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En transformant une réalité complexe et fluctuante en équations, N-SIDE propose aux entreprises un outil innovant d'aide à la décision stratégique.

 

On est déjà dans un autre monde. Le marché de l’énergie a entamé une mutation qui est loin d’être achevée. L’arrivée d’électricité renouvelable (même si elle ne concerne encore que 27 % de l’offre) a bouleversé la régularité et le volume de production. Le particulier ne s’en rend pas vraiment compte, mais cela devient une donnée essentielle pour l’industriel qui est confronté à des variations de coûts importantes.

Si l’on remonte à moins d’une dizaine d’années, la production électrique était constante et prévisible, l’offre s’adaptait à la demande et les prix variaient de manière linéaire. Avec l’arrivée du renouvelable avec une offre irrégulière et peu de possibilités de stockage, la donne a complètement changé. Il suffit d’une période très venteuse ou ensoleillée pour avoir un gros volume d’énergie produite à coût pratiquement nul qu’il va falloir consommer dans la foulée. Le prix sera modulé en fonction de la disponibilité, ce qui a un impact important pour l’industriel qui en consomme de grosses quantités. Il y a cinq ans, ces variations pouvaient être quotidiennes, mais restaient modérées. Désormais, c’est le yoyo. Ainsi à l’automne dernier, le prix a dépassé de vingt fois la valeur normale suite à une variation imprévisible de la météo. Alors qu’on attendait grand vent, les producteurs éoliens avaient promis à leurs clients de l’électricité qu’ils n’ont pu livrer et ont dû acheter sur le marché. Cette tendance ne peut que s’accentuer à l’avenir. Le prix du photovoltaïque devrait continuer à baisser, les panneaux étant de plus en plus puissants et de moins en moins chers. Aujourd’hui, dans les pays largement ensoleillés, le prix du kWh produit par le photovoltaïque est moins cher que celui produit par les centrales nucléaires, au charbon ou gaz-vapeur. « Pour l’industriel, cette volatilité des prix sur le marché débouche sur un risque et une opportunité. Grâce à nos outils et nos capacités d’analyse, nous pouvons transformer le risque en opportunité », assure Philippe Chevalier, président de N-SIDE.

 

Le bon format d’équation

L’histoire de cette entreprise innovante basée à Louvain-la- Neuve a commencé en 2000, lorsque Philippe Chevalier, professeur de mathématiques spécialisé en recherches opérationnelles à la Louvain School of Management, et Yves Pochet, spécialiste en performance industrielle, s’associent dans la création d’une spin-off. Le duo travaille alors au sein du CORE (Center for Operations Research and Econometrics) où des entreprises peuvent soumettre des cas basés sur leurs besoins d’optimisation concrets. « À la fin d’un de ces projets, on est revenu vers l’entreprise avec un code pour optimiser leur processus de production. Le problème, c’est que l’entreprise ne disposait de personne en interne pour installer et interpréter le logiciel. On s’est rendu compte qu’il y avait un chaînon manquant entre la recherche et l’industrie pour appliquer ce genre de techniques. » Si la recherche opérationnelle n’est pas une discipline nouvelle en mathématiques, le développement des techniques informatiques leur ouvre un potentiel énorme. N-SIDE fait partie de ces jeunes entreprises qui ont fait de l’exploitation du Big Data le cœur de leur métier. L’idée est de rassembler et transformer des données quantitatives et mesurables éparses qui se déversent continuellement en un outil d’aide à la décision. Comme on a affaire à des mathématiciens et des informaticiens, cette aide repose souvent sur un algorithme ou sur des équations créées sur mesure ou déjà disponibles. Actif dans les secteurs de la sidérurgie et de la pharmacie, N-SIDE est devenu aussi une référence sur le marché européen de l’électricité grâce à Euphemia. Cet algorithme permet de calculer chaque jour les tarifs et les volumes d’électricité pour les prochaines 24 heures sur l’ensemble du réseau européen, grâce à son adoption par le PCR (Price Coupling of Regions), organisme qui regroupe 19 bourses européennes de l’électricité. « Notre principale compétence réside moins dans le développement d’algorithmes que dans la capacité à formuler un problème. L’essentiel de notre travail consiste à comprendre les besoins de l’entreprise et à les transposer dans le bon format d’équation », tient à préciser Philippe Chevalier.

 

Des besoins énormes

Alors qu’il s’agit aujourd’hui de mettre en pratique les engagements de la COP21, la pertinence des outils proposés par N-SIDE n’en est que plus éclatante. « Si les neuf milliards d’habitants estimés sur terre en 2050 veulent disposer des mêmes standards de vie que chez nous et que rien ne change, on va droit dans le mur. Soit on sera forcé de vivre de manière plus “primitive”, soit on arrive au même confort de vie en utilisant beaucoup moins de ressources. Les besoins sont énormes, mais les techniques existent. Il faut faire le pas. » Le marché de l’énergie est à la croisée des chemins. Deux tendances se dessinent. Soit on aura des sous-ensembles locaux où les foyers disposant de panneaux photovoltaïques seront plus producteurs que consommateurs ; le Brabant wallon, par exemple, pourrait être autosuffisant et raccordé aux autres provinces pour assurer des dépannages ponctuels. Soit de grosses installations renouvelables seront installées dans le désert africain pour être acheminées vers l’Europe par des lignes à haute tension. « Personne ne sait quelle tendance va prendre le dessus, mais ce qui est sûr, c’est que les marchés seront de plus en plus complexes et volatiles. »

N-SIDE occupe actuellement une trentaine de personnes parmi lesquelles une moitié de docteurs en mathématiques appliquées ou en informatique, un quart d’ingénieurs civils et un quart d’ingénieurs commerciaux. Comme ces compétences très pointues ne sont pas aisées à recruter, on y trouve une dizaine de nationalités différentes, avec une bonne moitié de diplômés de l’UCL.

C’est dans la sidérurgie que l’entreprise a entamé ses activités, l’objectif étant d’optimiser la consommation de toutes les matières premières et d’intégrer tout le processus industriel pour produire de l’acier au coût le plus bas possible. Aujourd’hui, N-SIDE a développé un outil d’aide à la décision stratégique qui repose sur une approche intégrée combinant les aspects techniques (équilibres chimiques et thermodynamiques) et économiques (achat des matières premières et coûts de production). N-SIDE a également innové dans des solutions de gestion dans le domaine logistique en permettant une adaptation plus rapide et plus fluide de la chaîne de distribution et de la gestion des stocks. Bien implanté dans le secteur pharmaceutique, N-SIDE y propose notamment des solutions de modélisation mathématique d’optimisation logistique pour les essais cliniques aujourd’hui adoptées par 12 des 20 plus grandes sociétés du secteur.

 

Extension géographique précoce

N-SIDE propose à ses clients trois types d’offres : un conseil en optimisation stratégique, une aide qui s’appuie sur un logiciel créé sur mesure avec un support d’utilisation et, enfin, un logiciel lui aussi sur mesure que les clients utilisent avec une équipe autonome moyennant une licence. L’entreprise, qui vient de fêter ses 15 ans, dégage 90 % de ses revenus à l’étranger, dont 50 % hors Europe. Une extension géographique précoce qui tient autant à une volonté délibérée qu’à un concours de circonstances. « Très vite, on a compris que dans le domaine sidérurgique, il fallait aller voir plus loin que Charleroi et Liège. Suite à un article publié dans une revue scientifique, nous avons été contactés par des sidérurgistes brésiliens, ce qui nous a permis d’entrer dans le marché américain. » Dans le domaine pharmaceutique, N-SIDE a pu convaincre Eli Lilly and Company d’être son premier client. Quand Lilly s’est repliée vers les États-Unis, la société a demandé à la jeune entreprise belge de venir implémenter son programme d’optimisation sur leur siège d’Indianapolis, car elle ne trouvait pas d’équivalent chez eux. D’autres contrats américains ont suivi.

L’approche mathématique pour l’aide à la décision stratégique dessine une nouvelle frontière où beaucoup de choses restent à faire. Face à l’abondance de perspectives, N-SIDE ne craint pas la concurrence et doit mettre encore beaucoup d’énergie pour vaincre les réticences. « C’est une nouvelle manière de prendre des décisions et certaines entreprises auprès desquelles nous prospectons n’en comprennent pas l’intérêt. » Beaucoup de prospects doutent de la puissance des chiffres et de l’opportunité de tout intégrer dans des modèles mathématiques, comme si une part de décision leur échappait. C’est un type de services nouveau où les références manquent. « Il y a encore une éducation à faire. Rares sont les chefs d’entreprise qui se disent d’emblée “J’ai besoin d’un bon management opérationnel”. Notre réponse, c’est de développer un outil sur mesure, car toutes les entreprises ne fonctionnent pas de la même manière. Cela paraît plus évident quand on commence par établir une maquette informatique de l’entreprise avec laquelle on étudie les flux. C’est donc à certains égards une démarche qui n’est pas naturelle et qui n’est pas bon marché non plus. Pourtant, les gains sont énormes et le payback se compte en mois bien plus qu’en années ! »

 

 www.n-side.com


 

N-SIDE EN CHIFFRES
4 000 k
4 millions de chiffre d’affaires en 2015 avec 40 % de croissance. 90 % à l’international, dont 50 % hors Europe
 
35
En 2016, l’objectif est de 25 % de croissance et un accroissement de l’équipe à 35 personnes
 

 

PHILIPPE CHEVALIER PRÉSIDENT

Ingénieur civil en mathématiques appliquées de l’UCL, il a obtenu un Master en Operations Research au MIT. Il occupe la présidence de N-SIDE, qu’il a cofondé en 2000, et continue à enseigner la recherche opérationnelle à la Louvain School of Management.

JACQUES PRALONGUE CEO

Ingénieur civil de l’ULB il a participé au développement commercial de spin-off universitaires (Leuven Measurement Systems, Numeca International). Il a rejoint N-SIDE en 2014 pour y occuper le poste de CEO.

L'abbaye de Villers-la-Ville en fête ce lundi de Pâques !

Soyez curieux, venez vivre un moment magique  et vous amuser à l'Abbaye de Villers-la Ville ....

Des sensations, du jeu, du rêve, de la création, de la découverte, etc. Que diriez-vous de vous balader à dos d'âne, faire des tours de magie, jongler avec les clowns, jouer à l'équilibriste, résoudre l'enquête «Meurtre à l'Abbaye", vous dandiner au son de la fanfare et de ses oies, ou encore vous initier au tir-à-l'arc, sculpter des ballons, toucher à l'archéologie, .... et tout ceci dans un cadre magnifique.

En effet, l’abbaye de Villers ou de Villers en Brabant est une ancienne abbaye cistercienne située sur le territoire de la commune de Villers-la-Ville (Brabant wallon, Belgique). Fondée en 1146, elle fut abandonnée en 1796 et la majeure partie du site est désormais en ruine. Propriété de l’État belge, les ruines sont inscrites au patrimoine exceptionnel de la Région wallonne.

Renseignements pratiques :

Le lundi 28 mars

Rue de l'Abbaye, 55
B-1495 Villers-la-Ville
 

www.viller.be/fr/paques

Le Serment d’Hippocrate

de Louis Calaferte

Mise en scène Patrick Pelloquet

Avec Gérard Darman, Pierre Gondard, Patrick Pelloquet, Christine Peyssens, Yvette Poirier, Georges Richardeau

Lucien et Madeleine, un couple de la cinquantaine, hébergent chez eux « Papa », 78 ans, père de Lucien et « Bon maman », 77 ans, mère de Madeleine. Un beau jour, Bon maman fait une syncope. Le médecin de famille étant absent, ils font appel au docteur Blondeau. C’est là que l’aventure commence…
A peine le praticien parti, nouveau coup de sonnette. C’est le docteur Blondeau fils qui apparaît, s’excusant de la malencontreuse méprise. Son père, ne supportant pas la retraite, a tendance à fouiller son carnet de rendez-vous.
Évidemment, les diagnostics des deux hommes divergent totalement, ce qui plonge la famille de Madeleine dans le doute.

Calaferte nous entraîne sur les chemins de sa révolte contre la maladie et le monde médical. Lui qui a souffert dans sa chair pendant de très nombreuses années, il met en scène la nécessaire soumission du patient et de son entourage à l’autorité du savoir. Lui qui refusait toute forme de dépendance, il dénonce l’escroquerie, les abus et la trahison du « serment » de certains médecins. Il nous parle du désarroi, de l’incompréhension et de l’injustice devant la maladie.

Renseignements:

du 1er au 9 mars 2016

Théâtre Jean Vilar
Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais) 
1348 Louvain-la-Neuve centre
 

 

 

 

 

L’ancienne abbaye d’Hélécine avec son fameux dôme est le cœur historique d’un domaine de 40 hectares qui vient de se doter d’un programme ambitieux pour aborder les décennies à venir.

 

Les gens du coin l’appellent « le château ». C’est vrai qu’avec ses lignes symétriques et son décor classique, l’édifice qui ferme la cour d’honneur du domaine d’Hélécine fait bien plus penser à une résidence aristocratique qu’à l’abbaye qu’elle a pourtant été à l’origine. Pendant la seconde moitié de XVIIIe siècle, l’abbaye d’Heylissem, comme on l’appelait alors, était considérée comme « le plus bel ornement de la contrée » et les chanoines norbertins implantés sur le site depuis le XIIe siècle étaient une des communautés les plus puissantes et les plus riches de Hesbaye. Le bâtiment néoclassique construit à partir de 1768 est signé Laurent-Benoît Dewez, alors Premier Architecte du Gouverneur des Pays-Bas autrichiens, à qui l’on doit de nombreuses églises et abbayes, ainsi que le château de Seneffe. Tous les regards portent sur l’ancienne église abbatiale qui en occupe le centre, avec son large fronton en pierre de Gobertange et son dôme majestueux. Elle est flanquée de part et d’autre des deux ailes de la prélature avec leur toiture d’ardoise. Si un cloître prolongeait le bâtiment à l’arrière, il a aujourd’hui disparu, mais on peut encore voir la trace de ses arcades sur les murs extérieurs. Les conséquences de la Révolution française, de la persécution religieuse et du Concordat n’ont pas permis à ces chanoines de l’Ordre de Prémontré de profiter bien longtemps du pouvoir qu’ils entendaient magnifier.

Après la cassure révolutionnaire, l’abbaye est désacralisée et devient un château qui passe de mains en mains. Fin XIXe, son propriétaire Gustave van den Bossche, le futur baron d’Heylissem, fait appel à Alphonse Balat pour apporter quelques transformations à son fastueux chez lui. Le célèbre architecte qui était le favori de la jet-set de l’époque rehaussa le dôme en forme d’ogive d’obus et lui adjoignit une terrasse cernée d’une balustrade. Il retravailla également dans un style néoclassique la façade latérale donnant sur l’étang. En 1962, le château, ses dépendances et le parc furent vendus à la Province de Brabant.

Réaménagées dans les années 1970-1990 et au début des années 2000, les deux ailes du château ont perdu beaucoup de leurs décorations et aménagements intérieurs à l’exception de l’escalier monumental en chêne du XVIIIe, ainsi que les décors conçus par Balat pour les pièces du rez-de-chaussée. Le dôme qui formait le chœur de l’ancienne église abbatiale impressionne toujours avec ses 40 m de hauteur qui donneraient presque le vertige. L’ancien pavement a été remplacé par un dallage de marbre beige avec, en son centre, une étoile en marbre blanc de Carrare. Dans une des dépendances qui se font face de part et d’autre de la cour, s’est installé le musée d’interprétation archéologique. Adressé aux enfants, il s’intéresse à la vie quotidienne des chasseurs de rennes et aux outils des chasseurs-cueilleurs de l’époque préhistorique que les élèves de maternelle et primaire apprennent à fabriquer et manipuler.

 

Une nouvelle salle

De l’hôtel à la micro-brasserie, en passant par le musée de la boîte à biscuits, bien des projets ont été lancés pour participer à l’avenir du domaine d’Hélécine et, aujourd’hui, un cadre plus concret a fini par se mettre en place. Le Règlement Urbanistique et Environnemental (RUE) qui a été déposé en juin dernier à la commune définit l’orientation que les différentes autorités en charge souhaitent donner à l’exploitation du domaine qui attire déjà environ 180 000 personnes par an. « Le domaine d’Hélécine est un site patrimonial classé de style néoclassique avec un parc romantique. Nous voulons qu’il reste un lieu de détente et de loisirs familial et multifonctionnel », précise Mathieu Michel, député provincial. La superficie du domaine de 38 ha a été complétée par l’acquisition d’une parcelle de 12 ha supplémentaires. Le changement le plus notable sera la construction d’une nouvelle salle en liaison directe avec le château. « Aujourd’hui, le dôme est un but en soi, nous voudrions en faire un point d’accès pour une salle polyvalente pouvant accueillir 500 personnes. On en profitera pour retravailler le caractère paysager du parc et recréer des perspectives visuelles entre les différentes zones. » Les ailes du château abriteront à l’étage des salles de séminaire, ainsi qu’un espace d’hébergement. À proximité du château subsistent encore les restes de l’ancienne ferme et ses belles écuries dont la réhabilitation pose question, faute d’une affectation cohérente. Le domaine renforcera ses équipements sportifs tournés vers le tennis et les sports équestres, sans oublier l’hébergement scolaire à La Bascule. Le grand réaménagement paysager permettra l’apparition d’une cafétéria adossée à la plaine de jeux et les pieds dans le troisième étang. D’importants ouvrages de terrassement redessineront les axes de communication entre les différentes zones du domaine. Si tout se déroule comme prévu, les travaux devraient démarrer fin 2016 - début 2017. L’objectif n’étant bien entendu pas d’occuper la moindre parcelle de terrain, les concepteurs du projet désirent se donner de la marge et recadrer les zones et les types d’activités en fonction des besoins et de l’évolution des territoires environnants.

 

Renseignements :

Domaine provincial d’Hélécine

Rue Armand Dewolf, 2

B-1357 Helecine

+32 (0)19 65 54 91

www.domainehelecine.be

 

30/40 Livingstone

Auteurs - metteurs en scène - interprètes Sergi López, Jorge Picó
Création musicale Oscar Roig
Lumière Lionel Spycher
Costumes  Pascual Peris
Casquette Amadeu Ferrer
 
Sergi López, acteur catalan bien connu du cinéma, et Jorge Picó atteignent des hauteurs folles dans un face-à-face déjanté entre un explorateur anthropologue et une créature à tête de cerf, muette, craintive et joueuse de tennis ! 30/40 Livingstone est la chronique intelligente et drolatique d’un voyage à la découverte de soi.
Depuis sa création, 30/40 Livingstone connaît un succès international : en Espagne, en France (Festival OFF d’Avignon en 2014), en Suisse et en Amérique latine. A chaque fois, les éloges sont au rendez-vous pour ce spectacle fin et surprenant, où les interprètes se donnent sans compter.
 
Renseignements :
 

Du 2 au 6 février 2016

Par l'Atelier Théâtre Jean Vilar
Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)
B-1348 Louvain-la-Neuve
 
J’habitais une petite maison sans grâce, j’aimais le boudin

D’après Spoutnik de Jean-Marie Piemme

Adaptation et réalisation : Philippe Jeusette et Virginie Thirion
Composition musicale : Eric Ronsse
Avec Claire Bodson, Philippe Jeusette et Eric Ronsse
 

Un spectacle d’une belgitude absolue. On va chanter, on va rire et surtout passer un excellent moment ! Sur scène, face à nous, un homme prêt à replonger dans ses racines. Né en 1940 de façon épique dans la cave familiale, il passe son enfance dans le milieu ouvrier de Seraing dont il est extrait par la volonté d’un père qui le pousse aux études. Tout au long du spectacle, Philippe Jeusette nous livre des anecdotes de vie avec un second degré joyeux, une juste tendresse et une énergie communicative. On notera entre autres passages cocasses un baptême en sous-sol par un curé peu à son aise et une rencontre particulièrement marquante avec Saint-Nicolas. Une évocation tonique qui nous donne à revivre la réalité sociale et économique de la seconde moitié du 20ème siècle en Wallonie. Le tout ponctué de phrases en patois et soutenu par la présence de Claire Bodson et d’Eric Ronsse, qui accompagne la mise en scène par de belles compositions rock’n’roll. Inspiré de Spoutnik, le récit autobiographique de Jean-Marie Piemme écrit en 2008, le spectacle rencontre un vif succès lors de sa création au Théâtre Varia en 2013. Ce sera le début d’une belle tournée. Avec une telle qualité de travail, nous ne pouvions manquer l’occasion de vous l’offrir cette saison. Le tout se déguste comme un bon boudin noir, modeste et rustique en apparence mais intense.

 

 Renseignements:

du 19 au 30 janvier 2016

Au Théâtre Jean Vilar Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)

1348 Louvain-la-Neuve centre

 

Entre commedia dell’arte et opéra, une dizaine de comédiens retracent avec énergie le périple d’Ulysse.

D'après l'oeuvre d'Homère et la musique de Monteverdi.

Ecriture et mise en scène : Jean Hervé Appéré

Direction musicale : Augsto de Alencar

Avec Frédéric Barthoumeyrou (Ulysse), Guillaume Collignon (Eurymaque), Augusto de Alencar (Médon), Stéphan Debruyne (Eumé), Pierre-Michel Dudan (Alkinoos), André Fauquenoy (Iro), Valérie Français (Euryclée), Ana Isoux (Pénélope), Jonathan Jolin (Phémios), Audrey Saad (Télémaque).

 

Dix ans. C’est le temps qu’a mis Ulysse pour rentrer à Ithaque et retrouver Pénélope. Un long voyage en mer fait de rencontres ensorcelantes ou périlleuses, en un mot, d’aventures. L’Odyssée, cette épopée humaine et initiatique qui a traversé les âges, dévoile toute sa magie sur scène.
Embarquez aux côtés d’Ulysse, rencontrez la nymphe Calypso, combattez les Cyclopes, résistez aux sirènes… et (re)découvrez ce chef-d’œuvre de notre culture dans une commedia dell’arte épique.

Dans une mise en scène inventive, le poême homérique se mêle à la musique de Monteverdi, qui compose Le Retour d’Ulysse dans sa patrie en pleine Renaissance, alors que le mythe inspire bon nombre d’artistes.

C’est dans ce contexte que Jean Hervé Appéré, adaptateur et metteur en scène, situe le spectacle. Nous sommes au début du 17e siècle, une dizaine de comédiens donnent une représentation de L’Odyssée en utilisant les techniques de leur époque : canevas traditionnel, masques, pantomimes, musiques et chants.

Dans la veine du Mariage de Figaro, présenté par la même compagnie au Théâtre Jean Vilar la saison dernière, L’Odyssée est un spectacle total - rythmé, tendre, comique, musical - résolument accessible et familial.

 

 

Renseignements:

Du 12 au 15 janvier 2016

à l'Aula Magna
 
Place Raymond Lemaire
 
1348 Louvain-la-Neuve centre

 

Par l'Atelier Théâtre Jean Vilar
 
Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)
 
B-1348 Louvain-la-Neuve
 

 

 

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Spécialisée dans les effets spéciaux et le motion design, la société Benuts commence à se faire un nom dans le secteur.

 

À de rares exceptions près, les effets spéciaux ont toujours intrinsèquement fait partie du cinéma. Des films de George Méliès au dernier Star Wars, le travail hors plateau mobilise talents et ressources pour enrichir et parfaire une oeuvre cinématographique. Depuis une vingtaine d’années et l’avènement des technologies numériques, il est devenu rare qu’un projet audiovisuel ne passe pas par la case effets visuels, même pour des projets au budget limité.

 

Du tapis volant aux toits de Paris

Dans ce domaine, la société Benuts, basée à La Hulpe, s’est forgée une solide réputation en l’espace de cinq ans à peine. Dans ses locaux, où fourmille une armée de graphistes, de spécialistes de l’animation 3D et du motion design, on retravaille, on efface, on implémente différents éléments pour rendre plus vrais que nature les plans et séquences de films et séries télévisées. « Finalement, le meilleur effet visuel est celui qu’on ne voit pas, avertit d’emblée Michel Denis, son directeur. Toute la difficulté – et la beauté – de notre métier est d’obtenir un rendu suffisamment réaliste afin qu’il devienne invisible aux yeux du spectateur. » Quoi de mieux en effet que de tourner un film d’époque au sein de décors naturels ? Mais si ce genre de lieux est relativement aisé à trouver en Europe par exemple, rares sont ceux qui demeurent tels qu’ils furent il y a des dizaines d’années ou plus. « Sur ce genre de projets, une grande partie du travail consiste alors à gommer et effacer toute une série d’anachronismes qui viendraient gâcher l’effet immersif du film. Il faut donc enlever les antennes sur les toits, les velux, les panneaux photovoltaïques sur chaque plan. En bref, tous ces éléments qui peuvent attirer le regard du spectateur et le sortir du film. » Un travail de bénédictin qui peut paraitre fastidieux mais qui présente l’avantage d’être beaucoup plus économique et pratique qu’une intervention directe sur le décor proprement dit. « Nous pouvons intervenir sur de nombreux paramètres qui vont donc de la correction d’éléments du décor à la création d’objet, leur articulation dans une séquence, ou une intégration d’acteurs sur fond vert. Ce que l’on fait beaucoup sur les plans dits intérieur voiture par exemple. On peut également animer de toute pièce un objet avec lequel interagit un acteur.» Sur Les Nouvelles Aventures d’Aladin, l’équipe de Michel Denis s’est attelée, entre autres, à entièrement animer le tapis volant.

Et si, d’aventure, le film doit se tourner en studio, Benuts peut sans problème assurer l’extension du décor afin de « sortir » l’action de son environnement artificiel. « Nous sommes récemment intervenus sur un film où la majeure partie de l’histoire avait lieu sur les toits de Paris. Vu les contingences techniques et logistiques, il était bien plus évident pour l’équipe du film de tourner les séquences en studio, dans des décors réalisés par une équipe spécialisée. Une fois que les plans sont dans la boîte, nous intervenons pour les intégrer à des prises de vues réelles de la ville, conformément aux souhaits du réalisateur. » Et l’équipe de Benuts de recréer les toits et l’architecture caractéristiques de Paris afin de rendre l’histoire plausible et réaliste. Dans un autre projet, c’est à la multiplication de foule que la société wallonne s’est attelée. « Pour filmer une salle pleine, il suffit de quelques dizaines de figurants que l’on place à différents endroits de la salle avant de les dupliquer pour donner l’impression que l’endroit est comble. » Simple et efficace !

 

Dialogue permanent

Une telle prise en charge des effets visuels ne peut se faire sans une parfaite coordination avec les équipes de tournage. « Il est évident qu’un travail de cette envergure ne peut s’envisager sans une totale coopération avec les différentes équipes sur place et nous-mêmes. Même si nous intervenons principalement en aval dans le processus de création, lorsque le montage est presque bouclé, nous sommes partie prenante de l’organisation dès les premiers jours de tournage. » Le rôle de Benuts consiste surtout à accompagner et expliquer au réalisateur les possibilités offertes par les effets spéciaux, tout en privilégiant la liberté artistique de celui-ci. « On essaye, autant que faire se peut, d’être souple et léger au niveau des contraintes afin de ne pas contrecarrer la marge de manoeuvre de l’équipe du film, qu’il s’agisse de mouvement de caméra, d’incrustation d’éléments, de rendu, etc. »

Mais pour une fois dans ce domaine, les limites ne sont pas imposées par la machine, mais par l’homme. En l’occurrence, on parlera ici de limite budgétaire. « Comme souvent, tout est une question de coût. Une partie de notre travail consiste aussi à rendre un cahier des charges précis sur ce qu’il est possible de réaliser, et dans une fourchette de prix acceptable par la production. Même si, grâce au tax shelter et à différents partenaires institutionnels, le secteur se porte relativement bien, le cinéma franco- belge ne peut pas vraiment rivaliser sur ces questions- là avec les machines de guerre anglaises ou américaines. » Il faut donc pouvoir proposer la bonne formule. La force de Benuts réside dans sa souplesse, qui lui permet de mener plusieurs projets de front en collaborant avec de nombreux graphistes freelance qui viennent renforcer l’équipe quand le besoin se fait sentir. « Sur certains films, on peut monter jusqu’à 30 graphistes ; sur d’autres, l’équipe sera plus réduite. Cette flexibilité nous permet de nous adapter sans contrainte aux demandes de la réalisation. » En 2015, ce sont près d’une quinzaine de films qui ont ainsi eu recours aux talents des petites mains expertes de Benuts. Enfin, si le cinéma et la télévision représentent 95 % de ses activités, une petite incursion dans le domaine de la musique, fort remarquée, a permis à l’entreprise de toucher un public beaucoup plus large. « Notre collaboration avec Stromae est vraiment particulière et enthousiasmante, sourit Michel Denis. Au départ, nous devions juste réaliser une leçon de Stromae. Puis, devant le succès rencontré, on nous a demandé d’assurer l’entièreté des effets visuels sur sa tournée Racine Carrée. » Une prestation qui a permis au chanteur belge de remporter une victoire de la musique pour le meilleur spectacle ! « On a ensuite entièrement réalisé un autre clip, Quand c’est, qui a rapidement dépassé les six millions de vues en trois jours ! » Une petite incursion donc, mais aux grandes retombées qui pourraient, qui sait, donner des idées à Benuts pour de futurs projets.

 

www.benuts.be

 


 

LE TAX SHELTER, UN OUTIL INDISPENSABLE

Aucun professionnel du cinéma belge n’ignore son existence. Il faut dire que, depuis sa création en 2004, cet incitant fiscal a directement profite au secteur dans son ensemble. Benuts, comme d’autres, a su saisir l’opportunité pour développer ses activités et participer à placer l’industrie du cinéma belge sur la carte. En pratique, toute société qui investit dans la production d’œuvres audiovisuelles bénéficie d’une exonération fiscale à hauteur de 150 % du montant investi. Une aubaine pour de nombreux investisseurs qui ont ainsi injecte près de 200 000 000 € l’an dernier ! Une manne financière indispensable pour la bonne santé du cinéma belge, mais qui ne peut s’organiser sans quelques conditions évidentes :

1. la société de production doit être résidente en Belgique ou y disposer d’une succursale ;

2. l’investisseur doit être résident belge ou disposer d’une succursale dans le pays ;

3. le total des sommes investies ne peut excéder plus de 50 % du budget total de la production ;

4. l’œuvre audiovisuelle doit être agréée par les services compétents (à savoir, les différentes Communautés du pays) ;

5. la société de production doit dépenser en Belgique au moins 150 % des investissements en matière de droits pour la production de l’œuvre audiovisuelle, dans un délai de 18 mois.

Les modes passent, la canne reste.

Rivée invariablement aux mains des grands de ce monde comme des plus humbles, elle demeure un objet de raffinement discret.

 

De Winston Churchill à Charles Baudelaire, de Saint-Jacques à Rocambole, les cannes, pour les plus fameuses, affichent un impressionnant palmarès. Et si l’habit ne fait pas le moine, la canne, si ! Du dandy à l’homme sage, de l’élégant bourgeois au gentleman anglais, aucun prétendant à l’élégance ne devrait plus désormais se passer d’une troisième jambe. Raffinement et intemporalité, voilà l’union que scelle, depuis 2004, Pierre Vanherck avec un succès indéniable.

Si le village de Lillois est peu connu du grand public, y habite pourtant cet artisan de renommée internationale. Ébéniste et tourneur sur bois, il se distingue depuis une dizaine d’années par la création de cannes de prestige. En 2013, Pierre Vanherck lance sa nouvelle gamme dont la pièce maîtresse culmine à 30 000 € ! Au-delà de ces sommes stratosphériques, c’est une véritable passion qui habite Pierre Vanherck, celle du bois.

 

Des forêts lilloises au Baron de Rothschild

L’appétit lui vient en 1991 peu après qu’une tempête a balayé les forêts wallonnes. Électromécanicien, Pierre Vanherck passe son temps libre à bûcheronner pour s’aérer. Est-ce la vue des troncs d’arbres couchés qui chatouille son inventivité ? Quelques années plus tard, il démissionne et suit une formation auprès des meilleurs artisans de France, les Compagnons du Devoir, tremplin vers l’ébénisterie. Manifestement, la création de mobilier haut de gamme ne satisfait pas pleinement Pierre Vanherck qui aspire à se démarquer d’une filière traditionnelle. L’occasion se présente une première fois par le rachat fortuit d’un stock de bois contenant, entre autres essences, des barreaux de bois exotique du XIXe siècle et destinés précisément à fabriquer… des cannes ! Malheureusement, les tourneurs sur bois sont en voie d’extinction en Belgique et, le savoir-faire manquant, les précieux barreaux demeurent matière morte. Qu’à cela ne tienne, l’idée fait son chemin. En 2004, Pierre Vanherck confectionne sa première canne. De son propre aveu, il ne songe pas immédiatement à la valeur marchande de son ouvrage. Pourtant, contre toute attente, il en obtient un bon prix à l’occasion du salon des métiers d’art et de la création ArtisanArt à Namur. L’opportunité de développer la fabrication de cannes de prestige s’impose à Pierre Vanherck qui ne tarde pas à trouver sa griffe. Après six mois besogneux, il sort fièrement de son atelier des cannes à l’allure inégalable dont les fûts en palissandre sont surmontés de pommeaux en noix de Banksia serties de diamants et d’argent.

L’extravagance ne s’arrête pas là. Pierre Vanherck n’a de limites que les fantaisies de ses clients et ces derniers lui ont récemment confié la création de « Cannes Système » dont le pommeau renferme, selon les besoins, un porte-plume, une fiole de whisky, une lame, une montre ou encore un cigare.

 

                  

 

Consécration vaticane

En 2009, à l’approche des fêtes de fin d’année, Pierre Vanherck est contacté par l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements Étrangers (AWEX) qui lui passe commande d’une canne prestigieuse mais sobre, destinée à une « personnalité » dont le nom est alors tenu secret. Le contrat signé, l’artisan est avisé de l’identité du mystérieux commanditaire, le pape Benoît XVI ! Trente heures de travail à la main sont nécessaires et le résultat est à la hauteur des espérances du souverain pontife. Entremêlant le palissandre des Indes et l’ébène du Gabon, la canne vaticane est d’une rare finesse. En guise d’ornement, une marbrure blanchâtre propre à ce bois se dévoile discrètement sur le pommeau, à la manière du sceau papal.

Sous une pluie de sollicitations et de commandes, Pierre Vanherck poursuit son bonhomme de chemin. Dans le sillage des expositions de Tokyo et Monaco, c’est aujourd’hui en plein cœur de Paris, sur la place Vendôme, que la luxueuse boutique Lo And Lo s’offre la vente exclusive de son dernier modèle incrusté de diamants. Par le biais de ses créations remarquables, le maître ouvrier veut rompre l’union de la canne et de l’infirmité, ressusciter son usage dandy et lui rendre son lustre d’avant-guerre. Du reste, l’artisan confectionne d’ores et déjà sa dernière trouvaille : la canne olfactive dont le parfum est libéré au-delà des 20°C ambiants.

Cependant, l’homme n’oublie ni ne renie ses racines. « L’importance, la réussite et la prospérité de la Wallonie dépendent des gens qui y travaillent et des artisans qui y perpétuent un savoir-faire », commente-t-il. « Cependant, alors qu’en France, le titre d’artisan d’art est souvent une porte ouverte à la reconnaissance et au succès, chez nous, il s’acquiert de haute lutte. Le mérite lui revient donc pleinement. Nous pouvons donc être fiers de nos artisans-créateurs qui exportent leur savoir-faire et participent au rayonnement de notre région dans le monde. »

 
RENSEIGNEMENTS :
Pierre Vanherck®
Avenue de la Grande Closière, 8
B-1428 Lillois
+32 (0)2 384 64 21
+32 (0)498 73 38 73

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