Waw magazine

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Le Folestival est de retour pour une 9ème édition résolument rock’n’roll! Le 25 juillet, à Longueville dans le Brabant Wallon, on vibre notamment aux sons de Led Zeppelin et d’AC/DC grâce à deux Cover band qui mettent le feu !

Cette année, l’ambiance est plus rock que jamais. Normal, avec Led Zeppelin et AC/DC !  Letz Zep, le cover officiel de Led Zepplin fait le déplacement depuis l’Angleterre pour un concert de folie. Le groupe qui se produit aux quatre coins du monde est composé de musiciens talentueux et d’un chanteur doté d’une incroyable ressemblance avec Robert Plant, le chanteur de Led Zeppelin. Et puis pour fêter la sortie du nouvel album d’AC/DC, le Folestival invite High Voltage. Ce tribute band belge reprend les morceaux du groupe mythique et, sur scène, on peut dire qu’il ne fait pas les choses à moitié ! Canons, cloche et effets pyrotechniques. Ça envoie du lourd. Bref, tout est mis en œuvre pour rappeler les célèbres concerts d’AC/DC. Mais le Folestival ne se résume pas à ces deux groupes. Perry Rose, Fred & The Healers, Typh Barrow et Mathilde Hoslet seront aussi de la partie pour des concerts d’un autre genre mais tout aussi prenant.

 

Renseignements :

+32 (0)10 88 88 48

[email protected]

www.folestival.be

Molière prend ses quartiers à l’abbaye de Villers-la-Ville (Brabant wallon). Du 15 juillet au 8 août, les mordus de théâtre découvriront cette œuvre « culte » dans un cadre unique.

Depuis 1987, Villers-la-Ville accueille un spectacle théâtral durant l’été. Après « Frankenstein » en 2013 et « Pinocchio » en 2014, place au « Malade Imaginaire » Comédie satirique, c’est l’histoire d’Argan, hypocondriaque invétéré ! Pour l’anecdote, alors vieillissant, le dramaturge français joue, dans sa dernière comédie satirique, le rôle du Malade et meurt pratiquement sur scène. En pleine représentation, il fait un malaise et, emmené chez lui, il y décède. Pourtant mort depuis près de 350 ans, il reste l’auteur de comédies françaises le plus joué. Pas étonnant que l’Abbaye le mette à l’honneur pour son traditionnel spectacle estival. Une pièce à voir, ou à revoir, dans ce décor naturel à couper le souffle.

Renseignements :

+32 (0)70.224.304

www.deldiffusion.be

Laurent Martin a suivi les cours de l’école hôtelière de Saint-Ghislain et bourlingué dans quelques belles maisons où il a lentement et patiemment appris les rudiments de son métier

En 2008, avec son épouse Nathalie, ils s’installent à Perwez dans une jolie fermette du Brabant wallon, à la limite de la province de Namur. La salle, conviviale et chaleureuse est un des beaux atouts de cette accueillante maison de bouche.

Rénovée dans son entièreté, cette demeure aux charmes discrets étonne et séduit par ses tonalités actuelles, sa superbe cheminée en pierre de France et ses larges baies vitrées reflétant, comme par magie, les lumières du soleil. Une terrasse complète les lieux pour encore plus de confort et de convivialité, de quoi découvrir les charmes de la campagne verdoyante. L’entrée du restaurant se fait par un couloir agrémenté d’un mur de verre, fait sur mesure et décoré de belles bouteilles. Sur le côté, une salle indépendante peut aisément accueillir une douzaine de personnes pour une fête ou une réunion de travail. Devant ses fourneaux, Laurent met en évidence le produit avec talent, originalité et sens du renouvellement. Fonctionnant à l’enthousiasme, le chef a mis au point une carte mêlant, avec bonheur, les vertus du terroir, la générosité et la légèreté actuelle. Chaque plat, chaque préparation produit une nouvelle surprise avec des goûts bien marqués, mais toujours sans excès inutiles. De la distinction et du raffinement au profit d’explosions de saveurs, et ce dès les mises en bouche.

De façon fort inexpliquée ni explicable, la Frairie a été privée de son étoile Michelin qu’elle détenait depuis neuf ans. Cette sanction a affecté fortement le couple d’autant qu’ils avaient largement investi dans des travaux d’agrandissement et d’embellissement. Face à cette épreuve, ils ont retroussé leurs manches et poursuivent leurs efforts pour prouver qu’ils n’ont rien perdu de leurs talents ni de leurs désirs créatifs. Frairie signifie divertissement et bonne chère : Laurent et Nathalie ne l’ont pas oublié !

Gentillesse, vivacité et diligence sont les maître-mots du service sans jamais oublier d’agréables et disertes suggestions de la meilleure venue. Que ce soit en français ou en néerlandais (Nathalie est une parfaite bilingue), on vous présentera, avec amour et connaissance, les divers plats et on vous guidera dans les arcanes de la carte et de ses préparations. La carte des vins n’est pas sectaire, elle aborde diverses régions avec des belles opportunités de choix et de qualité à des prix particulièrement bien étudiés.

Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à midi, on vous suggère l’Express Frairie : entrée, plat et café gourmand pour 32 €. Divers menus sont à votre disposition. Un trois services (sauf le samedi soir) se décline en entrée, plat et dessert (45 €). Un « menu équilibre » déroule ses cinq généreux services pour 65 €. Pour les gourmets et gourmands, on peut vous présenter, en sept services, le « menu vertige », un véritable tourbillon de saveurs avec entrées, plat et desserts (90 €). Une des attirantes particularités de la maison est de proposer, en fin de repas, un plateau de fromages à partir de 7 € : quel choix, quelle sélection ! Suivant le marché et l’inspiration du Chef, mercredi, jeudi et vendredi soirs, on peut se laisser tenter par un « menu épicurien » (85 €) : apéritif, vins, eaux, entrée, plat, dessert, café et mignardises.

 

La Frairie

Laurent et Nathalie Martin

Avenue de la Roseraie, 9

B-1360 Perwez

+32 (0) 81 65 87 30

Fermé dimanche, lundi et mardi.

 

www.lafrairie.be

 

Un instinct découvert dès l’enfance. «J’aimais sentir et toucher les morceaux de satin que ma mère cousait sur mes oursons en peluche, confie-t-il. Vers l’âge de neuf ans, je me passionnais pour les châteaux, les femmes élégantes et je fouillais le grenier pour retrouver des vêtements et des photos de mon arrière-grand-mère, Léonie, si élégante ».

Cette rêverie l’accompagne sur les bancs de l’école « Bernard est dans la lune » lit-on régulièrement dans ses bulletins. Une formation de sept années en coupe-couture-habillement à l’Institut de la Providence à Wavre, lui permettra heureusement de soigner le virus attrapé au seuil de l’adolescence et de concrétiser sa passion. Sur ses carnets, il créé déjà alors des collections de haute couture. En dernière année, il organise un défilé, se découvrant un style entre mysticisme et austérité et une muse, l’Impératrice Elisabeth d’Autriche, « Sissi ».

Ensuite ? Ne souhaitant pas se couler dans un moule d’académie, Bernard Depoorter s’embarque pour Paris, ses carnets de croquis sous le bras, bien décidé à aller frapper à toutes les portes. Et la chance lui sourit… à moins que le ce soit le culot qui lui ouvre la voie. Après un séjour comme aide assistant dans le studio de haute couture de Dominique Sirop, le voilà chez Stéphane Rolland, de la Maison Jean-Louis Scherrer, puis il suit des stages de broderie et de prêt-à-porter chez Stella Cadent.

Chemin faisant, le Wavrien croise la route de la Princesse Anne de Bourbon-Siciles qui lui propose de parrainer son premier défilé à Paris. Bernard Depoorter tisse un réseau important - et utile - de relations dans le monde des personnalités people et de l’aristocratie. Et engrange de l’expérience et un esprit critique. « Ce monde de la haute-couture a des côtés magiques avec ses énormes podiums, ses décors fabuleux,…Pouvoir entrer dans les ateliers Lesage, entendre les planchers qui craquent, voir les millions de stocks de perles et de paillettes qui dorment, c’est très émouvant, confie-t-il. Mais c’est aussi un monde très fermé, d’individualisme, où les places au soleil coûtent cher. Une grande maison de couture reçoit entre trois cents et mille CV par jour !

Mes racines, c’est à Wavre

Riche de cette expérience-là, Bernard Depoorter rentre au bercail après avoir côtoyé durant quatre années le gratin de la mode parisienne. Ses racines, c’est à Wavre, dans cette grande demeure habitée par sa famille depuis plusieurs générations. Elle fut successivement béguinage, ferme de ville appartenant aux religieuses du Couvent des Carmes, hôtel particulier avant d’abriter la société Charlier-Niset, sorte de caverne d’Ali Baba qui à côté de cartes postales, proposait de la vaisselle, du linge de maison, des jouets en bois. 

Les locaux désaffectés peuvent accueillir les lourds rouleaux de tissu, les machines à coudre traditionnelles -d’une précision inégalable-, les anciens moule à chapeaux que le jeune styliste déniche chez les antiquaires. Et toute la famille s’implique dans la petite société avec papa aux finances, maman aux relations publiques, la grande sœur à l’organisation des défilés, la plus jeune derrière l’objectif et même de vieilles cousines qui viennent coudre les paillettes sur les robes… « J’aime Paris qui m’a donné le rêve, l’assurance, la volonté ; j’y ai découvert le monde très privé de la haute couture, l’univers extravagant des clientes du luxe, résume Bernard Depoorter. A Wavre, je me suis créé mon univers, mes barricades afin de m’évader dans mes créations. Ma maison à la Rue du Béguinage, c’est mon laboratoire. »

Mélange de cultures, d’époques, de civilisations

Dans ce « laboratoire », jamais à court d’idées, le jeune couturier crée un style classique aux coupes sobrement chic avec un zeste de sophistication, remettant mille fois l’ouvrage sur l’établi. Ses modèles ? Des femmes au port royal, fragiles, austères, un peu mystique, à la taille étranglée, avec des jambes interminables.

Il choisit soigneusement sa palette de couleurs, anciennes, brumeuses, subtiles et riches : prune, vert de gris, vert olive, argent oxydé, miel, bronze, cognac, marron glacé,… Et le noir, sa couleur favorite. Les tissus naturels - satin, velours de soie, mousseline, brocart, laine, dentelle de Bruges… - se parent de cristal, de galuchat, de cuir de Cordoue, de perles, de passementerie.

Le jeune créateur mélange les cultures, les religions, les époques et les civilisations. Les uniformes l’inspirent - ceux des militaires, ceux des petites soubrettes -, mais aussi les civilisations antiques, les robes charleston, l’Art Nouveau, l’Art déco, le glamour des stars hollywoodiennes des années 30, les coupes sobres des actrices hitchcockiennes des années 50… Il cultive le mystère, parsemant ses créations de symboles : croix, roses, tulipes, amulettes …

« Mon inspiration, elle est partout, confie-t-il. Elle vient à toute heure, le jour comme la nuit, suscitée par le passage d’une femme dans la rue, la ferronnerie d’un balcon, un carrelage, une moulure, la sensualité d’un tissu, le reflet dans un verre d’eau, un film (« La leçon de piano », « La banquière »), la musique, les voyages, les papillons, les photos anciennes… Je compose mon cabinet de curiosités, je collectionne les livres d’art, je vois la beauté dans la laideur comme les couleurs subtiles d’une pomme pourrie. Tout cela peut faire démarrer une collection."

Mariage de haute couture, patrimoine et artisanat

Ses collections, il les décline dans des défilés organisés souvent dans des lieux prestigieux: au château de Chimay, avec le soutien de la Princesse Elisabeth de Riquet, sa « marraine belge », au Château de La Hulpe… histoire de marier haute couture et patrimoine. Et, régulièrement, avec le souci de se faire accompagner d’artistes ou d’artisans. "La haute couture, c’est aussi du mécénat. Il faut revaloriser les métiers d’art et les artisans qui sont en train de disparaître. Impossible de trouver encore en Belgique des plumassiers et des artisans du cuir, par exemple."

A l’étranger, Londres, Deauville, Monaco, Genève, Rome,… : quelques villes où Bernard Depoorter a posé ses valises pour présenter ses collections. A l’horizon, d’autres projet se pointent, un défilé sous la coupole du Domaine Hélécine dans le cadre du deuxième salon « Créations en Brabant wallon », le 25 octobre, où le jeune couturier wavrien présentera en avant-première huit robes de sa nouvelle collection haute couture. Puis, en 2009, un défilé haute couture et prêt à porter à Bruxelles - avec le soutien d’un membre de la famille royale -, un autre à Paris, avec celui de la Princesse Anne de Bourbon-Siciles, puis à Milan. Et des défilés privés dans le cadre de grands événements « Je pars en tournée, un peu comme les chanteurs », résume-t-il.

Carte de visite

Parallèlement, le jeune créateur a lancé une collection de semi-couture « de Bruxelles à Paris » et une collection de prêt à porter fabriquée en Europe « Depoorter Prestige » qui sera distribuée en Europe à Paris, à Milan, à Wavre préalablement, peut-être, Anvers, Luxembourg, Monaco et Genève. « La haute couture sert de carte de visite, permetau créateur et à d'autres artisans (un antiquaire prêtant un élément du décor, par exemple) de se faire un nom, mais elle ne rapporte pas. Il faut dix ans avant d’arriver à couvrir les frais et à se faire une clientèle. Haute couture et prêt-à-porter sont donc complémentaires. Dans cette dernière collection, on retrouvera tous mes codes, mais à des prix accessibles et dans des variantes plus classiques. Mon objectif est de permettre à toute femme disposant de moyens financiers limités de s’habiller élégamment. Je suis un marchand de rêve », explique-t-il.

A 27 ans, Bernard Depoorter caresse un autre rêve. Rendre son lustre d’autrefois à l’ancienne demeure familiale où il a installé son atelier, son habitation et ses salons. Sous les dalles de béton de la cour sommeillent des pavés du 18ème siècle et la maison abrite la dernière cuisine carrelée de Wavre, datant de la fin du 19ème siècle. Le couturier aimerait y installer un « petit centre du luxe » avec un show-room de prêt-à-porter, une ligne de décoration et un atelier de haute couture. « Je rêve d’y faire venir des artisans qui recréeront les anciens plafonds en stuc. J’y organiserais régulièrement des portes ouvertes, des circuits associant des commerçants et d’autres artistes et artisans. Comme une sculptrice et la maison Cremers, la plus ancienne manufacture de cierges et de bougies en Belgique. L’occasion de réunir quelques talents pour organiser des événements visant à les faire connaître et leur donner l’occasion de se rencontrer. ».

 

Renseignements:

Depoorter Haute Couture

Rue de Béguinage, 39

B-1300 WAVRE

010/22 36 21

www.atelierdepoorter.com

 

Jeudi soir, le magnifique spectacle "Inferno" ouvrait le bicentenaire de la bataille de Waterloo. La performance est saluée unanimement pour sa splendeur et son exécution. Sons, lumières, effets pyrotechniques, feux d'artifices, tous les éléments étaient présents pour faire de cette soirée un instant magique, une plongée féerique et poignante dans l'univers de la bataille. Un spectacle haut en couleurs qui a ravi plus de 12.000 spectateurs.

Vendredi et samedi auront lieu les reconstitutions des différentes phases la bataille. C'est la plus grande jamais réalisée en Europe, avec plus de 5000 reconstituants et 300 cavaliers venant des quatre coins du monde.

Découvrez ici notre portfolio !

WAW avait déjà consacré deux dossiers à bataille de Waterloo dans ses n°9 et n°28, c'est l'occasion de les (re)découvrir !

 

 

Depuis quelques années, les doudous « Noukie’s » ont su s’imposer dans le cœur des enfants. Mais pas seulement…. La marque a aussi pu faire sa place sur la scène internationale à côté des géants. Retour sur le parcours d’une entreprise hors du commun.

Nouky, un petit ours brun en peluche, plein de douceur et de tendresse. Voilà ce qui fait qu’il est devenu, depuis quelques années, le compagnon que les enfants ne se lassent pas de cajoler. Si son côté attendrissant séduit les chérubins au-delà des frontières, il ravit également ses parents, Katia De Paepe et Simon-Pierre Gilliot. La figure emblématique d’ « Amtoys », la société wallonne spécialisée dans les peluches et autres articles pour bébés, peut se réjouir de son succès international… qui s’est bâti au fil des années, à force de travail et d’idées originales.

Il était une fois…

La formule adéquate pour commencer toute belle histoire. Ici, elle débute dans le garage et la buanderie de la maison familiale, au début des années nonante. A la naissance de leur premier enfant, Katia De Paepe émet le désir de réorienter sa carrière. C’est en tant que jeune maman qu’elle se dirige naturellement vers l’univers des tout petits. En créant Amtoys avec un capital de départ de 9.000 €, le couple se spécialise dans la vente de peluches. Jusqu’en 1996, l’entreprise axe son secteur d’activité autour de l’importation et de la distribution de nounours. Quatre années de dur labeur durant lesquelles il faut tout gérer, administration, livraisons, comptabilité, pour un résultat mitigé. Puis, vient ce constat important. Toutes les peluches sur le marché sont à poils longs et beaucoup ne sont pas antiallergiques. Jugeant cela peu hygiénique, Katia De Paepe décide de lancer sa propre collection de peluches à poils courts, en velours ou tissu éponge, douces et moelleuses à souhait qui vont charmer les enfants et leurs parents. La marque « Noukie’s » est née.

Seize ans plus tard, on peut dire que Amtoys, le nom de la société, s’est largement imposée sur la scène internationale. Nouky et ses copains, Paco et Lola, se vendent à des millions d’exemplaires dans plus de trente pays, en Europe (France, Italie, Suisse, Norvège, Suède, Espagne,…) mais aussi en Asie et en Amérique. Il existe vingt et un magasins en gestion propre (six en Belgique, huit en France, cinq en Italie et deux en Allemagne) et des « Noukie’s Concept Stores », qui sont franchisés, ont ouvert au Liban, à Dubaï et New-York. La franchise s’explique par la distance car la gestion directe est trop compliquée.

L’extension concerne également la gamme des produits. L’offre s’est élargie aux vêtements et aux accessoires de naissance tels que tétines, tapis, bavoirs, petits meubles… Actuellement, cent douze personnes sont employées, au niveau européen, par Amtoys qui a été nommée entreprise de l’année dans le courant de l’automne passé. Rien que pour 2007, son chiffre d’affaire a frisé les 27 millions d’euros ! Un succès que le directeur, Simon-Pierre Gilliot, explique en ces termes : « Amtoys propose un concept global. Le consommateur peut donc retrouver son personnage favori dans un tas de fonctionnalités spécifiques. Mais c’est vrai que la clé d’entrée, c’est quand même le personnage ». Des personnages attachants qui se sont construits et qui ont évolué au fil des années. « Nous sommes loin, aujourd’hui, de ce qui avait été défini au départ. Au début, c’est vrai que nous nous étions positionnés comme créateurs d’animaux en peluche et, petit à petit, ça s’est mué en un véritable développement de personnages. Une fois ces personnages créés, on s’est rendu compte qu’il y avait un vrai répondant du côté du consommateur. C’est alors qu’on a pu le décliner dans d’autres produits. », nuance Simon-Pierre Gilliot.

De la peluche à Noukie’s Pictures

L’une des spécificités d’« Amtoys », révélatrice de son succès, c’est le développement de ses différents secteurs d’activité. La preuve ? Depuis 2005, la société s’est lancée dans la production audiovisuelle. Il est désormais possible pour les petits de suivre les aventures de Nouky, Paco et Lola dans des dessins animés. Les personnages prennent vie dans les studios Sika, spécialement créés par le groupe à Ath, en Hainaut.La production est aidée par Wallimage et le Tax Shelter. Un pari risqué qui va porter ses fruits : diffusée dans plus de 100 pays (en Belgique, c’est sur la chaîne privée), la série télévisée est également en vente en DVD. Une stratégie commerciale originale et non-conventionnelle. Normalement, c’est le film qui donne naissance aux produits dérivés, ici, c’est l’inverse. « On a commencé par le merchandising pour aller vers le projet audiovisuel. Avec notre caractère rebelle, ça nous plaît de faire les choses à l’envers ! », confiait l’an passé Simon-Pierre Gilliot. Une initiative qui permet à l’enfant de grandir en compagnie de son confident. Réalisés avec l’aide de psychologues et scénarisés par une ancienne employée de Walt Disney, les dessins animés essayent de répondre à une philosophie éducative, chère aux yeux des créateurs de Nouky. Chaque épisode va s’axer autour d’un thème bien précis (les couleurs, la lune, la peur,…) pour donner des clés d’apprentissage.

Et l’élargissement ne s’arrête pas là ! Outre des contrats signés avec des maisons d’édition, Amtoys a également créé un partenariat avec les produits de soins cosmétiques. Autre forme de douceur avec les lotions, laits corporels et huiles de bain…

 

NOUKY PARCOURT LE MONDE

Amtoys a pu se développer au niveau international sur base d’un produit. L’adoption des personnages en peluche s’est faite naturellement, sans être confrontée aux obstacles culturels. « Nous nous trouvons avec des personnages qui ont une spécificité en termes créatifs mais c’est vrai qu’on a pu les développer à travers les pays d’Europe sans trop de problèmes car aucun des personnages n’a une connotation animalière qui pourrait être négative », souligne Simon-Pierre Gilliot avant de préciser : « Il nous est arrivé de développer une grenouille dans le passé. La grenouille avait une connotation extrêmement positive au Japon. Ce produit a donc rencontré un grand succès mais, au départ, on ne l’avait pas du tout développé pour cela. Donc, effectivement, les animaux peuvent avoir une notion différente selon les pays et les cultures ».

SOS Noukie’s

Douceur, tendresse et sécurité. Trois valeurs que la société essaye de ne pas perdre de vue. C’est dans cette optique que le service spécial « SOS Noukie’s » a été créé. Un vaste entrepôt de 7.500 m² où tous les anciens modèles de peluches sont classés et méticuleusement conservés. Juste au cas où quelqu’un perdrait son Nouky ! Environs deux tiers des enfants possèdent un doudou. La perte de cet objet de transition affective se solde souvent par un gros chagrin. En moyenne, Amtoys enregistre entre 800 et 1000 demandes par mois. La création du service « SOS Noukie’s » apparaît comme une réponse qui permet de remplacer le fidèle compagnon disparu.

 

Amtoys SA

Avenue Zenobe Gramme 21

1480 Saintes

Tel.: +32 2 367 95 00

www.noukies.com

Une porte sur la campagne et sur Waterloo


Nous sommes dans la belle campagne du Brabant wallon, quelque part entre Waterloo, Nivelles et Louvain-la-Neuve, sur la route qui mène aux ruines de l’Abbaye de Villers-la-Ville. Genappe – il suffit de jeter un regard panoramique autour de soi – est une terre de châteaux, fermes, chapelles et autres golfs. Est-elle aussi celle de Godefroy de Bouillon ? Français et Belges seraient prêts à repartir en croisade pour faire reconnaître, les premiers Boulogne-sur-Mer, les seconds Baisy-Thy, comme lieu de naissance du célèbre duc. Ce que personne ne conteste, en revanche, c’est qu’en prélude à la bataille de Waterloo, les troupes françaises du Maréchal Ney et une partie de l’armée alliée du Duc de Wellington se sont étripées, le 16 juin 1815, au lieu dit « Les Quatre Bras », au carrefour routier de Baisy-Thy. Que chacun se rassure. L’installation de feux de signalisation a rendu sa traversée beaucoup moins périlleuse de nos jours !

Mais revenons à notre histoire. C’est à quelque 500 mètres du centre de ce très vieux village et de sa belle église, avec son remarquable clocher en forme de… cloche et son chœur qui abrite une stèle à la mémoire dudit Godefroy, que Joël et Isabelle Tumerelle ont entrepris de construire, voici une quinzaine d’années, un ensemble de trois bâtiments complémentaires dont l’un abrite, depuis deux ans maintenant, un meublé de vacances reconnu par la Fédération des Gîtes de Wallonie (3 clés).

Un gîte moderne ouvert depuis deux ans

« La famille de mon mari est originaire de Baisy-Thy, explique la maîtresse des lieux. Elle a essaimé dans tout le village de sorte que, lorsque nous avons voulu acheter le terrain, nous nous sommes aperçus qu’il appartenait à ses grands-parents ! » De quoi encourager ce couple d’architectes à piocher de plus belle. La maison, achevée en 2000, fut complétée un peu plus tard par une construction similaire lui faisant face et qui abrite un bureau d’architecture. La troisième aile, perpendiculaire et mitoyenne aux deux premières, a ensuite été conçue pour servir de petite salle de fêtes et de deuxième bureau, mais également pour accueillir une chambre d’amis à l’étage. « C’est alors que nous avons pensé à en faire un gîte. Nous avions déjà une chambre, une salle de bain et une cuisine super équipée, il ne manquait plus qu’à y aménager une salle de séjour et à peaufiner l’ameublement. »

Un ameublement moderne, simple et fonctionnel. Si l’unique chambre avec toilettes et coin douche est prévue pour deux personnes, le canapé du salon peut rapidement se muer en lit à deux places. « Idéal pour un couple avec enfants », commente Isabelle, qui n’a pas été contrainte d’aller chiner très loin afin de mettre la main sur quelques meubles en bois (table, commode, vieux coffre…) susceptibles d’imprimer une touche plus rustique au salon. Quant à son mari, en tant que féru de bandes dessinées et de croquis, il a trouvé original d’encadrer sur un mur quelques crayonnés du dessinateur – hélas ! décédé – Philippe Delaby, coauteur avec Jean Dufaux de la série La complainte des landes perdues. Peut-être un clin d’œil à la campagne qui s’étend à perte de vue...

Des locataires… travailleurs !

Mais si la région mérite que l’on parte à sa découverte l’âme sereine, c’est rarement pour des raisons touristiques que les clients débarquent dans ce gîte que les propriétaires, sans doute par admiration pour Alfred Hitchcock, ont baptisé « Fenêtres sur cour ». L’endroit, en général, sert de pied-à-terre, durant une ou deux semaines, à des Belges établis à l’étranger et revenant visiter leur famille. Ou à des personnes venant travailler pour une courte période dans la région. « Nous avons également eu la visite de deux ingénieurs allemands qui sont restés quelques mois, le temps de leur mission chez Glaxo SmitkKline, à Rixensart. Une autre fois, c’est une stagiaire française en agriculture qui s’est fixée chez nous. Quoi qu’il en soit, c’est très rare qu’on nous loue le gîte pour une seule nuit. Et, bizarrement, nous n’avons encore reçu aucune demande dans le cadre des festivités liées à Waterloo 2015. »

 

Adresse du gîte « Fenêtres sur cour » 

Rue Longchamps 12

B-1470 Baisy-Thy (Genappe)

+32 (0) 470 58 67 50

[email protected]

 

À VOIR, À FAIRE

Les promenades et produits du terroir

L’Abbaye de Villers-la-Ville ou le site de la Bataille de Waterloo ? Isabelle Tumerelle renvoie dos à dos ces deux curiosités qui cannibalisent les touristes chaque année. La propriétaire de « Fenêtres sur cour » affectionne les sorties tranquilles à travers la campagne environnante. « Le Syndicat d’Initiative a édité une carte de l’entité reprenant une série de promenades balisées, explique-t-elle. Ma préférée, c’est celle passant devant la chapelle du Try-au-Chêne, le point haut de l’entité, à Bousval, qui offre une variété de paysages et de monuments remarquables tels que l’église Saint-Barthélemy et le château de Bousval. On peut la combiner avec un tronçon du Ravel qui relie Nivelles à Court-Saint-Etienne... » L’entité regorge aussi d’artisans prêts à vous faire déguster les spécialités du terroir. Comme les fromages de la ferme de la Baillerie à Bousval, les quiches de la ferme de la Tourelle à Ways, le pain de la ferme du Hameau du Roy à Vieux Genappe ou, puisque la cuisine du gîte est bien équipée, les légumes bio de la ferme du Passavant à Vieux Genappe, laquelle a eu la bonne idée d’installer un distributeur de pommes de terre devant son entrée !

 

Avec le soutien du Commissariat Général au Tourisme

 

 

En collaboration avec : 

Après plus de deux ans de travaux, le théâtre de la bataille de Waterloo est prêt à perpétuer la mémoire d’un événement qui a façonné le destin de l’Europe. Nouveau musée sous terre, pour laisser respirer la topographie et la vue sur la butte du Lion. Et dans la foulée du bicentenaire, la Wallonie met en valeur d’autres sites liés à la campagne napoléonienne.

Les premiers touristes anglais sont venus sur le site quelques années à peine après la bataille. Il n’y avait rien de plus à y voir qu’une plaine vallonnée de terribles souvenirs. Dès 1826, un lion s’est dressé sur la butte pour empêcher que le boulet ne tonne encore sur une Europe meurtrie. En 1912, le bâtiment du Panorama a été érigé pour abriter la toile circulaire de Louis Demoulin. En 2015, ces témoins du passé sont toujours là, mais on n’en verra pas plus en surface, car pour préserver le paysage du champ de bataille, le bâtiment du nouveau Mémorial a été complètement enterré. Le mur qui borde le léger plan incliné donnant accès au site sera recouvert d’un tapis végétal composé de 11 variétés, parmi lesquelles la vigne vierge, la clématite, l’hortensia grimpant ou le chèvrefeuille. Ce projet qui représente un des plus gros investissements touristiques en Région wallonne (40 000 000 €) a été mené à bien par La Belle Alliance, un consortium qui regroupe 7 sociétés et partenaires expérimentés. La supervision scientifique de l’ensemble du contenu de ce mémorial a été confiée à un comité composé de napoléonistes issus de cinq pays belligérants.

Avant d’entamer son parcours à travers les 1 700 m2 d’exposition, chaque visiteur se choisit un guide virtuel, parmi les 40 acteurs de la bataille. Des personnages inspirés par des combattants français, anglais, prussiens ou néerlandais, acteurs de la Bataille, dont les écrits et les notes sont parvenus jusqu’à nous. Pour se familiariser avec les différentes armées en présence, le visiteur remonte une galerie flanquée de soldats en uniforme en marche vers la bataille. Pour être comprise, cette bataille doit être décryptée au travers de son contexte historique et politique.

La supervision scientifique de l’ensemble du contenu de ce mémorial a été confiée à un comité composé de napoléonistes issus de cinq pays belligérants.


Un gouffre idéologique séparait toute l’Europe de Napoléon, perçu comme un hors-la-loi. Les enjeux militaires dépendaient souvent du type d’armes dont disposaient les soldats de chaque camp, et qui dictaient leurs stratégies. Des objets d’époque emblématiques ou des fac-similés jalonnent la visite. Une place de choix sera réservée aux plus belles pièces de la fameuse collection Brassine (plus d’informations dans le n° 25 de WAW). Les multiples bornes interactives quadrilingues apportent une information riche mais non-redondante. « Nous avons quatre niveaux de plus en plus détaillés qui laissent au visiteur le choix de picorer en fonction de ses intérêts plutôt que de devoir se gaver d’un contenu unique et parfois indigeste qui apparaît à l’écran », précise Philippe Chiwi de la société audiovisuelle De Pinxi. Chargée du développement des contenus interactifs et des films en 3D dans le domaine du divertissement ou de la muséographie, cette firme bruxelloise s’est forgé une solide expérience auprès de nombreux clients belges et internationnaux. Pour le Bagacum de Bavay en France, par exemple, ils ont conçu une fiction archéologique interactive ; pour le musée olympique de Lausanne, des modules interactifs autour des objets de la collection ou encore les environnements multimédia virtuels de l’expo Golden Sixties à Liège.

Vivre pendant 15 minutes l’expérience de la bataille constitue assurément un des climax de la visite. Pour gérer le flux des visiteurs, une zone d’attente est prévue et elle prend des airs de bivouac par une nuit d’orage. Dans l’espace de projection, un écran de 25 mètres de long et 4,5 de hauteur offre une expérience immersive inédite. Réalisé par Gérard Corbiau, avec une caméra panoramique 3D, le film plonge les 90 spectateurs directement au coeur de la bataille. Les armées chargent, les hommes et les chevaux tombent, la poudre parle, le sang coule. Après tout ce fracas, on peut tenter de reprendre ses esprits en contemplant le terrible bilan de ce qu’il faut bien appeler une boucherie. Une ligne du temps permet de se rendre compte de l’impact de Waterloo sur la destinée des différents pays belligérants. Tout au long de son parcours, grâce à l’audioguide personnalisé, le visiteur laissera derrière lui des petits cailloux numériques qui lui permettront d’assembler, à l’issue de sa visite, une mosaïque multimédia, témoin de « sa » bataille qu’il recevra quelques jours plus tard sur sa boîte mail.

Vivre pendant 15 minutes l’expérience de la bataille constitue assurément un des climax de la visite. Pour gérer le flux des visiteurs, une zone d’attente est prévue et elle prend des airs de bivouac par une nuit d’orage.


Le Mémorial 1815 a été conçu pour absorber un maximum de 7 à 800 000 visiteurs annuels. Avec un volume estimé à 500 000 pour une jauge normale, le musée caché de Waterloo ne restera pas longtemps dans l’ombre et n’aura aucune peine à mettre en lumière ce lieu de patrimoine devenu le premier site du tourisme de mémoire en Europe.

À quelques centaines de mètres, l’Hôtel du Musée a lui aussi fait l’objet d’une rénovation en profondeur. Les visiteurs affamés et assoiffés pourront s’attabler au restaurant le Wellington (90 couverts) ou à la brasserie Le Bivouac de l’Empereur (138 couverts), qui auront tous deux retrouvé tous leurs éléments de décor historiques.

La ferme de Hougoumont, dernier témoin authentique de la bataille, a également fait l’objet d’importants travaux de restauration. Le site, qui accueillera une scénographie évoquant les moments clé de la bataille, est appelé à devenir un lieu de réflexion et de réconciliation. Le corps de logis quant à lui, appelé la maison du jardinier, proposera à l’étage un gîte de deux chambres. Malgré l’effroyable carnage dont ces murs ont été témoins deux siècles plus tôt, les nuits y sont désormais paisibles.

www.waterloo1815.be

LA BELLE RETRAITE

Le 19 juin 1815, le maréchal Grouchy apprenait la défaite de l’empereur et quittait Wavre avec ses 35 000 hommes de la 3e et 4e armée. Il faisait chaud ce jour-là, les hommes étaient sales, harassés. Ils avaient soif et n’avaient pratiquement pas dormi depuis quatre jours alors qu’ils battaient en retraite, prenant la route de Namur, talonnés par l’armée de Blücher. Aujourd’hui, les conditions sont nettement plus agréables pour emprunter la Route de l’Armée Grouchy, l’itinéraire touristique qui traverse la Wallonie de Wavre à Givay, en passant par Namur. « Nous avons pris exemple sur la Route Napoléon développée par la Région wallonne », explique Josette Champt, directrice de la Maison du Tourisme des Ardennes brabançonnes. « Avec le même objectif, qui est de suivre le tracé napoléonien pour valoriser tous les éléments de patrimoine en lien avec la campagne de Belgique. » L’état du territoire et des voiries s’est bien évidemment radicalement transformé depuis 1815, sans pour autant être complètement méconnaissable. Les communes partenaires ont néanmoins tenu à élaborer un tracé le plus fidèle possible aux données historiques. La première partie de l’itinéraire reliant Wavre à Namur propose deux tracés correspondant aux deux colonnes qui ont, à l’époque, été déployées simultanément pour accélérer le retour. La première passant par Gembloux, l’autre par Grand-Leez. L’époque n’est plus aux attelages tirés par des chevaux faméliques cahotant sur des chemins de terre. La Route de l’Armée Grouchy s’est donc adaptée aux modes de déplacement modernes en proposant, sur toute sa longueur, un itinéraire voiture et un itinéraire « modes doux/voies lentes ». Il y a ceux qui préfèrent gagner plus rapidement les sites remarquables et ceux pour qui la promenade importe plus que la destination et préfèrent s’imprégner des paysages à vélo ou à pied. Le 15 avril marquera le début de la campagne 2015 avec des multiples manifestations ponctuelles à Wavre comme à Namur autour de lieux liés à la campagne napoléonnienne. Au-delà des commémorations du Bicentenaire, la Route sera pérennisée en proposant aux touristes baladeurs quelques heures de découvertes pour goûter au patrimoine et aux paysages, touchés mais pas figés par l’histoire.

À partir d’avril 2015 :
napoleon-grouchy-1815.com

 

AU PLUS PRÈS DE LA BATAILLE

« Quand je me balade à Ligny sur le terrain de la bataille, je sais où était positionné tel régiment, je sais d’où tiraient les batteries d’artillerie et quand je regarde vers le moulin Naveau, je peux presque voir Napoléon qui me regarde. » Enfant, Léon Bernard rêvait de devenir archéologue ou policier. Il est devenu policier et commissaire à la police judiciaire. À 35 ans, il a commencé une collection d’objets et souvenirs du passage de Napoléon en Belgique. Historien de terrain, comme il se revendique, il est devenu le spécialiste incontesté de la bataille de Ligny, dernière victoire de l’Empereur. Il connaît par coeur la topographie de ce champ de bataille, deux fois plus vaste que celui de Waterloo, qu’il a arpenté par tous les temps. Aujourd’hui, alors qu’il savoure une retraite bien méritée, il dispose de plus de temps pour se consacrer au petit musée privé où il expose une partie de ses trésors. Des boulets le long du mur, des caisses débordant de balles, d’éclats d’obus et de biscaïens exhumés du champ de bataille. Dans ses vitrines, les soldats de plomb côtoient les boutons, les épées, les pistolets, les fragments de pipe, les dés à coudre, ou cette lettre à l’écriture ampoulée adressée à Monsieur Février, notaire impérial à Sombreff e. « Ce qui m’intéresse, c’est comment les gens vivaient à l’époque et ce qui s’est passé dans ce petit coin de Belgique quand 160 000 soldats ont débarqué avec armes et canons. Comment voulezvous comprendre le présent si on ne connaît pas le passé ? »

Léon Bernard a édité à compte d’auteur une histoire de la bataille en cinq volumes et assure sur demande des visites sur les sites de Ligny et Fleurus.

Léon Bernard
+32 (0)476 73 67 12

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