Waw magazine

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Nikos Aliagas n’est pas seulement présentateur de télévision, il a également une formation de journaliste, est animateur de radio, écrivain, acteur, chanteur et...photographe! Du 20 janvier au 28 février, il expose ses œuvres dans les lieux magiques de l'Abbaye de Villers-la-Ville.

"L’épreuve du temps", ce sont des photographies exclusivement en noir et blanc prises par Nikos Aliagas. Le temps fait partie de ses obsessions. Bien loin du monde du showbusiness, il prend le temps de la rencontre spontanée, la capacité à rencontrer l'autre. Il cherche à comprendre sa réalité. Derrière le paraître et la célébrité se cachent l’authenticité et l’intimité. Dans ses clichés de moments saisis, Nikos essaie de capter la singularité, la dignité, la force mais aussi la fragilité d’anonymes. Il capture l’histoire de chacune de ces personnes avec pudeur et respect. Il raconte l’indicible : le spectateur voit dans les yeux et les mains ce que l’être humain ne dit pas. Il immortalise ainsi les mains usées et les visages marqués de personnes qu’il a croisées sur son chemin.

"Ces êtres me fascinent" explique-t’il "car ils portent le temps comme un témoin inexorable de leur existence, ils en reconnaissent l’épreuve et ils ne craignent pas ses preuves. Je photographie ceux qui se souviennent de l’éphémère et qui acceptent l’idée de passage".

L’exposition met en scène 26 clichés en grand format (1m/1m50) en noir et blanc: à voir absolument.

INFOS PRATIQUES
L’épreuve du temps
Expo de photographies de Nikos Aliagas

Du 20 janvier au 28 février 2018

Accessible durant les heures d’ouverture de l’Abbaye, de 10 à 17h.

Abbaye de Villers in situ (en extérieur)
rue de l’Abbaye, 55
B-1495  Villers-la-Ville
Adulte : 8 € - Senior (60+) et étudiant : 6 € - Enfant 6-12 ans : 3 € - Gratuit < 6 ans. Réduction de 0,5 € en prévente

En plus des superbes photos, on aime particulièrement les lieux magiques, les tarifs qui comprennent l'accès à l'Abbaye et l'accès de l'expo aux PMR.

Par [email protected]

FIÈVRE D’UNE JAM MANOUCHE

Né d'une rencontre dans les jams manouches bruxelloises, le duo formé par la comédienne et chanteuse Julie Jaroszewski et le violoniste tzigane hongrois Roby Lakatos évoque la fougue et la chaleur des paysages andalous. Accompagnés de Léo Ullmann au violon, de Félix Heymans à la contrebasse et de Jean Baptiste Guerrier à la guitare, le groupe vogue entre improvisation, standards de jazz, tango argentin et gypsy flamenco. Le groupe invitera Muriel D’Ailleurs à partager quelques chansons. Attention : virtuoses !

 

DISTRIBUTION

Julie Jaroszewski (voix), Roby Lakatos (violon), Léo Ullman (violon), Jean Baptiste Guerrier (guitare), Félix Heymans (contrebasse), Alice Perret (arrangements, piano, violon alto)

TICKETS

Hors abonnement (plein / senior / - de 26 ans)
18€/16€/14€

Abonnés (plein / senior / - de 26 ans)
16€/14€/12€

Plus d'infos en cliquant ici

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, place polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : +32 (0)70 22 15 00
[email protected]
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Sans doute l’une des plus grandes avancées de la communication des 20 dernières années

La Réalité Augmentée fait partie de ces phénomènes dont on ne perçoit pas tout de suite l’ampleur. Cette avancée technologique majeure prend pourtant une place grandissante dans notre quotidien ces derniers mois. Elle sera bientôt intégrée dans nos vies et s’apprête à révolutionner le monde de la communication au sens large.

WAW : Comment une société active dans l’impression se retrouve-t-elle aujourd’hui en tête de peloton dans un domaine aussi technologique que la Réalité Augmentée ?

Laurent Broze (LB) : Notre société a plus de quarante ans d’expérience dans le print. Notre approche a toujours été axée sur une analyse proactive des besoins de nos clients. Anticiper leurs besoins par le biais des nouvelles technologies allait donc de soi. La Réalité Augmentée ouvre un champ infini de possibilités dans notre métier. Le print consacre essentiellement deux dimensions. Certaines réalisations se font en 3D. Nous entrons ici réellement dans un univers en 4 dimensions et plus, le support (papier ou autre) devient la porte d’entrée vers une autre expérience, une expérience où la seule limite est votre imagination. Nous avons déjà quatre applications génériques, évidemment modulables, à la disposition de nos clients. D’autres viendront enrichir ce portefeuille. Nous pouvons bien sûr également réaliser des applications « clé sur porte » pour des demandes plus spécifiques. WAW : De quand date ce tournant majeur dans votre activité ?

LB : C’est une réflexion que nous avons entreprise il y a près de deux ans déjà. Elle a été nourrie par le besoin de développement de nos produits et la confrontation aux nouveaux phénomènes de communication. Nous étions clairement entrés dans une nouvelle ère. L’apparition et le succès mondial des applications de jeux en Réalité Augmentée (avec à la clé plus d’un milliard (!) de téléchargements en quelques semaines) nous ont démontré que nous avions eu raison. Je pense que nous sommes aujourd’hui devant la même situation que celle vécue par la presse écrite lors du développement d’internet et l’apparition de la presse en ligne. Bon nombre de professionnels ont prédit la mort de la presse papier. La réalité est toute autre : Si l’on vend certes moins de papier aujourd’hui, c’est le métier de journaliste et le mode de consommation de l’information qui ont changés. Les sociétés qui ont le mieux réussi leur reconversion, ce sont justement celles qui ont compris cela les premières. Le résultat : la presse papier n’est absolument pas morte, elle s’est reconstruite avec un pan complémentaire grâce au digital et à l’information en ligne.

WAW : De quand date ce tournant majeur dans votre activité ?

LB : C’est une réflexion que nous avons entreprise il y a près de deux ans déjà. Elle a été nourrie par le besoin de développement de nos produits et la confrontation aux nouveaux phénomènes de communication. Nous étions clairement entrés dans une nouvelle ère. L’apparition et le succès mondial des applications de jeux en Réalité Augmentée (avec à la clé plus d’un milliard (!) de téléchargements en quelques semaines) nous ont démontré que nous avions eu raison. Je pense que nous sommes aujourd’hui devant la même situation que celle vécue par la presse écrite lors du développement d’internet et l’apparition de la presse en ligne. Bon nombre de professionnels ont prédit la mort de la presse papier. La réalité est toute autre : Si l’on vend certes moins de papier aujourd’hui, c’est le métier de journaliste et le mode de consommation de l’information qui ont changés. Les sociétés qui ont le mieux réussi leur reconversion, ce sont justement celles qui ont compris cela les premières. Le résultat : la presse papier n’est absolument pas morte, elle s’est reconstruite avec un pan complémentaire grâce au digital et à l’information en ligne.

 

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Grâce à ses succès aux JO de Rio, le hockey séduit un public de plus en plus large. L’équipe nationale, les Red Lions, est menée depuis deux ans par un jeune capitaine wallon, John-John Dohmen. Originaire d’Ittre, le meilleur hockeyeur du pays évolue également en milieu de terrain des Watducks, l’équipe de Waterloo. Il revient sur les raisons de la trop grande discrétion de son sport favori, mais aussi sur ses différentes orientations professionnelles. Le hockey n’en est jamais très loin !

 

Quand avez-vous commencé la pratique du hockey et comment y êtes-vous venu ?

John-John Dohmen — J’ai débuté lorsque j’avais cinq ans, vers 1993. Le hockey, c’est un peu une histoire de famille, surtout du côté maternel. Ma mère, Dominique Morren, a été 15 fois championne de Belgique de hockey avec le Club Uccle Sport où elle jouait aussi au tennis… Elle a été la deuxième joueuse belge dans ce sport collectif (à l’époque, les joueurs ne changeaient pas club et il était possible d’être champion plusieurs fois d’affilée). Je suis donc arrivé au hockey par la famille, comme c’est d’ailleurs le cas pour la plupart des joueurs à l’époque. C’est un peu moins le cas aujourd’hui, car ce sport est en train – heureusement – tout doucement, de se populariser. Mais généralement, les jeunes qui débutent au hockey viennent via les membres de la famille qui pratiquent aussi. Il y a parmi les joueurs beaucoup de « fils de joueurs ». Je fais partie de la troisième génération, la quatrième est en marche ; mes deux petites sœurs pratiquent aussi, mes cousins également. Mon père (Géry Dohmen), lui, est arrivé un peu sur le tard ; il a commencé à 20 ans avec des amis, à Uccle Sport, où il a rencontré ma mère. Aujourd’hui, il est le président du Waterloo Ducks Hockey Club où j’évolue aussi.


Pratiquez-vous d’autres sports ? Auriez-vous pu envisager de laisser tomber le hockey pour autre chose ?

J.J.D. — J’ai fait beaucoup de foot, de tennis et de cyclisme. Mais le hockey est le seul sport que j’ai pratiqué en continu. J’ai arrêté les trois sports que je viens de citer pour pouvoir m’investir totalement dans le hockey. C’est donc lui qui a toujours eu donc ma prédilection. Mais imaginons que le hockey n’existe pas, entre le tennis, le foot et le cyclisme, lequel auriez-vous préféré pratiquer à un haut niveau ? J.J.D. — J’aurais alors opté pour le foot et le cyclisme, mais pour des raisons différentes. Après le hockey, le cyclisme est vraiment mon sport favori. Mais dans une optique de pratique professionnelle de haut niveau, j’aurais choisi le foot, principalement pour la ferveur qu’il génère dans le public. Cette ambiance dans les stades, on ne la retrouve malheureusement jamais durant les matchs de hockey et, même s’il existe un grand public passionné pour le cyclisme, cette effervescence, le coureur ne la ressent pas ou, en tous cas, pas autant que le joueur de foot. La deuxième raison, c’est l’argent. Je ne pratique pas le hockey pour l’argent, car il n’y en a pas
ou très très peu. Pourtant, comparé à un joueur de foot, un hockeyeur doit faire davantage de sacrifices. Cela aurait été probablement plus simple pour gagner correctement ma vie de jouer au foot. Mais l’argent, c’est juste un plus, ce qui m’aurait fait choisir le foot, c’est vraiment l’effervescence du public.

Quelles sont les caractéristiques du hockey que vous aimez ?

J.J.D. — J’aime son style et ses valeurs, notamment celle de fair-play. C’est un jeu rapide et très physique (plus que le foot)… ce dont j’ai besoin. Il nécessite aussi beaucoup de tactique, c’est un sport complexe.

Quelles sont, selon vous, les qualités d’un bon joueur de hockey ?

J.J.D. — Il y a une différence entre le bon joueur de club et le bon joueur au niveau international. En général, le hockey exige un joueur qui possède la technique, la forme physique et, surtout, une intelligence de jeu, car, comme je l’ai dit, c’est un sport tactique. Mais ce qui fait réellement un bon joueur, c’est aussi la faculté d’analyser très rapidement les situations qui changent sans cesse ainsi qu’une certaine abnégation. Les meilleurs joueurs sont en effet ceux qui ne lâchent jamais, malgré la fatigue ou la mauvaise humeur par exemple. Au niveau physique, contrairement au basket ou au volley par exemple, il n’existe pas de type pour le hockey. On peut être petit ou grand, très rapide ou un peu moins. Le travail se fait principalement dans la tête.

 

Vous avez été élu capitaine de l’équipe nationale de hockey. Connaissez-vous les raisons de cette élection ?

J.J.D. — Oui, en partie. J’ai été élu parce que j’ai déjà une longue expérience. Je suis dans l’équipe celui qui a disputé le plus de tournois, ce qui me donne la crédibilité nécessaire lorsqu’il s’agit de dicter des tactiques. Je pense aussi que je suis celui qui est le plus proche de tous les joueurs. Ce n’est pas toujours possible de s’entendre avec tout le monde, même dans une bonne équipe. J’ai cet avantage de pouvoir faire le lien entre tous les joueurs, et aussi entre les joueurs et le coach, bref, de jouer si nécessaire le rôle de médiateur.

Vous parliez plus haut de l’argent quasiment inexistant dans le hockey… En quoi cela change-t-il concrètement la donne pour les joueurs et les clubs ?

J.J.D. — En premier lieu, ce manque d’argent nous incite à prendre notre retraite plus tôt qu’au foot, généralement entre 28 et 30 ans. Pourquoi ? Parce que nous devons gagner notre vie autrement. Et qu’au bout d’un moment, la pratique à un certain niveau et le travail ne sont plus compatibles, en termes de temps et d’énergie. Il faut aussi compter avec la vie privée. Il n’y a pas que les joueurs qui font des sacrifices, leur famille aussi et c’est difficile de justifier à sa compagne et ses enfants qu’on ne travaille pas pour aller jouer au hockey sans même avoir la possibilité de gagner ainsi suffisamment sa vie. Donc, le plus souvent, la retraite se prend quand on termine ses études et qu’on se lance dans un « vrai » métier. Nos semaines en tant que joueurs de l’équipe nationale se composent de cette manière : lundi, mardi (et parfois mercredi), entraînement toute la journée (hockey, fitness, meetings), de 8h30 à 17h, voire 18h. Hors de question d’aller en cours ou de travailler évidemment. Tous les soirs, entraînement en club, puis tournois les week-ends… C’est très difficile de concilier le sport, un travail pour vivre et la famille. D’autant plus qu’il faut compter les trajets. L’entraînement de l’équipe nationale se fait à Anvers, au Royal Beerschot Hockey Club. La moitié des équipiers sont anversois, l’autre moitié, dont moi, vient de Bruxelles ou à proximité. Donc il faut aussi compter les trajets de 3 à 4 heures de route, avec les bouchons. Je trouve personnellement que c’est injuste, car le niveau de forme n’est pas le même évidemment entre les joueurs qui vivent à 15 minutes et les autres. Les entraînements ne se font jamais en Wallonie ou à Bruxelles (j’imagine qu’il y a des accords entre des clubs et la fédération nationale). Ce sont toujours les mêmes qui font les sacrifices. Il faudrait que les distances soient réparties de façon plus égalitaire pour une meilleure qualité des entraînements.

Vous ne gagnez absolument rien ?

J.J.D. — Si, heureusement. Depuis l’année passée, nous percevons un salaire officiel en tant qu’employés de la fédération. Avant, il s’agissait de défraiements, de compensations… Pendant tout un temps, on gagnait moins que le SMIC ! Maintenant, on gagne à peine plus qu’un employé lambda dans une grande surface, et cela, au niveau national. Dans les clubs, certains joueurs sont un peu rémunérés, d’autres pas du tout. Et il n’existe pas de systèmes de primes dans le hockey quand on remporte un championnat. On ne peut pas faire ce sport pour l’argent. Si on le fait, c’est uniquement par passion.

C’est pour cette raison que vous avez entrepris des études pour devenir ostéopathe…

J.J.D. — Oui. Je viens d’obtenir mon diplôme de Master à l’Université libre de Bruxelles. Cette année, je suis un Master complémentaire, une sixième année pour devenir docteur en ostéopathie, un diplôme reconnu par l’État qui me permettra, plus tard, d’ouvrir mon propre cabinet.

Quelles sont les raisons de ce choix d’orientation ?

J.J.D. — En tant que sportif, j’ai eu de nombreux contacts avec des ostéopathes. Je me suis inscrit en première année, et cela m’a plu, je trouve que c’est un beau métier, très intéressant.
C’est pratique, vous être le capitaine et vous pouvez soigner les membres de votre équipe… J.J.D. — (Rires) Cela m’arrive, oui, mais juste pour de petites interventions. Je laisse quand même les traitements au staff médical ! Mais j’ai aussi depuis peu une autre activité professionnelle…

Ah oui, laquelle ?

J.J.D. — J’ai lancé il y a quelques mois ma propre marque de casquettes ! Cela s’appelle « Cap10 » (www.cap10.be). J’ai tout fait moi-même de A à Z, et j’ai financé seul. Le but est de concevoir sur mesure des casquettes de grande qualité pour les clubs et les entreprises. J’ai déjà quelques clients, mais c’est encore en rodage. J’ai aussi fait cela pour m’amuser et j’ai découvert le monde de l’entreprise. C’est passionnant ! Mais ce n’est pas évident en Belgique, le port de la casquette n’est pas aussi courant qu’aux USA par exemple où il n’existe personne qui ne possède pas de casquette.

Et pour en revenir au hockey, quels sont vos meilleurs souvenirs ?

J.J.D. — Lorsque nous avons battu l’équipe allemande lors de la Coupe d’Europe à Manchester en 2007, tournoi qualificatif pour les Jeux Olympiques de Pékin. On les a battus à la dernière seconde, on a obtenu la médaille de bronze. Nous étions des amateurs par rapport à eux ! Deux semaines plus tôt, on avait perdu contre eux 2-0. D’ailleurs, c’est grâce à cette victoire – un moment magique – que les sponsors ont commencé à venir vers nous. C’est à partir de là que tout a commencé à s’améliorer pour le hockey belge. Ensuite, la médaille d’argent aux JO de Rio l’été dernier a couronné toute cette histoire évidemment.

Et la pire déception ?

J.J.D. — On a un parcours un peu en dents de scie. La pire déception, c’est il y a deux ans, lors de la Coupe du Monde à La Haye. On a terminé cinquième alors qu’on espérait être sur le podium. Cela reste pour nous un grand échec. Je suis devenu capitaine juste après.

Comment voyez-vous l’évolution du hockey en Belgique ?

J.J.D. — Il y a 12 ans, on n’était rien ! Il n’y avait absolument pas d’argent pour le hockey, il n’y en a toujours pas beaucoup, mais un peu plus quand même. Depuis lors, la Fédération nationale a mis les bonnes personnes à la bonne place dans les staffs. De plus, les joueurs ont commencé à prendre leurs propres décisions, individuellement et collectivement. Les joueurs s’investissent beaucoup plus sans pour autant savoir s’ils en tireront un quelconque bénéfice par rapport à tous leurs sacrifices. Ils osent prendre des risques. Par exemple, pour l’année olympique, nous n’avons fait que du hockey ; pas de travail, pas d’études… C’était un choix conscient de tous les joueurs. Personne ne leur a imposé. De la même manière, le nouveau coach est un choix des joueurs eux-mêmes alors que ce n’était jamais le cas avant. Les joueurs ont joué un rôle capital dans les dernières réussites du hockey belge.

Cependant, malgré les médailles, le hockey reste en Wallonie et à Bruxelles un sport plutôt discret. Est-ce encore ce sport d’élite dont certains conservent l’image ?

J.J.D. — Oui, c’est un sport discret. Les derniers JO nous ont un peu mis en lumière cependant. Mais personne ne vient voir les matchs des clubs de hockey. Pourtant, nous avons un des plus grands championnats au monde, nous avons des clubs importants ! Le problème, c’est la médiatisation, il en faudrait davantage. L’émission hebdomadaire « Le Week-end Sportif » (RTBF) présente depuis peu un petit passage sur le hockey, mais c’est très court et franchement mal fait. Quant aux clubs eux-mêmes, ils devraient investir dans la pub de leurs matchs, mais également proposer quelque chose au public, comme dans les matchs de foot. Si vous assistez à un match de hockey, quand celui-ci est terminé, tout le monde s’en va, il n’y a plus rien. Aucun travail n’est réalisé pour créer une ambiance qui attirerait le public. C’est dommage ! Quant au côté élitiste, ce n’est plus aussi vrai qu’auparavant. Le hockey fut un sport d’élite à l’origine, parce qu’il était toujours pratiqué dans les clubs de tennis et toujours entre les membres des mêmes familles, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Désormais, c’est un sport ouvert à tout le monde, les clubs ne demandent pas mieux ! En outre, si aux USA, c’est un sport presque exclusivement féminin, ici, il compte autant de filles que de garçons.

Comment voyez-vous votre avenir dans le monde du hockey ?

J.J.D. — Je ne me vois plus continuer aussi intensément qu’avant. J’ai participé trois fois aux JO, et maintenant, je ne me vois plus, pendant les quatre années d’intervalle qui séparent les JO, me consacrer autant au hockey, sans faire de pause.


 BIO EXPRESS

1988 Naissance le 24 janvier.
1993 Il débute le hockey à l’âge de 5 ans.
2012 Il participe en équipe nationale aux JO de Londres (5e rang).
2013 Il est vice-champion au Championnat d’Europe à Bonn.
2014 Il devient capitaine de l’équipe nationale de hockey.
2015 Il mène les Red Lions à la 2e place de la World League en Inde.
2016 L’équipe nationale de hockey, menée par John-John Dohmen, remporte la médaille d’argent aux JO de Rio


 www.hockey.be

Par Biéreau

UNE CRÉATION MUSICALE DANS L’ESPRIT DES TROUVÈRES ET TROUBADOURS OFFRANT DES RÉSONANCES ÉTONNANTES.

Né d’une rencontre entre le contre-ténor Samuel Cattiau, le guitariste et compositeur Quentin Dujardin et le violoncelliste Matthieu Sagglio, Résonance est une exploration musicale à partir d’œuvres du XIIème au XVIIIème siècle et un voyage autour de thèmes intemporels comme l’amour et l’amitié. Une expédition harmonique et mélodique de textes et d’œuvres tels que Les Cantigas de Santa Maria, les Aria Antiche italiens, en passant par des compositions de Guillaume de Machaut, Johannes Ciconia ou encore Henri Purcell.
Chansons à fredonner, répétitives, envoutantes : le travail des musiciens s’est construit au fil de résidences suivies de concerts dont les lieux ont été sources d’inspiration comme les Abbayes d’Orval et de Senanque, le château de Laclaireau ou la Basilique d’Avioth. Nous sommes convaincus que le cadre chaleureux et boisé de notre grange donnera également une couleur toute particulière à ce concert.

Disrtibution : Samuel CATTIAU (Contre-ténor)  Quentin DUJARDIN  (Guitare), Matthieu SAGLIO (Violoncelle)

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, (place polyvalente) pour les GPS
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

Le Festival Est-Ouest dépose ses valises du 4 au 8 février à la Ferme du Biéreau après un an d'absence et ça nous avait manqué ! De la musique franco-américaine à Paris avec le Trio Fratres à la Russie romantique en passant par un pub dublinois avec The Boxty Gang, cette 6e édition du festival nous fait voir du pays en compagnie de musiciens de haut vol.

04.02 à 20H30 | Un américain à Paris avec le Trio Fratres : Musique franco-américaine pour violon, saxophone et piano alliant vivacité, élégance et harmonies inspirées du jazz. La soirée prendra ensuite des teintes de pub irlandais : le festival Est-Ouest vous offrira le verre de l’amitié au cours duquel vous pourrez échanger avec les artistes et découvrir l'ensemble dublinois The Boxty Gang.

Promo // Pour les groupes de 8 personnes et plus, vous obtenez une réduction de 2€ sur chaque place. Pour bénéficier de la réduction, envoyez un mail à [email protected]

Plus d'infos


05.02 à 17H | Ciné-concert : Découvrez en famille un des chefs-d’œuvre du cinéma muet : la comédie romantique Monte là-dessus ! de F. Newmeyer.  Le pianiste et compositeur Karol Beffa accompagnera le film en improvisant en direct au piano. En prélude au film, vous découvrirez le concerto pour harpe de Karol Beffa, une œuvre courte qui vous emmènera dans l'univers sonore magique du compositeur. 

Promo // Pour les groupes de 8 personnes et plus, vous obtenez une réduction de 2€ sur chaque place. Pour bénéficier de la réduction, envoyez un mail à [email protected]

Plus d'infos

07.02 à 13H | Midzik avec Karol Beffa + rencontre avec l'artiste : Le pianiste Karol Beffa se pliera à vos moindres désirs musicaux dans un concert où l’improvisation mènera la danse. Venez lui soumettre un thème, qu'il soit musical, littéraire ou pictural : il relèvera tous vos défis ! Ce concert est aussi l’occasion idéale de rencontrer cette figure respectée de la musique et du monde académique, docteur en musicologie et dont les œuvres ont été jouées par les orchestres les plus prestigieux.

Plus d'infos

08.02 à 20H30 | Russie Romantique : Le violoncelliste Alexey Zhilin, la pianiste Elena Nemtsova et le trio Jenlis (violon, violoncelle et harpe) vous emmèneront au cœur de la Russie romantique en jouant des chefs-d’œuvre de Glinka, Borodine, Tchaïkovski et Rachmaninov.

Plus d'infos

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, (place polyvalente) pour les GPS
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

L’ESPRIT ET LES MAINS

Artisan ébéniste et designer, Adrien Moscato, Ittrois d’adoption, étudie et réalise sur mesure des projets d'aménagement d’espaces de vie, des meubles et des objets. Avec le souci de penser et de créer écologique et durable.

 


© Julien Hayard

Son atelier, dans le zoning artisanal d’Hennuyères, où il forme aussi deux apprentis, est un laboratoire. Des meubles, des objets en devenir, mais aussi de la matière première, comme ce pied de table qui, réduit sur un tour, pourrait devenir un barreau d’une rampe d’escaliers.

Le bois a un parfum d’enfance. Gamin, ce Bourguignon aimait observer le veinage de cette matière noble, dans l’atelier de son grand-père où il s’attardait volontiers. A un brevet de technicien supérieur en design industriel conquis en 2004, Adrien Moscato a ajouté un apprentissage pratique en ébénisterie et tournage sur bois. « J’avais besoin de davantage de pratique, de bien connaître la matière, d’apprendre des techniques ancestrales », explique-t-il.

A un brevet de technicien supérieur en design industriel conquis en 2004, Adrien Moscato a ajouté un apprentissage pratique en ébénisterie et tournage sur bois. « J’avais besoin de davantage de pratique, de bien connaître la matière, d’apprendre des techniques ancestrales ».


Les Compagnons du devoir

Ce besoin de gagner en expérience, il l’a prolongé encore pendant plusieurs années chez les Compagnons du Devoir, une association dont les origines remontent à la construction des cathédrales. Il y a découvert une école de vie conciliant voyage, vie communautaire et carrière professionnelle. Son Tour de France l’a mené d’Angers à Bruxelles en passant par Pezenas, Nice et Lille où il a engrangé une bonne expérience auprès d’employeurs variés. « A Pezenas, pour une entreprise de menuiserie en restauration de monuments historiques, j’ai pu refaire à l’identique des portes de château du XVIIe siècle et un plafond à la française », se souvient-il. L’artisan est devenu responsable de corporation et professeur à son tour. Avec ses élèves, à Lille, en 2012, il a décroché le Trophée des compagnons pour la Culture et celui de l’Innovation récompensant la réalisation d’un totem en bois et marqueterie, avec des tiroirs secrets, destiné à des enfants handicapés.

Adrien Moscato le confie : « J’ai puisé une belle expérience au contact de compagnons d’autres métiers et une capacité à m’adapter, bien utile quand j’ai décidé de travailler à mon compte. Même si on peut apprendre beaucoup dans les livres, rien ne vaut l’observation et la transmission directe. »


© Frédéric Riche

D’emblée, Adrien Moscato a choisi sa voie : la conception d’objets ou d ’aménagements designs beaux et fonctionnels.


De Bruxelles à Ittre

A Bruxelles, il a jeté l’ancre. « Cette ville m’a tapé dans l’œil. J’ai été conquis par l’ouverture d’esprit des gens. » La rencontre avec sa compagne ittroise l’a conduit ensuite à s’installer dans cette petite commune brabançonne. Et à créer sa propre entreprise, l’Atelier Moscato. Avec un coup de pouce de la coopérative de finance solidaire Credal : un prêt lancement du Fonds de Participation pour l’achat d’un véhicule utilitaire et de plusieurs outils pour son atelier. Et un accompagnement pour mettre en place son projet. « Très utile dans un métier qui demande beaucoup d’investissements », précise le jeune entrepreneur.

D’emblée, Adrien Moscato a choisi sa voie : la conception d’objets ou d’aménagements designs beaux et fonctionnels. Il étudie et réalise sur mesure des projets de design d’intérieur répondant à des demandes de rangement, de cloisonnement, d’habillage d’espaces de vie, de création de mobilier (bureaux, fauteuils, tables… en modèles uniques ou en séries limitées), ou d’objets (luminaires, porte photos, boîtes à bijoux…). En prenant soin de privilégier des matériaux durables et écologiques. « Le bas de gamme, usé au bout de quelques années, cela ne m’intéresse pas. Je préfère le bois plein et brut à l’aggloméré ou à d’autres pièces de bois contenant trop de formaldéhyde, un produit nocif présent dans les colles. »

Durable, éco-durable ou innovant

Dans son atelier, il propose trois concepts. Ses réalisations durables tiennent compte des contraintes des clients et utilisent des matériaux adaptés. Pour le concept éco-durable, l’artisan choisit des matériaux écologiques, recycle et valorise des objets anciens. Et pour l’innovation, il crée des pièces uniques et séries limitées pour collectionneurs privés et décorateurs, des prototypes pour les professionnels. Cela aboutit à des produits parfois insolites : une table confectionnée avec un volet, des chaises design à partir de chaises de grands-mères…

Ses clients ? La plupart du temps, des particuliers, de Bruxelles et du Brabant wallon. « Je me méfie un peu des architectes d’intérieur qui, souvent, ne sont pas du terrain, trop dans l’imaginaire. Je rencontre les clients, je prends la température, je vois quels sont les besoins et les contraintes avant de proposer des solutions. En général, j’ai plutôt l’esprit zen ; j’ai une préférence pour des petits espaces, avec un style élégant, sobre, intemporel. »

L’entrepreneur développe aussi des partenariats avec des entrepreneurs, architectes et décorateurs d’intérieur qui partageant sa philosophie de travail. Il a ainsi conçu et réalisé des présentoirs pour la société Lutea créée à Lathuy par Anne-Sylvie Godeau et spécialisée dans l’extraction de colorants et d’extraits pour la peinture et la teinture.


© Frédéric Riche

La rencontre avec sa compagne ittroise a ensuite conduit Adrien Moscato à s’installer dans cette petite commune brabançonne. Et à créer sa propre entreprise, l’Atelier Moscato.


Une future “matériothèque”

Adrien Moscato privilégie les matériaux d’origine locale et durable. Cela l’amène à se fournir auprès de scieries dans les Ardennes, mais aussi à privilégier la voie de la récupération. « Il y a une mine de ressources dans les meubles dont les gens se débarrassent, explique-t-il. Mais pour intégrer des matériaux de construction recyclés dans des projets d’écodesign, il faut en disposer en quantité suffisante pour assurer les commandes ». D’où l’idée de créer des collaborations ciblées et de travailler ensemble à identifier et valoriser des « filons » de matières premières.

C’est l’objet du projet RessourceLab, un projet pilote de la coopérative de finance solidaire Crédal. L’objectif : mettre en place une “matériothèque” de matériaux recyclés, un atelier collectif de production où seront conçus et produits les éléments de mobilier à partir des matériaux (des planches d’essences multiples, du bois moulurés, des portes, des tiroirs…) et un espace de vente. La Ressourcerie Restor (à Tubize et à Genappe) fournira les matières premières et l’espace de stockage et de vente, tandis qu’Adrien Moscato (et d’autres éco designers) réaliseront des prototypes et produiront des éléments de mobilier conçus à partir des ressources disponibles

Adrien Moscato vise encore un autre créneau. Papa de Samuel, 3 ans, il planche sur des meubles destinés à la petite enfance fabriqués avec du bois provenant de scieries locales et de la ressourcerie. Comme un lit cabane ou un meuble à caissons modulable pouvant se transformer en théâtre, en bibliothèque, en cuisinière, et que l’on peut facilement ranger ensuite. « A partir d’un prototype, j’en fabriquerai à la demande et je les vendrai en ligne, prévient-il. Pas question de me lancer dans une fabrication en grande série. Je veux rester un artisan. »

www.ateliermoscato.com

Par Biéreau

Les Gros Ours et le Kidzik, c'est une histoire d'amour. Ils reviennent à la Ferme avec leur nouvel album : " Des rayons de miel". Vous retrouverez la joie, les mélodies et les textes qui font le charme de leur musique. Un moment pour prendre le temps, pour écouter et rêver. Et pourquoi pas danser, chanter et s'amuser.

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique
1348 LLN
Tel. : 070/22.15.00
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