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pour un déjeuner sur l’eau

Il est reconnaissable à son enseigne en forme de grosse boule blanche fixée sur le pont. Le « BelRive », la péniche-restaurant de Gianni Loggia, est amarré au pied de la Citadelle de Namur, à hauteur du Grognon. Et la douceur des bords de Meuse accompagne chacun de ses plats.


Si le « BelRive » fait aujourd’hui partie du paysage namurois, à l’instar de la Citadelle, de l’hospice Saint-Gilles ou des statues de Djoseph et Francwès sur la place d’Armes, ce n’était pas vraiment le cas en 2016 lorsque Gianni Loggia et son associée Agnès Collet ont ouvert ce « restaurant sur fleuve ». De cette façon, ils ont voulu mettre en évidence la douceur et le charme quasi angevins des bords de Meuse. 
« C’est la raison d’être de cette grosse boulesourit Gianni. Il fallait attirer le regard des passants par un artifice qui rende la péniche visible depuis le boulevard. »

De Givet à Grasse et au Club Med

Le parcours du patron n’invitait peut-être pas à telle aventure. La famille Loggia, d’origine italienne comme son nom l’indique, s’était historiquement installée à Givet où est né le petit Gianni. Mais, bon… il n’y avait pas assez de soleil « dans le nooord » pour le papa, qui va donc se mettre en devoir de retrouver un climat plus méditerranéen. Sa quête du soleil le conduira à Grasse, la capitale mondiale des parfums nichée entre mer et montagne, où naîtra un café remarquable autant par son nom que par ses caractéristiques, le « Manneken Pis », où seront servies plus de 200 bières, majoritairement belges bien entendu !

Demeuré à Givet, Gianni ira cependant à l’école en Belgique, à Doische. Il rejoindra son père à l’âge de 15 ans et, comme bon sang ne peut mentir, il va entamer des études d’hôtellerie – il est sommelier – avant de se forger une expérience professionnelle et personnelle au fil de ses voyages. « J’ai été « saisonnier » au Club Med, raconte le restaurateur. Je passais les étés dans les établissements balnéaires et l’hiver dans les stations de ski, avec des chefs différents. Cela m’a permis d’apprendre énormément, sur le côté humain comme sur le plan professionnel. Cela m’a aussi permis d’approcher les saveurs et les cultures du monde à travers différents types de cuisine. »

Après dix ans de découvertes, Gianni a ressenti le besoin de revenir à ses racines. A la partie belge de celles-ci, en tous cas, puisque le chef et sommelier a élargi sa palette en tenant la brasserie du Casino de Dinant. Il officiera également au restaurant le « Couvent du Bethleem », toujours à Dinant, puis à l’ancien hôtel Novotel, à Wépion.


© ByCM

Sur le pont du soleil mosan

Sa carrière prendra un tour nouveau lorsqu’il entrera dans l’équipe du traiteur Pierre Paulus. Celui-ci avait en effet acheté une péniche à Namur. Il la louait et y organisait des banquets. Mais Gianni eut rapidement un coup de cœur pour ce bateau qui n’était pas du tout aménagé puisqu’utilisé uniquement comme salle de réception. Apercevant son potentiel, il eut l’idée de le transformer en restaurant permanent. C’est ainsi que si les entrailles de la péniche accueillent aujourd’hui une salle polyvalente qui peut être privatisée et accueillir des réunions, le pont supérieur a été aménagé en salle de restaurant panoramique, aussi lumineuse que chaleureuse.

Depuis mai 2016, le client qui affectionne les déjeuners sur l’eau peut passer un moment agréable sur la magnifique terrasse installée sur le « pont Soleil », le regard posé sur la rive droite de la Meuse et la superbe Villa Balat de style Art nouveau ou fixé de l’autre côté, sur l’Elysette, le siège du Gouvernement wallon, et l’ancien Hospice Saint-Gilles qui accueille le Parlement de Wallonie.

Le terroir au fil de l’eau

On retrouve totalement cette philosophie dans la carte pluriculturelle que Gianni et son équipe proposent aux côtés d’un magnifique bar à vins, carte sur laquelle une Burrata Pugliese côtoie un tartare façon thaï ou un filet de volaille façon teriyaki. Le tout à des prix plus que raisonnables. « J’essaie de travailler au maximum avec des producteurs locaux et de mettre en valeur les richesses de nos terroirs, explique-t-il. C’est la raison pour laquelle vous ne trouverez jamais au BelRive une carte dithyrambique proposant 40 ou 50 plats. Ceux-ci doivent être conçus avec un maximum de produits de saison et une dizaine de propositions est suffisante pour composer des repas agréables et passer un bon moment. »

Le BelRive
Quai des Chasseurs Ardennais 4
B-5000 Namur
+32 (0) 81 22 65 79
www.lacuisinedubelrive.be

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Si les touristes à la découverte d’une région cherchent à étancher leur soif de culture, visites, balades, gastronomie, activités ludiques ou sportives, les responsables d’entreprise sont régulièrement à la recherche d’infrastructures pour y organiser une réunion ou un événement, d’une activité de type team-building pour leur personnel.


Afin de les accompagner dans leurs recherches, une cellule « Tourisme d’affaires » existe, depuis dix ans déjà, au sein de la Fédération du Tourisme de la Province de Namur. Cette cellule, c’est Namur Congrès, un interlocuteur unique et une interface précieuse entre l’offre MICE (Meeting, Incentive, Congress, Event) et la demande.

Namur Congrès fédère et coordonne l’offre des quelque 150 opérateurs MICE de la province (hôtels et gîtes d’affaires, centres de conférence et de congrès, lieux événementiels, activités incentives). Grâce à cette base de données constamment mise à jour (www.namurcongres.be) et à sa connaissance approfondie du secteur, la cellule offre une aide logistique rapide, gratuite et efficace aux décideurs d’entreprise et responsables d’association en les orientant vers les sites et prestataires répondant le mieux à leurs attentes.

Concrètement, l’équipe de Namur Congrès gère chaque demande de façon personnalisée. Après avoir recueilli un maximum d’informations auprès du client afin de cerner la demande, la cellule interroge ses partenaires et vérifie leurs disponibilités. Le client reçoit ainsi, en un minimum de temps, plusieurs offres qualitatives et ciblées qu’il peut analyser tranquillement avant de faire son choix. Un confort et un gain de temps indéniable !

Namur Congrès
Fédération du Tourisme de la Province de Namur
Avenue Reine Astrid 22/2 - 5000 Namur
081/77 67 58
[email protected]
www.namurcongres.be

Pour la vingtième fois déjà, le Salon Bois & Habitat aura pris place, ce printemps, dans les halls de Namur Expo. Le thème de cette année, « Le bois dans la construction, hier, aujourd’hui et demain », montre que ce matériau est désormais durablement ancré dans nos habitudes.


En 1999, Etienne Bertrand, un entrepreneur passionné d’architecture, persuadé que le bois pourrait améliorer la qualité de l’habitat, annonce, devant un parterre de professionnels médusés, qu’il va organiser un salon afin de rendre à ce matériau la place que nos lointains ancêtres lui avaient consacrée. Beaucoup crient « Au fou ! ». Quand vous êtes nés avec une brique dans le ventre et qu’on vous présente chaque jour d’alléchantes combinaisons de béton, d’acier et de verre en guise de menu, quels arguments pourraient vous convaincre de garder un peu d’appétit pour le bois ? Mais l’homme n’est pas fou. Il est audacieux et possède un sens affiné de la communication. Il multiplie les conférences pour attirer l’attention du grand public et quand s’ouvrent les portes du premier Salon Bois & Habitat, à Namur, pas moins de 5 000 visiteurs se ruent à l’assaut de la soixantaine d’exposants débordés. S’ils avaient bien senti qu’il valait mieux faire partie de l’événement plutôt que de ne pas en être, ces « éclaireurs » n’y croyaient pas vraiment. En réalité, les visiteurs n’y croyaient pas davantage. Beaucoup n’étaient pas venus avec leur portefeuille ouvert mais avec un sac rempli de préjugés : une maison en bois c’est un truc du Moyen-Age, c’est juste bon pour les chalets et cabanes de jardin, ça crame pour un oui ou pour un non et, en plus, ça détruit nos belles forêts ! Bref, beaucoup s’étaient déplacés par simple curiosité, persuadés que le premier loup qui soufflerait sur ce tas de bois ferait s’envoler le salon et qu’on en rirait longtemps au coin du feu, dans des bâtisses solidement bétonnées.

Entre 15 000 et 20 000 visiteurs

Vingt ans plus tard, plus personne ne rit. Ce n’est pas le salon qui s’est envolé mais le nombre de visiteurs, celui-ci ayant triplé voire même quadruplé lors de certaines éditions. Le succès aidant, le salon s’est progressivement étendu à l’aménagement intérieur et au mobilier. Et comme ses 10 000 m2 ne pouvaient accepter plus de 180 exposants, il a donné naissance en 2007 à un petit frère, « Energie & Habitat », qui est organisé en octobre sur le même site.

Les efforts répétés des organisateurs, les informations distillées sans relâche par les professionnels du secteur, les évolutions technologiques apparues au sein de celui-ci et – l’argument massue sans doute – la crise énergétique, tout cela a eu raison de l’ostracisme dont le bois avait été la grande victime. Après avoir végété durant trois siècles à l’ombre du béton et de l’acier, ce matériau avait resurgi au grand jour où ses nombreuses qualités étaient soudain apparues évidentes. C’est non seulement un matériau vivant, sain, chaleureux, qui contribue au confort de vie, mais ses exceptionnelles qualités mécaniques rendent les constructions très résistantes et durables tout en permettant une grande souplesse architecturale. Surtout, le bois est écologique, renouvelable et recyclable. C’est un isolant naturel d’une qualité thermique supérieure à beaucoup d’autres matériaux de construction et sa transformation réclame nettement moins d’énergie. Bref, le Belge a fini par comprendre qu’il serait peut-être intéressant pour sa santé d’opter pour un autre régime que la brique. Résultat ? Aujourd’hui, une maison sur dix est bâtie en bois, sans compter les rénovations, extensions et surélévations.

© Miko Miko Studio 

Pour les particuliers

« La bonne idée de départ d’Etienne Bertrand est d’avoir conçu ce salon à l’attention du grand public et de l’avoir enrichi de rencontres entre professionnels et particuliers », explique Muriel Hunin, la responsable du Salon Bois & Habitat. « EasyFairs, qui a racheté l’événement en 2010, marche dans la même direction. Notre souci est de satisfaire les visiteurs qui viennent au salon afin de trouver des services et des solutions liées à l’habitat. Comme chaque année, des experts neutres seront présents à l’entrée afin de répondre à leurs questions et les orienter, tandis que d’autres les informeront sur la filière formations et métiers du bois. Côté rencontres, des professionnels viendront parler des différents aspects de la construction en bois. Un concours d’architecte a été organisé afin de susciter l’intérêt des bureaux d’études. Et un « square » a été aménagé à l’attention des designers que nous cherchons à mettre en valeur. Bref, conclut la responsable, c’est un salon passion. Cela sent bon le bois dès l’entrée et les gens ont envie de toucher les matériaux ! »

Le secteur est pleinement conscient de ce qu’il doit au salon. « Toutes proportions gardées, le Salon Bois & Habitat a été la révolution industrielle de la filière bois », a reconnu Hugues Frère, le directeur du centre national d’informations techniques Hout Info Bois. Une révolution sur deux étages : les visiteurs ne sont plus aveugles, la poutre qu’ils avaient dans l’œil soutient désormais leurs rêves.

Salon Bois & Habitat
Namur Expo
Avenue Sergent Vrithoff 2
B-5000 Namur
+32 81 36 00 42
www.bois-habitat.be
[email protected]

 

A propos d’Easyfairs
Créé en 2003 par l’entrepreneur bruxellois Eric Everard, EasyFairs organise actuellement 218 événements dans 17 pays, dont 33 dans les différentes parties de la Belgique (huit à Namur Expo). Le groupe emploie plus de 750 personnes.
Son slogan : « Visit the future ». Pour mémoire, Eric Everard a été élu Manager de l’année en 2012.

Une approche cytoyenne

A Namur, la transition est abordée de manière transversale afin de ramener les actions et les projets dans un seul service et ainsi leur donner plus d’efficacité et de visibilité. Un modèle qui repose sur la participation citoyenne.

 

A Namur, la transition est abordée de manière transversale afin de ramener les actions et les projets dans un seul service et ainsi leur donner plus d’efficacité et de visibilité. Un modèle qui repose sur la participation citoyenne.

Comme l’ont rappelé les événements tragiques survenus en juillet, la transition écologique est un des enjeux majeurs de ce siècle en réponse aux dérèglements climatiques. Le pouvoir politique doit s’inscrire dans la durée et agir de manière transversale. C’est avec cette volonté que les édiles namurois ont décidé de créer, en 2018, un échevinat de la transition écologique. « Nous devons repenser notre habitat, nos modes de déplacement, de consommation et d’alimentation. Si nous ne changeons rien, nous allons droit dans le mur », affirme-t-on du côté de ce nouveau cabinet. Alors qu’avant la création de cet échevinat ces matières étaient gérées par des services et des départements ayant chacun leur spécificité (la mesure de la qualité de l’air, par exemple, était précédemment gérée par le service des voiries) et qu’un mi-temps seulement était disponible pour concrétiser les politiques de transition, la Ville peut aujourd’huicompter sur près de six équivalents temps plein pour mener à bien les projets liés à ces matières.

Air, climat et énergie : une approche citoyenne

Si ce rassemblement des forces devrait conduire à plus d’efficacité au sein de l’administration, c’est aussi un gage de lisibilité et de compréhension de ces actions auprès de la population. La sensibilisation et la participation sont au cœur de l’approche de la transition écologique. C’est aussi une des finalités du nouveau Service Air, Climat et Energie (S.A.C.é). Pour l’aider à définir le futur Plan Air, Climat, Energie à l’horizon 2030 (PACE 2030), le Collège sollicitera l’avis d’un panel citoyen constitué de vingt namurois et, pour être au plus près de la réalité quotidienne des premiers qui seront concernés par ces changements, la catégorie 18-35 ans y sera la plus représentée. L’appel à la candidature sera lancé cet automne. Le recrutement et l’animation des neuf ateliers prévus seront assurés par l’asbl namuroise Ecoconso. La philosophie du département est, on le voit, de travailler main dans la main avec diverses initiatives citoyennes déjà mises en place, comme la Ceinture Energétique Namuroise (CEN), l’antenne locale de la coopérative citoyenne émissions zéro qui encourage la production locale d’énergies renouvelables d’origine éolienne, hydraulique ou solaire.

Un nouveau “quartier durable” à Jambes

L’aménagement du territoire étant un des leviers de la transition écologique, c’est à ce titre que le service s’est impliqué de près dans la nouvelle affectation de l’ancien site de la caserne du Génie à Jambes. Au mois de mars, celui-ci a été vendu à Thomas & Piron, le géant wallon de l’immobilier, pour la somme de 25,5 millions d’euros. Le projet prévoit la construction de 445 logements sur une zone de 8,7 hectares, soit une densité d’habitations plus légère que ce qui est d’habitude de mise dans un contexte urbain. La volonté est que ce quartier soit aménagé dans un esprit de parc habité. Dans le cadre de cette procédure de vente, la Ville a présenté des exigences très précises qui reposent sur les vingt-cinq objectifs du référentiel wallon “quartier durable”.

Aider les producteurs locaux

L’alimentation durable est une autre thématique sur laquelle l’échevinat a travaillé depuis le début de la législature. Il a proposé et permis de mettre sur pied une chambre de réflexion, le Conseil Agro-alimentaire Durable Namurois (CADNamurois), constitué de seize citoyens issus des huit catégories du système alimentaire, du producteur au consommateur, en passant par le transformateur et le distributeur.

L’objectif du CADNamurois est d’aider les producteurs locaux à écouler leur production afin qu’ils puissent en vivre avec une volonté inclusive de mettre l’alimentation durable à la portée de tous. Un de ses partenaires de terrain est la Ceinture Alimentaire Namuroise (CAN), une structure d’étude, de sensibilisation, de réseautage et d’accompagnement des acteurs de la filière. « Une de nos actions est d’analyser les différentes filières fromage, pain et produits maraîchers afin d’arriver à un équilibre le plus fin possible entre l’offre et la demande », explique Geneviève Malherbe, chargée de mission. Dans l’année qui vient, la CAN s’est donné pour mission de créer un réseau capable d’alimenter en produits maraîchers les six cuisines collectives de la ville avec 2.500 repas par jour !

Plus que par des actions spectaculaires, l’autonomie alimentaire passe par de petites initiatives qui peuvent participer à une modification des manières de produire et de consommer. Il en va ainsi de l’opération On a maraîché sur la terre qui implique la rencontre de terrains cultivables inexploités par des gens qui n’en avaient soit pas l’envie, la capacité ou le temps, et de candidats jardiniers en attente d’une terre à exploiter.

Arriver à faire de Namur un territoire plus résilient, que ce soit du point de vue alimentaire ou énergétique, repose sur un changement des habitudes et des modes de vie tout en impliquant la participation de tous.

L’AUTRE BÉBÉ DE FREDDY TACHENY

Zélos. Un nom qui claque. Celui du dieu grec de l’émulation, de la rivalité, de la compétition. Ce dieu à l’origine de l’expression “faire de l’excès de zèle”. En grand communiquant qu’il est Freddy Tacheny, ancien directeur général de RTL Belgique, une chaîne qu’il considérait comme “son bébé”, a donc donné “ce nom qui claque” à sa société fondée il y a une dizaine d’années et aujourd’hui basée à Namur.

 


Barry Baltus en Freddy Tacheny

A l’approche de la soixantaine qu’il fêtera l’an prochain, Freddy Tacheny a donc gardé intact ses deux passions, la communication et le sport, et n’a rien perdu de son sens des défis.


Zelos compte une quinzaine d’employés. Des touche-à-tout qui gèrent la carrière de pilotes moto ou auto, qui organisent des événements sportifs, qui gèrent des droits TV, qui conseillent clubs ou fédérations en matière de gestion et de marketing, qui possède une régie publicitaire…

Concrètement, c’est Zelos qui détient les droits TV des Grand Prix de moto vitesse (Moto3, Moto2 et MotoGP) diffusés par la RTBF. C’est aussi Zelos qui est chargée de la communication et de la commercialisation du Circuit Jules Tacheny à Mettet, lequel porte fièrement le nom de son papa, ancien grand pilote moto décédé en 1984 à l’âge de 77 ans.

Enfin, en basket, les experts financiers, marketing et juridiques de Zelos accompagnent le club des Sharks d’Antibes (Pro B en France) dans son management et sa gestion.

Une société touche-à-tout, écrivions nous plus haut. Avec en tête de gondole les sports moteurs via l’organisation du Superbiker de Mettet et la gestion de la carrière du jeune Barry Baltus en Moto2, de Xavier Siméon en championnat du monde d’endurance, ou encore de Nigel Bailly, pilote paraplégique engagé pour les 24 Heures du Mans 2021 au sein d’une écurie 100 % handisport.

« Barry a deux ans de contrat au sein d’une écurie néerlandaise. Deux ans pour apprendre. Il y aura de la pression. Il faudra qu’il fasse des résultats. Mais je crois beaucoup en son potentiel. »


Ramener un pilote belge en MotoGP

A l’approche de la soixantaine qu’il fêtera l’an prochain, Freddy Tacheny a donc gardé intact ses deux passions, la communication et le sport, et n’a rien perdu de son sens des défis. L’un d’eux : ramener rapidement un pilote belge en MotoGP, la catégorie reine de la moto vitesse.

« Ce pilote pourrait bien être Barry Baltus », reconnaît Didier de Radiguès, qui fut longtemps conseiller sportif de Zelos avant de faire un pas de côté pour se consacrer à sa carrière de photographe artistique. « A 17 ans, c’est de loin le plus jeune pilote de Moto2, l’antichambre de l’élite. Mais malgré son jeune âge, il n’est pas du tout impressionné par la puissance des bolides. »

Didier de Radiguès sait de quoi il parle, lui qui est le seul pilote belge à être monté sur des podiums de la catégorie reine où s’affrontent les vingt-sept meilleurs pilotes du monde. « Barry a deux ans de contrat au sein d’une écurie néerlandaise. Deux ans pour apprendre. Il y aura de la pression. Il faudra qu’il fasse des résultats. Mais je crois beaucoup en son potentiel », ajoute celui qui officie toujours comme consultant moto pour la RTBF.

Un fonds d’investissement pour aider les jeunes pilotes

Amener un pilote au sommet, cela coûte évidemment très cher. Mais pour financer son programme d’aide aux pilotes, Zelos a plus d’un tour dans son sac. « J’ai très vite été conscient que plus un pays est petit, comme la Belgique, plus il faut élargir la base des financements potentiels. C’est pour cette raison que Zelos se diversifie tellement », explique Freddy Tacheny, qui peut notamment s’appuyer sur l’expérience acquise avec le rallye Télévie de RTL dont il fut l’un des fondateurs. « C’est plus compliqué de trouver de l’argent en Belgique qu’en France. Il faut faire preuve d’imagination, surtout en cette période, avec ce Covid qui ne nous facilite pas la tâche. Chez Zelos, nous sommes en réflexion constante. »

Parmi les sources de revenus, outre les classiques droits TV et régie publicitaire, Zelos mise notamment sur les « meet and greet » que la société organise pour des clients friands de moments uniques et qui propose de rencontrer les meilleurs pilotes du monde sur les plus beaux circuits et de vivre les courses dans des conditions uniques.

« Nous avons aussi créé un fond d’investissement, le Motorcycle Investment Group, qui a placé de l’argent dans le but d’aider nos pilotes dans le futur, souligne Freddy Tacheny. Et sous l’égide de la Fondation Roi Baudouin, nous avons mis en place un programme de détection pour les pilotes à partir de sept ans : la BMF, pour Belgian Motorcycle Foundation. Et le patron de Zelos de conclure : « Nous nous donnons ainsi les moyens d’avoir rapidement un champion belge en MotoGP. Barry Baltus pourrait bien être celui-là. »

www.zelos.be

Dogstudio est pionnier de la communication digitale en Wallonie. L’agence namuroise a signé nombre d’installations en Belgique et aux Etats-Unis où elle poursuit son développement en séduisant d’importantes institutions culturelles. Elle a aujourd’hui un bureau à Chicago.

 Le 4433 North Ravenswood Avenue, à Chicago, est un bâtiment Art Deco en briques rouges à deux étages rythmés d’étroites fenêtres, à quelques blocs de Challenger Park. C’est là, au-dessus d’un magasin de meubles, que Dogstudio a ouvert son premier bureau américain dans la grande métropole du Midwest. Un beau parcours pour cette agence de communication digitale fondée à Namur, il y a 12 ans.

« Nous bossions tous les quatre dans des agences de communication classiques. Nous  étions de vrais geeks, contrairement à ceux qui nous employaient, et l’envie nous est venue de bousculer le monde du digital », explique Gilles Bazelaire, CEO et co-fondateur. Ce qui faisait la différence, c’est que le quatuor était à la conception et à la production. Il n’y avait pas de perte de sens, ni d’émotion. La technologie était au service d’une idée, pas un gadget rapporté. Les quatre associés étaient comme des chiens fous, ils ont donc baptisé leur agence « Dogstudio », s’affublant chacun d’un patronyme canin. Gilles Bazelaire est devenu Bichon, son frère Mathieu a choisi Caniche, Antoine Bogaert a préféré Roquet et Henry Daubrez a opté pour Border.

A Namur pour le côté frondeur

Leur première décision, loin d’être anecdotique, a été de s’établir à Namur. Un choix qui n’était pas facile alors que les grosses boîtes sont, pour la plupart, établies à Bruxelles, voire à Anvers. On a beau être dans le monde digital, les contacts humains restent essentiels. Le confort de vie a pesé dans la balance. Namurois, les quatre toutous de studio, qui avaient tous habité plusieurs années à Bruxelles, étaient décidés à revenir à la niche.

« Ça correspondait aussi à notre côté frondeur. Nous avons voulu tourner la localisation à notre avantage en appuyant ce côté agence perdue au milieu de nulle part. » En 2006, la communication digitale n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui, surtout en Wallonie. C’est une des raisons pour laquelle Gilles Bazelaire et ses amis ont lancé à Namur le KIKK Festival destiné à promouvoir la culture numérique. « Plutôt que de se plaindre du peu d’évolution du marché, nous avons voulu contribuer à le mettre à niveau en accompagnant le public et en ouvrant une fenêtre sur le monde digital. Nous l’avons créé sur un coup de tête parce qu’à l’époque, en Belgique, il n’y avait rien pour tirer le marché numérique vers le haut. Ce n’est qu’une fois que ça s’est développé que les gens ont commencé à se poser des questions. » Le festival, aujourd’hui géré par une asbl distincte de l’agence, se porte bien et attend plus de 25.000 visiteurs pour sa 8e édition, du 1er au 4 novembre prochain.

 Le Standart, premier à être séduit

Démarrant leurs activités avec des clients figurant dans leurs carnets d’adresses, Dogstudio a séduit le Standard de Liège, puis a étendu ses activités en développant son volet créatif. Des prix dans des magazines de design lui ont valu des clients en France, en Grande Bretagne et au Luxembourg. C’est toutefois le prix du plus beau site de l’année, décerné par le site Awwwards en 2015, pour son travail pour Franco Dragone, qui a fait bouger les lignes. « Ça nous a amené beaucoup de reconnaissance et de visibilité et entraîné des commandes pour des start-ups à San Francisco et un magazine à New York. Et quand est venue la commande du Musée des Sciences et de l’Industrie de Chicago, nous nous sommes décidés à ouvrir un bureau de l’autre côté de l’Atlantique. »

Un gros projet. L’institution culturelle américaine, une des plus imposantes dans son domaine avec 800 employés et 3 millions de visiteurs par an, a demandé aux Namurois de redéfinir leur identité graphique et digitale.

A Chicago avec l’aide de l’AWEX

« Quinze pour cent de notre chiffre d’affaire concernaient le marché international et nous nous sommes dit que c’était le moment de développer notre visibilité et d’accroître notre crédibilité via des projets plus ambitieux. » Un accompagnement sans faille de l’AWEX et l’entrée du fonds d’investissement Wallimage au capital de l’agence ont aussi été des arguments décisifs. Nicolas Moies-Delval, Managing Partner de la succursale à Chicago, a d’abord travaillé deux ans à Namur pour infuser la culture et l’esprit d’entreprise de Dogstudio. « Le bureau de North Ravenswood n’a pour le moment pas la vocation d’assurer la production des projets qui est toujours localisée à Namur. L’objectif est de faciliter la prospection, les premiers contacts et les relations avec les clients américains. La belgitude n’est pas spécialement mise en avant. Au début, beaucoup de nos clients pensent bosser avec une boîte américaine avec une culture européenne et ça nous va. »

A Chicago, Dogstudio a aussi signé une installation interactive de 9 mètres de large sur le Navy Pier, sur les rives du lac Michigan. Ailleurs aux States, le Kennedy Center for Performing Arts et le Smithsonian Institute ont également fait confiance aux créatifs de Dogstudio. La Wallonie n’est pas en reste, avec des projets en réalité augmentée pour le Musée Rops de Namur et le musée de la Vie Wallonne à Liège. Et à Bruxelles, la Maison Natan leur a offert une belle vitrine dans le luxe. Dans un domaine comme le digital où les technologies évoluent très vite, le travail de veille est essentiel et représente 20% du temps de travail des Namurois. « Nous ne sommes pas une agence technologique, insiste Gilles Bazelaire. Notre truc, c’est comment créer l’émotion à travers le digital. Nous serons les derniers à fourguer au client une application ou une technologie parce qu’elle est à la mode. Nous partons toujours du projet pour définir ce qui est le plus adéquat. »

Asseoir Dogstudio comme une marque nationale et internationale

L’agence emploie aujourd’hui 36 personnes qui se partagent équitablement entre créatifs, développeurs et chargés de projets. Aujourd’hui, c’est devenu très difficile de recruter les talents, mais quand on sait que deux années sont nécessaires pour former les nouvelles recrues à être 100% Dogstudio, on mesure surtout le défi à les garder. « Nous voulons rester attractifs et essayons de penser à tout ce qui contribue au confort de travail. C’est ainsi que nous avons ouvert des antennes à Liège et à Bruxelles. »

Dogstudio est confiant dans son développement. L’agence cherche à accroître sa présence dans les secteurs de la culture, de l’entertainment et du luxe, c’est-à-dire là où ses créateurs ont davantage l’occasion de se lâcher et de marquer leur différence. « Ce qu’on veut, c’est asseoir Dogstudio comme une marque nationale et internationale sans perdre notre ADN. Pour cela, il nous manque encore un client global de référence. » Côté international, l’agence a eu des premières opportunités au Moyen-Orient, mais les différences culturelles restent importantes. Elle mise donc plus que jamais sur les États-Unis avec le recrutement d’un employé supplémentaire à Chicago et l’ouverture d’un deuxième bureau sur la côte est. Probablement à Los Angeles où elle a déjà noué des contacts dans les milieux du cinéma via des projets cross-média.

Le chien est réputé être le meilleur ami de l’homme. Ceux qu’on peut voir s’activer devant des écrans d’ordinateur du côté de la rue de l’Evéché, près de la cathédrale Saint-Aubain, l’affirment haut et fort : « We make good shit ! » « Ça nous a rendu confiants d’être devenus ce que nous sommes et nous avons envie d’assumer notre second degré », conclut Gilles Bazelaire.

Dogstudio

Rue de l’Evêché 10

B- 5000 Namur

www.dogstudio.co

Chaque année, Namur Congrès répond à de nombreuses demandes d’agences événementielles, d’entreprises ou d’associations souhaitant organiser des activités MICE en province de Namur.


Pays de vallées, de traditions, de culture et de gastronomie, la destination jouit d’un cadre de vie exceptionnel et occupe une position stratégique, vivement recherchée par le monde des affaires. Sa situation, au cœur de la Wallonie et à la croisée de deux axes autoroutiers majeurs (Bruxelles-Luxembourg et Mons-Liège), en fait une destination de choix pour les décideurs d’entreprises.

Ensuite, il y a la volonté des Namurois de s’ouvrir aux changements, d’opérer une mue économique et d’accueillir le tourisme d’affaires. Hôtels somptueux, gîtes, châteaux « contes de fée », anciens moulins, centres technologiques high-tech, halls d’exposition, ... Depuis de nombreuses années déjà, les opérateurs locaux n’hésitent pas à se couper en quatre, à abattre murs et planchers et à mettre en place des idées audacieuses afin de créer un univers original et unique, parfaitement adapté à la demande du monde entrepreneurial en quête de lieux événementiels classiques ou de prestige, voire insolites. Si les grands sites touristiques comme le Domaine de Chevetogne, les Lacs de l’Eau d’Heure, le Domaine des Grottes de Han, les Citadelles de Namur et Dinant,… sont plus que jamais à la pointe du combat en matière de tourisme d’affaires, ils sont aujourd’hui entourés d’une armée d’opérateurs au profil très varié venus renforcer l’attractivité de la région dans ce domaine.

Son succès est également lié à la place prédominante de la nature et son riche passé. De la Basse-Sambre aux vallées de la Semois, de la Meuse andennaise aux Lacs de l’Eau d’Heure, la province étend son manteau vert cousu d’un patrimoine naturel et architectural d’exception, cadre rêvé pour l’organisation de séminaires « au vert » à l’écart de l’agitation quotidienne. Son relief vallonné, ses plaines et forêts transpercées de cours d’eau ne constituent-t-ils pas l’écrin idéal pour l’organisation d’activités incentives et de team-buildings, axés sur le sport, la gastronomie ou la culture? Sports nautiques sur la Haute-Meuse, family days sur le thème de la ferme, parcours team-building en sous-sol ou dans les airs sous la canopée des arbres, initiation au golf et à la spéléo, randonnées pédestres et cyclables, visites de brasseries et dégustations de produits locaux ne sont que quelques idées épinglées dans un catalogue d’activités qui s’enrichit d’année en année.

Dans les pages qui suivent, nous vous invitons à découvrir quelques bonnes adresses MICE en province de Namur, divisées en trois catégories : MEET (lieux de réunion), ENJOY (incentives) et STAY (hébergements).

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Restaurateur étoilé, Benoit Gersdorff n’aime pas le sur place, dans la cuisine comme aillaurs. Rachetant une vieille ferme sur le site de la Citadelle de NAmur, il décide de la rénover pour en faire une résidence high-tech haut de gamme. Une première !

 

Monsieur Bigneron dans sa jeep Willys rouge venant verser le lait de sa cruche et déposer des œufs frais provenant de sa ferme. Benoît Gersdorff n’a jamais oublié cette image. Vers l’âge de 4 ans, il vivait chez ses grands-parents à 400 mètres de la ferme que Monsieur Bigneron louait au Baron de Fallon. Plus de quarante années ont passé. Les derniers exploitants et propriétaires, usés par la vie, ont rangé les fourches et les bottes en caoutchouc. Un manteau de silence a enveloppé ce qui a longtemps été la plus vieille ferme en activité de la Citadelle de Namur. La bâtisse, presque en ruine, a été mise en vente publique. Benoît Gersdorff est venu, accompagné de son fi ls. Et il a acheté la ferme. Sans objectif précis. Juste une intuition et l’envie de ne pas laisser partir un morceau de mémoire d’enfance. Aujourd’hui, la ferme a presque achevé sa mue et s’apprête à recevoir des hôtes dans un confort inégalé.

Sans aucune prétention

Le parcours professionnel de Benoît Gersdorff s’apparente à une course à la passion attisée par la curiosité. Formé à l’école hôtelière de Libramont, il y a rencontré sa femme, devenue sa partenaire de cœur et d’affaires. Il s’y est fait ses premières armes devant les fourneaux. Pour apprendre son métier, rien de tel que l’écolage des grands. Ce sera les stages chez des chefs étoilés à Bruxelles, à Paris et à la Côte d’Azur. Il prend goût aux voyages avec les galas gastronomiques où il porte la toque à Shanghai, Bangkok, Sydney ou dans les Émirats arabes. De retour en Belgique, il lance L’Essentiel à Temploux. Pendant deux ans, il arrête la cuisine pour s’occuper du chantier. « Nous avons ouvert sans aucune prétention, si ce n’est l’envie de recevoir des gens en essayant de leur faire passer un bon moment dans un endroit qu’on avait mis en œuvre. » Le restaurant fut rapidement étoilé. Après un an, voilà que débarque Raphaël Adam, un jeune garçon plein de promesses. Pour Benoît Gersdorff, une des clés de la réussite, c’est la capacité à déléguer. Il forma le jeune homme en cuisine et en salle, l’envoya en stage. Et quelques années plus tard, il lui remettait les commandes de L’Essentiel. Dans la continuité. C’était pour Benoît Gersdorff la fin d’un cycle. Après plusieurs années de travail absorbant, le nez dans le guidon, il ressentait le besoin de prendre de la hauteur. « J’ai fait appel à des coaches d’entreprise qui m’ont amené à réfléchir à ce que j’avais vraiment envie de faire. Je me suis rendu compte que j’adorais gérer et stimuler des équipes. » Homme d’idées, il fonctionne aux intuitions qui, parfois, lui reviennent en pleine figure. Pourquoi fast-food ne pourrait-il pas rimer avec repas équilibré et gastronomique ? En ouvrant un nouveau restaurant dans le domaine de Chevetogne, il veut prouver qu’on peut faire des repas gastronomiques à 10 euros ? Il installe des cuisines avec des rôtissoires, propose des picattas de saumon au concombre. C’est le bide. « Les gens réclamaient des hamburgers-frites et des hot-dogs. Ils ne voulaient rien d’autre. On s’est rendu compte qu’il y avait un énorme travail d’éducation à faire. » À Jambes, il reprend La Plage d’Amée, un restaurant qui vivote pour en faire une affaire qui marche. Très tôt, Benoît Gersdorff a eu la bougeotte et la soif d’apprendre. Aujourd’hui, il parcourt le monde avec un agenda à faire pâlir un DJ. Il fait de fréquents arrêts à Hong Kong, où il apporte ses services et conseils à un restaurant ouvert au profit d’une clinique pour les enfants souffrant de troubles du langage. Au détour de ses voyages émerge le concept qu’il attendait pour faire revivre la ferme achetée quelques années plus tôt, et la conviction qu’on n’est pas plus mal en Wallonie qu’ailleurs.

 

Une clientèle haut de gamme

Les bâtiments seront vidés, désossés, démontés et remontés pierre par pierre sans rien perdre de leur élégance toute classique. Repensés, les lieux accueillent désormais six appartements haut de gamme de 150 m² possédant chacun leur personnalité et leur tonalité. Literie Hästens, WiFi indépendant, téléphone par IP, service 24 heures sur 24, ainsi qu’une salle de massage, sauna, hammam, piscine intérieure et extérieure. Les résidents pourront aussi bénéficier d’une salle de cinéma et d’une salle à manger prévue avec du personnel. Rien n’est laissé au hasard. « C’est un produit qui n’existe pas encore en Belgique. Je pense pouvoir compter sur une clientèle haut de gamme qui apprécie un niveau de services personnalisés qu’on trouve rarement en hôtellerie. Une partie de ces gens serait prête à venir à Namur », avance-t-il, « qui n’est tout de même qu’à une cinquantaine de kilomètres de Bruxelles. » Il songe aux stars invitées par le Festival de Namur, mais aussi à des cadres, ou des top managers internationaux qui ont affaires chez nous pour un mois ou deux, et qui préfèrent une retraite bucolique à un environnement urbain. L’objectif est aussi d’amener cette clientèle d’exception à découvrir les charmes discrets de la capitale wallonne. « C’est aussi un levier pour attirer des gens à Namur. On vise un marché de niche qui est une clientèle trop sporadique pour justifier l’établissement d’un hôtel de 30 chambres. Avec ce produit, je peux proposer à ma clientèle quelque chose de top pour le prix de quelque chose de moyen dans la capitale. » Le gros œuvre est à présent achevé. Place à la finition pour une ouverture attendue au mois de septembre 2009. Sans se laisser corseter par un cahier de charges trop strict, il garde une place pour l’intuition. « On peut changer d’avis en cours de route. Déplacer un mur ou une porte pour intégrer de nouveaux éléments. » Pour Benoît Gersdorff, la filiation entre restauration gastronomique et restauration patrimoniale est évidente. « Je vois la conduite d’une rénovation comme l’élaboration d’une recette de cuisine. Devant ses casseroles il faut être attentif à l’intensité des feux, goûter ce qui frémit pour rajouter l’un ou l’autre ingrédient. Dans l’Horeca comme dans la rénovation, tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Si vous avez un bon chef, mais que le plongeur ne nettoie pas bien et qu’en salle on tape les assiettes sur la table, l’impression d’ensemble sera négative. » Grand partisan du travail collégial, Benoît Gersdorff sait aussi qu’il est important de garder la décision finale. Pour rester maître du projet, il n’a pas voulu confi er son bébé à un grand nom, préférant s’associer à des PME ou à des outsiders comme l’architecte Pierre Brahy de B concept, ou le bureau Architecture et Nature passionné par l’architecture durable et organique. « Il faut forcément faire des choix et des arbitrages. Entre les toilettes sèches et les jacuzzis, on ne parle évidemment pas de la même empreinte écologique », sourit-il.

Réfléchir différemment

Après 25 ans passés en cuisine, Benoît Gersdorff ne regrette pas de laisser sa toque au vestiaire. « Il faut savoir faire des choix. La gestion est exigeante, on ne sait pas être créatif en cuisine, faire des achats et en même temps être au bureau, faire un peu d’ingénierie fiscale et résoudre les problèmes quotidiens que pose la gestion d’une équipe de dix personnes. » Même s’il a délaissé les fourneaux, il n’en est jamais loin. Il suffit qu’une ou deux personnes manquent à l’appel alors que les réservations s’accumulent, Benoît enfile la blouse blanche brodée à son nom pour jongler avec les poêles et les casseroles, surveiller l’intensité des feux et veiller à ce que chaque membre de l’équipe assure sa part de boulot. L’homme est confiant dans le potentiel de son nouveau projet. « Des grosses agences immobilières à Bruxelles ont avancé qu’il n’y a aucune demande, mais c’est un peu l’histoire de l’oeuf et de la poule. Il faut que des gens comme moi prennent le risque. L’argent n’est pas mon moteur » confie-t-il, presque pour s’excuser, tout en ajoutant qu’il s’est engagé dans un investissement immobilier à risques et qu’il fera tout pour rentabiliser sa mise. Il ne se sent pas pour autant enchaîné aux murs de la ferme. Il possède une base de repli : quelque 2 800 m² dans le sud de la France. « Il y a une source, une ruine avec des pierres à démonter et remonter. Avec ça, il ne me faut rien d’autre ! » S’il avait fait une étude de marché pour L’Essentiel, il ne se serait peut-être pas lancé dans l’aventure. Avec son nouveau projet, il a procédé de la même manière. Le tsunami fi nancier qui paralyse aujourd’hui l’économie n’est pas le meilleur des contextes pour se lancer dans une entreprise qui ne manque pas d’ambitions. « Je vais avoir du mal. Mais ce sera comme tout le monde. Des solutions miracles, il n’y en a pas. Il va falloir être créatif, réfléchir différemment et trouver des réponses. » Lorsque L’Essentiel Residence & Spa accueillera ses premiers clients, on peut parier qu’au fond de l’œil pétillant de Benoît Gersdorff, on verra passer l’ombre d’une Willys rouge.    

 

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« Le Temps des Cerises » ! Il n’est autre chanson qui n’ait été et ne soit encore autant chantée ou déclinée. Les reprises musicales en sont multiples, notamment par Yves Montand, mais cet hymne à la mélancolie amoureuse est devenu, en France à tout le moins, un symbole de poésie « à l’ancienne » ... et aussi de gastronomie à la française.


En Belgique, c’est à Namur qu’a été déclinée cette œuvre magnifique, et de deux façons. Le « Temps des Cerises » fut d’abord un festival musical. Au milieu des année ‘70, Bernard Gilain, producteur d’émissions radio de la RTBF-Namur (« Marie Clap’Sabots »...) souhaitait élargir son propos musical et radiophonique. Il invita alors à Floreffe de nombreux chanteurs et groupes interprétant les traditions musicales de Wallonie et d’autres minorités culturelles européennes, pour un festival qui, jusqu’en 1979, sera une référence en matière de rencontre interculturelle dans une ambiance quasi familiale.

Mais « Le Temps des Cerises » de Namur, c’est surtout un petit restaurant qui non seulement perpétue la tradition et l’esprit de la chanson et du festival éponymes, mais qui est à Namur ce que le « Bouchon » est à Lyon, un restaurant au cadre typique où l’on se côtoie dans une ambiance décontractée et conviviale autour d’un bon plat fait maison et d’une bonne cuvée tirée d’un petit producteur que le patron aura été dégotter en France ou ailleurs.

« Dodo », Fanny et Benoit…

Le patron, c’est « Dodo », alias Dominique Renson ! Un grand gaillard d’abord bûcheron avant de passer derrière les fourneaux et qui, tout sourire et gouaille au dehors, tient aujourd’hui les rênes de la « maison aux cerises ». Façade et devanture rouge cerise, nappes en vichy rouge et blanc, tous les éléments conduisent le badaud à pénétrer dans un lieu chaleureux et convivial.

À preuve, les signatures et témoignages – sur les murs ! - de clients célèbres passés par là, tels Marcel Amont, Marie-Paule Belle, Charlotte Rampling, Cécile de France, Murielle Dacq, Niels Arestrup, Philippe Vauchel, le regretté Bernard Giraudeau, Fanny Ardant, Steve Houben, Olivier Gourmet, Benoit Poelvoorde et d’autres artistes soit du cru soit ayant profité de leur passage au Théâtre Royal de Namur ou au Festival International du Film Francophone pour goûter aux plaisirs du palais !

© Daniel Pierret

La carte du Temps des Cerises est du même tonneau. Ça sent bon l’authenticité et le terroir, quitte à verser dans l’humour gastronomique. Ainsi le groin de cochon, délicieux au demeurant, mais qui pourra rebuter les âmes « sensibles » lorsque présenté avec deux frites dans les narines et la mayonnaise qui coule de celles-ci... Rires assurés ! Et puis cette andouillette (grillée, une merveille !), ce jambonneau rôti avec ou sans sauce Sambre et Meuse, escargots Petit-Gris de Namur, poissons selon l’arrivage du jour, tête de veau en tortue façon maison, etc.

Dodo mitonne toujours une cuisine de terroir – qualifiée de « cuisine française » dans le Guide du Routard où il apparaît quasi chaque année, le fin du fin revenant à quelques recettes « promotionnelles ». Ainsi lorsque son ami, le brasseur François Tonglet, crée la « Triek », excellente bière, à la cerise, bien sûr, il s’en va d’un (sublime) plat de « carbonnades à la Triek » apte à promouvoir cette nouvelle production et à régaler quelques gourmets. En tout cas s’ils sont de passage au bon moment, car la carte varie au fil des saisons et des arrivages.

L’humeur du raisin

L’ambiance « Bouchon » du Temps des Cerises est encore amplifiée par cette « table d’hôtes » qui jouxte la cuisine et où « Dodo » aime soit à rassembler quelques clients de sa connaissance, soit à en réunir quelques-uns au hasard de la rencontre. Et de leur donner à déguster une bonne bouteille qu’il aura découverte dans un chai du Languedoc, du Jura, de la Loire ou du Mâconnais.

Aux produits et traditions gastronomiques de Wallonie ou autres terroirs qu’il aime à promouvoir, en effet, Dominique Renson allie toujours des vins qu’il découvre personnellement. Ainsi ce motard patenté prend-il de temps à autre la route pour une contrée ou l’autre, à la recherche de petites appellations qui, au contraire de ce qu’il appelle « les vinasses », sentent bon l’humeur du raisin et font plaisir aux palais !

Cela étant, en bon Wallon portant toujours haut le coq au revers du tablier, Dodo clôture le plus souvent le repas de ses hôtes en offrant le petit pèkèt d’« amon nos’autes » ... C’est ainsi qu’au fil des ans, les clients du « Temps des Cerises » de Namur sont plus hôtes que clients, amis que passants, et de toute façon gourmands de bons moments autour d’une belle table !


Le Temps des Cerises
Rue des brasseurs, 22
B-5000 Namur
+32 (0)478 21 00 99
[email protected]
http://cerises.be

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