de vue, une superficie importante couvrant six hameaux. Mélin attire irrésistiblement par sa luminosité. Le ruisseau de Gobertange et ses nombreux affluents, les petits étangs et ponts en fer forgé, les rangées de saules et de peupliers offrent au village un écrin végétal des plus charmants. Au détour des chemins pavés qui partent de la petite place triangulaire, laissez-vous porter par l’air de fraîcheur que dégagent les fermettes en pierres et briques, toits en tuiles rouges et noires, l’église Notre-Dame de la Visitation. Les grandes censes précédées d’une aire pavée et fermée à rue conservent encore l’empreinte seigneuriale. Elles ont pour nom : ferme Fortemps, cense du Seigneur, ferme Hesserée. Gageons que les citadins, mélinois dans l’âme, venus prendre le relais des tailleurs de pierres, conservent encore longtemps cette harmonie « toute provençale ». Grâce aux différentes fêtes, du vin, du jardin et des expositions d’artisans, Mélin n’est pas près de perdre sa notoriété. A vous d’y ajouter... votre petite pierre !

 

La pierre de Gobertange


Les pierres de ce hameau de Mélin ont servi dans la construction depuis le Moyen Âge. Vous les trouverez partout dans le village, bien sûr, mais aussi comme principal matériau de nombreux édifices importants. L’Hôtel de Ville de Bruxelles, par exemple, doit beaucoup à Gobertange !

Ferme Blondeau

Encore appelée Ferme du Tilleul, de Meeûs ou Malevé. Emblématique de la région, les grosses fermes en quadrilatère marquent de leur présence le paysage hesbignon. Cette vaste exploitation du 18e siècle offre au regard une réelle cohérence issue de l’utilisation systématique de la pierre de Gobertange et de la tuile noire.

Ferme Fortemps

Au cœur du village, cette imposante ferme distribue ses différents volumes autour d’une cour presque carrée. Un porche d’entrée, pourvu d’un portail en anse de panier et d’une fenêtre à linteau bombé, en commande l’accès. La façade, remaniée au 19e siècle, associe habilement teintes et coloris, voyageant du rouge-orangé de la brique et des tuiles de la bâtière au beige de la pierre de Gobertange.

Ferme de la Hesserée

Annoncé par la remarquable silhouette du donjon-porche du 15e siècle, ce quadrilatère marque l’entrée sud du village de Mélin. Ce splendide donjon-porche en pierre de Gobertange constitue, avec la grange, un élément architectural emblématique des grandes censes de la hesbaye brabançonne. Reconstruit en 1797, ce bâtiment manifeste, par son traitement particulier, la richesse ostensible du propriétaire.

Cense du Seigneur

Remontant aux 16e et 17e siècles, cette vaste ferme en U regroupe logis et dépendances autour d’une cour pavée, agrémentée d’un aménagement végétal.Accessible par un porche d’entrée comportant un linteau en anse de panier, cet ancien quadrilatère a perdu son aile occidentale suite à plusieurs incendies.

 

1 & 2 juin - 10e Promenade des jardins

Le temps d’une après-midi, venez apprécier la beauté du village à travers une promenade dans ses jardins. Les habitants vous ouvrent les portes de leur jardin qu’ils ont préparé durant toute la saison. Venez apprécier un patrimoine et une nature riche, à pied ou à vélo ! 

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