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en un clin d’œil ! 

Le design est aujourd’hui une discipline reconnue pour ses vertus de services. N’est pas designer celui qui n’est pas un innovateur dont l’objectif créatif est de servir une cause. Conversation avec la Brainoise Céline Poncelet, designer-architecte d’intérieur à Atelier Blink (Anderlecht) et professeure à l’École de la Cambre.

 

Céline Poncelet

Êtes-vous la nouvelle « sorcière bien-aimée » qui, d’un mouvement de nez, transforme l’intérieur de sa maison ?

Je suppose que vous faites allusion au mot « blink »... Non, malheureusement, il me faut plus d’un battement de cils pour mener à bien mes projets ! L’appellation Atelier Blink, cela signifie que sous une certaine forme de simplicité dans mon travail, il y a toujours un « twist », une torsion qui peut s’afficher comme un trait d’humour ou de poésie, ou une histoire en rapport avec un usage ou un lieu. Le travail de l’Atelier Blink est interdépendant et collaboratif, il se situe à la frontière des domaines du design industriel, de l’architecture, de la scénographie, de l’art, etc. Pour créer un lieu unique, il faut raconter une histoire ; celle-ci découle de l’espace, de l’architecture, du quartier et de l’usage. Le concept doit pouvoir s’inscrire dans un contexte bien précis. C’est aussi la raison pour laquelle j’aime développer des projets en collaboration avec les habitants d’un quartier, des écoles, etc. Comme les projets à Jette, Saint Josse, ou encore « La Condition Publique » à Roubaix.

« J’aime les défis, cela me pousse à aborder des projets très variés. Pour les scénographies d’exposition, je retrouve ce croisement intéressant entre les différentes disciplines, entre la notion d’espace, de scénario et la mise en valeur des œuvres. Malheureusement, en Belgique, ce n’est pas toujours évident de trouver des opportunités. »

 

Votre métier est-il le résultat d’une vocation ?

J’ai toujours senti l’envie d’exprimer des choses par le biais de l’art, du dessin, de la vidéo. Dès l’âge de 15 ans, j’ai été moi-même m’inscrire aux cours du soir de dessin. On peut donc parler de vocation ! Atelier Blink est un aboutissement mais pas une fin. Mon travail est en constante évolution. J’ai commencé en dessinant des objets destinés à l’édition. Il s’agissait de créations « hors contexte », comme du mobilier ou du papier peint conçu pour être édité et être importé dans n’importe quel espace. Petit à petit, ce type de recherches a de moins en moins fait sens pour moi. Dessiner une chaise pour trouver encore une chaise dans un magasin, cela n’avait plus d’intérêt pour moi. Aujourd’hui, quand je conçois du mobilier, c’est dans un contexte contraignant et précis – qui peut être un lieu, un public ou une technicité spécifique –, et plus uniquement dans l’idée de trouver un éditeur pour que cela soit vendu en boutique.

Céline Poncelet

C’est ce que l’on appelle le design de fonction ou d’usage ?

Mes réponses sont fonctionnelles autant pour le design d’objet que d’espace. Je cherche des solutions globales adaptées aux besoins des usagers. Le designer doit être dans le service, mais les aspects connexes d’esthétique, d’écologie, etc, sont également fondamentaux.

Un exemple ?

Le Préhistomuseum de Ramioul, un projet hyper intéressant pour lequel Atelier Blink a été mobilisé et associé à un bureau d’architecture (AIUD) afin de réaliser l’aménagement intérieur et la signalétique des espaces de visite, dont l’accueil, la boutique, la cafétéria et le restaurant. Un projet passionnant pour lequel nous avons beaucoup échangé avec l’ensemble des intervenants, nos réflexions abordant parfois des problématiques pratico-pratiques. Comment les visiteurs vont-ils se déplacer dans l’espace ? Où placer la billetterie ? Ces questions nous ont fait réfléchir à la manière dont les visiteurs allaient occuper l’espace et les réponses ont influencé autant la signalétique à développer que le design du mobilier et son placement en fonction des contraintes du lieu et de l’atmosphère qui doit s’en dégager.


Dans le cadre du réaménagement du Préhistomuséum de Ramioul, Atelier Blink s’est chargé de l’aménagement des zones d’accueil, ainsi que du développement d’un mobilier spécifique répondant aux  contraintes et à l’identité du lieu. 

Vous avez mené une réflexion similaire pour l’entreprise Délitraiteur?

Exactement, bien que chaque projet ait ses spécificités propres. Delitraiteur a décidé d’élargir son horizon pour s’ouvrir à la restauration en entreprise. Atelier Blink a créé pour ce projet un concept de restaurant Deli basé sur les nouvelles tendances de travail. Un lieu où, non seulement, on se restaure, mais aussi où on travaille, où on rencontre des clients et où on se détend. Un lieu qui véhicule les valeurs et l’identité de la société. Ce concept sera adapté à chaque entreprise et chaque espace en fonction des besoins et possibilités de celle-ci. Pourriez-vous nous parler d’un projet d’aménagement d’espace urbain ? Dans le cadre du Festival des cultures digitales, le KIKK, à Namur, Atelier Blink a été chargé en 2018 de la conception et de la réalisation de la signalétique et du marquage du parcours à travers la ville. C’était la première année où ce festival proposait un parcours à travers Namur dans des lieux parfois insolites. Il fallait un élément modulable, simple à placer à l’extérieur et temporaire pour marquer les différents lieux du parcours. L’installation a été réalisée en détournant les bandes de PVC pour chambre frigorifique.

Céline Poncelet
Pour Delitraiteur, Atelier Blink a développé un espace fictif afin qu’il soit transposable au sein de sociétés intéressées par le concept.

 

Pourriez-vous nous parler d’un projet d’aménagement d’espace urbain ?

Dans le cadre du Festival des cultures digitales, le KIKK, à Namur, Atelier Blink a été chargé en 2018 de la conception et de la réalisation de la signalétique et du marquage du parcours à travers la ville. C’était la première année où ce festival proposait un parcours à travers Namur dans des lieux parfois insolites. Il fallait un élément modulable, simple à placer à l’extérieur et temporaire pour marquer les différents lieux du parcours. L’installation a été réalisée en détournant les bandes de PVC pour chambre frigorifique.

 

www.atelierblink.com

Par Biéreau

La Ferme, les Femmes ! - le 24/04/20 à la Ferme ! (Maison de toutes les musiques à Louvain-la-Neuve)

Let's unleash the girl power

Les récents succès éclatants de certaines artistes cachent mal les difficultés rencontrées par ailleurs par la majorité des autres. Parvenir à exister en tant que femme dans un monde encore largement dominé par les artistes et programmateurs masculins n’est, en effet, pas si simple. À la Ferme, nous sommes conscients depuis longtemps de ces déséquilibres enfin ouvertement dénoncés. Nous avons toujours eu à cœur de présenter dans notre programmation des artistes de tous horizons et de tous genres. Néanmoins, pour aller encore un pas plus loin, voici que nous consacrerons désormais un festival aux femmes. Nous veillerons à y impliquer autant d’intervenantes que possible à tous les postes : sur scène, bien sûr, mais également à la programmation, la coordination, la régie technique, etc.

Line-up :

Claire Laffut

Tanaë

CélénaSophia

Blanche

PLLOW (DJ set)

une multitude d'extras à venir

Infos pratiques : Début 19h, tarif 20€ (-26 ans) / 25€ (sénior et plein), lien de réservation ICI

Informations : 

La Ferme !
Avenue du Jardin Botanique, Place polyvalente, Place polyvalente
1348 Louvain-La-Neuve
Tel. : 070221500
[email protected]

Par Biéreau

Après le grand succès de la saison passée, reprise du spectacle sur la vie de Nina Simone.

Lisa Simone emménage dans la villa où sa mère, Nina Simone, a fini ses jours. Dans un coffre, elle découvre l’autobiographie de sa mère. Soudain, quelqu’un apparaît sur le pas de la porte. C’est Nina. Cette nuit, juste cette nuit, elles se parlent à cœur ouvert. Elles ont tant à se dire. A moins que ce soit Nina qui se parle à elle-même, seule, à ressasser son passé et ses échecs ?

Le jazz et la musique classique s’entrelacent pour interroger la filiation, l’amour, le racisme, la maladie, la lutte pour les droits civiques et le féminisme. Une odyssée musicale et théâtrale sans champagne sur la vie d’une artiste essentielle, portée par un extraordinaire pianiste et deux superbes voix. Compte tenu du succès rencontré par ce spectacle la saison dernière, ne tardez pas à réserver !

 

Plus d'infos en cliquant ici

LE FESTIVAL DE LA TRANSITION JOYEUSE

Du 25 au 29 septembre, Louvain-la-Neuve vivra au rythme de la transition. La deuxième édition du festival « Maintenant ! » est un immanquable de la rentrée.

 

Ils étaient des milliers durant toute cette année scolaireà descendre dans la rue pour protester contre notre passivité face au réchauffement climatique. Peu visibles dans les médias traditionnels, les jeunes ont pourtant réussi à imposer à l’agenda politique cette lutte. « Demain, c’est Maintenant ! », clament les organisateurs et organisatrices de la deuxième édition du Festival des initiatives citoyennes de transition, en faisant référence au film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent qui a eu, lui aussi, un succès retentissant. Ce documentaire montrait les citoyen-ne-s qui, à travers le monde et à leur échelle, pratiquent d’autres manières de vivre et de consommer plus en accord avec notre planète.

L’urgence, c’est… « Maintenant ! »

Voilà également le pari du festival : ne plus attendre et permettre la rencontre entre un public en quête de sens et des acteurs de la transition, déjà impliqués dans des projets citoyens. Ainsi, le festival de Louvain-la-Neuve a plus que jamais sa pertinence et, en toute cohérence, il est lui-même organisé par un collectif de citoyen.ne.s et d’associations locales. Une vingtaine au début du projet, ils sont à présent plus de soixante bénévoles à s’investir. Le collectif fonctionne en gouvernance partagée, avec des sous-groupes thématiques : animations, initiatives locales, communication, financement, logistique ou encore un groupe « Jeunes ».

Fort du succès de la première édition organisée en 2018, le festival « Maintenant ! » propose cette année une programmation dense et ancrée sur le territoire. “Tisser des liens, rendre visible toutes les initiatives émergentes en matière de transition écologique et solidaire, voilà ce qui anime « Maintenant ! », commente Géraldine Dohet, coordinatrice. Pendant cinq jours, du 25 au 29 septembre, une offre abondante de films pour découvrir, des conférences, débats et spectacles pour approfondir et des ateliers et stands pour passer à l’action sera proposée sur la Grand Place de Louvain-la-Neuve et dans plusieurs lieux culturels de la ville. En fil rouge : des parcours thématiques pour inviter les festivaliers à cheminer autour des enjeux qui les animent.

 

 

DES MILLIERS DE VILLES EN TRANSITION
Le mouvement des villes en transition est né en Angleterre, à Totnes, en 2005, sous l’impulsion de Rob Hopkins, invité exceptionnel de cette deuxième édition du festival. Depuis lors, plus de 4 000 initiatives dans plus de 50 pays ont rejoint un mouvement spontané qui ne cesse de
grandir. Rien qu’en Wallonie et à Bruxelles, plus de 160 initiatives de transition ont émergé ainsi que des centaines de projets satellites pour créer de la résilience sur leur territoire, (re)tisser des liens et se réapproprier le pouvoir d’agir pour plus de justice sociale et climatique.

 

Grapher & co_Pierre Jeanjean

Cinq jours, cinq thèmes
À chaque jour son thème privilégié. Le mercredi 25, le festival démarrera par une journée sur les nouveaux modèles économiques émergents. Entreprises et entrepreneurs, en transition ou pas encore, sont conviés à envisager une durabilité forte dans leurs pratiques. Pas de changement du monde sans changement de soi : le jeudi, un rendez-vous de méditation géante est fixé sur la Grand Place, avec Ilios Kotsou, célèbre psychologue,
écrivain et fondateur de l’association belge pour la méditation, « Emergences ». Les nouvelles formes d’éducation seront aussi au coeur des conversations du jeudi grâce à une conférence de la française Sophie Rabhi – la fille du romancier et écologiste Pierre Rabhi –, qui a créé une
école dans une ferme.
Jour de fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le vendredi 27 proposera une programmation imaginée principalement par et pour les jeunes avec une succession de concerts, ateliers et prises de parole par ceux qui prennent en main leur avenir. Les samedi 28 et dimanche 29, ce long week-end se prolongera avec des conférences et de très nombreux ateliers pratiques sur le « zéro-déchet » et la Transition.
Un festival (aussi) pour les plus petits « Une centaine d’ateliers composeront la programmation », se réjouit Géraldine Dohet, qui estime qu’il faut « ouvrir les imaginaires et apporter des solutions concrètes à une frange grandissante de la population en recherche de sens, pour faire sa transition vers un mode de vie plus résilient. » Il est tout à fait conseillé de venir en famille : « Vos enfants pourront mettre les mains dans la terre puis faire une balade
avec des ânes », expliquent les organisateurs. Autres options : écouter un conte, échanger avec les enfants d’une école démocratique pour découvrir d’autres manières d’apprendre, participer à des ateliers avec les parents sur la gestion du compost et des toilettes sèches, sans oublier l’atelier de pleine conscience qui leur est spécifiquement destiné. Enfin, tous les jours, en fin d’après-midi, des animations musicales leur permettront de se déhancher en toute simplicité.

www.festivalmaintenant.be

COMMENT ÇA MARCHE ?


Le triathlon moderne est une épreuve qui cumule trois disciplines : la natation, le vélo et la course à pied. Leurs longueurs sont variables selon le type d’épreuve. Voici les principales :
• Le triathlon olympique, organisé par la Fédération Internationale de Triathlon (ITU), combine 5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied.
• Le triathlon moyenne distance combine 1,9 km de natation, 90,1 km à vélo et 21,1 kilomètres à pied. Il équivaut à un Half Ironman.
• Le triathlon longue distance tourne généralement autour de 3 km de natation, 120 km à vélo et 30 km à pied (environ les ¾ d’un Ironman). Mais les distances peuvent être plus longues encore, comme celles de l’Embrunman qui équivalent à celles de l’Ironman. On parle alors de triathlon
XXL.
• L’Ironman est un triathlon de très longue distance dont le label est la propriété de la World Triathlon Corporation (WTC). Il a vu le jour à Hawaï, en 1978, lorsqu’un officier naval américain décida, afin de déterminer quel était l’athlète le plus méritant, de combiner les trois épreuves sportives les plus dures qui se déroulaient sur cette île en une seule compétition cumulant 3,8 km de natation, 180,2 km de vélo et 42,2 km à pied (au total 226,2 km ou 140.6 miles). Les différents Ironman font partie d’un circuit organisé chaque année par la WTC et dont la finale se déroule à Hawaï.
• L’Ironman 70.3, aussi appelé Half Ironman, combine 1,9 km de natation, 90,1 km à vélo et 21,1 kilomètres à pied (113,1 km ou 70.3 miles).

UN GUÉPARD SUR LA ROUTE D’HAWAÏ

Sacrée championne du monde de triathlon longue distance, au printemps, à Pontevedra (Espagne), Alexandra Tondeur veut briller en 2020 à l'Ironman d'Hawaï. Vu les capacités et le courage de la Stéphanoise, il n'y a pas de raisons qu'elle n'aille pas jusqu'au bout de son rêve.

 

Son entourage l’a surnommé « cheetah » (guépard) depuis l’Ironman de Lanzarote. Si vous habitez la région de Court-Saint-Étienne, vous avez peutêtre aperçu sa crinière blonde sur le RAVeL de Nivelles ou de Gembloux, précédée par sa maman qui lui ouvre la route à vélo. Ne vous fiez pas à son doux visage car il masque un tempérament d’acier ! Alexandra Tondeur est une triathlète professionnelle qui a choisi l’épreuve sportive sans doute la plus éprouvante qui soit, tant physiquement que mentalement. Mais rien n’y personne ne l’empêchera d’enchaîner les kilomètres de natation, vélo et course à pied. Elle a appris à maîtriser la souffrance et abandonner ne fait pas partie de ses plans. Portrait d’une jeune femme qui sait où elle va. 

 

Alexandra, comment es-tu venue au triathlon, une discipline sportive extrêmement dure ?

Au départ, je rêvais de devenir cavalière professionnelle. J’ai commencé l’équitation à l’âge de trois ans, mais j’ai également pratiqué le tennis de table, le tennis et l’athlétisme. Encouragée par mon père qui était militaire de carrière, je passais toutes mes vacances à faire des stages sportifs. Quand j’ai commencé mes études en éducation physique, je me suis davantage orientée vers la course à pied, discipline dans laquelle j’étais vraiment forte au contraire de la natation. Et puis, un jour, j’ai vu un reportage sur l’Ironman d’Hawaï, ça m’a boosté : j’ai décidé que c’était ce que je voulais faire.

Tu as rapidement réussi à t’affirmer dans ce sport mais, début 2012, ton rêve se brise en raison d’une blessure…

Ce n’était pas une blessure. C’est un surentraînement qui a provoqué un virus au niveau des nerfs de l’épaule, d’où un problème de mobilité. On m’a dit que ma carrière était terminée. J’ai donc commencé à travailler comme assistante à l’UCL tout en me rabattant sur des courses cyclistes et des duathlons. Fin 2012, ne voyant pas d’amélioration, j’ai voulu tout arrêter. C’est ma mère et mon entraîneur de l’époque qui m’ont encouragée à continuer. J’ai alors décidé de me soigner et de m’entraîner pour les longues distances, car c’est cela qui m’intéressait. Mais j’avais pris 15 kilos et quasi plus personne ne croyait en moi. Il m’a fallu deux années pour revenir à un niveau correct à force de caractère. En 2015, j’ai recommencé à gagner des courses.  En période moyenne, je m’entraîne environ quatre heures par jour et je poursuis, en soirée, par des séances de stretching et de kiné pour mon épaule. En période de stages, afin de préparer les grosses compétitions, je travaille de 6 à 10 heures par jour.

Es-tu d’accord avec cette parole d’Aristote : « L’excellence est un art que l’on n’atteint que par l’exercice constant » ? L’entraînement est-il la clé de ton succès ?

(Elle hésite) En partie en tout cas. Jusqu’il y a une dizaine d’années, avoir du talent était suffisant. Aujourd’hui, le niveau chez les pros est devenu si élevé qu’il faut beaucoup de talent mais aussi d’intelligence dans l’entraînement. Il faut sans cesse chercher les faiblesses et les combattre les unes après les autres. C’est ce que j’essaie de faire puisqu’aujourd’hui je suis mon propre entraîneur (ndlr : elle a été entraînée par le préparateur Yves Devillers en 2015-2016 et par le triathlète Luc Van Lierde en 2016-2017), tout en étant assistée sur le plan médical et diététique par SportS2, l’équipe sportive du CHU de Liège.

Ton point fort, c’est la course à pied, mais tu affectionnes également les circuits vélo incluant de forts dénivelés…

Oui, je suis une grimpeuse. J’ai fait beaucoup de VTT auparavant et j’habite une région vallonnée. Je n’hésite pas à partir m’entraîner dans les Vosges ou dans les Alpes. Cet été, j’ai participé au triathlon longue distance de l’Alpe d’Huez où il y avait quatre cols à franchir en vélo (elle a terminé 3e, NDLR), avant d’enchaîner avec l’Embrunman, l’un des triathlons les plus durs au monde qui inclut un parcours vélo de 188 kilomètres passant par le col de l’Izoard et présentant près de 5 000 mètres de dénivelés positifs ! Je me suis classée 3e de ces deux courses.

 Ce sport demande des qualités physiques mais aussi mentales. Le fondateur de l’Ironman a dit : « Abandonne si tu veux, personne ne s’en souciera. Mais tu t’en souviendras pour le restant de tes jours ! » As-tu déjà été sur le point d’abandonner ?

Au moins deux fois par an. Le circuit professionnel est si élevé que si un jour tu as une faiblesse et que tu vois que devant ça file et que c’est foutu pour un bon résultat, tu penses forcément à arrêter. Mais cela ne m’est arrivé qu’à deux reprises : en 2017, parce que j’avais crevé deux fois et, en 2018, parce que j’étais malade et que l’on m’a forcée à arrêter.

Tu es professionnelle. Comment te débrouilles-tu financièrement ?

J’ai un contrat d’employé à l’Adeps. Et j’ai différents sponsors publics et privés. La plupart me fournissent en matériel, mais je bénéficie aussi d’aides financières. Je reçois aussi des primes lors des compétitions qui peuvent varier de 500 à 10 000 dollars. L’argent va sur le compte d’une asbl que j’ai créée et qui finance mes déplacements, mes séances de kiné, etc.

Tu as dit que le triathlon longue distance n’était pas encouragé en Belgique. Peux-tu préciser ?

Les gens veulent des champions mais ils ne sont pas prêts à faire des efforts pour les aider dans leur quête de podiums. Le plus gros problème en Wallonie ce sont les piscines. Les athlètes ont plusieurs fois demandé aux responsables politiques qu’un couloir leur soit réservé selon un horaire précis, mais ils n’ont pas été entendus jusqu’aujourd’hui. Je suis donc obligée de nager – NDLR : elles s’entraîne à Nivelles – avec le public, parfois même à côté des gens qui ne savent pas nager ! En vélo, nous sommes confrontés à un dilemme : rouler sur les pistes cyclables, dont l’état général est souvent lamentable, ou opter pour la route, où nous ne sommes pas respectés par certains automobilistes qui nous frôlent à vive allure ! C’est l’une des raisons – l’autre étant la météo – qui me pousse à partir m’entraîner en Espagne.

Tu as déjà pris part deux fois à l’Ironman d’Hawaï. Ton rêve ultime c’est de remporter cette épreuve mythique ?

 Ouf ! Le niveau est si élevé… Mon objectif serait d’intégrer un jour le top 5, que ce soit l’année prochaine ou dans cinq ans. Mais je ne pense pas pouvoir le faire chaque année, car cela nécessite un budget énorme, de l’ordre de 20 000 euros. Si l’on veut bien se préparer et bien s’acclimater, il faut être présent six semaines minimum sur place. Le logement coûte très cher, mais il faut aussi compter le trajet en avion, pour moi, pour mon vélo et pour – au minimum – mon kiné. En 2016, j’ai eu la chance de pouvoir m’acclimater pendant un mois dans ma famille en Caroline du Nord, mais en 2017, quand je suis partie avec ma maman, nous n’avions pu loger qu’une semaine sur place. C’était très insuffisant et cela s’est très mal passé car j’ai eu, en outre, un problème avec mon plan alimentaire. J’ai été malade sur le vélo de sorte que je suis arrivée déshydratée pour la course à pied, ce qui m’a forcée à faire les 32 derniers kilomètres en marchant. Le pire moment de ma vie, je crois !

Quel est ton rapport à l’environnement ?

J’adore la nature, c’est sûr, et je la respecte. Durant les triathlons, tout est désormais règlementé, on ne peut pas jeter ses bidons et emballages divers n’importe où mais dans des zones de déchet prévues à cet effet. Au niveau de mon alimentation, je suis sponsorisée lors des compétitions par une marque flamande qui me fournit exclusivement en produits bios. Et chez moi, je suis de plus en plus attentive à la provenance des aliments. Mais j’avoue que j’ai quelques péchés mignons : j’adore le chocolat, les pâtes et le bon pain. En revanche, je ne bois jamais d’alcool

 

As-tu une autre passion que le triathlon ?

Je suis ultra passionnée par le monde animal. J’aime toutes les espèces, sauf peut-être les reptiles (grimaces). Je voulais devenir vétérinaire à 10 ans. À la maison, nous avons adopté deux chats et quatre chiens, et j’ai quatre cochons d’Inde. C’est aussi cette passion qui m’a poussée à verser parfois mes primes à l’asbl Sans Collier, à Perwez.

Tu es une personne sensible et engagée ?

Je crois que cela fait partie de mon rôle d’athlète. J’essaie de mettre le peu de popularité que j’ai au service des gens qui en ont besoin. Je suis la marraine de Marmot’Life, à Ottignies, une asbl qui soutient les personnes narcoleptiques, c’est-à-dire qui souffrent de troubles du sommeil. Je cours parfois pour eux, comme je l’ai fait cette année au semi-marathon de Namur.

Tu prends également sur ton temps pour initier des jeunes…

Oui, depuis la fin de mes études j’entraîne des jeunes, des moins jeunes, des débutants et des athlètes confirmés. En outre, fin 2018, j’ai créé mon propre team dans le but d’aider et d’encadrer quelques talents wallons âgés de 16 à 21 ans à progresser vers le haut niveau

 Quels sont tes endroits préférés en Wallonie ?

J’aime beaucoup la région namuroise. Je suis allée rouler dernièrement dans la région de Gesves et j’ai trouvé ça très sympa. J’aime également la vallée de la Molignée et les lacs de l’Eau d’Heure. C’est très agréable de s’entraîner autour des lacs. J’ai déjà d’ailleurs gagné plusieurs fois le triathlon qui s’y court en juin.

Bio Express

Née le 20 mars 1987.
Vit à Orp-Jauche (Brabant wallon) jusqu’à ses 18 ans.
Etudes d’éducation physique à l’UcL (Louvain-la-Neuve).
2007
Premiers triathlons, premières victoires en Belgique
2008
Première victoire internationale au triathlon de Gérardmer (France)
2010
Championne de Belgique élites ; devient professionnelle (contrat Adeps)
2011
Un problème de mobilité à l’épaule l’oblige à se rabattre sur les duathlons et les courses cyclistes
2013
Rreprend les triathlons et s’oriente vers les longues distances
2015
Remporte l’Ironman 70.3 à Belek (Turquie)
2018
Championne d’Europe du triathlon moyenne distance à Ibiza (Espagne).
La Région wallonne lui octroie la distinction de « Chevalier du Mérite wallon ».
2019
Championne du monde du triathlon longue distance à Pontevedra (Espagne)

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Festival musiq'3

Musiq’3 organise sa première édition en Brabant wallon. Une province parcourue de fond en comble par des artistes audacieux qui se mettent en danger pour une audience rajeunie et curieuse. Le mot d’ordre du petit nouveau : créer des liens. magnifique « Deep in the woods », à Hastière, en est à sa dixième édition. Déjà ! En août 2010, c’était une nouveauté mystérieuse et pleine de promesses. Au fil des éditions, celles-ci ont été tenues. Ce festival en pleine nature est resté intimiste et génère une ambiance hors du temps. Vivement le premier week-end de septembre !

 

Musiq’3, la radio de la RTBF ? Oui, tout à fait. Vous l’ignoriez peut-être, mais depuis 2011 Musiq’3 organise son propre festival à Bruxelles. Un rendez-vous qui a trouvé son public. Et quel public : « Nous avons touché 10 000 personnes l’an dernier à Flagey où le festival a réellement créé sa place dans le paysage, explique Laetitia Huberti, la directrice de Musiq’3. Il était temps de proposer une édition wallonne de l’événement. »

Cap donc sur le Brabant wallon entre le 21 septembre et le 6 octobre : « C’est assez long. Et c’est différent de la version bruxelloise puisque nous serons présents dans toute la province », explique la responsable en annonçant des concerts à Hamme-Mille, La Hulpe, Lathuy, Nivelles, Ottignies-Louvain-la-Neuve et Waterloo. « Mais l’esprit sera le même qu’à Bruxelles. Nous avons adopté le format d’un festival rock où les gens se laissent porter d’un concert à l’autre. Nous défendons un esprit de partage, d’ouverture, une volonté de casser les codes du classique, de se rendre très accessible ».

Ce petit nouveau s’intègre dans les Festivals de Wallonie où il prend la relève du Festival musical du Brabant wallon : « L’idée n’était pas de nier le passé, mais de proposer la recette gagnante de Bruxelles. Nous sommes partis des mêmes valeurs, en créant un projet spécifiquement pour le Brabant wallon. Ce qui compte à nos yeux, c’est la mise en valeur des artistes locaux et l’ouverture aux publics jeunes. Ainsi, nous avons de nombreux partenaires et opérateurs locaux. » Pour n’en citer qu’un : l’UCL. « C’était très important d’impliquer les étudiants avec notamment un colloque sur les nouvelles technologies et la musique. » Le Brabant wallon compte de nombreux artistes de premier plan : « Nous mettons en valeur les nombreux grands musiciens qui vivent dans cette province avec des concepts de rencontres et d’itinérance. » On parlera ainsi de l’amitié en musique avec trois amis de longue date : Marie Hallynck (violoncelle), Muhiddin Dürrüoglu (piano) et Ronald Van Spaendonck (clarinette). Une autre rencontre aura pour sujet la transmission de la pratique musicale dans la famille avec les Douchy père et fils (violon et hautbois), Frédéric de Roos et Nathalie Houtman (flûtes à bec).

 

Festival Musiq"3

Du 21 septembre au 6 octobre 2019

www.lesfestivalsdewallonie.be

LES AUTRES RENDEZ-VOUS

Festival Musical de Namur
Du 25 juin au 12 juillet
Royal Juillet Musical de Saint-Hubert
Du 27 juin au 28 juillet
Juillet Musical d’Aulne
Du 5 au 7 juillet à Thuin
Festival de l’Eté Mosan
Du 13 juillet au 31 août
Festival de Stavelot
Du 27 juillet au 10 août
Les Sons Intensifs
Festival de musique de chambre et gastronomie
Du 17 au 19 août à Lessines
Les Nuits de Septembre
Du 6 au 28 septembre à Liège

 

 

 

 

Premier studio créatif belge à proposer, sur un site unique, une offre globale et intégrée de services pré-production et fabrication, Pix & Real ambitionne d’être une référence internationale. Storyboards, concept, art, décors, costumes, accessoires, maquillages, prothèses, impressions 3D... tout est fait à Louvain-la-Neuve.

 

En janvier 2018, Pascal Berger et Pascal Degrune, riches d’un parcours indépendant dans leurs bagages, fusionnent leurs compétences sous un label commun, Pix & Real. La jeune société, union d’un studio digital et d’un workshop, s’installe à Louvain-la-Neuve dans un bâtiment à rallonges (1.500 m2) où se croisent d’exquis cadavres lobotomisés, des robots inanimés, un vélociraptor prêt à bondir, un schtroumpf farceur sans son cadeau et la tête sculptée, encore sans cheveux, d’un célébrissime chanteur franco-belge dont… shuuut ! On tait le nom, c’est encore un secret.

Une « boîte » à deux tiroirs

Coup de génie ! Mister Real (Pacal Berger) et Mister Pix (Pascal Degrune) rapprochent, sur un seul site, deux départements complémentaires, le Studio et le Workshop, en vue de créer un outil hyper performant capable de répondre aux besoins du processus de création spécifique à l’industrie du cinéma, de la télévision, de la publicité, de l’événementiel et du spectacle. L’objectif est clair : attirer sur Louvain-la-Neuve des projets d’envergure qui feront tourner la machine et créeront de l’emploi. « Proposer cet outil permet de rapatrier en Belgique des projets internationaux à la recherche d’une structure d’accueil capable de prendre en charge, de A à Z, les étapes d’une production. Storyboards, concept-art, décors, costumes, accessoires, maquillages, prothèses, impressions 3D… chez Pix & Real, tout est local et fait maison. » (Mr. Pix) « Les producteurs et les réalisateurs ne trouvent pas drôles de faire le tour du monde pour trouver un décor en Italie, un costume en Allemagne, une imprimante 3D grand format en Nouvelle-Zélande, alors que nous pouvons aujourd’hui tout leur fournir sur place. Il n’y a plus que deux interlocuteurs et, au final, une seule facture. Finis les ennuis dus à la gestion de multiples freelances dispersés ! » (Mr. Real

Le grand frère néo-zélandais

Il y a beaucoup de fierté (et d’ambition) de la part des deux Pascal à se comparer à la société néo-zélandaise Weta Workshop spécialisée dans les effets spéciaux pour le cinéma et la télévision et mondialement connue pour son travail sur la trilogie du Seigneur des Anneaux et Le Hobbit. Comme eux, Weta avait débuté avec son seul savoir-faire. Comme eux, Weta s’était positionnée sur une offre intégrée de services devenus de plus en plus performants au fur et à mesure du travail qui lui était confié. Comme elle, Pix & Real va prochainement accueillir une imprimante 3D géante capable de fabriquer des objets de 1m50x1m20x1m80 ! Un argument de vente imparable qui devrait faire mouche. D’autant que Pix & Real affiche déjà de belles collaborations sur son tableau de chasse comme Mandy, film d’action américain avec Nicolas Cage, Le cinquième pouvoir de Dreamworks, la société de production de Steven Spielberg, ou encore The Expatriate, avec Aaron Eckhart, tourné en Belgique. Quant au réalisateur Jacques Molitor, il a récemment sollicité Pix & Real pour son prochain film fantastique et Netflix n’est pas en reste. « L’entreprise américaine, qui poursuit son expansion, apporte en Europe du travail et des budgets confortables pour le film de genre. Elle vient d’ailleurs d’ouvrir un bureau de liaison à Bruxelles, dans le quartier européen. » (Mr. Pix) « La Belgique a tout ce qu’il faut pour attirer des projets d’envergure internationale. Grâce au Tax Shelter, un incitant fiscal permettant de bénéficier d’une exonération fiscale de 150 % du montant investi dans une production audiovisuelle, et au Walloon Double Dip, une combinaison du Tax Shelter et du financement Wallimage permettant de couvrir deux tiers des dépenses dans le design, les SFX ou les costumes. Pour autant que les dépenses soient faites en Wallonie ! » (Mr. Real)

Mettre des images sur des mots et des idées

La palette de l’offre de Pix & Real est large et fait appel, pour sa réalisation, à des dizaines de métiers et d’artisans-artistes : menuisiers, soudeurs, couturiers, peintres, sculpteurs, mouleurs, modélisateurs 3D, maquilleurs, storyboarders, dessinateurs, concept artists… L’équipe est comme un élastique, elle s’allonge personnes intelligentes qui savent réfléchir et prendre des décisions quand il y a des problèmes à résoudre. » (Mr. Real). Et des solutions à trouver, ce n’est pas ce qui manque lorsqu’il faut concrétiser la vision d’un réalisateur imaginatif ! « Soit nous travaillons sur un storyboard avec un réalisateur ou un chef-déco qui sait ce qu’il veut, soit nous travaillons sur des concept art, images très détaillées qui vont servir à visualiser les ambiances, les effets spéciaux et les décors. Ces visuels très poussés, servent parfois, en amont, à séduire les financiers qui hésiteraient à investir dans une production. » (Mr. Pix) L’avantage de Pix & Real est que ce que l’un dessine est réalisé par l’autre, en vrai !

Le concept art

Le concept art est une forme d’illustration utilisée dans le développement visuel de films ou de jeux vidéo et permettant de visualiser un concept particulier, que ce soit un environnement, un véhicule, un accessoire ou un personnage (dans ce cas on parlera plutôt de Character Design). Techniquement un concept art peut être réalisé au crayon dans la phase de recherche, mais bien souvent ce sont des images couleur très détaillées et peintes digitalement. De plus en plus de « concept artists » incluent des éléments 3D et des textures photoréalistes dans leurs images.

 

Mentir, c’est beau !

Et là, nous partons dans le monde de tous les possibles, dans lequel l’imagination a comme seule limite son exécution réelle. De ce point de vue, Pix & Real explose les limites. Pour s’en convaincre, il suffit de visionner le film de présentation de l’entreprise. Trois minutes d’illusion parfaite, « parce que notre métier est de faire croire à ce qui n’est pas réel » (Mr. Real), ce qui requiert, non pas une langue fourchue, mais de la technique et du savoir- faire ! Trois minutes de présentation durant lesquelles des robots animés font la nique à des humains jusqu’à la pause apéritive qui inverse le rapport de force (animatronique pour la publicité d’une liqueur amère de la marque italienne AmaroMontenegro) et des mannequins coiffés de la tête stylisée de Karl Lagerfeld improvisent un flash mob, place Vendôme à Paris (design et fabrication des casques pour Kiss me Karl, pour Karl Lagerfeld & ModelCo). Le film continue de tourner et les images s’enchainent rapidement. Nicolas Cage apparaît au volant d’une voiture lorsqu’un motard casqué tire une flèche dans sa direction (storyboard pour Mandy). On abandonne l’acteur américain pour plonger dans l’eau turquoise d’un parc d’attractions appartenant au groupe immobilier chinois Wanda (développement du concept, costumes et décors pour un show aquatique), avant que les images suivantes nous emportent dans la Flambée de l’Épau, un show music-hall français, mêlant humour, émotion, danse et musique live sur une histoire originale. Trois minutes de présentation derrière lesquelles se cachent des centaines d’heures de recherches créatives et de travail en atelier.

Le prix de la qualité

Un travail reconnu qui devrait convaincre les clients désirés. Comme la société IMPS, détentrice mondiale des licences Schtroumpf, dirigée par Véronique Culliford, la fille de Peyo. « Cela fait un moment que Pix & Real est en discussion pour collaborer avec eux. Les Schtroumpfs, pour des raisons financières, ne sont pas fabriqués en Belgique. Mais le résultat n’est pas satisfaisant. Nous leur avons dit de nous tester. Ok, nous sommes plus chers mais vous allez comprendre pourquoi. Nous leur avons sorti un schtroumpf farceur de 1,2 m. Le client nous a dit n’en avoir jamais vu de pareil ». (Mr. Real) Le nerf de la guerre restant l’argent, Pix & Real espère que les futurs Schtroumpfs sortiront des ateliers de Louvain-la-Neuve.

Le storyboard

Il s’agit d’un outil de prévisualisation se présentant sous la forme d’une succession de dessins au crayon ou à l’encre et qui détaille précisément les plans qui seront tournés. Chaque dessin donne de précieuses indications sur le cadrage, la focale, la mise en scène, les mouvements de la caméra, les effets spéciaux ou encore quelle partie du décor sera visible lors du tournage.

 

 

La start-up qui révolutionne les factures

Simplifier le quotidien des gros émetteurs de factures et sécuriser les paiements électroniques, tel est le double projet de la start-up Digiteal, connue jusque décembre 2018 sous le nom de « Teal IT ».

 

 

Basée à Mont-Saint-Guibert, la pépite brabançonne a réussi à lever un million € fin 2018 afin d’accélérer son développement. Objectif : partir à l’assaut des marchés voisins. Rencontre avec Cédric Nève, un CEO qui entend bien révolutionner les paiements mobiles.

Comment est née Digiteal ?

En travaillant pour différents employeurs, je me suis rendu compte que la gestion des factures était souvent une activité très consommatrice en temps pour peu de valeur ajoutée. J’ai alors réfléchi à un système de QR codes à insérer aux factures. J’ai pris mon bâton de pèlerin pour aller voir les banques et les convaincre d’inclure ce QR code dans leur application mobile. Elles ont voulu trouver une manière de monétiser ce service. C’est ainsi que nous nous sommes adressés aux particuliers et que Teal IT est née. En octobre 2017, nous sommes devenus un établissement de paiement agréé par la Banque Nationale de Belgique dans l’idée de nous occuper de ce que les banques ne voulaient pas faire. Cet agrément sous-entend que nous respectons des règles strictes, de la documentation des processus à la sécurité de nos systèmes.

À quels besoins votre start-up vient-elle répondre ?

Ils sont à la fois écologiques, financiers et organisationnels. Pour lutter contre le gaspillage de papier et la lenteur des procédures, la dématérialisation des factures devient une réalité. Digiteal veut l’accélérer. En améliorant la transparence des échanges, son but est de créer une relation de confiance entre acheteurs et vendeurs. L’app (mobile et desktop) permet à ces derniers d’être payés plus rapidement. Environ 20 % des clients payent dans l’heure, 50 % dans les 24h et le restant à la date d’échéance. Le paiement se révèle également plus régulier. Enfin, on estime que l’envoi d’une facture coûte en moyenne 4 € à une petite entité (main d’œuvre, impression, etc.), alors qu’avec notre solution, ce coût chute à 37 cents.

Comment démarrer avec Digiteal ?

Près de 95 % de nos utilisateurs se servent de l’application mobile. Celle-ci est très intuitive. Créer son compte ne demande que quelques clics. La majorité des personnes qui entament le processus d’inscription le termine. La première action est de scanner sa carte d’identité. Il faut ensuite répondre à quelques questions et puis démarrer avec l’app. Après trois factures, il y a une option de paiement automatique qui vient remplacer la domiciliation. L’utilisateur décide d’une limite à définir et des notifications qu’il veut recevoir. C’est toujours lui qui fixe les règles. Dans le cas des émetteurs, il y a une intégration de notre plateforme dans leurs systèmes informatiques.

Qu’est ce qui fait la force de votre modèle ?

Digiteal est à la fois indépendante des grands émetteurs de factures et des banques, c’est un atout indéniable. Notre solution est basée sur des standards européens, ce qui la rend facilement exportable. Ensuite, nous sommes une petite équipe très agile et nous avons peu de coûts de fonctionnement. Cela permet de garantir des frais peu élevés et de répondre aux besoins des petites structures, non assurés pas d’autres prestataires qui visent de gros volumes. Enfin, notre modèle tarifaire fait que nous ne gagnons de l’argent que si nos clients sont bénéficiaires. Nous visons le win-win.

 Qui sont vos clients ?

Au niveau des particuliers, s’il n’y a pas de profil-type, nos clients sont assez jeunes et plutôt installés en Wallonie. En effet, nous avons démarré notre activité à Braine-l’Alleud. Au niveau des émetteurs, nous travaillons avec beaucoup d’écoles et d’administrations communales, plutôt des acteurs de taille moyenne. Nous avons récemment signé avec l’Intercommunale du Brabant Wallon (INBW). Nous devons encore convaincre les gros émetteurs comme Proximus, Engie ou Orange.

Où se trouvent vos concurrents ?

Il y a une poignée d’acteurs en Belgique, Zoomit étant le plus connu. En Flandre, il y a aussi Doccle et Pom. La plupart de nos concurrents se trouvent à l’étranger. La formule est différente dans chaque pays.

Quels sont les profils qui composent votre équipe ?

Nous avons commencé à trois. Nous sommes aujourd’hui neuf, dont des accounts managers, des développeurs et un compliance officer. Nous recherchons encore un commercial et un développeur java.

Vous avez effectué une levée de fonds en décembre. A quoi va servir cette augmentation de capital ?

Nous avons levé 832 000 € grâce au concours de nos actionnaires dont Leansquare, un fonds d’investissement, et Easi, un acteur des services IT, mais aussi avec l’aide de nouveaux investisseurs privés et le soutien de Novallia, une filiale du groupe Sowalfin. Cette levée de fonds a été couplée à un prêt subordonné de 200 000 €. Cet apport va nous aider à répondre aux exigences de la nouvelle directive européenne PSD2 (Payment Services Directive 2). Il va également nous permettre de démarcher les marchés voisins. Cet argent couvre nos besoins jusqu’en 2020.

Quelle est votre stratégie d’expansion à l’international ?

Notre stratégie est d’abord de montrer que notre outil fonctionne sur notre marché primaire et que nos utilisateurs se le sont approprié. Nous voulons également convaincre d’autres émetteurs pour avoir de nouvelles références. Ensuite, dans un premier temps, nous allons nous intéresser aux Pays-Bas, à la France et au Grand-Duché. Mais là où nous avons le plus de potentiel, ce sont dans les grands pays, comme l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Quelles sont les prochaines étapes pour Digiteal ?

En 2019, nous allons nous concentrer sur le marché belge et notamment démarcher le secteur de l’assurance et les acteurs de l’eau. Fin 2019, nous allons approcher les télécoms et l’énergie. Ensuite, en 2020, nous allons entamer notre expansion internationale. Notre outil existe en ce moment en français, anglais, néerlandais. Il y a une demande dans certains pays où nous ne sommes pas encore actifs commercialement. L’intérêt est bien là !

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