Waw magazine

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Du 8 au 25 novembre 2016 au Théâtre Jean Vilar

 

Mise en scène et scénographie Jean-Claude Idée
Avec Frédéric Almaviva, Frédéric Lepers, Stéphanie Van Vyve

La petite histoire d’une grande naissance, celle d’un personnage fabuleux qu’on a (tous ?) rencontré dans notre enfance : Le Petit Prince de Saint-Exupéry.

Après s’être illustré lors de la Campagne de France en 1940, Antoine de Saint-Exupéry, une fois démobilisé, fuit le régime de Vichy et s’exile à Manhattan, planète à l’allure étrange… Inspiré par son mariage tumultueux et le souvenir des contes d’Andersen, il écrit la célèbre fable où un petit prince naïf s’éprend d’une rose à la beauté fragile et aux caprices sans pareil.

L’œuvre est d’abord publiée aux Etats-Unis (en anglais) en 1943. Quelques mois plus tard, Saint-Exupéry repart en mission aérienne en Algérie. Son avion disparaît des radars, le ramenant vers son étoile, comme son personnage. Troublante similitude… L’édition française sort en 1946, juste après la Libération – il y a 70 ans ! L’auteur ne la verra donc jamais.

Cette fable poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants reste un phénomène d’édition. Son langage, simple et dépouillé, destiné à être compris par les plus jeunes, est en réalité pour l’auteur le véhicule privilégié d’une conception symbolique de la vie. On peut y lire une invitation à retrouver l’enfant en soi, car « toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent »...

 

"Je ne le trompe pas... je meuble son absence." Consuelo

 

©Nicolas Janssens

 

Renseignements :

Saint-Exupéry à New York, du 8 au 25 novembre 2016

À l'Atelier Théâtre Jean Vilar

Rue du Sablon 9, 1348 Louvain-la-Neuve

www.atjv.be

 

Du 16 au 19 novembre 2016 au Cinéscope de LLN
Plus de 10 séances : des films pour tous les goûts, des films pour tous les âges !

 

Au programme, des films et des courts-métrages de tous les genres, récents et plus anciens. Mais en son coeur, chaque film propose un regard singulier sur le vieillissement et la richesse de l’échange intergénérationnel.

L’intergénération ?

Nous vivons une réalité démographique nouvelle : aujourd’hui, 3, 4, 5 générations coexistent. Mais au niveau individuel, non seulement nous traversons plusieurs âges au cours de notre vie, mais nous continuons à les porter en nous. C’est cette coexistence des générations, et cette traversée des âges, que les poupées russes du logo du FFI veulent exprimer.

On n’a jamais vécu aussi longtemps dans nos sociétés et il n’est pas rare d’atteindre aujourd’hui l’âge respectable de 90 ans dans notre pays. Ce qui pourrait constituer une formidable opportunité prend parfois les allures d’une menace ou d’un poids. Le vieillissement est souvent tabou ou fait peur. Le dialogue intergénérationnel permet d’aborder cette question et valorise le vieillissement : tout au long de la vie nous acquérons des expériences utiles aux autres. Plus on est vieux, plus on a d’histoires à partager !

 

Plusieurs thématiques :
• l’amitié par delà les différences d’âge
Tour de France’ (Rachid Djaïdani, FR, 2016)
‘Les 3 brigands’ (Hayo Freitag, DE, 2007)
• le pouvoir du conte pour relier les générations
‘Le Petit Prince’ (Mark Osborne, FR, 2015)
• la transmission de l’Histoire d’une génération à une autre
‘Il était une fois, Ghandi dans les bois’ (Pierre Devreese, BE, 2016)
• la relation de mentorat
‘Les Héritiers’ (Marie-Castille Mention-Schaar, FR, 2014)
• la transmission d’une passion
‘Cinéma Paradiso’ (Giuseppe Tornatore, IT, 1989)
‘Les délices de Tokyo’ (Naomi Kawase, JAP, 2015)
• la transmission intergénérationnelle dans le contexte de l’immigration
‘Patience patience... T’iras au paradis !’ (Hadja Lahbib, BE, 2014)
• la question du logement au fil de la vie
‘Quel toit pour demain ?’ (Jacques Borzykowski, BE, 2016)
‘La Petite Chambre’ (Stéphanie Chuat et Véronique Reymond, CH/LUX, 2011)

 

==> PROGRAMME COMPLET ICI <==

 

Double nouveauté : de nouvelles villes, de l’audio-description

Pour la première fois, cette 4e édition s’élargit à Bruxelles et Namur. Pour l’occasion, la volonté du FFI de faire dialoguer plusieurs diversités et de mélanger tous les publics se concrétise dans des séances en audio-description pour les personnes malvoyantes.

 

Renseignements :

Du 16 au 19 novembre au Cinéscope de Louvain-la-Neuve

www.ffi2016.be

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L’abbaye de Villers organise sa 3e Chasse au Trésor le samedi 22 octobre 2016 en soirée.

 

La Chasse au trésor, c’est l’occasion d’apprivoiser la nuit dans une ambiance ludique et de se laisser surprendre par la magie du lieu. Cet événement s’adresse au grand public et en particulier aux familles. Les participants reçoivent un message et un parchemin, sur lequel est indiqué une quinzaine de lieux marqués d’une croix. Ils doivent y résoudre une énigme, passer une épreuve ou encore rencontrer un personnage mystérieux. Une fois les indices réunis, les chasseurs décryptent le code secret et découvrent le trésor enfoui dans l’Abbaye. Chacun peut alors s’en retourner avec sa «part» du magot ! L’événement est destiné aux petits comme  aux grands ; en bref, à tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant. Il faut relever des défis et résoudre des énigmes afin de découvrir la cachette du trésor. Il y a des épreuves d’observation, de réflexion et d’agilité… tous les sens sont mis en éveil. Les plus âgés aident les plus jeunes à déchiffrer les indices… Tout cela se déroule dans la bonne humeur et l’entraide !

Comme l’Abbaye n’est pas éclairée, la lampe de poche est indispensable pour participer au jeu. Surprise, émerveillement et amusement sont les maîtresmots de cette aventure où la débrouillardise est de mise.

 

EN PRATIQUE

Samedi 22 octobre 2016, entre 18h et 22h, à l’abbaye de Villers
Durée estimée du jeu : 1h30


Tarifs

Adultes : 10€ – Seniors, étudiants, Amis de l’Abbaye, Villersois : 9€
Enfants de 4 à 12 ans : 6€ – Enfants < 4 ans : gratuit


À prévoir : lampe de poche, vêtements chauds et bonnes chaussures

Plus d'infos sur www.villers.be

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Comment concilier design, confort, circuit court, ressourcement et dépaysement ? Réponse par Pascal Marcin, le chef, et Bernadette van Empel, l’entrepreneure. Ensemble, ils font du Koru Hotel un havre d’évasion tranquille.

 

« J’ai toujours aimé voyager », signale Bernadette van Empel, spécialiste de l’Horeca et du tourisme d’origine néerlandaise. « Durant toutes ces années, j’ai glané, lors de mes différents périples, des meubles, des artifices de décoration, des objets, etc. C’est en fait tous ces trésors accumulés au fil du temps qui m’ont incité à imaginer un tel projet. Lorsque j’ai décidé d’investir ici, je tenais donc à valoriser toutes ces ambiances et ces cultures par des chambres thématiques. » En effet, les sept chambres, dont on ne peut que souligner le bon goût et le confort, renvoient à ses séjours en Asie, Australie, Nouvelle-Zélande, mais aussi dans le sud de la France. Artificiel ? Superficiel ? Certainement pas. On sent une véritable réflexion menée avec Vincent Verheggen, l’architecte gembloutois, pour que chaque chambrée offre une véritable cohérence dont naît assez spontanément le sentiment de tranquillité. Beau travail de cohésion aussi dans l’intégration de ces espaces de nuit avec le reste du bâtiment et des jardins. « Nous avons beaucoup travaillé sur le relief du parc, commente Serge Scheers, architecte paysagiste. Nous avons réaménagé les plantations et les courbes de niveau afin de créer des espaces propres, autonomes, mais qui se répondent. » Et qui font eux aussi écho aux pérégrinations de Bernadette Van Empel. « Chaque espace est un souvenir. La grande roseraie nous renvoie en Nouvelle-Zélande, car, là où nous étions, il y en avait partout. Les parties de terrasses, de plans d’eau et de rocailles nous ramènent à nos voyages au Cambodge ou en Thaïlande. Et les parties plus sèches du parc rappellent l’Australie. » Et l’on passe d’un continent à l’autrepar quelques sentiers qui serpentent au cœur de vallons que l’on croit volontiers naturels… De la chambre au parc, du parc à la chambre, preuve qu’il ne faut pas forcément voyager loin pour s’évader.

 

Bien-être et saveurs

Ce qui frappe d’emblée quand on découvre les spas, c’est la parfaite adéquation entre les équipements, tant en termes de beauté que de qualité. On se sentirait presque chez soi tant les espaces sont confortables et cosy. Les thermes proposent sauna, hammam, bancs infrarouges, douche aromatique, twin bath, ice fall, espace relaxation, massages et soins. Un très bel endroit pour se reposer, que l’on soit venu en voisin ou en séminaire. Car le Koru Hotel, c’est aussi un espace dédié aux entreprises qui souhaitent venir se mettre au vert. « Nous commençons à nous faire connaître du haut management qui vient ici pour s’isoler, réfléchir. » Et se prendre du vert plein la vue. Dans cette belle partie de la Hesbaye brabançonne, cela relève du doux euphémisme.

Du côté du restaurant, Pascal Marcin, qui a fait ses classes et ses preuves dans d’autres établissements, a décidé de relever le gant en travaillant avec toute une série de fournisseurs et artisans locaux. « C’est à la fois la volonté de s’insérer dans un tissu économique local, de valoriser au mieux les produits du terroir et de saison, mais aussi à des fins écologiques évidentes. » « J’ai travaillé durant six ans au Dolce situé à La Hulpe »,confie Bernadette van Empel. C’est là que j’ai rencontré Pascal, qui lui y a travaillé neuf années. Nous étions restés en très bons termes. » Durant les cinq années qu’a nécessité l’élaboration du projet, elle a bien eu le temps de penser comment s’entourer au mieux.

Cherchant à s’établir dans le coin, Bernadette est tombée sur une bâtisse idéale. Coup de chance ! Toutefois, si la maison était habitable, le reste n’était plus suffisamment stable. « Il a donc fallu pratiquement tout détruire et reconstruire. Avec un achat en 2011 et un premier client le 10 septembre 2015, c’est un projet qui s’est étalé sur cinq ans ! » Et cela valait le coup d’attendre !

 
Koru Hotel
Rue du Piroy 67
B-1367 Autre-Église
+ 32 (0)81 36 03 00

Les séculaires ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville viennent de se doter d’un nouveau centre du visiteur et d’un nouvel accès au site qui permet de découvrir toute l’ampleur de ce joyau gothique dans son écrin naturel.

 

On peut les compter sans aucun doute parmi les plus belles ruines du monde chrétien, celles qui présentent le site cistercien le plus complet d’Europe. Subjuguant Victor Hugo, l’abbaye de Villers bénéficia, à la fin du XIXe siècle, d’un retour en grâce porté par la fascination romantique pour les ruines. Ambivalentes comme la vanité, ces ruines témoignent aussi bien de la destruction du temps que de la résistance qui s’y oppose.

En 1146, les moines cisterciens entament, sous l’impulsion de Saint-Bernard de Clairvaux, la construction d’une abbaye romane dans un creux de vallée où serpente la Thyle. Pragmatiques, les hommes de bure décident de s’établir au-dessus du cours d’eau plutôt que sur l’un des deux versants afin de tirer parti du débit de la rivière pour leurs besoins ménagers et leurs ateliers. Au XIIIe siècle, l’abbaye connaît un premier âge d’or au faîte de la splendeur gothique. Au XVIIIe siècle, les bâtiments médiévaux sont réaménagés en style néo-classique, le palais abbatial et ses jardins s’ajoutant au site. L’abbaye qui héberge alors 100 moines et 300 convers vit un nouvel apogée, brisée net par la Révolution française. En 1796, le domaine est vendu en trois lots. Le premier comprend les vestiges de l’abbaye, le second, les bâtiments annexes avec le moulin et l’étang, et le troisième rassemble la colline et la ferme. Cette segmentation va perdurer jusqu’à l’époque moderne où les ruines sont toujours propriété de l'État fédéral, alors que les deux autres lots appartiennent à la Région wallonne. Une particularité belgo-belge qui n’a heureusement pas trop entravé la gestion du site dans son ensemble.

 

Réfléchir autrement

Un des soucis majeurs du site est ce long serpent d’asphalte qui le traverse de part en part. Présente depuis l’époque révolutionnaire, la route altère l’homogénéité de l’ensemble et est un facteur d’insécurité pour les visiteurs. « Depuis vingt ans, on parle d’un détournement de la route, mais il s’est révélé impraticable pour des questions de budget et pour les innombrables expropriations qu’il implique. C’est comme ça qu’on est arrivé à réfléchir autrement », explique Corinne Roger, Directrice du service des Missions immobilières à l’Institut du Patrimoine wallon. L’idée d’une passerelle pour enjamber la route et réunir les différentes sections du site s’est peu à peu imposée comme le meilleur moyen de le valoriser en augmentant sa visibilité, ainsi que la sécurité du public.

Le site est désormais accessible par un nouveau centre du visiteur installé dans l’ancien moulin, un bâtiment qui, au cours des âges, a connu de multiples transformations, mais qui, depuis le XIIIe siècle, est toujours resté en fonction. Il rassemble à présent les bureaux de l’ASBL Abbaye de Villers-la-Ville, deux salles didactiques et la boutique d’accueil.

 « Quand on est venu avec le projet de passerelle, j’étais un peu dubitatif à l’idée de créer une telle rupture dans un bâtiment ancien. Mais il est vrai que, du temps des moines, le moulin était beaucoup plus réduit et ce n’est que par la suite qu’il a été profondément transformé. Cette passerelle démarre d’un étage qui n’existait pas du temps de l’abbaye. Elle permet de rejoindre la colline en offrant une visibilité inédite sur le site », confie Michel Dubuisson, historien et directeur adjoint de l’ASBL.

Passé l’accueil et sa boutique regorgeant d’articles et produits créés en abbaye, cistercienne ou non, on monte vers les deux salles situées aux étages supérieurs. Désaffectée depuis 1858, cette aile du bâtiment a fait l’objet d’une première campagne de conservation à la fin du XIXe siècle où l’architecte Charles Licot prévoyait déjà d’y implanter un musée ! La rénovation aux lignes épurées marie sobrement les panneaux d’acier Corten, le bois naturel et les vénérables murs de brique dérochée. La première salle propose une introduction au monde cistercien. On peut ainsi visualiser l’implantation des abbayes en Europe, le plan et leur organigramme de fonctionnement, ainsi que l’horaire étonnamment complexe qui mobilise les moines en fonction des saisons. Une série d’écrans tactiles permet d’approfondir encore les informations. La deuxième salle est presque entièrement occupée par une grande maquette en schiste de l’abbaye à son heure d’apogée. Le matériau fait évidemment référence aux pierres utilisées à 95 % dans la construction de l’abbaye et extraites de deux carrières des environs. Avant le réaménagement de l’ancien moulin, différents travaux de restauration, d’équipements, d’aménagements paysagers et de scénographie ont permis de restaurer, en 2010, la porte de la ferme et la grange qui abrite aujourd’hui des ateliers techniques, ainsi qu’en 2011-2012, la buanderie qui abrite une microbrasserie artisanale.

 

Rester dans la sobriété

Avant de s’accorder sur l’aménagement définitif du centre du visiteur, Michel Dubuisson et d’autres membres de l’ASBL se sont rendus sur quelques-uns des 200 sites cisterciens européens, pour y glaner quelques idées. Parmi les plus marquants, il y a notamment celui de l’abbaye de Fountains dans le Yorkshire. « À l’issue de ces visites, nous étions renforcés dans notre volonté de rester dans la sobriété et de ne pas nous égarer dans une scénographie à outrance. Il ne faut pas que l’introduction prenne le pas sur la visite. Ce qui compte, c’est qu’une fois que les gens pénètrent au cœur du site, ils disposent de toutes les clés. »

La colline est comme un gradin naturel. On y voit tout le domaine en un coup d'œil et on se rend compte que les moines ont vraiment posé le site sur le fond de la vallée. « On perçoit beaucoup mieux tout l’environnement naturel et beaucoup de gens m’ont dit que, lorsqu’on traverse les ruines, on ne s’imagine pas que le site est si grand. » Depuis 1146, la colline a toujours maintenu une vocation agricole bien vivante. Aujourd’hui, on peut voir des moutons et des chevaux rustiques s’ébattre dans les pâtures qui s’étendent jusqu’au sommet dans le cadre de programmes de conservation cadrant parfaitement avec la vocation patrimoniale du site. La ferme, également restaurée, accueille à présent une ASBL d’insertion et un centre nature. Les gestionnaires du site ont aussi profité de l’aménagement du nouveau circuit et du centre du visiteur pour rafraîchir et harmoniser la signalétique et les quelques panneaux informatifs disposés sur le parcours. Après les avoir vues depuis les hauteurs, on goûte encore mieux la beauté majestueuse des ruines. Quelques interventions contemporaines discrètes sont visibles. Ici, un muret ; là, une gangue de béton pour abriter un ascenseur destiné aux personnes à mobilité réduite. Attirant les regards vers le haut, la grande nef est toujours aussi impressionnante. Elle témoigne des restaurations de Charles Licot qui, à la fin du XIXe siècle, n’hésitait pas à poursuivre le geste gothique. Ici, une colonne pour soutenir un pan de mur ; là, au-dessus de nos têtes, deux des trois voûtes ne sont pas d’origine monastique. La nature qui enveloppe le site a aussi ramené des Grands Ducs qui, ironie de l’histoire, nichent quelques mètres au-dessus d’un écusson en l’honneur du Duc Henri II de Brabant.

« Je crois que Villers est unique pour trois raisons, reprend Michel Dubuisson. D’abord, elle garde toute la puissance d’évocation d’une ruine romantique. Ensuite, pour son réseau de collecte hydraulique, unique pour l’époque. Et puis, surtout, il est très rare de trouver sur un même site des traces de l’ensemble des lieux de vie et d’activités des moines déployés tout autour du carré du cloître. »

 

www.villers.be


Objectif 60 000

Nouveau circuit, nouvelle dynamique, nouvelles ambitions ! Pour l’heure, le site de Villers reçoit 35 à 40 000 visiteurs par an. Si on y ajoute les événements comme les spectacles d’été, la Nuit des Chœurs ou les Nuits du Cirque, le total monte à 100 000. « Nous ne voulons pas nous contraindre à des objectifs chiffrés, mais pensons néanmoins pouvoir atteindre 60 000 visiteurs par an, avance Michel Dubuisson. Pour cela, il faut relancer régulièrement l’intérêt en proposant des choses nouvelles. » Des zones fermées ont été rouvertes, comme le réseau de caves remontant au XVIIIe siècle qui s’étend sous le palais abbatial. Début 2017, un vidéo guide sera mis à la disposition des visiteurs avec une reconstitution de l’abbaye en réalité augmentée.


Miracle à la chapelle

Sur les hauteurs de la colline de Garenne, qui s’élève par-delà les arcades de chemin de fer, niche la chapelle Notre-Dame de Montaigu. À l’occasion du 400e anniversaire de sa consécration, une exposition revient sur quelques événements extraordinaires. En 1614, Robert Henrion, 48e abbé de Villers, fut appelé à l’abbaye du Verger, près de Douai, pour présider un procès de sorcellerie à l’issue duquel six malheureuses moniales périrent sur le bûcher. La gestion expéditive de l’abbé fut par la suite remise en cause. Heureusement pour lui, quelque temps après son retour à Villers, la chapelle Montaigu fut le théâtre de plusieurs miracles, comme une cloche qui se prit à sonner seule la nuit. Un signe divin ? De quoi rester perplexe, surtout qu’il paraît que, 400 ans plus tard, un arbre, apparemment sain, s’est abattu seul la nuit, juste à côté de la chapelle…

« Miracles et sorcellerie à l’Abbaye… »

jusqu’au 30 décembre 2016 dans les jardins de l’abbé


L’automne à l’Abbaye
 
24 et 25.09
Festival des micro-brasseries Carrément Bières
 
09.10
Atelier Plantes et Santé
Suivant les préceptes de la médecine moyenâgeuse, vous apprenez à réaliser un sirop, un cérat et une alcoolature à base de plantes.
 
29.10
Balade chantée
Du chœur de l'église à la chapelle de Montaigu, la chanteuse Marie Fripiat vous emmène en balade avec les chants a cappella du Moyen-Âge.
 
05.12.16 > 31.03.17
Exposition sur l’enfance au Moyen-Âge
 
22, 26, 27 et 30.12
L’incroyable ballet de Monsieur Peppernote
Spectacle équestre par la Compagnie Tempo d’Éole

Par Biéreau

En avant la Kidzik !

La Ferme du Biéreau invite les tout petits et les presque grands à son festival de musique jeune public. Cette année il se tiendra les 27, 28 et 29 août à Louvain-la-Neuve. Trois jours de fête des écuries à la grange, en passant par la cour ou même en ville. De concerts magiques en ateliers malins, les enfants sont invités à découvrir de multiples facettes de la musique tout en s’amusant.

Qu'on y vienne pour un spectacle ou pour plusieurs on peut y rester toute la journée en famille et en musique, grâce aux nombreuses activités gratuites que propose la cour de la Ferme et le village de la Mutualité Chrétienne : château gonflable, grimage, jeux en bois; jeux musicaux divers...

Une programmation riche, qui est l’occasion de rappeler qu’au Kidzik, il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges, de 0 à 99 ans !

Infos et réservations :
www.kidzik.be
070 22 15 00

Informations : 

La Ferme du Biéreau
Place polyvalente, /
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070 22 15 00
[email protected]
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Un centre de formation de haut niveau en théâtre musical ouvre ses portes à Lessines. 

Unique en Europe !

 

« Passion, harmonie, excellence, talent. Ces mots résonnent en vous ? You are on the Way! » Tel est le slogan de cette école supérieure de formation à l’art de la comédie musicale inaugurée en avril à Lessines. Elle propose un programme de cours complet en chant, danse et interprétation. Way to Stage ouvrira officiellement ses portes à la rentrée prochaine et séduira, sans aucun doute, denombreux artistes, souvent confrontés à l’absence de formations qualifiantes correspondant à leurs attentes. Way to Stage accueillera ainsi des étudiants à partir de 16 ans qui souhaitent se former à l’art du théâtre musical. À la fin d’un cursus de trois années, sous la houlette de formateurshautement qualifiés, ils seront prêts pour les castings internationaux. D’autant que la dimension de l’interprétation en langues étrangères sera intégrée au programme (néerlandais et anglais).

On peut donc s’attendre à vivre de belles rencontres dans ces classes composées de jeunes talents plus motivés que jamais, qui auront la chance d’évoluer au sein d’un univers pluridisciplinaire, aurythme des cours de chants, de danse, d’interprétation... Seule une trentaine d’élèves auront accès à cet enseignement de qualité et pourront intégrer les classes préparatoires. Face à un tel challenge, il est évident qu’une solide motivation sera de mise !

À l’origine, l’idée de créer cette école artistique hors du commun est née d’un constat simple. Il n’existe aucun enseignement qui forme de A à Z des artistes professionnels aux techniques du théâtre musical en Europe francophone. Ce type d’enseignement complet et de haut niveau, très développé outre-Atlantique et dans les pays anglo-saxons, n’est à ce jour pas proposé dans nos contrées francophones. Cette carence de profils professionnels qualifiés se mesure d’autant plusquand il s’agit de monter de grands spectacles. En effet, alors que d’importantes compagnies américaines rachètent de prestigieux théâtres tel que le Mogador à Paris, le constat est sans appel quand arrive le moment des castings. Il s’avère qu’une fois sur deux, les productions doivent capituler, faute de dénicher des candidats suffisamment formés. En France, il est ainsi déjà arrivé qu’un spectacle, alors annoncé des mois à l’avance, doive être annulé, alors qu’une même comédie,mise en scène à Londres, trouvera ses perles et ses artistes sans encombre ! On soulève alors toute l’importance et la nécessité de former davantage les artistes de nos contrées francophones (Suisse,Luxembourg, Belgique, France) qui souffrent unanimement du même manque de formation adaptée à l’univers professionnel du théâtre musical.

 

La naissance de Way to Stage

Derrière ce challenge, on retrouve Christophe Godfroid, directeur de Way to Stage, qui souhaitait plus que tout remédier à cette absence d’enseignement de haut niveau et de qualité. Confronté à une demande croissante de la part du milieu artistique notamment, les ambitions de Christophe ont immédiatement séduit et ont trouvé de nombreux échos positifs. Même s’il avoue en souriant ne plus croire au destin, cette belle histoire qui a donné naissance à Way to Stage s’apparente à un récit assez magique que l’on retrouve parfois dans les livres. Dès les premiers chapitres du projet, il a pu compter sur la motivation et le soutien de nombreuses institutions et personnalités... Dans cetteaventure, Christophe a su s’entourer d’un corps professoral composé d’artistes de renommée internationale tels que Fabrice Pillet (Les Misérables, Phantom of the Opera), Audrey Levêque (Sister Act), Florence Wiot (danseuse étoile du ballet royal de Wallonie) et le metteur en scène belge Franck Van Laecke, réputé pour ses créations d’envergure comme Tintin et le Temple du Soleil ou récemment 14-18 the Musical, qui a attiré plus de 335 000 spectateurs en Belgique. In fine, grâce à cetencadrement de qualité, les étudiants pourront bénéficier des différents réseaux professionnels de leurs enseignants durant leur cursus au sein de Way to Stage, ainsi que lors de leurs premiers pas dans la vie active.

 

Un cadre idéal pour apprendre

L’école a pris place dans un ancien moulin à eau entièrement rénové. Le charme de cette magnifique demeure qui accueillera bientôt les jeunes talents opère dès l’entrée. Et bien que la bâtisse soit nichée au cœur de la campagne athoiseWay to Stage offre l’avantage d’être proche des axes routiers et facilement accessible en transports en commun depuis Bruxelles. Un cadre rêvé pour cette académie d’un nouveau genre, où règne déjà une atmosphère inspirante où il fait bon vivre, toutsimplement. À l’instar d’une école, les cours s’articuleront en trois espaces qui seront accessibles en permanence : une classe de chant d’ensemble, une classe de répétition de théâtre et une salle de repos pour se détendre entre les leçons. Sur base d’un horaire de 26 heures de cours étalés sur quatre jours, les étudiants seront scindés en groupes de dix à douze maximum. Ils bénéficieront d’une attention maximale des professeurs qui leur apporteront un enseignement immersif approprié,adapté au niveau de chacun. Et cerise sur le gâteau, des cours de chant individuels seront également dispensés, à raison d’une heure par semaine. Comme nous pouvons le constater, l’objectif de Way toStage est de viser une formation d’excellence en offrant notamment cette approche individualisée et, plus particulièrement, au niveau de l’apprentissage des techniques vocales qui nécessite des affinements très spécifiques.

Alors que Christophe Godfroid, le directeur, insiste sur l’exigence que requiert cette discipline, il soulève également toutes les variations qui existent entre le théâtre musical francophone et anglo-saxon. « L’art de la comédie musicale est exigeant et pointu, il demande des qualités spécifiques d’excellence dans trois disciplines fondamentales, à savoir le chant, la danse et le jeu d’interprétation dramatique. Il s’agit d’un art à part entière, notre objectif sera de former les artistes à l’univers professionnel ». Il poursuit en soulignant qu’il est essentiel de cerner les variantes qui existent entreles comédies musicales francophones et le théâtre musical en anglais. « En termes d’écriture, les différences sont fondamentales. Les comédies musicales en français sont de beaux spectacles de pop-variété mis en scène, alors que la qualité d’interprétation n’a rien à voir avec les comédies musicales proposées à Broadway, par exemple. Ainsi, il est assez évident de distinguer qui est danseur, chanteurou comédien dans les comédies à la française, ce qui n’est pas le cas lors d’un spectacle en outre-Atlantique ou à Londres, où un même artiste parvient à maîtriser toutes les disciplines à la perfection. »

Pas de doute quant à l’avenir prometteur de ce beau projet orchestré par Christophe Godfroid et son équipe. Une motivation sans limites, à tel point que cette aventure extraordinaire se dessineégalement de l’autre côté de la frontière, à Perpignan, avec « Way to Stage Méditerranée ».

 

www.waytostage.com

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Développer une série animée innovante pour les tout-petits, voilà le pari de ToonYou depuis 2014. Aujourd’hui, l’objectif est atteint haut la main. Mais, la start-up a encore plein de projets ambitieux dans sa sacoche. Rencontre avec son cofondateur, Alexandre Touret.

 

Alexandre Touret a de quoi être fier. L’application « ToonYou : My Dream Jobs » lancée par la start-up du même nom dont il est le cofondateur a le vent en poupe. Simple à télécharger, et disponible sur téléphone (iOS, Android ou Windows Phone) mais aussi sur PC/Mac, elle a rapidement conquis de nombreux parents. Se présentant comme une série télévisée pour enfants, son but est d’illustrer,dans chaque épisode, un métier différent expliqué aux 2-6 ans. « Les épisodes, d’une durée de trois minutes, se regardent en famille pour les 2-5 ans, et les 5-6 ans peuvent les visionner seuls », précise le jeune patron.

La particularité de l’appli ? Être une série d’animation TV « personnalisée » à l’aide des parents (un seul ou les deux) qui ont la possibilité de télécharger une photo de leur visage et de celui de leur enfant avant le début de « l’expérience », comme on dit dans le jargon.

 

Rendre l’enfant plus attentif

En 2012, une enquête menée par le groupe Nickelodeon montre que 90 % des enfants considèrent leurs parents comme leurs héros N° 1. Alors, pourquoi ne pas les mettre en scène ? « ToonYou : MyDream Jobs » consiste à faire découvrir à l’enfant le métier de l’épisode à travers les membres de sa propre famille qui en deviennent les protagonistes : astronaute, trapéziste, pompier, facteur, informaticien et bien d’autres encore. Ils y évoluent au travers de petites aventures drôles et pédagogiques. « Notre travail se base sur une réflexion menée avec des pédopsychiatres et sur ce que l’on appelle le réflexe neurophysiologique : l’enfant est pourvu d’un instinct qui lui permet de retenir la combinaison unique nez-bouche-yeux de ses parents qu’il va plus écouter que les autres adultes. » Chacun des 70 épisodes déjà produits permet ainsi d’immerger véritablement l’enfant (et les parents) dans l’histoire du dessin animé.

Bien sûr, entre un enfant de 2 ou 6 ans, la perception ne sera pas la même. « Grâce à la personnalisation, le dessin animé va intéresser les tout-petits dès 2 ans. Eux vont voir leur maman qui ouvre un stand de limonades avec des catastrophes en cascade. Les plus grands comprendront le lien avec le métier décrit qui peut se révéler compliqué au quotidien : celui d’entrepreneur. » Alexandre Touret parle d’expérience, il a deux petits cobayes à la maison : « J’ai des enfants de 2 et 5 ans. Grâce à eux, je me suis clairement rendu compte qu’il fallait ajouter des sourires et une bonne dose d’humour, on a privilégié les petites blagues pour “supporter” l’aspect éducatif de notre série. »

 

Réalité enfantine

Les concepteurs ont été chercher l’inspiration à la source : chez leur public cible ! Par exemple, dans la relation que l’enfant peut entretenir avec le papier et le carton, des matières de bricolage qu’il utilise fréquemment et qui sont les matériaux de la série. Puis, dans la manière de concevoir les scénarios. « On voulait entrer littéralement dans le monde et l’imagination des enfants. Ceux-ci ont une faculté dingue à se raconter des histoires. Ils prennent n’importe quel objet proche et les font jouer ensemble.On voulait rendre cette spontanéité, faire en sorte que notre personnage animé se déplace et fasse des trucs extraordinaires, comme un enfant pourrait les imaginer. »

La start-up réfléchit d’ailleurs à développer ces « paper toys » pour les imprimer et en faire des livres personnalisés. « On a eu une bonne idée avec les livres partiellement personnalisés en librairie. Les parents donnent les infos nécessaires dans l’appli et nous, on leur envoie le livre réalisé à partir de cela. Aux États-Unis, le site LostMy.Name a vendu des millions de livres en jouant sur la disparition du prénom de l’enfant (prénom encodé par le parent sur le site) que celui-ci recherche à travers son ouvrage personnalisé. Aujourd’hui, on a des outils pour divertir les enfants différemment, à nous deles utiliser ! »

 

Une concurrence impitoyable

Le succès de ToonYou est d’autant plus notable que la concurrence est très présente sur le marché du dessin animé. « Une série d’animation coûte très cher, les besoins de production sont importants et les questions de coproduction souvent compliquées. Les principales boîtes sur le marché sont de véritables machines à gaz assez impressionnantes. Mais on savait que sur un public cible, celui des tout-petits, on pouvait apporter quelque chose avec des moyens moins élevés tout en répondant à une nouvelle attente. » L’approche avec laquelle ToonYou évoque les métiers, thématique centrale, était assez innovante. « Il fallait créer sinon des vocations au moins des curiosités et expliquer les métiers de façon plus complète et actualisée : arrêter de ne parler “que” des pompiers, des policiers ou des infirmières, mais montrer que l’éventail est beaucoup plus large et intéressant ! » Ainsi, « ToonYou : My Dream Jobs » fait la part belle à des professions nouvelles ou moins populaires : DJ, informaticien, professeur, chocolatier, sculpteur, soldat de la paix, éboueur, pour ne citer que celles-là.

L’ambition affichée de la start-up est d’apporter quelque chose de différent dans le divertissement etl’animation pour enfants. « On est persuadé qu’il existe énormément d’applis pour enfants où il y a surabondance d’interactivités alors que, les médecins le disent, il y a un besoin chez l’enfant de divertissements passifs qui permettent de se reposer, car les enfants sont beaucoup plus sollicités qu’avant (école, exercices intellectuels, jeux vidéo, etc.). Nous nous situons entre les deux, le dessin animé passif, mais avec une touche d’humanité. »

 

Une prouesse technologique

On voit que les clés du succès de ToonYou sont le caractère éducatif de ses contenus et l’innovation visuelle que permet la personnalisation du dessin animé. Mais pas seulement. Pour arriver à la notoriété, les concepteurs savaient qu’il fallait innover dans le format court à destination de nouveaux supports, autres que la télé. « 40 % des jeunes enfants regardent leur divertissement sur tablette ou téléphone, nous avons donc pensé notre produit sous forme d’application et pour le web », explique Alexandre Touret.

En tout, pour l’application et son extension digitale, sept personnes ont travaillé à temps plein pendant 18 mois. Les défis étaient nombreux. « Qu’est-ce qui est techniquement possible ? Quel est le procédé visuel approprié ? On a opté pour la réalisation de cette série en paper toys et en stop motion, à la Wallace et Gromit, une technique que l’on connaissait pour l’avoir déjà utilisée. Pour les trucages, on a travaillé sur les déformations visuelles, l’apparition de fumée, nuages, etc. » Mais la plus grosse prouesse reste le moteur de spécialisation. « On a mis au point un moteur de personnalisation qui génère plus de 100 expressions d’après un seul et unique portrait téléchargé. Cela nous permet d’appliquer des pleurs, un sourire, de la surprise au visage du personnage, des émotions qui correspondent à l’histoire et la rendent plus réelle, plus plausible. »

Aujourd’hui, ToonYou est disponible sur Google Play, iTunes, mais également sur le Windows store, etc. Bref, « on couvre 100 % du marché des applis grâce à un accompagnement de Microsoft pour la mise au point d’une application que vous pouvez installer sur votre PC ou votre tablette, comme un vrai programme ». Vu l’âge du public cible, les appareils utilisés sont ceux des parents. « On voulait un outil “ATAWAD” (any time anywhere any device). Cela ne veut pas dire pour autant que le parent est déresponsabilisé. On va mettre en ligne un mode “lire toutes mes vidéos” qui permet le visionnage des épisodes les uns à la suite des autres sans interruption. On laisse donc les parents prendre la décision d’arrêter la lecture quand ils estiment que l’enfant a passé suffisamment de temps devant un écran. »

 

RTBF, Amélie Nothomb ou encore le fondateur de Google

Pour la réalisation des personnages de la version télé, ToonYou a fait appel à des invités de choix. « Amélie Nothomb a accepté de prêter son visage pour l’épisode sur le métier d’écrivain, Larry Page, le fondateur de Google, sera notre informaticien et on attend pour communiquer sur une autre très grande personnalité américaine... », sourit Alexandre Touret.

Le premier partenariat de ToonYou s’est très rapidement mis en place. « Quand on s’est rendu compte, fin 2014, que le projet était possible technologiquement, on a développé notre produit et on en a parlé à la RTBF qui est très vite devenue partenaire. Ce qui les intéressait, c’est qu’on n’était jamais dans le gadget. Chez nous, pas de cartes de voeux à envoyer à sa grand-mère pour Noël ou d’animations de chats. En tant que professionnels de l’entertainment, nous proposons un contenuqualitatif avec un socle solide mêlant divertissement et pédagogie. » Grâce à un accord de diffusion signé avec la RTBF, les paper toys à tête carrée de ToonYou passent à présent deux fois par jour sur La Trois et les épisodes sont tous accessibles sur le site d’OUFtivi.

Mais ce n’est pas tout. « Par la même occasion, nous avons convaincu le groupe français Lagardère, qui a une antenne de distribution de programmes, de nous prendre en mandat. Ce qui signifie que nous sommes intégrés à leur catalogue et que nous pouvons être achetés par des chaînes du monde entier. » Ainsi, ToonYou sera diffusée dès septembre sur la chaîne Unis/TV5 au Canada ainsi que par Majid Kids TV au Moyen-Orient et des discussions sont également en cours avec la Corée du Sud.

 

L’aventure… commence

En plus des collaborations, ToonYou a, en quelques mois, reçu de nombreux prix qui sont autant de confirmations de son succès : le prix du jury au MIP Junior, le plus gros salon d’achat de contenus audiovisuels à Cannes, ainsi que le prix Crossmedia de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Les concepteurs sont également lauréats Boost up! et ont terminé dans le top 12 de la mondialement connue Creative Business Cup à Copenhague en représentant la Belgique parmi des centaines de concurrents.

Des envies d’international ? ToonYou n’en manque pas avec des contenus déjà disponibles dans deux langues (français et anglais), mais « nous restons très actifs sur le réseau wallon. Les fonds d’investissement en Wallonie sont très efficaces et accompagnent les stratégies de façon trèsproactive en aidant vraiment au développement. Nous nous situons également dans un lieu à Mont-Saint-Guibert, le Creative Spark, sorte de pépinière pour start-up, avec d’autres comme ilooove.it ou encore Speaky et dans lequel nous nous sentons très bien ».

ToonYou a fait ses preuves. « Suite au développement de l’appli et la manière dont elle s’exporte bien, nous avons réalisé une version 2.0 qui sera disponible pour l’été ! Quant au site web, www.toonyou.com, la nouvelle version vient d’être mise en ligne : encore plus fluide, dynamique et simple d’utilisation, explique fièrement Alexandre Touret, et on travaille déjà sur la suite, "My DreamPets", destinée aux enfants un peu plus grands et qui se focalisera donc sur les animaux. Pour vous mettre dans le secret : la série sera particulière, car l’enfant se réveillera chaque matin avec la missionde résoudre les problèmes de son quotidien grâce à des animaux. » En fin d’année, ToonYou mettra aussi sur pied une levée de fonds à laquelle les particuliers pourront participer. Affaire à suivre !

 

www.toonyou.com


L’application ToonYou est gratuite et dispose d’un accès Premium à partir de 0,99 €.
Disponible sur iOS, Android et Windows Phone. Ainsi que sur PC et Mac.

 

Videos

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David, Benjamin et Ludovic forment un trio de petits génies autodidactes. Leur point commun ? Se lancer dans le monde entrepreneurial et créer leur propre société. En moins de deux ans, Speaky adéjà su séduire plus de 200 000 utilisateurs dans le monde. Leur motivation ? Se lever avec le sourire, être bien dans leurs baskets et voir leur projet aboutir.

 

Les bureaux du Creative Spark, sorte de pépinières à start-up, regorgent d’esprits créatifs cachés derrière une multitude d’écrans d’ordinateur. Les frères David et Benjamin Defrenne et leur ami Ludovic Chevalier, co-fondateurs de Speaky SPRL, ne dérogent pas à la règle. Du haut de leurs 25 et 26 ans, les trois jeunes ingénieurs (en informatique, mathématiques appliquées et gestion) fraîchement diplômés de l’UCL se laissent guider par leur instinct. Ils veulent créer leur propre boîte. Un passage par NEST’up, l’accélérateur de start-up, leur ouvre les yeux sur la marche à suivre. Le but ? Vérifier le plus rapidement possible qu’une idée a une chance de fonctionner et l’amener sur le marché.

 

Sur les chapeaux de roues

La première pierre de l’édifice est posée le 1er septembre 2014. Durant quelques mois, les comparses se partagent les divans d’une véranda familiale. Soutenus par leurs parents, ils se concentrent sur leur projet. Un mois plus tard, la plate-forme Speaky en version 1.0 voit le jour. « Durant notre enfance et adolescence, on a suivi des cours de langues à l’école sans réellement apprendre à les utiliser, explique David, co-fondateur. Ensuite, partis en échange Erasmus à Séville, Valence et Shanghai, nous nous sommes tous trois rendu compte de la facilité d’apprendre une langue en côtoyant des locaux avec qui nous partageons des intérêts communs. À vrai dire, s’exprimer sur un sujet qui nous interpelle est motivant. Il s’agit de situations réelles. C’est cette expérience qu’on a voulu recréer via notre plate-forme entièrement gratuite : être au contact de gens qui veulent apprendre des langues et qui ont des intérêts communs. »

Au final, peu importe le projet, c’est l’esprit d’entreprendre qui prime et, plus particulièrement, l’envie de résoudre un problème. « À notre niveau, si on ne solutionne pas de problème, on n’a pas de raison d’être. C’est là toute l’importance de notre existence. » Sélectionnés ensuite par Bolt, accélérateur de start-up espagnol, ils prennent la direction de Malaga, en Andalousie. « Nos quatre mois sur place représentent une super expérience, aussi bien humainement que professionnellement.Sans contrainte autour de nous, nous n’avions plus qu’une seule chose en tête, Speaky. On a appris énormément, on a avancé à grands pas, on a fait beaucoup d’erreurs aussi, mais tout allait bien plus vite. Des mentors ont passé notre projet à la moulinette, afin de déboucher sur un produit optimal. »

En avril 2015, la PME active dans le domaine de l’éducation se voit octroyer une subvention de la part de l’Union Européenne. « En contrepartie de la bourse, nous sommes dans l’obligation d’utiliser certains de leurs programmes informatiques durant un certain nombre d’années. Donc le deal consiste à offrir une certaine visibilité à l’UE sur leurs produits technologiques. Typiquement, je parle ici du système de video chat qui permet de “skyper” via un navigateur. »

Ludovic, responsable marketing, s’exprime. « On a un beau challenge dans la mesure où la vision qu’on a de notre plate-forme, c’est un réseau social où toute personne qui souhaite apprendre une langue va pouvoir se connecter avec des gens qui ont le même objectif. Théoriquement, on parle ici de deux milliards de personnes. Donc le grand débat, c’est comment toucher autant de gens, et ce, sans revenu, en conservant la gratuité du site. » En juillet 2015, un accord est signé avec Altissia, la référence des cours de langues en ligne, créateur de WallanguesSpeaky représente un outil innovant pour mettre en contact tous leurs apprenants. L’accord octroie une licence exclusive à Altissiad’utiliser Speaky« En bref, nous ne générons pas d’argent via notre plate-forme, mais nous “offrons une licence” à Altissia qui, elle, nous rémunère. Outre la bourse de l’UE, ce deal nous permet de gagner notre vie et de faire vivre nos collaborateurs. »

 

Une série de petits virages

Depuis ses débuts, le projet n’a pas pris de gros tournant. Les concepteurs considèrent plutôt qu’il a emprunté une série de petits virages, progressivement. Le principe du language exchange n’a pas de limite. Pour se démarquer de leurs concurrents, les trois comparses à l’esprit joueur n’ont d’autres choix que de gagner le marché, tout simplement. « De plus en plus, on voit éclore par-ci, par-là descommunautés qui se rapprochent vraiment de la nôtre. Pour contrer ce phénomène, nous devons impérativement être les meilleurs dans notre domaine. » En toute logique, le moment est venu de prendre leur place aussi sur mobile, pour permettre d’étendre l’apprentissage sur Smartphone. « À ce niveau-là, nos concurrents sont en avance sur Android et iOS. On vient à peine de sortir nos applications. C’est tout frais, on a encore du lait derrière les oreilles », relativise David, en charge du développement sur Android.

Pour répondre à la demande, Matthieu, le cadet de la famille Defrenne, est engagé en renfort, ainsi qu’un de leurs amis, Arnaud De Backer. Les cinq jeunes autodidactes se complètent et s’épaulent. Et David de préciser : « Dans le monde de l’informatique, il n’existe pas d’autres limites que le temps. Les solutions et supports, à l’heure actuelle, sont quasiment infinis. À force de s’exercer, on apprend sur le tas. Avoir un max de compétences regroupées au sein de l’équipe nous permet de gagner de l’argent, du temps et pas mal de discussions de longue haleine. En ce moment, on a tout ce dont nous avons besoin en interne. » L’équipe peut compter sur les conseils des membres du réseau Entreprendre Bruxelles qu’elle a rejoint il y a peu ou des autres locataires du Creative Spark« Peu importe le produit, on est souvent confronté aux mêmes interrogations, aux mêmes problèmes. Partager son expérience ou demander conseil permet de sauter des étapes. Faire une erreur que quelqu’un a déjà rencontrée avant soi serait vraiment dommage. Et c’est ce qu’on essaye d’éviter. »

L’accent sur l’épanouissement

À 25 ans, débuter sa carrière dans le monde ingrat et très sélectif de l’entrepreneuriat n’est pas ce qu’on pourrait appeler une solution de facilité. Pourtant, la chance semble sourire aux trois audacieux depuis le début de l’aventure. « Chance n’est peut-être pas le terme exact, mais ce qui est certain, c’est que nous avons de belles opportunités que nous saisissons aux bons moments. Puis, nous sommes en constante recherche d’opportunités pour faire évoluer le produit. Avant de pouvoir en saisir une, on a joué 50 cartes qui, elles, n’ont abouti à rien », se souvient David.

En deux petites années, les choses ont bien évolué et la motivation reste intacte et omniprésente. Pour se démarquer de ses concurrents, Speaky doit sortir du lot et les membres de l’équipe ne ménagent pas leurs efforts pour y parvenir. David, grand sportif dans l’âme au même titre que ses camarades, rappelle toutefois que « ça reste un marathon, ce n’est pas un sprint. Il faut laisser auxgens le temps de respirer. Au début, on travaillait minimum 10 à 12 heures par jour. Après quelques mois à ce rythme, on s’est vite rendu compte qu’autant d’heures de travail par jour représentaient en quelque sorte un frein à notre productivité. Pour l’instant, on tente de réduire nos heures de boulot, en commençant toujours à 7h30, mais en terminant beaucoup plus tôt, vers 16h. Notre principe actuel nous permet de raccourcir le temps de travail tout en augmentant notre productivité et notre concentration, tout en étant plus synchronisés avec le reste de la population, nos amis notamment. De plus, nous sommes tous de grands fans de sport, de musculation en particulier. Ça nous dégage du temps pour nous défouler. C’est un peu notre culture d’entreprise », sourit David. « Nous avons convenu de ce rythme de travail suite à une réflexion commune. On s’exprime beaucoup et sans hésitation sur nos besoins individuels vis-à-vis de la boîte. On veut vraiment arriver à un équilibre on apporte à Speaky, mais Speaky nous apporte aussi. » L’épanouissement personnel représente un facteur clé dans l’évolution de la jeune société et de ces jeunes qui n’ont pas peur de l’avenir.

 

www.gospeaky.com 


SPEAKY, FRUIT DE RÉFLEXIONS COMMUNES

DAVID

« On applique une hiérarchie aussi “plate” que possible. On ne parle pas des membres de notre équipe en tant que “patrons” ou “employés”. Tout le monde est sur le même pied d’égalité. Au niveauresponsabilités, ce ne sont pas les mêmes pour tout le monde, mais chacun de nous en a ! Quand l’on exprime ses besoins, c’est très facile de brainstormer et de trouver des solutions qui plaisent à tous. Benjamin, Ludovic et moi lisons beaucoup sur le monde entrepreneurial, le développement personnel,etc. On ne pense qu’au bien de la boîte, c’est ce qui nous guide. »

BENJAMIN

« En ce qui concerne les choix stratégiques, nous impliquons tous les membres de l’équipe. L’avis de chacun compte. C’est un élément essentiel pour la cohésion et l’évolution de l’entreprise. »

ARNAUD

« Précédemment, je travaillais pour une société de consultance informatique. J’y étais justedéveloppeur. Je veux dire par là qu’on ne m’a jamais demandé de faire plus que ce que je savais déjà faire, ce qui me paraissait un petit peu réducteur. On ne me faisait pas participer aux discussions stratégiques sur le logiciel que j’étais en train d’implémenter. J’avais une portée bien moindre que chez Speaky. Ici, je me sens totalement impliqué dans le projet, et ce, depuis le début. Cela donne l’impression que notre boulot représente déjà un investissement en soi. Je me vois évoluer et j’en apprends plus quotidiennement. »


SPEAKY EN CHIFFRES
2014
Le 6 octobre 2014 marque le lancement de la plate-forme. Depuis lors, le site est méconnaissable, il n’a cessé d’évoluer.
 
113
113 langues sont disponibles à ce jour, parmi lesquels le sanskrit, le berbère, le zoulou, le latin… etmeme le klingon !
 
1000
Chaque jour, Speaky comptabilise environ 1000 nouveaux inscrits. Ce chiffre ne cesse de croître.
 
200 000
Actuellement, Speaky compte 200 000 utilisateurs. Pour fin septembre, l’objectif s’élève à 400 000 inscrits.
 
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C’est dans le cœur même du Brabant wallon, une belle et séduisante région aux multiplesdécouvertes en matière de maisons de bouche, que Jacques Marit et sa famille sont installés en 1991.

 

Le cadre de cette séduisante demeure se situe dans une cossue villa de style moderne prolongéed’une terrasse et d’un jardin pour les plaisirs de la bonne saison : calme et sérénité sont au rendez-vous. L’élevage des daims et des moutons complète l’impression bucolique.

Aux fourneaux, on retrouve le père et le fils qui travaillent à quatre mains, mais surtout à deux cœurspour une cuisine mélangeant structures, couleurs, saveurs et parfums, le tout dans un répertoireparfaitement maîtrisé. Pour Jacques, le père, le déclic fut le feuilleté aux écrevisses que ses parents, fins gastronomes, lui firent découvrir lorsqu’il était encore adolescent. Dimitri, le fils, rejoint l’équipe en 1998 après quelques fructueuses années passées à la « Bergerie » de Livessur- Meuse et au « Comme chez soi » sous la férule exigeante de Pierre Wynants. Expériences enrichissantes, on l’imagine. Fraternité et respect du métier sont, pour les deux hommes, une belle façon d’appréhender leur vie professionnelle et de surprendre et ravir vos papilles. Courage, passion et exigence du goût complètent leur credo. C’est une fête perpétuelle, d’autant que le service est sous la conduite prévenante et souriante des épouses, Dany et Emmanuelle, qui multiplient les attentions. Du vrai travail de pro soutenu par une belle carte des vins !

 

Cuisine de terroir

Le terroir local est très souvent mis à l’honneur. En exclusivité : les agneaux de la bergerie du pèreJacques sont élevés sur place (races Swifter et Texel français) dans les meilleures conditions pour avoir constamment à disposition un choix raisonné de produits hauts en goût et de premièrefraîcheur. Les escargots proviennent de S’Lognes, situé à Seloignes dans la botte du Hainaut, uneescargotière spécialisée dans l’escargot Petit Gris, recherché pour sa chair tendre et savoureuse. Lesfraises Lambada, reconnues pour leur saveur et leur goût unique, proviennent des vergers de Lillois et d’Ittre. Les chefs utilisent majoritairement les légumes Bio Lefèvre de Sombreffe. Et pour couronner le tout, est proposé un vaste choix de bières et fromages wallons.

La lumière est omniprésente dans cette salle qui peut accueillir, pour les banquets, jusqu’à 120 personnes. On met à votre disposition deux salons privatifs (de 10 et 60 couverts) pour accueillir vos séminaires, vos repas d’affaires et vos dîners de famille. Vous pourrez ainsi vivre quelques agréables moments en toute intimité. Le repas se déroule en une suite de préparations, toutes dans le respect profond des saisons et du marché. La meilleure façon d’appréhender les petites merveilles culinaires des deux comparses est sûrement d’opter pour le Menu Dégustation, justement nommé « Plaisir de saison », qui se déroule en quatre ou cinq services (68 ou 85 € ; 93 ou 115 € avec une jolie sélection des vins). Du mercredi au vendredi midi, laissez-vous tenter par le lunch « Déjeuner Marit » en trois services (40 € et 55 € avec la sélection de vins). Vous pouvez opter pour « Saison à la carte », troisassiettes avec des choix surprenants tout en découvertes : langoustines aux amandes et vieuxparmesan, pomme de terre moscovite au caviar, croustillants de pieds de porc et foie gras, poularde « homardine » cuite à basse température, croustillant de ris de veau, pluma de cochon… Bon appétit !

 

Renseignements :
Maison Marit
Chaussée de Nivelles, 336
B-1420 Braine-l’Alleud
+32 (0)2 384 15 01
Fermé dimanche soir, lundi et mardi
 

À SAVOIR

Les Marit ont vu s’amonceler, sur leurs têtes, maintes récompenses dont le prestigieux Prosper Montagné (premier cuisinier de Belgique) qui couronna, fait exceptionnel, le père en 1991 comme le fils en 2006. Le Club Gastronomique Prosper Montagné fut fondé en 1952. Depuis lors, l’ASBL réunit les plus grands noms dans les professions culinaires en Belgique. Les principaux objectifs sont restés les mêmes : soutenir de jeunes professionnels dans leurs ambitions, défendre et promouvoir la gastronomie belge et l’usage des produits de notre terroir. Outre ces distinctions, les Marit obtinrent les Prix Cointreau, Taittinger et Escoffier. Depuis 2001, une juste et reconnue étoile Michelin leur est annuellement décernée.

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