Waw magazine

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Par Biéreau

DI 14.10.2018 à 15:30 // LYLAC & FRIENDS

sieste acoustique / folk

Une sieste à l’ombre d’un tipi Navajo

Après deux albums intimistes, Amaury Massion alias Lylac se tourne vers de nouvelles étendues acoustiques avec “The Buffalo Spirit”. Fruit d’un road trip de plusieurs mois dans les profondeurs de l’Ouest américain, ce nouveau disque s’est dessiné au fil des kilomètres, nourri par les fantasmes de la Californie libre et contestataire des héros de la Beat Generation. Sur les traces de Neil Young, Joni Mitchell ou Jim Morrison, les chansons sillonnent des décors où l’on devine quelques troupeaux de bisons et de nombreux chercheurs d’or.

Sieste : mode d’emploi

Venu de Paris, le concept des siestes acoustiques est simple comme devraient l'être tous les dimanches : au centre de la salle, proches, tout proches du public, des musiciens se rencontrent pour un moment musical hors du temps, des styles et des contraintes. Plongés dans une douce pénombre, les spectateurs sont invités à s'étendre et se détendre sur des tapis, coussins et transats, tandis que les artistes mêlent leurs répertoires et univers, réinventent leurs titres, échangent. Laboratoire musical et acoustique, la sieste est imprévisible.

Distribution : Amaury Massion (chant, guitare) et ses invités surprises

Réservations sur www.fermedubiereau.be

PRIX : 17€/15€/11€

 

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

VE 12.10.2018 à 20:30 // REVUE BLANCHE

CLASSIQUE

Arvo Pärt, Pēteris Vasks et Edvard Grieg en pleine conscience

Accessible et contemporain, Revue Blanche compte parmi les ensembles de musique de chambre les plus appréciés de Belgique. Soprano, flûtiste, harpiste et altiste, avouez que voilà un assemblage singulier! Cette spécificité fait la force de ce quatuor flamand qui réarrange les oeuvres de Grieg, Pärt & Vasks dans un programme évoquant les rivages de la mer Baltique des 19e et 20e siècles.

atelier méditation

Pour une imprégnation optimale de ce répertoire planant voire mystique, la Ferme du Biéreau vous propose un atelier de méditation en pleine conscience en prélude au concert de Revue Blanche. Inscription et détails sur notre site internet ou au 070/22.15.00.

Distribution : Lore Binon (soprano), Caroline Peeters (flûte), Kris Hellemans (alto), Anouk Sturtewagen (harpe)

En partenariat avec LES FESTIVALS DE WALLONIE

Réservations sur www.fermedubiereau.be

PRIX : 20€/18€/14€

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

VE 28.09.18 à 20:30 // UNCLE WALDO - ATOME

Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles

UNCLE WALDO

Originaire de Tournai, Uncle Waldo est un groupe composé de 5 jars et d’une oie. Comprenez ici, 5 gars et une voix. Au travers de mélodies dansantes et de jeux de mots, leur objectif est de vous faire bouger à en perdre toutes vos plumes. Leur style ? Le J.A.R.Z.Z. , Jazzy And Rythmic ZwingZ (please, say « djârz ») ! Après leur premier EP en 2015, le groupe s’est produit sur de nombreuses scènes et festivals ; Jyva’Zik, LaSemo, Francofolies de Spa… Toujours inspiré des rythmes jazzy et swing de la belle époque, il vous présentera son premier album sorti en 2018.

ATOME

Savant mélange de sons d’hier (pop anglo-saxonne, l’electronica épurée de Air) et d’aujourd’hui, la pop lunaire d’ATOME nous fait rêver les pieds sur terre et nous plonge la tête dans les étoiles. En privilégiant une écriture épurée en français, le groupe évoque dans ses chansons les souvenirs de l’enfance, la fin de l’innocence, le passage à l’âge adulte et nous offre une vision à la fois bienveillante, positive et mystérieuse d’un monde moderne. Leur premier single intitulé Voie Lactée marque la fusion réussie des univers de Remy Lebbos (Vismet) et David Picard (Applause).

Distribution

Uncle Waldo : Charlotte Deligne (chant), Antoine Flipo (clavier / trombone), Jean-Hugues Adam (saxophone), Vincent Grosse (trompette, trombone, guitare), Louison Watrin (basse), Benoît Deplasse (batterie)

Atome : Remy Lebbos (guitare, chant), David Picard (claviers, synthétiseurs), Catherine De Biasio (claviers), Nicolas Collaer (batterie)

Prix : gratuit

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

 

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

JE 20.09.18 à 20:30 // BEATLES VS ROLLING STONES PAR MISTER COVER & MARC YSAYE

POP-ROCK

Une conférence sur l’histoire du Rock’n’Roll présentée par Marc Ysaye et illustrée par des interventions live du groupe Mister Cover, quelle belle initiative ! Cela fait plus de 50 ans que les passionnés de rock se revendiquent partisans soit des Beatles, soit des Stones. Un affrontement qui pose les deux groupes emblématiques en ennemis. Et si tout cela n’était que duperie de la part d’Andrew Oldham et Brian Epstein, respectivement managers des Rolling Stones et des Beatles, afin de se partager le monde ? Marc Ysaye et Mister Cover lèveront un coin du voile.

Distribution: Marc Ysaye et Mister Cover (Nicolas Dieu, Sebastien Harvengt, Olivier Fanuel, Antoine Goudeseune, Fabrice Mirco, Maxime Mené)

Réservations : www.fermedubiereau.be

Prix : 28€ (tarif unique)

CONCERT PRESTIGE

Avec le soutien d’UCL CULTURE

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

« À vendre, sur la commune de Orp-Jauche, trois hectares de « grottes » souterraines, situées entre 13 et 18 mètres de profondeur. Excellent état. Température ambiante stable hiver comme été. Idéal pour le vieillissement du vin ou la culture des champignons. »

 

 

L’annonce est véridique ! La famille Racourt, propriétaires depuis plusieurs générations des « grottes » de Folx-les-Caves, s’en défait à regret. Pour être exact, ces grottes ne sont pas naturelles et ne devraient pas recevoir cette dénomination. Il s’agit d’une carrière souterraine dont l’exploitation remonterait au Moyen Âge pour prendre fin au 19e siècle. L’ensemble forme un labyrinthe de galeries voutées reposant sur de remarquables piliers de tuffeau. Ce n’est donc pas « insolite » ? Si, pendant la Terreur (1793-1797), pour échapper à la fureur révolutionnaire, des religieux se sont bel et bien réfugiés dans les galeries où, pour officier, ils ont sculpté deux autels. L’usage des « grottes » fut multiple. Carrière, elles ont aussi servi d’abri au fil du temps et des conflits armés dont celui de la Seconde Guerre mondiale (bataille de Jandrain). La légende raconte que, vers 1750, un brigand notoire, Pierre Colon, sorte de Robin des Bois local, se serait moqué des policiers à ses trousses en les égarant dans le dédale sombre des galeries. Plus swinguant, à la Pentecôte, avant 1910 (avec bougies) et de 1952 à 1989 (avec électricité), le village y organisait des bals dans une salle spécialement carrelée pour éviter aux danseurs de se tordre la cheville. 

 

200 kilos de champignons par jour !

De 1886 à 1975, elles furent utilisées comme champignonnière exploitée par la famille Racourt. L’idée d’élever des champignons, à même le sol, sur des lignes de fumier, a germé dans la tête du propriétaire des grottes alors tenancier d’une auberge dans le village de Folx-les-Caves. Cette culture artisanale a connu son heure de gloire entre les deux guerres, notamment grâce à l’abondance du fumier de cheval, fourni par les écuries des casernes et des fermes environnantes et à la main d’œuvre bon marché. Vers 1948, la famille Racourt en produisait jusqu’à 200 kilos par jour qui étaient livrés, parfois à vélo, dans les hôtels de Belgique. Un lieu insolite à plus d’un titre que l’on peut visiter sur rendez-vous.

La Confrérie des champignons  

Fondée en 1985 par un groupe d’amis, elle a pour objectif la promotion du champignon de Folx-les-Caves farci avec un mélange à base de jambon blanc, de queues de champignons, d’échalotes, de persil, d’ail et de chapelure. Salé, poivré et cuit au four, le petit farci se déguste en entrée chaude ou froide et en plat. La Confrérie tient son chapitre annuel le dernier samedi de juin dans les grottes de Folx-les-Caves avant de communier avec les villageois autour d’une table garnie de mycètes.

Folx-les-caves
Rue A. Baccus 35
B - 1350 Folx-les-Caves (Orp-Jauche)
+32 81 81 36 20
 
www.folx-les-caves.com

Dans le village de Thorembais-Saint-Trond (Perwez), six ares de terre couvent amoureusement les bulbes précieux d’une fleur de légende. Une fleur qui n’a pas de prix cultivée par un couple qui a pris le temps.

 

 

Envoûtés par la fleur di Crocus sativus, Anthony Minet et son épouse Pauline la cultivent dans leur jardin, unique safranière du Brabant Wallon, dans les règles de l’art, sans machines et sans recourir aux produits phytosanitaires.

Élégante fleur couleur lilas, le Crocus sativus recèle un trésor : trois stigmates écarlates et odorants utilisés pour produire une épice convoitée : le safran. Envoûtés par la fleur, Anthony Minet et son épouse Pauline la cultivent dans leur jardin, unique safranière du Brabant Wallon, dans les règles de l’art, sans machines et sans recourir aux produits phytosanitaires. Car le Crocus sativus est une plante de caractère qui, pour que ses filaments rougeoient au début de l’automne, réclame non seulement une terre saine mais aussi des soins méticuleux et réguliers.

En pleine floraison, la cueillette de la fleur est manuelle, journalière et éreintante. Elle est suivie par l’émondage, opération au cours de laquelle les stigmates sont détachés un à un puis séchés pour laisser le temps à l’épice de développer son arôme. Environ deux cents fleurs sont nécessaires pour obtenir un gramme de safran. Une culture rare et exigeante qui justifie le prix de l’épice : 40.000 euros le kilogramme. Et ne croyez pas être plus malin en achetant à prix cassé des capsules de safran réduit en poudre : l’épice pourrait alors avoir le goût amer de la fraude ! «Par souci de transparence et pour assurer le consommateur d’un produit hors norme, j’ai fait analysé mon safran en 2015 par un laboratoire d'expertises certifié en matière de qualité des produits, explique Anthony. Je suis fier d’annoncer que ma production a obtenu des scores qui l’ont classé en safran de qualité supérieure. » 

Cuisine et médecine douce

Les vertus du safran sont nombreuses et son utilisation parcimonieuse. En cuisine, les brins de safran sont un excellent exhausteur de goût et un colorant naturel (jaune or) pour les aliments. Le connaisseur laissera infuser les brins de safran dans de l’eau, du lait, du bouillon ou même du champagne avant de l’incorporer dans une préparation afin que sa saveur singulière et sa couleur s’associent parfaitement aux ingrédients du plat.

Anthony et Pauline explorent avec curiosité les possibilités d’emploi de leur épice et la liste des produits safranés offerts à la consommation se complètent au fil de leurs expérimentations : brins de safran pur, gelée de coings, de pommes-poires, confiture de framboises, galettes et, dernière née, une bière artisanale, « La 4 Pistils ». Une bière blanche, aromatisée aux écorces d’orange et de citron, produite par la Brasserie coopérative de la Lesse, à Éprave (Rochefort). L’ajout de safran lors de la mise en bouteille permet de la différencier d’une même Blanche non safranée. Au nez, au goût comme à la couleur, la présence de l’épice dans « La 4 Pistils » est perceptible, légère et elle sublime le côté agrume de la boisson rafraîchissante et agréablement acidulée.

Agent tinctorial et aromatique, le safran possède aussi des propriétés médicinales qui vous coupent le souffle (momentanément). L’épice aurait en effet des pouvoirs phytothérapiques, connus depuis l’époque des pharaons, dans les cas de surmenage, d’anxiété, de difficultés digestives, d’excès de cholestérol et d’asthénie sexuelle. Incorporé au miel, le safran guérirait même les plaies et les brûlures. 

Bref, un élixir universel que nous serions tous tentés de cultiver. « C’est faisable en petite quantité. Nous vendons dans ce but des bulbes, car de plus en plus de curieux veulent tenter l’aventure de la culture du safran. Et c’est vrai que, même en ville, un pot sur une terrasse suffit pour obtenir quelques pistils», assure Anthony qui organise des visites pour groupes et des dégustations sur réservation.

 

L'histoire d'Anthony 
+32 473 77 47 13
[email protected]
 
www.lhistoiredanthony.be

 

Par Biéreau

Kidzik Festival - du 25 au 27 août
 
Le festival de musique pour les Petites Oreilles !
 
Neuvième édition de ce rendez-vous de la musique jeune public à Louvain-la-Neuve : 14 concerts / 6 concerts gratuits / 2 projections / 16 ateliers 
 
Vous y retrouverez par exemple les incontournables Déménageurs en route pour une "petite aventure", "Zinzin" : la nouvelle création d'André Borbé, empreinte d'une délicate tendresse, le Quatuor Alfama et son "Pomme Henriette" pour rêver en musique classique ainsi que de nombreux autres concerts et ateliers musicaux. 
 
De plus, comme chaque année, la cour de la Ferme du Biéreau proposera de nombreuses animations gratuites et ludiques.
 
Où: La Ferme du Biéreau - LLN
 
Horaires : 
Lundi: de 10:30 à 18:30 
Samedi: de 10:30 à 18:30 
Dimanche: de 10:30 à 18:30  
  
Téléphone: 070/22.15.00
 
Tarif: De 0 à à 11 euros
 
Public: De 0 à 12 + (grands)-parents 
 
 
Catégorie: Festival Jeune Public
 
Artiste(s): 
  • La petite aventure des Déménageurs
  • Zinzin d’André Borbé
  • Le Rêve d’Ariane du Quatuor Alfama
  • L’envol
  • Pic-Nic Rendez-vous
  • La Famille Handeldron
  • La petite histoire des Gros Ours
 
 

Où peut-on éprouver les sensations de conduire une voiture à plus de 300 km/heure sur les plus beaux circuits du monde sans risquer des dégâts matériels et corporels ? A Waterloo, sur les simulateurs professionnels d’Exype, une société mise sur rails par un jeune polytechnicien montois  : Benoît Laurent.

 

 

Des études secondaires au SHAPE, un diplôme d’ingénieur civil en informatique et gestion à l’UMONS suivis d’une formation d’entrepreneur : voilà le parcours de Benoît Laurent qui rêva très vite, à la sortie de ses études, de créer un parc d’attraction des sports extrêmes « Extreme Urban Sport ». «C’était un projet de 15 millions d’euros. J’avais moins de 25 ans et je m’étais dit que j’allais réussir à lever les fonds nécessaires. Mais ce projet ne s’est pas concrétisé comme ça… »

En effet, Benoît est engagé dans la société de services informatiques EASI, basée à Nivelles. Il est formé par le fondateur, Salavator Curaba, un ancien footballeur devenu entrepreneur. «Pendant un an, j’ai travaillé en Belgique. L’année suivante, je suis parti à Luxembourg pour essayer de développer le marché pour EASI. Parallèlement, mon projet  de création d’entreprise continuait de progresser. En 2013, j’ai décidé de m’y consacrer full-time.»

«A force de parler de mon « super projet » qui allait révolutionner le monde, j’ai croisé de plus en plus de gens désireux de m’aider. De fil en aiguilles, j’ai réuni autour de moi un groupe de conseillers. Tous les deux mois, je leur offrais un restaurant où nous nous réunissions et nous discutions du projet. ».  Parmi ces conseillers, Benoît réussi à attirer le directeur général de Walibi et  le directeur actuel de Fair Trade Belgium, mais également des ingénieurs de son âge, des informaticiens, des architectes et une femme. Au total, une dizaine de personnes, tous de véritables experts dans leur domaine, dont les précieux conseils ont permis à Benoît de faire les bons choix. «Je croyais créer ma société en un an mais finalement, cela m’en a pris quatre.»

En partenariat avec Sébastien Loeb

C’est à Mons, sous forme de start-up, que la société naîtra
finalement en 2015. Avec un premier investissement de taille : un simulateur de courses. Car le projet de Benoît Laurent s’est précisé : il veut créer un lieu où il sera possible de vivre
l'expérience d'un pilote de course automobile. Foncer à plus de 300 km/h sur les plus beaux circuits du monde au volant de simulateurs professionnels !

« Même si le projet initial de parc d’attraction a été adapté faute du budget nécessaire, le principe reste le même : offrir une activité à sensation forte qui génère de l’adrénaline dans un cadre haut de gamme pour pouvoir partager des moments uniques, explique le jeune entrepreneur. A force de s’entourer, on discute, on regarde ce qui fonctionne ailleurs, dans d’autres pays. C’est ainsi que nous nous sommes orientés vers une activité de simulation de course automobile avec du matériel professionnel utilisé par de vrais pilotes pour s’entraîner. Nous utilisons des simulateurs de conduite dynamique six axes développés par la société française Ellip6 en partenariat avec Sébastien Loeb. »

Des simulateurs ultra performants qui contribuent au succès d’Exype. Il faut dire que le célèbre pilote de rallye a peaufiné leurs paramètres pour que les sensations soient au plus proche de la réalité. C’est lui, également, qui a récemment ouvert la nouvelle attraction du Futuroscope, basée exactement sur la même technologie. 

«  Après le boulot, un lieu où on passe pendant une heure ou deux, boire un verre, s’amuser autour d’un même loisir. Pour partager autre chose que les problèmes de la journée et discuter de voitures, par exemple. »

S’amuser entre amis et collègues

L’originalité d’Exype est donc d’offrir de véritables sensations avec de la simulation de voitures GT, de Formule 1, de tourisme, de rallye et même de prototypes. « En créant ma société, mon but était avant tout de proposer une activité qui sort du commun, à partager entre amis et collègues. J’apprécie m’amuser comme tout le monde, mais j’aime encore plus divertir les gens. L’idée était donc d’offrir un concept permettant de créer des liens. Après le boulot, un lieu où on passe pendant une heure ou deux, boire un verre, s’amuser autour d’un même loisir. Pour partager autre chose que les problèmes de la journée et discuter de voitures, par exemple. »

En avril 2017, Exype s’est installé à Waterloo. Aujourd’hui, sa société est constituée de dix actionnaires. Son associé Frédéric Hambye y travaille à temps partiel et le reste de l’équipe est composée de quatre employés. Quant aux simulateurs automobiles, ils sont au nombre de quatre et permettent de choisir entre une cinquantaine de voitures et une centaine de circuits. En outre, ils sont accessibles à tous. « Nous avons des passionnés et des pilotes qui viennent repérer les circuits chez nous, ce qui leur permet d’être plus en condition quand ils vont piloter sur des circuits existants, comme Spa, par exemple. Il n’y a pas d’âge requis, il faut juste mesurer 1m40 minimum. Constantin, un enfant de huit ans, est l’un des plus forts C’est un peu déroutant et même frustrant ».

Au-delà des simulateurs, Benoît avait souhaité rendre le lieu convivial. En plus du bar, une nouvelle salle de plus de 120m2 vient d’être terminée. Anniversaires, conférences, dîners gastronomiques… l’entrepreneur a pensé à tout. Il a établi des partenariats avec des PME de la région dont notamment deux services traiteurs : « La Toque Blanche » et « Cook For You ». « Nous offrons aussi la possibilité de boire un verre en nous adaptant à la fois au budget et à la demande. Nous voulons créer un endroit convivial à Waterloo. Nous mettons également en place d’autres partenariats avec des gens comme Jean-Philippe Watteyne, pour organiser un repas gastronomique. Nous aimerions attirer les passionnés de courses automobiles, mais aussi ceux qui le sont moins et qui souhaitent tout simplement partager de bons moments.»

Investir en Flandre ?

La clientèle actuelle vient de la région, mais aussi du Hainaut, de Liège, Bastogne, Namur et de  Flandres : le concept unique en Belgique fait déplacer de plus en plus de monde. « Nous avons aussi une collaboration avec « Come to you racing » et nous organisons des challenge. »

Aujourd’hui, le concepteur d’Exype lorgne de plus en plus vers la Flandre. « Anvers et Gand sont des villes auxquelles nous avons déjà pensé. Et si nous avons une opportunité à Barcelone, pourquoi pas ! L’essentiel est de trouver des personnes motivées et qui veulent développer des centres de simulateurs automobiles haut de gamme. »

Fin 2016, Benoît avait lancé une campagne avec Hello Crowd, le crowfunding de Hello Bank BNP Paribas. « Nous avions réussi à lever 16.000 euros et 200 backers nous soutenaient ». En 2018, Benoit et sa fine équipe participeront à un « tour on bus » comme campagne exemplaire de crowdfunding.

Témoignages

• Didier Franz, un client de la première heure

« J'ai connu Benoît et son projet grâce à un collègue. Comme j'aime le sport automobile, j’ai été voir le concept. J'ai tout de suite été très bien accueilli. Un challenge était organisé et j’ai gagné la finale. J’avais déjà testé des simulateurs, mais ils étaient beaucoup plus statiques. Les sensations, surtout au freinage, sont assez impressionnantes. Les jeunes pilotes de F1 qui n'ont jamais roulé sur tous les circuits du championnat apprennent un nouveau circuit grâce au simulateur. C'est donc une excellente première approche et surtout moins onéreuse que de louer une voiture, surtout en cas de crash (rires). Exype, c'est aussi un lieu où il est très agréable de passer un moment entre amis, même pour les gens qui ne font pas de la simu. »

• Jonathan Robberechts, un compétiteur

« Je n’avais jamais eu l’occasion d’essayer des simulateurs. Je participais à des championnats en ligne depuis mon salon avec du matériel complètement basique, mais avec des résultats tout à fait honorables. Les simulateurs pro sont beaucoup plus proches de la réalité que tout ce que j'ai pu essayer auparavant, que ce soit sur console ou sur ordinateur. La moindre perte d’adhérence est transmise via le simulateur :
un virage, un blocage de roue, etc. Tout est ressenti admirablement. Le simulateur permet vraiment d'entrer dans sa "bulle" quand on fait un run... Ce qui se passe autour n'a plus aucune importance, la seule chose qui compte, c'est le chrono et le comportement de la voiture pour pouvoir garder un maximum de vitesse. »

 

Exype 
Chaussée de Louvain 7
B-1410 Waterloo
+32 2 386 00 60
www.exype.be

Grâce à sa suite logicielle de gestion open source, cette entreprise du Brabant Wallon est arrivée, en une petite dizaine d’années, à s’imposer sur le marché porteur des petites et moyennes entreprises. 

 

 

En 2002, Fabien Pinckaers créait, dans un kot de Louvain-la-Neuve, la première version d’un logiciel de gestion qui s’appelait encore Open ERP. Aujourd’hui, son successeur, Odoo, compte près de 4 millions d’utilisateurs et est développé dans une ancienne ferme à Grand-Rosière (Ramilies), dans le Brabant Wallon. Soucieuse de donner de l’espace à ses 200 collaborateurs, la jeune entreprise, qui revient d’une tournée mondiale (Europe, Amérique du Sud et Asie) afin de présenter la dernière et onzième version de son pacquage maison, vient d’étendre ses bureaux à une autre ferme, toute proche, pour créer dans ce cadre bucolique un campus digital relié aux quatre coins du monde. « Economiquement, c’est intéressant car plus personne ne veut des fermes aujourd’hui et c’est aussi un plus pour le confort des employés. » relève le CEO d’Odoo, qui a été élu « Top manager de l’année » par « Le Soir », en 2015.

200 demandes par jour

Fonctionnant comme une suite d’applications, Odoo est une boîte à outils multi-tâches pour l’entreprise. Elle peut se charger de la gestion des sites web, des mails, des serveurs, de la relation client, de la création d’applications personnalisées, de la gestion des coûts, de la comptabilité et de mille autres choses. La suite logicielle est téléchargeable gratuitement sur le site.  Les plus petites sociétés peuvent opter pour un pack d’hébergement à 20 euros tandis que celles qui dépassent les 50 employés sont invitées à opter pour un abonnement correspondant à un service d’accompagnement et de maintenance. 

Face à ces concurrents, comme SAP ou Microsoft Dynamics, qui misent sur des logiciels propriétaires, souvent lourds et chers pour les PME, Odoo se distingue par l’accessibilité et la polyvalence de son produit. Une de ses spécificités est d’être open source. Un choix que Fabien Pinckaers a pris pour des raisons éthiques. «J’ai voulu un projet transparent et accessible qui offre aux PME un logiciel de gestion intégré et pas cher.»

Avec l’open source, il y avait un modèle économique à inventer. «Pendant dix années, nous avons perdu de l’argent et avons dû nous accrocher jusqu’à trouver la bonne balance. Il y a encore deux ans, nous perdions 500.000 euros par mois, alors qu’aujourd’hui nous sommes passés à 500.000 euros de gains, se réjouit le jeune patron. Nous avons actuellement 200 demandes de clients par jour, mais nous sommes tout petits dans un marché gigantesque. La difficulté pour nous, c’est de grandir efficacement, d’attirer les bons profils et de les former. »

La force d’Odoo, c’est de pouvoir compter sur un réseau de sociétés de services à travers le monde. Des partenaires qui gèrent tout le suivi de maintenance et de personnalisation avec la clientèle dans les entreprises qui souscrivent un abonnement. Ces partenaires, qui sont formés et supportés par la maison mère, sont aujourd’hui au nombre de 1.000, répartis dans 140 pays et générant 65 % des profits de l’entreprise.

Expansion internationale

En mars dernier, Odoo a signé un accord de joint-venture avec Inspur, numéro 1 des serveurs internet et le numéro 3 des logiciels de gestion en Chine. L’objectif étant de revendre des solutions Odoo sur le gigantesque marché des petites et moyennes entreprises dans l’Empire du Milieu.

Odoo concentre un peu plus de la moitié de son personnel en Belgique où travaillent 224 personnes et en déploie 95 en Inde, 90 aux USA, 31 à Hong Kong et 7 au Luxembourg. L'expansion internationale est venue très tôt et très naturellement. « Nous nous sommes rapidement fait connaître par Internet et nous avons répondu aux demandes venant du monde entier. Nos concurrents ont généralement des difficultés à trouver des clients, alors que nous c’est l’inverse. Nous avons trop de demandes et pas assez de partenaires.»

Odoo est une des ces entreprises qui se confond avec son produit unique, ce que Fabien Pinckaers ne considère pas comme un frein au développement. «Nous avons une équipe de sept personnes dédiée à la veille des besoins et attentes des utilisateurs, c’est déjà une première indication pour orienter nos développements. En plus d’une amélioration continue de nos logiciels, nous veillons à ajouter deux à trois grosses révolutions qui permettent de faire des pas en avant. Nous touchons à tous les domaines de l’entreprise et il y a encore énormément de choses à faire, même là où nous avons l’impression d’avoir fait le tour. » 

Calculateur de salaire

Odoo, qui s’était fait remarquer par des levées de fonds spectaculaires (4 millions de dollars en 2010 et 10, 4 millions en 2014), peut aujourd’hui fonctionner en fonds propres, mais veille à bien cibler ses investissements et à choisir ses batailles. En renforçant ce qui fait la valeur ajoutée d’Odoo : la qualité, l'ergonomie et l’efficacité du produit, quitte à délaisser le marketing.

Cette orientation se reflète forcement dans la politique de recrutement. Sur les quelques 200 personnes qui rejoindront cette année l’entreprise en Belgique, on compte 120 développeurs. Quand on sait qu’ils sont à peine quelques dizaines à sortir de l’UCL et un peu moins de Namur, on voit que l’objectif est ambitieux. Pour y répondre, l’entreprise compte sur cinq recruteurs à temps plein qui font le tour des universités et vont chasser dans les entreprises pour ramener des profils intéressants.

Innovant dans ses produits, Odoo l’est aussi dans son management et dans les ressources humaines. La mise à disposition d’un calculateur de salaire sur le site a attiré de nombreux candidats. En quelques clics, on peut calculer son pacquage salarial en jouant sur les variables d’ajustement que sont les jours de congé, les transports, la voiture de société ou la participation aux frais internet. Après ça, l’ensemble des entretiens d’embauche peut être bouclé en trois heures. Comme on le voit, il n’y a pas que dans les logiciels qu’Odoo joue la carte de la transparence et de la rapidité.

Derrière ses résultats économiques et ses innovations technologiques, chaque entreprise a toujours son moment zéro, celui où naît la légende. Pour Odoo, on ne doit pas aller le chercher dans un garage du Brabant Wallon, mais plutôt dans une salle de fête de l’UCL où Fabien Pinckaers a développé un logiciel pour optimiser et rationaliser la gestion des flux de… fûts de bière. Aujourd’hui, le jeune patron peut déjà mesurer avec satisfaction le parcours accompli. Revers de la médaille, l’entrepreneur, qui développait son premier programme pro à 13 ans, n’a plus beaucoup de temps pour ça aujourd’hui. « Le développement est souvent plus marrant et intellectuellement stimulant que le management, mais il est aussi très important de garder le cap et l’identité d’Odoo.»

Comment Fabien voit-il son entreprise dans cinq ou dix ans ? « J’ai toujours été très mauvais dans les prévisions, rigole-t-il. La seule chose que je sais c’est que dans une dizaine d’années, nous pouvons attendre une consolidation dans le marché de la gestion, comme on l’a vu en informatique. Il ne restera alors plus que trois ou quatre acteurs. Et Odoo en sera.»

La force d’Odoo, c’est de pouvoir compter sur un réseau de sociétés de services à travers le monde. 

 

Odoo S.A. 
Chaussée de Namur 40
B-1367 Grand-Rosière
+32 81 81 37 00

www.odoo.com
 

 

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Enfants chéris du Brabant Wallon, les Girls in Hawaii squattent les ondes belges depuis plus de 15 ans. En septembre dernier, ils proposaient « Nocturne », leur 4e opus en studio, toujours aussi planant, mais doté d’accents plus synthétiques et électro. Après avoir sillonné la France et la Belgique, le groupe se prépare à un été de festivals, à Dour, aux Francofolies, à Ronquières…

 

 

Tête d’affiche de la deuxième édition de WAW Magazine en septembre 2008, le groupe belge pop-rock rêveur, né à Braine-l’Alleud huit ans plus tôt, en a fait du chemin. Le groupe présentait à l’époque « Plan your escape », son deuxième album successeur du prometteur « From here to there » qui marque son début sur la scène belge. « Everest » a suivi en 2013, sorte de renaissance après le choc brutal causé par la perte de Denis Wielemans, le batteur du groupe, décédé en 2010 dans un accident de voiture. En septembre dernier, naissait « Nocturne », un album pensé par le groupe des six comme un album « de nuit ». Toujours aussi mélancolique et éthéré, il a, cette fois-ci, des notes électro plus affirmées et savamment distillées. On y reconnaît la touche Girls in Hawaii, mais avec un twist. Conversation avec Lionel Vancauwenberghe, chanteur, guitariste, et l’une des têtes pensantes de la formation devenue un des fleurons du rock belge. 

Quel regard portez-vous sur la décennie qui vient de s’écouler ? 

Lionel : Ces dix années ont été inattendues dans tous les sens du terme, pour le meilleur et pour le pire. Nous avons perdu Denis, une perte humaine indescriptible. Cet événement a changé le groupe, musicalement et dans notre manière de fonctionner. Lui rendre hommage nous a donné un cap. Dans un groupe comme le nôtre, chaque élément a son importance. L’équilibre a été redistribué. Juste avant la mort de Denis, Christophe avait choisi de nous quitter. C’est toujours une rupture. Il a fallu se réinventer. Un groupe est toujours le produit d’une alchimie qu’on ne peut pas expliquer ni reproduire. Il y a aussi eu plusieurs disques. Le dernier que nous venons de sortir, « Nocturne », nous a menés vers une tournée acoustique, l’une des plus belles. Au niveau personnel, nous sommes devenus papas, c’est aussi une aventure. Nous avons forcément changé, mais peut-être pas autant qu’on le croît. 

Comment a été reçu « Nocturne » ?

C’est difficile aujourd’hui d’évaluer l’impact d’une sortie. Je pense que certains ont été surpris par son côté plus froid, électro. Nous avions envie de pousser le côté parfait et synthétique, un peu artificiel. Nous étions super contents de l’objet. Sur scène, c’est un bon album de live. Il nous amène quelque chose de différent, de plus électrique. Il nous a permis d’élargir notre palette. Sur le plan commercial, nos ventes ont été assez constantes. Nous n’avons jamais enregistré de grosses fluctuations.  

Vos méthodes de travail ont-elles changé depuis l’insouciance des débuts ? 

Avec le temps, nous avons appris à mieux utiliser notre énergie. L’expérience est bien là. Nous sommes mieux entourés aussi. Je ne pourrais plus écrire comme à l’époque et nous ne pourrions plus faire un disque comme avant, de manière aussi intense. C’était chaotique. Nous pouvions passer six nuits d’affilée en studio, en buvant des bières et en discutant. Il y avait un côté bricolage. Nous avons perdu en fraîcheur et en fragilité ce que nous avons gagné en efficacité.  

 Votre entourage professionnel est-il resté le même ? 

La musique est un secteur où tout change très vite. En France, le pays où ça marche le mieux pour nous, c’est particulièrement le cas. Tous les deux ans, l’équipe d’un label change complètement. Notre chance est d’avoir pu garder une certaine stabilité autour de nous. Pierre Van Braekel, notre manager, est à nos côtés depuis le début. Il sait d’où nous venons et nous aide à savoir où nous allons. C’est une borne. Girls in Hawaii s’est créé comme une petite famille et nous le sommes resté. 62 TV Records, notre premier label, était une boîte de dix personnes. La musique, avec son côté éphémère et instantané, n’est pas faite pour durer. Les groupes qui durent sont une anomalie. Dans la vague belge d’il y a dix ou quinze ans, beaucoup de groupes qui ont démarré avec nous ont disparu. Les carrières sont souvent courtes, en particulier aujourd’hui.   

 

«Dans un groupe comme le nôtre, chaque élément a son importance. L’équilibre a été redistribué. Juste avant la mort de Denis, Christophe avait choisi de nous quitter. C’est toujours une rupture. Il a fallu se réinventer. »

Comment expliquez-vous cette longévité dans une industrie en perpétuelle recherche de nouveauté ?

Antoine (Wielemans, ndlr) et moi avons toujours écrit à deux. Cela réduit la quantité de travail, mais c’est deux fois plus de créativité et d’idées. Dans la première partie de l’histoire du groupe, j’écrivais davantage. Maintenant, cela s’équilibre. Il y a des phases. En 15 ans d’existence, nous avons seulement sorti quatre albums. Cela nous a permis à la fois de ne pas nous essouffler et de ne pas saturer les gens. Nous avons une base fidèle en France, en Suisse et en Belgique. Certains nous suivent depuis le premier disque. Ils ont grandi avec nous. « From here to there » a eu un côté générationnel et nostalgique un peu inexplicable. Aujourd’hui, il leur rappelle des souvenirs.
 
Girls in Hawaii sera à l’affiche de plusieurs festivals cet été. L’expérience est-elle différente d’un concert classique ?
Comment le groupe s’y prépare-t-il ?
 

Le public de festival est un peu différent. Les festivaliers viennent voir de nombreux groupes différents. Certaines atterrissent par hasard devant la scène. Sur 50.000 personnes, parfois seulement 1.000 nous connaissent. Il n’y a pas d’attente particulière, ni de pression mais il faut les faire rester. C’est un challenge excitant. La durée est deux fois plus courte. Comme spectateur, c’est pour moi le format idéal. Cela nous pousse à jouer des morceaux plus denses, plus forts et plus bruts pour accrocher d’emblée et maintenir la tension. Nous avons déjà beaucoup joué, c’est notre avantage. Les dates de cet été sont une continuité de notre tournée actuelle. Nous serons pour la 4e fois aux Francofolies. Cela reste un moment super intense pour nous, un chouette rendez-vous. L’esprit de la soirée est toujours surprenant.  

Quel est votre meilleur souvenir de concert ?

Notre première fois à Dour reste un peu magique. On passait à 10h30 sur la grande scène six mois après la sortir de notre cinq titres. C’était un champs de cannettes et de ruines, la plupart dormaient encore, mais nos familles étaient là, des gens du métier aussi. C’était incroyable, nos jambes tremblaient… Un autre souvenir fort est un concert donné en 2009 sur la place des Palais, à Bruxelles, lors de la Fête de l’Iris. Nous avions remplacé le groupe Aaron au pied levé, il y avait 65.000 personnes, c’était génial ! Comme spectateur, j’adore voir les petits groupes. Ils ont souvent une fraîcheur et une naïveté touchantes. Ils connaissent souvent des moments de flottement. Je trouve ça super beau. Un groupe avec de l’expérience ne s’interrompt jamais, sait comment rebondir. Il perd un peu de sa folie initiale, de son énergie brute.  

Quels sont les groupes que vous suivez en ce moment ?

J’écoute beaucoup Mortalcombat, un groupe français de pop naïve. Ils nous rappellent un peu les années 1980 de Jacno. Notre morceau « indifference » a, d’ailleurs, été inspiré par lui, en particulier dans sa période orange. Aller voir d’autres groupes reste un plaisir, même si j’y vais moins que quand j’avais 25 ans. Je passais ma vie aux Rotondes du Botanique et à l’AB. En festival aussi.  

A quoi va ressembler votre été, hors festival ? 

Nous allons surtout essayer de nous reposer ! Avec une quarantaine de concerts, l’année 2018 a déjà été très dense. Nous sommes un groupe assez artisanal. Comme nous faisons beaucoup en interne et que nous sommes tous très impliqués, nous avons toujours des activités en vue. C’est nos vies... Et puis, ma copine va accoucher, c’est une grosse actualité pour moi ! 

Girls in Hawaii est né et a grandi dans le Brabant Wallon. Quel ancrage gardez-vous dans cette région ? 

Pour ma part, je suis né à Waterloo. Si je n’y vis plus, le Brabant Wallon, c’est mon enfance, mes parents, ma famille. C’était mon terrain de jeu. Quand je compose, de nombreuses images proviennent de là. Quand j’étais plus jeune, je faisais beaucoup de vélo et j’aimais composer dans la nature. J’ai notamment été inspiré par le Chemin des Cochons, à Waterloo. Je trouvais une chanson, j’écrivais les paroles, puis je courais à ma voiture pour les enregistrer. Je faisais la même chose au Bois de Halle. Nous avons également gardé des liens très forts avec le Centre culturel de Braine-l’Alleud où j’allais déjà avec mon premier groupe et où nous avons donné nos premiers concerts. Nous préparons toujours nos résidences là-bas et, à chaque sortie, nous y faisons un concert privé pour notre entourage. Nous y retournons pour soutenir l’endroit. C’est important pour nous.  

Où conduisez-vous vos amis bruxellois en visite ? 

J’aime bien les emmener au Château de La Hulpe, un endroit très chic, mais aussi un peu fantaisiste et excentrique, voire surréaliste.  

Tournée estivale

Après avoir donné un concert à Arlon, le 1er mai, dans le cadre des Aralunaires, Girls in Hawaii entamera en juin une riche saison de festivals. 
Le groupe passera en Belgique pour trois dates clés : 
15/07 : Dour Festival
19/07 : Francofolies de Spa
05/08 : Ronquières Festival

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