Waw magazine

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De la petite salle de séminaire aux grandes salles de banquet pouvant accueillir plusieurs centaines de personnes, les lieux événementiels de la province de Namur présentent une incroyable diversité, tant par leur taille que par leur style ou configuration. Leur histoire est également très différente.


Les centres de conférence, par exemple, se sont développés le long des axes autoroutiers (Espace UCM, à Wierde et Burogest Office Park, à Loyers), se sont adossés à des grands pôles touristiques (Centre d’affaires des Lacs de l’Eau d’Heure), ont investi d’anciens sites industriels (Moulins de Beez) et de prestigieux bâtiments d’époque (La Bourse, le Théâtre et l’Arsenal, à Namur).

La province de Namur est également une destination où les gourmets se sentiront comblés. En attestent les restaurants, de plus en plus nombreux, qui ont hissé leurs infrastructures au niveau des exigences des chefs entreprises pour accueillir des événements MICE comme l’Atelier de Bossimé (Loyers) où le jeune chef Ludovic Vanackere transforme depuis quelques années la ferme familiale afin d’offrir un service toujours plus performant aux entreprises, le d’Arville (Wierde) dont la décoration vient d’être revue l’année dernière, ou encore la Plage d’Amée (Jambes) en bord de Meuse.

Enfin, de nombreux éléments du patrimoine rural viennent compléter l’offre MICE de la destination. Dans cette catégorie, citons le Domaine de Béronsart et ses serres géantes (Gesves), le Château de Franc-Waret (Fernelmont), le Château Bayard et son orangerie avec vue sur le parc et l’étang (Dhuy), la Ferme de l’Abbaye de Moulins (Anhée) ou encore la Ferme de Mehaignoul dont la vaste grange peut accueillir jusqu’à 800 personnes (Meux). Des propriétés pourvues de matériel audiovisuel performant et qui peuvent accueillir des événements de grande ampleur comme des fêtes du personnel ou événements de networking.

Notons que si l’offre est qualitative, elle est également accessible à tous les budgets.  Le Château de Courrière (appartenant aux Scouts de Belgique) et le Domaine de Mozet (propriété des Guides Catholiques de Belgique) en sont deux exemples marquants.

Depuis quelques années, le Commissariat Général au Tourisme (CGT) consacre l’année touristique à une thématique. Après le vélo en 2016 et la Wallonie gourmande l’an dernier, c’est l’insolite qui est mis en avant pour 2018. Notre région regorge en effet de curiosités, de lieux et sites étonnants propices à l’organisation d’activités originales, parfois même décalées !


Parcourir la Wallonie sous le signe de l’insolite, c’est découvrir notre région avec un autre regard, sortir des sentiers battus, plonger dans un paysage époustouflant, pénétrer dans un site féerique, passer la nuit dans un autre monde, marcher dans l’air, danser sur l’eau, … C’est entrevoir une autre facette de la Wallonie que les différents acteurs du tourisme s’efforcent de mettre en évidence tout au long de cette année thématique.

L’insolite est partout ! Si le grand public, les enfants, les seniors, les visiteurs étrangers trouvent dans ce thème matière à nourrir leur curiosité et à étancher leur soif d’aventures, le tourisme d’affaires n’est pas en reste. Que ce soit en termes de lieux de réunion, d’hébergement ou d’activités incentives et de team-buildings, il est tout bonnement impossible d’évoquer toutes les possibilités qu’offre le MICE.

En collaboration avec la société Kazanou, le Domaine provincial de Chevetogne met à la disposition des groupes une cabane philosophique garantie 100% « transcendante ». Cette cabane de « résolution de conflits » permet d’accueillir jusqu’à 8 personnes pour une réunion au calme. Insolite, car elle a la particularité d’être nichée dans les arbres. À six mètres du sol, il y a intérêt à s’entendre. Surtout, rester zen…

En matière d’hébergement, l’insolite n’est pas en reste. Le Domaine de Béronsart, à Gesves, vous promet un retour aux « années scouts » avec sa formule bivouac. Sur le carton, l’organisateur annonce un « séminaire résidentiel sur le site d’un vieux moulin », mais après une soirée conviviale, alors que les membres du personnel pensent séjourner dans un hôtel des environs, … surprise ! Ils découvrent une série de tentes secrètement installées dans une vaste serre magnifiquement aménagée au sein du domaine.

En ce qui concerne les activités incentives et les team-buildings, l’insolite a particulièrement germé dans les imaginations fertiles des professionnels locaux. À Namur, « Cuisine sauvage », jeune association qui cherche à promouvoir l’usage des plantes sauvages comestibles, propose un rallye gourmand sous la forme d’une descente de la citadelle en cuistax. Une expérience unique où les participants partent à la découverte de la gastronomie sauvage. Une « Équipée sauvage » pour estomacs en pente douce (5%) !

Un concert dans une gigantesque grotte souterraine à Han-sur-Lesse, un « golf fermier » au milieu des vaches, un « Fort Bayard » dans les caves du Château de Namur, un Escape Game dans une ancienne carrière au Château de la Poste à Maillen, une chasse au trésor en petits bateaux électriques sur la Meuse, de l’aquagolf aux Lacs de l’Eau d’Heure, … Il ne vous reste plus qu’à faire votre choix !

 

Si les touristes à la découverte d’une région cherchent à étancher leur soif de culture, visites, balades, gastronomie, activités ludiques ou sportives, les responsables d’entreprise sont régulièrement à la recherche d’infrastructures pour y organiser une réunion ou un événement, d’une activité de type team-building pour leur personnel.


Afin de les accompagner dans leurs recherches, une cellule « Tourisme d’affaires » existe, depuis dix ans déjà, au sein de la Fédération du Tourisme de la Province de Namur. Cette cellule, c’est Namur Congrès, un interlocuteur unique et une interface précieuse entre l’offre MICE (Meeting, Incentive, Congress, Event) et la demande.

Namur Congrès fédère et coordonne l’offre des quelque 150 opérateurs MICE de la province (hôtels et gîtes d’affaires, centres de conférence et de congrès, lieux événementiels, activités incentives). Grâce à cette base de données constamment mise à jour (www.namurcongres.be) et à sa connaissance approfondie du secteur, la cellule offre une aide logistique rapide, gratuite et efficace aux décideurs d’entreprise et responsables d’association en les orientant vers les sites et prestataires répondant le mieux à leurs attentes.

Concrètement, l’équipe de Namur Congrès gère chaque demande de façon personnalisée. Après avoir recueilli un maximum d’informations auprès du client afin de cerner la demande, la cellule interroge ses partenaires et vérifie leurs disponibilités. Le client reçoit ainsi, en un minimum de temps, plusieurs offres qualitatives et ciblées qu’il peut analyser tranquillement avant de faire son choix. Un confort et un gain de temps indéniable !

Namur Congrès
Fédération du Tourisme de la Province de Namur
Avenue Reine Astrid 22/2 - 5000 Namur
081/77 67 58
[email protected]
www.namurcongres.be

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Nikos Aliagas n’est pas seulement présentateur de télévision, il a également une formation de journaliste, est animateur de radio, écrivain, acteur, chanteur et...photographe! Du 20 janvier au 28 février, il expose ses œuvres dans les lieux magiques de l'Abbaye de Villers-la-Ville.

"L’épreuve du temps", ce sont des photographies exclusivement en noir et blanc prises par Nikos Aliagas. Le temps fait partie de ses obsessions. Bien loin du monde du showbusiness, il prend le temps de la rencontre spontanée, la capacité à rencontrer l'autre. Il cherche à comprendre sa réalité. Derrière le paraître et la célébrité se cachent l’authenticité et l’intimité. Dans ses clichés de moments saisis, Nikos essaie de capter la singularité, la dignité, la force mais aussi la fragilité d’anonymes. Il capture l’histoire de chacune de ces personnes avec pudeur et respect. Il raconte l’indicible : le spectateur voit dans les yeux et les mains ce que l’être humain ne dit pas. Il immortalise ainsi les mains usées et les visages marqués de personnes qu’il a croisées sur son chemin.

"Ces êtres me fascinent" explique-t’il "car ils portent le temps comme un témoin inexorable de leur existence, ils en reconnaissent l’épreuve et ils ne craignent pas ses preuves. Je photographie ceux qui se souviennent de l’éphémère et qui acceptent l’idée de passage".

L’exposition met en scène 26 clichés en grand format (1m/1m50) en noir et blanc: à voir absolument.

INFOS PRATIQUES
L’épreuve du temps
Expo de photographies de Nikos Aliagas

Du 20 janvier au 28 février 2018

Accessible durant les heures d’ouverture de l’Abbaye, de 10 à 17h.

Abbaye de Villers in situ (en extérieur)
rue de l’Abbaye, 55
B-1495  Villers-la-Ville
Adulte : 8 € - Senior (60+) et étudiant : 6 € - Enfant 6-12 ans : 3 € - Gratuit < 6 ans. Réduction de 0,5 € en prévente

En plus des superbes photos, on aime particulièrement les lieux magiques, les tarifs qui comprennent l'accès à l'Abbaye et l'accès de l'expo aux PMR.

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Quelques bonnes adresses MICE en province de Namur

On a beau être prévenu mais quand on nous met sous le nez toutes les richesses de nos régions, on ne peut que se montrer admiratif. C'est en substance la réflexion que l'on s'est faite lors de la visite de presse organisée par Namur Congrès. On commence par un diner itinérant, l'apéro et l'entrée chez Benoit Gersdorff à la Plage d'Amée, le repas chez Olivier Bourguignon au D'Arville et cloture en beauté dans un des gites, le Medissey, de Pierre Résimont, le chef de L'eau vive. Et retour au bercail, au Chateau de Namur, qui vient de renover l'ensemble de ses chambres. De quoi accueillir en toute qualité, notamment le monde des affaires. Puisque c'est la mission de Namur Congrès de promouvoir le MICE (meeting, incentive, Congres, Event). 

Et lendemain matin, séance de travail pour présenter quelques intervenants du secteur touristique business, Chateau de la Poste, Domaine provincial de Chevetogne, les Lacs de l'Eau d'Heure etc. Autant de destinations intéressantes qui nous ont convaincu de poursuivre notre tour du Pays des Vallées dans un dossier spécial "MICE" qui paraitra en deux fois, dans le numéro de printemps, (n°40) actuellement disponible ici et celui d'été (n° 41).

Dans l'attente de toutes ces belles découvertes complémentaires...

REPOS ET NATURE VIERGE

Acquis en 2018 par Patricia et Michel Boreux, le Domaine de Waillimont poursuit sa métamorphose et propose depuis mi-juin des séjours de détente dans des “lodges” sur pilotis. Grand air et calme garantis.

 


© Equinox Light Photo

Situé à Herbeumont, entre Neufchâteau et Bertrix, le Domaine de Wallimont avait défrayé la chronique dans les années 80’ lors de sa construction, très rapidement suivie de la condamnation de son propriétaire pour fraude fiscale. Le luxueux site resta longtemps sous scellés et n’a jamais été vraiment occupé, baignant même dans un certain mystère.

En mai 2018, Patricia et Michel Boreux, propriétaires d’un vaste complexe d’hôtels, de restaurants et d’attractions à Rochehaut (Bouillon), décidèrent d’acquérir ce lieu qui les avait toujours intéressés. « Nous avons été conquis, sinon impressionnés, par la nature magnifique de ce domaine, avec la rivière, l’étang et les bois, le tout véritablement épargné de toute nuisance sonore, commentent Patricia et Michel. Ce site est réellement exceptionnel par la richesse de sa biodiversité. Nous n’étions pas intéressés par les bâtiments, volumineux, mal agencés et énergivores, mais bien par l’étang et les zones boisées inclues dans la zone de loisirs au plan de secteur. »


« A leur arrivée, nos clients abandonnent leur véhicule à l’entrée du domaine et se rendent en cuistax jusqu’à leur logement afin d’éviter toute nuisance sonore et profiter d’une nature vierge. » 


Tendance nordique-nature

De prime abord, aucune intention de pratiquer ici une activité hôtelière, ni même de la restauration, mais c’était mal connaître la famille Boreux qui, après avoir fait place nette, a rapidement eu l’envie de créer là des petits logements autour du vaste étang que traverse la Vierre. C’est ainsi que quatorze lodges reflétant la nature, construits en partie sur la berge et sur pilotis par des artisans ardennais, viennent d’être inaugurés à la mi-juin. Ils offrent chacun les commodités d’un petit appartement pour deux à six personnes et mettent le bois à l’honneur, le chêne essentiellement, mais aussi le mélèze.

Un poêle figure en bonne place dans la pièce de séjour et l’ameublement est réalisé dans la veine de la tendance nordique-nature, avec du mobilier danois dans des teintes douces. La terrasse est aussi vaste que les pièces intérieures, on peut y manger ou s’y reposer. Un spa massant privatif à vingt-quatre jets permet d’accueillir cinq personnes, tandis qu’un jardin privé et clos comporte un abri en bois avec un barbecue brasero.

Une barque est également amarrée à chaque ponton à l’attention des hôtes. Ceux-ci peuvent ainsi embarquer pour prendre le petit déjeuner sur l’étang ou taquiner le goujon.


© Equinox Light Photo
Quatorze lodges reflétant la nature, construits en partie sur la berge et sur pilotis par des artisans ardennais. 

Des cuistax à l’entrée

« Ce n’est pas un village de vacances, précise Patricia. Nous souhaitons offrir à notre clientèle une expérience de vacances différente de celle offerte à Rochehaut, dans un cadre très calme et zen. A leur arrivée, nos clients abandonnent leur véhicule à l’entrée du domaine et se rendent en cuistax jusqu’à leur logement afin d’éviter toute nuisance sonore et profiter d’une nature vierge. Entre les lodges, dans des enclos, quelques espèces animales sauvages de chez nous y vivront en nombre raisonné et en harmonie avec le biotope. »

De juillet à octobre 2020, Jordan Boreux, le cadet de la famille, et Gaëlle, sa compagne, ont installé dans la demeure principale de Waillimont un restaurant éphémère, L’Episode. Entre deux confinements, le lieu permit de remettre au travail une partie du personnel de Rochehaut car, vu les espaces, il était aussi plus facile à gérer au niveau des contraintes sanitaires. Fermé l’automne dernier, il vient de rouvrir.

Richesse touristique

Egalement prévu pour accueillir des séminaires d’entreprise au vert, le domaine de Waillimont conviendra à une large clientèle particulière de tout âge.
Des vélos et du matériel de pêche sont mis à disposition et les attractions touristiques ne manquent pas dans la région : promenades fléchées dans le domaine à pied ou à bord d’un cuistax ou au guidon d’un vélo électrique, visite d’une mine d’ardoise, parc animalier et brasserie de Rochehaut, karting à Bouillon, château d’Herbeumont, Cap Nature à Bertrix… tout est à portée de main.


Les Lodges de la Vierre

Route de Waillimont 2
B-6887 Saint-Médard (Herbeumont)
+32 (0) 61 46 10 00

www.leslodgesdelavierre.com

La Wallonie souterraine

Sous la Citadelle de Namur


© Vincent Ferooz, Pixel Komando

« Une termitière ! » aurait dit Napoléon à propos de cette immense forteresse et son réseau de galeries souterraines dont la construction s’est étendue du XVIe au XIXe siècle. Mais si celles-ci font plusieurs kilomètres, seuls les quelque 500 mètres qui ont été restaurés sont ouverts au public. Largement suffisant pour s’émerveiller. A partir du Centre du Visiteur Terra Nova, la visite guidée plongera le public dans les entrailles de la forteresse, au cœur de l’histoire de la citadelle. Tout au long du parcours, des animations en 3D, des projections et des effets sonores viendront renforcer les commentaires et anecdotes du guide. Ici, on apprendra comment ces galeries ont été construites et à quoi elles ont servi (stockage, abris, logistique…), là on surprendra des soldats en train de riposter à l’ennemi à travers des meurtrières.

Chemin faisant, les visiteurs apprendront qu’une (autre) partie des souterrains accueille les ateliers de la Parfumerie Guy Delforge, et que les vins de Grafé-Lecocq vieillissent dans des fûts stockés dans les tunnels qu’empruntaient, jusque 1953, les trams reliant la gare de Namur au Grand Hôtel de la citadelle.

https://citadelle.namur.be/fr/grands-souterrains-citadelle-namur


 

— La Wallonie à vélo

La Cyclerie à Liège

Thomas, Gilles et Yves. Voici cinq ans, ces trois Liégeois passionnés par la petite reine ont décidé d’unir leurs compétences afin d’ouvrir un atelier dédié au vélo. Situé en Outremeuse, cet atelier propose différents services : réparation et entretien basiques, restauration et personnalisation de vélos, mais aussi – et c’est ici que réside l’originalité de l’entreprise – réalisation de A à Z de vélos sur mesure adapté à la morphologie et à l’usage ! S’ils sont tous trois mécaniciens, ils ont chacun leur spécificité : la fabrication de cadres pour Thomas, le montage des roues (rayons, moyeux, jantes…) pour Gilles et le montage général et les réparations pour Yves.

Bref, des fabricants à l’ancienne dont la volonté est de proposer au centre de Liège une large offre de services dédiée au vélo utilitaire, économique et durable. Et le succès a dépassé les attentes du trio : « Notre atelier fonctionne bien, commentait Thomas au printemps, mais nous souffrons, comme beaucoup, de la pénurie de pièces. Près de 90% des composantes vélo (chaînes, pignons, freins, câbles…) proviennent en effet d’Asie ! »

www.lacyclerie.be


 

Les Ambassadeurs en chansons

Aprile et la Ferme des Loups à Trooz

A Forêt, petit village du Pays de Herve perché entre Olne et Trooz, la Ferme des Loups est un lieu qui inspire le jeune chanteur Aprile. « J’aime m’y ressourcer », explique ce natif de la région. « J’y ai d’ailleurs tourné une séquence de mon clip-métrage “Giving Up Time” réalisé par mon frère, Maxime Donnay. »

Pourquoi cette ancienne ferme-château attire-t-elle à ce point l’artiste ? Parce qu’elle a été rachetée et entièrement rénovée par des gens de la région, la famille Crahay, et que, tout en gardant son âme, elle est devenue un établissement “zytho-bistro-naturo-touristique” ! Si elle propose en effet des sacs à dos… enchantés en guise de guide pour des balades contées et gourmandes, la Ferme des Loups est aussi un espace dégustation où l’on peut découvrir un assortiment de produits du terroir tout en savourant une Louve, l’une des bières fabriquées dans la micro-brasserie installée au rez-de-chaussée. Depuis avril, la ferme accueille également des ateliers de glace et de chocolat bios. Au fouet, Valéry Juprelle, un fils d’agriculteur qui a grandi dans le village et qui a fait ses classes chez Jean-Philippe Darcis à Verviers. Comme Aprile, un jeune… loup qui monte !

www.lafermedesloups.com

Youssef Swatt’s et les fours à chaux Saint-André à Tournai

Pour Youssef Swatt’s, passionné d’écriture et de rap, le choix des anciens fours à chaux de Chercq s’est vite imposé comme cadre pour l’émission. « Je suis Tournaisien et ce site m’intrigue depuis que je suis tout petit… »

Construits à partir de 1840, les huit fours ont assuré durant un siècle la cuisson de la pierre calcaire locale pour la production en continu de chaux hydraulique naturelle, contribuant à faire de Tournai le premier producteur mondial de chaux. Situés au bord de l’Escaut, le long des chemins de halage, les anciens fours du Rivage Saint-André sont aujourd’hui envahis par la végétation mais ils ne manquent ni de grandeur ni de poésie. Raison pour laquelle la Fondation FaMaWiWi s’est lancée depuis 1997 dans la sauvegarde du site. Ses objectifs : y développer un projet culturel et créatif, mais aussi événementiel (il y a 60 mètres de salles voûtées) et mémoriel grâce aux Passeurs de mémoire. « L’espace situé au-dessus des fours est devenu un vaste jardin dans lequel les gens qui le désirent peuvent laisser des messages qui parleront de notre époque aux générations futures », explique Eric Marchal, l’un des quatre passionnés à l’origine de la fondation. Ces personnes pouvant aussi demander que leurs cendres y soient dispersées, voilà le site devenu un lieu de sépulture original !

www.famawiwi.com


 

—Aux Anciens Abattoirs de Mons jusqu’au 1er août

Textilités


Mâchoire, Esther Babulik 2019 © J. Poezevara 

Les Anciens Abattoirs de Mons sont actuellement le cadre d’une grande exposition réunissant exclusivement des artistes belges. Intitulée Textilités, cette exposition regroupe trente artistes contemporains belges autour d’un seul média, le textile. Avec plus de soixante œuvres, allant de productions spécifiques à des œuvres récentes et anciennes, Textilités offre un large panorama de la création contemporaine belge.

La trame de l’exposition se veut être une réflexion sur la notion, le sens et la pertinence du textile, c’est-à-dire la relation entre les matières et les forces, justifiant par là-même d’une forme de “textilité”.

Pour illustrer le propos, la sélection s’est portée sur des œuvres de créateurs résidant en Belgique pour qui le textile est un des moteurs de travail, où l’énergie vitale de création est aussi importante que la forme finale. Les œuvres exposées témoignent des valeurs symboliques, culturelles, esthétiques… des créateurs autant plasticiens qu’artisans.

Organisée en collaboration avec la Ville de Mons et Les Drapiers, et sous le commissariat de Denise Biernaux, Textilités est initiée par BeCraft, une association professionnelle valorisant les métiers d’arts appliqués des régions de Wallonie et de Bruxelles. Céramique, verre, bijou, papier, textile, design d’objet sont, entre autres, les domaines créatifs dans lesquels s’inscrivent les artistes qui y sont soutenus et promus.

La Galerie de BeCraft est une vitrine pour les dernières créations, toujours plus innovantes et audacieuses, des artistes membres. La rigueur avec laquelle les travaux sont sélectionnés et présentés n’entrave pas pour autant la convivialité du lieu, propice à une dégustation de thé dans des bols fait-main.

www.becraft.org


 

Deux expositions à découvrir au Grand Hornu jusqu’au 29 août 

Comme le mur qui attend le lierre
Fiona Tan / Daniel Turner / Oriol Vilanova


Ruins, Fiona Tan, 2020. Courtesy de l’artiste, Peter Freeman Inc, New York et Frith Street Gallery, Londres. © SABAM Belgium 2021 

Occupant l’ancienne “maison des ingénieurs” du Musée des Arts Contemporains, l’exposition propose une méditation poétique et critique sur le thème des ruines à partir d’une installation d’Oriol Vilanova, d’une double projection de films de Fiona Tan, ainsi que d’une sculpture de Daniel Turner.

Agencée en plusieurs mosaïques d’images, Vues imaginaires (2017) consiste en une collection de centaines de cartes postales figurant des ruines glanées par Oriol Vilanova sur les marchés aux puces. Lui répondant, Ruins (2020) présente deux films tournés dans l’ancienne salle des machines du Grand-Hornu par Fiona Tan et projetés sur des écrans distancés l’un de l’autre. Trait d’union de ces deux installations, la sculpture de Daniel Turner, RH2 (2012), étend l’imaginaire des ruines architecturales à la critique de l’économie capitaliste et de son processus de “destruction créatrice” par la récupération de vieilles poignées de réfrigérateurs qu’il élève au rang d’artefact archéologique.

L’exposition suggère que les équipements et les édifices que nous construisons durablement sont moins “à l’abri du temps” que “l’abri du temps”, comme le sont également les sociétés et
les institutions d’une époque moins révolue en définitive que retrouvée dans ses vestiges et
ses archives.

 

Cento - James Welling

Le Mac’s a invité James Welling à présenter le travail photographique qu’il mène actuellement sur l’architecture et la statuaire de l’Antiquité gréco-romaine. Intitulée Cento, cette nouvelle série trouve son origine en 2018, au Met (Metropolitan Museum of Art) de New York, lorsque l’artiste américain prend des photographies du buste d’une impératrice romaine, Julia Mamaea, qu’il imprime en différentes couleurs grâce à un ancien procédé d’impression, la collotypie.

Ému par la fluidité des colorants redonnant au visage sa carnation, James Welling réalise que ce rendu délavé et diaphane opère dans le temps une double remontée : vers la statuaire polychrome de l’Antiquité et vers la photolithogravure noir & blanc des premiers albums consacrés aux missions archéologiques du XIXe siècle. Sa curiosité le conduira vers d’autres sites et musées, notamment à Athènes et Éleusis, et le mènera à l’étude des théories des couleurs dans l’Antiquité, en particulier celle d’Aristote.

Depuis 1998, James Welling s’est également tourné vers les technologies numériques et la palette colorimétrique du logiciel Photoshop, avec le bénéfice esthétique de “libérer la couleur” du carcan du sujet et de sa condition historique. « Des couleurs intenses et de la feuille d’or mettaient en valeur textiles, cheveux et carnation », explique-t-il à propos de Cento et de son hommage à la statuaire grecque.

www.mac-s.be

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Première grande rétrospective de Niki de Saint Phalle (1930-2002) en Belgique, l’exposition montoise (jusqu’au 13 janvier) raconte comment son imagination sans limite et sa vision unique du monde lui ont valu une reconnaissance internationale et le statut d’artiste incontournable du XXe siècle. Elle illustre les multiples façons elle a concrétisé en 50 ans de carrière son désir de devenir l’égal des hommes en s’imposant dans une société et un monde de l’art jusque-là dominé par ceux-ci.

Son approche artistique décomplexée et libérée lui a permis de donner libre cours à son imagination sans limite comme à sa démarche artistique inventive, audacieuse, provocante et protéiforme (peinture, sculpture, performance, chantiers architecturaux, pièces de théâtre, cinéma…). Refusant de se laisser inféoder aux galeries et aux musées, elle a su tisser un lien avec le grand public, notamment en créant des œuvres devant les yeux de celui-ci et en l’incitant à y participer, ce qui lui a valu un grand retentissement médiatique.

Au BAM (Beaux-Arts Mons), plus de 140 œuvres présentées sur deux étages retracent chronologiquement l’évolution créatrice de l’artiste, de ses premiers assemblages et tableaux des années 1950 aux célèbres Tirs du début des années 1960, en passant par ses sculptures de mariées et de parturientes du milieu des années 1960 et ses Nanas, hymne à la féminité, restées emblématiques de son œuvre. L’exposition met aussi en évidence les préoccupations constantes de l’artiste : les enjeux sociopolitiques, la colère, la violence, la mythologie et les contes de fées, sans oublier la féminité.

Trois œuvres de Niki de Saint Phalle sont installées dans le centre de Mons : dans le jardin du BAM, au jardin du Mayeur et dans le parc du Beffroi. Ces grandes sculptures publiques habitent la ville et font ainsi le lien entre le musée et l’espace public, thématique si chère à l’artiste.

www.bam.mons.be

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