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Le Centre Spatial de Liège est une émanation de l’Institut d’astrophysique et de géophysique de l’Université de Liège. Il est réputé pour sa compétence au niveau des essais environnementaux et en tant que centre d’excellence en optique. Une grande partie de ses activités concernent des projets destinés à l’Agence spatiale européenne.


Installé à proximité de l’Université de Liège, dans le Parc scientifique du Sart-Tilman (Liège Science Park), le Centre Spatial de Liège (CSL), a été créé en 1964 par le groupe spatial de l’Institut d’astrophysique et de géophysique de l’Ulg et ne rayonne pas seulement sur la Cité ardente et les vallées de la Meuse et de l’Ourthe. Ce centre de recherche, qui emploie une centaine de personnes et vise un chiffre d’affaires de 17 millions cette année, est le fleuron historique de l’industrie spatiale de notre pays dont nombre de nos voisins nous envient. Tant pour le travail de ses chercheurs que pour la compétence de ses ingénieurs et techniciens dans les mains desquels l’Agence spatiale européenne (ESA) confie régulièrement ses instruments et satellites afin de les tester. Ainsi, le CSL vient à peine de terminer son travail sur le développement technologique de l’instrument EUI (Extreme Ultraviolet Imager), lequel fournira des images de la couronne solaire pour la mission européenne Solar Orbiter, que le satellite Aeolus et son instrument Aladin sont entrés par la grande porte, le 1er juin, afin de subir une batterie de tests de qualification environnementale (voir plus loin).

Christelle Bertrand
Directrice générale du centre liégeois

Des partenaires de renommée mondiale

« Septante pour cent de nos activités concernent des projets à finalité de l’ESA », confirme Christelle Bertrand, la directrice générale du centre liégeois. « Ces projets sont intégrés à un consortium, scientifique ou industriel, au sein duquel nous sommes chargés de délivrer un sous-système en matière d’instrumentation spatiale. À côté de cela, 20% de nos activités concernent des conventions de recherche – au sein, par exemple, des pôles de compétitivité Skywin ou MecaTech – pour lesquels le CSL est associé à des partenaires industriels. Nous utilisons alors nos compétences pour faire du transfert de technologies du domaine spatial vers un autre domaine. Enfin, dans 10% des cas, le CSL travaille comme sous-traitant d’un industriel, à la demande, par exemple, d’autres agences internationales. » Parmi ces industriels, qui peuvent être tour à tour clients, fournisseurs ou partenaires du Centre Spatial de Liège, plusieurs, comme Deltatec (équipement embarqué, détecteurs) et Spacebel (logiciels de vol pour satellites), sont également implantés au Sart-Tilman. 

La performance optique dans l’ADN du centre

« C’est évidemment une force de pouvoir travailler avec des partenaires de renommée mondiale », assure Christelle Bertrand, qui souligne qu’avec un budget annuel de 206 millions d’euros, la Belgique a toujours été un gros contributeur aux projets de l’ESA. « Mais si le Centre Spatial de Liège est aussi souvent sollicité par celle-ci, il le doit en grande partie à la qualité de ses équipements. Nous avons, en effet, une grosse réputation en tant que centre d’excellence en optique. Cette envie de tester des charges utiles avec une orientation de performance optique, voire électronique, est ancrée dans l’ADN du CSL. C’est le cœur de notre centre. Notre réputation, nous la devons d’abord à notre capacité à avoir une approche systémique des instruments. Ensuite, nous avons également développé au fil des ans une compétence au niveau des essais environnementaux et ce, grâce à nos cuves à vide. Elles n’ont pas la vocation de tester des satellites car elles ne sont pas dimensionnées pour cela, mais elles sont toutes équipées de bancs d’optique qui assurent la stabilité des instruments. C’est un atout vis-à-vis de la concurrence, puisqu’à l’heure actuelle il n’existe que cinq centres de test en Europe qui sont capables de recréer les conditions spatiales. »

 © Centre Spatial de Liège
Les cuves à vide, comme celle ci-dessus, permettent au CSL de tester, dans les conditions environnementales spatiales, les instruments et  satellites tels que Planck et Herschel.

La concurrence de plus en plus présente

Dans le secteur spatial comme dans beaucoup d’autres, la concurrence est cependant bien présente, et de façon croissante même, et celle-ci laisse fatalement des traces sur les parts de marché. « Aujourd’hui, la guerre des prix est très importante, confirme la directrice. Il faut faire un gros travail pour rester compétitif. Nous ne pouvons cependant trop baisser les prix des prestations, car cela diminuerait nos marges. Ce qui nous mettrait en difficulté car, bien que le CSL soit une émanation de l’université, il est géré comme un centre de profit. À l’exception de notre directeur académique et scientifique, tous les membres du personnel sont payés grâce aux financements extérieurs. Il faut donc nous réorganiser, nous interroger sur nos pratiques professionnelles de façon à rester compétitifs tout en gardant notre capacité à financer nos investissements et le développement de nos talents. » Surtout, il faut suivre le marché qui est en train de s’ouvrir considérablement. Si l’observation de la Terre, par exemple, a longtemps eu comme objectif principal de récolter des données à des fins scientifiques, l’intérêt commercial est en train de motiver toutes les forces vives du secteur, comme ce fut le cas après la Seconde Guerre mondiale avec le début de la conquête spatiale.

Vers une commercialisation de l’espace

« Ce n’est plus le même écosystème que le CSL a connu au début des années ’60 », explique Christelle Bertrand. « À cette époque, où les financements étaient institutionnels, il s’agissait de montrer que l’on participait à la course technologique et scientifique. Aujourd’hui, il faut délivrer à temps un produit qui corresponde au juste coût et pas forcément la Rolls Royce technologique. Il est de plus en plus facile d’avoir accès à l’espace, de lancer des microsatellites ou des nanosats. Les projets, qui bénéficient d’investissements privés, ont une autre finalité, par exemple l’exportation. Les pays émergents, qui se battent aujourd’hui pour entrer dans la course spatiale, sont en train de modifier le paysage. Voilà le nouvel écosystème qui se dessine et dans lequel le CSL devra veiller à garder une place incontournable. Dans ce milieu hautement concurrentiel, il nous faudra pouvoir nous mettre au service non seulement du monde scientifique, mais également d’une application plus commerciale de l’espace. Alors que les budgets institutionnels et publics sont en phase de réduction, le CSL devra viser à davantage de financements à caractère commercial. » C’est le moment d’ouvrir l’œil et le bon. Un jeu d’enfants pour un centre spécialisé en optique ?

 

C’est souvent dans le passé que l’on trouve les ressources de la créativité, celle de l’imaginaire en marche qui saute la case de l’innovation pour aller directement vers l’invention pure. L’émulation n’est possible que dans un environnement à la fois libre et stimulant, optimiste et enthousiaste. Autant d’arguments à valoriser pour faire face aux défis de l’avenir. 


Berceau de la métallurgie depuis le Moyen-âge, Liège était au XVIIIe siècle un centre de la fine mécanique horlogère. La fabrication d’armes à feu de tous calibres allant de la plus légère à la plus grosse pièce d’artillerie était un acquis de sa longue histoire métallurgique. La joaillerie cohabitait logiquement avec des ateliers de construction d’instruments de mesure de haute précision de réputation mondiale. L’horlogerie faisait partie de cette expertise liégeoise à la hauteur de Paris et Genève. C’est dans ce foisonnement d’activités que naît, le 3 novembre 1748 à Liège, Hubert Sarton. C’est à son oncle Dieudonné Sarton qu’il doit sa formation d’horloger. En 1768, Sarton se rend à Paris pour y parfaire sa formation. Il y travailla ensuite pour Pierre Le Roy, le fils aîné de Julien Le Roy, horloger fournisseur de la Cour de Louis XVI. Après avoir obtenu le titre de maître-horloger à 24 ans, il revient à Liège en 1772 et s’y installe. On lui attribue l’invention de la montre automatique à rotor attesté par un dépôt enregistré à l’Académie française des sciences en date du 23 décembre 1778.

Une plaque commémorative est apposée sur la maison habitée par Hubert Sarton à l’angle de la place de la République française et de la rue de la Wache. Mais il n’y a pas de rue Hubert Sarton à Liège pour honorer la mémoire de cet inventeur qui laissa une série de mémoires et traités sur la construction de machines pour l’extraction du charbon, mais aussi sur des moulins à vent et des machines hydrauliques pour le drainage des polders aux Pays-Bas. Rennequin Sualem (1645-1708), autre créatif, n’est pas loin. 

De la métallurgie aux métiers d’art

Liège, aux marches des mondes latin et germain, aura tiré de son histoire mouvementée une opportunité industrielle pour le moins « rentable », celle de l’armement. Ce qui explique que la cité mosane foisonne d’ateliers d’armurerie qui vont disparaître l’un après l’autre avec la pacification du vieux continent. Au début du XXe siècle, la région liégeoise comptait 200 manufactures d’armes. Fondée en 1865, Lebeau-Courally se situe dans la droite ligne de cet héritage. Cet atelier d’art est l’un des tout derniers faisant référence mondialement en matière d’armes de chasse. Il s’inscrit dans la tradition pluriséculaire des métiers de la métallurgie poussés au rang de la joaillerie-bijouterie. Mais au fait pourquoi pas ? La qualité et la finition de ces armes liégeoises de luxe garnies de gravures sur acier font pâlir les grandes maisons de la place Vendôme.

Cet art d’exception est encore enseigné à l’école d’armurerie Léon Mignon d’où sortent des générations de graveurs et de techniciens reconnus mondialement. Les grands joailliers pourraient s’inquiéter s’il venait à cette signature liégeoise l’idée de diversifier sa production vers quelques lignes d’articles de joaillerie de luxe.

Légitimité

WAW magazine publia à l’été 2013 un dossier de 16 pages sur le patrimoine de l’orfèvrerie médiévale mosane des XIIe et XIIIe siècles. La légitimité historique est bien là et, si l’on met ce patrimoine en perspective avec l’époque d’Hubert Sarton et l’excellence des artisans de l’armurerie actuelle, nous arrivons alors dans la collection des montres Lebeau-Courally. En effet, depuis 2010, la marque s’est adjointe la fabrication de montres de luxe et de bagagerie fine. Certes, les montres griffées LebeauCourally ne sont pas montées à Liège, mais au Locle, dans le Jura suisse, au cœur du cercle des plus prestigieuses maisons d’horlogerie au monde. Sur chaque montre, la touche liégeoise est bien là par certains détails distinctifs. L’élément décoratif qui abrite le numéro de série de la montre, situé à 9 h, rappelle de manière significative la clef de fusil ou le cran de sûreté. Le cadran reprend aussi le quadrillage typique que l’on retrouve sur la crosse de chaque fusil Lebeau-Courally. 

La collection

Le nom de chaque modèle de montre est celui d’une arme de chasse de la collection Lebeau-Courally – le baron, le comte, le marquis, le dauphin, l’archiduc – et trouve ses déclinaisons dans des variantes techniques très sophistiquées. L’histoire commerciale de l’horlogerie suisse de ces 50 dernières années a poussé cette industrie dans une course à la performance technique et esthétique inaccessible aux faussaires et copieurs. L’imitation devient risible. Seule la créativité technique et esthétique fait la différence. Ce principe est transposable à la plupart des secteurs de nos activités industrielles.

LièGenève

Cet alliage poétique serait l’heureuse évocation de ces deux villes aux destinées bien différentes et pourtant liées par des métiers d’art d’exception. Les émaux liégeois sortis de la rue Lulay des Febvres seraient honorés de venir s’incruster dans une collection de montres évoquant la mémoire des artistes mosans du Moyen-âge, donnant ainsi à Liège une image internationale gratifiante et flatteuse. Le lien avec les trésors qui jalonnent la Wallonie entre Visé et Tournai ferait remonter ce patrimoine au rang des références internationales de l’histoire de l’art. Ce qui est déjà presque le cas avec la Châsse reliquaire de Saint-Maur conçue pour l’abbaye de Florennes mais aujourd’hui en Tchéquie, et le triptyque de Stavelot de la Morgan Library à New York. L’Institut du Patrimoine wallon (IPW) serait alors devant une page de promotion inédite.

Depuis 2008, la maison Lebeau-Courally a été reprise par Joris Ide, grand industriel flamand. Mais c’est AnneMarie Moeremans qui, à Liège, dirige l’atelier et assure les relations extérieures. Les propriétaires de LebeauCourally ont acquis fin 2014 la prestigieuse manufacture de montres et de mouvements IMH basée au Locle. Elle produit aujourd’hui les montres de fabrication suisse parmi les plus luxueuses, faisant valoir 40 métiers traditionnels différents rassemblés sous le même toit.

La société horlogère et d’armurerie Lebeau-Courally Genève SA, est installée rue de la Corraterie à Genève et sa sœur rue Saint-Gilles, sur les hauteurs de Liège. Cette volonté de diversification garde précieusement l’héritage de la métallurgie mosane et pousse en avant cet esprit d’excellence vers d’autres produits.

L’affaire est dans le sac

Une ligne de maroquinerie Lebeau-Courally est fabriquée par l’ancienne maroquinerie Guene, à Vaux-sous-Aubigny en Haute-Marne. Cette manufacture de sacs à main haut de gamme a été reprise par Joris Ide sous le nom de Dijon Maroquinerie. Ainsi, en gardant cette signature, la synthèse est faite entre la société d’armurerie LebeauCourally à Liège, la société suisse IMH au Locle et la ligne de maroquinerie griffée et conçue dans cette esthétique inspirée de l’art de la métallurgie liégeoise.

Pour la 2e édition d’Un Chef belge à Tanger,  rencontres belgo-marocaines B2B orchestrées autour d’un dîner de gala, c’est le chef étoilé Laury Zioui qui sera présent pour le plus grand plaisir des nombreux participants, parmi lesquels les Ateliers François, entreprise liégeoise familiale depuis 1870. 


C’est l’entrepreneuse Yesmina Hantout (Yes4events) soutenue par l’Agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (AWEX) ainsi que Brussels Invest et la Chambre de commerce belgo-luxembourgeoise au Maroc (CCBLM), qui avait initié la première édition d’Un Chef Belge à Tanger, en novembre 2016. Cette année, du 18 au 20 octobre, elle réitère l’expérience. Le business meeting organisé dans la grande ville portuaire du nord du Maroc a pour thème les opportunités d’affaires.

Au programme ? Une présentation des entreprises à la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de Tanger ainsi que des rencontres entre différents acteurs économiques privés et publics tangérois et leurs homologues belges. Entrepreneurs et investisseurs peuvent ainsi échanger. Le point d’orgue est le dîner de gala préparé par le chef étoilé belgo-marocain Laury Zioui.


LAURY ZIOUI CHEF DE L’ÉVEIL DES SENS

Nadia et Laury Zioui ne se destinaient pas au métier de l’hôtellerie et pourtant... Arrivé en Belgique à l’âge de 16 ans pour y faire des études d’électricien, Laury fait la plonge dans un restaurant pour gagner un peu d’argent. Les choses s’enchaînent rapidement et, autodidacte, le jeune passionné progresse vite. En avril 2001, le couple rachète un bâtiment situé à Montigny-leTilleul pour y ouvrir L’Éveil des Sens. À peine neuf mois plus tard, l’établissement décroche son étoile au célèbre guide Michelin!
Encore aujourd’hui, chef étoilé de son restaurant aux côtés de son épouse sommelière, Laury est convaincu que la cuisine belge n’a rien à envier à la cuisine internationale et qu’elle vaut réellement le déplacement. À l’occasion de cette seconde édition, le chef belgo-marocain se déplace au Maroc. « C’est grâce à un cousin commun que nous avons rencontré Yesmina Hantout », précise Nadia Zioui. « Laury est très content de participer à cet événement. Il ne connait pas Tanger et il se réjouit d’aller sur les marchés, de découvrir les produits locaux et rencontrer les gens », poursuit-elle. La cuisine est un rêve, c’est magique. Et c’est ce que le chef étoilé souhaite avant tout transmettre : « Inventive, ma cuisine est celle de l’instant et de l’instinct avec de bons produits sans oublier les herbes et les épices, souvent d’inspiration marocaine. »

Rue de la Station 105
B-6110 Montigny-le-Tilleul
+32 71 31 96 92
www.l-eveildessens.be


LES ATELIERS FRANÇOIS

Entreprise familiale de père en fils, la société emploie environ 400 personnes sous la direction de Hugues Rolin. Présente dans 137 pays, elle est mondialement réputée pour ses compresseurs de haute et basse pression à air comprimé sec et sans huile. Tout commence en 1870 avec la création à Liège d’une société privée pour fabriquer des marteaux pneumatiques utilisés pour les chantiers de construction de tunnels, de galeries pour les mines de charbon locales. En 1900, on y fabrique des compresseurs alternatifs pour l’industrie du charbon. Durant les décennies suivantes, la compagnie continue à développer des compresseurs lourds, en particulier pour l’industrie métallurgique. Après 1950, les Ateliers François passe en société anonyme avec pour tâche d’accroître les exportations et d’étendre ses activités commerciales vers l’étranger.

L’explosion du PET

Une nouvelle gamme de compresseurs, sans graissage et avec segments en PTFE (en Téflon), est développée fin des années ‘60. Ces machines sont utilisées dans les brasseries, l’industrie du verre, chimique, pétrochimique, métallique et alimentaire. Vingt ans plus tard, le premier compresseur 40 bars à piston exempt d’huile – ou sans graissage – destiné au soufflage des bouteilles en PET voit le jour. La construction de ce type de machines constitue actuellement l’activité principale et presque exclusive des Ateliers François, dont le nom a également évolué pour s’accorder à l’évolution du monde et sa globalisation et est devenu AF Compressors.

Depuis les années ‘80, les bouteilles PET ont envahi de très nombreux domaines : l’eau minérale et les boissons gazeuses, les jus de fruits, l’huile alimentaire, la bière mais aussi le vinaigre, parfois le vin, les sauces et condiments ou les savons liquides, les médicaments et les parfums. La production des compresseurs PET à pistons sans graissage AF est presque exclusivement dédiée à l’application de l’embouteillage PET.

Aujourd’hui encore, AF développe ses activités de service et de maintenance localement avec des filiales et des supports techniques répartis sur l’ensemble du globe notamment en Europe, en Russie, en Chine, au MoyenOrient, en Afrique, en Inde mais également en Amérique du Nord en Amérique latine, en Asie du Sud-Est et en Australie.

Depuis de nombreuses années, le changement climatique préoccupe de nombreux dirigeants d’entreprises. Nombreuses sont les sociétés qui se fixent comme objectif de diminuer un maximum leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2). Aujourd’hui encore, chaque gestionnaire est confronté à la réduction de la consommation d’énergie dans l’environnement de production de l’entreprise, alors que près de 10% de l’énergie dans l’industrie sont consacrés à l’air comprimé. La recherche de systèmes d’air comprimé sûrs et peu énergétiques constitue donc un réel défi. Il existe peu d’alternatives technologiques pour la distribution d’air comprimé sans huile. Pourtant, AF Compressors apporte des solutions fiables.

Economiser l’énergie

Le 20 octobre 2017, l’entreprise organisera un séminaire à la Chambre de commerce de Tanger. L’objectif est d’essayer de fournir aux utilisateurs d’air comprimé sans huile une nouvelle vision ainsi que des possibilités de réaliser une économie d’énergie d’au moins 16,5% ! Les publics visés sont les gestionnaires d’énergie, les directeurs et responsables techniques des sociétés présentes lors de l’événement organisé par Yesmina Hantout.

Deuxième ville économique du Maroc, Tanger compte de nombreux atouts tels que son nouveau port, une zone franche, le transport de containers Tanger Med, une industrie automobile en plein essor et une expansion de la construction. Pour les Ateliers François, l’événement Un Chef belge à Tanger représente une excellente opportunité de se faire connaître auprès des autorités officielles tangéroises, mais également de rencontrer des opérateurs économiques se rapprochant de leurs activités professionnelles.

www.afcompressors.com

Depuis 1969, la biennale d’art EUROPALIA invite à découvrir l’art et la culture d’un pays. Après la Turquie en 2016, c’est au tour de l’Indonésie de dévoiler ses trésors culturels à travers de nombreuses disciplines et dans divers lieux, dont la Boverie à Liège qui accueillera l’expositionphare de l’automne, « Archipel ».

 

La mer est un vecteur d’échanges commerciaux, mais aussi culturels. Aux Ve et VIe siècles s’enclenche une période d’indianisation, processus par lequel certains peuples de l’Asie du Sud-est, continentale et insulaire, empruntent et transforment l’écriture, parfois la langue et la religion, de l’Inde. En Indonésie, les premières zones touchées sont les côtes. L’écriture pallava se propage, de même que l’hindouisme, progressivement concurrencé par l’arrivée du bouddhisme. 
Boudha debout, 7-8e siècle, bronze © Musée national d’Indonésie

Aire de confluences et de rencontres, l’archipel indonésien a en effet été de tout temps l’un des plus importants carrefours du commerce mondial, où ont amarré les navires austronésiens, les boutres arabes, les jonques chinoises, les caravelles ibériques et autres nefs de la Compagnie des Indes orientales avant les porte-containers et pétroliers d’aujourd’hui.

L’histoire de cet archipel est celle d’une multitude de liens et de connexions, où le proche et le lointain se côtoient, mis en concurrence par un monde maritime omniprésent. La mer rassemble plus qu’elle ne sépare et les vents des moussons ont fait de ce carrefour un arrêt obligatoire pour les marchands, religieux et diplomates étrangers dont la présence a laissé des traces dans les mythes, monuments, arts et traditions de l’Indonésie contemporaine.

Superposés, mêlés, réinterprétés par des sociétés riches et complexes, ces apports extérieurs ont forgé des mondes multiples, que le rapport à la mer a finement colorés et ciselés. C’est à la découverte de ces mondes que nous invite cette exposition, avec la mer comme trait d’union et une collection exceptionnelle d’œuvres majeures comme marqueurs d’une histoire à découvrir et à admirer.

Les œuvres viennent pour la plupart du Musée national d’Indonésie, trésors nationaux exceptionnels, effectuant pour certains leur premier voyage hors du pays. Elles sont complétées par des objets rarement exposés du Musée royal de Mariemont et du Musée de la Marine à Paris, ainsi que de collections privées.

À l’occasion de cette exposition, un bateau traditionnel à taille réelle sera construit selon la méthode ancestrale des planches cousues par des charpentiers venus de Makassar.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ganesh est le dieu de la sagesse, de l’intelligence, de l’éducation et de la prudence, le patron des écoles et des travailleurs du savoir. Reconnaissable à sa tête d’éléphant, il est sans doute le dieu le plus vénéré en Inde et son aura touche tout le sous-continent indien et l’Asie en général. Il est le fils de Shiva et Pârvatî, l’époux de Siddhi (le Succès), Buddhi (l’Intellect) et Riddhî (la Richesse).

RENSEIGNEMENTS

La Boverie
Du 25 octobre 2017 au 21 janvier 2018
Du mardi au dimanche, de 10 à 18h
Parc de la Boverie 3 – B-4020 Liège
+32 4 238 55 01 / [email protected]

Visites guidées max. 15 pers.
+32 4 221 93 02 ou [email protected]

www.laboverie.com
TOUTES LES ACTIVITÉS  
ET ÉVÉNEMENTS  
D’EUROPALIA INDONÉSIE  
SUR
www.europalia.eu
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Yves Dejardin est un véritable créateur d’art. Cet « artisan designer » liégeois a de quoi forcer l’admiration. Employé dans une société, il quitte celle-ci pour tenter de vivre de ses créations. Autodidacte au niveau du design et en particulier des luminaires, sa passion s’est transformée aujourd’hui en métier à plein temps.


Issu d’une famille d’artistes et nourri de créativité depuis sa plus tendre enfance, Yves Dejardin a toujours ressenti le besoin d’exprimer sa sensibilité si particulière à travers différents moyens d’expression. « Mes parents se sont rencontrés à l’Académie des BeauxArts. Mon papa était professeur et il en est devenu le directeur, ma maman y a été élève. Elle était peintre. Partie trop tôt quand j’étais très jeune, son décès a laissé des traces… J’ai connu un parcours difficile à partir de 23 ans mais j’y ai finalement trouvé une certaine force. » Yves Dejardin suit des études aux Beaux-Arts qu’il interrompt à sa propre initiative. « J’avais envie de gagner ma vie au plus vite et de manière stable. Je n’avais pas peur de l’avenir. Je travaillais beaucoup, mais cela ne me satisfaisait pas complètement. » Maitrisant différentes pratiques artistiques et techniques, ce n’est qu’après avoir exercé plusieurs emplois qu’il comprend que son épanouissement réside dans le fait d’être indépendant et de vivre de ses créations. 

Art Maker marie art et conception de luminaires en bois

Dans un premier temps, Yves Dejardin exerce sa passion en activité complémentaire pour la fabrication d’objets et de mobilier design. Il crée la marque Art Maker, dans le mouvement des « makers » : un retour au local. « D’abord rémunéré via Smart, je ne voulais pas créer une start-up. Mais en lançant ma marque design Art Maker, je pouvais exprimer ma vision actuelle du monde tout en me tournant vers le futur. Aujourd’hui, je travaille à fonds propres et j’essaie d’avancer petit à petit. Avant, je travaillais dans le garage de mon papa et depuis six mois, j’ai mon propre atelier. Pour développer mon activité, j’ai également engagé une personne qui s’occupe de l’assemblage des luminaires. »

Même si Art Maker n’est pas destinée à produire uniquement des luminaires, Yves Dejardin consacre désormais tout son temps à honorer les commandes de ses superbes créations lumineuses. Designer et artisan avant tout, il ne souhaite toutefois pas développer son activité dans une société gigantesque dont il ne maîtriserait plus les rennes…. « Etre uniquement gestionnaire et pas artiste, cela ne me correspond pas. Je n’ai pas quitté le statut d’employé pour me retrouver à nouveau dans une telle situation ».

Le designer autodidacte précise : « Je me plais en tant qu’artisan. J’ai mis au point un procédé de fabrication simple mais original. J’aime ce que je fais et c’est essentiel. À partir du moment où on est passionné par quelque chose, on trouve la force, l’énergie de créer et d’en faire un métier. Je tiens à trouver l’équilibre entre une gestion d’entreprise pérenne, la satisfaction du client et la garantie de conserver le maximum de temps pour continuer à concevoir ». 

Diversité et élégance

Ses luminaires en bois connaissent un succès grandissant et les commandes affluent. « Tout est fait à la main » affirme le designer. « Au départ, je travaillais sur commande et puis, assez rapidement, j’ai fabriqué des modèles avec des dimensions définies. Trop de choix perturbe les gens. Bien entendu, sur demande, je m’adapte. J’ai déjà réalisé un luminaire d’un mètre de haut ! C’est du « sur mesure », une pièce unique… »

Dans sa démarche de véritable « créateur », Yves Dejardin choisit des matériaux les plus naturels possibles. Tous les modèles sont réalisés en bois et chaque planche possède ses propres caractéristiques. « Malheureusement, jusqu’à présent, le bois n’est pas local parce qu’il ne s’y prête pas. La plupart du temps, je travaille donc du bois exotique à cause des contraintes techniques, mais j’essaie de ne pas utiliser du plastique. Les sections d’afzelia, de wengé, de teck ou encore de bambou sont découpées et travaillées manuellement pour les transformer en éléments fins et souples. Ceux-ci seront ensuite cintrés et emboîtés sur une ou deux pièces centrales pour former les luminaires. » Depuis mai 2017, Yves Dejardin utilise également du noyer, un bois noble dont la teinte est encore différente des autres matériaux utilisés. Le noyer sera huilé pour les nouveaux luminaires de cette collection plus luxueuse.

Déjà présents dans de nombreux lieux à Liège, les luminaires sont vendus dans plusieurs magasins en Wallonie, notamment à Nandrin (Namo Concept) et Liège (Audace au Pluriel) mais aussi à Bruxelles (Les Mémoires de Jacqmotte) et, depuis peu, à Paris.

Qu’elles mesurent 50 centimètres de diamètre ou 4 mètres pour les plus grandes et malgré leur fabrication artisanale, les pièces sont vendues à un prix abordable. Il existe déjà un modèle de la « Double Maxime » (l’un des produits phares d’Art Maker - Ndlr) à partir de 300 euros. Aériens, raffinés et élégants, les luminaires d’Yves Dejardin diffusent la lumière sur le plafond ou sur le mur, où ils créent une splendide image tridimensionnelle. On est totalement sous le charme ! Et comme le dit si bien le créateur. « C’est aussi bien une œuvre d’art qu’un luminaire ».

www.facebook.com/ArtMaker.be

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À flanc de colline, cette collégiale est l’une des sept érigées  en terres liégeoises. Histoire d’un remarquable vaisseau et de sa toute prochaine résurrection. 


Corsetée et ligotée d’échafaudages depuis plus de vingt ans, Sainte-Croix souffre de tous les maux et affiche une triste mine. Au point de la voir interdite d’accès aux fidèles. Les responsables ont été dans l’obligation en 2015 de fermer ses portes de crainte qu’un accident ne se produise. Un comité SOS Collégiale Sainte-Croix se mobilise depuis 1998 pour récolter des fonds en vue des réparations nécessaires. Mais la patience paie et, en février dernier, 15 millions d’euros ont été libérés (en dix ans) pour financer cette restauration tant attendue. Les Liégeois et autres visiteurs devront s’armer de patience: la durée du chantier est estimée à cinq ou six ans.

Les collégiales à Liège

C’est quasiment dans un mouchoir de poche que les sept collégiales liégeoises ont été construites au cœur de la ville de Liège. Très rapprochées, elles forment un alignement en arc que dominait jadis la cathédrale Saint-Lambert jouxtant le Palais des Princes-Evêques. Une reproduction ancienne montre bien leurs différentes implantations en un seul plan. Souvent, on attribue la construction des collégiales à des lieux de culte et à la réception de personnalités religieuses. Mais les décisionnaires en ont aussi multiplié le nombre pour diverses raisons, notamment celle d’attirer la protection divine par la prière des chanoines. Elles offraient aussi un bouclier défensif en vue d’assurer la sécurité de la cité.

La collégiale a connu au fil des temps un nombre important de transformations. SainteCroix fut fondée aux environs de l’année 980 par l’évêque Notger. Successeur de l’évêque Eracle, il est élevé par l’empereur Otton au titre de Prince-Évêque ce qui lui confère toute autorité militaire, judiciaire ou financière sur la Principauté. Ce Prince-Évêque bâtisseur est aussi fin stratège. Apprenant qu’un puissant seigneur souhaitait ériger un château sur le site de la future collégiale tout proche du Palais épiscopal, Notger y décide la construction d’une nouvelle église dédiée à la Sainte-Croix. Avec Notre Dame et Saint Jean, Sainte-Croix forme un Golgotha répondant ainsi à un urbanisme religieux que l’on retrouve également dans d’autres villes de Basse Lotharingie. 

Deux chœurs

De la construction originelle, il ne reste qu’un pan de mur en grès houiller à l’entrée de l’unique couloir subsistant du cloître. Sainte-Croix doit sa singularité notamment au fait qu’elle possède deux chœurs opposés de style différent, gothique à l’est, roman à l’ouest qui sert actuellement de baptistère. De type « Halle », trois nefs d’égale hauteur relient les deux extrémités de l’édifice. Le chœur occidental est surmonté d’un clocher octogonal et prolongé par une abside en arc de cercle dotée d’une galerie de circulation. On évalue l’époque de construction des nefs latérales de 1283 à 1332 et des dernières chapelles attenantes bâties entre les contreforts des bas-côtés, fin du XIVe. La collégiale mesure 57 m de long, atteint une hauteur de 17 mètres au plus haut point sous la voûte et a une largeur de 25 mètres. Imposant ! Réduites au silence par la force des choses, seulement deux cloches, l’une du XVIIe et l’autre plus petite du XXe, ont résisté au temps. Du temps de sa splendeur, le clocher en abritait un nombre plus important, dont un carillon doté d’une vingtaine d’éléments.

 

Trésors conservés

Sur le long terme, quelques dégâts sont hélas à déplorer. Mais heureusement SOS Collégiale Sainte Croix et les responsables locaux s’emploient à faire restaurer et mettre à l’abri les pièces majeures en danger, notamment le tableau « L’invention de la Sainte Croix (1674) » de Bertholet Flémal, déposé à la Cathédrale Saint Paul. Fort heureusement, il reste sur place des vestiges intéressants qui permettent de découvrir le parcours historique des lieux.

Le chœur occidental contient plusieurs éléments dignes d’admiration. Notamment le mausolée du chanoine Hubert Milemans, trésorier du Prince-Évêque Georges d’Autriche. De style Renaissance liégeoise et réalisé en calcaire noir poli de Theux (B), il porte sur les pilastres quelques hiéroglyphes énigmatiques. Le baptistère, autre vestige bien conservé, a vu le baptème de César Franck (1822-1890), le compositeur, né à quelques maisons de la collégiale. Une plaque commémorative en témoigne dans le chœur. À noter aussi un très beau portillon en laiton battu réalisé par Arnold de Nalinne (1758). Les orgues ont elles aussi leur prestigieuse histoire. Logées dans un remarquable buffet, elles sont redevables au talent reconnu d’Arnold Clérinx (1861). Sous ce buffet, une porte en laiton à claire voie de style Louis XIII (1662) sépare le cloître de l’église.

Quant au chœur oriental au centre duquel est posé l’autel d’une très belle sobriété, réalisé en un seul bloc de pierre calcaire, il date du XIVe siècle. Il servait encore avant la récente fermeture et est dans l’attente, comme l’ensemble de l’édifice, de pouvoir servir à nouveau à la célébration des offices. Sur le côté droit de l’autel subsistent les belles stalles. En raison des interminables prières et autres célébrations dans la collégiale, la souffrance liée aux longues stations debout était difficile à endurer. Les miséricordes, genre de petits sièges discrets à rabattre, permettaient un appui tout en ayant l’air d’être en station debout.

Une bonne surprise se cache dans la pièce suivante, la trésorerie où se trouvent quelques pièces rares qui devraient trouver à se loger ailleurs le temps des travaux. Juste derrière la porte est caché un ensemble montrant de part et d’autre d’un crucifix, deux bustes féminins de Sainte Cordula et de Sainte Sentina (XVIe). Sur un appui de fenêtre est posé un groupe en bois (XVIe) représentant Sainte Anne, la Vierge et l’enfant Jésus, groupe du XVIe provenant de l’église Sainte Marie aux Fonds. Plus loin, sur un énorme buffet sont posés deux coffres contenant des antiphonaires (XIVe), livres de chants reliés cuir et écrits à la main sur papier parchemin, objets rares et en grave danger qui feront l’objet d’un prochain dépôt assurant leur conservation. Les nombreuses pages calligraphiées de noir et de rouge sont noircies de poussière et risquent d’être rongées à force d’abandon. Dans le fond de la pièce, un vrai coffre-fort, fermé comme il se doit, et interdit d’accès pour des raisons évidentes de sécurité. La célèbre clé de Saint-Hubert y repose avec quelques objets d’orfèvrerie religieuse. L’histoire relate que cette clé symbolique aurait été remise en l’an 722 par le pape Grégoire II à Saint-Hubert en visite à Rome. Elle servait à ouvrir la crypte de la basilique vaticane renfermant le tombeau du premier pape.

Le triptyque reliquaire de la vraie Croix fait également partie du trésor de la Collégiale. Il date du XIIe siècle et est réalisé en bois recouvert de cuivre doré, émaillé et repoussé. Il s’agit là d’un rare trésor de l’orfèvrerie mosane. Heureusement, le triptyque a eu droit à un lifting opéré par l’Institut royal du patrimoine artistique (l’IRPA) et repose en lieu sûr au Musée d’art religieux et d’art mosan à Liège (MARAM).

Sainte-Croix est aujourd’hui à la veille d’une belle aventure, un nouveau départ vers de beaux projets culturels et touristiques qui enrichiront encore le patrimoine de la Cité ardente.

 

 

Le Diamant Liège est un concentré de ce qui se fait de mieux en termes d’innovations techniques et architecturales. Une technologie au service de l’utilisateur. Objectif : la fonctionnalité, à tout point de vue.

 

En plein cœur du quartier des Vennes à Liège, juste avant que l’Ourthe ne se jette dans la Meuse, espace en pleine mutation positive depuis quelques années, le nouveau Centre Diamant Liège est positionné à proximité immédiate d’un important nœud autoroutier. On se trouve à quelques minutes du centre-ville et de la gare des Guillemins dessinée par Calatrava. Avantages indéniables du point de vue accessibilité et mobilité. Les lieux mettent à disposition un parking souterrain couvert et sécurisé de 130 places et un accès pour les personnes à mobilité réduite.

Depuis 1969, se dressait, sur deux niveaux, ce que l’on appelait alors le Centre d’Affaires Archipel et qui hébergeait l’espace Fabrimétal Liège/Luxembourg et ses organismes annexes. Au fil du temps et des vicissitudes architecturales jointes à des « actions » menées, avec force et détermination, par quelques exaltés qui n’hésitèrent pas à faire plus que du grabuge dans les locaux furieusement malmenés, on se posa la question de la nécessité de transformations et d’aménagements. On dressa très rapidement, en 2001, le constat que l’enveloppe et l’organisation spatiale ne correspondaient plus aux besoins de l’époque et que le bilan calorique était largement déficitaire.

Un géant blanc

En 2009, faisant suite à un audit énergétique, Agoria Real Estate, propriétaire des lieux, prend enfin la sage décision de construire son centre d’affaires sur le site existant. Outre la nécessité absolue de mettre le bâtiment aux normes actuelles, une analyse des besoins jointe à une étude de marché confirmeront la demande importante en « Centre d’Affaires » dans la région. Si le quartier est principalement dévolu à l’habitat et aux commerces – juste en face, le centre commercial Belle-Île draine son lot de clients quotidiens –, le projet est d’associer au bâtiment un espace généreux non bâti, une extension naturelle qui participera directement au bon fonctionnement grâce à une percée entre le boulevard et la propriété arrière, un lien écologique qui conférera au lieu sa vocation originale d’îlot vert.

Ce centre a pour vocation première celle d’être des lieux de travail et de rencontres privilégiés avec, à la base, une large et dynamique palette de services de très haute qualité, technologiquement avancés et au bon rapport qualité-prix. Le Diamant Conference & Business Centre a été inauguré en janvier 2016. Sa silhouette d’un blanc immaculé se dresse fièrement sur une hauteur de 26 m. L’ouvrage, réalisé par l’association du Bureau d’architecture Greisch et Archeops, se veut le projet représentatif du secteur de la technologie, de son dynamisme et de son essor. Intégrant le verre et l’acier, il fait la part belle à la légèreté et à la lumière naturelle. Ce sont quatre façades « nobles » qui constituent le bâtiment sans aucun pignon aveugle.

Signalons également la qualité des espaces intérieurs significativement améliorée en matière de lumière naturelle, compacité et vues externes. « Au sein de ce quartier d’habitat, le bâtiment ne cherche pas le mimétisme. Il tient à refléter de façon explicite, mais non démonstrative, l’activité qu’il développe… Le bâtiment ne veut pas être un simple objet exposé. Ses différentes façades se déclinent pour répondre aux impératifs liés à leurs orientations, aux vues sur la ville et aux fonctions internes, etc. Les contraintes techniques sont prises en compte dès le départ pour devenir l’expression même de l’enveloppe extérieure. »

Réunions au sommet

« Trois activités sont coordonnées par l’accueil du bâtiment : le Business Centre, le Conference Centre et le Catering, signale Benoit De Smedt, le manager du site. Chacun de ces centres possède ses spécificités et ses attributions. Le Business Centre héberge actuellement, sur plus de 3000 m², une dizaine d’entreprises et d’organisations : Agoria, AWEX Liège, Explort, Attentia et Dela sont déjà hébergées. Un espace Flex Office, au septième étage, accueille sur plus de 200 m², à court et moyen termes, des indépendants, des start-up, des porteurs de projet ou des adeptes du télétravail. Pensés pour une ergonomie optimale, les postes de travail sont disposés, dans un cadre aussi lumineux que chaleureux, pour travailler en toute quiétude, avec une vue à couper le souffle sur Liège et ses environs. »

Par ailleurs, au rez-de-chaussée, sur 1000 m², le Conference Centre est constitué de sept salles de réunion modulables qui sont mises à disposition pour réunions, séminaires, banquets ou autres manifestations jusqu’à 400 personnes. Toutes ces salles sont pourvues de matériel à la technologie dernier cri : double projection sur écran de 8 m, système acoustique Bose, sièges ergonomiques, plafond lumineux à hauteur variable, insonorisation et acoustique parfaites, accès WiFi gratuit. Les salles sont éclairées de façon naturelle avec un accès direct vers des espaces extérieurs privatisés. « Il faut avoir en mémoire, rappelle Benoit De Smedt, qu’Agoria, propriétaire de l’immeuble, est la fédération des entreprises technologiques. Il est donc naturel qu’à chaque élément constitutif du bâtiment, nous ayons fait appel à nos membres. Ce bâtiment est donc, sinon un laboratoire, en tout cas une vitrine de ce qui se fait de mieux en isolation acoustique ou énergétique, en structure de verre ou autres matériaux. Les technologies de la communication sont elles aussi bien présentes, évidemment ! »

Quant au Catering (espaces de restauration) situé au rez-de-chaussée à l’avant du bâtiment, il est constitué d’un restaurant à la carte, « Le Cabochon », et d’une sandwicherie, le « Moment’to » ; cette dernière est destinée aux occupants et visiteurs, ainsi qu’aux externes pour une offre alimentaire au travers d’un concept innovant qui permet aux convives de sélectionner leurs ingrédients favoris, sans oublier le plat du jour, le potage et l’assortiment de desserts et de boissons. « Il faut savoir, poursuit Benoit De Smedt, que la phase de démarrage se passe parfaitement comme prévu au niveau de l’occupation du Conference Centre et que les clients semblent satisfaits de la qualité des services offerts. Nous atteindrons et dépasserons sans doute nos objectifs de ventes en 2017. Ceci nous permet d’être ambitieux pour la suite de la croissance du site et de notre positionnement en 2018. »

www.diamant-liege.be

EN BREF
14 000 000 € d’investissement au total pour un bâtiment de 7 étages, de 26 mètres de hauteur sur la partie centrale et 3 toitures végétales
10 000 m² de surface bâtie, dont 3000 m² de surface de bureaux, 1000 m² pour les conférences, 1000 m² dédiés à la restauration, 1000 m² de parking et caves, 1000 m² de terrasses et jardins.

 

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La philososophie
Liège sait recevoir, et la BD le fera savoir ! Ce festival se veut original et inédit. Angoulème, c’est Angoulème. La fête de la BD de Bruxelles, d’Andenne ou d’Hanret...sont aussi des événements autour de la BD. L’usine à bulles sera autre chose ! Il est très rare que ce soient les auteurs eux- mêmes qui organisent ce type d’évènement. Les idées viendront de l’autre côté de la table pour une fois ! C’est ce qui fera son originalité car l’angle sous lequel sera présenté l’univers BD est sa création ! Le visiteur doit être transporté dans le monde de la bande dessinée au travers de scénographies et d’un accueil hors du commun. La BD se donnera en spectacle dans toute la ville de Liège et au-delà. La cité BD va rayonner et attirer une population qui dépassera les frontières des amateurs éclairés et collectionneurs. Partout nous partagerons nos histoires et notre passion avec un public conquis dans un environnement conçu pour le partage et la convivialité. La BD au programme scolaire. La BD, c’est aussi un formidable outil pédagogique. L’ASBL tient à démarrer son événement un jour de semaine pour partager avec les écoles. Visites gratuites des expositions, conférences-débats, projections, cours de BD seront au programme. Le festival installera des parcours BD à travers la ville pour qu’elle soit le décor de cette aventure. Nos personnages emmèneront les visiteurs à la découverte de Liège et de ses commerces.
La BD, c’est communiquer. Et cette puissance communicative sera mise au service de la ville pour délivrer des messages citoyens et responsables pour montrer Liège encore plus belle. 
 
Principautaire du monde

Aujourd’hui, la communication passe par le web et les réseaux, la BD aussi. Le caractère international sans frontières est désormais un fait et non plus une option. Cette fenêtre ouverte sur le monde fera venir à nous les grands auteurs et la culture d’autres pays, mais elle nous exportera aussi, la ville et ses auteurs.

Informations :

Du 9 au 11 septembre 2016

Cité Miroir
Sauvenière
Place Xavier Neujean, 22
B-4000 Liège
 

 

Festival de Promenade 
(Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas, Seraing, Liège)
À l’image d’une rampe de lancement, ce quai en bord de Meuse nous inspire les plus belles promenades à la ville comme à la campagne, dans toutes les communes de la Maison du Tourisme du Pays de Liège, à Ans, Awans, Crisnée, Flémalle, Grâce-Hollogne, Saint-Nicolas, Seraing et Liège.
Le Festival de Promenade est une invitation à retrouver les marques de notre histoire, de notre patrimoine, et de notre environnement en oubliant pour quelques heures la course effrénée du temps qui passe. Laissez-vous tenter par un choix multiple de découvertes, de plaisirs partagés et d’occasions de détente à pied, à pied nu, à vélo, au clair de lune, dans les clochers des églises, sur les terrils, dans les
forêts, les sous-bois ou en croisière sur la Meuse, ...Par leurs récits, les guides vous toucheront au cœur, raviveront vos souvenirs, illumineront votre imagination.
 
Le concert d'ouverture de cette treizième édition du Festival de promenade aura lieu ce vendredi 19 août à 20h30 et sera assuré par Benoît Doremus, 
 
Informations :
 
Du 19 au 28 août 2016
Maison du Tourisme
Quai de la Goffe, 13
B-4000 Liège
+32 (0) 4 221 92 21
 
 

Héritage de l’Exposition Universelle de 1905 à Liège, La Boverie est aujourd’hui plus qu’un musée.Manifestations artistiques rythmeront les années à venir dans un cadre de verdure unique entre Meuse et Dérivation.

 

Endroit initialement champêtre dont le nom viendrait des bœufs qui y paissaient, La Boverie est un lieu chargé d’histoires, d’aménagements, de déménagements et, plus récemment, de grandes rénovations. Le 4 mai 2016 marque enfin l’inauguration d’un espace destiné notamment à des expositions d’envergure internationale. Zoom sur cette remarquable œuvre architecturale.

L’architecte français Rudy Ricciotti et le cabinet liégeois p.HD signent la renaissance de l’ancien Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) en un Centre International d’Art et de Culture. Le premier apporte du sang neuf : dessiner et incorporer une extension de verre et de béton. La mission du second a été de rajeunir le patrimoine existant et d’aménager les salles d’exposition, en prenantbien soin de ne pas dénaturer les lieux.

 

Vestiges de l’Exposition Universelle

Le parc de la Boverie et son musée n’ont pas toujours eu le même visage au fil des années. À l’origine, des prés fleuris, des îles verdoyantes et des houblonnières forment le « Pré Mativa » entre la Meuse et les bras de l’Ourthe. L’endroit n’est accessible que par bateau, au départ d’Outremeuse, lieu de détente et de loisirs pour la bourgeoisie. Les fréquentes crues de l’Ourthe à cet endroit entachent quelque peu le charme. Au milieu du XIXe siècle, ses divers bras sont asséchés et un nouveau lit sécurisé est creusé pour la Meuse.

La presqu’île artificielle devient, cinquante ans plus tard, le siège de l’Exposition Universelle de 1905. Alors que la plupart des constructions créées pour l’occasion disparaissent, Le Palais des Beaux-Arts est destiné à traverser les années. L’œuvre des architectes Jean- Laurent Hasse et Charles Soubre est inspirée du Petit Trianon, un domaine du parc du Château de Versailles. Il emprunte également certains aspects du Musée Royal de l’Afrique centrale de Tervuren.

 

Intervention mesurée

D’apparence très massive, l’ancien Palais des Beaux-Arts possède pourtant une structure très légère. Gilles Hambücken, architecte associé au cabinet p.HD, le considère « très moderne, d’avant-garde pour l’époque », même si l’inspiration Louis XVI pourrait laisser penser le contraire. Les façades extérieures sont en pierre. Le soubassement est en granit, tandis que l’aspect vieilli du bâtiment vient de ses pierres de Lorraine, à l’exception de la façade ouest, en briques rouges. Celle-ci aurait volontairement été laissée sans fenêtres en vue d’une éventuelle extension, qui n’a finalement vu le jour qu’un siècle plus tard.

Près de trente bureaux ou associations d’architectes participent au concours international organisé par la Ville de Liège en 2009. Cinq projets sont retenus en 2010 et remettent offre. L’association du bureau liégeois p.HD et de l’architecte français Rudy Ricciotti séduit. Ce qui les a distingués ? Gilles Hambücken pense qu’il s’agit de leur intervention mesurée, respectueuse du monument et en harmonie avec l'ensemble. En effet, l’historique porte d’entrée noire a été conservée. L’agencement et les dimensions des espaces intérieurs du rez-de-chaussée ont également été préservés, ainsi que la hauteur des plafonds. Les pièces sont baignées d’une lumière douce naturelle grâce aux toiles tendues au plafond qui filtrent la lumière zénithale, contrairement au nouveau sous-sol qui ne bénéficie pas de cette lumière naturelle afin de préserver les œuvres les plus précieuses (voir encadrésur la conservation des œuvres p.14). Ce sous-sol, anciennes caves et réserves, est désormais accessible. L’ancien plancher a complètement été détruit et abaissé afin d’accroître la hauteur de plafond et ainsi agrandir les espaces d’exposition. Par ailleurs, le site compte désormais un auditorium de 160 places conçu pour des concerts de musique de chambre et des conférences.

 

De béton et de verre

Outre la rénovation tempérée et l’aménagement optimisé des salles d’exposition, La Boverie s’est vue greffée d’un membre de verre et de béton. Matières de prédilection de l’architecte Rudy Ricciotti (voir l'interview ici), elles se fondent dans un paysage urbain et végétal. Des fenêtres de 7,5 m de haut sur trois façades donnent à cette extension un point de vue nouveau sur la Dérivation. « Toutes les techniques sont généralement portées au plafond, explique Gilles Hambücken du cabinet p.HD. Ici, elles ont été incluses dans le sol (canalisations, électricité, etc.). Ce sol en béton permet une portée de 500 kg/m2. Au plafond, il s’agit de plaques de béton performant post-contraint (par des câbles tirés). Cela permet de garder une toiture fine (seulement 35 cm) et donne l’impression d’une feuille de béton posée sur le vitrage. »

Un petit conseil de Gilles Hambücken, si vous désirez voir la lumière naturelle sublimer le lieu, venez le matin en été. « Le soleil se reflète sur l’eau de la Dérivation et la lumière crée des ombres dans la pièce. »

 

RENSEIGNEMENTS :
La Boverie
Parc de la Boverie 
B-4020 Liège
+32 (0)4 221 93 02
 

 

GUILLEMINS – BOVERIE – MÉDIACITÉ UN CONCENTRÉ D’ART ET DE CULTURE

Les Liégeois ont constaté un changement de visage de leur Cité ardente au cours de la dernièredécennie. La rénovation du musée de La Boverie et de son parc s’inscrit en effet dans un cadre plus large. De nouvelles réalisations urbanistiques sont sorties de terre : la Gare des Guillemins (2009)signée du grand architecte Santiago Calatrava et son esplanade, un centre commercial, audiovisuel et de loisirs appelé Médiacité (2011) et créé par le designer architecte Ron Arad, la Tour des finances « Paradis » (2015) ou encore le Centre du Design (2015) et les quais de Meuse (2015). D’un trait, le quartier de la gare est désormais relié à Médiacité en passant par le parc de La Boverie via une passerelle cyclopédestre.

LiègeTogether

Après la candidature de la Ville de Liège à l’Exposition Internationale de 2017, remportée par Astana, la capitale kazakhe, LiègeTogether a pris le relais dans la dynamique de redéploiement urbain. L’objectif de cette initiative est d’offrir à la cité un positionnement européen et international, à la foisculturel et économique. Devenir une métropole créative ouverte et connectée, tel est le fer de lance de LiègeTogether. Une identité symbolisée par un signe de ralliement créé pour l’occasion pour les Liégeois : un cadre formé par le pouce et l’index de chaque main.

Offre culturelle en expansion

Liège n’a rien à envier aux autres villes de Belgique, comme Bruxelles ou Anvers, tant sur le plan culturel et muséal que sur le point de vue architectural. D’importants travaux de rénovation ont permis une revalorisation du patrimoine de manière à qualifier la ville de « Métropole culturelle ».Voici un petit aperçu de ces réalisations :

— 2008 : Le Cinéma Sauvenière offrant avec les Grignoux une programmation cinématographiqueindépendante et le Musée de la Vie wallonne, situé dans un cadre historique : le couvent des FrèresMineurs.

— 2009 : Le Grand Curtius en Féronstrée, un ensemble muséal connu pour sa façade de briques rouges, rassemble les premières civilisations, le Moyen Âge, des sculptures et orfèvreries baroques, le verre et les armes.

— 2012 : L’Opéra Royal de Wallonie, rénové et agrandi.

— 2013 : Le Théâtre de la Place devient le Théâtre de Liège et déménage du quartier d’Outremeusepour faire face à l’Université du 20-Août.

— 2014 : La Cité Miroir, au service de la mémoire, de la citoyenneté et de la multiculturalité installée sur le site des anciens bains de la Sauvenière.


 

DU PALAIS DES BEAUX-ARTS À LA BOVERIE : MÉTAMORPHOSE EN 10 DATES

1905 Le Palais des Beaux- Arts est inauguré à l’occasion de l’Exposition Universelle de Liège.

1914-18 — Les Allemands installent leur service de ravitaillement au Palais des Beaux-Arts et empêchent tout accès au parc.

1940-45 : Les Allemands investissent de nouveau les lieux, suivis des Américains à la Libération.

1952 Le Musée de l’Art wallon et le Cabinet des Estampes et des Dessins rejoignent le Palais.

1958 Le Palais des Congrès remodèle le paysage.

1961 La Tour Schöffer est érigée dans le parc de La Boverie.

1981 Un Musée de l’Art wallon et de l’Évolution culturelle en Wallonie prend ses quartiers à l’îlotSaint-Georges. Le bâtiment de la Boverie devient Musée d’Art moderne.

1988-1993 — Cinq années de rénovation ont été nécessaires pour transformer le Palais des Beaux-Arts en Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC).

2011 Les collections du MAMAC, du Cabinet des Estampes et des Dessins et du Fonds d’art ancien se joignent à l’Art wallon pour former une seule entité : le Musée des Beaux-Arts de la Ville de Liège (BAL).

2016 La Boverie renaît sous l’impulsion du cabinet d’architecture p.HD et Rudy Ricciotti.


LE CHIFFRE : 28

28 bureaux et associations d’architectes ont participé au concours lancé en 2009. 5 projets ont été retenus. Les études ont été faites en 2011 et 2012 et le chantier a démarré en 2013. Pour un budget de 24 millions d’euros, La Boverie s’étend sur 4000 m2 de salles d’exposition.


 

LA TOUR SCHÖFFER RÉNOVÉE

Une sculpture de 52 mètres de haut ponctue le paysage depuis 1961. Cette œuvre abstraite de l’artiste franco-hongrois Nicolas Schöffer comporte une caractéristique spéciale, elle estcybernétique. Grâce à un système de capteurs, elle réagit en temps réel en fonction des variations de son environnement : lumière, vent, température. Elle a été le théâtre d’un ballet lumineux et sonore en 1961 et 1962 lors d’un spectacle intitulé Formes et Lumières. Elle ne fonctionne plus depuis quarante ans. Cependant, la tour étant classée patrimoine exceptionnel de Wallonie en 2009, un projet de restauration est prévu à court terme sous la houlette de l’Institut du Patrimoine wallon. Son inauguration est prévue en ce début du mois de mai 2016.

 


 

L’HÉRITAGE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE

Anvers en 1894, Bruxelles en 1897 et Paris en 1900. Il est donc logique que l’Exposition Universelle ait lieu en 1903. Et pourtant, celle-ci débute en 1905. L’idée naît en mai 1897 d’une initiative privée de la part de Victor Dumoulin et Florent Pholien, membres du Cercle privé du Commerce liégeois. Ils finissent par obtenir les soutiens de la Ville, du Gouvernement, puis du Roi Léopold II. Liège, « l’ancienne capitale d’une principauté autonome et indépendante, la plus libre du monde » selon la publicité officielle, sera donc le siège de l’Exposition.

Pour l’occasion, de grands travaux sont entrepris. Le Prince Albert, futur Albert 1er, posera la première pierre symbolique de la façade de l’entrée du Palais des Beaux-Arts, destiné à survivre aprèsl’événement. De nouveaux ponts apparaissent pour faire face à l’afflux des visiteurs : les ponts de Fragnée, de Fétinne, des Vennes et la Passerelle Mativa. Les travaux d’assainissement du site et les aménagements de la Meuse s’étendent et repoussent la date à l’année 1905, année qui correspond au 75e anniversaire de l’indépendance de la Belgique, commémoration dont on imagine l’importance.

Le 27 avril 1905, le site est inauguré devant plus de deux mille personnes. Éclaté sur 66 ha, le parc de La Boverie n’est pas le seul lieu mis en avant pour l’occasion (Cointe, FragnéeVennes). Pendant six mois, sept millions de visiteurs venus d’une quarantaine de pays différents assisteront à la manifestation liégeoise.

Le fondamental des Beaux-Arts

Le Palais des Beaux-Arts et ses 2500 m2 de salles d’exposition sont donnés à la Ville de Liège par le Comité exécutif de l’Exposition. Une lettre de celui-ci au Conseil communal du 14 octobre 1903 parle de l’envie d’organiser une « série d’événements culturels et scientifiques » : « L’érection de ce monument viendra combler une lacune véritable, notre Ville ne possédant actuellement aucun édifice public qui réponde à ces multiples desiderata ».

Pendant plus d’un siècle, l’ancien Palais des Beaux-Arts servira différents intérêts muséaux. Le rejoindront le Musée d’Art wallon et le Cabinet des Estampes et des Dessins en 1952, le Musée desBeaux-Arts dans les années 1970. Il se transforme en Musée d’Art moderne en 1981, puis en Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain (MAMAC) en 1993. Enfin, il devient ce qu’il est aujourd’hui : La Boverie, Centre International d’Art et de Culture (CIAC).

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