Waw magazine

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Par Biéreau

Quatre acrobates des rythmes, virtuoses déjantés de la synchronisation, font vibrer instruments conventionnels tels que marimba ou xylophone, et les objets les plus inattendus de notre quotidien.

De la brosse à dents à la grosse caisse symphonique, de Bach à Michael Jackson, entre poésie et gaffes : telle est leur absurde recette d’un délire à la belge !

"Acrobates des rythmes, virtuoses déjantés... Ce collectif de quatre musiciens-comédiens vous fait découvrir la percussion dans tous ses états : un cocktail bien frappé qui marquera vos esprits ! “ Télérama

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique
1348 LLN
Tel. : 070/22.15.00
[email protected]

Par Biéreau

C’est l’histoire d’un roi bougon, autoritaire et jaloux qui régnait sur un tout petit peuple de musiciens. Sauf que lui... détestait la musique ! Et comme il était le roi, il décida d’interdire à ses sujets de jouer la moindre note. Mais comment vivre sans musique ?

Ce conte musical dont le texte a été écrit par Mathieu Laine et la musique par Karol Beffa est idéal pour sensibiliser les enfants à la musique. L’écriture délicate et envoûtante de Karol Beffa met en valeur les timbres du violon, du violoncelle, de la clarinette et du piano, tandis que l’histoire poétique de Mathieu Laine illustre le pouvoir qu’a la musique de nous rendre heureux. Illustrée par Karo Pauwels et racontée par Nicole Oliver, cette nouvelle création de la Ferme du Biéreau vous fera voyager dans un pays lointain où la musique résonne du matin au soir !

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Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique
1348 LLN
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Par Biéreau

En te plongeant dans l'univers décalé d'un jeu télévisé, Vox t'emmène à la (re)découverte des mystères de ta voix. Voix du chant, des bruitages, du rire, de la parole, des grands discours et des chuchotements. Le plus riche des instruments, c'est elle, puissante et fragile à la fois, c'est ta voix. Vox est un jeu d'action !
But du jeu: l'ensemble des joueurs (le public) a pour objectif commun de composer une pièce musicale entièrement improvisée. Cette aventure créative te mènera à travers 5 niveaux de jeu au défi collectif croissant avec l’aide d’un maître du jeu !

 

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Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique
1348 LLN
Tel. : 070/22.15.00
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Par Biéreau

Le nouveau spectacle bilingue (français-espagnol) de MAMEMO raconte l’histoire en chansons et en cartoon de Lydia Botana, une jeune chanteuse multi-instrumentiste galicienne partie en voyage dans la galaxie MAMEMO. S’accompagnant tour à tour au piano, à la guitare à l’accordéon ou au ukulélé, Lydia donne des couleurs latino aux chansons du groupe dans une interprétation pétillante et savoureuse. Sur scène, elle est accompagnée de trois grands écrans de toile tendue comme des voiles sur lesquels sont projetés les cartoons.

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Ferme du Biéreau
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Par Biéreau

Pour célébrer les 10 ans du Kidzik, Pierre Chemin et son équipe du Cordon Musical envahiront tous les recoins du magnifique Musée Hergé. Au gré d’une balade, vous découvrirez des mini-concerts (piano, mini clavecin, harpe, percussions aquatiques) dans les différents espaces d’exposition. Cerise sur le gâteau : la promenade se clôturera dans le bel atrium du musée ;  tous les musiciens (une quinzaine!) se rassembleront pour vous offrir un dernier concert orchestral accompagné d’une chorale.

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Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique
1348 LLN
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Traiteur, caviste et restaurant gastronomique renommé pour ses accords mets-vins et ses formules lunchs enlevées, Divino Gusto régale les hommes d’affaires pressés et les familles depuis plus de huit ans ans. Situé square des Nations Unies à Nivelles, le restaurant propose 24 couverts.


Pensé par le sommelier Gaëtan Poels et le chef Amine Mechmech, le restaurant installé sur les hauteurs de Nivelles a été d’emblée conçu comme un restaurant gastronomique convivial, familial et accessible. « Divino Gusto, c’est avant tout la rencontre entre le goût et le vin. C’est aussi un lieux chaleureux où l’on se sent bien », souligne Gäetan. Au menu, poisson du moment, fois gras, canard sauvage ou filet pur revisité.

La carte, qui évolue selon les produits de saison, fait la part belle aux saveurs du sud, clin d’œil aux origines méridionales du chef. Elle dynamise ainsi certains grands classiques du terroir. Le riz de veau, plat signature, façon libanaise, est servi avec du taboulé. Le bouillon de volaille s’accompagne, quant à lui, de dattes et de curcuma. « La qualité des produits est forcément essentielle. Nous ne travaillons jamais avec des surgelés, c’est un choix. J’aime travailler les épices et les textures », précise Amine. Sa cuisine a été épinglée par le Michelin bio gourmand il y a déjà six ans. « Si nous avons réussi à établir un nom, en tant que restaurateur, il faut toujours se réinventer, de l’accueil à la décoration, pour surprendre les clients, soutient Gaëtan. Nous avons déjà fait différents travaux, changé le mobilier, agrandi l’équipe… Manger dans un restaurant gastronomique est une expérience complète, qui ne se limite pas à la cuisine ». 

Pause gourmande

Situé au carrefour de plusieurs grandes artères et doté d’un grand parking, Divino Gusto attire depuis sa création des clients de tout le Brabant Wallon. Entourés de nombreuses entreprises, il a développé différentes formules de menus. Le business lunch deux services, rapide, mais avec des beaux produits, démarre à 23 euros. Il est rejoint par les menus « découverte », « plaisir» ou « grande dégustation », selon la faim, l’envie et le temps. « Conserver un bon rapport qualité/prix est important pour nous. Je pense que ma cuisine est classique, mais audacieuse. Ma force, ce sont les sauces, j’adore les travailler et en inventer. Les lunchs me permettent de tester de nouvelles recettes en direct. Les réactions sont immédiates », note Amine. S’il s’inspire de parcours de chefs français comme Yannick Alléno ou Jean-François Piège, le chef puise son inspiration autour de lui. « J’aime cuisiner au feeling en fonction du marché du matin. Les produits à la mode ne m’intéressent pas. La clé est d’essayer de nouvelles choses, de se tromper et de réajuster. Un plat qui réussit a du goût et est équilibré ». Et Gaëtan de conclure : « Divino Gusto, c’est le résultat d’un travail d’équipe. Nous aimons tous faire plaisir et offrir un moment hors du temps ».

Divino Gusto
Square des Nations Unies 4A
B-1400 Nivelles
+32 (0) 67 55 58 09
www.divinogusto.be

Par Biéreau

SA 20.10.2018 à 20:30 // ANNE NIEPOLD & LE QUATUOR ALFAMA "LALALA"

CLASSIQUE

N’avons-nous pas tous besoin d’« une chanson douce » de temps en temps ?

De Brel à Michel Legrand, d’Henri Salvador à Carlos Gardel mais aussi de Mozart à Mendelssohn : autant de mélodies connues que l’on se surprend à fredonner. L’accordéoniste diatonique Anne Niepold et les excellentes cordes du Quatuor Alfama vous feront (re)vivre ces « simples chansons » sous une lumière nouvelle. Un concert très chaleureux dans une combinaison instrumentale inouïe dont vous pourriez sortir en sifflant “lalala…”

Distribution : Anne Niepold (accordéon diatonique & arrangements), Elsa De Lacerda (violon), Céline Bodson (violon), Morgan Huet (alto), Renaat Ackaert (violoncelle)

Arts Scène Diffusion

Une tournée ProPulse coordonnée par Asspropro

PRIX : 20€/18€/14€

Réservations sur www.fermedubiereau.be

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

ME 17.10.2018 à20:30 //THÉO CLARK & ALASKA GOLD RUSH

rock

Le triangle d’or Belgique - Ecosse - Americana
Théo Clark

Il a longtemps mis ses talents de parolier au service de groupes belges pas toujours à l’aise avec l’anglais. En 2017, il sort méritoirement de l’ombre. Écossais installé à Liège depuis des années, Théo Clark  n’a pas sa langue en poche quand il s’agit de tirer à boulets rouges sur les dérives de notre époque. Une pop-rock ravageuse qui a instantanément séduit notre équipe.

Alaska Gold Rush

C’était en décembre 2014 : le duo bruxellois Alaska Gold Rush vient de remporter la finale du Concours-Circuit, une des grands messes du rock belge émergent. Nous étions dans le public ce soir-là, hypnotisés par la folle complicité de ces jeunes batteur et guitariste/chanteur. L’or est une valeur sûre, dit-on. Confirmation attendue ce 17 octobre 2018.

Distribution:

Théo Clark : Théo clark (chant), Gaz Clark (guitare), Marius Morsomme (batterie), Nicolas Berwart (basse)

Alaska Gold Rush : Renaud Ledru (guitare/chant), Alexandre De Bueger (batterie)

PRIX : 16€/14€/10€

Réservations sur www.fermedubiereau.be

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
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"Je me suis créé mon univers, mes barricades afin de m'évadier dans mes créations. Ma maison, c'est mon laboratoire."

Un instinct découvert dès l’enfance. « J’aimais sentir et toucher les morceaux de satin que ma mère cousait sur mes oursons en peluche, confie-t-il. Vers l’âge de neuf ans, je me passionnais pour les châteaux, les femmes élégantes et je fouillais le grenier pour retrouver des vêtements et des photos de mon arrière grand-mère, Léonie, si distinguée. » Cette rêverie l’accompagne sur les bancs de l’école. « Bernard est dans la lune », lit-on régulièrement dans ses bulletins. Une formation de sept années en coupe-couture-habillement à l’Institut de la Providence, à Wavre, lui permettra heureusement de soigner le virus attrapé au seuil de l’adolescence et de concrétiser sa passion.

Sur ses carnets, il crée déjà alors des collections de haute couture. En dernière année, il organise un défi lé, se découvrant un style entre mysticisme et austérité, et une muse, l’Impératrice Élisabeth d’Autriche, « Sissi ». Ensuite ? Ne souhaitant pas se couler dans un moule d’académie, Bernard Depoorter s’embarque pour Paris, ses carnets de croquis sous le bras, bien décidé à aller frapper à toutes les portes. Et la chance lui sourit… à moins que ce soit le culot qui lui ouvre la voie. Après un séjour comme aide-assistant dans le studio de haute couture de Dominique Sirop, le voilà chez Stéphane Rolland, de la Maison Jean-Louis Scherrer. Puis, il suit des stages de broderie et de prêt-à-porter chez Stella Cadent.

Chemin faisant, le Wavrien croise la route de la Princesse Anne de Bourbon-Siciles,qui lui propose de parrainer son premier défi lé à Paris. Bernard Depoorter tisse un réseau important – et utile – de relations dans le monde des personnalités people et de l’aristocratie. Il engrange de l’expérience et un esprit critique. « Ce monde de la haute-couture a des côtés magiques avec ses énormes podiums, ses décors fabuleux… Pouvoi rentrer dans les ateliers Lesage, entendre les planchers qui craquent, voir les millions de stocks de perles et de paillettes qui dorment,
c’est très émouvant », confie-t-il. Mais c’est aussi un monde très fermé, d’individualisme, où les places au soleil coûtent cher. Une grande maison de couture reçoit entre trois cents et mille C.V. par jour !

Mes racines, c’est à Wavre

Riche de cette expérience-là, Bernard Depoorter rentre au bercail après avoir côtoyé durant quatre années le gratin de la mode parisienne. Ses racines, elles sont à Wavre, dans cette grande demeure habitée par sa famille depuis plusieurs générations. Elle fut successivement béguinage, ferme de ville appartenant aux religieuses du Couvent des Carmes, hôtel particulier avant d’abriter la société Charlier-Niset, sorte de caverne d’Ali Baba qui, à côté de cartes postales, proposaitbde la vaisselle, du linge de maison, des jouets en bois.

Les locaux désaffectés peuvent accueillir les lourds rouleaux de tissu, les machines à coudre traditionnelles d’une précision inégalable, les anciens moules à chapeaux que le jeune styliste déniche chez les antiquaires. Et toute la famille s’implique dans la petite société avec papa aux finances, maman aux relations publiques, la grande soeur à l’organisation des défilés, la plus jeune derrière l’objectif, et même de vieilles cousines qui viennent coudre les paillettes sur les robes… « J’aime Paris qui m’a donné le rêve, l’assurance,la volonté ; j’y ai découvert le monde très privé de la haute couture, l’univers extravagantdes clientes du luxe, résume Bernard Depoorter. À Wavre, je me suis créé mon univers, mes barricades, afin de m’évader dans mes créations. Ma maison de la rue du Béguinage, c’est mon laboratoire. » 

Mélange de cultures,d’époques, de civilisations

Dans ce « laboratoire », jamais à court d’idées, le jeune couturier crée un style classique aux coupes sobrement chic avec un zeste de sophistication, remettant mille  fois l’ouvrage sur l’établi. Ses modèles ? Des femmes au port royal, fragiles, austères, un peu mystiques, à la taille étranglée, avec des jambes interminables. Il choisit soigneusement sa palette de couleurs, anciennes, brumeuses, subtiles et riches : prune, vert-de-gris, vert olive, argent oxydé, miel, bronze, cognac, marron glacé… Et le noir, sa couleur favorite. Les tissus naturels – satin, velours de soie, mousseline, brocart, laine, dentelle de Bruges… – se parent de cristal, de galuchat, de cuir de Cordoue, de perles, de passementerie. Le jeune créateur mélange les cultures, les religions, les époques et les civilisations. Les uniformes l’inspirent – ceux des militaires, ceux des petites soubrettes – mais aussi les civilisations antiques, les robes charleston, l’Art nouveau, l’Art déco, le glamour des stars hollywoodiennes des années trente, les coupes sobres des actrices hitchcockiennes des années cinquante… Il cultive le mystère, parsemant ses créations de symboles : croix, roses, tulipes, amulettes… « Mon inspiration, elle est partout, confie-t-il. Elle vient à toute heure, le jour comme la nuit, suscitée par le passage d’une femme dans la rue, la ferronnerie d’un balcon, un carrelage, une moulure, la sensualité d’un tissu, le reflet dans un verre d’eau, un film (La Leçon de piano, La Banquière), la musique, les voyages, les papillons, les photos anciennes… Je compose mon cabinet de curiosités, je collectionne les livres d’art, je vois la beauté dans la laideur comme les couleurs subtiles d’une pomme pourrie. Tout cela peut faire démarrer une collection. » Mariage de haute couture, patrimoine et artisanat Ses collections, il les décline dans des défi lés organisés souvent dans des lieux prestigieux : au château de Chimay, avec le soutien de la Princesse Élisabeth de Riquet, sa « marraine belge », au château de La Hulpe… histoire de marier haute couture et patrimoine. Et, régulièrement, avec le souci de se faire accompagner d’artistes ou d’artisans. « La haute couture, c’est aussi du mécénat. Il faut revaloriser les métiers d’art et les artisans qui sont en train de disparaître. Impossible de trouver encore en Belgique des plumassiers et des artisans du cuir, par exemple. ». À l’étranger, Londres, Deauville, Monaco, Genève, Rome… sont des escales où Bernard Depoorter a posé ses valises pour présenter ses collections. À l’horizon, d’autres projets se pointent, un défi lé sous la coupole du domaine d’Hélécine dans le cadre du deuxième salon « Créations en Brabant wallon », le 25 octobre, où le jeune couturier wavrien présentera en avant-première huit robes de sa nouvelle collection haute couture. Puis, en 2009, un défilé haute couture et prêt-à-porter à Bruxelles – avec le soutien d’un membre de la famille royale –, un autre à Paris, avec celui de la Princesse Anne de Bourbon-Siciles, puis à Milan. Et des défilés privés dans le cadre de  grands événements. « Je pars en tournée, un peu comme les chanteurs », résume-t-il.

Carte de visite 

Parallèlement, le jeune créateur a lancé une collection de semi-couture « De Bruxelles à Paris » et une collection de prêt-à-porter fabriquée en Europe « Depoorter Prestige », qui sera distribuée à Paris, à Milan, à Wavre avant, peut-être, Anvers, Luxembourg, Monaco et Genève. « La haute couture sert de carte de visite, permet au créateur et à d’autres artisans (un antiquaire prêtant un élément du décor, par exemple) de se faire un nom, mais elle ne rapporte pas. Il faut dix ans avant d’arriver à couvrir les frais et à se faire une clientèle. Haute couture et prêt-à-porter sont donc complémentaires. Dans cette dernière collection, on retrouvera tous mes codes, mais à des prix accessibles et dans des variantes plus classiques. Mon objectif est de permettre à toute femme disposant de moyens fi nanciers limités de s’habiller élégamment. Je suis un marchand de rêve », explique-t-il. À 27 ans, Bernard Depoorter caresse un autre rêve. Rendre son lustre d’autrefois à l’ancienne demeure familiale où il a installé son atelier, son habitation et ses salons. Sous les dalles de béton de la cour sommeillent des pavés du XVIIIe siècle et la maison abrite la dernière cuisine carrelée de Wavre, datant de la fin du XIXe siècle. Le couturier aimerait y installer un « petit centre du luxe » avec un showroom de prêt-à-porter, une ligne de décoration et un atelier de haute couture. « Je rêve d’y faire venir des artisans qui recréeront les anciens plafonds en stuc. J’y organiserais régulièrement des portes ouvertes, des circuits associant des commerçants et d’autres artistes et artisans. Comme une sculptrice et la maison Cremers, la plus ancienne manufacture de cierges et de bougies en Belgique. L’occasion de réunir quelques talents pour organiser des événements visant à les faire connaître et leur permettre de se rencontrer. ».

 

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Quatre ans après avoir conquis le public rock européen avec un sublime premier album "form here to there" assorti d'une interminable tournée triomphale, les Brainois de Girls in Hawaii étaient attendus au coin du bois.


De manière générale, après un gros succès, un deuxième album se doit d’être celui de la confirmation. Et c’est dans les grandes forêts d’Ardenne que les six garçons dans le vent ont déposé leurs sacs de couchage et leurs ukulélés, pour composer dans une maison délabrée de Pussemange, le magnifique « Plan your Escape ». Et d’évasion, ce disque en est plein, plus abouti, plus personnel, plus sombre… c’est le feuillage ardennais qui veut ça. Souvent comparés aux Américains de Grandaddy, de précieux barbus à chemise de bûcheron, les Girls ont répondu à l’appel de la forêt pour révéler leur vraie nature : délicate. Rencontre avec deux figures centrales du sextette : Lionel Van Cauwenberghe et Antoine Wilemans, chanteurs et guitaristes du meilleur groupe wallon actuel. Des frères de chant en quelque sorte…  

Il y a des groupes qui commencent dans leur garage. Pour votre part, vous avez débuté dans un grenier… 

 

Lionel Van Cauwenberghe : En fait, nous avons tout de même commencé dans un garage, mais c’est vrai nous avons surtout répété dans des greniers. Pourquoi ? Parce que c’étaient les seuls endroits disponibles que nous parvenions à trouver. Antoine Wilemans : On a répété dans des garages, mais par définition ce sont des endroits qui ne sonnent jamais bien, le son de batterie y était abominable. Cela représente ce que l’on fait entre douze et seize ans dans le garage de ses parents où le son se révèle toujours horrible… Nous avons choisi les greniers pour enregistrer, car c’est souvent le seul endroit dans une habitation à disposer d’une sonorité convenable. #

Dans votre cas, l’expression garage rock est tout à fait fausse ?

Lionel : Disons que nous faisons plutôt du grenier pop. (rires) #

Votre passage chez les scouts a-t-il été important pour votre carrière ?

Antoine : Je ne peux pas vraiment juger puisque je n’en faisais partie, mais Lionel, toi qui voyais cela de l’extérieur, tu as sans doute un meilleur avis sur la question. (rires) Lionel : On leur a inculqué des principes très judéo-chrétiens… Ils sont trop polis ! Antoine : On veut toujours tout partager… Lionel : Ils sont tout le temps en train de fabriquer des cabanes ou des objets en breulages… (rires) #

Est-il aussi facile de faire de la musique à Braine-l’Alleud qu’à Manchester ou Liverpool ?

Antoine : Ben disons qu’on en a surtout fait à Braine-l’Alleud et à Bruxelles. Dès lors, nous ne nous sommes pas très bien placés pour en parler. Il est en tout cas relativement facile de faire de la musique à Braine-l’Alleud. Lionel : Y a pas moins de garages ? (rires) Antoine : En fait, tu veux savoir s’il est plus facile d’être un groupe quand tu viens de Liverpool ou Manchester, des villes qui servent de carte de visite ? #

Non, plutôt savoir s’il faut vivre dans une ville où on s’emmerde pour percer dans la musique…

Antoine : Alors c’est vrai (rires) qu’à ce niveau, à Braine-l’Alleud, on s’en tirait bien… Liverpool-Braine-l’Alleud, même combat ! #

Le concert à Dour, l’année passée, ne s’était pas très bien passé. Avez-vous depuis une appréhension quand vous abordez les festivals, ou vous sentez-vous plus à l’aise aujourd’hui ?

Antoine : Ce concert était un peu une mise en danger de notre part et ce fut une bonne expérience, paradoxalement, pour le développement du groupe et de l’album. Cela nous a poussés à nous lancer dans un mois de répétitions intensives qui ont porté leurs fruits dès la deuxième ou troisième rencontre. Il s’agissait d’une première performance dans des conditions très stressantes. Nous n’avions plus joué depuis trois ans et, soudain, nous nous sommes retrouvés devant dix mille personnes. Nous avions perdu nos automatismes. Nous étions prêts, car nous avions beaucoup répété, mais nous étions paralysés par l’enjeu, l’événement, les conditions… Bref, nous ne nous sommes pas amusés et, forcément, les spectateurs non plus. #

Cette expérience négative a-t-elle servi l’album ?

Antoine : Oui, car nous avons accepté en tant que groupe l’idée que nous nous étions plantés… Pour le premier album, nous avons souvent couru après les dates, tout en n’étant pas toujours super-prêts, en les sauvant un peu de justesse et sans jamais connaître un échec un peu cuisant qui remet les choses en question. L’an passé, Dour fut vraiment la date ratée, qui plus est dans le cadre d’un gros événement au cours duquel nous sommes passés complètement à côté. Quelque part, cela a décomplexé le groupe pour les dates suivantes. On a retenu l’idée que nous n’avions plus envie de nous mettre dans des conditions d’angoisse, de stress, de pression, de trouver les moyens pour mieux vivre les choses importantes Lionel : C’était aussi encore un moment de doute par rapport au nouvel album. Avec une tournée de quarante concerts dans les jambes, ce genre de prestation se serait déroulée sans encombre… #

Le fait que ce concert se passait à Dour, lieu de l’un de vos premiers concerts, ne vous a pas rassurés ?

Antoine : Avant d’y aller, certainement. Nous étions d’ailleurs un peu trop convaincus que cela allait bien se passer. C’est en sortant que nous n’étions pas contents. En fait, le troisième Dour que nous avons fait, qui était le dernier avant celui de l’année passée, fut magnifique : à 11 heures du soir, dans le noir - la même heure que l’an dernier -, après avoir fait quasi cent cinquante dates, en plein élan, et en ayant joué trente fois durant les deux mois précédents. Cette fois-là, nous sommes arrivés relax et très sûrs de nous… Un très beau moment. Nous rêvions l’an passé de recommencer par ce qui avait été l’un des moments les plus forts de la première tournée. Même heure, même endroit… mais pas la même manière ! #

Parlant de l’épreuve du second album, on évoque souvent la pression extérieure, l’attente du public ou des médias… Pendant que vous enregistriez au fin fond des Ardennes, avez-vous aussi ressenti cette pression, cette attente de manière interne ? Vouliez-vous aboutir à quelque chose de mieux ou de différent ?

Antoine : De toute façon, l’exigence chez nous est toujours avant tout personnelle plutôt que tournée vers les médias ou le public, même si nous mettons un certain temps à faire abstraction d’un public et du fait que des gens vont écouter le disque. C’est justement lorsque l’on parvient à s’extraire de cette idée – qu’on va peut-être en vendre 30 000 ou 50 000 – que l’on arrive à composer de bons morceaux. Tant que nous sommes restés dans l’optique de vouloir répondre aux attentes du monde extérieur, nous n’avons rien fait de bon. Durant cette période, plus rien ne marchait… Nous sommes même passés par une phase où nous pensions qu’il n’y aurait plus de deuxième album ni de groupe ! Les choses étaient tellement en péril que soudain la pression est retombée et, petit à petit, tout s’est remis en place. #

Comment disait un vieux rockeur, « les albums, il faut d’abord les faire pour soi »

Antoine : Exact ! C’est la bonne optique mais il est difficile d’y parvenir. #

Surtout pour un jeune groupe attendu au tournant lors de la sortie de son deuxième album ?

Lionel : Effectivement, c’est la seule façon de faire des disques honnêtes. Pour être tout à fait sincères, nous avons écouté notre premier album comme si les chansons émanaient d’un autre groupe. C’est en général bon signe. Cela signifie que ce que nous avions fait sortait de nous, et que nous arrivions à le juger avec un peu de distance. Dans le cas du deuxième album, ce fut plus compliqué : nous prenions au départ beaucoup trop de choses en compte, d’avis extérieurs, ce qui rend les choses impossibles. On a eu tendance à faire des disques pour boucher les trous dans notre cédéthèque. #

Et aujourd’hui, vous réécoutez ce deuxième album ?

Lionel : Non, car aujourd’hui notre activité musicale n’est plus un hobby, donc plus difficile à gérer. C’est moins « bac à sable » qu’auparavant. Antoine : Nous l’écoutons énormément bien sûr en cours de réalisation, autant pour travailler sur les morceaux qu’en séance de mixage. On entend donc mille fois la chanson avant qu’elle ne soit sur le CD. Dès que nous parvenons à une étape dans l’enregistrement dont nous sommes satisfaits, nous devenons souvent les premiers auditeurs de la musique qui en sort. Donc, très vite, nous perdons la fraîcheur d’écoute, ce qui signifie qu’en général à nos yeux, les morceaux sont grillés un an avant que l’album ne sorte. Au moment de la sortie, nous l’écoutons quelquefois parce que le projet prend de l’ampleur par sa pochette, sa cohérence finale. Ce qui n’empêche qu’à nos yeux et nos oreilles, les morceaux qui constituent l’album sont déjà à ce moment bien usés. Nous ne voulons pas les banaliser encore plus dans l’optique des concerts. Lionel : Par contre, retomber sur l’album un an après sa sortie est un beau moment. Il évoque alors des souvenirs liés à l’enregistrement, à une époque. #

Peut-on dire que sur la pochette de « Plan Your Escape », règne une ambiance David Lynch, un côté Ardenne vénéneux, voire Twin Peaks ?

Antoine : Ce qui nous plaît, c’est que cet album soit moins lisse et consensuel que le premier. L’accouchement s’étant révélé difficile et douloureux, nous avions envie de refléter cette période plus sombre. Les morceaux le sont également. Nous voulions une pochette qui fasse réagir les gens, qu’ils adorent ou qu’ils détestent. On cherchait un peu le côté corrosif, en provoquant l’approbation ou le dégoût. Cela nous amusait d’avoir des avis vraiment différents et partagés. Pour nous, il s’agit d’une photo très esthétique dont nous sommes tous au sein du groupe tombés amoureux et, en même temps, elle parle de choses tristes et froides, et de façon très crue. Mais tout cela correspond bien à notre état d’esprit durant les deux à trois ans qu’a duré l’écriture du disque. C’est un résumé parfait. #

Mais c’est aussi la première fois qu’un groupe wallon ou belge met en avant ainsi sa région, l’Ardenne en l’occurrence…

Antoine : Pour nous, la pochette représente plutôt des forêts. Les Ardennes symbolisent plutôt un territoire abstrait dans lequel nous nous rendons de temps en temps et qui n’a pas à nos yeux une géographie précise. Un paysage un peu étrange avec, c’est vrai, un côté David Lynch qui rappelle Twin Peaks et ses grandes forêts de sapins. Lionel : Ce sont aussi des endroits où nous avons beaucoup enregistré et maquetté, des lieux qui font à présent partie de l’histoire du groupe. Il n’y pas de volonté de faire de la promo pour la Wallonie. Mais bon, on préfère partir en Ardenne plutôt qu’à New York. (rires) #

Vous êtes originaires soit de Braine-l’Alleud, d’Eupen, voire de Bruxelles. Quelque part, ce sont des villes frontières. Ce côté limitrophe a-t-il son importance et cela vous rend-il plus réceptifs à d’autres infl uences ?

Lionel : Où que l’on soit en Belgique, on est forcément infl uencés par beaucoup de choses. Ce qui vient de Flandre notamment et qui est fort « couillu » comme Zita Zwoon ou Deus… Tout Belge habite à un carrefour. Nous ne possédons pas cette culture, telle qu’elle existe en France, de la variété et du rock en français. En Belgique, tout cela reste fort bâtard. Antoine : C’est par défi nition frontalier, puisqu’on n’habite jamais à plus de cent km d’une frontière. Au niveau culturel, et musical, il y a peu de choses belges, ou si elles le sont, c’est sous forme d’un amalgame d’infl uences. Ce côté bâtardise décomplexe et permet de trouver naturel de chanter en anglais alors que ce n’est pas une langue offi cielle ici. Car la musique que l’on écoute en Belgique est très souvent anglo-saxonne. #

À votre avis, connaît-on aujourd’hui une vague de rock wallon comme il y a eu une vague de rock flamand ?

Antoine : Il y a juste plus de gens motivés à l’idée de monter un groupe, parce qu’il existe un public plus présent, des organisateurs de festivals qui sont prêts à les programmer et des médias qui en parlent… Cette synergie d’éléments implique qu’il est motivant de créer un groupe en Brabant wallon ou en Wallonie aujourd’hui alors qu’il y a dix ou quinze ans, cela paraissait inutile et sans espoir, sauf à le faire dans son coin, rien que pour soi. #

Vous auriez pu vous appeler Girls in Aywaille ?

Lionel : On s’est appelé Boys in Aywaille le temps d’un concert. Se déroulait au Botanique le festival de l’IHECS auquel nous avions envie de prendre part. Mais, le même soir, nous avions un autre concert à Bruxelles qui supposait une exclusivité pour cette date. Nous ne pouvions donc pas nous rendre au Bota sous le nom de Girls in Hawaii. Nous avons changé de nom à cette occasion et nous nous sommes produits sous l’appellation Boys in Aywaille. Un très mauvais concert d’ailleurs… Ce qui est logique, nous ne pouvions pas jouer aussi bien que notre modèle, les Girls… (rires) #

Vous prenez souvent des groupes belges en première partie. C’est un choix ?

Antoine : Belges ou pas belges. Nous voulons nous impliquer dans le choix des premières parties et des groupes que nous rencontrons. Donner une visibilité à des projets qu’on adore. Cette formule nous a servi de tremplin à une époque. Ce n’est donc qu’un prêté pour un rendu… #

À choisir, vous aimeriez faire la première partie de quel groupe ?

Lionel et Antoine : Noir Désir. #

Et côté anglo-saxon ?

Lionel et Antoine : Nwoir Desiw. (rires) #

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