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La PME namuroise Vésale Pharma fait le pari de la nouvelle médecine générée par les probiotiques

et ambitionne d’en devenir leader mondial d’ici quelques années.

 

Ils sont 100 000 milliards et nous accompagnent toute notre vie, essentiellement pour notre plus grand bien. On les appelle les probiotiques. Ces bactéries qui colonisent la plupart de nos organes pourraient être le ferment d’un bouleversement thérapeutique et préventif considérable. Une jeune PME wallonne s’en est fait le champion et ambitionne de devenir, dans les trois ans, pas moins que le leader mondial. Pour faire connaissance avec Vésale Pharma, il faut gravir les quelques marches du perron du château de Noville-sur-Mehaigne, près d’Éghezée, un environnement qui tranche avec les cocons high-tech dans lesquels se développent généralement les jeunes pousses du biopharma.

 

Un procédé inédit

Jehan Liénart a lancé Vésale Pharma en 1996 en introduisant sur le marché belge le Bacilac, un premier probiotique destiné à lutter contre la diarrhée. « Économiste de formation, je venais du monde de la publicité et c’est presque par hasard que je me suis investi dans le secteur de la pharmacie. Très vite, j’ai pressenti l’énorme potentiel des probiotiques. Un monde fascinant qui m’a passionné. » En 2007, la société prend vraiment son envol en concentrant toutes ses activités sur les probiotiques et en démarrant des programmes de recherche. Et en 2011, la PME passe à la vitesse supérieure avec le dépôt d’un brevet pour l’Intelicaps®, un procédé inédit de microencapsulation des bactéries. Le défi pour ces organismes vivants, c’est d’arriver sans encombre à destination sans se faire décimer par le pH acide, les sucs digestifs et autres imprévus. Grâce à une membrane protectrice à base d’algues, les probiotiques, qui sont ingérés par voie orale, peuvent poursuivre leur voyage dans l’organisme et s’ouvrir une fois arrivés dans le colon pour y libérer 1000 fois plus de bactéries vivantes et en bonne santé. Le procédé protège également les fragiles probiotiques de la chaleur et de l’humidité, ce qui représente un atout supplémentaire pour le stockage et le transport. Grâce à cette invention qui les distingue de la concurrence et les différentes souches bactériennes déjà brevetées, Vésale Pharma a les moyens de développer une identité qui lui est propre. « Nous consacrons 25 % de nos moyens à la recherche, précise le CEO. Nous avons quatre chercheurs en interne, mais nous travaillons en étroite collaboration avec les laboratoires des universités de Liège, de Gand ainsi que de l’Institut Pasteur de Lille. » Vésale Pharma est désormais un des acteurs qui comptent sur le marché des probiotiques avec une gamme de produits déjà très ciblés dans les domaines de la dermatologie, de la santé féminine, pédiatrique et digestive et de l’immunité.

 

La rigueur scientifique

Une trop grande majorité des probiotiques proposés à la vente aujourd’hui est produite par ceux que Jehan Liénart appelle les « cowboys » du secteur, c’est-à-dire qu’ils proposent des produits où les souches sont en quantité insuffisante ou ne sont pas identifiées. Et c’est là que Vésale Pharma veut faire la différence en mettant en avant la rigueur scientifique de ses recherches avec des procédés galéniques innovants. Parmi ses inventions, citons les Intelicaps®, ou encore des sachets de granules qui se dissolvent immédiatement dans la bouche sans eau. Ils proposent également des souches spécifiques comme cette formule vaginale originale qui contient une souche de lactobacillus habituellement très difficile à reproduire. L’entreprise peut déjà compter sur cinq brevets déposés et trois en cours de développement. On y trouve un traitement contre le muguet buccal, ces mycoses blanchâtres qui apparaissent dans la bouche, mais surtout un produit dont ils attendent beaucoup, à savoir le premier probiotique pour lutter contre l’obésité. « Des tests ont été menés avec les souris et les effets sont stupéfiants. On peut raisonnablement s’attendre à ce qu’il en soit de même chez l’homme », se réjouit Jehan Liénart.

 

Trois filiales

Aujourd’hui, Vésale Pharma vend déjà ses produits dans 30 pays. En cinq ans, la PME a développé, via les foires et les salons, un impressionnant réseau international d’agents qui se chargent de trouver des distributeurs. « C’est l’histoire d’un premier contact, qui en génère un second et ainsi de suite », souligne Éric Poskin, responsable communication. La PME a grandi très vite sans avoir de culture internationale. « On peut gérer et croître dans dix pays à partir d’ici, mais pas dans trente ou plus. » Vésale s’est structuré en engageant par exemple Pierre Iweins, un ancien de la société Kraft Foods qui s’occupera du développement international. Prochaines étapes dans la conquête du monde de l’entreprise namuroise, le développement de trois filiales, une par continent. La première est attendue pour octobre 2016 à São Paulo ; l’année suivante, une joint venture devrait être nouée à Shenzhen en Chine ; enfin, pour 2018, une collaboration avec la Texas A&M University devrait renforcer la crédibilité scientifique sur le continent nord-américain. Pour faire face à l’accroissement attendu de la demande, une unité de production industrielle est opérationnelle depuis début juin à Ghlin, en province de Hainaut. Si le développement se poursuit, Vésale a déjà prévu une nouvelle extension sur un autre site en 2019. Pour couper court aux craintes que pourrait susciter l’internationalisation de son entreprise, Jehan Liénart se veut clair. « À terme, une partie de la production pourrait être assurée dans les filiales, mais de toute manière, notre principal atout, l’Intelicaps®, restera en Wallonie. » Et il ne craint pas davantage les contrefaçons. « C’est une technologie très complexe, sourit-il, qui dépend d’une machine particulière que nous avons aussi brevetée. »

 

Changement de culture

Le probiotique n’est pas un médicament et n’est pas (encore) reconnu comme tel. D’abord parce que le cadre du médicament a été prévu pour du chimique, pas pour du vivant. Et puis, le médicament est une substance curative, alors que le probiotique a une action tant préventive que curative. L’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a décidé que les probiotiques seraient considérés comme des compléments alimentaires et pas comme des médicaments et que, par conséquent, on ne peut pas avancer d’effet santé. C’était compréhensible au début des années 2000 où tout le monde mettait quasiment n’importe quoi sur le marché. Mais aujourd’hui, cela place des acteurs comme Vésale Pharma dans une position inconfortable. Avec les autres acteurs « sérieux » du secteur, ils plaident pour un changement législatif qui devrait également s’accompagner d’un changement de culture. « L’Europe est clairement à la traîne. Nous avons une culture allopathique et pas préventive, contrairement à l’Asie où les probiotiques vont exploser », prédit Éric Poskin. Jehan Liénart ne s’en inquiète pas. Trois fois par an, il prend une cure d’un mois de bifidobacteria et de rhamnosus. Et il en est convaincu, les lignes commencent à bouger. « Aujourd’hui encore, 90 % des médecins prescrivent les probiotiques sans les connaître, mais le changement est en marche. Du côté académique d’abord, on note entre cinq et six publications importantes par jour sur le sujet. Le monde industriel n’est pas en reste puisqu’on assiste, aux USA notamment, à des levées de fonds invraisemblables du secteur pharmaceutique dans la recherche sur les probiotiques. »

 

Aux ordres du colon

« La chimie atteint à ses limites et nous sommes en train de découvrir une médecine nouvelle grâce à une meilleure connaissance des bactéries qui colonisent nos organes et de leur impact majeur sur la santé », relève le Dr Jean-Pol Warzée, Président de la Ligue Scientifique Européenne des Probiotiques (ESLP). Chaque individu dispose d’un microbiote (anciennement appelé flore bactérienne) qui lui est propre. C’est un capital reçu à la naissance qui peut être influencé par l’alimentation. Unique, chaque souche bactérienne de notre microbiote dispose d’un profil et d’une compétence spécifique. Jusqu’à très récemment, on ne connaissait que 20 % des micro-organismes colonisant nos organes. Grâce à la révolution technologique du séquençage génomique et aux progrès de la bio-informatique, nos connaissances font des bonds considérables.

En 1908, Ilya Metchnikov pressentit les vertus immunologiques de la bactérie d’acide lactique présente dans le colon, mais il fallut attendre 2001 pour que l’Organisation Mondiale de la Santé publie la définition officielle du probiotique.

Depuis une dizaine d’années, la séquence s’accélère et de nombreuses études mettent en évidence l’influence des bactéries sur le système nerveux et immunitaire. Il est prouvé que l’intestin, qui héberge ces bactéries, possède son propre système nerveux doté de millions de neurones communiquant entre eux et avec le cerveau. La notion de deuxième cerveau s’impose de plus en plus quand on évoque le colon. Certains en font même le premier, puisqu’il serait, dans l’évolution, antérieur à celui qui se loge dans la boîte crânienne. Presque tous les jours, des chercheurs découvrent de nouvelles interactions entre le cerveau, le système immunitaire et les bactéries. On a ainsi constaté que nous dépendons largement de ces micro-organismes pour synthétiser la sérotonine.

On voit également que des souris élevées dans un milieu stérile développent de l’anxiété et, inversement, on note chez des souris normales soumises au stress une modification en quantité et qualité du microbiote. L’axe intestin-cerveau, comme on l’a appelé, fonctionne donc dans les deux sens. « On découvre aussi que bien des inflammations du système digestif peuvent être à l’origine de différentes pathologies. On parle de l’obésité, de certains diabètes, de la dépression et peut-être même de l’Alzheimer. » L’espoir est là d’apporter des solutions à des pathologies jusqu’à présent incurables. « Ces maladies ont un point commun : elles sont toutes liées à des défaillances immunitaires. Or, l’interaction, le dialogue entre le système immunitaire et les micro-organismes de l’intestin est crucial pour le traitement de ces pathologies », expliquait à l’AFP Pierre Bélichard, PDG de l’entreprise française Enterome Bioscience.

Le traitement avec les probiotiques suscite également de nombreux espoirs en médecine vétérinaire où l’on a pu constater les ravages des antibiotiques. Il est établi qu’après la prise d’un antibiotique, entre deux et six semaines sont nécessaires à notre flore microbienne pour retrouver son équilibre. Avec les probiotiques, rien de tout cela ! On constate, au contraire, qu’ils « boostent » l’immunité de l’animal et optimalisent la bonne assimilation de l’alimentation. « On vient d’une non-connaissance et on est en train de découvrir les prémices d’une nouvelle médecine. Les prochaines années nous réservent encore de belles surprises », conclut Jean-Pol Warzée.

 

www.vesalepharma.com


 

VÉSALE PHARMA EN CHIFFRES
6 850 000 €
Chiffre d’affaires en 2015 (les prévisions pour 2016 sont de plus de 9 000 000 € et de 60 000 000 € pour 2020)
 
2 300 000 €
Chiffre d’export en 2015 (soit une augmentation de 53 %). Les prévisions d’export pour 2016 sont de 4 200 000 €
 
2 800 000 €
Investissements en Research & Development en 2014-2015 (dont 60 % investis par la Région Wallonne)
 
51
Emplois prévus en 2016 (R&D et export compris)
 
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Dans la Grèce antique, l’agora était la place publique, déterminante dans la vie de la cité.

Une affectation et un rôle que le Resort Urbain Agora entend jouer à Louvain-la-Neuve au-delà de son appellation.

Thibault Van Dieren, directeur général d’Eckelmans Immobilier, nous parle de cet audacieux projet.

 

À Louvain-la-Neuve, en plein coeur de la ville, s’est ouvert en septembre 2015 un chantier de grande ampleur. Les fondations du Resort Urbain Agora émergent de terre. À terme, c’est-à-dire en 2018, l’espace qui n’est aujourd’hui qu’un trou béant accueillera le premier complexe hôtelier et résidentiel haut de gamme, intégré et urbain, de Belgique. Un projet résolument contemporain et précurseur, basé sur une offre ouverte de services, à l’initiative du groupe Eckelmans Immobilier.

Une longue maturation du projet et un cheminement prudent ont précédé le lancement des travaux. Retour en 2007. Eckelmans Immobilier, acteur de terrain à Louvain-la-Neuve en tant que spécialiste du logement étudiant, propose aux autorités universitaires, le développement d’un projet de logement novateur pour une clientèle senior. La demande est présente et l’offre quasi inexistante en ville. L’Université catholique de Louvain (UCL) marque un intérêt, mais conditionne son accord à la construction en parallèle d’un hôtel économique 2* à destination d’une clientèle principalement académique. Bref, un lieu d’hébergement confortable et pratique pour ses chercheurs et visiteurs qui fait aussi défaut au centre-ville.

 

©Eckelmans Immobilier
 
Un hôtel sur les bras

Promoteur mais pas hôtelier, le groupe Eckelmans accepte cependant. « Naïvement, nous pensions alors développer un projet global dans lequel nous intégrerions un hôtel qui, une fois terminé, serait vendu », explique Thibault Van Dieren. Après de premières prises de contact avec plusieurs groupes hôteliers de carrure internationale, Eckelmans Immobilier réalise que le secteur n’investit plus dans la brique. Les opérateurs hôteliers se présentent comme des managers, mais n’achètent plus les immeubles. « Une déconvenue pour nous. Nous ne sommes pas hôteliers, que pouvions-nous faire avec un hôtel ? En plus de ne pas investir dans la brique, les hôteliers ne veulent plus engager eux-mêmes le personnel. » Première difficulté.

Deuxième difficulté, le logement senior. Eckelmans Immobilier abordait un secteur qui lui était peu familier. Au départ, le groupe pense s’orienter vers la construction d’une résidence qui offre des services médicalisés. Mais le concept existe déjà dans la région et s’apparente trop à une séniorie classique. Par ailleurs, « les contraintes légales sont lourdes dès qu’il s’agit de soins médicalisés et ce n’était pas ce que nous avions à l’esprit. Nous étions désireux de toucher une clientèle de seniors actifs. L’idée sous-jacente était de construire une résidence moderne pour seniors autonomes, lesquels bénéficieraient de facilités et services quotidiens ».

Troisième difficulté, l’UCL décide d’implanter en ville une auberge de jeunesse. Ce nouvel élément fait à nouveau basculer le projet. « Il n’était plus question pour nous d’avancer sur un hôtel 2*. Les auberges de jeunesse ne sont plus ce qu’elles étaient. Elles offrent aujourd’hui un hébergement sympathique et de qualité. Deux offres de logement similaire, c’est mortel dans une petite ville comme Louvain-la-Neuve. » Solution ? Eckelmans Immobilier, pour éviter la concurrence perdue d’avance, accroche des étoiles supplémentaires à ses futures infrastructures hôtelières et se focalise plutôt sur une clientèle Business nombreuse par la présence de zones d’activités et de recherches dans la ville universitaire et à Wavre, agglomération voisine. Trois difficultés et un triple questionnement que le groupe immobilier transforme en opportunité et force de créativité.

 ©Eckelmans Immobilier

Extension du piétonnier

Retour vers les autorités louvanistes. Le promoteur accepte la condition préalable à l’obtention d’un terrain (construire un hôtel en plus du logement senior) si ce dernier est suffisamment étendu pour développer un projet immobilier ambitieux et rentable. L’UCL est favorable et octroie au groupe un terrain de 30 000 m2, situé entre le lac, l’Aula Magna et la Grand-Place, là où la dalle en béton n’est pas terminée. En effet, tout le centre urbain piéton de Louvain-la-Neuve est construit sur une dalle sous laquelle les parkings sont accessibles via des ascenseurs. Le prolongement de la dalle est prévu de longue date. Il attendait ce projet. La localisation et l’ampleur du projet entérinées, l’idée du complexe (Resort) urbain se dessine. Une offre d’hébergement originale, une infrastructure hôtelière double (3* et 4*) et résidentielle plus vaste (classique et senior) intégrée dans une plate-forme de services communs.

 

Belges et compétents

Le directeur général poursuit : « Acteurs immobiliers à Louvain-la-Neuve, nous nous sommes rendu compte qu’il existait un potentiel de développement pour les offres de séjours de moyenne et longue durée. Et quasi aucune structure professionnelle en Brabant wallon. En 2011, nous avons créé une dizaine de flats équipés, loués pour des périodes comprises entre quinze jours et un an ». Tout s’est rapidement rempli et n’a jamais désempli. Sur base de cette expérience, un appart-hôtel 4* est venu compléter l‘offre du pôle hôtelier, initialement conçu autour d’un seul hôtel 3*. Et la gestion du pôle hôtelier Martin’s Agora est confiée au groupe belge Martin’s Hotels. « Nous avons senti de leur part un intérêt sincère pour le projet. John Martin, arrivé dans le projet en 2014, connaît lui-même très bien Louvain-la-Neuve et a toujours souhaité, sans que jamais l’occasion ne se présente, y ouvrir un hôtel. Comme nous, Martin’s Hotels est une structure familiale belge. » C’est important pour eux aussi de défendre un projet local pour lequel ils engagent leur crédibilité. « Nous avons apprécié leur souplesse dans l’approche du projet. En plus de gérer un hôtel – c’est leur métier –, nous leur demandions également de gérer des services et c’est le seul groupe hôtelier qui a accepté. » Martin’s Agora deviendra le premier pôle hôtelier urbain. « Il existe un seul hôtel plus important dans la région, le Dolce La Hulpe, mais il n’est pas urbain. La force de positionnement du projet est justement d’être au coeur de la ville ! » La société d’exploitation et d’investissement Agora Hospitality, créée pour l’occasion et dirigée par Thibault Van Dieren, assurera le financement de l’hôtel et de ses services, leur management commercial et opérationnel étant confié à Martin’s Hotels.

 

Ouverture sur la ville

Nous sommes au bout du voyage créatif. Le Resort Urbain Agora a enfin trouvé sa forme au bout de dix années de cogitations intenses. Un projet multifonctionnel qui regroupera un complexe hôtelier et un pôle résidentiel. L’ensemble bénéficiera de services de qualité (compris dans les charges locatives pour les appartements seniors loués ou bien à la carte pour les propriétaires des appartements résidentiels) tels que conciergerie, lobby, restaurant, wine bar, City Spa, offre de mobilité.

Un des axes du projet est aussi d’éviter que le Resort soit fermé sur ses résidents dans un réflexe sécuritaire. Même s’il est prévu un jardin privatif, l’ouverture des services vers le grand public est une volonté des concepteurs. « Surtout pas de ghetto ! D’abord pour des raisons économiques. Les infrastructures et les frais de fonctionnement des services sont onéreux et ne pourraient être supportés par les seuls locataires ou clients de l’hôtel. En plus, ce n’est pas dans l’esprit de Louvain-la-Neuve ! » La vocation des services du Resort est de chercher aussi sa clientèle à l’extérieur. « Nous voulons que nos résidents et hôtes mangent, fassent du sport, se détendent avec une clientèle Business, étudiante et touristique », ajoute Thibault Van Dieren. Une mixité générationnelle et fonctionnelle assumée.

 ©Eckelmans Immobilier

Design et personnalisation

Une collaboration avec le bureau d’architecture d’intérieur Kyo-Co dès les premiers dessins est un autre atout du projet. Les appartements destinés aux seniors (en majorité achetés par des investisseurs et loués par l’entremise d’Eckelmans Immobilier) afficheront des prix locatifs relativement élevés, services obligent. Les finitions et prestations intérieures doivent donc être qualitatives. D’une superficie comprise entre 60 à 80 m2, prolongés par une terrasse, les appartements seront préalablement aménagés. Il est cependant prévu que les locataires âgés, souvent attachés à quelques meubles personnels, puissent leur trouver un emplacement de choix. « C’est l’offre inverse pour les appartements résidentiels (occupation par le propriétaire) qui sont entièrement personnalisables. »

 

www.agora-resort.net

www.eckelmans.net


 

QUARTIERS DURABLES

Le Resort Urbain Agora s’inscrit dans le référentiel « Quartiers Durables » de la Région wallonne. Il est basé sur 25 critères couvrant cinq thématiques. Un quartier s’inscrit dans la démarche de développement d’un « quartier durable » s’il respecte au minimum 20 des 25 critères du référentiel, en ce compris la condition posée sur la localisation du quartier (au moins deux critères rencontrés sur les trois premiers (à savoir desserte en train, desserte en bus, tram et métro et mixité fonctionnelle) et les cinq critères identifiés comme primordiaux (à savoir densité, mitoyenneté, espaces verts, liaisons du quartier et mixité des logements).

www.wallonie.be


 

LE PROJET EN CHIFFRES
10
les années nécessaires à la conception et au développement du projet (de 2007 à 2017)
 
200
le nombre total d’emplois, directs et indirects, générés en phase de chantier (100) puis en phase opérationnelle (100), principalement via le complexe hôtelier
 
211
l’offre du pôle hôtelier (108 chambres d’hôtel 3* et 103 apparts-hôtel 4*)
 
450
le nombre de nouveaux occupants / résidents sur le site (dont une grande partie du secteur Business, actuellement peu présent)
 
4000 € / m2
(prix figé et HTVA) : le prix de vente des appartements résidentiels et de services (investissement locatif ou occupation). « Nous sommes à l’aise avec ce montant, car le prix moyen de vente à Louvain-la-Neuve est en moyenne de 3850 €/ m2 pour un parc immobilier qui prend de l’âge », précise Thibault Van Dieren.
 
100 %
55 % des appartements-services et 45 % des appartements classiques sont déjà vendus alors que le chantier vient à peine de démarrer.
 

 

BON À SAVOIR

Particularité à Louvain-la-Neuve, l’Université est propriétaire de tous les terrains. Elle ne vend jamais de terrains, mais les cède sous emphytéose (bail de maximum 99 ans). Une donnée foncière à laquelle personne ne peut échapper. L’Université est maître de tout ce qui se passe dans la ville et quand elle cède un terrain, la motivation doit être forte. Pour la cession d’emphytéose, son accord est incontournable. En conséquence, Louvain-la-Neuve se développe de manière homogène parce que l’UCL a une vision d’avenir urbanistique cohérente. Un avantage pour la ville et un défi pour le promoteur.


 

BIO EXPRESS
1970 — Naissance au Zaïre.
1993 — Diplômé de l’Institut d’Administration et de Gestion à l’UCL.
1994 — Il débute ses activités au sein du groupe Eckelmans Immobilier.
2005 — Initiation du projet Agora.
2015 — Thibault Van Dieren devient administrateurdélégué de la SA Agora Hospitality.
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En transformant une réalité complexe et fluctuante en équations, N-SIDE propose aux entreprises un outil innovant d'aide à la décision stratégique.

 

On est déjà dans un autre monde. Le marché de l’énergie a entamé une mutation qui est loin d’être achevée. L’arrivée d’électricité renouvelable (même si elle ne concerne encore que 27 % de l’offre) a bouleversé la régularité et le volume de production. Le particulier ne s’en rend pas vraiment compte, mais cela devient une donnée essentielle pour l’industriel qui est confronté à des variations de coûts importantes.

Si l’on remonte à moins d’une dizaine d’années, la production électrique était constante et prévisible, l’offre s’adaptait à la demande et les prix variaient de manière linéaire. Avec l’arrivée du renouvelable avec une offre irrégulière et peu de possibilités de stockage, la donne a complètement changé. Il suffit d’une période très venteuse ou ensoleillée pour avoir un gros volume d’énergie produite à coût pratiquement nul qu’il va falloir consommer dans la foulée. Le prix sera modulé en fonction de la disponibilité, ce qui a un impact important pour l’industriel qui en consomme de grosses quantités. Il y a cinq ans, ces variations pouvaient être quotidiennes, mais restaient modérées. Désormais, c’est le yoyo. Ainsi à l’automne dernier, le prix a dépassé de vingt fois la valeur normale suite à une variation imprévisible de la météo. Alors qu’on attendait grand vent, les producteurs éoliens avaient promis à leurs clients de l’électricité qu’ils n’ont pu livrer et ont dû acheter sur le marché. Cette tendance ne peut que s’accentuer à l’avenir. Le prix du photovoltaïque devrait continuer à baisser, les panneaux étant de plus en plus puissants et de moins en moins chers. Aujourd’hui, dans les pays largement ensoleillés, le prix du kWh produit par le photovoltaïque est moins cher que celui produit par les centrales nucléaires, au charbon ou gaz-vapeur. « Pour l’industriel, cette volatilité des prix sur le marché débouche sur un risque et une opportunité. Grâce à nos outils et nos capacités d’analyse, nous pouvons transformer le risque en opportunité », assure Philippe Chevalier, président de N-SIDE.

 

Le bon format d’équation

L’histoire de cette entreprise innovante basée à Louvain-la- Neuve a commencé en 2000, lorsque Philippe Chevalier, professeur de mathématiques spécialisé en recherches opérationnelles à la Louvain School of Management, et Yves Pochet, spécialiste en performance industrielle, s’associent dans la création d’une spin-off. Le duo travaille alors au sein du CORE (Center for Operations Research and Econometrics) où des entreprises peuvent soumettre des cas basés sur leurs besoins d’optimisation concrets. « À la fin d’un de ces projets, on est revenu vers l’entreprise avec un code pour optimiser leur processus de production. Le problème, c’est que l’entreprise ne disposait de personne en interne pour installer et interpréter le logiciel. On s’est rendu compte qu’il y avait un chaînon manquant entre la recherche et l’industrie pour appliquer ce genre de techniques. » Si la recherche opérationnelle n’est pas une discipline nouvelle en mathématiques, le développement des techniques informatiques leur ouvre un potentiel énorme. N-SIDE fait partie de ces jeunes entreprises qui ont fait de l’exploitation du Big Data le cœur de leur métier. L’idée est de rassembler et transformer des données quantitatives et mesurables éparses qui se déversent continuellement en un outil d’aide à la décision. Comme on a affaire à des mathématiciens et des informaticiens, cette aide repose souvent sur un algorithme ou sur des équations créées sur mesure ou déjà disponibles. Actif dans les secteurs de la sidérurgie et de la pharmacie, N-SIDE est devenu aussi une référence sur le marché européen de l’électricité grâce à Euphemia. Cet algorithme permet de calculer chaque jour les tarifs et les volumes d’électricité pour les prochaines 24 heures sur l’ensemble du réseau européen, grâce à son adoption par le PCR (Price Coupling of Regions), organisme qui regroupe 19 bourses européennes de l’électricité. « Notre principale compétence réside moins dans le développement d’algorithmes que dans la capacité à formuler un problème. L’essentiel de notre travail consiste à comprendre les besoins de l’entreprise et à les transposer dans le bon format d’équation », tient à préciser Philippe Chevalier.

 

Des besoins énormes

Alors qu’il s’agit aujourd’hui de mettre en pratique les engagements de la COP21, la pertinence des outils proposés par N-SIDE n’en est que plus éclatante. « Si les neuf milliards d’habitants estimés sur terre en 2050 veulent disposer des mêmes standards de vie que chez nous et que rien ne change, on va droit dans le mur. Soit on sera forcé de vivre de manière plus “primitive”, soit on arrive au même confort de vie en utilisant beaucoup moins de ressources. Les besoins sont énormes, mais les techniques existent. Il faut faire le pas. » Le marché de l’énergie est à la croisée des chemins. Deux tendances se dessinent. Soit on aura des sous-ensembles locaux où les foyers disposant de panneaux photovoltaïques seront plus producteurs que consommateurs ; le Brabant wallon, par exemple, pourrait être autosuffisant et raccordé aux autres provinces pour assurer des dépannages ponctuels. Soit de grosses installations renouvelables seront installées dans le désert africain pour être acheminées vers l’Europe par des lignes à haute tension. « Personne ne sait quelle tendance va prendre le dessus, mais ce qui est sûr, c’est que les marchés seront de plus en plus complexes et volatiles. »

N-SIDE occupe actuellement une trentaine de personnes parmi lesquelles une moitié de docteurs en mathématiques appliquées ou en informatique, un quart d’ingénieurs civils et un quart d’ingénieurs commerciaux. Comme ces compétences très pointues ne sont pas aisées à recruter, on y trouve une dizaine de nationalités différentes, avec une bonne moitié de diplômés de l’UCL.

C’est dans la sidérurgie que l’entreprise a entamé ses activités, l’objectif étant d’optimiser la consommation de toutes les matières premières et d’intégrer tout le processus industriel pour produire de l’acier au coût le plus bas possible. Aujourd’hui, N-SIDE a développé un outil d’aide à la décision stratégique qui repose sur une approche intégrée combinant les aspects techniques (équilibres chimiques et thermodynamiques) et économiques (achat des matières premières et coûts de production). N-SIDE a également innové dans des solutions de gestion dans le domaine logistique en permettant une adaptation plus rapide et plus fluide de la chaîne de distribution et de la gestion des stocks. Bien implanté dans le secteur pharmaceutique, N-SIDE y propose notamment des solutions de modélisation mathématique d’optimisation logistique pour les essais cliniques aujourd’hui adoptées par 12 des 20 plus grandes sociétés du secteur.

 

Extension géographique précoce

N-SIDE propose à ses clients trois types d’offres : un conseil en optimisation stratégique, une aide qui s’appuie sur un logiciel créé sur mesure avec un support d’utilisation et, enfin, un logiciel lui aussi sur mesure que les clients utilisent avec une équipe autonome moyennant une licence. L’entreprise, qui vient de fêter ses 15 ans, dégage 90 % de ses revenus à l’étranger, dont 50 % hors Europe. Une extension géographique précoce qui tient autant à une volonté délibérée qu’à un concours de circonstances. « Très vite, on a compris que dans le domaine sidérurgique, il fallait aller voir plus loin que Charleroi et Liège. Suite à un article publié dans une revue scientifique, nous avons été contactés par des sidérurgistes brésiliens, ce qui nous a permis d’entrer dans le marché américain. » Dans le domaine pharmaceutique, N-SIDE a pu convaincre Eli Lilly and Company d’être son premier client. Quand Lilly s’est repliée vers les États-Unis, la société a demandé à la jeune entreprise belge de venir implémenter son programme d’optimisation sur leur siège d’Indianapolis, car elle ne trouvait pas d’équivalent chez eux. D’autres contrats américains ont suivi.

L’approche mathématique pour l’aide à la décision stratégique dessine une nouvelle frontière où beaucoup de choses restent à faire. Face à l’abondance de perspectives, N-SIDE ne craint pas la concurrence et doit mettre encore beaucoup d’énergie pour vaincre les réticences. « C’est une nouvelle manière de prendre des décisions et certaines entreprises auprès desquelles nous prospectons n’en comprennent pas l’intérêt. » Beaucoup de prospects doutent de la puissance des chiffres et de l’opportunité de tout intégrer dans des modèles mathématiques, comme si une part de décision leur échappait. C’est un type de services nouveau où les références manquent. « Il y a encore une éducation à faire. Rares sont les chefs d’entreprise qui se disent d’emblée “J’ai besoin d’un bon management opérationnel”. Notre réponse, c’est de développer un outil sur mesure, car toutes les entreprises ne fonctionnent pas de la même manière. Cela paraît plus évident quand on commence par établir une maquette informatique de l’entreprise avec laquelle on étudie les flux. C’est donc à certains égards une démarche qui n’est pas naturelle et qui n’est pas bon marché non plus. Pourtant, les gains sont énormes et le payback se compte en mois bien plus qu’en années ! »

 

 www.n-side.com


 

N-SIDE EN CHIFFRES
4 000 k
4 millions de chiffre d’affaires en 2015 avec 40 % de croissance. 90 % à l’international, dont 50 % hors Europe
 
35
En 2016, l’objectif est de 25 % de croissance et un accroissement de l’équipe à 35 personnes
 

 

PHILIPPE CHEVALIER PRÉSIDENT

Ingénieur civil en mathématiques appliquées de l’UCL, il a obtenu un Master en Operations Research au MIT. Il occupe la présidence de N-SIDE, qu’il a cofondé en 2000, et continue à enseigner la recherche opérationnelle à la Louvain School of Management.

JACQUES PRALONGUE CEO

Ingénieur civil de l’ULB il a participé au développement commercial de spin-off universitaires (Leuven Measurement Systems, Numeca International). Il a rejoint N-SIDE en 2014 pour y occuper le poste de CEO.

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Qu’il pleuve, qu’il vente ou que la pente fasse 10 degrés, Jérôme Robert et Olivier Bringard convoient à vélo vos petits ou gros colis.

L’un basé à Namur et l’autre à Mons, ils sont de vrais symboles d’une économie wallonne en pleine mutation vers l’entrepreneuriat et le durable.

Rencontre avec ces fous du guidon.

 

Quand avez-vous lancé votre activité et d’où vous est venue l’idée ?

Jérôme — Enseignant de formation et depuis plusieurs années dans une association de sensibilisation à l’environnement, j’avais envie d’une réorientation professionnelle. J’ai passé plusieurs mois à réfléchir à la conception du Coursier Mosan, avant de me lancer, en 2011, dans le parcours de création d’entreprise. Je suis devenu véritablement indépendant en 2012.

Olivier — J’ai entendu parler de Jérôme par la presse. On s’est rencontré en 2013. À l’époque, je conseillais des indépendants et des entreprises. J’ai eu envie de me lancer dans ma propre aventure entrepreneuriale et d’être enfin sur le terrain. J’aimais le vélo depuis tout petit, j’ai donc voulu tenter ce projet de Coursier Montois ! Bien sûr, c’est une autre manière de faire du vélo, car on est dans le secteur du transport, plus que dans celui du vélo…

Très vite, vous avez eu envie de travailler ensemble. Quels sont les avantages de cette association ?

J. — Le secteur du transport s’avère très concurrentiel. Deux indépendants qui commençaient avec deux petites structures, on avait tout intérêt à se serrer les coudes. On a très vite travaillé à la standardisation des produits, à une manière de tarifer et à la communication pour renvoyer une image plus professionnelle et être ainsi mieux vus par le marché. Mais pour moi, ça a surtout été décisif d’un point de vue humain : s’apporter un soutien mutuel. Sans l’entraide, on se disperse et, pour ma part, j’aurais sans doute arrêté…

O. — S’associer au sein d’une structure, c’était aussi la possibilité d’aller chercher des financements sous forme de crowdfunding ou de décrocher une bourse d’étude de faisabilité via la SAWB* et leur programme Impulcera. Le Coursier Wallon nous permet d’être plus visibles et de rejoindre, en tant que membre, des structures comme Logistics in Wallonia, le pôle de compétitivité wallon pour le secteur du transport et de la logistique. Nous devenons ainsi des acteurs à part entière du secteur et nous participons à son évolution.

Faire évoluer les mentalités en matière de transport de marchandises fait partie de la philosophie de votre entreprise, n’est-ce pas ?

O. — Tout à fait, mais l’abord n’est pas forcément « que » écologique. En fait, c’est l’efficacité qui a guidé notre choix et celui de nos premiers clients. Le vélo est avant tout un outil efficace, qui correspond bien à la mobilité en ville. On se faufile, on improvise un itinéraire bis et on échappe aux embouteillages plus facilement. Namur et Mons ont des configurations similaires avec un centre historique où le tourisme a pris de l’ampleur. La mobilité doit s’y réinventer. C’est la deuxième raison de notre choix : participer à l’amélioration du cadre urbain en provoquant moins de nuisances sonores ou visuelles que de gros engins à moteur. J’aime beaucoup l’idée de redonner l’envie de vivre dans sa ville, d’y pratiquer une économie plus locale et circulaire qui réintègre les petits commerces « coups de cœur » plutôt que les gros centres commerciaux des périphéries. D’un point de vue pratique, c’est une activité porteuse qui nécessitait un minimum d’investissements… Puis, plus personnellement, j’aime la sensation de liberté qu’offre le vélo.

Et vous modernisez un vieux métier !

O. — Oui, on l’a peut-être un peu oublié, mais, historiquement, les vélos ont été inventés pour le transport ! À Copenhague, on a retrouvé pas mal de photos de vieux vélos de coursier. Là-bas, les infrastructures ont fait perdurer cette fonction du vélo**. Mais, chez nous aussi, on a besoin de services en ville. Le Coursier Wallon propose une vraie alternative et joue la carte de la proximité. On parle plus facilement à un coursier à vélo qu’à un chauffeur-livreur. Ce qui nous permet de faire remonter des informations précieuses à nos clients.

Qui sont ces clients qui font appel à vous ?

O. — Les commerçants, qui ont parfois tout intérêt à rester dans leurs magasins pendant que nous nous occupons de livrer leurs clients ; les professions libérales pour lesquelles nous transportons des documents ; des pharmacies, etc. De manière générale, nos clients comprennent que cela coûte moins cher de faire appel à des professionnels que de débaucher des employés pour faire des livraisons. Et les particuliers ou les traiteurs apprécient particulièrement notre service sur-mesure et notre flexibilité.

J. — Amnesty International, depuis 2 ans, nous confie la livraison des bougies de leur campagne annuelle. C’est une belle preuve de confiance. Par ailleurs, on aimerait capter un peu plus les secteurs médical et universitaire ainsi que les administrations communales, provinciales, régionales qui, à Mons ou à Namur, sont multi-sites et pourraient apprécier nos services.

Quelle est la journée type du Coursier Wallon ?

J. — On fait tout ! « Le patron est sur le vélo », c’est notre leitmotiv. On doit inévitablement consacrer du temps à la gestion et, à Namur, depuis deux ans, j’ai la chance d’avoir un, voire plusieurs collaborateurs réguliers. Mais pour savoir de quoi on parle, il faut être sur la selle et essayer d’y rester un maximum…

O. — Il n’y a pas vraiment deux jours semblables. On s’adapte aux difficultés et, tous les matins, on voit petit à petit le fruit de notre travail. On participe à notre manière à une ville avec plus de bien-être. C’est clairement une des parties les plus enrichissantes de ma vie professionnelle. On reçoit très régulièrement des retours positifs et des encouragements. On se sent vraiment supporté par le citoyen.

Aujourd’hui, votre ambition est de développer les activités du Coursier Wallon. Y a-t-il d’autres villes wallonnes intéressées ?

J. — À court terme, il faut d’abord consolider le volume de travail pour atteindre nos objectifs de rentabilité financière. On n’a plus besoin de prouver qu’il y a un enjeu de transporter à vélo, mais il y a toujours énormément de gens à convaincre qu’ils pourraient faire appel à nous !

O. — 2016, Année du Vélo, va vraiment être une année-clé pour le Coursier Wallon. Notre but est de parvenir à engager du personnel, d’augmenter notre disponibilité et notre visibilité pour intercepter plus de livraisons, dans l’e-commerce notamment.

 ©DOC Coursier Wallon
 

www.lecoursiermosan.be/coursier-wallon


 

* Solidarité des alternatives wallonnes et bruxelloises est une fédération pluraliste d’entreprises d’économie sociale. Ni secteur privé classique, ni secteur public, l’économie sociale est généralement considérée comme un troisième secteur. Les actions de SAW-B visent à soutenir l’émergence de nouvelles structures d’économie sociale et le développement d’entreprises existantes.

** Pour aller plus loin : le film “Demain”, en ce moment dans nos salles de cinéma, évoque, entre autres thématiques, les avantages de la mobilité à vélo à Copenhague.


 

UNE MULTITUDE DE RÉCOMPENSES

« Outre la bourse Impulcera, le Prix Mercure de la Ville de Mons destiné aux entreprises locales a donné un véritable coup de boost, c’est vrai. Puis, surtout, le système de couveuse d’entreprises de Sace ou de Job’in aide vraiment ceux qui, comme nous, se lancent dans les services. Nous sommes membres de l’European Cyclists’ Federation et, chaque année, nous participons au Festival International du Cycle Utilitaire de Nijmegen aux Pays-Bas. Il y a aussi des exemples de bonnes pratiques de vélo cargo à suivre à La Rochelle ou Monaco où l’on empêche les camions d’entrer en centre-ville ; ou à Nantes où le projet “Les Boîtes à vélo” permet le partage d’infos entre plombiers, médecins, coursiers, etc. », nous explique Olivier. En outre, leurs partenariats à Bruxelles (Dioxyde de Gambettes), Gand, Courtrai ou encore Liège leur permettent de fédérer une communauté d’échanges de bonnes pratiques et, peut-être plus tard, de lobbying.

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Spécialisée dans le blindage, l’allongement et l’aménagement intérieur de véhicules de luxe, l’entreprise Carat Duchatelet est un fleuron liégeois.
L’entrepreneur Jean-Paul Rosette y perpétue la stratégie de son fondateur.
Protection balistique élevée, travail artisanal de qualité et sur-mesure, proche de la perfection font la réputation de ce joyau ardent.

 

Quand on pose son regard sur les véhicules entreposés dans l’usine liégeoise, on ne remarque pas de différences par rapport aux modèles d’origine. C’est en regardant de plus près que l’on se rend compte de l’ampleur du travail. Prenons l’exemple d’une Mercedes S600. Elle a été démontée puis reconstituée entièrement. Au menu, un allongement de 60 cm en longueur et 10 cm en hauteur. Les vitres ont été épaissies de 50 mm. Les pneus Michelin Pax permettent, après crevaison, de parcourir encore 80 à 100 km pour pouvoir « échapper » à ses assaillants. Aménagement luxueux à l’intérieur et nouvelles technologies procurent un confort optimal. Cette voiture achetée au départ 60 000 € en vaut 700 000 € après la transformation opérée. Elle partira bientôt pour le Moyen-Orient.

 
©DOC Carat Duchatelet
Artisanat

Du démontage à l’assemblage, toute la « customisation » est réalisée en interne. Treize métiers sont réunis et collaborent sous le même toit : le design, l’ingénierie, le travail des métaux et le blindage (châssis et portes), la peinture, l’électricité, l’électronique, l’ébénisterie, la boiserie, le garnissage cuir, le choix des matériaux composites et les ajustements. Un vrai travail d’orfèvre. Il est d’ailleurs plus difficile de trouver des artisans de qualité que de remplir le carnet de commandes.

Frédéric Duchatelet, fondateur et actuellement consultant pour le marché asiatique, a tenté de travailler avec des sous-traitants. Mais le niveau de précision et de qualité requis n’est pas à la portée de tous. « Au fil des années, j’ai ajouté des métiers pour réaliser tout sous le même toit. C’est une force par rapport à nos concurrents qui sous-traitent. Nous arrivons ainsi à un haut niveau de qualité. » Quels sont les principaux concurrents ? Les constructeurs automobiles essentiellement. « La finition est parfaite, le blindage épouse parfaitement la forme du véhicule », affirme Jean-Paul Rosette, actuel PDG de Carat Duchatelet. Ce qui explique qu’il faille entre quatre et dix mois pour produire un véhicule. On est loin du travail à la chaîne. Tout est possible selon les souhaits du client. Tout en restant dans le non ostentatoire, la discrétion.

 ©DOC Carat Duchatelet

Une fiabilité à l’épreuve des balles

À qui sont destinés ces bijoux de sophistication ? Premiers ministres, chefs d’État et membres de familles royales en Asie, Afrique et Moyen-Orient essentiellement. Ces clients d’exception, VVIP (Very Very Important Persons), ne lésinent pas sur les moyens. On ne badine pas avec la sécurité. La société offre un niveau élevé de protection balistique. « Carat Duchatelet est leader au niveau de la précision », affirme Frédéric Duchatelet. Les matériaux résistants aux balles sont rigoureusement testés. Un couloir de tir permet de vérifier leur efficacité. Que pèse une vitre blindée résistante aux balles perforantes ? 47 kg, alors que le poids d’un vitrage courant ne dépasse pas les 3 kg.

 

Une brillante métamorphose

Frédéric Duchatelet est depuis toujours passionné par les véhicules de prestige. Propriétaire d’une carrosserie et mécanicien de talent, il entreprend, dans les années 1960, la transformation et la rénovation complète, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, d’une ancienne Porsche. Il lui redonne un second souffle. Fier de son travail, il l’inaugure sur la Côte d’Azur en compagnie d’un ami. Il choisit de la garer devant un grand hôtel à Cannes et à Saint-Tropez, aux côtés de véhicules d’exception, Ferrari et Rolls. Sa réalisation exclusive attire les regards et suscite l’admiration des passants. « Elle a eu énormément de succès, j’ai dit à mon ami qu’il fallait absolument que je fasse quelque chose. J’ai modifié une trentaine de Porsche, avec davantage de transformations et d’aménagements », confie le fondateur du fleuron liégeois. Il existe alors un créneau pour les voitures de luxe faites sur mesure et exclusives.

C’est lors d’un voyage d’affaires au Moyen-Orient que lui est venue une nouvelle idée. À l’époque, la Mercedes Classe S, moins prestigieuse qu’une Porsche, une Rolls ou une Bentley, était considérée comme « la meilleure routière au monde ». Pour certains clients, elle était destinée aux déplacements professionnels la semaine, tandis que la Rolls prenait le relais le week-end. Frédéric Duchatelet décide alors d’en faire une des voitures les plus luxueuses en la personnalisant. Il présente sa première réalisation au Salon de Genève fin des années 1970. C’est également durant cet événement qu’il y découvre un vif intérêt pour de nouveaux services, le blindage et l’allongement de véhicules. « J’ai voulu développer des véhicules avec une certaine classe pour des clients qui désiraient une voiture spéciale, mais discrète. J’ai réalisé des aménagements que Mercedes ne faisait pas à l’époque. » Pionnier dans le genre, Frédéric Duchatelet a ouvert une porte, que d’autres ont poussée par la suite. « Sans aucune prétention, ils n’avaient pas la même stratégie. La nôtre, c’est la qualité et la satisfaction du client. C’est de cette façon que j’ai construit l’image de marque de Carat Duchatelet », et ce, avec un rayonnement international.

 J-P Rosette, PDG, et F. Duchatelet, fondateur - ©DOC Carat Duchatelet

La continuité

Début des années 2000, le fondateur revend à un grand groupe américain. Mise à mal par ces derniers, l’entreprise liégeoise est déclarée en faillite en mai 2014. L’homme d’affaires liégeois Jean-Paul Rosette, via sa société Capital People, procède au sauvetage de Carat Duchatelet. C’est notamment grâce à la participation de fonds publics et au soutien de la Région wallonne via la Sogepa (Société de gestion et de participation) que la fierté ardente revient entre de bonnes mains, wallonnes qui plus est.

Assurer la reprise de Carat Duchatelet a été pour Jean-Paul Rosette une « grande opportunité ». Passionné de sports automobiles et amateur de vitesse, il compare les belles voitures à des objets d’art. Entrepreneur, il connaît déjà la reprise d’entreprises en difficulté. Sa société FleXos Holding a racheté fin 2011 un éditeur français de logiciels ClariLog. Selon lui, en affaires, les miracles n’existent pas. « Nous sommes revenus de zéro avec les problèmes que l’entreprise a connus. Certaines personnes n’y croyaient pas, j’étais pratiquement le seul. Pour réussir, il faut y croire et faire confiance aux personnes avec lesquelles on travaille. C’est une responsabilisation. » Frédéric Duchatelet est plutôt ravi du management. « Les nouveaux propriétaires suivent la stratégie sur laquelle j’ai bâti Carat Duchatelet dans le monde entier, ce qui n’était pas le cas avant. C’est une grande satisfaction de travailler avec cette nouvelle équipe. »

Pour Jean-Paul Rosette, « le décollage est réussi, maintenant il faut continuer l’ascension ». C’est donc en très bonne position, presque deux ans après la reprise, que l’entreprise souhaite diversifier ses activités en deux branches. D’abord, aux côtés de véhicules réalisés à la demande, la société souhaite produire un stock de voitures haut de gamme sécurisées pour pallier le délai de fabrication. Par ailleurs, Carat Duchatelet revient aux premières amours de son fondateur : la restauration et l’aménagement de véhicules anciens d’exception.

La ligne « Carat Duchatelet Classic » entend faire profiter les propriétaires belges, et européens en général, du savoir-faire qui a fait le renom de l’entreprise dans le monde entier. Jean-Paul Rosette explique la démarche du management actuel. « Cela permet aussi de lisser les charges et de donner du travail au personnel quand il y a des trous dans le planning. Cela s’adresse à des propriétaires de véhicules de valeur, avec un certain standing. » Certains propriétaires souhaitent restaurer un ancêtre à l’identique. Mais d’autres préfèrent ajouter une plus-value. Le but est donc de partir de la base classique en faisant du « néo-rétro ». Selon l’ambitieux PDG, il y a une réinterprétation du modèle à la Carat Duchatelet. Pour le moment, le travail est encore en cours sur les couleurs, les imprimés, les matières des aménagements intérieurs afin notamment de mettre en valeur l’esprit de la Cité ardente.

La société liégeoise remonte la pente avec détermination et audace et se donne les moyens de ses ambitions. Le carnet de commandes est déjà garni jusqu’à la fin de l’année. Sur les 16 000 000 € de chiffre d’affaires prévus pour 2016, la barre des 12 000 000 € a déjà été atteinte. À l’horizon 2020, Carat Duchatelet espère parvenir à un chiffre d’affaires de 50 000 000 € avec un bénéfice de 5 500 000 €.

 ©DOC Carat Duchatelet

www.caratbyduchatelet.com


 

ANECDOTE : EN VOITURE, ALBERT

Souvenez-vous du mariage du Prince Albert de Monaco et de Charlène Wittstock en juillet 2011. Le couple princier à la pointe de la modernité avait opté pour une Lexus Hybride en guise de carrosse. La LS 600h Landaulet made by Carat Duchatelet a permis aux tourtereaux de parader dans la principauté. Sa particularité était notamment son toit en plexiglas amovible, conçu en cas de pluie.


 

CARAT DUCHATELET EN QUELQUES CHIFFRES
13
13 métiers dans la même maison : design, ingénierie et production
 
49
29 employés ont été engagés à la reprise. Après 21 mois, on a atteint les 49 employés.
 
120
Allongement de véhicules jusqu’à 120 cm de longueur et 10 cm de hauteur
 
1 000 k
Un véhicule coûte en moyenne 1 000 000 €
 
20
La production d’un véhicule prend entre 4 et 10 mois. Une vingtaine de voitures sort de l’usine par an.
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2015 Trafics du Port autonome de Liège : une année remarquable !

Une année 2015 inscrite dans la performance pour le Port autonome de Liège qui affiche des résultats très positifs et confirme la pertinence de ses choix stratégiques et la réussite de sa reconversion :

 un chiffre d’affaires en hausse de 6,82 % soit 254.809,90 € de plus pour atteindre le montant de 3.990.723,88 € ;

 une progression de 8 % des tonnages transportés par la voie d’eau qui atteignent le résultat de 14.594.172 tonnes ;

 un accroissement important des tonnages routiers (+ 13 %) et ferroviaires (+ 26 %), qui cumulent respectivement à 3.656.112 et à 1.572.660 tonnes ;

 un trafic global (eau-rail-route) de 19.822.944 tonnes (+10%) ;

 une progression remarquable enfin, de 27 % du trafic conteneurs qui correspond à 8.726 conteneurs supplémentaires transportés, avec un total de 40.665 équivalents vingt pieds.

Willy DEMEYER, Président du Port autonome de Liège : « Je félicite l’autorité portuaire liégeoise et l’ensemble de ses concessionnaires pour une année 2015 particulièrement positive grâce aux nombreux efforts accomplis en faveur du développement des trafics par la voie d’eau. Ces excellents chiffres nous encouragent à la poursuite du développement et de la diversification des activités portuaires en région liégeoise. Je m’en réjouis. »

Emile-Louis BERTRAND, Directeur général du Port autonome de Liège précise : «Le Port autonome de Liège démarre l’année 2016 dans un contexte très favorable, à l’image de 2015 caractérisée comme une année de croissance. Ces remarquables résultats sont atteints grâce au dynamisme des entreprises privées concessionnaires du Port autonome de Liège.  Ils confortent  le Port autonome de Liège dans sa volonté de poursuivre sa politique d’investissement ambitieuse, en partenariat avec tous les acteurs du port dont la Wallonie et les entreprises concessionnaires. Son objectif est de continuer à contribuer pleinement au redéploiement économique de la Province de Liège et de la Wallonie. »

Pour rappel, le complexe portuaire liégeois représente 8.900 emplois directs et 13.200 emplois indirects.

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 Situé non loin de Marche-en- Famenne, la société Revatis explore les possibilités qu’offrent les cellules souches en matière de médecine vétérinaire régénérative.

Son fer de lance : les cellules souches d’origine musculaire et la constitution d’une biobanque.

 

Véritable pôle technologique de la région marchoise, le Novalis Business Center s’affirme comme le creuset des dernières innovations en matière de science du vivant. Réparti sur quatre niveaux, ce centre d’entreprises high-tech comprend bureaux, laboratoires et autres salles de réunion. Plusieurs sociétés y ont établi leur quartier depuis l’inauguration du complexe de 7228 m² fin 2014. La première à s’y être installée ? Revatis. Cette spin-off de l’Université de Liège valorise les travaux de plusieurs départements universitaires, à savoir la clinique vétérinaire équine, le centre de recherche fondamentale (CORD ou Centre de l’Oxygène Recherche & Développement) et le centre de recherche appliquée (Centre Européen du Cheval à Vielsalm). « La meilleure façon de valoriser les produits de la recherche issus de la faculté vétérinaire est encore de créer une spin-off », explique Jean-Philippe Lejeune, docteur en médecine vétérinaire et business development manager de Revatis. Le projet de l’entreprise porte sur la médecine régénérative équine. « Nous travaillons essentiellement sur les pathologies du système locomoteur du cheval. Ces dernières constituent les principales causes de réforme chez le cheval de sport. Les traitements classiques, comme les anti-inflammatoires et les anti-douleurs, offrent un résultat rapide mais peuvent parfois hypothéquer la carrière de l’animal à plus longue échéance. Au contraire, la médecine régénérative vise à réparer des tissus ou des organes endommagés par des tissus vivants fonctionnels. Il s’agit d’une méthode qui tient compte du long terme. »

 

Une approche préventive

Revatis propose plusieurs approches de médecine régénérative, dont la thérapie matricielle et la thérapie avec facteurs de croissance. Mais le core business de la spin-off repose sur la valorisation d’un brevet issu de la recherche sur les cellules souches équines d’origine musculaire. « En tant que cellules pluripotentes, les cellules souches favorisent, par exemple au niveau d’un tendon, la restauration d’un tissu élastique et fonctionnel, explique Jean-Philippe Lejeune. Nous travaillons en étroite collaboration avec les vétérinaires. Nous leur proposons un kit de prélèvement afin qu’ils pratiquent une biopsie musculaire sur le cheval. Notre travail consiste ensuite à placer la carotte de muscle en culture pour développer des cellules souches. Le but est de constituer une biobanque de cellules souches pour que chaque animal puisse disposer d’une réserve en cas de nécessité. Cette approche préventive permet de résoudre le problème de délai entre le prélèvement et la disponibilité des cellules. » En tant que business developpement manager, Jean-Philippe Lejeune assure la constitution d’un réseau de partenaires issus des mondes vétérinaire et de la cavalerie. « La revalidation des animaux traités peut prendre de trois à six mois. C’est pour cela qu’il est intéressant de rester connectés aux professionnels qui assurent le suivi du cheval. » Plusieurs méthodes se partagent le marché de la thérapie cellulaire. Les cellules souches peuvent être obtenues à partir de tissus adipeux, du cordon ombilical, ou encore de la moelle osseuse. « L’avantage de notre brevet est qu’il repose sur une technique très peu invasive, qui peut être pratiquée en routine sur un cheval de compétition. » La culture des cellules souches se pratique au sein même du Novalis Business Center. Revatis y occupe des laboratoires à la pointe de la réglementation sanitaire. « Nous voulions anticiper la législation sur les cellules souches, qui sera prochainement transposée à la médecine vétérinaire. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons choisi de nous implanter dans cette infrastructure marchoise. En tant qu’entreprise qui débutait, nous ne voulions pas investir dans la construction d’une infrastructure aussi coûteuse. »

 

Outre-Atlantique

Créée en novembre 2013 dans la foulée d’une première spin-off, Revatis occupe aujourd’hui trois équivalents temps plein, dont un secrétaire, un technicien et un chercheur vétérinaire. Son implantation au sein du Novalis Business Center fin 2014 lui a permis de développer des synergies avec les équipes du groupe CER. « Nous bénéficions de l’appui de personnes ressources au niveau du contrôle de la qualité de la production et de l’aspect Recherche & Développement, observe Jean-Philippe Lejeune. Par ailleurs, notre situation géographique répond à des critères de proximité par rapport à la maison mère – notre siège social se trouve toujours à la tour Giga de Liège. » Le conseil d’administration de la spin-off s’articule autour du Professeur Didier Serteyn, docteur en médecine vétérinaire et l’un des principaux architectes de la technique brevetée. « Nous avons la chance d’avoir un conseil d’administration motivé par l’aboutissement d’un projet et pas seulement par des questions de rentabilité », poursuit Jean-Philippe Lejeune. La spin-off espère toutefois atteindre son seuil de rentabilité d’ici deux à trois ans. « Notre but est de valoriser notre brevet, en médecine humaine notamment. Mais cela ne pourra se faire qu’à travers un réseau de partenaires équipés pour l’aspect humain. L’objectif n’est pas de se limiter à un produit, mais de continuer à alimenter la recherche. » En Belgique, la structure est notamment soutenue par l’intercommunale Idelux et la Région wallonne, qui prend en charge certains projets de recherche appliquée. Mais des perspectives transatlantiques se dessinent déjà pour la société, qui bénéficie pour cela du soutien de l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements Étrangers (AWEX). « Des démarches sont actuellement entreprises pour exporter le concept de biobanque à l’étranger, aux États-Unis notamment. Le versant US de la société Revatis est en phase de création au sein du Research Valley Innovation Center de College Station, au Texas. Les premiers contacts ont lieu avec la FDA, agence américaine du médicament, pour définir le positionnement de notre produit. »

 

www.revatis.com

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