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Quelques bonnes adresses MICE en province de Namur

On a beau être prévenu mais quand on nous met sous le nez toutes les richesses de nos régions, on ne peut que se montrer admiratif. C'est en substance la réflexion que l'on s'est faite lors de la visite de presse organisée par Namur Congrès. On commence par un diner itinérant, l'apéro et l'entrée chez Benoit Gersdorff à la Plage d'Amée, le repas chez Olivier Bourguignon au D'Arville et cloture en beauté dans un des gites, le Medissey, de Pierre Résimont, le chef de L'eau vive. Et retour au bercail, au Chateau de Namur, qui vient de renover l'ensemble de ses chambres. De quoi accueillir en toute qualité, notamment le monde des affaires. Puisque c'est la mission de Namur Congrès de promouvoir le MICE (meeting, incentive, Congres, Event). 

Et lendemain matin, séance de travail pour présenter quelques intervenants du secteur touristique business, Chateau de la Poste, Domaine provincial de Chevetogne, les Lacs de l'Eau d'Heure etc. Autant de destinations intéressantes qui nous ont convaincu de poursuivre notre tour du Pays des Vallées dans un dossier spécial "MICE" qui paraitra en deux fois, dans le numéro de printemps, (n°40) actuellement disponible ici et celui d'été (n° 41).

Dans l'attente de toutes ces belles découvertes complémentaires...

Zéro émission ou mobilité ? Il ne faudra bientôt plus choisir. Ces pionniers développent un réseau de stations de recharge pour véhicules électriques et proposent des locations de voitures ou de vélos partagés. Le changement est en route…

La situation de départ ? Un business center juste un peu trop loin du centre de Louvain-la-Neuve pour y aller à pied ou en vélo. Surtout quand on travaille en complet trois pièces et qu’on ne peut pas commencer l’après-midi en sueur. L’idée première ? Mettre à disposition des vélos électriques partagés pour que le public « Corporate » descende rapidement au centre-ville et remonte, sans effort, sur l’Axis Parc de Mont-Saint-Guibert. Le concept ? Etendre l’offre des vélos électriques aux voitures partagées et développer un réseau de stations-services électriques. « L’idée a fait son chemin en écoutant et en regardant les employés du Parc dont j’assure par ailleurs le développement commercial, signale Charles Caprasse, co-fondateur de Ze-Mo. Il y a une demande croissante de déplacements courts, rapides, faciles, peu coûteux et peu polluants. Mais il faut admettre que même si les constructeurs (1) pensent de plus en plus aux développements des alternatives au moteur thermique, le réseau de « pompistes électriques » est encore très peu fourni. Ce n’est qu’une question de temps, poursuit Charles Caprasse. Nous avons remporté le marché pour l’équipement des communes d’Andenne, Rumes, Viroinval, Oheye et Mettet. On a rencontré un engouement certain à l’Ideta (2) qui rentre dans l’actionnariat de Ze-Mo. À terme, il devrait y avoir d’autres intercommunales autour de la table. » « Actuellement, ajoute Pierre Vanderdonck, co-fondateur de Ze-Mo, nous avons donc un plan d’installation d’environ 60 bornes pour une quarantaine de communes. Les signatures devraient tomber en ce début d’année… lorsque les nouveaux conseils communaux seront installés. Elections obligent. Par ailleurs, notre business model tient à cinq ans. Mais seule la réalité des chiffres nous dira si on avait rêvé juste. »

(1) La plupart des constructeurs se sont mis à l’électrique comme Renault, Peugeot, Citroën, BMW, Nissan, Smart, Hyundai, Honda, Ford… D’autres moins connus aussi comme Venturi, Tesla, Lumeneo.
(2) I deta : l’agence intercommunale de développement pour la Wallonie picarde.

 

Son impact environnemental étant l’un des plus faibles, la voiture électrique et son taux d’émission « zéro » est sans doute une solution à prendre en compte pour l’avenir.

 

Pour atteindre cet objectif de maillage complet du réseau automobile électrique, Ze-Mo a conclu un partenariat avec BlueCorner qui, subsidié à 90 % par la Région flamande, ambitionne de développer un réseau homogène de quelque 200 bornes. « Plutôt que de rester comme un village d’Astérix, nous avons mis en place, avec BlueCorner, un projet plus global pour ne pas nous faire souffler le marché des bornes interopérables. Comme le marché ne va pas penser la Belgique coupée en deux, nous devions voir plus large. Nous avons donc repensé le modèle et proposé également à l’AIE G de s’impliquer dans le développement des bornes avec des connexions plus larges. Le but étant de structurer notre maillage par commune via la place communale, les centres sportifs et culturels, les zones d’activités économiques, etc. »

Comment ca marche ?

« Pour les vélos ou pour les voitures, la procédure est simple. Comme une location de voiture partagée chez Cambio (voir par ailleurs) ou en partenariat avec Avis, chez qui on peut louer nos voitures Zéro Emission, précise Charles Caprasse, l’utilisation est tarifée en fonction de capacité de rechargement. »

Par ailleurs, si les voitures électriques offrent des performances qui se rapprochent de plus en plus de leurs devancières aux hydrocarbures — avec des couples et des reprises supérieurs — le problème de l’autonomie demeure crucial. « Actuellement, une voiture électrique ‘standard’ permet des étapes de maximum 150 km. Il faut donc adapter nos comportements et nos structures à cette contrainte, travailler au développement de bornes sur l’ensemble du territoire. Mais nous devons voir plus loin encore en créant des connexions avec nos voisins, comme Les Pays- Bas ou l’Allemagne. En sachant que l’idée est, à terme, de développer un maillage complet de distribution européen qui fonctionnera à l’instar du roaming en téléphonie mobile. D’ailleurs, la formule ‘Business’ des abonnements permet déjà un accès au réseau E-Laad aux Pays-Bas et Ladenetz en Allemagne. »

Et du cote des villes?

Le principe est simple. La commune met à disposition un espace pour l’installation des bornes par l’opérateur. Elles restent la propriété de celui-ci pour des raisons évidentes de maintenance et de mise à jour technologique. Ces bornes interchangeables peuvent donc être autant à la disposition de son personnel que du public, via une simple carte RSID.

Multiprise

Ze-Mo veut offrir un panel de services cohérent. La location de voitures et de vélos électriques et la recharge par des bornes à maximum 63 ampères (le « 16 ampères » domestique ne permet pas une recharge suffisamment rapide). « Nous voulons aussi proposer des espaces sécurisés pour que les véhicules soient préservés. Pour les potentiels acheteurs, qu’ils puissent choisir en connaissance de cause, nous développons un système de location temporaire de véhicules ». Dans le cas d’une flotte, l’acheteur, doit être bien en phase avec le modèle adopté. »

Et demain ?

Il est clair qu’avec la hausse des carburants pétroliers et la congestion croissante, la demande de mobilité est en mutation. L’offre devra donc s’adapter. Mais quid de l’oeuf et de la poule ? Une chose est sûre, la voiture ne va pas disparaître mais changer, tant dans sa forme que dans son utilisation. Son impact environnemental étant l’un des plus faibles, la voiture électrique et son taux d’émission « zéro » est sans doute une solution à prendre en compte pour l’avenir. Seule, pour les petits déplacements, dans un concept intermodal pour les longues distances… On vous tiendra au courant… ■   

 

Ze-Mo scrl, en bref

Ze-Mo scrl est composée de quatre administrateurs originels :

• Pierre Vanderdonck

Administrateur délégué de Steel SA;

• Charles Caprasse

Représentant de Wimesh, une société active dans les réseaux sans fil;

• Jean-Paul Gaspard

Actif dans les installations électriques industrielles;

• Guy Geleuze

Directeur général d’AIE G, l’Association Intercommunale d’Étude et d’Exploitation d’Électricité et de Gaz pour la province de Namur.

 

Son capital de base était de 20 000 €. En juillet, il passait à 160 000 €. Aujourd’hui, avec les nouveaux actionnaires, ce capital
avoisine les 800 000 €.

 

Cambio, premier opérateur du changement

« Cambio est un service de véhicules partagés qui a été lancé en Belgique par Optimobil Belgium en 2000, signale Frédéric Van Malleghem, son directeur. Les premières inscriptions et locations ont été lancées en Wallonie durant la Semaine de la Mobilité en septembre 2002. En 2003, c’était à Bruxelles, et, en 2004, en Flandres.»

Cambio est principalement installé dans les grands et moyens centres urbains et moins à destination des parcs d’activité. Le concept est également basé sur la variabilisation des coûts c’est-à-dire qu’on réserve une voiture quand on en a besoin et qu’on n’en paie que son utilisation. Pas besoin d’acheter la voiture. Et quand on sait que 70 % de l’empreinte écologique d’une voiture réside dans sa fabrication (entre autres par l’utilisation de 150 000 litres d’eau par unité !) et qu’une Cambio remplace en moyenne 10 autos, l’avantage environnemental des véhicules partagés est donc énorme.

Dans les faits, on voit que beaucoup d’utilisateurs encore dans la vie active abandonnent leur seconde voiture pour un abonnement Cambio. On voit aussi que certains troquent leur unique voiture contre un abonnement Cambio. Une mutation en termes de mobilité. Mais quid en termes de mobilité électrique ? Cambio avait entamé il y a quelques années une vaste étude pour sonder son public quant aux véhicules alternatifs. LPG, hydrogène, électrique. Aujourd’hui, une station pilote lance un test grandeur nature à Gand avec des véhicules électriques. Aux dires de Frédéric Van Malleghem, on constate que l’électrique n’a pas encore fait son chemin dans les mentalités. « C’est pour cette raison que des initiatives comme Ze-Mo sont intéressantes, poursuit le directeur de Cambio. Ces investisseurs sont des entrepreneurs sérieux et ils arrivent avec des idées fraîches et une vision nouvelle. Comme ils se concentrent essentiellement sur les zonings, ils proposent une offre qui est davantage complémentaire que concurrentielle à notre concept éprouvé. Bien sûr, dans un marché mature comme le nôtre on imagine bien qu’ils chasseront un jour sur les mêmes terres mais « ce serait stupide de jouer la simple confrontation, signale Pierre Vanderdonck. Notre territoire est trop petit et la demande trop faible pour être ennemis ». En revanche, si Cambio et Ze-Mo ont leurs spécificités, les moyens et gros centres urbains pour le carsharing principalement « pétrolier » et les zones d’activités économiques pour les voitures et vélos électriques, le consommateur pourra faire un mixte des deux réseaux d’offre. D’autant que ces deux sociétés ont le même concurrent : le désir persistant du citoyen de posséder son véhicule en propre. On parlait du changement de mentalités…

 www.cambio.be

À la lisière du plus beau circuit du monde, au coeur des Ardennes, l’Hôtel de la Source brille par son architecture… et son management exclusivement féminin.

Construit il y a près de trois ans par des investisseurs luxembourgeois, l’Hôtel de la Source présente une par ticularité peu commune. Quatre femmes ont en main toutes les commandes. Et alors ? Et alors rien. Si ce n’est que quand on s’appelle l’Hôtel de la Source parce qu’on a une vue directe sur le virage du même nom, qu’on est situé Route du Circuit à Spa, l’ambiance devrait forcément, de près ou de loin, être proche de l’univers automobile, plutôt viril... « C’est vrai que la période des courses est importante en termes de chiffre de notoriété, signale Muriel Defosse, la directrice commerciale. Mais l’activité de l’hôtel n’est pas uniquement axée sur la course automobile. Nous proposons bien davantage à nos clients.»

L’univers architectural est plutôt branché et la décoration est teintée de sports moteurs… sans être asphyxiante. Mais Stefano Moreno, l’architecte, a eu le bon goût de proposer un univers High Tech et Design plutôt que des paddocks de luxe pour ce grand hôtel de 90 chambres, dont 4 suites, qui est tout autant orienté business que pur tourisme. « Nous disposons de près de 550 m² modulables d’espace de réunion, précise Muriel Defosse. Nous accueillons beaucoup de tourisme d’affaires, de séminaires et de team trainings. » Les infrastructures et les environs se prêtent particulièrement bien à ce genre d’activités professionnelles. « Nous avons le RA VeL et toute la forêt qui nous entoure. Bien sûr les animations propres aux circuits attirent leurs publics. Mais la ville de Spa, ses sources, son charme et ses Francofolies sont des atouts majeurs. À deux pas, l’Abbaye de Stavelot et son musée… du circuit, mais pas uniquement. Il y a tant de choses à découvrir dans les environs ».

N’est-ce Spa ?

Mais comment arrive-t-on à Spa pour assurer la commercialisation et le marketing d’un hôtel ? « Je suis spadoise d’origine, bien que je n’y vive plus, poursuit la directrice commerciale, traductrice de formation et licenciée en management. Grâce aux langues, j’ai pu dégotter un job de responsable de communication dans une entreprise pharmaceutique. Je devais donc régulièrement organiser des incentives. Premiers contacts avec l’horeca et l’événementiel. Le Sanglier des Ardennes m’a proposé de passer de l’autre côté de la barrière. Et hop, je suis tombée dedans. Quelques années à Durbuy et cette proposition est arrivée. » Difficile de refuser un challenge comme celui-là. Puisqu’il fallait tout construire… excepté le bâtiment, splendide au demeurant.

Les trois autres dames aux commandes ont un parcours tout aussi intéressant. Alexia Ponghis, la responsable des séminaires est titulaire d’une licence en psychologie complétée plus tard par un master en tourisme. Elle est rapidement tombée amoureuse du métier. La directrice, Sophie Coumont, avait été engagée dès le début comme directrice commerciale, en juillet 2010, avant de reprendre la place du directeur général quelques mois plus tard, en mars 2011. Les quatre postes clés sont depuis lors aux mains de femmes. Une volonté ? « C’est fortuit, car le recrutement s’est fait en fonction des compétences. On n’improvise pas une équipe pour un quatre étoiles. Toutefois, il est vrai qu’on a reçu peu de candidatures masculines pour ces postes. Mais le hasard fait bien les choses » confie la directrice générale, licenciée en management qui a fait toutes ses classes en dix ans chez Dorint et Accor. Comme sa collaboratrice Monia Belli, chef de réception, l’horeca a toujours été son secteur. Avantage ou désavantage ? « Lorsqu’on a un travail qu’on apprécie, on le fait bien, poursuit Sophie Coumont. Les formations et les expériences de chacune sont complémentaires. Dans le cas d’Alexia qui a un bagage “psycho”, en plus de ses aptitudes à gérer le stress, son profil est essentiel pour la compréhension du client, de ses demandes et besoins. Cette approche orientée client combinée aux compétences managériales sont un atout indéniable pour un hôtel comme le nôtre. »

Priorité au contact

« Notre méthode de travail est basée sur le côté humain du métier. C’est ça qui fait la différence. La chaleur de l’accueil doit l’encourager à revenir, commente Monia Belli, également présente depuis le début de l’aventure. Lorsqu’on nous adresse une demande de prix, nous nous faisons fort de remettre l’offre dans les 24h… en main propre, complète Muriel. L’hôtel, ce n’est pas qu’une enseigne. Ce sont des personnes… dont nous espérons que le client se souvienne… »

 

Affaires ou loisirs ?

Vu la qualité et la situation de l’hôtel, le public est tout autant national qu’international. « Notre clientèle est principalement flamande, précise Muriel Defosse. Notre design branché plaît beaucoup. » Ce public néerlandophone, de Flandre ou de Bruxelles, apprécie davantage les courts séjours de loisirs. Le podium de détente est donc constitué de Flamands, de Brabançons wallons et de Néerlandais, suivis par les Anglais et les Français, qui eux viennent attirés par le sport automobile. Côté business, les Néerlandais constituent quelque 10 % de la clientèle (contre 30 % en loisir) tandis que les Allemands sont sousreprésentés. « À l’inverse des Luxembourgeois, qui représentent un bon marché pour les affaires, les Allemands restent très conservateurs. Leur réseau MICE (Meetings, incentives, conférences, exhibitions) casse les prix pour fidéliser leur clientèle en interne.» Pourtant, ce public est quand même attiré par une gastronomie de qualité. Et comme Jean-Marc Hazée, le nouveau Chef, a haussé le niveau gastronomique…

 

Who’s who?

Muriel Defosse

Formation
Licence en Traduction- Interprétation (UMH), Master en Management (ULg)
Expériences précédentes
Sales & Marketing Manager (Hostellerie Sanglier des Ardennes), Communication Manager (Laboratoires Lohmann & Rauscher)
Engagée
Juillet 2011
Fonction
Senior Sales Manager Hôtel de la Source Spa- Francorchamps, Board Member du Club MI CE Wallonie-Bruxelles Tourisme

Alexia Ponghis

Formation
Licence en Sciences Psychologiques (ULg), Master en Tourisme (URJC Madrid)
Expériences précédentes
Events Manager (Modelenvironment), Project Manager (Instele)
Engagée
Août 2011
Fonction
Meetings & Events Coordinator Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Monia Belli

Formation
Graduat en Economie, option Tourisme et Langues (Haute Ecole Charlemagne)
Expériences précédentes
Front Office Manager (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
Front Office Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Sophie Coumont

Formation
Licence en Management (Tourisme), ULB
Expériences précédentes
Marketing & Sales Coordinator, Sales Manager, Director of Sales (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
General Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps, Présidente SITE Belgium 2013-2014

 

Renseignements

Hôtel de la Source
Route du Circuit, 22
B-4970 Francorchamps
+32 (0)87 79 58 00
[email protected]
www.hotel-de-la-source.com

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