Waw magazine

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Lui vient du Sud. Il nourrit sa cuisine d’inspiration belgo-basque.

Elle vient du Nord. Elle est folle de vin et fait de la haute voltige abordable dans un endroit décalé.

Pari réussi pour ce duo d’autodidactes.

 

Le mythe de Lazare ressuscité d’entre les morts et la déco résolument « christique » confèrent uneambiance particulière à cet établissement lumineux aux nombreuses baies vitrées. On s’y sentcomme chez des amis chez qui l’on a envie de s’installer afin de refaire le monde autour d’un verre de vin. Disposés un peu partout, de nombreux objets hétéroclites interpellent et accrochent le regard : sculpture de Christ illuminé, collection colorée de nains de jardin, peaux de vache au sol. Le mobilier en bois, pierre et rotin contraste avec le pari audacieux, moderniste et binaire de murs noirs que surplombe un lumineux plafond blanc.

« Ce nom n’est pas choisi uniquement pour la beauté des sons, confie Isabelle Verstraeten, la sommelière. C’est une véritable résurrection autour d’un projet commun. » Au côté de Jean-Charles Barthélémy, cette charmante dame est « folle de vins ». Tous les pays du monde se retrouvent sur sa carte et l’écouter présenter ses découvertes est déjà une aventure en soi. Le chef, quant à lui, incarne l’infatigable passion de la cuisine. Il pratique en ces lieux une cuisine familiale, authentique et un retour à l’essentiel. Même combat chez nous pour Jean-Charles Barthélémy qui, comme son beau-frère Michel Guérard, fréquente aussi depuis l’enfance les plus beaux restaurants de France et de Navarre. En effet, Michel Guérard affiche depuis de nombreuses années ses trois étoiles au fronton des Prés d’Eugénie, dans les Landes. Oserait-on dire qu’au Lazarus s’opère la résurrection des saveurs d’antan ?

 

Côté dégustation

Menthe, cava et citron vert et c’est parti pour un apéro qui revisite l’omniprésent mojito cubain. Lafraîcheur de la menthe associée à l’acidité du citron vert en combinaison avec le pétillant du cavadonne du peps et une touche d’aromathérapie à ce cocktail bien connu, tout comme le généreux vitello tonnato (17 €) proposé en entrée. À noter, une autre spécialité du chef, un œuf cuit à 64 °C etservi avec un duo d’asperges vertes et ris de veau (22 €). En plat, le saumon d’Écosse agrémentéd’une sauce tartare (23 €) est un véritable délice et reste un plat fétiche du chef.

Du côté des vins, Isabelle Verstraeten propose de jolies trouvailles à prix doux comme un RocParabelle, Bordeaux Entre-deux-mers 2014, un vin efficace à l’apéritif et sur le saumon tartare. Etpourquoi ne pas se laisser tenter par un vin libanais ou un Columbia Crest Real Estate 2012 en provenance des États-Unis. Le coup de cœur ? Un Cabernet Sauvignon totalement fruité, vanillé avecdes fragrances de cerises, qui ne vous sera facturé qu’à 35 € malgré le prix d’achat élevé des vins américains. Et si l’on veut s’envoler dans le haut de gamme, la carte comporte une belle déclinaison de nobles flacons où se retrouve le monde entier.

 

Renseignements :
Lazarus
Restaurant et Bar à vin
Bld du Centenaire, 2
B-1325 Chaumont-Gistoux
+32 (0)10 23 90 78
 

www.resto-lazarus.be

Ouvert du mardi au vendredi (midi et soir) et le samedi soir

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Élue Best Workplace en 2015 et 2016, EASI est l’entreprise où les employés se sentent le plus heureux. Après vérification, on n’y confond pas bien-être (matériel) et bonheur au travail. Serait-ce là la clé de l’épanouissement en entreprise ? Le CEO Salvatore Curaba nous dévoile les ingrédients de sa réussite.

 

Son bureau est entièrement vitré, pas plus grand que celui de ses collaborateurs et la porte en esttoujours ouverte. Salvatore Curaba est le fondateur et patron d’EASI, l’entreprise où règnent à la fois le costume-cravate et une sorte de bienveillance ambiante. Quand il raconte son parcours et l’histoire de son entreprise, le CEO répète à plusieurs reprises le mot « bonheur ». Une notion sur laquelle il réfléchit, semblet- il, depuis longtemps. « C’est une préoccupation certainement, mais c’est surtout un savoir-vivre. Je ne voudrais pas que cela soit pris pour du calcul. Je ne calcule pas “tiens, si j’ai desemployés heureux, ils seront plus productifs, je vais gagner des concours, etc.” Ce n’est pas mon raisonnement. C’est simplement important pour moi d’être heureux et de travailler avec des gens heureux. »

 

Les piliers

Mais qu’est-ce qui rend les employés d’EASI si heureux ? « Il y a deux ans, j’étais incapable de répondre. Je ne savais ni pourquoi mes employés étaient heureux, ni pourquoi nous étions une société si performante. » Invité à de nombreuses conférences sur le sujet et récemment reçu pour un échange avec le Roi Philippe, Salvatore Curaba a interrogé sa propre réussite pour la théoriser. Il l’attribue à cinq piliers sur lesquels repose EASI.

Ces piliers sont, premièrement, les valeurs humaines, car « je veux avant tout travailler avec des gens qui partagent nos valeurs : le respect (des autres ou de ses engagements), la positivité et l’égalité. Je ne pourrais pas travailler avec des gens qui ne voient que les problèmes ou des directeurs qui se sentiraient supérieurs aux autres. C’est comme au foot, cela ne sert à rien de recruter un joueur qui va marquer 30 goals si, à côté, il met une mauvaise ambiance au sein de l’équipe. »

Deuxièmement, l’organisation. « EASI étant une entreprise méga structurée, nous sommes des malades de l’organisation. Tout doit être sous contrôle. Nous avons des procédures pour tout. Mais avec de la souplesse et la possibilité de remettre en question le système. Ça fait d’ailleurs partie des services que nous apportons à nos clients », ce qui pourrait paraître contradictoire, car la définition communément admise de bonheur au travail passe par le concept d’« entreprise libérée ». Mais la liberté, essentielle au bonheur, comme on le verra plus loin, ne peut se développer qu’autour d’un cadre très défini, selon Salvatore Curaba.

La capacité à faire des efforts quand c’est nécessaire est le troisième pilier. « Les personnes doivent avoir le sens des responsabilités, respecter une deadline, aller au bout de la mission sans qu’on ait besoin de le demander. Ça doit venir naturellement. Comme dans le sport, si on ne travaille pas dur,on n’obtient pas de résultats. »

Le quatrième pilier est celui du partage. « Dans une entreprise, il faut mettre les choses en place de façon à ce qu’il y ait énormément de partage des connaissances et de l’expérience. Toujours aider les autres. Mes directeurs ne servent qu’à cela, faire évoluer les employés. Et moi-même, à faire évoluer mes directeurs. » Le grand patron a ainsi appris à faire un pas de côté. « Je ne veux pas être le patron qui freine son entreprise, car c’est souvent ce qui se passe lorsqu’un CEO pense qu’il doit être partout et que tout doit passer par lui. Je dois laisser mes directeurs se développer et, moi, je dois avoir le courage de me mettre en retrait pour qu’eux puissent monter encore plus haut. »

Bien-être et bonheur

Le cinquième pilier, c’est bien sûr le bonheur en lui-même, qu’il faut commencer par bien définir. « Il y a souvent une confusion entre bonheur et bien-être qui, lui, concerne la mise à disposition de services et le confort matériel (bureaux lumineux, cafétéria suréquipée, etc.). Chez EASI, les employés ont accès à ce bien-être. On organise plein d’activités, nous avons notamment des salles de jeux et de détente. C’est bien, mais ça reste superficiel et insuffisant, car pour atteindre le bonheur, il faut répondre à des besoins beaucoup plus profonds. »

Pour Salvatore Curaba, ces besoins semblent évidents. La reconnaissance d’abord, « besoin vital et universel de l’être humain. Combien de fois disons-nous merci à nos collaborateurs ? Chez nous, on n’arrête pas de se remercier et de se féliciter. C’est un véritable culte de la reconnaissance que nous cultivons même à travers une cérémonie que nous organisons chaque année. » Ensuite, il y a la liberté, car « on veut tous travailler de manière libre et autonome et prouver ce qu’on est capable defaire sans être contrôlé en permanence. Les techniques de management impliquant le contrôle sont totalement dépassées et inefficaces. Chez nous, dans un environnement structuré et où les procédures sont très claires, chacun a la liberté de développer son potentiel, ses initiatives et ses responsabilités. »

 

Secrets et échecs n’existent pas

Le troisième besoin est la transparence. « Chaque travailleur a besoin de se projeter dans le futur. En matière de salaire, il doit savoir ce qu’il peut faire pour évoluer et cela doit être clair et objectif. En matière de projets d’entreprise, il doit savoir si la sienne va bien, si elle va racheter telle autre boîte, etc. Si la direction ne communique pas avec transparence, chacun commence à se poser des questions, la méfiance s’installe et la confiance diminue. On entre alors dans une spirale négative qui va grignoter le bonheur. » Chez EASI, aucun tabou entre collègues et supérieurs. Tous les troisièmes jeudis du mois, Salvatore Curaba organise une réunion où il présente les résultats d’EASI et annonce les nouveaux projets à tous les employés invités à poser leurs questions.

Un autre besoin ? « Le challenge. Il ne concerne peut-être pas toutes les personnalités, mais on doit avoir des missions pour être heureux dans la durée. En fait, on n’est pas là pour travailler, mais pour s’accomplir. Certains veulent changer le monde, d’autres être les premiers, les artistes ont besoin decréer. En donnant des challenges aux gens, ils n’ont plus l’impression de venir travailler, mais d’accomplir une mission. » D’ailleurs, en ce moment, le challenge d’EASI n’est pas des moindres : avec leur nouvelle solution mails InboxZero, ils ont l’ambition de détrôner Google. Rien que ça ?! « Je me rends compte que c’est un peu débile, mais quelque part, j’y crois. Pourquoi ne pourrions-nous pas y arriver ? Ça nous fait rêver collectivement et ça nous fait du bien ! » Rêver trop haut, n’est-ce pas risquer l’échec et la déception ? « Je ne ferai jamais le reproche à un employé de ne pas avoir réussi, mais je lui reprocherai de ne pas avoir fait le maximum pour réussir. Tant qu’on s’est battu, il n’y a pas d’échec. Chez nous, on n’a pas peur d’accomplir, car il n’y a pas d’échec à craindre. »

 

Une société partagée avec les employés

Salvatore Curaba aime ses collaborateurs, cela se sent. D’ailleurs il n’hésite pas à lâcher le mot qui, pour lui, est le dernier besoin essentiel en entreprise. « L’amour ! Personnellement, je ressens un amour bienveillant et tribal et, en retour, je me sens aimé par mes employés. Je ne sais pas sibeaucoup de patrons peuvent en dire autant. » Le CEO évoque aussi la grande fierté qu’il ressent pour ses collaborateurs de longue date. « Je suis aussi fier de mes directeurs que de mes enfants, ils sont plus forts que moi, ils tirent la société vers le haut. C’est du pur bonheur ! » D’ici la fin 2016, EASI devrait encore recruter 30 à 40 personnes et bientôt compter 40 actionnaires, car tous les directeurset cinq employés sont actionnaires d’EASI. Une vingtaine d’autres le deviendront prochainement. « Ils ne reçoivent pas ces actions, ils les achètent et cela implique que je ne peux plus considérer EASI comme ma société, mais la nôtre. Cela crée un lien très fort. C’est du partage. D’ailleurs, bientôt, je ne serai même plus majoritaire et, quand je serai retraité, je devrai revendre mes propres parts, car seules les personnes actives au sein de la société peuvent en posséder. »

Imaginez donc une entreprise où chacun se sent important, libre, aimé et est remercié régulièrement. Imaginez une société où les employés peuvent se projeter dans le futur, participer aux décisions et faire confiance à leur entourage. « Alors, tout se met en place. Quand quelqu’un est heureux au travail, il est plus positif, serviable. C’est une spirale positive, plus les gens sont contents, plus on est dans le domaine du plaisir et tout devient possible. On entre dans le domaine de l’excellence et de l’innovation. Je constate à quel point les personnes développent leur créativité, leursperformances et leur esprit d’équipe. Ce qui développe encore plus le bonheur ! J’appelle cela le bonheur au carré. »

Une spirale qui ne serait pas près de s’arrêter. « Je suis très confiant à moyen et long termes. On ne peut que grandir. » Que reste-t-il au grand patron à accomplir maintenant que ses directeurs prennent doucement la relève et insufflent la même philosophie ? Écrire un livre ? « Peut-être pour les 20 ans d’EASI en 2019, on verra… »

 

www.easi.net


 

BIO EXPRESS

Salvatore Curaba, fondateur d’EASI, n’avait pas pour objectif de fonder sa propre entreprise quand il termine, a l’âge de 20 ans, son graduat en informatique. Footballeur professionnel, il mène de frontcarrière sportive en D1 et dans l’informatique ou il sera programmeur pendant cinq ans. A 30 ans, il est à la fois entraîneur de foot et sales manager dans une société internationale. « À 35 ans, j’allaisdevenir directeur général de mon site, mais étrangement, je n’étais pas très heureux. C’est là que j’ai eu le courage de tout quitter et de fonder EASI. » Habitué à mener plusieurs projets de front, le jeuneentrepreneur prend des risques, contracte un prêt et se lance. « C’était stressant et difficile, mais quand on se donne à fond et qu’on vise l’excellence, ça ne peut que marcher ! »


EASI EN BREF

EASI existe depuis 1999. Basée à Nivelles, Leuven et Liège en Belgique mais aussi en France et auLuxembourg, elle fait à ce jour un chiffre d’affaires annuel de 25 000 000 € et emploie 150 personnes.Spécialisée dans quatre secteurs d’activités pour moyennes et grosses entreprises (logiciels decomptabilité et de gestion des achats, solutions de gestion d’infrastructures IT et Cloud, développement d’applications mobiles et de logiciels de traitement des e-mails), le patron n’hésitepas à qualifier EASI de « première société au monde dans la gestion des e-mails » grâce à SmartMailet InboxZero qui réinventent la manière de gérer sa boîte mail, notamment à travers une structure repensée et des messages sous forme de conversations. EASI a été finaliste Entreprise de l’année EY(Ernst & Young) récompensant les sociétés les plus prospères. Huit fois Trends Gazelle et deux foisBest Workplace en 2015 et 2016, EASI compte des clients aussi variés que Proximus, Burger King, Exki, Honda, Groupama, Médecins Sans Frontière ou Pfizer.


BENJAMIN BARTHELEMI

Équipe commerciale, chez EASI depuis 7 mois

« EASI est une entreprise ouverte. On sent que l’on est écouté et supporté et que l’on grandit avec la société. C’est très important, ça nous permet de nous développer et, in fine, de développer l’entreprise. Beaucoup d’amis me disent qu’après deux ans, ils quitteront leur boîte actuelle parcequ’ils n’y voient pas leur futur. Ce n’est pas mon cas. Je crois que je serai encore très bien ici dans cinq ans, car j’ai des perspectives d’avenir. On est une entreprise de grande taille, mais avec un esprit très “PME”. On se tutoie et on est proche de tout le monde. On peut sans problème aller frapper à la porte du patron. On n’est pas vraiment hiérarchisé même si, d’un autre côté, tout est très catégorisé, structuré et précis. On a des évaluations semestrielles pour nous permettre d’apprécier notreévolution humainement, par rapport aux valeurs de l’entreprise, et professionnellement, par rapport ànos missions. Ça nous permet de savoir très précisément où et comment on va évoluer chez EASI. J’ai eu ma première évaluation en janvier. Mon manager a passé deux heures avec moi pour passer en revue chaque catégorie et cerner où je pouvais m’améliorer et comment le faire. Puis, il y a une attention certaine portée à notre bien-être. Par exemple, on a depuis peu un service de dry cleaningoù l’on peut déposer nos costumes. Tout est fait pour que l’on se sente bien. »


SALVATORE CONTI 

Responsable R&D EASI Financials, chez EASI depuis 12 ans

« En 2001, j’ai eu l’occasion de faire un stage chez EASI. Ce qui m’a marqué, c’est que j’avais rencontrélonguement le big boss. Un patron qui prend une demi-heure pour parler avec un stagiaire, je trouvecela génial. Chez EASI, je sentais qu’on voulait me donner de la confiance. Malheureusement, c’étaitune mauvaise année dans l’informatique et je n’ai pas pu être engagé. Dans l’autre boîte où j’aiatterri, j’ai compris que je ne me sentirais pas bien. Je ne suis pas particulièrement carriériste, mais jen’avais pas envie de faire la même chose pendant 15 ans. J’ai recroisé Salvatore à un mariage et le lundi suivant, je signais mon contrat chez EASI ! J’ai commencé comme consultant. Il y avait beaucoup de stress, mais tous les jours c’était différent. On est sans cesse à la recherche de nouveaux challengespour soi ou les autres et, s’il y a un problème, c’est le problème de tout le monde, sans hiérarchie aucune. Les valeurs que nous partageons font notre force. On va toujours chercher à travailler avec des gens qui partagent cela. La seule fois où j’ai dû licencier quelqu’un, nous avons tout fait pour qu’il puisse retrouver un travail qui lui convienne mieux. Dans mon job, j’essaie d’être un leader, plutôt qu’un manager : ramer avec les autres plutôt que frapper le tambour. Car un employé heureux, pour moi, c’est un employé qui ne doit plus se poser de questions sur son devenir au sein de l’entreprise,puisque son avenir a été réfléchi en collaboration avec lui. »

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8 pays, 500 reconstitueurs, 24 cavaliers, 10 canons, 4 heures de spectacle, 10 hectares de bivouacs et de reconstitutions, une exposition …

 

Pendant ces deux jours, venez revivre la bataille de Wavre entre les Français, sous le commandement du général Gérard, et un corps d'armée prussien dirigé par le général Von Thielmann.

BIVOUACS et RECONSTITUTIONS

En juin 1815, sur les terrains historiques, le long de la Dyle, les combattants des deux camps se livrent une guerre sans trêve et sans merci. A travers l'implantation de bivouacs alliés et français et la reconstitution d'exercices d'armes et de la bataille, le public voyage au cœur de l'ambiance napoléonienne. La vie militaire et civile de l'époque se décline au travers d'une exposition de panneaux didactiques sur les costumes et de stands offrant aux visiteurs petits soldats, BD, livres et dédicaces d’auteurs, de peintres et dessinateurs spécialistes du sujet.

PARADE AUX FLAMBEAUX

Le samedi 3 juillet de 21 à 22h, les reconstitueurs circuleront en centre-ville au rythme de la musique des tambours et de la lueur de flambeaux. Cavaliers, fantassins, musiciens, petit peuple et autres cantinières plongeront la ville dans l'ambiance festive des parades militaires et rendront ainsi hommage au courage des combattants de l'époque. Le bataillon suisse fleurira la plaque commémorative posée sur le parapet du pont du Christ, endroit mythique des combats wavriens, s'il en est.

MARCHÉ HISTORIQUE

Une balade sur les sentiers du marché historique, vous dénicherez le petit soldat qui manquait à votre collection, l’ouvrage précieux pour rêver d’histoire, la BD à faire dédicacer par ses auteurs, la lithographie qui ornera vos murs ou la copie parfaite de l’épée et de l’uniforme qui feront de vous un « soldat de la Grande Armée » !

AU PROGRAMME

SAMEDI 2/07

Reconstitution : 17h à 18h

Bivouacs : 10h à 20h 

DIMANCHE 3/07

Reconstitution dimanche : 11h à 12h

Bivouacs : 10h à 16h

 

www.wavre1815.com

 

Par Biéreau

Fin juin, comme de coutume, Louvain-la-Neuve résonnera de mille et une notes : festives, classiques, fanfaronnes, a cappella, et même salées. La Fête de la Musique, ce sont des concerts gratuits qui touchent toutes les sensibilités et styles, toutes les oreilles ! Au gré d'une flânerie shopping ou d'une balade (plutôt très) matinale, vous aurez ainsi peut-être l'occasion d'entendre quelques-uns des artistes invités. Néanmoins, c'est bien à la Ferme du Biéreau que battra le cœur de la fête : après avoir goûté aux pizzas cuites au feu de bois par l'ASBL Four à pain, laissez-vous emporter par une musique qui fait "Tibidi", une sonate magistralement jouée ou par vos pieds, trop pressés d'aller danser avec O'Steam !

Horaire

18h00 à Esplanade : Tibidi
18h30 à Cour de la Ferme : Repas pizzas
19h00 dans la  Cour : O’Steam
19h45 dans la  Cour : Tibidi
20h30 dans la Grange : Mathilde et Jean-Pierre Dellens
21h30 dans la Grange : O'Steam

Plus d'informations : www.fermedubiereau.be

 

Informations : 

La Ferme du Biéreau
Place polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : +32 (0) 70 22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

Un moment familial et musical, à la fois projet ludique et éducatif, en chansons et en BD !

Michael et moi, c’est l’histoire de Luce Lapuce, une petite fille de six ans qui rêve de danser sur la lune avec Michael Jackson. Ce conte musical met en couleurs nos vies de petits et grands enfants en abordant, à travers le thème de la confiance en soi, les grandes questions et émotions qui nous traversent dans l’existence : le courage, la peur, le sens de la vie, l’amitié, l’amour, l’humour, les différences, les devoirs, les rêves, la révolte, la joie et le dépassement de soi. Dans la lignée d’Alice aux Pays des Merveilles ou d’Emilie Jolie, Michael et moi raconte, avec les mots et l’humour d’aujourd’hui, la quête initiatique d’un enfant de six ans.

Le concert qui aura lieu le 15 mai 2016 à la Ferme du Biéreau est une adaptation live de cette BD-CD écrite et réalisée par KARMA, un collectif d’artistes regroupant les chanteuses Karin Clercq, Marie Warnant et le dessinateur Marco Paulo. De Mister Ose à Mamy Cool, du Grand Méchant Loup Gentil à Jamel Deblues, on retrouvera sur scène quatre musiciens, onze chansons originales, deux clins d’œil musicaux à Michael Jackson, des images animées et les voix des personnages de la BD : Un concert original et funky pour les petits et pour les grands, dès cinq ans ! 

Dans le cadre du Festival Diagonale

Infos pratiques

Dimanche 15 mai 2016 dès 16 heures

Ferme du Biéreau
Place Polyvalente
B-1348 Louvain-la-Neuve

+32 (0) 70 22 15 00

www.fermedubiereau.be

Par Biéreau

Si la vie ne tient qu'à un fil, Vincent Liben, le leader de Mudflow, s'en saisit pour la pincer comme une corde de guitare, qu'il a appris à jouer adolescent. Animalé, second album élégant et singulier de l'artiste bruxellois, vient témoigner de sa rage de survivre, mais aussi d'une écriture loin de l'acte rationnel, inspirée par Simenon ou encore William Cliff. L'artiste viendra le présenter sur la scène de la Ferme du Biéreau, sous les poutres centenaires du lieu qui résonnent parfaitement avec cet opus qui, comme un bon vin, prendra de l'âge sans jamais en altérer le(s) sens.

En comparaison, c'est la fraîcheur qui caractérise les humeurs de Lisza, qui se produira en première partie. Différent donc, mais aussi complémentaire, et pour cause : le duo responsable du titre Cavale est composé de la chanteuse Lisa et de ... Vincent Liben. Un EP est attendu à la rentrée et à découvrir dès le 4 mai à la Ferme du Biéreau.

 Le 4 mai à 20h30

Informations 

La Ferme du Biéreau
Place polyvalente
B-1348 Louvain-la-Neuve
+32 (0) 70 221 15 00
 
www.fermedubiereau.be

Le Comptoir des Créateurs voit double.

Après la boutique de La Hulpe, c’est au tour du site revalorisé des Papeteries de Genval d’accueillir un comptoir pour créateurs made in Belgium.

 

Laetitia Paternoster est courageuse et bosseuse. Dans la même année 2015, elle ouvre, en Brabant wallon, deux Comptoirs des Créateurs dont le concept est de diffuser les œuvres ou produits de créateurs belges et de quelques autres en provenance de pays limitrophes comme la France et les Pays-Bas. Le plus récent, le Comptoir des Papeteries de Genval, se développe sur une surface de plain-pied, éclairée par de larges baies vitrées, dans un style loft américain. Un choix d’aménagement et de décoration qui évoque l’histoire industrielle de son lieu d’implantation. Béton apparent, brique et métal, bois de récupération pour la mise en valeur des pièces en vente, dont des œuvres uniques. Tous les quadrimestres (ou trimestres à La Hulpe), le Comptoir se vide et se remplit de la production d’une vingtaine de créateurs nouveaux. Certains ont le privilège de durer une session supplémentaire en fonction du succès rencontré. Au Comptoir des Créateurs, vous pouvez (presque) tout trouver malgré la sélection rigoureuse de Laetitia : articles et accessoires de mode, objets décoratifs, bijoux, produits cosmétiques, Design & Art, vins de fête ou curiosités alimentaires. Laetitia n’admet dans ses comptoirs qu’un contenu défini comme moyen de consommer autrement, belge, de manière exclusive, créative, durable et jouissive. Car la jeune entrepreneuse est convaincue que le succès du concept s’explique par la conjugaison de plusieurs facteurs : le dynamisme créatif en Belgique, la recherche de vitrines d’exposition et une clientèle davantage encline aux achats responsables, locaux et durables. « Mes points de vente créent la rencontre et, s’il y a coup de foudre, ma mission est remplie ! »

 

L’esprit d’entreprendre wallon

L’idée du Comptoir des Créateurs n’est pas tombée du ciel. Elle est le résultat d’un cheminement personnel. Il y eut d’abord la naissance de Nathan, son fils aujourd’hui âgé de deux ans et demi. Ce fut l’époque du changement de cap. De l’événementiel, Laetitia dévie vers la décoration intérieure, suit une formation d’étalagiste et lance sa propre marque de meubles sur mesure pour enfants, Les Ateliers de Nathan (en vente au Comptoir de La Hulpe). Avec ses créations poétiques en bois, elle fréquente des pop-up stores. Elle en étudie le fonctionnement, entrevoit les failles et réfléchit aux possibles améliorations du système de vente « version éphémère ». En février 2015, convaincue par ce concept déjà existant, elle ouvre le premier Comptoir des Créateurs à La Hulpe, puis un second à Genval en novembre 2015. Les artistes et créateurs comprennent vite l’intérêt de ces points de vente originaux et la sollicitent. « Je complète la boutique en cherchant moi-même d’autres créateurs de telle sorte que l’offre soit variée. Je travaille avec un système de dépôt et une participation win-win avec des créateurs dont le statut professionnel est en ordre (N.D.L.R. ils possèdent un numéro de TVA). Je n’accepte que des articles de qualité qui durent dans le temps. Je regarde à tout : des matières et produits utilisés jusqu’aux finitions. La majorité des articles sont des pièces uniques ou peu ou pas vendues dans la région. Quel intérêt si le magasin d’à côté vend le même produit que moi ? » Laetitia est aujourd’hui secondée par deux vendeuses qu’elle envoie en formation chez les créateurs afin de mieux faire connaissance et d’être en mesure de raconter leur histoire aux clients. Encore un plus.

 

Commerce malin

Faire le tour de la boutique rend intelligent (juste un peu moins riche, car il est impossible de ne pas céder à la tentation). Une balade culturelle ! Chaque créateur vaut le détour et votre attention. Le vestiaire racé des stylistes Valérie Moreau ou Éléonore de Lichtervelde, les sweats et tee-shirts humoristiques de la marque Belge une fois (avec des slogans imprimés du genre « Je suis belge, don’t be jealous »), les coussins découpés dans des kilims anciens de Cortil12, les sacs Be Burlin pour femmes élégantes en vélo ou ceux de Lilu fabriqués dans des matières nobles, les produits de soin bio de Belle Bulle, la bière Vlawa brassée par la brasserie Grain d’Orge à Hombourg ou encore les bijoux Cocorico de Laura Placucci, encore une jeune femme qui a de la suite dans les idées (voir plus loin).

Si l’excellence est le souci majeur de Laetitia Paternoster, le service à la clientèle est aussi la règle de la maison. « Peu importe l’achat, s’il y a un souci, nous nous occupons du retour. Nous ne sommes pas un supermarché et l’écoute du client nous importe. Par exemple, nous pouvons faire fabriquer un sweat-shirt à la demande. On interroge le créateur et nous voyons avec lui dans quelle mesure cela est possible. » Les prix ? « Ils correspondent aux matières utilisées et aux heures de travail effectuées. C’est un juste prix. C’est aussi une question d’équilibre : nous proposons une gamme de prix entre 15 € et parfois plus de 1500 € pour un tableau ou une œuvre unique. Les petits prix ne veulent pas dire “brol” chez nous ! Outre la qualité pour laquelle je suis exigeante, les créateurs doivent pouvoir suivre le débit et, durant la période d’une session, réassortir si telle est la demande. Le Comptoir ne peut jamais être vide. » Comprenez que Laetitia ne rigole pas et les peintres du dimanche peuvent s’abstenir. Il en va de la crédibilité de ces deux Comptoirs, gage de leur pérennité et succès. 

 

RENSEIGNEMENTS :

Le Comptoir des Créateurs

Boutique 14, Square des Papeteries de Genval

Avenue Franklin Roosevelt, 100

B-1332 Genval

[email protected]

www.lecomptoirdescreateurs.be


 

COCORICO, UN NOM D’OISEAU POUR DES CRÉATIONS TOUTES EN PLUMES

Pour sa première collection de bijoux de fantaisie, Laura Placucci s’est tenue à des choses simples. C’est dans un atelier minimaliste, installé dans le recoin de ce qui fut sa chambre d’adolescente, au cœur du village d’Incourt, que la jeune femme imagine et crée ses bijoux aériens. Remarquée lors du dernier salon « Côté Campagne » par Laetitia Paternoster du Comptoir des Créateurs, Laura s’est lancée dans la fabrication de bijoux de fantaisie à l’esprit ethnique. Des plumes chatoyantes et flammées et du laiton vieilli pour des créations que n’auraient pas reniées les anciens chefs de tribus amérindiennes. Commercialisés au Comptoir des Créateurs des Papeteries de Genval, ses bijoux se sont littéralement envolés. Prix doux et design bohème, Laura a visé juste : les boucles d’oreilles et les colliers de sa première ligne de bijouterie séduisent par leur côté naturel. Sa page Facebook s’est rapidement enrichie de plusieurs centaines d’internautes fans de ses plumes.

 

Parures légères

À 26 ans, Laura est au début de sa vie et de sa carrière. Des études de fin d’humanités en Art de l’espace, suivies d’un baccalauréat en Création d’intérieurs à Saint-Luc (Bruxelles) et Laura comprend rapidement que le bijou contemporain est un secteur créatif fait pour elle. C’est sur un projet de « bijou tourbillon » qu’elle défend son mémoire de fin d’études avant de suivre, durant une année, à l’Institut de Bijouterie de Saumur (France) une formation qualifiante en joaillerie. Retour en Belgique. À côté d’un emploi de décoratrice d’intérieur, elle développe, en 2014, une activité indépendante de bijouterie de fantaisie. Bien que ses qualifications lui permettent un travail de création plus sophistiqué, la « fantaisie » offre une opportunité de tester le secteur sans prendre de risques disproportionnés. « Le bijou de fantaisie est plus simple à développer, car il ne requiert pas d’investissements lourds, mobilise moins de temps et propose des prix de vente raisonnables. » Avec un éventail de prix entre 15 et 39 €, les bijoux de Cocorico ont d’ailleurs fait l’objet d’une razzia lors des fêtes de fin d’année passée. Test réussi pour Laura qui songe à présent à diversifier Cocorico et étendre sa gamme aux bracelets et bandeaux de tête en vogue dans les années hippies.

Laura n’a pourtant pas le look hippie, bien que les plumes de ses boucles d’oreilles mêlées à ses longs cheveux blonds défaits vous disent le contraire. Laura est, en effet, plutôt chic. Elle raconte, organisée, son histoire débutante avec une satisfaction évidente, encore étonnée de faire l’objet d’attentions journalistiques. « C’est sans idée préconçue que j’ai acheté des plumes sur Internet. C’est un matériel naturel et léger qui me plaît. Ensuite, je les ai assemblées dans un processus de création pure », raconte Laura. Plumes de coqs, d’oies, de paons, de faisans ou d’autres oiseaux d’élevage composent depuis la ligne Cocorico, bijoux artisanaux inspirés de cultures lointaines. « À présent, j’imagine faire évoluer la plume dans un autre style plus design et une autre matière comme l’argent, par exemple. Les modèles vont se diversifier. » Puisque la demande est là, Laura avance. « J’espère pouvoir ouvrir prochainement un site Internet de vente en ligne et, pourquoi pas, voir mes bijoux portés par de jeunes artistes de ma génération. Je suis déjà contactée par des boutiques intéressées par mes bijoux... » Laura espère aussi que ses bijoux trouvent des canaux de diffusion vers l’Italie dont elle est à moitié originaire. Cocorico à l’aube naissante !

www.facebook.com/cocoricobijouxfantaisie


 

FASTOCHE

Laetitia Paternoster ne s’est pas contentée d’ouvrir deux boutiques en moins d’un an. Elle a aussi récemment repris la marque Fastoche créée par Ornella Marcella. « Le produit est tellement sympathique – en plus d’être bio et local – que je n’ai pas pu le laisser tomber lorsque j’ai appris qu’Ornella, pour des raisons personnelles, ne le suivrait plus. Je garde les mêmes fournisseurs liégeois avec qui je voudrais étendre la gamme. » Fastoche est une gamme de pâte prête à l’emploi pour la préparation de biscuits savoureux (moelleux au chocolat, spéculoos, barres de céréales, cookies...). Il faut juste, à la dernière minute, y ajouter les oeufs et le beurre frais. « C’est génial pour les parents qui cuisinent avec de jeunes enfants. On peut brûler les étapes ennuyeuses comme la préparation des ingrédients, la pesée... durant lesquelles la concentration du cuisinier en herbe tombe pour réaliser la recette jusqu’au bout. »

Prix : 9 € la bouteille pour six à huit personnes

www.fastoche.be 

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Dans la Grèce antique, l’agora était la place publique, déterminante dans la vie de la cité.

Une affectation et un rôle que le Resort Urbain Agora entend jouer à Louvain-la-Neuve au-delà de son appellation.

Thibault Van Dieren, directeur général d’Eckelmans Immobilier, nous parle de cet audacieux projet.

 

À Louvain-la-Neuve, en plein coeur de la ville, s’est ouvert en septembre 2015 un chantier de grande ampleur. Les fondations du Resort Urbain Agora émergent de terre. À terme, c’est-à-dire en 2018, l’espace qui n’est aujourd’hui qu’un trou béant accueillera le premier complexe hôtelier et résidentiel haut de gamme, intégré et urbain, de Belgique. Un projet résolument contemporain et précurseur, basé sur une offre ouverte de services, à l’initiative du groupe Eckelmans Immobilier.

Une longue maturation du projet et un cheminement prudent ont précédé le lancement des travaux. Retour en 2007. Eckelmans Immobilier, acteur de terrain à Louvain-la-Neuve en tant que spécialiste du logement étudiant, propose aux autorités universitaires, le développement d’un projet de logement novateur pour une clientèle senior. La demande est présente et l’offre quasi inexistante en ville. L’Université catholique de Louvain (UCL) marque un intérêt, mais conditionne son accord à la construction en parallèle d’un hôtel économique 2* à destination d’une clientèle principalement académique. Bref, un lieu d’hébergement confortable et pratique pour ses chercheurs et visiteurs qui fait aussi défaut au centre-ville.

 

©Eckelmans Immobilier
 
Un hôtel sur les bras

Promoteur mais pas hôtelier, le groupe Eckelmans accepte cependant. « Naïvement, nous pensions alors développer un projet global dans lequel nous intégrerions un hôtel qui, une fois terminé, serait vendu », explique Thibault Van Dieren. Après de premières prises de contact avec plusieurs groupes hôteliers de carrure internationale, Eckelmans Immobilier réalise que le secteur n’investit plus dans la brique. Les opérateurs hôteliers se présentent comme des managers, mais n’achètent plus les immeubles. « Une déconvenue pour nous. Nous ne sommes pas hôteliers, que pouvions-nous faire avec un hôtel ? En plus de ne pas investir dans la brique, les hôteliers ne veulent plus engager eux-mêmes le personnel. » Première difficulté.

Deuxième difficulté, le logement senior. Eckelmans Immobilier abordait un secteur qui lui était peu familier. Au départ, le groupe pense s’orienter vers la construction d’une résidence qui offre des services médicalisés. Mais le concept existe déjà dans la région et s’apparente trop à une séniorie classique. Par ailleurs, « les contraintes légales sont lourdes dès qu’il s’agit de soins médicalisés et ce n’était pas ce que nous avions à l’esprit. Nous étions désireux de toucher une clientèle de seniors actifs. L’idée sous-jacente était de construire une résidence moderne pour seniors autonomes, lesquels bénéficieraient de facilités et services quotidiens ».

Troisième difficulté, l’UCL décide d’implanter en ville une auberge de jeunesse. Ce nouvel élément fait à nouveau basculer le projet. « Il n’était plus question pour nous d’avancer sur un hôtel 2*. Les auberges de jeunesse ne sont plus ce qu’elles étaient. Elles offrent aujourd’hui un hébergement sympathique et de qualité. Deux offres de logement similaire, c’est mortel dans une petite ville comme Louvain-la-Neuve. » Solution ? Eckelmans Immobilier, pour éviter la concurrence perdue d’avance, accroche des étoiles supplémentaires à ses futures infrastructures hôtelières et se focalise plutôt sur une clientèle Business nombreuse par la présence de zones d’activités et de recherches dans la ville universitaire et à Wavre, agglomération voisine. Trois difficultés et un triple questionnement que le groupe immobilier transforme en opportunité et force de créativité.

 ©Eckelmans Immobilier

Extension du piétonnier

Retour vers les autorités louvanistes. Le promoteur accepte la condition préalable à l’obtention d’un terrain (construire un hôtel en plus du logement senior) si ce dernier est suffisamment étendu pour développer un projet immobilier ambitieux et rentable. L’UCL est favorable et octroie au groupe un terrain de 30 000 m2, situé entre le lac, l’Aula Magna et la Grand-Place, là où la dalle en béton n’est pas terminée. En effet, tout le centre urbain piéton de Louvain-la-Neuve est construit sur une dalle sous laquelle les parkings sont accessibles via des ascenseurs. Le prolongement de la dalle est prévu de longue date. Il attendait ce projet. La localisation et l’ampleur du projet entérinées, l’idée du complexe (Resort) urbain se dessine. Une offre d’hébergement originale, une infrastructure hôtelière double (3* et 4*) et résidentielle plus vaste (classique et senior) intégrée dans une plate-forme de services communs.

 

Belges et compétents

Le directeur général poursuit : « Acteurs immobiliers à Louvain-la-Neuve, nous nous sommes rendu compte qu’il existait un potentiel de développement pour les offres de séjours de moyenne et longue durée. Et quasi aucune structure professionnelle en Brabant wallon. En 2011, nous avons créé une dizaine de flats équipés, loués pour des périodes comprises entre quinze jours et un an ». Tout s’est rapidement rempli et n’a jamais désempli. Sur base de cette expérience, un appart-hôtel 4* est venu compléter l‘offre du pôle hôtelier, initialement conçu autour d’un seul hôtel 3*. Et la gestion du pôle hôtelier Martin’s Agora est confiée au groupe belge Martin’s Hotels. « Nous avons senti de leur part un intérêt sincère pour le projet. John Martin, arrivé dans le projet en 2014, connaît lui-même très bien Louvain-la-Neuve et a toujours souhaité, sans que jamais l’occasion ne se présente, y ouvrir un hôtel. Comme nous, Martin’s Hotels est une structure familiale belge. » C’est important pour eux aussi de défendre un projet local pour lequel ils engagent leur crédibilité. « Nous avons apprécié leur souplesse dans l’approche du projet. En plus de gérer un hôtel – c’est leur métier –, nous leur demandions également de gérer des services et c’est le seul groupe hôtelier qui a accepté. » Martin’s Agora deviendra le premier pôle hôtelier urbain. « Il existe un seul hôtel plus important dans la région, le Dolce La Hulpe, mais il n’est pas urbain. La force de positionnement du projet est justement d’être au coeur de la ville ! » La société d’exploitation et d’investissement Agora Hospitality, créée pour l’occasion et dirigée par Thibault Van Dieren, assurera le financement de l’hôtel et de ses services, leur management commercial et opérationnel étant confié à Martin’s Hotels.

 

Ouverture sur la ville

Nous sommes au bout du voyage créatif. Le Resort Urbain Agora a enfin trouvé sa forme au bout de dix années de cogitations intenses. Un projet multifonctionnel qui regroupera un complexe hôtelier et un pôle résidentiel. L’ensemble bénéficiera de services de qualité (compris dans les charges locatives pour les appartements seniors loués ou bien à la carte pour les propriétaires des appartements résidentiels) tels que conciergerie, lobby, restaurant, wine bar, City Spa, offre de mobilité.

Un des axes du projet est aussi d’éviter que le Resort soit fermé sur ses résidents dans un réflexe sécuritaire. Même s’il est prévu un jardin privatif, l’ouverture des services vers le grand public est une volonté des concepteurs. « Surtout pas de ghetto ! D’abord pour des raisons économiques. Les infrastructures et les frais de fonctionnement des services sont onéreux et ne pourraient être supportés par les seuls locataires ou clients de l’hôtel. En plus, ce n’est pas dans l’esprit de Louvain-la-Neuve ! » La vocation des services du Resort est de chercher aussi sa clientèle à l’extérieur. « Nous voulons que nos résidents et hôtes mangent, fassent du sport, se détendent avec une clientèle Business, étudiante et touristique », ajoute Thibault Van Dieren. Une mixité générationnelle et fonctionnelle assumée.

 ©Eckelmans Immobilier

Design et personnalisation

Une collaboration avec le bureau d’architecture d’intérieur Kyo-Co dès les premiers dessins est un autre atout du projet. Les appartements destinés aux seniors (en majorité achetés par des investisseurs et loués par l’entremise d’Eckelmans Immobilier) afficheront des prix locatifs relativement élevés, services obligent. Les finitions et prestations intérieures doivent donc être qualitatives. D’une superficie comprise entre 60 à 80 m2, prolongés par une terrasse, les appartements seront préalablement aménagés. Il est cependant prévu que les locataires âgés, souvent attachés à quelques meubles personnels, puissent leur trouver un emplacement de choix. « C’est l’offre inverse pour les appartements résidentiels (occupation par le propriétaire) qui sont entièrement personnalisables. »

 

www.agora-resort.net

www.eckelmans.net


 

QUARTIERS DURABLES

Le Resort Urbain Agora s’inscrit dans le référentiel « Quartiers Durables » de la Région wallonne. Il est basé sur 25 critères couvrant cinq thématiques. Un quartier s’inscrit dans la démarche de développement d’un « quartier durable » s’il respecte au minimum 20 des 25 critères du référentiel, en ce compris la condition posée sur la localisation du quartier (au moins deux critères rencontrés sur les trois premiers (à savoir desserte en train, desserte en bus, tram et métro et mixité fonctionnelle) et les cinq critères identifiés comme primordiaux (à savoir densité, mitoyenneté, espaces verts, liaisons du quartier et mixité des logements).

www.wallonie.be


 

LE PROJET EN CHIFFRES
10
les années nécessaires à la conception et au développement du projet (de 2007 à 2017)
 
200
le nombre total d’emplois, directs et indirects, générés en phase de chantier (100) puis en phase opérationnelle (100), principalement via le complexe hôtelier
 
211
l’offre du pôle hôtelier (108 chambres d’hôtel 3* et 103 apparts-hôtel 4*)
 
450
le nombre de nouveaux occupants / résidents sur le site (dont une grande partie du secteur Business, actuellement peu présent)
 
4000 € / m2
(prix figé et HTVA) : le prix de vente des appartements résidentiels et de services (investissement locatif ou occupation). « Nous sommes à l’aise avec ce montant, car le prix moyen de vente à Louvain-la-Neuve est en moyenne de 3850 €/ m2 pour un parc immobilier qui prend de l’âge », précise Thibault Van Dieren.
 
100 %
55 % des appartements-services et 45 % des appartements classiques sont déjà vendus alors que le chantier vient à peine de démarrer.
 

 

BON À SAVOIR

Particularité à Louvain-la-Neuve, l’Université est propriétaire de tous les terrains. Elle ne vend jamais de terrains, mais les cède sous emphytéose (bail de maximum 99 ans). Une donnée foncière à laquelle personne ne peut échapper. L’Université est maître de tout ce qui se passe dans la ville et quand elle cède un terrain, la motivation doit être forte. Pour la cession d’emphytéose, son accord est incontournable. En conséquence, Louvain-la-Neuve se développe de manière homogène parce que l’UCL a une vision d’avenir urbanistique cohérente. Un avantage pour la ville et un défi pour le promoteur.


 

BIO EXPRESS
1970 — Naissance au Zaïre.
1993 — Diplômé de l’Institut d’Administration et de Gestion à l’UCL.
1994 — Il débute ses activités au sein du groupe Eckelmans Immobilier.
2005 — Initiation du projet Agora.
2015 — Thibault Van Dieren devient administrateurdélégué de la SA Agora Hospitality.

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