Waw magazine

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C’est une piscine, ou plutôt un bassin de nage en plein air, d’un genre un peu particulier. Ses eaux sont filtrées naturellement par des pierres et des plantes et il accueille la première fosse naturelle de plongée d’Europe. Ajoutez-y une carrière proche et vous avez, à Dour, des installations de plongée exceptionnelles !

 

Fort de cet équipement, Hainosaurus, le club de plongée qui gère l’ensemble propose une initiation à ce sport exigeant, d’abord dans la piscine classique du Belvédère, avec l’apprentissage traditionnel de la natation, puis dans la fosse et, enfin, dans la carrière. Jean-Christophe Calcus, le président de ce club qui compte 90 membres, l’a relancé avec une poignée de passionnés en exploitant pleinement les nombreuses opportunités qu’offre le site et, notamment, la carrière dont le périmètre englobe les anciens Fours à chaux Waroquier et l’ancien charbonnage de Belle-Vue.

« Ce qui fait la particularité de ce centre de plongée, c’est qu’il offre la possibilité de s’initier progressivement à la plongée extrême, explique-t-il. La superficie du plan d’eau fait deux hectares et la profondeur, bien qu’elle ait perdu près de 6 mètres depuis 2011 à cause de la sécheresse, affiche encore une moyenne de 16 mètres. On plonge en milieu naturel en eau froide entre 7 et 11 degrés avec des conditions de visibilité qui varient entre 20 centimètres et 15 mètres. »

Ce sont les conditions extrêmes qui font que les plongeurs certifiés en Belgique sont parmi les meilleurs du monde. Les conditions dans lesquelles ils sont formés sont telles que lorsqu'ils plongent dans des lagons ou dans des mers chaudes où la visibilité est à perte de vue, ils font montre d’une aisance totale.

Une fosse de plongée naturelle

Au Belvédère, le bassin est très fréquenté en saison par les écoles et les habitants de l’entité qui y trouvent un cadre naturel et des équipements sportifs de bonne qualité. Pour les plongeurs, il a un atout majeur : la  fosse naturelle, appelée ainsi parce qu’elle est à l’air libre et qu’on n’y utilise aucun additif chimique pour le traitement de l’eau. La filtration naturelle s’opère grâce à des lits de pierres ponce qui vont dégrader les matières organiques en nitrates, lesquelles seront alors assimilées par des plantes : des roseaux communs et quatre plantes spécifiques. De quoi maintenir le plan d’eau en équilibre.

« C’est la première fosse de plongée dans un étang de nage naturelle, souligne le responsable. L’intérêt, c’est qu’elle n’est pas chauffée et que la visibilité est très variable en fonction du foisonnement planctonique comme dans tout écosystème en équilibre. C’est le chaînon manquant entre la piscine chlorée et la carrière qui représente le milieu naturel. Cela permet d’amener les élèves progressivement du confort de la piscine vers le milieu extrême qu’est la carrière. »

2.600 mètres cubes filtrés deux fois par jour

La fosse fait 5,50 mètres de profondeur et 7 mètres carrés de surface. Elle est composée de cinq bassins de profondeurs variables de la pataugeoire à la fosse. Cela représente un volume de 2.600 mètres cubes filtrés entièrement naturellement deux fois par jour.

« C’est le premier étang de nage naturel en Wallonie. L’idée du filtrage naturel vient de la commune, mais c’est nous qui avons demandé d’ajouter la fosse. Nous y avons vu la possibilité d’en faire un vrai pôle d’attractivité pour les plongeurs. Et ça a marché ! Lancé il y a un an, le Centre de plongée du Belvédère commence à bien fonctionner. Aujourd’hui, nous recevons des plongeurs de France, d’Allemagne et des Pays-Bas qui utilisent la fosse le matin avec leurs élèves et les emmènent l’après-midi dans la carrière pour un apprentissage progressif. »

Des écrevisses et des anguilles

Afin de conserver l’équilibre du milieu, les responsables du site limitent la fréquentation à cinquante plongeurs. Ils ne nourrissent pas les poissons et essaient d’intervenir le moins possible. « Nous avons juste réintroduit une ou deux espèces, comme des carpes « Amour » et quelques esturgeons, pour contrôler l’eutrophisation du plan d’eau et limiter le développement des algues. Le plan d’eau étant creusé dans le calcaire, les écrevisses y trouvent de quoi faire leur exosquelette. On y trouve aussi beaucoup d’anguilles dont certaines font jusqu’à 1,20 mètre de long, sans oublier d’autres espèces qui méritent elles aussi le détour. C’est l’un des attraits du lieu. Ici, on ne pratique pas la pêche parce que c’est un peu antagoniste avec la plongée. On vient ici pour observer la faune… »

Le matériel de plongée fourni par le club

Particularité du centre de plongée : l’équipement est fourni par le club. Jean-Christophe Calcus en explique la raison. « Dans la fosse s’est développé un milieu à l’équilibre fragile, c’est un écosystème en soi. Parce qu’il n’y a pas de traitement chimique, il y a des contaminants biologiques extérieurs comme des larves de moustiques. Pour ne pas trop interagir sur ce milieu, le club a acheté et dédicacé du matériel de plongée qui est obligatoire pour tous ceux qui viennent ici. Une quinzaine d’équipements complets neufs et toute une gamme de matériel sont mis à la disposition des visiteurs et le club a noué un partenariat avec un équipementier. Cet investissement assez lourd a été réalisé, non par l’asbl, mais par des membres en leur nom propre. Ce qui prouve que ce club et ce site exceptionnels font partie de ces richesses méconnues d’une Wallonie qui cache des trésors sous la surface de ses eaux. »

 

Plongée dans l’histoire du Belvédère

Le Belvédère, c’est d’abord une tour qui domine cet ancien site minier et la petite ville de Dour en contrebas. Une large et haute tour carrée, vestige de la brasserie Cavenaile, créée en 1836. Cette brasserie a connu une histoire mouvementée mais a fait les beaux jours de la région pendant un siècle et demi, allant jusqu’à employer 470 personnes. Le site, lui, a toujours été aussi un centre de loisirs et de sport très prisé, au point de devenir le centre d’attraction de la commune. Natation, tennis, athlétisme, mais aussi bal et hôtel… la vie y a toujours été intense.

En 1936, le propriétaire de la brasserie y installa une piscine alimentée en eau chaude par les eaux de refroidissement de l’activité brassicole. L’activité cessa en 1980. Le Belvédère accueillit ensuite l’internat de l’athénée de Dour, avant d’être abandonné pendant 20 ans. La commune racheta finalement le site et le rénova complètement. L’objectif était de lui redonner sa vocation initiale de centre récréatif et sportif, mais basé essentiellement, cette fois, sur la natation. Pour ce faire, l’architecte Pierre Vancraenenbroeck et la société Green Concept transformèrent l’ancienne piscine en une zone de baignade écologique, composée de plusieurs bassins de différentes profondeurs et d’une fosse naturelle de plongée.

 

http://www.hainosaurusboussudour.be/

http://www.piscinebelvédèredour.be/

Une scénographie nouvelle

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Christophe Gaeta est un scénographe d’expérience qui a illuminé de nombreux sites par ses mises en scène. Mais il avoue n’avoir jamais travaillé avec autant d’installations interactives qu’au Mudia. « C’est une autre façon de présenter l’art », dit-il.


MUDIA
Place de l’Esro
B-6890 Redu (Libin)
+32 (0)61 51 11 96
[email protected]
www.mudia.be

 

 

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Mudia, un musée exceptionnel au village du livre

Depuis le 10 septembre, à Redu, le Mudia embarque ses visiteurs sur le « fleuve des arts ». Un voyage de sept siècles à travers 46 courants artistiques. Un enchantement pour les enfants. Une découverte magistrale pour tous !


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La Maison de la Pataphonie, à Dinant

 

Situé dans l’une des plus vieilles maisons de Dinant, la ville natale d’Adolphe Sax, ce lieu rend hommage à l’invention instrumentale. C’est un espace d’évasion sonore à la découverte de résonances insoupçonnées, un endroit magique qui convient à tous les âges. Les visiteurs traverseront les différentes provinces de la Pataphonie, découvrant tour à tour la jungle patatropicale, la rivière aqualubique, la grotte mise à jour par Pierre Galet, le Grand Échantillonneur et même – pour les plus chanceux – le Mur du son. Imaginé par Max Vandervorst et matérialisé par la société Amalgamme, l’intrumentarium unique en son genre s’est considérablement développé au fil du temps et est en perpétuelle évolution grâce à l’inventivité des deux Pataphons, les habitants des lieux. 

 Les champignonnières de la Vallée du Geer

 

La Vallée du Geer, rivière qui se faufile paresseusement entre Glons et Eben Emael, à travers la commune de Bassenge, offre quelques sites très particuliers invitant à la découverte. Parmi ceux-ci, le fameux fort d’Eben-Emael, que les Allemands ont pris en un tournemain en mai 40, la tour musée d’Eben-Ezer, surmontée des quatre chérubins de l’Apocalypse, mais également les champignonnières qui se nichent dans un dédale de grottes en tuffeau et silex où les habitants trouvaient refuge pendant les guerres. En activité depuis 30 ans, Théo Jodogne est le dernier producteur wallon de champignons des grottes qu’il cultive toujours de façon traditionnelle en recouvrant les mycéliums, déposés sur une fine couche de terre, avec du fumier de cheval et de la paille de blé. Les grottes de la Montagne-Saint-Pierre, au sein de la réserve naturelle de la Heyoule, à Eben, offrent un double avantage : une température (13°) et un taux d’humidité (80%) constants, hiver comme été. Ce climat invariable est propice au développement des champignons qui doublent de volume toutes les 20 heures. Le « jardinier de nuit » les cueille avec leurs pieds, ce qui leur permet de garder toute leur fraîcheur et leur donne un goût hors du commun ! « Ma femme et moi vivons pleinement de cette seule activité qui nous occupe toute l’année. Nous ne levons les pieds qu’au printemps, quand la demande de champignons faiblit» », lance Théo.

 La place du village de Limbourg

 

La charmante place Saint-Georges, inscrite sur la liste du patrimoine immobilier exceptionnel de Wallonie, y est pour beaucoup dans le label « Plus beau village de Wallonie » accordé à l’ancienne capitale du duché de Limbourg. De forme trapézoïdale, bordée de belles maisons patriciennes et pavée de galets de la Vesdre, elle fait ronronner de plaisirs ses habitants et attire les regards jusqu’en Angleterre puisqu’en mars dernier, la BBC est venue y tourner un épisode de la mini-série Les Misérables, une nouvelle adaptation du roman de Victor Hugo. Le problème, c’est qu’elle s’est considérablement dégradée suite à la succession de travaux qui y ont été effectués et que le risque d’entorse s’accroît à chaque pas. D’où la décision par les édiles de restaurer cette place, tout en sauvegardant évidemment son authenticité. D’où également le lancement de l’opération « Limbourg, ma place » qui propose aux habitants et sympathisants de financer 1m2 de pavage au prix de 132 euros. En contrepartie, les acheteurs auront leur nom gravé sur l’un de ces pavés ! « Nous allons également demander aux brasseries qui produisent des bières spéciales de participer à l’opération, confie le responsable de l’asbl Jacques Lamotte. Elles auront droit à un pavé avec le blason de leur bière ».

La brasserie Saint-Lazare, à Mons

 

La brasserie Saint-Lazare fait référence au Faubourg Saint-Lazare situé sur l’une des cinq collines de Mons, également appelé « Mont Saint-Lazare » ou « Montagne des 7 frères ». C’est en 2006, après des études dédiées aux sciences du brassage et à la production industrielle de la bière, que Jean-Philippe Mottoul s’initie au brassage avec l’objectif de faire renaître une activité brassicole au sein de la ville. Après avoir testé et amélioré ses recettes auprès d’un public averti, il crée, début 2015, avec quelques passionnés, la brasserie « Saint-Lazare », laquelle prend l’option de changer souvent de recettes et d’élaborer régulièrement de nouvelles boissons originales, parfois à durée limitée dans le temps, parfois de façon permanente. Elle propose à ses clients de participer à la conception de leur produit afin qu’ils soient assurés d’obtenir une bière authentique qui leur ressemble. Parmi ses fleurons : une Saison, une Blonde légère, une Pale Ale ambrée, une bière de luxe vieillie en fûts de whisky « Belgium Owl » et, récemment, une bière « Ambassadeurs » !

La Chapelle de Verre de Fauquez

 

Le hameau de Fauquez, qui offre la particularité de se tenir en équilibre sur deux communes (Ittre et Braine-le-Comte) en s’agrippant à deux provinces (Brabant wallon et Hainaut), doit sa gloire passée aux Verreries Fauquez qui connurent leur âge d’or dans la première moitié du XXe siècle grâce au génie de son directeur, Arthur Brancart, à qui l’on doit l’invention de la marbrite, sorte de verre opacifié que l’on retrouve dans l’Art Déco et qui connut rapidement un succès international. Se posant en véritable chef de famille, le patron édifia à l’attention de ses ouvriers des logements, des écoles, des magasins, des salles de fête, ainsi qu’une chapelle, connue sous le nom de Chapelle de Verre car la marbrite y était omniprésente (les vitraux furent dessinés par Anto Carte). Après avoir servi au culte de 1930 à 1977, elle fut laissée à l’abandon jusqu’en 1990 lorsqu’un homme, Michaël Bonnet, qui vivait humblement sur une petite péniche mais qui avait de l’or dans les mains, la racheta et entreprit de la restaurer en utilisant des matériaux de la région. Aujourd’hui, la Chapelle de Verre, sur le territoire de Ronquières, est un petit bijou qui scintille de mille couleurs mais qui brille également par son originalité. « Je l’ai scindée en deux parties, explique le restaurateur. Dans la première, j’y ai aménagé un appartement sur trois niveaux, dont le troisième sous le clocher. J’y habite actuellement, mais je compte l’aménager en gîte. La deuxième est devenue une salle de spectacle et d’exposition que je gère moi-même. J’y organise des soirées jazz et théâtre, mais je la loue également à des particuliers et à des entreprises qui désirent y organiser des événements. »

Le cougnou, le bébé d’Andenne

 

Les Andennois sont formels : le cougnou est né dans leur commune. Cela ne se discute pas car l’affaire est enlevée, soupesée, emmaillotée – comme un bébé – et présentée sous toutes ses formes dans la vitrine de l’Office du Tourisme. Quand l’enfant a-t-il poussé son premier cri ? Les souvenirs autour du cougnou s’émiettent. Sans doute au XVIIe ou XVIIIe siècle. D’ailleurs c’est également de cette époque que remontent les premières traces d’un jeu de cartes appelé Trairies et indissociable du cougnou à Andenne. En effet, à Noël, après la messe de minuit, les habitants défilent chez le boulanger pour jouer à ce jeu de hasard et tenter de remporter la buche et les quatre cougnous mis en jeu. « Nous installons les tables dans notre atelier et les parties vont très vite puisqu’il s’agit simplement d’avoir la plus grosse carte dans la couleur tirée », raconte Martine Dieudonné, qui estime à 120 le nombre de trairies organisées cette nuit là et donc à 1.200 le nombre de joueurs. Vous êtes sceptiques ? Prenez un cougnou et regardez-le bien dans les quatre yeux : n’a-t-il pas deux têtes (bêches) cet enfant là, comme les figures des cartes à jouer ?

Le Geopark Famenne Ardenne, qui s’étend de Durbuy à Beauraing, est le premier du genre en Belgique. Ce label, attribué par l’Unesco, vise à distinguer un territoire qui présente un intérêt géologique, mais aussi touristique et environnemental. Une opportunité pour cette région.

Vous vous demandez ce qu’est la Calestienne ? Comme beaucoup de gens en dehors de la communauté des géologues. Le terme indique une étroite zone de relief calcaire qui s’étend sur près de 130 kilomètres dans les sous-sols de la Fagne-Famenne en suivant les bassins de la Lesse, de la Lomme et de l’Ourthe. Les événements géologiques successifs y ont ont dessiné un paysage unique en Europe constitué, d’une part par les collines issues des affleurements calcaires et d’autre part par les grottes creusées par l’érosion des roches. Cette zone constitue l’épine dorsale du Geopark Famenne Ardenne qui s’étend sur 911 km2 par-delà les communes de Durbuy, Hotton, Marche-en-Famenne, Nassogne, Tellin, Rochefort, Wellin et Beauraing. Un géoparc est un espace territorial unifié reconnu et labellisé par l’Unesco pour ses sites et paysages revêtant un intérêt géologique de portée internationale. Dans le monde, il y en a 140 répartis dans 38 pays, parmi lesquels, désormais, la Belgique.

L’idée est venue de trois géologues, Yves Quinif de l’UMons, Vincent Hallet de l’UNamur et Sophie Verheyden de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique. « Si l’intérêt scientifique de la Calestienne est depuis longtemps évident, explique Alain Petit, directeur du Geopark Famenne Ardenne, nous avons pensé qu’en y associant d’autres acteurs de la sphère politique et touristique, nous pourrions disposer d’un outil formidable pour le développement et la mise en valeur de ce territoire. »

Au-delà du patrimoine naturel
Un premier dossier a été déposé en 2015. Les experts de l’Unesco qui se sont rendus sur place au cours de l’été 2015 ont été soufflés par le potentiel de ce territoire qui dépasse celui de bien d’autres géoparcs. Ils ont prodigué une série de conseils portant sur la création d’une asbl, l’engagement de personnel propre et l’agrandissement de la zone initialement prévue. Moins de trois ans plus tard, en avril 2018, l’Unesco attribuait son label au Geopark Famenne Ardenne.

L’équipe dynamique qui s’est constituée autour de Alain Petit est consciente des défis autant que des promesses qui les attendent. « Un géoparc, ce n’est pas que de la géologie. Au-delà du patrimoine naturel, cela inclut les musées, les châteaux et tous les sites liés à l’histoire. Cela concerne aussi les habitants qui sont parties prenantes du projet, l’héritage des traditions dans les villages et les produits locaux. La Trappiste de Rochefort, par exemple, doit son caractère à l’eau de source de la Tridaine profondément liée au sol. »

Développer un tourisme durable
Pour réussir et acquérir encore d’avantage de visibilité, le Geopark souhaite intégrer dans son projet un maximum de partenaires sensibilisés, essentiellement dans le secteur de  l’hébergement et de la restauration. Car la finalité du projet, porté par son caractère scientifique, est de développer un modèle de tourisme durable. Traitement de l’eau, contrôle de la consommation d’énergie, mise en place de circuits courts pour l’alimentation ou guide des bonnes attitudes à adopter lors des balades en forêt, il n’y a pas de petites initiatives, toutes concourent à une gestion plus durable de l’environnement. « Bien sûr, nous n’avons pas de pouvoir contraignant en matière d’environnement ou d’aménagement du territoire. Notre rôle vise plutôt à nous appuyer sur notre expertise et nos compétences pour apporter des conseils et un accompagnement. »

Une des priorités du Geopark repose sur une information visible. A commencer par des panneaux délimitant le territoire qui seront disposés le long des routes, notamment le long de la E411. Des panneaux d’interprétation doivent également être placés à proximité des géosites ou des points de vue. « Nous avons cinq carrières encore en activité sur la zone. Nous réfléchissons à créer un parcours balisé de points de vue où l’on identifie le lieu et où on explique l’activité économique qui y est liée. Si l’équipe scientifique rassemble au départ des géologues, il seront appuyés par des experts en fonction des dossiers à traiter, que ce soit la faune et la flore ou l’hydrologie pour le contrôle des rivières. »

Une Maison du Geopark en 2020
Des actions de sensibilisation s’adresseront aussi aux premiers concernés, les habitants, avec des conférences dans les communes et dans les écoles qui seront aussi invitées à des visites sur le terrain. La visibilité passera aussi par un réseau d’une quinzaine de bureaux d’accueil souvent hébergés par les maisons du tourismes locales. L’asbl prévoit en outre, pour 2020, l’ouverture d’une Maison du Geopark sur le site de l’ancien Musée du monde souterrain à Han-sur-Lesse. On y trouvera une scénographie avec des maquettes, des films et une bibliothèque. Un grand événement annuel est aussi dans les cartons, histoire de féderer les acteurs et d’augmenter la visibilité du territoire.

Du côté des professionnels du tourisme, les retombées du label prestigieux de l’organisation internationale ne seront pas négligeables. « Avec des pôles d’attraction comme Han-sur-Lesse et Durbuy, nous nous trouvons déjà dans une zone historiquement très touristique. L’augmentation de la fréquentation sera mesurée. On peut raisonnablement tabler sur 15 % d’augmentation auprès d’une clientèle de niche qu’on ne parvenait pas à toucher jusqu’à présent, comme les Allemands qu’on dit fort sensibles au label Unesco. Notre volonté est de pérenniser l’emploi des milliers de personnes déjà actives dans le tourisme. »

Avec le soutien des communes et de la Région
Cette augmentation attendue de la fréquentation et de activités ne doit évidemment pas se faire au détriment de paysages parfois fragiles. L’inscription dans un géoparc devrait servir comme catalyseur pour encourager tous les acteurs du territoire à s’inscrire dans une dynamique encore plus durable.

Le label géoparc mondial ne s’accompagne pas d’un soutien financier de la part de l’Unesco. Celui-ci provient des communes qui s’acquittent d’un montant de 50.000 euros par an, ainsi que d’une convention-cadre de 150.000 euros annuels accordée par le ministre wallon du Tourisme jusqu’à la fin 2023. Pour l’asbl, qui ne compte actuellement que deux équivalents temps plein, le travail ne manque pas, pas plus que les projets. « On travaille à la conception de produits Geopark, tout en restant très prudents car il n’est pas question pour nous de proposer n’importe quoi. Ainsi, l’Unesco nous interdit de valoriser des sites qui commercialisent des minéraux et des fossiles. La notion de durabilité doit toujours rester une balise. »

Une superficie qui pourrait s’étendre
Alain Petit a rapidement pu mesurer la notoriété du label géoparc. En visite au Parlement européen, une centaine d’officiels chinois, qui comptent chez eux  pas moins de tente-sept géoparcs, ont tenu à découvrir le potentiel touristique, les atouts et les projets durables du Geopark Famenne Ardenne.

Celui-ci pourrait-il augmenter sa superficie ? Le règlement prévoit que tant qu’il reste sous la barre des 10%, l’agrandissement peut être avalisé sans dépôt d’une nouvelle candidature. « Notre volonté, c’est de poser les choses de manière sereine pendant deux ou trois ans. Par la suite, s’il y a une volonté de nos organes de gestion, pourquoi ne pas s’étendre vers l’est et/ou l’ouest ? Les parcs transfrontaliers augmentent les dynamiques de synergie. »

Attention : le label géoparc n’est pas permanent. Il doit être renouvelé tous les quatre ans et faire l’objet d’un rapport annuel. La prochaine visite des experts est prévue pour 2021. « Les cartes rouges sont plutôt rares, mais ils peuvent sortir des cartes jaunes avec des points à surveiller et améliorer. » D’ici là bien de choses auront bougé au-dessus de la Calestienne. Même si l’échelle du temps des géologues n’est pas tout à fait la même que celle du commun des mortels.

 

Geopark Famenne-Ardenne asbl
Place Théo Lannoy 2
B-5580 Han-sur-Lesse (Rochefort)
+32 (0) 84 36 79 30
[email protected]
www.geoparkfamenneardenne.be

Cinq sites à découvrir

Le Geopark Famenne Ardenne, ce sont des géosites géologiques, des panoramas, des villages pittoresques, des sites Histoire & Patrimoine, sans oublier les 350 kilomètres de véloroutes. En toute subjectivité, voici cinq sites à découvrir en priorité et en prenant son temps.

Grotte de Lorette-Rochefort
On y descend quasiment verticalement depuis la surface du plateau jusqu’à une grotte souterraine. Le parcours traverse un impressionnant labyrinthe jusqu’à la salle du Sabat, à 60 mètres sous terre. La lente montée d’une petite montgolfière libérée par le guide permet alors d’apprécier les 85 mètres de la salle.


www.grotte-de-han.be/fr/la-grotte-de-lorette

Site naturel de Fond des Vaulx
A deux pas du centre de Marche-en-Famenne se niche une petite vallée au paysage sauvage et mystérieux. A travers un relief typique de la Calestienne, les roches calcaires érodées par le temps se succèdent en parois rocheuses, chantoirs et surprenantes cavités, dont le gouffre de Trotti-aux-Fosses dans lequel près de15.000 m2 de roches se sont effondrées.

Parc des Topiaires
Il est établi que « Edward aux mains d’argent » n’est jamais passé par Durbuy, mais il a dû avoir des émules qui se sont donnés à cœur joie sur ce petit parc unique en Europe. Une collection de 250 buis taillés en forme de crocodiles, oiseaux, sirène, éléphant et autres fantaisies végétales à découvrir en famille.


www.topiaires.durbuy.be

Maison des Mégalithes
A proximité du charmant petit village de Wéris, un champ de mégalithes de 8 kilomètres de long offre la vision exceptionnelle d’alignements de menhirs et dolmens en pierre poudingue façonnés il y a plus de 5.000 ans. Dans le musée, au centre du village, des reconstitutions aident à imaginer ce que fut la vie des agriculteurs-éleveurs du Néolithique, ainsi que leurs coutumes funéraires et la façon dont ils érigeaient ces monuments.


www.megalithes-weris.be

Château de Lavaux-Sainte-Anne
La somptueuse demeure des seigneurs de Lavaux se visite des caves au donjon. Classé patrimoine majeur de la Région wallonne, le château entouré de ses douves et de son magnifique parc offre une vitrine saisssante de la vie en Famenne du  XVII au XIXe siècle, ainsi que de la faune et la nature.


www.chateau-lavaux.com

 

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Grandvoir est un petit village de 300 habitants au cœur de l’Ardenne, aux confins de Neufchâteau, Bertrix et Libramont. Un petit village traversé par une rivière, la Vierre, et qui compte aussi un illustre château magnifiquement rénové. En son sein, un hôtel, un petit restaurant gastronomique et une micro-brasserie produisant la bière Le Vaurien.

 

 

La date de construction du Château de Grandvoir n’est pas déterminée avec certitude. Il existe en tous cas depuis « avant 1642 » car cette date est inscrite sur la cheminée de l’ancienne bibliothèque, prouvant donc l’antériorité de la construction. Quoi qu’il en soit, le lieu est habité depuis bien longtemps et le château tel qu’il existe aujourd’hui, sous forme de quadrilatère, est le fruit d’ajouts successifs au fil du temps. Il parait qu’au Moyen Âge le château était entouré d’eau (La Vierre avait été détournée) et on y accédait via un pont-levis, exactement comme dans Robin des Bois ! 

Les Collard de Belloy

A partir de 1668, des forges sont établies à Grandvoir par une illustre famille qui possédait plusieurs forges et seigneuries dans la province de Luxembourg, la famille Petit. Les forges connaîtront de belles années avant de décliner au début du 19e siècle. C’est à cette époque que les « Collard » – un nom de famille aussi répandu en Ardenne que Dupont et Dupond – firent leur apparition à Grandvoir. Bourgeois, ils ne se considéraient pas comme de simples « Collard ». Ils décidèrent donc d’agrémenter leur patronyme pour devenir des « Collard de Belloy ». 

C’est Jean-Herman Collard, brillant homme de lettre et législateur, qui racheta le château en 1813. Sa gestion sévère du domaine lui attira quelques ennemis du côté du village, à tel point qu’il fut retrouvé égorgé dans les bois un an à peine après son installation à Grandvoir. 

Après ce meurtre qui reste à ce jour non élucidé, son frère reprit la gestion du château avant de céder le relais à ses filles, Joséphine et Elisabeth Collard de Belloy. Joséphine était l’épouse d’un riche industriel tourmenté par les démons du jeu (et aux fréquentations douteuses) dont elle finira par se séparer. Elisabeth, quant à elle, restera célibataire, se languissant secrètement d’une improbable demande en mariage du prince Pierre-Napoléon Bonaparte, le neveu du célèbre Napoléon. On raconte qu’elle avait même acheté pour lui le château de Rochefort, dans l’espoir qu’il se sédentarise auprès d’elle. De son côté, le prince, personnage brutal et assez controversé (outre ses victimes au combat, on lui attribue quelques meurtres), déjà en couple, profitait de sa relation avec Elisabeth pour assouvir sa passion pour la chasse sur les terres de Grandvoir.

Une bibliothèque inestimable

Joséphine et Elisabeth Collard de Belloy moururent dans l’indigence, abusées par deux de leurs employés qui les dépouillèrent de leur fortune. A leur décès, leur héritier fit toutefois réaliser des recherches approfondies des lieux et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fut bien inspiré. Caves, souterrains, greniers, murailles et même parquets recelaient de précieux trésors, notamment une bibliothèque inestimable, probablement dissimulés par avarice. Il décida de vendre tout en vente publique.   

Ensuite, le château repassa aux mains des descendants de la famille Petit qui possédait le château durant sa période de forges, avant de passer par différents propriétaires et de subir l’usure du temps. En 2011, le domaine est racheté et magnifiquement restauré par un jeune couple passionné par l’accueil, la chasse et la gastronomie, Geoffroy et Barbara Dewitte. 

 

Grandvoir, plutôt cinq fois qu’une !

1. La table

Retenez bien ce nom : Antoine Rigaux. Du haut de ses 23 printemps, le Chef envoie à table des œuvres audacieuses, maîtrisées et aux saveurs locales (lors du service, on vous explique d’où viennent les ingrédients). Deux menus : le menu Vaurien et le menu du marché. Le menu Vaurien décline de maîtresse manière les saveurs de la bière : orge, houblon et céréales. Après le service, le jeune Chef, qui a fait ses armes chez un certain Maxime… Collard, se prête volontiers au jeu de l’interview. 

2. La Brasserie Vaurien

S’inspirant du nom des habitants des villages de Grandvoir et Petitvoir, cette bière blonde à haute fermentation est particulièrement désaltérante, idéale pour les troisièmes mi-temps ! Et d’ailleurs, à Grandvoir, on les connaît bien les troisièmes mi-temps puisque la Brasserie sponsorise le club de foot de 3e provinciale. 

3. La déco des lieux

Quand vous pénétrez dans les salons rénovés du château, dans le restaurant ou dans les chambres, vous avez l’impression d’entrer dans une page de magazine déco. Rien n’est laissé au hasard, tout est minutieusement mis en scène pour produire l’effet « WAW » dès les premières secondes. Et cet effet est aussi chaleureux et sincère que le craquement du feu de bois qui crépite dans les grandes cheminées du château. Les propriétaires des lieux ont un sens du détail cumulé à un goût remarquable qui permet de faire cohabiter harmonieusement le patrimoine du château comme un vieux prie-Dieu, un design épuré plus contemporain à l’image des splendides et spectaculaires escaliers de métal et l’âme de la chasse qui habite véritablement les lieux. Les éclairages sont subtilement dosés, les odeurs sont discrètement envoûtantes, l’entretien des lieux est exemplaire. On ne peut que s’y sentir bien. 

4. Les recoins insolites 

Entre la cloche du château, son fumoir, le vaisseau de Dark Vador et les pierres tombales des Collard, il y a de nombreuses choses à voir à Grandvoir ! Et le château réserve encore bien d’autres surprises !

Notre coup de cœur ? Le fumoir, adorable petit salon qui sent bon. Il y règne une délicate odeur légèrement fleurie. Et le plus adorable dans ce fumoir est sans hésiter son second petit salon, lieu aussi insolite qu’improbable, adorablement logé dans l’ancien four à pain. On y rentre donc plié en deux avant de s’asseoir dans l’un des fauteuils sélectionnés avec goût, comme tout le reste du mobilier du château. 

Dans la salle de réunion, les amateurs de Star Wars reconnaîtront entre autres l’un des vaisseaux de combat de Dark Vador et le X-Wing Starfighter modélisé en Légo®. Il s’agit de la touche personnelle du fils des propriétaires, passionné par cet univers fantastique. 

La salle de bal recèle, quant à elle, un des trésors historiques du château, les pierres tombales de la famille Collard (de Belloy). Seulement quatre pierres sont exposées alors que les Collard étaient six ! Où sont les deux autres ? Mystère… On raconte que lorsque l’avant-dernier Collard décéda, la pierre fut jugée superflue car le dernier descendant était aveugle. Et lorsque celui-ci vint à s’éteindre à son tour, les villageois nourrissaient une telle haine envers la famille que personne ne se donna la peine de recouvrir son caveau d’une pierre !

5. L’esprit de la chasse

Grandvoir, c’est la chasse. Les passionnés y apprécieront une décoration inspirée de cet univers et de nombreux trophées. Le Chef du restaurant étant amateur de viandes fortes, il est fort probable qu’à l’automne, les gibiers soient également à l’honneur dans les assiettes !

 

Entretien avec le Chef 

Son geste technique favori

« Poêler des viandes et des poissons. J’adore le feu, même si ici on travaille avec de l’induction. »

Sa confiture préférée

« Je préfère le saucisson ! Mais parmi les confitures que je propose au Château, celle d’abricot, badiane, vanille et orange est celle que je préfère. »

Son ingrédient favori

« J’aime beaucoup les épices originales et les épices asiatiques. Par exemple, le poivre de Sichuan, le citron vert, le gingembre ou le sésame torréfié. »

Son plat préféré 

« Lorsque je vais au resto et qu’il y a un menu, je ne change rien. Si je choisis, je prendrai toujours de la viande et pas du poisson. J’aime particulièrement les viandes fortes, le gibier et surtout le lièvre. »

Sa boisson préférée

« Le gin. Je peux passer 40 minutes à déguster un verre, découvrant à chaque gorgée un nouvel arôme. »

Son dessert préféré 

« La tarte au citron meringuée pour son acidité et sa fraîcheur en fin de repas. »

 

EN BREF

Description du lieu : château-ferme en quadrilatère autour d’une cour intérieure. Il comprend deux grands corps de logis, un corps de garde, des écuries et une grange. 

Matériaux : moellons en grès schisteux (pierre de la région)

Construction : depuis l’époque romaine, l’emplacement du château semble être habité. Il est ensuite fortifié au Moyen Âge et reconstruit au 17e et 18e siècles. 

Transformation : en 2012, Grandvoir est rénové par un jeune couple bruxellois doté d’un sens du goût remarquable et sans nul doute entouré d’artisans exceptionnels. 

Aujourd’hui : un hôtel de 8 chambres, un petit restaurant gastronomique de 18 à 20 couverts, quelques élégants salons, deux salles de banquet et enfin la micro-brasserie produisant la bière Le Vaurien. 

 

Château de Grandvoir 
La Cornée 66
B-6840 Neufchâteau
+32 486 99 83 85

Restaurant  :
restaurant-chateaugrandvoir.be
 
www.chateaugrandvoir.be

 

 

C’est en 1998 que Jane et Dimitri Everard rachètent l’hôtel « La Charmille » à Alle-sur-Semois. En quelques mois, cette belle et antique bâtisse carrée était complètement rénovée, pourvue d’un ascenseur, d’une piscine extérieure et d’un jardin magnifiquement redessiné. 

Aujourd’hui, « Le Charme de la Semois » - autre nom, même charme - est une hostellerie 3* de dix-huit chambres standards, cinq chambres supérieures et huit suites récemment aménagées avec vue sur la Semois. Le propriétaire est lui-même aux fourneaux. Il y travaille une cuisine traditionnelle et française mais aussi gastronomique en toute saison. Sa cuisine gourmande et son rapport qualité/prix lui ont valu d’être reconnu « Bib gourmand » par le Guide Michelin en 2013, label qui lui a été décerné chaque année jusqu’à aujourd’hui.

Le Charme de la Semois a également divers atouts lui permettant d’attirer les entreprises. L’hôtel est équipé d’une salle de réunion pouvant accueillir une trentaine de personnes. De plus, son partenariat avec l’organisateur d’événements « Semois Aventure » lui permet de composer des programmes team-buildings variés à la demande. Par exemple : le « Challenge du Charme », parcours agrémenté de différentes épreuves (tir à l’arc, sciage de bois, descente en rappel, …) ou le « Duathlon de la Semois », activité combinant marche d’orientation et descente de la rivière en radeau. 

À ceux qui recherchent une activité originale et inédite, Semois Aventure propose l’activité « Fort Bouillon ». Ce team-building met en compétition plusieurs équipes ayant pour tâche de prendre d’assaut, par un chemin détourné, la célèbre forteresse défendue par un rideau de gardes. Chemin faisant, ces courageux chevaliers devront réussir des épreuves sportives et ludiques (échelle de corde, deathride, tir à l’arbalète, jeux anciens,…). Ces épreuves, pour la plupart, peuvent
également être organisées sur demande aux abords de l’hôtel.

Ambassadeur Orval

C’est la bière la plus connue de la région et Dimitri l’apprécie tellement qu’il en a fait la spécialité de sa brasserie. Au fil des ans, il a ainsi peaufiné l’art de la servir et de l’intégrer dans quelques-unes de ses préparations culinaires comme ses croquettes/boulettes au fromage d’Orval, ses carbonnades à la bière et son sabayon à l’Orval. « J’ai également aménagé deux vitrines dédiée à cette bière trappiste et j’en fais continuellement la publicité, explique le patron. De sorte qu’en 2003, nous avons reçu le label Orval et sommes devenus ambassadeur de cette bière ! »

 

Hostellerie « Le Charme de la Semois »
Rue de Liboichant 12
B-5550 Alle-sur-Semois
+32 (0)61 50 80 70
 

www.charmedelasemois.be

 

 

Construit en 1931 sur le site du Grand Hôtel de la Citadelle, incendié pendant la Première Guerre mondiale, le Château de Namur est un hôtel majestueux servant, depuis 1978, d’école d’application pour les élèves de l’école hôtelière provinciale de Namur et, depuis 1988, de modèle de gestion pour les étudiants de la Haute-École de la Province. 

La réputation de son restaurant, sous la houlette du chef Axel Devillers, n’est plus à faire. L’hôtel 4*, dont les vingt-neuf chambres ont été complètement rénovées en 2017, n’a toutefois rien à lui envier côté qualitatif. Sa salle de fitness et sa terrasse offrant une vue magnifique sur la vallée constituent des atouts fort appréciés par la clientèle. Cerise sur ce gâteau qui surplombe la citadelle : l’hôtel et le restaurant ont reçu le label « clé verte » qui récompense la dimension durable défendue par l’établissement. Le Château de Namur a également des arguments de poids pour séduire les entreprises puisqu’il dispose de quatre lumineuses salles de séminaire entièrement équipées. 

Un Fort Bayard dans les souterrains

Et les activités incentives et team-buildings dans tout ça ? Le directeur, Cédric Vandervaeren, qui a travaillé à la création de Disneyland Paris, sort une carte surprise de son chapeau. « Le Château de Namur est en mesure de proposer diverses activités en collaboration avec des partenaires de la région, comme une balade en segway sur les pentes de la citadelle ou des jeux d’entreprises. » 

Mais l’animation phare du château, c’est « Fort Bayard », calquée sur le jeu télévisé français qui a contribué à rendre célèbre l’ancien édifice militaire voisin de l’Ile d’Oléron. « Ce team-building est le fruit d’une collaboration entre le Château de Namur et l’agence Sem’On Business explique le directeur. Il a été crée en 2013 dans le but de valoriser les espaces non exploités sous le château, comme les souterrains, le cellier et la piscine. L’énorme avantage de Fort Bayard, c’est de pouvoir être organisé quelles que soient les conditions climatiques ! »

On vous met l’eau à la bouche ? Après avoir été accueillis en sous-sol par le maître de jeu, les participants partent à l’aventure à travers les souterrains, caves et autre trou noir où différentes épreuves (et drôles des bestioles) les attendent. Pour les réussir, il faudra collaborer ! La deuxième partie est plus sportive : affublés d’un casque et d’un baudrier, les aventuriers doivent s’échapper de ce labyrinthe infernal en passant notamment par une via ferrata (escalade), un pont suspendu, un fossé maléfique et une tyrolienne. « Tous ces décors ont été aménagés dans l’ancienne piscine mais les lieux ont été rendus méconnaissables grâce à un écran de fumée notamment, précise Cédric Vandervaeren. On se croirait en train de faire de l’accrobranche en pleine nature alors qu’on se trouve dans une piscine sous la terre ! » Si l’épreuve est réussie, les participants ont droit à festoyer au château, sinon c’est la prison et - peut-être - les tigres !

Château de Namur
Avenue de l’Ermitage 1
B-5000 Namur
+32 (0)81 72 99 68
 
www.chateaudenamur.com

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