Waw magazine

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Des copains, du talent, de l’imagination. Des jeux video, des plateformes, le virtuel et la troisieme dimension. Les ingredients d’un studio de developpement delirant. Fishing Cactus, une entreprise bizarroide.

Il était une fois… deux virtuoses du monde artificiel, Bruno et Julien. Le grand groupe d’édition et de développement européen de jeux 10Tacle, dans lequel ils travaillaient et se côtoyaient, était actif dans le domaine du game-design jusqu’au jour où une zone de turbulences emmèna la société à la faillite en 2008. Les deux jeunes hommes décident alors de prendre le taureau par les cornes. C’est ainsi qu’ils combinent leurs forces et mettent sur pied les projets ambitieux qu’ils avaient en tête depuis tout ce temps pour créer leur propre boîte de développement au nom surprenant de Fishing Cactus. « Une appellation à l’origine tue pour des raisons top secrètes ! », s’amuse à expliquer Silvia, responsable des relations publiques.

C’est donc sur les cendres de 10Tacle que Fishing Cactus, reconnu aujourd’hui comme le développeur officiel de jeux vidéo pour Microsoft, Apple et Nintendo, a vu le jour en 2008. Tout a commencé dans la cave d’une ancienne maison à Cuesmes où les spécialistes du design, de la programmation, du graphisme et du développement se retrouvent pour partager leurs idées et leur passion pour les jeux vidéo. Ils vont convaincre Ramsès et Maxime — anciens employés, eux aussi, de 10Tacle — de les rejoindre. L’équipe des moins de trente ans s’est donc rapidement agrandie.

De la cave au garage, ils prennent leurs quartiers à Mons, dans un open space aux allures de loft industriel. En 2013, ils investissent dans un nouvel immeuble, plus spacieux et plus caractéristique, qui sera entièrement customisé par leur mascotte : le cactus.

Une famille hors pair

En attendant leur nouveau QG, l’équipe de Fishing Cactus occupe une grande salle tamisée, qui, tel un bunker, ne laisse pas filtrer la lumière extérieure. Il y a évidemment un cactus — un vrai ! — pour l’accueil, des murs et des bureaux décorés à la façon des employés et, bien en évidence, un cactus géant au sourire ravageur. Le tout dans une atmosphère détendue et bon enfant. Car ici, « quand on sort, on sort tous ensemble ! », confie Silvia, l’Italienne à l’accent prononcé. Et Andrea, designer depuis trois ans à Fishing Cactus, d’ajouter : « C’est un lieu où boss et employés sont sur la même plateforme. Notre petite équipe coopère chaque jour. Les projets mis en place doivent motiver l’ensemble des membres, ils sont soumis au regard de chacun et doivent plaire à tous. » « Les premières personnes à convaincre, c’est l’équipe ! », surenchérit l’artiste au style décontracté. Fishing Cactus tend donc à responsabiliser ses employés. Une sensibilisation qui passe aussi par l’investissement. Devenue à présent société par actions, l’entreprise mobilise son personnel à investir en ses lieux.

Une petite industrie… de grands produits

La grande famille, dont le cadet a 22 ans et l’aîné 31 ans, ne compte pas moins de 32 employés à l’imagination débridée et à l’analyse fine du secteur des jeux vidéo. Outre les casual games, les jeux traditionnels destinés au grand public, près de 50 % de leur marché concerne les serious games. Le lauréat des casual games, c’est Paf le Chien avec plus de 20 millions de joueurs de par le monde. Cette version mobile et très ludique consiste à envoyer le chien le plus loin possible après lui avoir donné un coup de pied. Une victoire lorsqu’on sait que l’application a été la plus téléchargée en France en 2011. Cette industrie vidéoludique a pour objectif premier de concevoir des jeux vidéo originaux, et ce, de l’idée à la mise en pratique sur plusieurs supports. C’est dans ce but que Mojito, leur moteur multiplateforme interne, a été créé de manière à distribuer les jeux vidéo sur différentes plateformes. Du mobile à la console, en passant par l’ordinateur, la plupart des jeux conçus par Fishing Cactus sont transposables.

Quant à la gamme de produits de la branche serious games, il s’agit de jeux ludiques à vocation pédagogique, d’apprentissage ou d’entraînement . Prenons l’exemple du programme R.O.G.E.R. — encore au stade expérimental et de dévelop-pement —, qui est destiné aux personnes qui pâtissent d’une défaillance cognitive ou intellectuelle, comme dans le cas de patients souffrant de la maladie d’Alzheimer. En cours d’études auprès d’une dizaine de cliniques de recherche à Bruxelles, ce jeu vise à reconnecter les synapses des patients afin qu’ils parviennent d’eux-mêmes à se souvenir de certaines actions à accomplir face à une situation particulière : mettre son maillot de bain dans la valise avant de partir au soleil. 

Vers les frontieres… et au-dela

C’est bien grâce à un seul axe d’exploitation que Fishing Cactus a pu convaincre la Région wallonne : les casual games. Cette petite entreprise, qui n’a pas connu la crise, a été récompensée par l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements (AWEX). Elle a raflé, cette année, le prix « Tremplin à l’exportation » grâce à un taux d’exportation n’excédant pas la barre des 70 % pendant trois exercices consécutifs. Mais pas seulement ! Fishing Cactus a rempli tous les critères pour endosser parfaitement le rôle de lauréat. Entre autres, son volume d’exportation s’est considérablement accru en l’espace de quelques années. La bande de copains a su démontrer qu’elle contribuait activement à la promotion de la qualité et du savoir-faire wallon hors des frontières belges et a été félicitée pour cette prouesse. Le succès grandissant, le studio de développement a dépassé, pour l’année 2011, le quota des produits exportés. Leur nombre de fans ne cesse d’évoluer. Les joueurs chinois, américains et japonais s’arrachent le téléchargement des jeux vidéo les plus emblématiques de Fishing Cactus comme Shift, sur iPhone, avec 16 millions de joueurs.

Seule au monde

À la conquête des marchés internationaux, Fishing Cactus enregistre à son palmarès plus de cinquante jeux différents disponibles sur une large gamme de plateformes digitales, Androïd, Windows, Xbox, iPhone, PC, Mac, Nintendo. D’ailleurs, parmi les forces de Fishing Cactus, on retrouve sa capacité à réagir simultanément sur tous les supports. Ce n’est pas tout. En Belgique, rares sont les studios de développement proposant des serious games aux entreprises, collectivités ou services publics. La concurrence locale est pour ainsi dire nulle. Et aux frontières du numérique, elle est inexistante. Mais d’autres forces, plus subtiles, font de Fishing Cactus une industrie qui travaille avec de grands partenaires comme Disney, SEGA, BigBen ou encore Ubisoft. « On a tous une histoire particulière. On a tous travaillé dans une grosse boîte où il n’était pas permis d’exprimer sa créativité », explique la jeune Sophie, assistante en relations publiques. Et d’ajouter : « Ici, notre opinion compte et c’est ce qui fait la différence sur un projet. Notre créativité est sans limites et comme nous ne sommes pas bridés, on réalise des merveilles ! » Mais pour répondre aux exigences de ses clients et respecter les délais, Fishing Cactus se doit, parfois, de refuser certains projets. « On ne peut pas grandir trop vite pour prévoir un développement durable de la société. On n’a pas envie de prendre trop de risques sur des gros projets si on ne peut pas garantir de livrer à temps ! », confie Silvia.

Des Creatures tant attendues

Le plus gros studio de développement en Wallonie refuse, certes, de gros projets mais a aussi du travail à en perdre la tête. Outre lacréation de jeux ludiques de découverte et de parcours pour Mons 2015 et Liège 2017, la fine équipe de Fishing Cactus s’affaire à la saga Creatures, un jeu culte né dans les années 90. « Depuis tout jeune, je suis passionné par ce jeu », s’engoue Andrea, game designer sur le projet. « Aujourd’hui, les messages de fans, qui attendent avec grande impatience la sortie de Creatures 4, se multiplient sur les forums. Et c’est génial ! » D’un graphisme archaïque de l’époque, Creatures s’est modernisé avec la 3D et les petites créatures attachantes se sont dotées d’une intelligence artificielle surprenante capable de simuler des gestes. Depuis deux ans, et pour la plus grande satisfaction des 20 millions d’adolescents qui ont grandi avec le jeu, Fishing Cactus et BigBen ont acquis la licence. Creatures, ce monde imaginaire où Norns, Grendels, Ettins vivent sur une même planète, est un concept qui se décline, depuis, aussi bien sur PC et Mac OS que sur iPod, iPhone et iPad. On peut y jouer de partout et reprendre la partie là où on l’a laissée. Cet environnement, au réalisme sans pareil, laisse une grande place à l’écologie avec une faune et une flore typiques. Les petits animaux, aux grands yeux et aux grandes oreilles et au pelage vert, rose, bleu ou encore violet, peuvent interagir avec leur univers et, même, avec vous. Les Norns apprennent, enseignent et s’adaptent. Sauf que, dans cette dernière série, les créatures naissent, se reproduisent et finissent par mourir. L’aventure fantastique est infinie. Que nous promet celle de Fishing Cactus ? ■

 

Les Belges, pionniers du web !

Pour rappel (voir waw n°11), les precurseurs d’Internet et des moteurs de recherche comme Google se trouvent au Mundaneum de Mons. Fishing Cactus s’y frotte depuis le 9 octobre dernier. Jusqu’au 1er juillet 2013, le Mundaneum perce les secrets de l’origine du web a travers son exposition Renaissance 2.0 : le savoir au bout des doigts. Pour retracer l’histoire de l’organisation de la connaissance et du savoir, le ≪ Google de papier ≫ propose de remonter le temps au cours d’un parcours interactif et de decouvrir, au fil de l’aventure, la fabuleuse histoire de deux visionnaires, Paul Otlet et Henri La Fontaine. Tous deux peres de la Classification Decimale Universelle (CDU).

Serious games

L’espace d’exposition a donc prevu une serie d’activites autour de l’evolution des sciences de l’information. C’est la que Fishing Cactus entre en scene avec son serious game disponible, meme apres l’exposition, sur tablettes Android. Ce jeu tres ludique va accueillir, guider et accompagner les enfants, les parents, les professeurs, et tous les visiteurs, a travers l’exposition. Une alternative pour decouvrir autrement le Mundaneum et sa lumineuse mappemonde. ≪ Le jeu va amener l’élève à se questionner sur le monde communicationnel dans lequel il évolue, sur l’avenir et sur la révolution que sa société est en train de vivre ≫, explique Sophie Schiaratura de Fishing Cactus. Mais le petit plus de cette animation est qu’elle est realisee en collaboration avec le studio de production de jeux video Atomic Turtles. Alors que Fishing Cactus gere les aspects artistiques et le design, le petit studio montois se charge, quant a lui, de la programmation. Quand des cactus rencontrent des tortues atomiques…

Valérie Gordenne, pharmacienne d’industrie au sein de Mithra, revient sur son parcours professionnel riche en rencontres et défis dans un domaine en pleine expansion en Wallonie.

L’exercice n’a rien de facile. Parler de soi pendant plus d’une heure n’est certainement pas ce que Valérie Gordenne préfère. Malgré tout, le verbe se veut fluide et les anecdotes émaillant son parcours professionnel s’égrènent au rythme de ses nombreux fous rires. Qui a dit que la pharmacie d’industrie était un métier barbant ? Jusqu’il y a peu chef de production au sein d’Uteron Pharma, Valérie Gordenne a réintégré l’équipe dirigeante de Mithra, la maison mère, pour démarrer de nouvelles activités. Uteron vient en effet de passer sous le contrôle du géant américain Watson.

Mais ce n’est pas tant l’idée d’intégrer une nouvelle structure que de continuer à développer des projets innovants qui a motivé sa décision. « J’étais en quelque sorte arrivée à la fin d’une belle histoire avec Uteron et l’envie d’en redémarrer de nouvelles était plus forte », précise-t-elle.

L’envie, c’est ce qui pourrait définir sa carrière. Diplômée de l’Université de Liège en 1995, Valérie Gordenne décide, à l’inverse de nombreux condisciples, de se diriger vers la pharmacie d’industrie et non celle plus classique, d’officine. « Quelques mois de stage en pharmacie m’ont rapidement indiqué que je n’étais pas faite pour cela. Et même si les formations de l’époque n’étaient pas spécifiquement dédiées à l’industrie, des passerelles existaient. La transition s’est faite naturellement, j’étais dans mon élément. »

Galephar, située à Marche-en-Famenne, sera sa première expérience professionnelle et ses premières rencontres déterminantes. Société familiale à échelle humaine, les opportunités de travail n’y manquent pas et les découvertes sont nombreuses. La chance aussi frappe à la porte avec une proposition de contrat au terme du stage. « J’arrivais pile au moment où la société souhaitait étendre ses activités et recherchait des profils comme le mien. Bruno Streel, le manager, comptait développer un site de production dédié aux études cliniques. » Embarquée dans le pôle recherche et développement, Valérie Gordenne apprécie rapidement les libertés laissées à la discrétion de chacun. « On évoluait dans un climat réellement stimulant, car nous avions le droit à l’erreur. De petites erreurs, certes, mais nous pouvions avancer à notre rythme, proposer de nouvelles idées, imaginer de nouveaux protocoles sans avoir à ressentir une pression d’enfer. Et les résultats suivaient grâce à cette émulation permanente. Ce genre de fonctionnement est vraiment spécifique aux petites structures, c’est très motivant. »

L’aventure Mithra

Si l’expérience Galephar satisfait pleinement Valérie Gordenne, la volonté de relever de nouveaux défis la titille toujours. L’envie, encore elle, est toujours aussi forte et la chance, à nouveau, lui offrira une nouvelle opportunité de carrière. Au détour d’une conversation, elle apprend que François Fornieri, directeur de Mithra, alors jeune spin-off de l’ULg, recherche un pharmacien d’industrie pour développer ses activités. Son nom est proposé, l’entretien programmé, l’affaire rapidement conclue. « Pendant deux heures, je l’ai écouté me parler de son projet, de sa vision et de ses perspectives. Son enthousiasme était communicatif et il m’a rapidement convaincue de rejoindre son équipe », se souvient- elle. Nous sommes en 2004, Mithra est seulement âgée de 5 ans et entame le développement de produits génériques pour lequel les compétences de Valérie Gordenne s’imposent rapidement. Particulièrement pour le lancement du stérilet hormonal Levosert. « Le développement avait commencé en 2002 mais sans l’aide spécifique d’un pharmacien, puisque l’entreprise travaillait toujours avec le concours de l’ULg. J’ai pu amener cette dimension pharmaceutique mais aussi toute une série d’aspects d’ordre réglementaire. »

Le secteur pharmaceutique est mondial, avec des requis réglementaires différents d’une région à l’autre du globe. Il faut sans cesse être à la pointe, se tenir au courant des dernières évolutions et anticiper les changements.


Gérer une ligne de production, d’un bout à l’autre de la chaîne, ne s’improvise cependant pas. Et même si le développement, « complexe mais enthousiasmant », s’avère être un processus ardu à mettre en place, le degré « d’innovation et de procédures à élaborer reste résolument high level, ce qui vous pousse vers le haut. » Et conduit immanquablement à se poser la question de l’après. « Une fois lancées toutes les études cliniques, il fallait passer à l’étape suivante de la production proprement dite pour ce stérilet. Domaine dans lequel nous n’avions pas encore une solide expertise, mais le défi ne nous a pas fait peur et avec la force de frappe de François Fornieri et de l’équipe dirigeante, à savoir le Professeur Jean-Michel Foidart ainsi que Léon et Stijn Van Rompay, les investissements ont rapidement pu être levés pour passer cet obstacle. » Uteron voit ainsi le jour, dans le giron de la structure d’Odyssea, en 2007. Une aventure qui a permis l’engagement d’une septantaine de personnes, l’implantation d’une chaîne de production à Grâce-Hollogne et la création d’un centre d’excellence reconnu en Région wallonne. Pendant cinq années, l’entreprise se développe autour de ce concept innovant, appuyée par un fort ancrage universitaire « qui nous permet une autre perspective de créativité et qui rend notre activité vraiment spécifique », glisse Valérie Gordenne. « L’avantage de ce stérilet s’explique par la présence d’une hormone dans le processus contraceptif qui amène une réduction du taux de saignement et des taux hormonaux circulants bien plus faibles qu’une pilule contraceptive classique. Le concept est intéressant par rapport à la panoplie existante au niveau de la contraception et, surtout, on le propose à un prix très abordable tout en améliorant la qualité de vie de la femme. »

Début 2013, nouveaux changements, nouvelles opportunités. Uteron est reprise par Watson. Valérie Gordenne a la possibilité de poursuivre l’aventure dans cette nouvelle structure, mais préfère décliner l’offre afin de retourner au sein de la maison mère Mithra. « On souhaite toujours développer nos activités industrielles en Région wallonne, démarrer des nouveaux projets et c’est cet aspect du métier qui m’enthousiasme réellement. » Sans parler du côté relationnel propre aux organigrammes plus légers. Ancienne joueuse de volley, « nous avions même joué en division d’honneur pendant une saison », Valérie Gordenne voit de nombreuses similitudes entre la pratique d’un sport collectif où les synergies et la cohésion interne jouent un rôle crucial. « Je suis une ardente défenderesse du sport d’équipe, mes deux enfants en pratiquent d’ailleurs. Vivre dans un groupe, dans la victoire mais aussi dans la défaite n’est pas toujours évident mais on se construit aussi grâce à cela. On vit en groupe et on construit son avenir ensemble. »

Le futur, cette lectrice de Patricia Cornwell le souhaite toujours aussi riche et passionnant. L’envie, toujours, d’aller de l’avant et de collaborer activement à des projets innovants. « Le secteur pharmaceutique est mondial, avec des requis réglementaires différents d’une région à l’autre du globe. Il faut sans cesse être à la pointe, se tenir au courant des dernières évolutions et anticiper les changements. C’est très excitant et ne me donne pas l’impression de refaire sans cesse le même travail. Je ne pourrais d’ailleurs pas m’épanouir dans un métier trop répétitif ou dans un carcan trop étroit. »

 

Renseignements

SA Mithra Pharmaceuticals
Rue Saint-Georges 5
B-4000 Liège
+32 (0)4 349 28 22
[email protected]
www.mithra.be

 

Boost Belgium

Une maman entrepreneuse gagne le concours Boost Belgium destiné aux entrepreneurs belges ! À travers ce concours, Belfius et MasterCard souhaitaient soutenir les entrepreneurs dont le projet permettra de contribuer à dynamiser l’économie de la Belgique. Au total, 243 entrepreneurs ont inscrit leurs projets, tous plus innovants les uns que les autres. Les finalistes ont tous présenté leur projet devant un jury de 8 professionnels, qui ont eu pour tâche de les départager en ajoutant leur vote à celui du public.

Le 20 février dernier, c’est Jasmine De Wulf, originaire de la province du Luxembourg, qui a décroché la première place grâce à son invention, Skinoo, déjà breveté en Belgique et en Europe. Cette maman de quatre enfants s’est inspirée de son expérience de l’allaitement pour concevoir un système simple – un anneau en coton – qui permet d’éviter les crevasses et les infections sur les mamelons des jeunes mamans lors des premières semaines de l’allaitement. Avec un prix de 15 000 €, c’est une aide précieuse que la maman entrepreneuse a reçu pour lancer la production de Skinoo dans les prochaines semaines.

sites.google.com/a/skinoo.eu/skinoo/home
www.boostbelgium.be

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Créatrice de Ceteor, à Harzé, Cécile Troisfontaine explique sa réussite par son envie d’entreprendre mais aussi par l’ambiance au sein de l’entreprise, ce très fort esprit d’équipe qui la caractérise.

Arriver dans une entreprise pour un rendez-vous et être attendu avec le sourire, sans même devoir se présenter, voilà déjà un signe qui ne trompe pas. D’autant que le visiteur que j’étais avait remarqué, dans un discret recoin à l’extérieur, près de l’entrée, une table et des bancs qui, aux beaux jours, doivent manifestement accueillir le personnel lors des pauses, dans une ambiance détendue au soleil. Ajoutez-y des bureaux à l’architecture moderne mariant joliment transparence et convivialité dans un zoning qui, bien que situé dans un écrin de verdure, en manque fichtrement, et vous avez déjà une idée de l’atmosphère qui vous imprègne dès que vous avez franchi le seuil de Ceteor.

L’ensemble, dans l’actuel contexte de crise économique, témoigne sans aucun doute d’une volonté d’aller de l’avant et d’entreprendre mais aussi d’une approche féminine de cet esprit et des relations humaines au sein de l’entreprise.

« Dans mes valeurs et celles de la société, j’attache une grande importance à l’harmonie dans le travail », répond Cécile Troisfontaine, qui a créé Ceteor en 1990, situé à l’époque en Brabant wallon, avant de revenir vers sa natale région liégeoise en 1999, puis de faire construire en 2007 les actuels locaux de Harzé. « Un de mes points forts, c’est ma capacité à percevoir les qualités et les défauts d’une personne. Cela m’aide pour distribuer les rôles de chacun de manière optimale, pour la société et pour eux. Le plus important, dans une entreprise, c’est d’attribuer à chaque travailleur la fonction dans laquelle il excellera et évoluera plutôt que d’absolument vouloir l’améliorer en travaillant sur ses faiblesses. Je m’efforce de cultiver l’ambiance et l’aspect relationnel dans le travail. Pour moi, une relation n’a de sens, de valeur et d’intérêt que si elle est vraiment sincère et permet à chacun de s’épanouir et de donner le meilleur. Cet état d’esprit, je l’ai tout autant vis-à-vis de mes amis que de mon personnel. » Ce qui n’empêche pas cette dirigeante d’entreprise d’être très exigeante, chose bien sûr nécessaire à une saine gestion. « Mais toujours avec du plaisir », souligne- t-elle. En admettant que ce soit sans doute une caractéristique de gestion féminine.

Entreprendre, un état d’esprit

Comment Cécile Troisfontaine explique-telle sa volonté d’entreprendre, et dans un secteur, qui plus est, très peu féminin ? « C’est un état d’esprit, l’envie d’être indépendante, c’est dans mon caractère. J’ai toujours eu envie d’entreprendre, ça répondait à ma personnalité. Tandis que ça n’a fait que s’affirmer à la suite de trois emplois guère passionnants après mes études de Sciences économiques à l’Université de Liège. » Cette patronne aussi souriante que déterminée concède volontiers que c’est un chouïa par hasard qu’elle a lancé son entreprise dans ce secteur toujours très masculin, encouragée par son époux. Celui-ci, déjà actif dans le domaine de l’automobile, constatait une demande pour certains articles, dont les boosters pour batteries, que Ceteor a d’abord importés avant de créer les siens.

« Le secret d’une réussite est de savoir s’entourer de personnes compétentes, meilleures que soi, car on ne peut pas être le meilleur dans tout. Il ne faut pas avoir peur de faire confiance et de déléguer le travail. Je crois que c’est vraiment là la clé de la réussite. »


La réussite est là qui, malgré la crise, s’exprime entre autres par un chiffre d’affaires en croissance et le développement de nouveaux produit s issus du service recherche et développement de Ceteor. La réussite, mais aussi une remarquable modestie. Car, tout au long de son entretien, Cécile Troisfontaine soulignera qu’il y a « beaucoup de femmes tout aussi, voire plus méritantes. J’ai toujours voulu maintenir un équilibre entre ma vie professionnelle et familiale afin d’être présente pour mes deux enfants. Bien que ce ne soit pas toujours facile, il y a certainement des femmes qui ont plus de difficultés que moi à gérer leur vie quotidienne, en raison de situations familiales ou financières plus compliquées. » La patronne se plaît d’ailleurs aussi à remarquer qu’elle préfère cultiver la discrétion plutôt que d’être sous les feux de la rampe.

Quant à voir comment une femme arrive à se faire sa place dans ce milieu, la réponse provient du « nous » que Cécile Troisfontaine utilise toujours plutôt que le « je ». « Ce n’est pas seule que je suis parvenue à faire ma place dans ce milieu », explique-t-elle. « J’ai réussi avec une équipe, petite d’abord, puis qui a grandi avec l’entreprise. Le secret d’une réussite est de savoir s’entourer de personnes compétentes, meilleures que soi, car on ne peut pas être le meilleur dans tout. Il ne faut pas avoir peur de faire confiance et de déléguer le travail. Je crois que c’est vraiment là la clé de la réussite. »

 

Fort potentiel de développement

L’activité de Ceteor a commencé avec la commercialisation d’articles dédiés au secteur des garages automobiles. Puis l’opportunité s’est présentée d’importer des boosters, des outils destinés au dépannage de tous les véhicules en panne de batterie, « de la tondeuse à gazon jusqu’au char d’assaut ou à la locomotive. »

La qualité faisant défaut lorsque le fournisseur initial a délocalisé sa production en Chine, Ceteor a rebondi en développant ses propres boosters. « En nous positionnant sur la qualité et la fiabilité, nous vendons des outils haut de gamme pour des utilisateurs professionnels. » Si l’on vous dit qu’à Chicago et New York, les compagnies de bus sont équipées de boosters « made in Harzé by Ceteor », que l’on ajoute que six boosters Ceteor sont agréés par l’OTAN et que 90 % de la production sont exportés au niveau mondial, vous devinez la référence.

Ceteor met le client au centre de son activité en restant toujours à l’écoute de ses besoins pour lui proposer un outil parfaitement adapté et un service inimitable. Cette capacité à développer des solutions innovantes est à la base du potentiel de développement de Ceteor qui a décidé de s’attaquer à des niches différentes et complémentaires que sont le secteur agricole, le « garden » (tondeuses, etc.), le secteur maritime, l’aviation de plaisance et les hélicoptères. Ces marchés encore peu exploités représentent en effet une opportunité considérable dont Ceteor compte bien se saisir.

« Marchés porteurs »

Ceteor, qui emploie 18 personnes à Harzé, ne communique jamais le montant de son chiffre d’affaires. Malgré la crise, l’entreprise reste en croissance, estimée à 1 % en 2013, « alors qu’elle était de 40 % il y a cinq ans », concède Cécile Troisfontaine. « Mais les nouveaux marchés à travailler sont porteurs d’avenir et de croissance. »

Pour preuve, Ceteor a réalisé en octobre 2012 son chiffre d’affaires mensuel le plus important jamais enregistré depuis la création de l’entreprise, en 1990. Ce chiffre représentait celui réalisé sur un an en 2002 ! En cumul sur dix mois, cela donnait alors une hausse du chiffre d’affaires de 12,21 % par rapport à la même période 2011. Avec un volume qui a grimpé de 27,9 %.

 

RENSEIGNEMENTS

Ceteor sprl
Z.I - Rue de la Baronnerie, 3
B-4920 Harzé
+32 (0)4 388 20 17
[email protected]
www.ceteor.com

 

Il y a sept ans, Dominique Boccar a repris Biospeedhome, l’entreprise où elle travaillait. Pour elle, être femme chef d’entreprise implique aussi de ne pas se laisser intimider.

Dominique Boccar est une entrepreneur dans une activité réputée très « masculine » ; la construct ion. Plus précisément , la construction de maisons en bois massif et à ossature bois. Sa motivation ? « Lorsque j’ai commencé à travailler là, moi qui étais armée d’une licence en chimie et d’un diplôme en comptabilité, je ne connaissais pas la construction, et encore moins celle des maisons en bois massif. J’en suis tombée amoureuse dès que je les ai découvertes. J’en ai fait moi-même construire une en 2003. L’année suivante, les anciens propriétaires m’ont proposé de reprendre une grosse partie de la commercialisation, puis la reprise complète de cette société. »

N’est-il pas difficile, pour une femme, de se lancer dans un secteur réputé pour être féminin ? « La première société des anciens patrons était une scierie et j’étais donc déjà habituée, y ayant été la seule femme pendant plusieurs années », explique Dominique Boccar. Et de nuancer l’idée que ce soit plus laborieux pour une femme. « Le plus difficile, pour moi, n’a pas du tout été d’être une femme, mais bien que, de collègue de travail, je suis devenue patronne de l’entreprise. Ce n’est pas toujours simple, mais pas lié au fait d’être une femme ». Reste que Dominique Boccar concède que, hors de l’entreprise, elle ne rencontre pas souvent des collègues féminines, sauf dans le graphisme ou l’architecture. « Je ne l’ai jamais ressenti comme un problème. Il faut simplement savoir ce que l’on veut et ne pas se sentir intimidée. Je n’ai pas de souci à ce niveau. Mais savoir s’imposer n’est pas donné à tout le monde, il faut un certain caractère. Reste qu’il est vrai que, lorsque c’est une femme à la tête d’une entreprise, cela se remarque. Et, pour moi, ce n’est pas normal. Si je considère mon secteur d’activités, je me rends parfaitement compte que c’est bien d’avoir un intermédiaire entre moi et mes ouvriers pour le rapport quotidien. »

Quant au fait d’avoir l’esprit d’entreprendre, la patronne de Biospeedhome l’explique par le fait qu’elle est quelqu’un d’assez indépendante dans son travail. « Au moment de la reprise, ma décision est ainsi venue tout naturellement. »

Dépasser l’a priori

Lorsque l’on demande à Dominique Boccar la perception qu’ont d’une femme dirigeant une entreprise de construction – bois, qui plus est – ses interlocuteurs dans ce domaine, elle évoque les idées reçues. « C’est un a priori basé surtout sur un manque supposé de compétences techniques. À partir du moment où l’on arrive à s’imposer à ce niveau, il n’y a alors plus aucune barrière. Il y a donc une démarche en plus, qui est de dépasser ce préjugé. Je n’ai d’ailleurs jamais eu vraiment de souci envers les clients lorsque je m’occupais de la partie commerciale, ni envers d’autres corps de métier. Cela dit, je ne m’occupe pas de la gestion des chantiers. C’est une mission d’ingénieur. Là, peut-être aurais-je plus de difficultés à m’imposer. »

Mais des caractéristiques féminines, selon Mme Boccar, s’expriment par exemple dans la gest ion de son ent repr ise. « L’organisation », dit-elle sans hésiter et le sourire aux lèvres. « Je suis quelqu’un de très organisé. Ce n’est peut-être pas très féminin, mais je le rencontre peu autour de moi, et l’on dit toujours que les femmes savent faire plusieurs choses à la fois, pas les hommes ». Une « féminitude » qui se traduit aussi dans les relations humaines au sein de l’entreprise. « J’aime garder une ambiance conviviale. Je suis très ouverte, très disponible. Bien sûr, je dis ce que je pense, mais je ne suis pas une personne très autoritaire qui s’énerve pour un oui ou non. Je n’affirme mon autorité que lorsque c’est vraiment nécessaire. » Et pour la famille ? « Ce n’est en effet pas simple, mais j’ai la chance d’avoir un compagnon qui a des horaires un peu décalés et nous pouvons donc nous répartir la prise en charge de notre petit bout de quatre ans et demi. C’es vrai que je le vois moins que ce que je voudrais, mais je veille à me ménager des moments pour ma famille, surtout le week-end. Savoir se ménager ces moments, c’est très important pour l’équilibre de tous. »

Par ailleurs, le fait d’être une femme n’entraîne pas celui de privilégier l’embauche de femmes plutôt que d’hommes. « Ce qui me fait choisir, ce sont les compétences, l’expérience et la qualité du travail. Cela dit, le seul poste qui, dans mon entreprise, me paraît plus difficile à gérer par une femme, c’est la gestion du chantier. Je ne dis pas que c’est impossible – des femmes architectes le font et le font très bien d’ailleurs – mais c’est assez spécifique. Là, il faut tomber sur la bonne personne, qui saura réaliser un mariage harmonieux entre autorité et tact. »

Le milieu patronal, lui, a-t-il toujours certaines idées (très) préconçues sur la femme chef d’entreprise, d’autant plus dans la construction, ou ce temps-là est-il révolu ? « J’ai du mal à ressentir comment je suis perçue. Nous sommes occupés à créer un groupement d’entreprises de la construction bois, il n’y a autour de moi que des hommes mais je n’ai jamais ressenti quoi que ce soit de négatif de leur part. Je pense vraiment que ce sont les compétences générales et la qualité de la gestion qui importent. Tout comme les hommes savent qu’il y a sans doute chez moi des capacités qu’eux n’ont pas. »

 

Bio Express

1992 : Dominique Boccar obtient une licence en chimie, puis un graduat en comptabilité en 1996.
2003 : elle reprend, en tant que salariée, la partie commerciale de Biospeedhome.
2005 : elle rachète l’entreprise avec deux autres associés.

 

Renseignements

Biospeedhome
Rue des Boussines, 46
B-6960 Manhay
+32 (0)86 45 51 24
[email protected]
www.biospeedhome.be

 

Bois & Habitat Édition 2013

15 ans déjà que le Salon Bois & Habitat offre une vitrine exceptionnelle, complète et diversifiée de toutes les déclinaisons possibles du bois dans nos habitations.

Près de 200 exposants dévoilent le meilleur de leurs productions et de leurs innovations autour de trois thématiques :

1. Construction et rénovation
2. Aménagements d’intérieurs et d’extérieurs
3. Ameublement et design

Parmi eux, Biospeedhome sera bien évidemment présente. Pour cette édition anniversaire, une grande exposition rétrospective, en partenariat avec le magazine Déco Idées, mettra à l’honneur les designers passés par le Concours Design & Bois devenus des créateurs reconnus désormais mondialement. D’autres évènements tels des conférences, des rencontres, l’exposition Wooderful World ainsi qu’un « Ladies’Day » (accès gratuit pour ces dames le 25 mars) auront également leur place durant les 4 jours du Salon.


Renseignements

Salon Bois & Habitat
Du 22 au 25 mars 2013
Namur Expo
Avenue Sergent Vrithoff, 2
B-5000 Namur
www.bois-habitat.com

La société liégeoise Geolives propose plus de 40 000 randonnées pédestres et cyclistes accessibles via un Smartphone ou une tablette. Sa plate-forme SityTrail compte plus de 140 000 utilisateurs qui ont dit adieu aux anciennes cartes.

Vous aimez vous balader en pleine nature, mais vous voulez savoir où vous allez mettre les pieds et vous n’avez pas envie d’embarquer dans votre sac une pile de cartes qui risquent de se déchirer ou de s’envoler à chaque coup de vent ? Comme les iBeakens, Geolives propose de nouveaux outils dans le domaine du tourisme. Des outils informatiques, basés sur des applications et l’usage des Smartphones et tablettes. Les QR-codes sont également de la partie. Et les possibilités de plus en plus nombreuses, puisque près de 40 000 promenades sont aujourd’hui proposées en Belgique, en France et même ailleurs en Europe.

« Geolives, dont le centre de développement est situé à Liège, est la société partenaire de Star-Apic, un éditeur de logiciels européens dans le domaine de la gestion cartographique du territoire et de ses infrastructures, explique Yves Peeters, son directeur. Nous l’avons créé en mars 2008 à l’attention du grand public. Jusque là, nous vendions principalement des supports physiques, tels que cartes, CD et DVD . L’arrivée de l’iPhone d’Apple nous a ouvert de nouvelles portes. Avant de partir en vacances, l’utilisateur peut désormais télécharger notre application SityTrail, soit via AppStore s’il possède un iPhone ou un iPad, soit sur Google Play s’il est détenteur d’un Smartphone ou d’une tablette Androïd. Cette application, auquel il a accès via un abonnement mensuel ou annuel, lui permettra de rechercher des randonnées pédestres ou cyclistes proposées par d’autres membres SityTrail, soit par une communauté qui, en cinq ans, compte déjà près de 140 000 utilisateurs. Son choix effectué, il lui suffit de scanner la ou les balade(s) via les QR -codes et, arrivé sur place, il n’aura qu’à suivre les indications fournies sans plus se soucier de rien. Ces itinéraires sont très précis puis qu’ils s’appuient sur les cartes IGN , notre partenaire en Belgique, en France, en Suisse et, dès cet été, aux Pays-Bas. »

Des randoguides gratuits

SityTrail sur ses rails – et même sur de très bons rails puisque SityTrail France a remporté en 2012 le Prix Géoportail de l’IGN dans la catégorie « Loisirs et Culture » –, Geolives s’est ensuite attelé à développer une deuxième application, appelée SityTour, qui permet aux opérateurs touristiques de publier eux-mêmes leurs promenades commentées sous forme de randoguides. « Il s’agit là de randonnées plus élaborées, avec des points d’intérêt contenant des textes, des photos, des fichiers audio… qui sont signalés par des sonneries en fonction de sa géolocalisation », explique Yves Peeters. Elles sont proposées par des regroupements de communes (GAL), des Maisons du Tourisme ou des associations. Ainsi, le Commissariat général au Tourisme met en valeur des promenades sur les communes de Marche-en-Famenne, Rochefort, Durbuy, Hotton, Nassogne et Somme-Leuze, qui se sont regroupées pour faire connaître le Pays de Famenne. En décembre 2012, les communes de Spa, Jalhay, Stavelot, Theux et Trois-Ponts ont décidé de faire de même afin de promouvoir le Pays des Sources à travers une centaine de promenades. Et Natura 2000 a également développé un large catalogue afin de mettre en valeur ses sites dans toute la Wallonie.

Le gros avantage de SityTour ?

L’application ainsi que les fonds de cartes sont gratuits pour le grand public – ce sont les opérateurs qui financent le système. En outre, une fois l’application téléchargée, le visiteur n’aura plus besoin de connexion Internet. S’il n’a pas encore effectué son choix avant de quitter son domicile, il peut « faire ses courses » parmi les circuits proposés à l’Office de Tourisme grâce à son Smartphone et une borne WiFi, particulièrement pratiques pour le touriste néerlandais, très friand de nos Ardennes.

Renseignements

Centre de développement Geolives
Liège Science Park
Avenue du Pré Aily 24
B-4031 Angleur
+32 (0)4 361 47 42
www.geolives.be

 
Description de l’application

• Téléchargez les randoguides des opérateurs touristiques, les cartes et contenus multimédia associés.
• Après téléchargement, les randoguides peuvent être suivis sans aucune connexion Internet.
• Les points d’intérêt sont déclenchés automatiquement et les textes peuvent être lus avec la synthèse vocale.
• Alarme en cas d’éloignement de l’itinéraire suivi.
• Gestion de plusieurs langues.
• Obtenez un itinéraire Google vers un point d’intérêt ou le point de départ d’un randoguide.
• Visualisez sur la carte OpenStreetMap les réseaux de randonnée (cyclables, pédestres...) des opérateurs touristiques, par exemple, en Wallonie, le réseau RAVeL et le réseau cyclable du Pays de Famenne.
• Reconnaissance de QR-codes de SityTour pour télécharegr directement un guide numérique ou encore des QR-codes donnant accès à des pages Internet.
• Accédez à des informations touristiques géolocalisées : articles Wikipédia, hébergements, restaurants, musées, attractions touristiques, …
• Consultez les prévisions météo sur 4 jours suivant votre position sur la carte.
• Mémorisez vos propres repères sur la carte.
• …

Jo Van Hove est tout sauf un touriste. Pourtant, c’est à leur intention que ce Floreffois a créé les iBeakens. Ces petites histoires codées, à lire sur un site ou un monument via votre Smartphone, se multiplient en Wallonie et en Europe en attendant une mise en réseau des sites et musées.

« Le beffroi de Namur est un cas atypique parmi les beffrois wallons puisque celui-ci était à l’origine la plus importante tour défensive de la troisième enceinte de la ville… » Le message qui est apparu sur le Smartphone de Jo Van Hove avec une petite photo du monument classé porte l’adresse internet « qrwallonie. be/Namu0007 ». Pour le lire, il lui a suffi de scanner le code QR (Quick Response) inscrit sur une étiquette en haut du Bouclier Bleu planté au pied du beffroi et signifiant que celui-ci fait partie du patrimoine mondial culturel protégé en cas de conflit armé. C’est l’une des 2 800 iBeakens que lui a commandés l’Institut du Patrimoine Wallon et dont à peu près 660 sont déjà installées. Les provinces, villes, parcs et musées ont commencé à en faire l’acquisition également.

Qui est Jo Van Hove ? D’abord un voyageur, ensuite un passionné de nouvelles technologies et, accessoirement, un Flamand installé en Wallonie – à Floreffe, plus précisément. Mais avant tout, un entrepreneur qui ne manque pas d’idées.

« J’ai longtemps voyagé un peu partout dans le monde afin de chercher des paysages et décors pour une maison de production de photos publicitaires dans le domaine de l’automobile, explique ce père de famille de 47 ans. C’est ainsi que j’ai souvent constaté que ces sites manquaient d’informations ou que celles-ci ne figuraient que dans la langue du pays. Comment pourrait-on faire, me suis-je demandé, pour mieux communiquer avec les visiteurs présents sur le terrain ? La question me semblait d’autant plus pertinente que de moins en moins de gens, aujourd’hui, préparent leurs voyages. »

Nous étions en 2008 et le secteur de l’automobile amorçait un tournant difficile en raison de la crise économique. Jo Van Hove décide que le moment est venu de tenter une nouvelle expérience via le Net. « J’avais déjà lancé un site appelé “locamundo”, qui proposait des maisons en location. Une sorte d’e-commerce avant l’heure. Fort de cette expérience, j’ai réfléchi à la meilleure façon de présenter, sur un modèle similaire, tous ces lieux chargés d’histoire à travers le monde. Mon développeur de sites m’a suggéré d’utiliser les Smartphones qui n’en étaient alors qu’à leurs balbutiements. Je me suis mis à plancher sur une application et, en 2009, la commune de Floreffe a accepté de faire un test sur vingttrois sites touristiques. Je lui ai livré les plaquettes avec les QR -codes et elle a fabriqué les poteaux pour les y accrocher. L’essai s’étant révélé encourageant, je me suis attelé à développer l’application. Et, en septembre 2010, j’ai attaqué la prospection. Mon premier gros client a été la Province de Luxembourg qui m’a commandé des iBeakens pour toutes ses Maisons du Tourisme. »

Maximum 250 mots

Le principe ? Tout organisme (syndicat d’initiative, commune, musée…) ou professionnel du tourisme qui a envie de créer des iBeakens reçoit un code d’accès à la plate-forme mise au point par Jo Van Hove. Pour chaque site, bâtiment, monument ou oeuvre d’art de son choix, il lui suffit de rédiger un court texte explicatif ou anecdotique – « pas plus de 250 mots, souligne Jo, car nous avons remarqué qu’au-delà les gens décrochent. » – et d’y intégrer trois photos maximum. Un petit quiz peut y être ajouté pour encourager le visiteur à aller voir plus loin sur le sujet, ainsi qu’un commentaire audio, qui peut être un témoignage, un accompagnement musical ou une ambiance. Cette mise en place terminée, l’iBeaken reçoit un code QR qui lui permettra d’être répertorié, mais surtout d’être lu, dans la langue choisie, via toute une série d’applications disponibles sur n’importe quel Smartphone. « En réalité, je fais seulement payer l’accès à ma plate-forme via un système d’abonnement qui donne droit à un certain nombre d’iBeakens, explique l’entrepreneur. À cela, il faut ajouter les plaquettes personnalisées que je fais réaliser par un soustraitant. Pour les traductions, je fais appel à des free-lance recrutés dans différents pays. Et j’ai des agents un peu partout en Europe. Je n’ai pas encore d’employés car je désire rester simple. Je connais des concurrents qui ont fait faillite parce qu’ils ont voulu trop en faire. »

Un iBeaken peut en cacher un autre !

Le marché est en train d’éclater : « J’ai environ 500 clients dans le monde, dont un peu plus de 300 en Belgique, quasi tous en Wallonie. Les iBeakens se vendent moins bien en Flandre pour deux raisons : parce que les Flamands sont moins portés vers les nouvelles technologies et parce que je suis installé en Wallonie. Il n’y a rien à faire, j’ai beau être Flamand, les portes se ferment. »

Outre l’IPW et la Province de Luxembourg, Jo Van Hove a aujourd’hui comme clients la Province de Liège (550 plaquettes placées), la Ville de Namur (40 commandées) ou encore le Musée de la Céramique d’Andenne qui a choisi de poser une plaquette devant chaque vitrine. « Il arrive que le même site dispose de plusieurs iBeakens installés par des clients différents, explique-t-il, mais ils ne font pas double emploi. Ainsi, l’église Saint-Martin à Arlon en a quatre ! Celui de l’IPW met l’accent sur le volet patrimoine, celui de la ville sur son histoire, celui du réseau des églises ouvertes sur sa richesse intérieure et celui de la paroisse sur le point de vue du… paroissien. »


Le jeu et la collection, les deux piliers du futur

Pour Jo Van Hove, cependant , les Smartphones ne constituent pas l’avenir du système. « Le client qui souscrit un abonnement ne paie pas seulement pour les plaquettes mais pour que l’info travaille et devienne une plate-forme de marketing attractive. L’idéal serait d’arriver à une plate-forme active de mise en réseau des sites et des musées. J’aimerais également développer la notion de jeux intermusées. Steve Jobs, le patron d’Apple, l’avait bien compris : « Si vous voulez que quelque chose fonctionne, faites-le fonctionner par le jeu !», disait-il. À cette notion, j’ajouterai celle de collection. Le jeu et la collection d’infos via iBeaken seront mes deux piliers pour me démarquer de mes concurrents dans le futur. »

www.ibeaken.com

 

Qualifié en « Champions League »

Jo Van Hove est fier : il a récemment été contacté pour participer à un concours (www.llga.org) organisé par une association de 22 villes dans le monde connaissant des problèmes de croissance, telles que Barcelone, Boston, Londres, Mexico, Rio de Janeiro… « Ces villes ont déterminé 22 challenges pour leur avenir et l’un d’eux concerne la façon de communiquer avec les touristes, explique-t-il. Je leur ai proposé ma plateforme et j’ai été retenu parmi les cinq finalistes avant d’échouer sur le fil, battu seulement par Metaio, une société allemande spécialisée dans la réalité augmentée. C’est quand même déjà exceptionnel d’avoir été si loin, c’est comme si une petite équipe wallonne s’était hissée en finale de la Champions League en football ! », conclut l’entrepreneur qui a décidé de contacter le vainqueur du challenge en vue d’une éventuelle collaboration.

Spécialisée dans l’ingénierie logicielle pour le secteur spatial, cette entreprise liégeoise développe ses activités avec, entre autres, la mise au point d’un satellite pour le compte du Vietnam.

Les images captées par le télescope Hubble font souvent rêver. Celles du soleil, observé sous toutes ses coutures, apportent de nombreux éclairages sur son évolution et son fonctionnement. Autant de données cruciales recueillies par des monstres de technologie orbitant loin au-dessus de nos têtes. Pourtant, seule une petite partie des nombreux satellites qui révolutionnent autour du globe « regardent » vers l’espace. La plupart est centrée sur notre petite planète bleue, relayant les communications, scrutant la surface de la Terre dans un ballet savamment orchestré. Car si l’orbite terrestre est sillonnée par une nuée de satellites en tous genres, ils doivent pouvoir le faire en parfaite coordination, avec précision et maîtrise, ce qui nécessite un savoir-faire spécifique. On l’oublie souvent, mais le développement et la mise au point des logiciels de contrôle ou de navigation de ces engins spatiaux sont aussi primordiaux que leur construction à proprement parler. Inutile de faire décoller un satellite dernier cri au coût astronomique si son système informatique n’est pas adapté.

Dans ce secteur, une petite société liégeoise, Spacebel, s’est taillé une solide réputation depuis près de 25 ans. Dirigée par Thierry du Pré-Werson, l’entreprise wallonne s’est spécialisée dans l’étude, la conception, la réalisation et la maintenance de systèmes informatiques de haute technologie destinés à l’industrie aérospatiale. Elle a en outre dirigé ses activités sur le marché en pleine expansion des microsatellites en développant une plateforme logicielle qui améliore, de façon considérable, l’accès aux données d’observation de la Terre. Avec un chiffre d’affaires tournant autour des neuf millions d’euros, Spacebel emploie plus de 70 personnes sur ses trois sites de production que sont Liège, Hoeilaart et Toulouse. Une société à taille humaine et qui fourmille de projets.

Une renommée européenne

« Nous sommes présents dans les secteurs du spatial et des applications de l’observation de la Terre, ce qui représente une multitude de clients différents », explique Michel Gruslin, marketing manager. « Qu’il s’agisse des agences spatiales classiques, des institutions européennes ou de grandes entreprises de l’aérospatial, une pluralité de profils nous permet d’être indépendants vis-à-vis des grands groupes. » N’étant liée à aucune structure gouvernementale, Spacebel peut proposer ses compétences à différents clients, quand bien même ils seraient concurrents entre eux. « Nos solutions couvrent une large gamme de services qui permettent de contrôler les satellites et véhicules spatiaux. Cela suppose que nous devons supporter l’ensemble des opérations nécessaires à une mission comme assurer les communications, l’alimentation électrique, les corrections d’orbite… C’est un travail exigeant, mais passionnant. » Et qui a fait la réputation de l’entreprise liégeoise, puisqu’elle fait partie du top 3 européen dans ce secteur hautement technique. En 25 ans, plus de trente missions spatiales ont ainsi été menées à bien grâce aux équipes de Spacebel.

« Désormais, nous simulons tous les paramètres de construction de l’appareil avant sa mise en chantier ! Nous sommes capables de simuler tous types de modèles, voire une constellation de satellites qui navigueraient en formation. »


Et pour s’assurer que ces missions se déroulent dans les meilleures conditions possibles, la société s’est également investie dans le segment de la modélisation et de la simulation. Si le travail en « salles blanches » représente toujours une partie importante dans la conception d’un satellite, il demeure extrêmement coûteux et chronophage. « Désormais, nous simulons tous les paramètres de construction de l’appareil avant sa mise en chantier ! Nous sommes capables de simuler tous types de modèles, voire une constellation de satellites qui navigueraient en formation. Une fois la construction achevée, notre activité ne s’arrête pas puisque les simulateurs continuent à épauler les ingénieurs pendant le processus de fonctionnement. Cela représente un gain de temps considérable », précise Michel Gruslin.

Mais une fois toutes ces opérations réalisées, le travail de Spacebel ne s’arrête pas pour autant. « On a contribué à lancer les satellites, à les simuler pendant leur développement et lors de leurs opérations tout en soutenant le centre de contrôle qui les pilote. La suite logique se pose en une question : que faiton de ces données ? » Récolter des sommes considérables d’information n’est en effet qu’une première étape, encore faut-il pouvoir les lire, les décoder et les transmettre à l’utilisateur final. Dans le domaine de la foresterie par exemple, les solutions proposées par l’équipe liégeoise permettent une gestion des domaines beaucoup plus précise qu’auparavant. « À partir de données fournies par différents appareils, on peut faire de la surveillance de maladies, juger de l’état de santé d’une culture, voire même vérifier les cycles de moisson. Chaque élément botanique laisse une signature spectrale que l’on peut observer depuis l’espace. On peut donc cartographier de grandes étendues de végétation avec précision. » Ou poser un diagnostic en quelque sorte, ce qui sera précisément une des missions du satellite Végétation lancé en mai dernier (voir ci-dessous).

Échelon supérieur

Maîtrisant toutes les étapes de soutien et de contrôle d’un satellite, seule une élaboration complète, de A à Z, manquait dans les réalisations de Spacebel… Jusqu’à maintenant. La société vient en effet de conclure un précontrat pour la livraison d’un microsatellite pour le Vietnam ! Michel Gruslin s’enthousiasme. « Dans ce cas-ci, notre mission est réellement de fournir un appareil complet et ultra-performant. Il jouera un rôle important dans la gestion du territoire, de l’environnement et des ressources naturelles du pays, notamment pour la question cruciale de l’eau. » Bien sûr, l’entreprise wallonne ne s’est pas tout à coup transformée en grand industriel. Pour mener à bien ce nouveau défi, Spacebel a pris la tête d’un consortium 100 % belge qui regroupera les compétences de plusieurs acteurs du secteur comme QinetiQ Space, basé en Flandre, ou de plus proches voisins comme Amos et le Centre Spatial de Liège. Avec un contrat évalué à une soixantaine de millions d’euros, le projet occupera, pendant trois ans au moins, plus d’une quarantaine de personnes et apportera une première référence de marque pour la société dans ce domaine. « Nous sommes très fiers de porter ce projet, qui a aussi pour but de nous ouvrir d’autres marchés où la demande pour ce type de satellite est importante, comme l’Afrique ou l’Amérique latine. » Autant d’étoiles que de calculs, autant de lignes de codes que de galaxies, l’univers de l’infiniment grand côtoit en permanence celui du virtuel et du langage numérique, non sans un petit accent liégeois.

 

Au chevet de la planète

Depuis le 7 mai 2013, le ciel est un petit plus « wallon » avec la mise en orbite d’un satellite qui surveillera de près l’évolution de la flore terrestre. Dernier né de la famille de minisatellites PROBA (Project for On-Board Autonomy) de l’ES A, PROBA-V assurera la relève des images « Végétation », prises depuis plus de dix ans par les instruments à bord des satellites français SPOT-4 et SPOT-5, qui arrivent en fin de vie. Avec un poids de 160 kg et un volume de moins d’un mètre cube, ce miniobservatoire livrera tous les deux jours une vision complète de la végétation sur Terre. Les données collectées permettront non seulement de suivre les ressources agricoles et végétales sur l’ensemble de notre planète, elles contribueront également à l’étude des changements climatiques. Partie prenante de ce projet conduit par QinetiQ Space, Spacebel en a développé l’ensemble des logiciels. Qu’il s’agisse des programmes de bords, de contrôle au sol ou de simulation. Son expertise dépasse même le seul aspect satellite puisque la société liégeoise a mis au point les logiciels relatifs au guidage, à la navigation et au contrôle du lanceur de l’ES A, Vega.

Renseignements

Spacebel
Rue des Chasseurs Ardennais, 6
Liège Science Park
B-4031 Angleur
+32 (0)4 361 81 11
[email protected]
www.spacebel.com

Numédiart, l’institut pour les technologies des Arts Numériques, est unique en Wallonie et reconnu au niveau international. Depuis sept ans, il excelle dans le domaine du traitement du son, de l’image, de la vidéo, des gestes et des biosignaux. Quand l’interaction homme-machine fait naître l’émotion !

Tout est parti de la Joconde. Comment une des plus grandes références artistiques de tous les temps a-t-elle permis d’envisager autrement l’art ? Pour cela, il fallait tout d’abord un groupe d’artistes et une idée originale à partir de l’image de la célèbre peinture de De Vinci. Ensuite, des chercheurs, assez fous pour relever le défi. Enfin, une entreprise disposant des compétences nécessaires pour mettre en oeuvre les idées et les inventions techniques de ces deux groupes.

Le projet ainsi entamé et qui lança Numédiart, « MorFace », réinventa en une exposition le regard que l’on pose sur une oeuvre. Une expérience unique qui permit au public de se fondre dans le tableau, leur visage prenant soudain la place de celui de la Joconde. « Ce premier projet est celui que l’on a montré le plus. C’est aussi une réalisation très caractéristique de ce que l’on veut faire », explique Thierry Dutoit, directeur de l’Institut Numédiart. « Au sein de l’université, depuis près de 30 ans, on a développé des compétences dans le domaine du traitement de l’image, du traitement de la parole (ex. « Acapela », société créée en 1996 par les chercheurs du laboratoire). Ensuite, il fallait chercher des possibilités de financement pour aller toujours plus loin. En 2005, on a commencé à parler de Mons 2015 et on a senti qu’il était intéressant de faire cadrer nos activités de recherche dans une thématique plus créative et culturelle. » Avec le programme d’excellence, alloué par la Région Wallonne, le centre de recherche a pu développer de nouveaux concepts et surtout se concentrer sur des compétences spécifiques. Mais la raison d’être de Numédiart est de tenter de combler un vide quant au sous-développement européen des sociétés culturelles et créatives. « Cela fait partie d’une dynamique. Il faut se servir de la créativité des gens. La technologie est un moyen de le faire. Mais pas le seul, évidemment. »

Pluridisciplinaire

Si Numédiart est avant tout axé sur la recherche technologique et numérique pour la création culturelle et artistique, différents types de chercheurs ont posé leurs valises au sein de l’Institut. « Tout le monde n’a pas le même profil. Il y a des ingénieurs, des informaticiens, des artistes également, qui se sont formés seuls à la technologie. Depuis 10 ans, on ouvre le labo à des gens qui n’y avaient pas leur place auparavant : artistes, psychologues (qui étudient les comportements à travers ces nouveaux procédés technologiques) ou encore des économistes qui permettent aux étudiants de concrétiser leurs recherches à travers la création de spinoff ou start-up. » Un programme très complet, aux implications multiples, économiques, artistiques mais aussi sociétales et médicales. C’est dans cette optique que l’Académie des Beaux-Arts (Tournai) et Arts au carré (Mons) collaborent également aux différents programmes.

Mais « Créactif » (ateliers de formation destinés aux étudiants de l’UMONS et du pôle hainuyer) reste le projet le plus significatif créé par l’Institut. « On forme des gens en atelier du soir à ces nouvelles technologies. Nous sommes très fiers car nous sommes partis de rien. À un moment donné, il y a comme une fracture entre ce que les chercheurs font dans le labo et ce que les étudiants connaissent. Et si l’on ne sort pas et que l’on ne leur explique pas, il est très malaisé de capter des étudiants, de les faire participer aux projets car ils ne sont pas formés pour ça. » Un public de plus en plus dense lors des ateliers apporte la preuve que l’introduction du concept de créativité au sein de facultés techniques et scientifiques allait presque de soi. « Nous formons une cinquantaine de personnes pour qui intégrer une part de créativité dans un projet est important. Des concepteurs selon lesquels un projet ne doit pas uniquement être pertinent du point de vue des résultats techniques mais doit aussi susciter un sourire chez l’utilisateur ou le spectateur. »

Art et technique, deux mondes parallèles ?

C’est peut-être en cela que réside la magie de Numédiart ; donner de la vie aux prototypes, aux inventions, terrées au fond des laboratoires d’expertise. « Il y a 10 ans, quand des journalistes venaient, on leur montrait nos technologies sur l’ordinateur et ils trouvaient cela intéressant. Maintenant, ces mêmes technologies mises dans les mains d’artistes deviennent beaucoup plus parlantes. Car tout à coup, les gens se rendent compte de ce que c’est. À travers l’oeuvre d’art, la technique touche les gens. » Qu’on le veuille ou non, les domaines des arts et du spectacle, ainsi que les industries culturelles et créatives, sont pris dans ce gigantesque tourbillon technologique, que ce soit clairement assumé ou non. « La technologie est là, et elle progresse constamment. Cela va de l’installation dans une pièce de théâtre jusqu’aux spectacles de Franco Dragonne, avec qui nous collaborons. Les gens s’imaginent toujours que l’art est essentiellement très humain et qu’il se passe de technologie. Or, elle est depuis toujours dans tous les arts. Un peintre possède une technologie qui s’appelle un pinceau, une palette de couleur. Et son art est de transformer ceux-ci. À chaque fois que l’on dispose d’une technologie, on peut développer un art qui y correspond. » La preuve en est : les nombreux évé nements mis en place autour des nouvelles techniques (CitySonic, VIA…), les clips et dessins animés devant lesquels nous tombons en admiration, les performances des logiciels de nos petits appareils portables. Bref, la technologie est partout, mais elle ne serait certainement pas aussi répandue sans la création. « Renforcer la créativité, c’est surtout donner les clés qui ouvrent des portes derrière lesquelles se cachent des choses, qui existent et qu’il faut découvrir. Beaucoup de gens ont la capacité d’être créatifs mais ne le sont pas car ils n’en ont ni les outils, ni la culture. Dans Numédiart, on a développé une panoplie d’outils que l’on s’efforce de fournir ainsi qu’une forme de culture que l’on s’évertue à transmettre à nos étudiants. Avant de développer de nouveaux concepts, il faut commencer par ouvrir de nouvelles portes. »

Renseignements

www.numediart.org

 

Recherche perpétuelle

Numédiart se divise en six thématiques de recherches :
1. La navigation hypermédia par similarité de contenus (par exemple le projet « Dancers »).
2. Les performances interactives (capteurs miniaturisés sans fil permettant de mesurer en temps réel les mouvements).
3. La lutherie mécanique (développement d’instruments de musique innovants).
4. Les projections monumentales (projection d’images et de vidéos sur des structures 3D de grande dimension).
5. La capture de mouvement (MOCAP, contribution, entre autres, à la création un clip vidéo pour le groupe Ghinzu ou de dessins animés pour MAMEMO).
6. L’interactivité sociale (outils de suivi de personnes dans de grands espaces).

 
La Wallonie, district créatif européen

La Wallonie a remporté l’appel à propositions « European Creative Districts » lancé par la Commission Européenne. Parmi une quarantaine de dossiers, seuls deux lauréats, dont la Wallonie, ont été retenus fin 2012 émanant de toute l’Europe. L’autre lauréat étant la Toscane. Le projet wallon, Wallonia European Creative District, s’étendra sur deux ans et demi et ambitionne de placer le Plan Creative Wallonia (lancé en 2010) comme plan de référence au niveau européen et donc de servir de « démonstrateur à grande échelle » pour d’autres régions.

Avec Wallonia European Creative District, il s’agit de souligner l’importance de l’économie créative dans la transformation économique de l’Union européenne. Objectif qui sera atteint à travers une stratégie composée d’une quinzaine d’actions concrètes qui visent à maximiser les échanges entre les ICCs (Industries Culturelles et Créatives) et les secteurs industriels classiques selon une approche qui peut avoir un impact réel et durable à l’échelle de toute la région.

Tony Gillet n’est pas homme à regarder dans le rétroviseur ! Sorte de « Géotrouvetout » de l’automobile, ce designer automobile construit depuis vingt ans des voitures exclusives et uniques… les Vertigo !

On vous invite tout de même à le donner, ce petit coup d’oeil dans le rétro, parce qu’il se pourrait bien que notre homme – atypique dans le milieu des constructeurs automobiles – soit le descendant d’une longue lignée ! La Belgique, et spécialement la Wallonie, est en effet étroitement liée à l’histoire de l’automobile. C’est bien simple, le premier moteur à explosion a été créé en 1859 par un Belge, Etienne Lenoir, natif de Mussy-la-ville (Musson). Plus tard, en 1899, ce sera encore un Belge, Camille Jenatzy, qui le premier franchira la barre des 100 km/h à bord de sa fameuse « Jamais Contente » ! Il sera également le premier à dépasser les 200 km/h à Ostende, en 1909. À cette époque, la Belgique comptait une quarantaine de constructeurs dont les marques les plus connues sont FN, Springuel, Excelsior, Nagant, Minerva ou Imperia. Tony Gillet est le digne successeur de ces aventuriers de l’histoire automobile !

Depuis plus de quarante ans, sa vie est axée autour d’un seul but : construire sa propre voiture. Une magnifique aventure dont les embûches ont renforcé la force de création d’un constructeur hors du commun ! Sa devise ? « Chaque fois qu’on m’a dit que ce n’était pas possible – et c’est arrivé souvent ! – j’y mettais deux fois plus d’énergie. Et ça marche ! »

Une Renault 4L « de course »

L’atelier des Isnes (entre Namur et Gembloux) où Tony Gillet construit, prépare ou transforme ses voitures ressemble à s’y méprendre à son propriétaire, passionné par tout ce qui roule et sous toutes formes. On y trouve une splendide Mc Laren en transformation, une ancienne et superbe voiture italienne des années 60, un vieux Messerschmitt à trois roues, un flat-twin BWM GS qu’on dirait sorti à l’instant d’une étape spéciale du Paris-Dakar... Et puis, bichonnée par plusieurs mécaniciens, une magnifique Vertigo noire mate qui s’apprête à « donner de la voix » aux mains de son propriétaire !

« Je ne sais même pas combien de courses j’ai faites, ni sur combien de circuits j’ai roulé ! Depuis plus de 40 ans, tu penses... »


Tony Gillet nous reçoit dans son petit bureau, à l’étage, entre deux coups de fil : « Sorry, mais je dois livrer une voiture et puis je réceptionne aussi une Ferrari », prévient le patron ! Mais quelle passion anime cet homme : la construction, la course, la mécanique ? « Fondamentalement, c’est la vitesse et la compétition, avoue le sexagénaire. J’ai toujours voulu aller vite, aimé aussi ce qui allait vite ! Et puis j’ai toujours été passionné par la mécanique au sens large ! » Et qu’est-ce qui va vite lorsqu’on est jeune et qu’on démarre dans la vie ? À l’époque, ce fut une Renault 4L avec laquelle le jeune Tony va s’essayer en rallyes provinciaux. « Bien que n’étant pas mécanicien, je la préparais moi-même ! » L’appétit venant en mangeant, l’ambition du jeune (et doué) pilote grandit, à telle enseigne que, rapidement, lui vint à l’esprit de relever des défis peu courants. C’est ainsi que Tony Gillet se fit vraiment connaître dans les milieux de la compétition belge pour être le premier à aligner en courses de côte une véritable Formule 2, sous la forme de l’ancienne voiture que le Français et futur pilote de F1 Jean-Pierre Jabouille avait menée au titre fin des années 80.

Parallèlement, ce Namurois originaire de Bouillon importait et assemblait des Donkervoort, drôles de petites voitures hollandaises dont les roues extérieures à la carrosserie les faisaient ressembler à d’anciennes voitures de course. « Mais mon rêve, mon vrai rêve, assène le constructeur, a toujours été de construire ma propre voiture. J’ai peut-être mis vingt ans à y arriver, mais j’y suis arrivé ! » En une dizaine d’années, Tony Gillet a non seulement conçu mais également vendu une trentaine de Vertigo, dont la 5e version vient de sortir. Pour parvenir à ce succès qui lui permet de faire vivre une dizaine de personnes dans son atelier, il a procédé par paliers. « J’étais connu dans le milieu de la compétition, bien sûr, mais aussi pour la transformation de véhicules. Puis je me suis spécialisé dans le traitement de la fibre de carbone, ayant été le premier en Belgique à réaliser une voiture dotée d’une telle coque. » Et progressivement, ce sémillant touche-àtout a acquis toutes les compétences nécessaires à la construction complète d’un véhicule. « Je voulais une voiture exclusive, proche de la compétition mais pouvant rouler tous les jours et que je puisse construire entièrement dans mes ateliers. Hormis le moteur, la boîte et le pont, tout est fabriqué ici ! »

 « Je voulais une voiture exclusive, proche de la compétition mais pouvant rouler tous les jours et que je puisse construire entièrement dans mes ateliers. Hormis le moteur, la boîte et le pont, tout est fabriqué ici ! »


Un nouveau modèle, la VDS !

Les clients de Tony Gillet sont des personnes aisées et discrètes. Le constructeur n’en parle pas trop. On saura juste que Johnny Halliday en a conduit une, que le Roi Albert II l’a essayée et qu’Albert de Monaco a ouvert le circuit de F1 à son bord lors d’un Grand Prix ! De toute façon, sa tête est aujourd’hui ailleurs. Il vient de construire, pour le compte du Comte van der Straeten et de son team VDS, un tout nouveau bolide qui rugira aussi bien en compétition qu’en version routière. « C’est encore un nouveau défi ! Il m’avait demandé d’envisager une voiture un peu à l’américaine, entre la Mustang et la Corvette. Elle est équipée d’un moteur Maserati de plus de 400 CV .... Cela devrait être sympa ! » La construction d’une vingtaine d’exemplaires est envisagée dans les années à venir. Dans le même temps, Tony Gillet continuera d’assurer les entretiens et préparations de prototypes divers, de restaurer d’autres voitures exclusives ou d’inventer différents systèmes adaptés à leurs pilotes, tel cet exemplaire dont il a aménagé les commandes pour permettre à Philippe Streiff, pilote de F1, paraplégique à la suite d’un grave accident de course, de piloter sa propre Vertigo !

À 67 ans, Tony Gillet n’a certes pas fini d’étonner ni d’inventer. La suite ? « Peut-être trouver quelqu’un pour m’assister. Ce qui me permettra de me plonger dans mes vignes, dans la Loire... » La viticulture, une autre passion familiale. « Un membre de ma famille qui habite dans cette région a eu le premier prix des vins blancs de Loire ! » Décidément, chez les Gillet, lorsqu’on touche à quelque chose, c’est toujours pour le meilleur !

 

Renseignements

Automobiles Gillet
Parc Créalys
Rue Saucin, 84
B-5032 Gembloux
+32 (0)81 56 84 44
[email protected]
www.gilletvertigo.com

 

Le « transformer » du circuit

Tony Gillet a un palmarès qui ressemble à l’arborescence d’un site web. Ça va dans tous les sens ! C’est que le bouillant Ardennais a quelque chose d’un touche-à-tout génial. Tant qu’il y a un lien avec la mécanique, ça marche ! Il a ainsi un palmarès de « transformer » avant la lettre : pilote, champion, constructeur, recordman, concepteur… Bref, Tony Gillet se sent bien partout... tant que c’est dans son secteur-passion !

Pour preuves, depuis ses débuts enregistrés en 1968, décidément année de tous les défis :
• 1968 : débuts en rallyes provinciaux aux volants d’une Renault 4 CV transformée par ses soins ;
• 1975-1978 : saisons durant lesquelles il aligne les victoires avec, déjà, une voiture particulière (la Viaene) engagée en catégorie Prototype ;
• 1979 : premier pilote à engager une F2 en Courses de Côte (une Renault-Elf ex J-P Jabouille), Tony Gillet est Champion de Belgique toutes catégories ;
• 1980 : 2e titre de Champion de Belgique – Courses de Côte – Coupe du Roi des 24h de Francorchamps au volant d’une VW ;
• 1982 - 1987 : construction et transformations de prototypes, essentiellement pour le Rallye Paris-Dakar (Toyota, Mercedes...) ;
• 1990 : record du monde d’accélération (0 – 100 km/h) au volant d’une Donkervoort ;
• 1991 : conception et réalisation de la première Gillet - Vertigo ;
• 1994 : nouveau record du monde d’accélération (0-100 km/h) au volant de la Vertigo ; présentation de la voiture à S.M. le Roi Albert II , au Palais Royal ;
• 1999 : préparation de la voiture (Mercedes) utilisée par le Prince Philippe à l’occasion de son mariage avec Mathilde d’Udekem d’Acoz – Réalisation d’une bulle en verre demeurée célèbre dans le gotha ;
• 2000 : fan de la Vertigo, le pilote de F1 Philippe Streiff est sorti handicapé d’un très grave accident en course. Tony Gillet conçoit pour lui une Vertigo adaptée ! ;
• 2001 : création du Team Belgian Racing qui engage des Gillet-Vertigo en compétition – catégorie FIA-GT – 2 titres ! ;
• 2002 : présentation de la Vertigo version routière au Salon de l’Auto de Bruxelles
• 2010 : 5e version de la Vertigo ;
• 2012 : création et présentation de la VDS – 001 modèles course et routière !

Vous avez déjà certainement dû les voir. Partout, ou presque, les présentoirs de BHS Promotion proposent aux visiteurs des flyers et mini-cartes présentant autant d’endroits dignes d’intérêt. Un réseau qui couvre tout le Benelux et la France !

Jean-Yves Beeckman a de quoi être fier. En 18 ans, l’administrateur délégué de BHS Promotion est parvenu à créer un réseau élaboré d’affichage et de promotion touristique et culturel. Présents en Belgique, en France et au Grand-Duché de Luxembourg, sur les sites à haute fréquentation touristique, les meubles présentoirs de BHS proposent aux visiteurs de découvrir très rapidement d’autres endroits à visiter.

Le principe est simple. Un site touristique met en avant d’autres sites touristiques. Prenez un site bien connu tel le Domaine des Grottes de Han. Prenez les milliers de personnes qui y passent chaque année*. Placez judicieusement un présentoir. Indiquez-y esthétiquement d’autres endroits à découvrir… Et vous avez un système efficace de promotion en réseau. Les lieux se promotionnent mutuellement, sans concurrence, avec le but commun de servir le chaland.

* Entre 265 000 et 400 000 visiteurs par an.

« Tout le monde s’y retrouve, se réjouit Jean-Yves Beeckman. Le visiteur qui cherche à découvrir rapidement un panel d’activités récréatives et ludiques dans la région (musées, théâtres, adresses gourmandes, parcs d’attraction, hôtels, campings, etc.). Les annonceurs qui se font connaître pour un prix concurrentiel à une cible adéquate et a priori déjà intéressée. »

Une gamme de produits

En quelques années, Jean-Yves Beeckman et son associé, Christophe Denis, ont diversifié leurs moyens de diffusion : Wallonie Passion, Brussels Passion et Vlaanderen Passie pour les meubles présentoirs avec brochures. Visite Passion pour les panneaux de minicartes et Vison-Visu pour l’affichage. « Vous pouvez vous retrouver face à un meuble présentoir et y prendre une brochure, poursuivent-ils. Mais vous pouvez tout aussi bien emporter une mini-carte. Brochure ou minicarte, il s’agit toujours de faire la promotion d’un site. » La différence tient dans le fait que le présentoir, plus imposant en taille, se trouvera dans un lieu touristique ou un hébergement hôtelier tandis que les panneaux avec les mini-cartes (plus petits) seront davantage présents dans les gîtes, chambres d’hôtes et lieux de restauration. Dans tous les cas, contrairement aux sites, pas question de faire à l’intérieur de l’établissement la promotion d’un autre établissement de la même catégorie. Logique ! Autre différence ? Les présentoirs sont présents toute l’année. Ce n’est pas le cas pour les panneaux placés seulement pendant les quelques mois de haute saison, du 1er avril au 1er octobre (sauf à Bruxelles).

Mais BHS Promot ion, c ’est aussi Culture & Promotion et Vison-Visu, un réseau d’affichage professionnel pour les évènements culturels et spectacles, en Belgique, aux Pays-Bas (Maastricht), en Allemagne (Aachen), dans le Nord de la France, la Côte d’Azur et le Grand-Duché de Luxembourg.

Suisse, Espagne et Canada, en ligne de mire

BHS Promotion met tout en oeuvre pour faciliter la mise en production des différents supports de promotion en prenant en charge la réalisation graphique, l’impression et évidemment, la diffusion. Il est également possible pour l’annonceur, et c’est même assez courant, de placer un bon de réduction sur la mini-carte. Les lieux où seront placés les flyers ou mini-cartes sont soigneusement sélectionnés. BHS promotion s’assure que chaque opérateur communique auprès de son public in the right time and in the right place.

Le principe semble efficace. Gardons l’exemple des Grottes de Han qui présentent le meilleur retour sur une année avec 2 000 retours sur 6 mois. Pas mal, non ? « Un succès qui ne cherche qu’à s’étendre, précise Jean-Yves Beeckman. Les contacts sont déjà pris avec la Suisse, l’Espagne et le Canada. » L’intérêt vers les nouvelles technologies de la communication est également bien là avec la nouvelle application mobile Visites Passion, disponible gratuitement sur l’App Store et Google play… en six langues !

 

Renseignements

Wallonie Passion
Voie du Belvédère, 6 
B-4100 Seraing
+32 (0)4 231 30 33 
[email protected] 
www.bhs-promotion.com 
www.culture-promotion.com
www.vison-visu.com
www.zoomoa.be

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