Waw magazine

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La Ferme du Biéreau continue sur sa lancée. D’ici fin 2017, les anciennes écuries, classées comme le reste de l’édifice, seront reconverties en une salle de spectacle. Conçue pour recevoir 100 personnes assises et environ 150 debout, elle aura pour vocation de perpétuer et prolonger ce lien socio-culturel que la Ferme du Biéreau s’attache à établir depuis dix ans. Les « Ecuries » seront un lieu de rencontre, une salle polyvalente moderne et fonctionnelle disponible à la location pour tout événement. Outre les écuries, la cour fera elle aussi l’objet d’une remise en beauté pour mieux accueillir encore les festivités en extérieur, notamment le festival Kidzik. Depuis son ouverture effective en 2008, la Ferme du Biéreau s’est imposée comme un haut-lieu incontournable de la prestation musicale en Wallonie avec, tout au long de l’année, une sélection d’artistes issus de tous les univers musicaux, des plus classiques (jazz, rock, classique) aux plus expérimentaux. Le 19 février 2016, notre Star WAW Alice on the roof aura présenté à la Ferme du Biéreau son premier album, Higher.

 

  
©ARC

 

www.fermedubiereau.be

 

Une comédie alerte considérée comme un chef-d’œuvre du genre !

Le pièce de théâtre est présentée du 19 novembre au 8 décembre à l'Atelier Théâtre Jean Vilar, ainsi que le 31 décembre. Une excellente manière de passer le cap de l'an neuf dans la bonne humeur !

Mise en scène de Cécile Van Snick

Avec Nicolas Janssens, Julia Le Faou, Quentin Minon, Nicolas Ossowski, Bernard Sens, Stéphane Stubbé, Julien Vargas, Laurence Warin

D'après Eugène Labiche

Monsieur Perrichon - carrossier très aisé - a tout de l’honnête bourgeois : la suffisance, l’ingénuité et une morale quelque peu soumise aux circonstances…
Lorsqu’il part en voyage avec sa femme et sa fille Henriette, il n’imagine pas que les deux prétendants officiels de cette dernière donneront à ce séjour à la montagne une tournure rocambolesque. Qui de Daniel ou d’Armand saura s’attirer les faveurs de la fille et surtout du père ?
De rebondissements en quiproquos, Labiche dresse un portrait drôle, cruel et étrangement contemporain de la fatuité.

 

Réservez sans plus attendre vos places pour la représentation du 31 décembre.
Célébrez la nouvelle année en compagnie des artistes ! Un délicieux buffet ponctuera la soirée !

 

Découvrez la vidéo de présentation ici...

 

Renseignements :

- Vendredi 27/11 : garderie-bricolage pour les 5-12 ans pendant la représentation.
- Jeudi 3/12 : rencontre avec les artistes à l’issue de la représentation.
- Vendredi 4/12 : « mise en bouche » à 20h au bar : brève introduction au spectacle.
- Jeudi 3/12 à 19h30 et dimanche 6/12 à 16h : traduction en langue des signes - reservations@atjv.be
- Le 31/12 : buffet de réveillon au Théâtre Jean Vilar - nombre de places limité - Rés. 0800/25 325.

Atelier Théâtre Jean Vilar

Rue du Sablon (derrière la Place Rabelais)

B-1348 Louvain-la-Neuve

www.atjv.be

L’Abbaye de Villers-la-Ville (Brabant Wallon) se met sur son trente-et-un les 28 et 29 août, à l’occasion de la « Nuit des Chœurs ». Deux soirées durant lesquelles 6 ensembles vocaux se produisent aux quatre coins du site, pour un spectacle grandiose dans un cadre féérique. Cette année, notre Maurane nationale illumine ces nuits de sa voix suave !

On ne présente plus Maurane ! Artiste aux 12 albums couronnés de succès, elle jouit d’une renommée internationale. C’est pourtant une star « made in Belgium », qui sait comment transmettre des sentiments à travers ses chansons. On peut donc s’attendre à un torrent d’émotions à la « Nuit des Chœurs » 2015, où elle et son ensemble vocal se produisent. Cela fait maintenant plusieurs années que les organisateurs de l’événement tentent de mettre Maurane à l’affiche. Ils ont donc mis les petits plats dans les grands pour sa venue. Elle hérite de la scène la plus majestueuse des ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville : la nef centrale de l’abbatiale. Dans ce lieu impressionnant, elle reprend avec son chœur ses titres les plus connus en version acoustique, à l’occasion de ce concert-promenade spécialement élaboré pour l’évènement. La soirée se termine en beauté puisque Maurane monte sur scène avec les autres artistes pour un spectacle de clôture, qui est suivi d’un feu d’artifice. Cette année encore, la « Nuit des Choeurs » s’annonce inoubliable !

 

Renseignements :

+32 (0)2 736 01 29

[email protected]

www.nuitdeschoeurs.be

Laurent Martin a suivi les cours de l’école hôtelière de Saint-Ghislain et bourlingué dans quelques belles maisons où il a lentement et patiemment appris les rudiments de son métier.

En 2008, avec son épouse Nathalie, ils s’installent à Perwez dans une jolie fermette du Brabant wallon, à la limite de la province de Namur. La salle, conviviale et chaleureuse est un des beaux atouts de cette accueillante maison de bouche. Rénovée dans son entièreté, cette demeure aux charmes discrets étonne et séduit par ses tonalités actuelles, sa superbe cheminée en pierre de France et ses larges baies vitrées reflétant, comme par magie, les lumières du soleil. Une terrasse complète les lieux pour encore plus de confort et de convivialité, de quoi découvrir les charmes de la campagne verdoyante. L’entrée du restaurant se fait par un couloir agrémenté d’un mur de verre, fait sur mesure et décoré de belles bouteilles. Sur le côté, une salle indépendante peut aisément accueillir une douzaine de personnes pour une fête ou une réunion de travail. Devant ses fourneaux, Laurent met en évidence le produit avec talent, originalité et sens du renouvellement. Fonctionnant à l’enthousiasme, le chef a mis au point une carte mêlant, avec bonheur, les vertus du terroir, la générosité et la légèreté actuelle. Chaque plat, chaque préparation produit une nouvelle surprise avec des goûts bien marqués, mais toujours sans excès inutiles. De la distinction et du raffinement au profit d’explosions de saveurs, et ce dès les mises en bouche.

De façon fort inexpliquée ni explicable, la Frairie a été privée de son étoile Michelin qu’elle détenait depuis neuf ans. Cette sanction a affecté fortement le couple d’autant qu’ils avaient largement investi dans des travaux d’agrandissement et d’embellissement. Face à cette épreuve, ils ont retroussé leurs manches et poursuivent leurs efforts pour prouver qu’ils n’ont rien perdu de leurs talents ni de leurs désirs créatifs. Frairie signifie divertissement et bonne chère : Laurent et Nathalie ne l’ont pas oublié !

Gentillesse, vivacité et diligence sont les maître-mots du service sans jamais oublier d’agréables et disertes suggestions de la meilleure venue. Que ce soit en français ou en néerlandais (Nathalie est une parfaite bilingue), on vous présentera, avec amour et connaissance, les divers plats et on vous guidera dans les arcanes de la carte et de ses préparations. La carte des vins n’est pas sectaire, elle aborde diverses régions avec des belles opportunités de choix et de qualité à des prix particulièrement bien étudiés.

Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à midi, on vous suggère l’Express Frairie : entrée, plat et café gourmand pour 32 €. Divers menus sont à votre disposition. Un trois services (sauf le samedi soir) se décline en entrée, plat et dessert (45 €). Un « menu équilibre » déroule ses cinq généreux services pour 65 €. Pour les gourmets et gourmands, on peut vous présenter, en sept services, le « menu vertige », un véritable tourbillon de saveurs avec entrées, plat et desserts (90 €). Une des attirantes particularités de la maison est de proposer, en fin de repas, un plateau de fromages à partir de 7 € : quel choix, quelle sélection ! Suivant le marché et l’inspiration du chef, mercredi, jeudi et vendredi soirs, on peut se laisser tenter par un « menu épicurien » (85 €) : apéritif, vins, eaux, entrée, plat, dessert, café et mignardises.

 

Renseignements :

La Frairie

Avenue de la Roseraie, 9

B– 1360 Perwez

+32 (0)81 65 87 30

www.lafrairie.be

Situé à Wavre, à deux pas de Walibi et du club de tennis de Justine Henin, le Château de Limelette est situé au coeur d’un quartier résidentiel au bout d’une longue rue étroite qui débouche sur une vaste demeure de style anglo-normand. Sales Manager des lieux, Nicolas Lemajeur souligne : « nous occupons d’emblée les anciennes écuries, garages et granges de l’ancien château Saint-Jean détruit dans les années 1960. Les fosses à bétail sont devenues nos bureaux… » Aménagé depuis 1987 en centre de balnéothérapie, le Château de Limelette a été racheté par un groupe d’investisseurs belges en 2014 qui l’a remis au goût du jour.

La semaine se décline en quatre activités principales. Du lundi au vendredi, l’hôtellerie : 80 chambres, 16 salles de réunion et un restaurant font du lieu l’adresse idéale pour tout séminaire résidentiel. Public : les sociétés belges à vocation internationale implantées dans la région, les nombreuses firmes pharmaceutiques, Axisparc à Gembloux, mais aussi des institutions européennes basées à Bruxelles. Ensuite, bien sûr, la balnéothérapie qui attire les clients essentiellement le week-end ou lors de fêtes symboliques telles que la Saint-Valentin ou la Fête des Mères. Mais aussi, tout au long de la semaine, des soirées entre copines surtout. Juste pour le plaisir, mais aussi pour le spa à 35°C. Rien de tel que ces échanges gazeux avec le corps pour en ouvrir les pores et favoriser les soins ou pour encore mieux profiter d’un massage. Sans oublier les plaisirs de la table et ses produits de terroirs du monde, troisième pilier de la maison, plaisirs que l’on peut retrouver bien sûr dans des événements d’entreprise, dernier pôle du Château de Limelette.

« Venir au spa, c’est un peu comme jouer au golf, c’est se retirer du monde, sortir du temps, de tout cadre spatio-temporel. Quel bonheur d’accéder au bien-être et à la détente dans un décor non pollué et préservé », se réjouit Nicolas Lemajeur. Même si, par essence, un spa consomme beaucoup d’eau et d’énergie, le centre essaie de contrôler au mieux son empreinte écologique, avec une volonté réelle de traiter les déchets, de les réutiliser, de recycler. Choix plus adapté des matériaux isolants, remplacement de l’éclairage traditionnel par de la basse tension dotée de détecteurs de mouvements, réduction des documents imprimés sont quelques-unes des options retenues pour s’inscrire dans une démarche de développement durable. Enfin, une sensibilisation à l’utilisation rationnelle des serviettes est menée envers la clientèle « Long séjour » et de manière plus générale, avec l’ensemble du personnel. « Nous sommes une petite structure qui ne dépend d’aucun groupe national ou international et donc très flexible, conclut le Sales Manager. Nous avons l’ambition d’évoluer avec notre temps, avec une passion du service, de l’accueil et de la tradition, mais sans être guindés pour autant. »

Situé à Wavre, le golf du Château de la Bawette entend bien faire rimer calme, sérénité et bien-être avec respect de l’environnement. Et cela marche !

Il n’est pas encore 10 h du matin, mais le parking du Golf du Château de la Bawette à Wavre est pourtant déjà bien rempli. Malgré l’épais brouillard qui règne et la température peu clémente – à peine 7°C –, plusieurs dizaines de seniors sortent leurs lourds sacs de golf de leur coffre et se dirigent vers la réception du club house. Comme chaque jeudi, ils vont, chacun à leur rythme, s’affronter dans une compétition amicale. Même si lui-même ne joue pas au golf, par manque de temps, le président-fondateur du club, Jean Le Hardÿ de Beaulieu, le confirme : « Tous les âges sont représentés parmi nos membres. On commence même dès 6 ou 7 ans pour les juniors, mais nous avons surtout un public de seniors. Il n’y a pas de secret, ce sont eux qui ont les moyens et le temps. Tant que les gens sont valides, le golf est un excellent sport qui permet de se maintenir en forme et, même si l’un de nos membres vient ici depuis 25 ans et joue toujours seul, il a aussi une fonction sociale de rencontre et de convivialité ».

Écologie

Le Château de la Bawette est une vaste propriété chargée d’Histoire. Détenue autrefois par la famille du même nom, elle a été achetée par la famille Le Hardÿ de Beaulieu voilà 150 ans. Pour l’anecdote, c’est dans cette demeure que Grouchy aurait appris la défaite française à Waterloo. Inauguré en 1988, le golf a été créé dans le parc du château et n’a nécessité quasiment aucuns travaux d’aménagement, car il a été conçu en fonction du paysage d’origine. « Nous avons, précise le propriétaire, planté peu de temps avant l’ouverture plus de 40 000 arbres et arbustes à côté des chênes, hêtres et autres acacias centenaires de la propriété. On reproche souvent aux golfs de gaspiller de l’eau, pour l’arrosage notamment, mais ce n’est vraiment pas le cas ici. Nous avons en effet plusieurs sources sur le terrain qui produisent près de 8 m3 d’eau par heure que nous récupérons dans plusieurs étangs, des eaux qui serviront à arroser nos pelouses. Sans cela, cette eau terminerait dans l’égout où elle serait polluée et, plus tard, dépolluée à la station d’épuration. » Une démarche écologique que l’on retrouve dans l’entretien du green. « Nous n’utilisons que très peu d’engrais et le moins possible de pesticides. Le fermier voisin à des restrictions moins rigoureuses que les nôtres », ironise M. Le Hardÿ, qui ajoute « nous faisons appel à un consultant en espaces verts qui nous choisit des produits alternatifs, réellement biodégradables ».

De 6 à 77 ans

Un parcours de 18 trous, en deux boucles de 9 trous, traverse la propriété qui connaît jusqu’à 40 m de dénivelé à certains endroits et offre un décor totalement inattendu aux portes de Bruxelles. « Un golf, explique le président, est en fait une des plus belles utilisations de la nature, même si on construit des maisons autour du circuit. Aux États- Unis, on ne conçoit pas un golf sans des habitations autour, car ce sont ces mêmes logements qui vont le financer, en fait. Mais pas des maisons énormes, comme certains l’ont fait chez nous, car cela crée d’autres problèmes. C’est une forme d’aménagement du territoire très mal comprise et qui a parfois une image négative, car le golf est perçu comme un sport de riches, mais ce n’est pas vrai. »

Côté prix, la cotisation annuelle varie de 190 € pour les juniors 6-12 ans à 1900 € pour les adultes de plus de 40 ans. Des cours sont également organisés pour les débutants, car il est important de former les golfeurs de demain. « Nous accueillons chaque année plusieurs milliers d’étrangers, conclut l’exploitant. Les villes et provinces devraient investir dans la promotion de nos golfs, car après la partie, où aller ? » Ces touristes sont régulièrement envoyés par les hôtels du groupe John Martin’s (avec qui la Bawette a conclu des échanges exclusifs) mais aussi d’autres établissements de la région. Par exemple, le Château de Limelette.

www.labawette.com

Depuis 2012, un nouvel espace de bien-être s’ouvre au regard du visiteur qui pénètre dans l’enceinte de l’Abbaye de Villers. Pas moins de 100 plantes médicinales choisies sur base des ouvrages d’Hildegarde de Bingen sont présentées dans un jardin de 700m2. 

Après avoir déambulé à travers les vestiges somptueux de l’église cistercienne et des bâtiments (dortoirs, réfectoires, auditorium…) qui ont constitué l’univers quotidien des moines dès le XIIIe siècle, le visiteur peut désormais découvrir un jardin de plantes médicinales tel qu’il en existait, au même titre qu’un potager et un verger, dans les monastères au Moyen-Âge. « Normalement, ce type de jardin est situé à proximité de l’infirmerie des moines, mais il nous était impossible de l’implanter là puisque l’endroit est traversé par la ligne de chemin de fer », explique Geneviève Claes, l’attachée au service promotion de l’abbaye. « Les responsables de l’ASBL gestionnaire du site ont donc jeté leur dévolu sur un espace situé à l’écart du circuit touristique habituel. Le lieu s’y prête bien puisqu’il est ensoleillé, entouré de murs, protégé des vents et alimenté en eau de source. »

C’est en 2001 que le projet de recréer un jardin dans les ruines a été lancé par l’ASBL Abbaye de Villers-la- Ville suite à la fermeture, en 1997, en raison des fouilles archéologiques, d’un jardin de ce type à proximité de la Porte de Bruxelles (côté ouest de l’abbaye). Le projet a cependant dû patienter jusque 2005 avant de prendre forme grâce à la Fondation Yves Rocher - Institut de France qui a apporté non seulement son expérience dans le domaine des jardins médiévaux, mais également son soutien pour sa réalisation matérielle. Le jardin de 700 m2 que l’on peut découvrir aujourd’hui et qui est ouvert toute l’année n’est cependant pas une reproduction à l’identique, mais une évocation d’un jardin médicinal monastique au Moyen-Âge.

Joindre l’utile à l’agréable

« Les moines ayant pour principe la vie en autarcie ont toujours cherché à produire tout ce dont ils avaient besoin pour leur consommation, explique Dominique Sartiaux, l’une des guides de l’abbaye. En cultivant ces plantes, ils avaient à portée de main des aliments qui faisaient office de premiers médicaments. Mais à côté de cette fonction utilitaire, les jardins monastiques de plantes médicinales jouaient également un rôle symbolique et méditatif, puisqu’ils élevaient l’esprit et permettaient de retrouver équilibre et bien-être. »

L’espace est composé de deux parties : le jardin des carrés et le jardin sauvage. Le premier, linéaire, est composée de huit carrés en plessis de châtaigner. Au centre trône une fontaine en pierre bleue façonnée par les tailleurs de la carrière de Sclayn (Andenne) et de laquelle coule quatre jets représentant les quatre fleuves du paradis. Pour les moines, en effet, le jardin est le reflet de celui-ci et tout doit y rappeler la perfection et la beauté divine. Le second, en courbe, évoque la nature non domestiquée. Des arbres, des arbustes, une petite mare et… un hôtel à insectes en constituent le décor.

La source principale retenue pour le choix des plantes du jardin de Villers-la-Ville est l’oeuvre d’Hildegarde de Bingen, abbesse rhénane du XIIe siècle qui fut canonisée par Benoît XVI en 2012. « Cette abbesse étant originaire de la vallée du Rhin, elle décrit donc dans ses traités de médecine des plantes pouvant convenir à nos régions, justifie la guide. En outre, elle a eu des contacts épistolaires réguliers avec les moines de l’Abbaye de Villers qui lui ont posé pas moins de 38 questions d’ordre philosophique et religieux ! »

Hildegarde et la théorie des humeurs

Femme savante à laquelle on doit également, outre des ouvrages scientifiques, des textes saints et des chants, Hildegarde de Bingen croyait à la théorie des humeurs basée sur les écrits d’Hippocrate et sur laquelle reposait toute la médecine jusqu’au XVIIe siècle. Selon cette théorie, qui a conduit Baudelaire à écrire « Les Fleurs du mal », le comportement de l’homme est caractérisé par quatre humeurs et tempéraments correspondant aux quatre éléments : le bilieux et le feu (chaud et sec), le sanguin et l’air (chaud et humide), l’atrabilaire et la terre (froide et sèche), le flegmatique et l’eau (froid et humide). « Un déséquilibre entre ces humeurs engendre la maladie, explique Dominique Sartiaux. L’harmonie peut être rétablie par un régime alimentaire approprié et des préparations à base des plantes soignant l’humeur déficiente. »

C’est ainsi que, dans les six premiers carrés du jardin de l’abbaye – les deux derniers sont réservés aux plantes utilisées pour confectionner des textiles et pour leur teinture –, les plantes ont été réparties selon leur degré de chaleur et d’humidité. Dans le carré « plantes chaudes et sèches », on trouve, par exemple, l’hellébore fétide, que Hildegarde utilisait pour lutter contre les fièvres, la goutte, les brûlures à l’estomac et la jaunisse, alors que dans la catégorie « plantes froides et humides », la pulmonaire cuite dans du vin est hautement recommandée par l’abbesse « si on a le poumon enflé au point d’étouffer et d’avoir peine à retrouver son souffle ».

Avec des remèdes aussi simples, il n’est nul besoin de médecins, direz-vous. Essayez cependant de faire avaler cela à Argan, le « Malade imaginaire » de Molière, qui viendra geindre dans les ruines de l’abbaye cet été et qui entre en fureur quand on lui dit qu’il se porte bien. « Si on est enclin à la colère, prendre de la rose et à peine moins de sauge, réduire en poudre et, au moment où la colère jaillit en soi, présenter cette poudre devant les narines », conseille Hildegarde de Bingen qui, décidément, a réponse à tout.

 

Renseignements :

Abbaye de Villers

Rue de l’Abbaye 55

B-1495 Villers-la-Ville

+32 (0)71 88 09 80 [email protected] www.villers.be

 

LE JARDIN DU BIEN-ÊTRE

Depuis trois ans, l’Abbaye de Villers-la-Ville propose un panel d’activités « nature et bien-être » autour de son jardin d’inspiration médiévale : des balades nature, des visites guidées et des ateliers d’herboristerie (voir programme sur www.villers.be). Cette année, le point d’orgue de ces activités estivales aura lieu les 26 et 27 septembre. Le temps d’un week-end, le site se transformera en un « Jardin du bien-être » aux découvertes foisonnantes. Si le coeur de l’abbaye accueillera des stands dédiés au bien-être au naturel (huiles essentielles, cosmétiques, réflexologie, coaching, cuisine saine…), un autre espace fera la part belle aux aménagements de jardin et aux créateurs d’espaces verts, tandis que des herboristes et producteurs de plantes aromatiques proposeront des ateliers, dégustations et initiations gratuites. Le tout agrémenté de balades à la découverte d’herbes aromatiques et d’ateliers culinaires. Sans oublier le marché du terroir…

 

900 ANS D’HISTOIRE

L’Abbaye de Villers est une ancienne abbaye cistercienne située sur le territoire de la commune de Villers-la-Ville, en Brabant wallon. Fondée en 1146, sous l’impulsion de saint Bernard, par un abbé et des moines venus de Clairvaux (Champagne), sur un site présentant différents avantages (une vallée suffisamment retirée, de l’eau en abondance – la Thyle – et des matériaux de construction à portée de main), l’abbaye fut cependant complètement reconstruite durant le XIIIe siècle, époque de son apogée spirituelle et temporelle.Elle aurait compté en ce temps une centaine de moines et trois fois plus de convers. Le domaine, placé sous la protection des puissants ducs de Brabant, englobait alors une dizaine de milliers d’hectares, répartis entre Anvers et Namur.

Du XVIe à la fin du XVIIe siècle, l’abbaye connaît une succession de périodes calmes et troublées, durant lesquelles les moines quittent les lieux à neuf reprises pour des raisons d’insécurité. Le XVIIIe siècle constitue, en revanche, le second âge d’or de l’abbaye. Saccagée en 1789 par l’armée autrichienne et en 1794 par l’armée française, l’abbaye est pillée en 1814 par la population locale. Le XIXe siècle la voit tomber en ruines, ce qui a pour effet d’attirer les romantiques, dont Victor Hugo. En 1892, elle devient propriété de l’État belge qui entreprend rapidement sa restauration. En 1972, les ruines sont classées comme site et monument historique. Un chantier de consolidation d’envergure s’ouvre en 1985, tandis que des travaux de valorisation et de réunification démarrent en 2010. Les ruines sont aujourd’hui inscrites au patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

 

En 2013, deux jeunes Montois ont l’idée de concevoir des verrines à base de pomme de terre. Aujourd’hui, ces produits écologiques se dévorent comme des petits pains !

Les études mènent à tout à condition d’avoir des idées sous la dent. Hélène Hoyois est graphiste et webdesigner, Thibaut Gilquin est architecte d’intérieur. Ensemble, ces deux jeunes Montois, qui se sont rencontrés sur les bancs des Arts au Carré (Arts2), ont imaginé, dessiné et construit non pas des sites Internet ou des espaces ingénieux et confortables mais des… verrines mangeables. Exit ces petits récipients en plastique dont vous ne savez que faire après avoir ingurgité la pulpe d’avocat, le fromage frais et les lamelles de saumon recouvertes d’oeufs de truite. Leurs verrines « Do Eat », à base de pomme de terre et d’eau, se dégustent en même temps que les mets qui les garnissent, ce qui vous permet de garder votre verre de champagne en main !

Marre de la plonge !

« En réalité, c’est après une soirée devant la télévision, notre plateau repas sur les genoux, qu’Hélène a lancé l’idée, sous forme de boutade, de concevoir une assiette qui soit comestible de façon à ne plus devoir faire la vaisselle », explique Thibaut, en reconnaissant que la fainéantise a souvent servi de catalyseur aux grandes inventions. « De l’assiette, nous sommes passés à la verrine après avoir mesuré, lors de vernissages – car nous sommes passionnés d’art –, l’ampleur des déchets générés par la vaisselle jetable à l’issue des cocktails. » Après quelques essais et tâtonnements, le prototype imaginé par Thibaut a pris la forme d’une verrine à base de fécule de pomme de terre, un petit récipient craquant et croquant, très pratique lors des apéritifs et autres cocktails dînatoires. « J’avais eu l’occasion de travailler la matière de la pomme de terre et je savais que la texture de sa fécule avait plusieurs avantages par rapport à l’amidon du blé, du maïs ou de la banane », explique Thibaut.

Soutenus par NEST’up

 Début 2013, le couple décide de soumettre son projet à l’appréciation de NEST’up, l’accélérateur de start-up soutenu par Creative Wallonia. En guise d’avis, ses responsables les persuadent que l’idée pourrait aboutir à la création d’une société si elle était davantage creusée. Voici donc Hélène et Thibaut enfermés pendant trois mois à l’Axisparc de Mont-Saint-Guibert, dans un espace réservé à la formation de jeunes créateurs. « Nous n’avions aucune notion de l’aspect commercial d’une entreprise, explique Hélène. L’équipe de NEST’up nous a donc appris à élaborer un business plan et un plan financier, à commercialiser notre produit (nom, logo…) et à le défendre devant des partenaires et financiers. » Un coaching intensif qui, en septembre 2013, a conduit « Do Eat » sur les fonds baptismaux. Depuis un an et demi, ses produits sont en vente en magasin sous forme de packs de 25 verrines toutes faites, leurs formes présentant, au choix, les contours d’un lotus, d’une cuil- lère, d’une pirogue et d’une tulipe. « La fécule de pomme de terre nous est fournie par une entreprise agro-alimentaire néerlandaise. » explique Thibaut. Quant à la fabrication et l’imperméabilisation des verrines, elles sont réalisées par les Ateliers de Tertre, à Saint-Ghislain, une entreprise de travail adapté oeuvrant à l’insertion professionnelle de personnes handicapées. En attendant, le couple réfléchit au développement d’une machine spécifique car les demandes ne cessent de croître, tant en Wallonie et à Bruxelles que dans les pays voisins.

Génération W

 Installée dans l’Axisparc de Mont-Saint-Guibert, la nouvelle entreprise a réussi à forcer les portes des palais gourmands non seulement des particuliers, par le biais de magasins spécialisés et autres épiceries fines, mais aussi des grands chefs tels que Jean-Philippe Watteyne (iCook, Mons), Clément Petitjean (La Grappe d’Or, Torgny) et Ludovic Vanackere (L’Atelier de Bossimé, Loyers), sans oublier l’omniprésent Sang Hoon Degeimbre (L’Air du Temps, Liernu). Soit plusieurs cuisiniers faisant la promotion du terroir wallon au sein de « Génération W ». « De clients, ceux-ci sont devenus nos partenaires, explique Thibaut, puisqu’ils ont accepté de nous confier quelques recettes de verrines que nous glissons dans nos packs. » Pour Hélène, le succès des verrines provient de leur originalité et de leur côté pratique, mais aussi de leur recette, saine et naturelle, sans matières grasses ni additifs, qui contribue à la préservation du goût des préparations qu’elles contiennent, qu’elles soient sucrées ou salées. « En outre, c’est un produit écologique », souligne la jeune entrepreneuse qui annonce l’apparition prochaine sur le marché de verrines à monter à l’aide d’un kit « Do Eat Yourself ». « D’une certaine façon, les gens “ feront” quand même leur vaisselle ! » lance, en plaisantant, Thibaut.

www.doeat.com

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La Waterlootoise, native de Rio, rêve de retourner dans sa ville natale pour y disputer les JO 2016. C’est plutôt bien parti. À 24 ans, Chloé Leurquin est la numéro un belge de golf et ne compte pas s’arrêter là. Rencontre avec une citoyenne du monde qui rêve aussi de LPGA aux États-Unis, le circuit majeur.  

Rio de Janeiro. Ses plages, son Pain de sucre, son Christ rédempteur. Mais surtout, Rio et ses Jeux Olympiques en 2016.

Dans un peu plus d’un an. Cette splendide mégalopole brésilienne est aussi la ville natale de Chloé Leurquin, l’actuelle meilleure golfeuse belge. Vivre les JO dans « sa » ville, un rêve ? Plus que cela : un objectif qui pourrait bien devenir réalité en août 2016. Dans l’établissement waterlootois où nous l’avons rencontrée autour d’une tasse de thé, la jeune femme de 24 ans a les yeux qui pétillent. Elle raconte, avec un enthousiasme qui transpire la passion, ses premiers drives à douze ans jusqu’à ses débuts sur le circuit professionnel en mars 2013. Il y a de l’énergie mais aussi de la zénitude dans ce petit bout de femme, toute finette mais capable d’envoyer la balle à plus de 220 mètres. Bref, derrière son regard doux et cette impression de fragilité, se cache une véritable athlète dont la carrière n’en est qu’à ses prémices et dont la détermination est réelle, malgré une vraie modestie. « Avec un papa et des oncles golfeurs, j’ai vite eu un club entre les mains. À douze ans, j’ai immédiatement mordu. Ma maman me déposait au golf le matin et j’y passais la journée », se souvient-elle. « J’ai toujours aimé les sports de balle. Cela m’a sans doute donné des prédispositions et j’ai très vite progressé. Lors de ma première saison, j’étais 36 de handicap. À la fin de cette première saison, j’étais déjà 24. Puis l’année d’après, je suis passée de 24 à 8 ! » Ces progrès rapides permettent à Chloé de s’aligner rapidement lors de tournois juniors en Belgique. Dans sa tranche d’âge (les filles nées en 1990), elle est confrontée à beaucoup de joueuses d’un bon niveau. « Cette émulation a été très importante. Tout le monde élève le niveau de tout le monde. À 15 ans, j’ai décroché ma première sélection en équipe nationale ».

La gamine est douée : elle dispute les championnats d’Europe à 16 à Oslo, puis les Championnats du monde à 18 ans à Adélaïde en Australie, avant de passer pro quatre ans plus tard, en mars 2013. « Ce n’était pas forcément un objectif. J’étais à l’univ et je ne pensais pas avoir le niveau pour faire carrière sur les greens. »

La golfeuse du Royal Waterloo va pourtant réussir à combiner études et sport de haut niveau. Étudiante à l’UCL en vue de l’obtention du titre d’ingénieur de gestion, elle devrait valider son diplôme cette année. Il lui reste à terminer un mémoire qu’elle consacre à la fiscalité du sport. Ensuite, sa tête sera à 100% tournée vers le golf. « En passant la moitié de l’année à l’étranger, j’ai dû m’organiser. Ce n’est pas facile, mais c’est une expérience géniale », reconnaît la protégée d’Arnaud Langenaeken, son coach technique. Chloé admet que « la solitude, quand on se retrouve à l’hôtel après une mauvaise journée, c’est parfois difficile. Quand ça se passe mal, quand je ne joue pas bien, j’aimerais être avec ma famille pour me changer les idées. »

Le sport de haut niveau n’est donc pas fait que de strass et de paillettes. Et même si les golfeurs ne sont pas les plus mal lotis, il n’est pas non plus synonyme de poule aux oeufs d’or. Sur une saison, le budget avion/hôtel est estimé à 50 000 €. « Chez les filles, il faut remporter un tournoi pour gagner autant d’argent », fait remarquer la jeune femme. « Pour le moment, grâce à divers partenaires, je parviens à m’en sortir. » Mais faute de moyens, la jeune femme est souvent contrainte de voyager seule : « Je n’ai pas le budget pour emmener un caddy ou un entraîneur. Je n’ai d’ailleurs aucun caddy attitré. Parfois ma soeur, mon coach ou mon père me “caddient… S’il n’y a personne, je fais appel à des locaux. C’est toujours le cas en Chine ou en Inde. Jusqu’à présent, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai toujours été assistée par des caddies motivés qui avaient vraiment envie de m’aider. Certaines filles sont parfois plus mal tombées. »

Les sacrifices ne sont pas vains et Chloé Leurquin n’échangerait sa vie pour rien au monde. « Je me vois encore faire ça cinq ou six ans au moins. Après, tout va dépendre de mon évolution. Si je ne parvenais pas à assumer financièrement, il faudrait passer à autre chose. Je n’ai pas les mains vides, je suis diplômée. Mais pour le moment, je sens que je progresse, que je joue de mieux en mieux. Et surtout, j’aime ce que je fais. »

« J’ai beaucoup de chance », admet-elle en évoquant ses nombreux voyages qui en font une « citoyenne du monde » dont les amies proviennent de tous les continents. « C’est parfois frustrant de partir loin et de rester bloquée toute la journée dans un complexe hôtelier. Mais en général, les organisateurs de tournois nous proposent des visites », raconte la golfeuse. Des temples en Chine à la baie de Sydney en passant par les plages d’Agadir, Chloé Leurquin en prend plein les yeux. « J’adore l’Australie, Sydney. Le début de la saison se passe là-bas, au chaud. J’y vais trois semaines avant le premier tournoi pour disputer des « ProAm » en guise d’entraînement. Nous sommes logées dans des familles d’accueil. C’est beaucoup plus fun que les tournois officiels. » Sûr donc qu’elle apprécierait aussi de fouler le sable de Copacabana en août 2016. « Il y aura deux golfeurs par pays et 60 concurrents au total. Pour le moment, je suis 53e. Si la sélection était effectuée aujourd’hui, je serais de la partie. Je dois continuer à bien jouer, rester dans le coup. Nous serons fixés en mai 2016 », explique-t-elle. La délégation belge devrait être composée de 120 athlètes, a annoncé le Comité Olympique et Interfédéral Belge fin avril.

« Depuis que je suis toute petite, je ne manque rien des Jeux. C’est un événement génial. Tous ces sportifs réunis, c’est exceptionnel. En plus, c’est à Rio, c’est exotique, je suis née là-bas. C’est sympa. Pour n’importe quel athlète, c’est un événement grandiose. » La présence de la Waterlootoise aux JO serait aussi une bonne nouvelle en termes de reconnaissance médiatique. À l’exception de Nicolas Colsaerts, peu de golfeurs attirent l’attention régulière des médias belges (ndlr : découvrez le portrait du joueur dans notre numéro 21 disponible gratuitement online). « Depuis que Nicolas a disputé la Ryder Cup (en 2014, ndlr), le golf est un peu plus présent dans la presse », se réjouit-elle. Et avec une ambassadrice de charme qui continue de progresser, cet intérêt ne devrait que croître.

 

ATHLÈTE COMPLÈTE, MENTAL HAUT !

Jadis considéré à tort comme un sport de bourgeois pensionnés, le golf a changé d’image ces dernières années. Des athlètes comme Tiger Woods ont modifié la perception du grand public, l’image du golfeur bedonnant s’estompant au profit d’une représentation beaucoup plus positive. Les golfeurs de haut niveau sont des sportifs complets, athlétiques. Et Chloé Leurquin ne fait pas exception. Conseillée par un coach technique, Arnaud Langenaken, un coach physique, Thierry Noteboom, et peut-être bientôt par un coach mental, elle met tous les atouts dans son jeu pour remplir ses objectifs à moyen terme : intégrer la prestigieuse LPGA (le circuit américain) et remporter un tournoi majeur.

TECHNIQUE : « Mon point fort, c’est le jeu long, l’approche, le driving. Je suis dans la moyenne des meilleures. Mon putting ( jeu court) a longtemps été un point faible énorme quand je suis passée pro. Mais j’ai vraiment beaucoup travaillé cet aspect de mon jeu. On ne peut plus parler de point faible mais ce n’est pas encore un atout. Ma progression dépendra beaucoup de ma capacité à progresser dans ce secteur. Il faut encore m’améliorer à ce niveau car c'est en tournoi que tout se joue, c’est là que l’on fait la différence. »

PHYSIQUE : « Depuis que je suis pro, je me suis fort renforcée. Je travaille beaucoup l’explosivité en salle (sprint, courses, medecine ball, etc.). On travaille tout le corps. Pas que les bras. Les jambes aussi doivent être solides. C’est exigeant. Regardez les golfeurs actuels : tout le monde est fit. Mes loisirs m’aident aussi à entretenir ma forme. Quand je ne joue pas au golf, je défie mes amies au tennis. J’adore courir, marcher. Je pense aussi me mettre au yoga. C’est relaxant et c’est intéressant au niveau du stretching. »

MENTAL : « Au niveau de l’approche psychologique, je n’ai pas encore trouvé la bonne personne. Je ne suis pas contre. Ce n’est peut-être pas nécessaire, mais cela pourrait sans doute m’aider sur certains points. Concernant mon putting, j’ai un problème de confiance, par exemple. Il faudra trouver quelqu’un qui me corresponde et m’apporte vraiment quelque chose. Je n’ai pas envie de faire de la préparation mentale, juste pour dire d’en faire. Je ne suis pas stressée par nature. Pour me relaxer, je fais souvent appel aux physios ou aux masseurs. Ça m’aide à me relâcher, à me sentir bien. J’ai souvent un creux au milieu de la saison. L’été passé, je me demandais ce que je faisais là. J’étais tombée à la 110e place du circuit alors qu’il faut rester dans le top-80 pour conserver sa place. Mais j’ai très bien fini la saison en réussissant plusieurs top-20. Je me suis reprise en main. J’ai sans doute ce besoin d’être mise sous pression. »

 

LES 5 BONNES ADRESSES DE CHLOÉ LEURQUIN
  1. Kobo Resto (Waterloo) « Une vraie découverte. C’est de la cuisine africaine, vraiment très diff érent de ce que l’on mange d’habitude. Et surtout, c’est un délice. J’ai découvert cet endroit il y a peu : l’ambiance est vraiment très bonne. Les patrons et le personnel sont très sympathiques. Vraiment, c’est un dépaysement. » Rue François Libert 4 – B-1410 Waterloo www.kobo-resto.be
  2. Le bar de l’Amusoir (Waterloo) « Quand je vais prendre un verre avec mes ami(e)s, c’est très souvent dans cet établissement du centre-ville. Cosy. Une institution à Waterloo. » Ch. de Bruxelles 121 –B-1410 Waterloo www.lamusoir.be
  3. La ferme du Hameau du Roy (Vieux-Genappe) « J’adore cette boulangerie de Lasne (Vieux-Genappe). Le pain est parfait. Mais surtout, il y a une tartelette aux framboises qui est à tomber. » Chaussée de Bruxelles 70 B-1472 Vieux-Genappe www.fermeduhameauduroy.be
  4. La terrasse du Royal Waterloo Golf Club « J’y passe tout mon temps quand je suis en Belgique… Et je ne m’en lasse pas. On y mange très bien. Le cadre est magnifi que et l’ambiance dans le club house est très détendue. C’est un peu ma deuxième maison. » Vieux chemin de Wavre 50 B-1380 Lasne www.royalwaterloogolfclub.be 
  5. La pâte et ose (Waterloo) « Allez-y. Goûtez le fameux trio de pâtes. Vous m’en direz des nouvelles ! » Ch. de Bruxelles 526 – B-1410 Waterloo www.lapateetose.be

Laurence Vanhée et Joëlle Huaux ne se connaissent pas. Elles ont pourtant un point commun dont elles se seraient bien passé : un burn out. Tirées d’affaire, elles incitent aujourd’hui employés et employeurs à capitaliser le bonheur dont le cours monte en flèche.

«Je veux être heureuse au travail », déclare Laurence Vanhée. « Je ne parle pas de bienêtre au travail ni de satisfaction, d’épanouissement ou d’engagement. Non, j’ai bien dit le mot bonheur. » Après un méchant burn out d’une année, Laurence Vanhée reprend du service, en 2010, comme Directrice des Ressources Humaines au SPF Sécurité sociale. Le contenu de ses cartes de visite ne lui plaît pas. Elle en fait imprimer de nouvelles sur lesquelles elle fait inscrire « Directrice Générale du Bonheur - Développeur de Patrimoine Humain ». Il fallait oser. À l’époque, soit considéré comme un tabou, soit comme une blague, le bonheur dans l’entreprise ne fait pas (encore) très sérieux. Mais elle y croit.

Happyformance

Quelques années plus tard, après le succès retentissant de la réorganisation de la politique des ressources humaines du SPF et la publication aux Éditions la Charte du livre de Happy RH - le bonheur au travail, rentable et durable (2013), Laurence Vanhée savoure sa victoire. Elle démissionne pour lancer la société Happyformance, qui cartonne rapidement. La recherche du bonheur au travail, le sien et celui de ses collaborateurs, ne fait plus rire autant qu’avant. Surtout s’il est démontré qu’il « rapporte » aux organisations beaucoup plus que l’exploitation irrespectueuse des ressources humaines. Chiffres à l’appui, le bonheur dans l’entreprise, à l’échelle d’un PIB, ce sont des milliards d'euros gagnés. Des études universitaires ont aussi prouvé qu’un employé ou salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent, neuf fois plus loyal, 31% plus productif et 55% plus créatif. De quoi faire réfléchir. Encore faut-il vouloir être heureux tant du côté de l’employé que de l’employeur. La responsabilité est, en effet, double. « Avant mon burn out, s’il m’avait été demandé de ralentir, je n’aurais pas écouté », avoue Laurence Vanhée. Poser ses limites, cela s’apprend aussi.

Depuis le 1er septembre 2014, une nouvelle législation relative aux risques psychosociaux au travail entre en vigueur. Les dispositions légales développent la prévention de l’ensemble de ces risques et ne se focalisent plus uniquement sur la prévention de la violence et du harcèlement moral ou sexuel au travail. Les risques psychosociaux au travail doivent être pris en compte dans la politique de prévention de l’entreprise comme tous les autres risques pouvant porter atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs.

 

Be Happy Day

Happyformance aide aujourd’hui les entreprises à développer une politique du bonheur, plus spécialement au niveau du département des ressources humaines dont elle connaît les rouages et les défauts. Trois volets d’actions. Le premier est l’organisation de conférences au sein de l’entreprise. Il s’agit d’expliquer les nouveaux paradigmes du management en lien avec l’évolution du monde du travail. Qu’est-ce que le bonheur au travail et comment le cultiver ? C’est l’approche Happy RH. Second volet : l’implantation de projets concrets en entreprise en vue de corriger les stratégies des ressources humaines et, à terme, transformer l’organisation. L’entreprise comprend qu’elle est arrivée au bout de sa démarche classique de fonctionnement, basée sur la performance à outrance. Elle comprend également qu’elle détruit de la valeur plutôt que d’en créer. Elle demande alors de l’aide pour changer. C’est l’Happy RH. Troisième volet : l’événementiel. « Avec Jean-Paul Erhard, CEO de Peoplesphere, le magazine des managers RH en Belgique, nous avons cofondé la communauté des “Happy Organisations” à l’occasion de la célébration de la première Journée internationale du Bonheur (20 mars). Nous rassemblons pour ce jour symbolique toutes les organisations qui pensent que le bonheur au travail est un levier de performance pérenne. Comme c’est un peu long d’attendre chaque 20 mars, nous avons aussi lancé les “Happy lunch”, moments privilégiés pendant lesquels, une fois par trimestre, dans un lieu d’exception, nous invitons un responsable politique, académique et entrepreneurial à s’exprimer sur la notion de bonheur au travail. »

Enfin – et c’est une première mondiale – Laurence Vanhée, en association avec la Business School (HEC) de Liège, lance l’Executive Master Class Program sur le bonheur au travail, destiné aux dirigeants d’entreprise, à raison d’un jour par mois. De septembre 2015 à mars 2016, les CEO retournent sur les bancs d’école pour apprendre le bonheur !

 

LE BURN OUT, UNE PERTE SÈCHE POUR L’ENTREPRISE

Coach spécialisée dans le burn out, Joëlle Huaux a elle aussi été victime d’un épuisement professionnel. Elle a commencé sa vie de publiciste sur les chapeaux de roue, ne comptant pas ses heures. Avec ses associés, elle cumulait deux journées de travail en une : la première pour préparer les compétitions auxquelles son agence participait, la deuxième pour faire avancer les dossiers de ses clients… Soit entre 13 et 16 heures de travail sédentaire par jour, cinq voire six jours par semaine. Bref, un itinéraire, sinon banal, au moins très courant chez les entrepreneurs et les intrapreneurs, les moteurs internes de l’entreprise. Après des années de challenge, le diagnostic est clair. Burn out ! Comme aujourd’hui tant d’autres. Et ce sont les collaborateurs les plus performants, les plus impliqués et engagés dans leur travail qui courent le risque le plus élevé. Et l’entreprise, elle, risque de perdre ses meilleurs éléments. À double titre. Perte évidente d’efficacité durant la période de « gestation » et absence pure et simple à terme. La rentabilité en prend un coup !

Mais le burn out est-il devenu une mode ? Certainement pas. C’est une profonde perturbation physiologique et non pas un simple état d’esprit. Véritable fléau, c’est un processus long, insidieux qui est encore souvent repéré trop tard. Aujourd’hui, Joëlle offre son expérience et ses connaissances dans ses activités de Business & Life coaching. Elle se met au service des « experts bien-être » des sociétés et propose un programme « Stop burn out » ventilé sur trois axes : sensibiliser, détecter et enrayer le burn out. Son outil Strat’nGoTM permet d’évaluer les risques organisationnels et relationnels de burn out dans l’entreprise et d’y remédier, notamment en favorisant le développement d’un « leadership co-créatif ». Joëlle accompagne aussi pas à pas les personnes dans leur processus « chrysalide » de guérison, les guidant dans la transformation de leurs comportements propices à l’épuisement pour retrouver à nouveau du sens, un mieux-être et être à nouveau – mais autrement – performant. En ce sens, le burn out peut être… une opportunité.

 

Renseignements:

Happyformance Laurence Vanhée

+32 (0)475 50 06 04

[email protected] www.happyformance.com

Joëlle Huaux Coaching

+32 (0)476 67 16 16 

[email protected] www.joellehuaux.be

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