Waw magazine

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 un tout petit badge qui rend d’énormes services

En développant une application multitâche intégrée à une borne interactive, l’entreprise nivelloise facilite le quotidien de centaines d’écoles et chantiers en Belgique. Elle est aussi en train d’étendre sa gamme à la gestion de cantines, des distributeurs d’aliments et à l’accès des bâtiments.

 

En quelques années, les systèmes de gestion informatisés sont sortis des PC pour entrer dans les smartphones ou dans les poches de tout un chacun. Un seul clic peut donner un accès sécurisé à une foule d’informations et de services rassemblés sur une même plateforme.

Alain Préat, fondateur de APKiosk

Fondée en 2012, la PME nivelloise APKiosk a rapidement fait ses preuves pour devenir leader sur deux marchés encore peu exploités, celui des écoles et celui des chantiers de construction. A sa tête, Alain Préat, un gradué en informatique qui a d’abord tâté le marché en créant Apresoft, une société spécialisée dans le logiciel sur mesure. « Tout a commencé avec la demande d’une école qui cherchait une solution informatique pour gérer sa cantine, raconte le directeur. On a eu l’idée de créer un compte préalimenté par les parents d’où seraient déduits les repas et les consommations et sur lequel on pourrait aussi réserver les repas ».

Une application qui s’utilise comme un couteau suisse

La société APKiosk est née de l’intégration de cette application dans une borne interactive facilitant l’accès à tous les services offerts. Moyennant quelques adaptations, l’application d’une école est devenue celle de toutes : APSchool. Dans cette application générique, d’autres services se sont progressivement ajoutés dans quatre domaines : l’administratif, le financier, le pédagogique et le disciplinaire. Comme un couteau suisse, l’application compte jusqu’à trente-cinq modules parmi lesquels l’école peut faire son choix. L’application évite la manipulation d’argent et offre une traçabilité intégrale des paiements, facilite la communication entre la direction, les équipes enseignantes et les parents.

Elle permet une gestion simple des présences et des absences, comme de l’accès et de la sortie des établissements pendant et en dehors des heures de classe. Elle facilite aussi la gestion du PIA (Plan individuel d’apprentissage) de l’élève. Aujourd’hui, APSchool tourne dans cinq cents écoles des réseaux maternel, fondamental et secondaire. Et l’entreprise est sur le point se signer un premier gros contrat pour installer son application à l’étranger, mais elle préfère rester discrète tant que l’accord n’est pas définitif.

Une borne pour l’application APSchool qui permet de recharger le compte de l’enfant ou du jeune avec une carte bancaire comme s’il s’agissait d’un terminal de paiement.

Pour la gestion des chantiers

L’autre produit phare de APKiosk est APChantier qui a été mis au point en 2014 à la faveur d’une nouvelle législation imposant aux chantiers de construction de plus de 800.000 euros de placer une pointeuse sur le site afin de vérifier si tous les travailleurs qui y accèdent sont en ordre d’ONSS. « Nous avons développé une borne standardisée qui équipe plus de quatre cents chantiers, précise Alain Préat. Notre entreprise propose un service complet qui intègre la borne, le soft et sa maintenance. APChantier s’est imposé sur ce nouveau marché par la force de son produit qui se vend via le bouche-à-oreille, sans délégué commercial. Ce qui explique que, pour le moment, nos clients se concentrent encore dans la partie francophone du pays ».

Pour répondre aux demandes de certaines entreprises, APKiosk a mis au point une borne de deuxième génération, dotée d’un écran qui offre une plus grande interactivité, permettant, par exemple, de déterminer le temps de prestation par tâche d’un travailleur.

Une armoire-frigo avec badge

Installé à Nivelles depuis 2019, APKiosk y assure, dans son atelier, la maintenance et le recyclage de tous ses appareils. Forte de son expérience, la société propose désormais la gamme APSelf qu’elle pourra adapter à ses besoins particuliers. « Nous nous sommes aperçus que les entreprises étaient confrontées aux mêmes problèmes de gestion des cantines, des distributeurs de boisson ou de nourriture, et d’accès aux bâtiments ». C’est ainsi que la société, jamais en manque d’idées, a mis au point les appareils de demain, comme l’APFridge, une armoire-frigo garnie de repas sains concoctés avec des produits frais locaux par des ateliers protégés. Une fois identifié par son badge, l’élève ou l’employé peut choisir le plat qui le fait saliver dont la valeur est automatiquement déduite de son compte par le simple fait d’avoir retiré le plat du frigo.

APFridge, une armoire-frigo garnie de repas sains concoctés avec des produits frais locaux par des ateliers protégés.

Le petit badge n’a pas fini de rendre service ni l’entreprise de prendre de l’ampleur, puisque si elle emploie aujourd’hui quatorze personnes et deux consultants, elle prévoit de passer à une vingtaine de collaborateurs en 2023.

www.apkiosk.com

Marier restauration, culture, économie locale et esprit d’équipe autour d’un même lieu : c’est le pari de Citizen Concept imaginé par deux frères gembloutois, Romain et Raphaël Guillitte. D’abord à Wavre, et maintenant à Louvain-la-Neuve.

 

Dans les assiettes au Citizen Kane, café restaurant situé en plein centre de Wavre, des salades La Vita è bella, Volver ou La Strada voisinent avec une entrecôte ou un burger Le Parrain. Tout un programme ! … Sur des pans de murs, le bois, présent sous plusieurs formes – planches, morceaux de troncs, d’écorces, de palettes, de caisses de vin –, fait bon ménage avec des plantes vertes.

« J’ai beaucoup voyagé et travaillé dans des restos à Bruxelles, explique Romain Guillitte, copropriétaire du lieu avec son frère, Raphaël. J’ai découvert là que l’Horeca peut être bien autre chose qu’un resto gastronomique ou un snack de quartier. Certains établissements se spécialisent dans les bières belges ; d’autres offrent à leurs clients des ateliers, des jeux de société, des journaux, livres ou BD… »

L’idée fait son chemin dans la tête des deux Gembloutois. « Une petite artère piétonne de Wavre, la rue Charles Sambon, nous faisait de l’œil… » Ensemble, ils créent, en 2014, le Citizen Concept. « C’est moins le personnage de Charles Foster Kane, magnat de la presse, qu’Orson Welles, artiste, réalisateur, scénariste et producteur de ce chef d’œuvre du Septième Art, qui nous a inspirés », précisent ces cinéphiles. L’idée : ouvrir dans un même lieu plusieurs établissements avec chacun leur spécificité, y favoriser les rencontres des clients avec des artistes, créer des liens avec les entreprises et les associations locales.

Citizen Kane, Vertigo et Caligari : trois enseignes sœurs

Les débuts n’ont pas été de tout repos mais aujourd’hui, le concept se décline en trois établissements voisins à Wavre. Ouvert 7 jours sur 7, de 9h à 1h, le café-restaurant Citizen Kane propose des plats préparés maison provenant – de préférence – de producteurs locaux. Au brasseur Jandrain-Jandrenouille, de Ramillies, les copropriétaires ont commandé la fabrication d’une gamme de bières qui, aujourd’hui, sont également vendues en ligne. Avec des noms liés eux aussi au Septième Art : la Coming soon, blonde légèrement cuivrée qui développe des arômes floraux et fruités ; la Flashback, stout brune teintée d’arômes de chocolat et de café ; la Slow motion, bière blanche au froment, et la Blockbuster, une blonde triple. En face du Citizen Kane, Vertigo, un snack bar, propose des soirées quizz culturel, des après-midi jeux de société. Et, à côté, le bar cocktails Caligari offre des concerts live d’artistes de la région.

Des concerts en terrasse

« Les clients peuvent ainsi venir se restaurer avant de traverser la rue pour poursuivre la soirée autour d’un verre, précise Romain Guillitte. Certains y viennent en équipe pour participer au quizz culturel, Nous veillons à proposer, sur la terrasse du Caligari, des concerts avec un niveau sonore acceptable : jazz, folk, solo guitare, duo piano-chant. Nous accueillons ici un public hétérogène : des ami (e) s, des collègues de travail venus se restaurer à un prix raisonnable et/ou goûter des bières belges, des familles qui “s’y retrouvent” côté budget, des personnes en télétravail, des voyageurs de passage… Réunir ainsi les strates de la société et toutes les tranches d’âges, c’est ce qui nous réjouit le plus. Nous cherchons aussi à créer un esprit d’équipe au sein de notre personnel riche d’une quinzaine de personnes. Celles-ci peuvent prendre des initiatives ou suggérer des changements. Et les rôles ne sont pas figés. »

Les créateurs de Citizen Concept entendent aussi participer à la vie associative locale. Ils ont ainsi proposé leurs locaux à l’équipe qui a porté sur les fonts baptismaux l’épicerie coopérative Macavrac et fournissent nourriture et boissons à “Wavre sur herbe”, le jardin installé par la Ville, en août, sur la place Cardinal Mercier voisine.

 

Episode 2 : Louvain-la-Neuve

Depuis quelques mois, les deux frères, entourés désormais d’une solide équipe, ont ouvert un nouvel établissement, bien plus grand, dans l’ancien restaurant Longeatude, à deux pas de la Ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve. Selon le même concept : ouvert du matin à la nuit tombée, ce café-resto Citizen Kane offre 130 places à l’intérieur et 100 autres en terrasse. Le sous-sol pourra accueillir un bar culturel baptisé Xanadu – le nom donné par Welles à la forteresse où vit le milliardaire Kane –, où des artistes de tous les domaines (musique, humour, impro…) pourront se produire. L’appel aux candidats intéressés est lancé.

Pour travailler au Citizen Kane, une équipe d’une quarantaine de personnes a été engagée. « En pleine crise Covid, nous avons voulu y croire et l’équipe nous a soutenus, poursuit le copropriétaire. Nous avons construit un business plan et cherché des investisseurs. Contre vents et marées, un banquier local s’est battu pour faire accepter le projet ».

Une Citizen Gazette

Afin de faire connaître le deuxième Citizen Kane, un magazine trimestriel, la Citizen Gazette, va être édité. Pour inviter les entreprises de la région à soutenir le projet en y participant concrètement. « A Louvain-la-Neuve comme à Wavre, nous allons mettre les artisans, les producteurs locaux et artistes belges en lumière à travers les différentes activités du Citizen Concept, conclut Romain Guillitte. La crise récente n’a-t-elle pas montré combien les gens ont besoin de ce type d’espaces pour se rencontrer ? ».

Au diapason de la Ferme du Biéreau

En installant un café restaurant en face de la Ferme du Biéreau, les concepteurs du Citizen Concept entendent bien travailler de concert avec ce haut lieu musical néolouvaniste.

Le 24 juillet, Citizen Kane a ainsi organisé, en collaboration avec celui-ci, et dans le cadre d’une opération “Place aux artistes” soutenue par la Ville et la Province, un concert en plein air du groupe SKarbone 14, proposant un mélange de ska, rock, musique du monde, punk et chanson française.

« Une première expérience qui sera suivie d’autres, annonce Romain Guillitte. Car la Ferme du Biéreau dispose d’un budget pour faire vivre la musique en dehors de ses murs et collaborer avec les partenaires locaux. Elle pourra ainsi apporter son expertise en organisation de concerts. Le Citizen Kane offrira sa salle et ses services. Nous allons calquer notre programmation en fonction de celle de notre voisin : après un concert dans ce lieu culturel, nous pourrions en proposer un deuxième, dans le même genre musical, “en after”. Pas question de concurrence donc, mais de collaboration. »

www.citizenconcept.be

UN LIEU DE VIE ET DE PARTAGE

Chez Bobbi, c’est avant tout un lieu de vie aux multiples facettes. Qu’il s’agisse du marché, de la micro-brasserie Bobbi Brewery, de la scène de concerts, stand-up et impro ou encore de la « tap room », l’humain est au centre de cet espace de partage situé à Ittre.


Cédric Gérard est un créatif hyperactif qui travaille depuis plus de vingt ans dans les secteurs de l’Horeca et de l’événementiel. Il est notamment le fondateur du MiamStramGram (cimetière d’Ixelles), du Païdia (centre sportif de la forêt de Soignes) et, plus récemment, des bars-restaurants bruxellois le CaliCheZap, Be My Stoemp, ainsi que du Cali Club (Drogenbos) où sont organisés des concerts et stand-up.

Tout au long de son parcours, l’envie d’élaborer une bière et d’en comprendre le processus de A à Z ne l’a pas lâché. « Après avoir installé une nano-brasserie aux Halles Saint-Géry et élaboré une bière, j’ai voulu aller plus loin en lançant un projet à plus grande échelle tout en restant à taille humaine. »

Cédric s’est alors mis à la recherche d’un bâtiment à louer à Bruxelles, mais c’est finalement à Ittre, sa commune d’adoption depuis cinq ans, qu’il a trouvé un hangar. Il décida d’y créer bien plus qu’une brasserie : un espace de vie et d’échanges avec un marché, une scène pour accueillir des concerts, stand-up et impro, mais aussi une « tap room ». « Je souhaitais avant tout offrir un lieu de vie convivial à Ittre. C’est une merveilleuse commune, avec un environnement culturel et une politique tournée vers l’humain. »

Ce passionné souhaitait ainsi permettre aux producteurs travaillant dans la même philosophie de rencontrer des gens. « Je voulais pouvoir leur expliquer l’origine et la transformation des produits afin qu’ils comprennent ce qu’ils font. C’est essentiel pour nous de mettre les hommes et les femmes au centre de ce lieu de vie. »

Un marché quotidien local

Au marché quotidien, le choix s’est donc naturellement porté sur des producteurs locaux dans un esprit de culture circulaire. Cédric, qui s’est entouré d’une équipe de huit collaborateurs, a confié à François la sélection des produits de l’épicerie (en vrac ou non), des fruits et légumes, ainsi que des fromages. Ce jeune homme de 26 ans connaît tout sur l’origine des aliments qu’il propose. Il est également attentif au gaspillage. « Nos fruits et légumes proviennent d’une ferme proche et d’autres sont fournis par la plate-forme provinciale “Made in BW”. Si certains fruits tirent la tête, nous préférons les offrir plutôt que les jeter. J’ai choisi des fromages belges, français et suisses, principalement au lait cru, mais il y a également quelques fromages pasteurisés. Nous restons un maximum en Belgique et ne sortons pas de l’Europe », précise François.

Le marché propose également des œufs et des produits laitiers provenant de la ferme voisine dont les vaches sont nourries en partie avec les résidus du brassage (drêches) de la Bobbi Brewery. Du miel de fleurs de Charles Docquir situé à Ramillies, en passant par la farine de la ferme Gala à Genappe, les tartinades de chez Bocolibri à Tubize, la confiture wavrienne 100 % fruits ou encore les pâtes réalisées à partir de farine brabançonne, le client trouvera tout ce dont il a besoin. Un artisan boucher-charcutier qui découpe la viande sur son étal est également présent. Un boulanger, venant du village voisin de Lillois, propose un bel assortiment de pains plus appétissants les uns que les autres. Quant au poissonnier, un pêcheur d’origine bretonne, il vient tous les vendredis, avec sa camionnette, partager sa passion.

La crise sanitaire
« Chez Bobbi, c’est avant tout un lieu de vie à travers le marché, la scène et la « tap room », explique Cédric. Avec l’arrivée du covid, tout s’est arrêté, nous n’avons plus vu personne ! Les spectacles n’étaient plus autorisés, pas plus que la restauration, les dégustations, l’accès à la terrasse… Nous avons connu une chute non seulement économique mais aussi morale et sociale. En revanche, le marché a été pris d’assaut. Sans doute parce que les gens ont eu envie de se remettre à cuisiner tout en cherchant à comprendre d’où venaient les produits. C’est ce qui nous a permis de payer le loyer et de tenir. Mais ce qui m’attriste surtout, c’est l’abandon vis-à-vis du secteur culturel. Ne plus pouvoir créer ou diffuser, c’est un désastre ! La culture est essentielle.»


De l’orge ittrois pour la brasserie

Au sein de cet espace de convivialité, impossible de rater le magnifique bar à l’entrée et les grandes cuves à l’arrière qui accueillent les bières. Pour l’élaboration de celles-ci, Cédric Gérard a une fois encore souhaité privilégier la qualité et non la quantité. Les bières embouteillées sur place sont élaborées, au rythme des saisons, avec de l’orge cultivé à Haut-Ittre. Selon l’inspiration, de nouvelles recettes sont expérimentées comme celle de la pils, l’une des bières les plus difficiles à réaliser à cause de sa fermentation à froid. « Cette brasserie, qui est située juste à côté de la scène, est en quelque sorte la culture de l’esprit de Chez Bobbi, souligne Cédric qui explique : Nous avons mutualisé cet espace en le mettant à la disposition des artistes. Les étiquettes de bouteilles sont devenues pour ceux-ci un moyen de communication. Nous avons d’abord offert les contre-étiquettes à des peintres et illustrateurs, ensuite à des artistes de street art et, bientôt, aux DJ’s qui n’ont plus aucune activité depuis plus d’un an. Nous donnerons ainsi à vingt-quatre d’entre eux la possibilité de s’exprimer grâce à un code QR qui permettra aux gens d’écouter leur musique en buvant une bière. »

Les bières embouteillées sur place sont élaborées, au rythme des saisons, avec de l’orge cultivé à Haut-Ittre.


Bienvenueaux artistes

Chez Bobbi, c’est aussi une salle d’événements intégrant une immense scène sur laquelle, en temps normal, se déroule toute une programmation savamment orchestrée. L’équipe est spécialisée depuis de nombreuses années dans l’organisation de stand-up, mais c’est l’originalité des performances artistiques qui est privilégiée. « Nous accueillons aussi bien des concerts que des spectacles d’impro et de poésie. Nous mélangeons des artistes connus aux artistes émergents. »

A l’étage, un espace « tap room » permet, tout au long de l’année, d’accueillir des réunions d’associations ou des rendez-vous en famille ou entre amis désireux de partager une partie de cartes, un verre ou quelques grignotages.

Chez Bobbi
Chaussée de Nivelles 37a
B-1461 Haut-Ittre
+ 32 (0) 2 343 04 52

www.chezbobbi.be

Decouvrez qui sont nos partenaires et quelles ristournes ils offrent

 Le concept We All Win, ils adhèrent ! Ils adorent

 

Le principe même de We All Win est de fédérer de plus en plus d'utilisateurs mais également de plus en plus de partenaires. Nous vous informons pas à pas des producteurs de biens ou de services qui adorent... et qui adhèrent.

Sachant que l'ensemble des secteurs tourisitique, patrimonial et horeca fait partie de nos partenaires potentiels, en voici quelques-uns  :

 

 

 

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We All Win va enrichir l'univers de WAW. We All Win sera une plateforme d'échanges d'avantages qui favorise la consommation durable et responsable en Wallonie. A chaque fois qu'un partenaire de We All Win offre une réduction (5%, 10%, 15%, 20 %, voir plus), elle est automatiquement transformée en visibilité sur les médias partenaires.

Grâce à l'app We All Win, chaque fois que vous faites un achat chez un de nos partenaires, la ristourne qu'il vous offre lui est automatiquement rétrocédée en notoriété, rédactionnelle et publicitaire, dans les supports de la marque Waw (magazine, web, réseaux sociaux, push on smartphones, events…).

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Lutgarde veille…

Pendant près de six siècles, l’abbaye d’Aywiers, à Couture-St-Germain, abritait une communauté de sœurs cisterciennes qui possédaient leur propre brasserie. En 2017, ce lieu magique inspire à Augustin et Victor Limauge, deux frères passionnés de bière, un projet entrepreneurial audacieux en lien avec l’Histoire.

 

Après des études d’ingénieur de gestion suivies d’un séjour en Chine et aux Etats-Unis pour Augustin, des études de marketing et gestion couplées à une année en Angleterre pour Victor, les deux frères, appartenant à la cinquième génération de la famille Limauge propriétaire des bâtiments du site abbatial d’Aywiers et très attachés à ce lieu lasnois, décident d’y développer un projet.

« De l’abbaye, qui date de 1215 et qui fut partiellement détruite pendant la Révolution française en 1794, il ne reste ni l’église ni le cloître, expliquent-ils. Mais dès que vous franchissez la grande porte d’entrée, vous pouvez voir une maison à droite qui n’est autre que le bâtiment de l’ancienne brasserie. Pendant près de 600 ans, les sœurs cisterciennes y brassaient de la bière pour leur consommation, mais également pour y vendre l’excédent. A l’époque, grâce à ses propriétés aseptisantes, c’était moins dangereux de boire de la bière que de l’eau de la rivière, même si celle d’Aywiers est réputée être bonne pour la santé. »

Une blonde, une blanche, une ambrée et une bio

Désireux de faire revivre l’histoire de cette abbaye, Augustin et Victor, déjà brasseurs amateurs, étudient le marché belge. Ils décident de ne pas reprendre les recettes de l’époque, très basses en alcool, mais de créer plutôt des bières modernes. En 2017, ils se lancent dans l’aventure avec la Lutgarde blonde, du nom de la sœur la plus connue de l’abbaye. « C’était notre première bière, légèrement houblonnée et rafraîchissante. Avec deux sortes de houblon – Mosaïc et Hallertau blanc –, ses notes aromatiques florales et fruitées sont renforcées grâce au « dry hopping », l’houblonnage à cru. Nous l’avons dévoilée lors de la Fête des plantes et du jardin d’Aywiers que notre mère organisait chaque année. Ensuite, nous avons créé la blanche aux extraits naturels de cactus. Délicatement citronnée avec un arrière-goût de pomme, elle est très désaltérante. L’IPA, quant à elle, est une bière ambrée avec un bel équilibre entre l’amertume et les agrumes. Les arômes de fruits exotiques en font une bière singulière qui titre 6,5°. Nos trois bières ont été récompensées au concours European Beer Challenge 2020. »

Malgré le succès et ces médailles (or, double or et argent), les deux frères ne se prennent pas la tête et continuent d’entreprendre. « Notre dernier né est la pils, une bière certifiée bio de haute fermentation, avec 5 % d’alcool, que nous avons élaborée pour notre bar bruxellois. » Situé sur la place Sainte-Catherine, « Chez Lutgarde » est lancé en juillet 2020, en pleine crise sanitaire. « Nous avons dû fermer en septembre, mais cela ne nous empêche pas de continuer à commercialiser nos bières via nos canaux habituels. »

Avec des produits locaux

Aujourd’hui, le chiffre d’affaire de la jeune entreprise reste assez stable même si la croissance a été freinée par la fermeture de l’Horeca. Le duo et ses trois collaborateurs restent optimistes. Privilégiant les circuits courts, ils souhaitent avant tout être présents sur le marché belge, en particulier dans le Brabant wallon, puis se développer en Wallonie et à Bruxelles. « Nous avons déjà vendu des bières en édition limitée et celles-ci s’écoulent très vite. La dernière, nous l’avons élaborée avec le miel de la ruche de l’abbaye. La prochaine sera concoctée avec de la sève de nos bouleaux et nous projetons d’en élaborer une autre avec l’eau de l’abbaye ou avec des fleurs, afin d’utiliser des ingrédients les plus proches. A terme, en plus de créer nos brassins, même si cela nécessite beaucoup d’investissements, nous aimerions développer notre propre brasserie, produire du houblon, du malt, etc. Et aussi installer sur le site un petit magasin avec d’autres produits locaux, voire organiser des événements afin de partager des moments conviviaux autour de nos bières. »

www.lutgarde.eu

 

Brasserie Lutgarde
Rue de l’Abbaye 14
B-1380 Lasne

+32 (0) 476 60 49 75

Sainte Lutgarde
En guise de logo, une religieuse audacieuse, telle Sainte Lutgarde, le doigt sur la bouche en référence à son vœu de silence, avec en décor de fond la gravure de l’abbaye.
Sainte Lutgarde (1182-1246), sainte patronne de la Flandre, était une sainte mystique de la chrétienté. A 17 ans, le Christ lui serait apparu et l’aurait persuadée de rentrer dans les ordres. Refusant la fonction d’abbesse à l’abbaye de Tongres, elle décida de rejoindre l’abbaye d’Aywiers pour vivre dans la prière et l’humilité. Même si Sainte Lutgarde dédia sa vie au Christ dans le silence et le jeûne, cela ne l’empêcha pas de se désaltérer en buvant de la bière brassée par ses soins…

La famille Volkaerts


© Antoine Melis

D’abord, il y a l’aîné, celui qu’on appelle Marc’O, qui a montré le chemin à chacun et que l’on retrouve dès le matin un poêlon dans chaque main. Et puis, il y a Stéphanie, qui a le sourire câlin et qui aime le bon vin. Et puis… et puis, il y a Martin, qui a déjà seize sur vingt mais qui ne se sent pas bien s’il n’a pas plein d’idées pour demain…

 
Brabant wallon, janvier 2020. La famille Volkaerts est à la manœuvre sur deux fronts. A Genval, non loin du lac, Martin, le fils, hisse tous les jours bien haut le pavillon de « L’Amandier », épaulé par Stéphanie, sa maman, qui met les clients à l’aise et les bonnes bouteilles sur les tables. A quelques kilomètres de là, sur la magnifique place de Céroux, Marc’O, le père, s’active aux fourneaux des « Tilleuls », secondé par sa plus jeune fille Margaux, tandis que son beau-fils Sébastien veille sur la salle.

Les deux restaurants sont non seulement unis par le lien familial mais aussi complémentaires par leur type de cuisine : gastronomique à Genval, bistronomique à Céroux. De quoi ravir Marc’O, le responsable de cette belle aventure.
« Ma femme et moi avons ouvert « L’Amandier » en 1992, quand Martin avait un an », explique ce Waterlootois d’origine qui a appris son métier à l’école hôtelière du Ceria, à Anderlecht. « Je travaillais dans l’Horeca et Stéphanie était infirmière. Nos horaires étaient incompatibles, nous ne nous voyions presque plus. Nous avons donc cherché une petite maison pour travailler à deux, à domicile. »

Ouvrir un restaurant avec son mari ? Stéphanie a été facile à convaincre : « Je suis une épicurienne, j’aime la gastronomie et j’apprécie le contact avec les clients. Il ne me restait plus qu’à apprendre les vins : j’ai suivi une formation en sommellerie au cours du soir. »

L’Amandier. Avec sa cuisine ouverte, les convives peuvent entendre le fouet qui lèche les casseroles, les filets qui grésillent dans la poêle, les assiettes qui s’entrechoquent.

 


© Antoine Melis

La piste aux étoiles

La sauce prend rapidement. En 2012, le couple décide d’agrandir la maison et d’aménager une cuisine ouverte pour se rapprocher des convives. Désormais, ceux-ci peuvent entendre le fouet qui lèche les casseroles, les filets qui grésillent dans la poêle, les assiettes qui s’entrechoquent… tandis que le Gault&Millau n’en démord pas : encore un 16/20, et bravo à toute l’équipe du meilleur restaurant du Brabant wallon !

Et Martin, pendant ce temps là ? Après avoir mijoté pendant quinze ans dans les fumets de la cuisine, il décide de déclarer sa flamme : « Je voudrais faire l’école hôtelière ! ». Ses parents : « Tu es sûr ? Attention : toutes les cuisines ne sont pas aussi sympas que la nôtre ! » Et lui : « J’insiste ! ». A l’école hôtelière de Namur, le jeune homme enfile les expériences et les tabliers. En recherche de stage, il débarque (il aurait pu tomber plus mal) chez Sang Hoon Degeimbre, à Eghezée. C’est la révélation. « Pour ton compagnonnage, tu devrais voyager et postuler auprès des meilleurs chefs », lui souffle le maître. Comme un roi mage, mais sur un nuage, le jeune homme se met à suivre les « deux étoiles » de la constellation Michelin : il se forme chez « Nuance », à Duffel, « De Pastorale », à Rumst, « Noma », à Copenhague (alors le « meilleur restaurant du monde »), « Quique Dacosta » à Dénia (Espagne) avant de replonger dans « L’Air du Temps », puis de retrouver ses pénates à la crèche familiale.

« Less is more »

« Maintenant que je suis de retour, j’aimerais travailler pour moi et ma famille », confie Martin, heureux comme Ulysse d’avoir fait un grand voyage et de pouvoir faire profiter « L’Amandier » de ses découvertes. Marc’O : « D’accord, mais il y a du pain sur la planche ! ». Martin : « Et si on le faisait nous-mêmes ? » Et hop ! déjà une première bonne idée. Le retour du jeune prodige va donner un coup de fraîcheur au restaurant familial. Le père et le fils vont s’épauler et se compléter comme deux chefs. Marc’O aime faire les sauces et cuisiner ce qui sort de l’eau (Homard de l’Escaut, citron vert, salicorne) ? Martin se plaît à combiner les produits du terroir (poulet aux chicons, sauce à la bière). Marc’O privilégie le produit noble ? Pour Martin, c’est moins le produit qui fait le plat que la façon dont on le travaille. « J’estime aussi qu’il ne faut pas mettre trop de variétés dans l’assiette. Je préfère me concentrer sur le produit essentiel », souligne le jeune chef qui fait sienne la maxime de Ludwig Mies van der Rohe, considéré comme le père de l’architecture moderne (qu’il compare à la cuisine) : « Less is more ».

« Top Chef », une belle publicité !

Entretemps, en 2015, Martin a accumulé une nouvelle expérience : la confrontation en cuisine ou le « combat des chefs ». « Même si j’ai été éliminé, l’émission “ Top Chef ” fut une chouette expérience humaine et… une publicité incroyable pour le restaurant ! » sourit-il.

Martin se débrouille tellement bien que son père décide de se retirer en 2018 afin de le laisser développer sa propre cuisine. « Nous avons alors eu l’opportunité de reprendre le restaurant situé dans l’ancienne maison communale de Céroux, à Ottignies-Louvain-la-Neuve. Ce ne fut pas facile, car de grosses brasseries étaient sur le coup. Mais la commune a privilégié un projet à taille humaine. Et nous avons vite attiré aux « Tilleuls » une clientèle fidèle. »

Tout va donc pour le mieux dans le monde des Volkaerts. Jusqu’en mars 2020, lorsque les rafales de la pandémie renversent soudain les tables et rebattent les cartes. Les deux restaurants ferment, un service traiteur est mis en place à Genval. Le personnel, lui, s’en va grossir les rangs du chômage jusqu’à la réouverture estivale. « Quand la deuxième vague a commencé à se faire sentir, nous n’avons pas voulu nous faire avoir une nouvelle fois, nous avons décidé d’ouvrir une épicerie », commente Stéphanie. « En trois jours, la salle de restaurant a été vidée et le magasin installé, enchaîne Martin. Nous avons ainsi pu réengager toute notre équipe à mi-temps. Notre objectif principal. »

Un Epicéa Made in BW

C’est ainsi qu’à l’ombre de « L’Amandier », les clients ont vu apparaître une nouvelle enseigne durant l’automne 2020 : « L’Epicéa ». Au tableau, rien que des produits locaux. En effet, pour ne pas laisser tomber – décidément, c’est une manie ! – leurs fournisseurs, les Volkaerts ont décidé de mettre leur production en vitrine. « Nous travaillons depuis quelques années avec Made in BW, la plateforme provinciale qui rassemble les producteurs de la région, explique Marc’O. Viandes, beurre, fromages, fruits, légumes et… bières. Nous effectuons nos commandes chaque semaine en fonction des produits locaux disponibles. »

A 30 ans, Martin ne compte pas s’endormir avant d’avoir réalisé les 1.001 projets qui trottent dans un coin de sa toque. La priorité du jeune chef (marié à Laurence et papa de Jade et Louis) serait de créer une troisième implantation familiale afin d’y aménager des chambres d’hôtes couplées à un restaurant. Ruche idée. Au petit déjeuner, Stéphanie pourra ainsi proposer le miel de ses abeilles, une autre spécialité locale . « Si quelqu’un connaît une ferme en carré à vendre à Rixensart… »

« Nous travaillons depuis quelques années avec Made in BW, la plateforme provinciale qui rassemble les producteurs de la région. »

 


© Antoine Melis

L’Amandier – L’Epicéa
Rue de Limalsart 9
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Les barrières lui ouvrent tous les marchés

Automatic Systems est l’un des leaders mondiaux dans le domaine des équipements de contrôle d’accès automatisé pour piétons et véhicules. L’entreprise wavrienne a fêté ses 50 ans en 2019.

 
La société

C’est en 1969 que Michel Coenraets, ingénieur industriel rixensartois, crée à Bruxelles Automatic Systems, une société spécialisée dans la fabrication d’équipements de contrôle d’accès automatisés pour piétons et véhicules. Ses premières barrières levantes équipent les parkings de l’Innovation et du Passage 44 à Bruxelles. Deux ans plus tard, Automatic Systems fournit des barrières levantes à l’aéroport international de Francfort. Les potentialités de développement sont innombrables et la société, qui s’est installée dans le zoning nord de Wavre, connaît un succès rapide et considérable. Elle devient rapidement numéro un mondial dans son domaine.

En 2002, Automatic Systems, qui s’est implanté en France, en Espagne, au Canada et en Grande-Bretagne, est racheté par le Groupe Bolloré (multinationale française active dans le transport et la logistique, la communication et le stockage d’électricité).

Aujourd’hui, on estime à près de 300.000 le nombre de produits installés par Automatic Systems dans le monde, tant pour le contrôle d’accès des bâtiments que pour le transport public.


© Automatics-Systems


Les produits

Les équipements conçus et fabriqués par Automatic Systems peuvent être classés en trois catégories.

• Produits piétons : couloirs de passage, tourniquets – des petits portillons pivotants aux tourniquets permettant de sécuriser des périmètres sensibles –, portes et sas de sécurité.

• Produits véhicules : barrières levantes destinées au contrôle d’accès aux péages, aux entrées et sorties de parking, ainsi qu’à la sécurisation d’un périmètre ; à ces produits s’ajoutent les barrières longue portée, ainsi que des barrières levantes grillagées prévues pour résister aux actes de vandalisme.

• Produits de haute sécurité :obstacles escamotables, bornes fixes et escamotables, et barrières anti-effractions – dont un modèle capable de supporter l’impact d’un véhicule de 3,5 tonnes lancé à 112 km/h – assurent la protection des zones à risques et autorisent un passage sélectif strict.

 Aujourd’hui, on estime à près de 300.000 le nombre de produits installés par Automatic Systems dans le monde, tant pour le contrôle d’accès des bâtiments que pour le transport public.

 


© Automatics-Systems

En chiffres

8 implantations en Belgique, France, Royaume-Uni, Espagne, Canada, Etats-Unis, Pays-Bas et Allemagne
sites de production : 2 en Belgique, 1 en France et 1 au Canada
400 employés, dont un peu plus de 200 en Belgique
Plus de 100 pays équipés de systèmes d’accès pour le transport public


L’entreprenariat 
dans la peau

S’il y a quelqu’un à qui l’entreprenariat colle à la peau, c’est bien Michel Coenraets. En 1961, avec son frère aîné, il lance sa première société, Portomatic, via laquelle il conçoit les premières portes automatiques avec freinage hydraulique pour les supermarchés, les aéroports, les ambassades… En 1969, pour répondre à la demande de ses clients, il étend ses recherches sur l’automatisation des barrières et des portillons d’accès. Le succès d’Automatic Systems est mondial. L’entreprise du Brabant wallon est un modèle pour l’économie wallonne, elle va notamment recevoir l’Oscar belge à l’exportation (1986) et le Grand Prix wallon de l’innovation technologique (1988).

En 1999, lorsque Michel Coenraets, 67 ans, décide de confier à d’autres les clés de son entreprise, on pense qu’il va se retirer du monde du travail, mais il n’en est rien puisqu’en 2002, le Rixensartois rachète une licence belge pour tondeuses à gazon et lance Belrobotics, entreprise qui connaîtra également un avenir radieux.

En 2012, la barrière des 80 ans s’ouvre devant lui. Est-ce la fin de l’aventure, cette fois ? Pas du tout ! Soucieux d’aider les indépendants et les PME, voilà qu’il crée le CreActivCenter, structure qui offre des espaces de bureaux modulables pour les besoins de démarrage ou de croissance des jeunes entreprises. On se rappelle alors qu’il avait déjà tenté de booster les jeunes entrepreneurs dès 1987, alors qu’il venait d’accéder à la présidence de l’Union wallonne des Entreprises. « C’est notamment pour eux que j’ai créé le mensuel « Dynamisme wallon », rappelle-t-il aujourd’hui. C’était l’époque où les entreprises historiques du Brabant wallon, comme les papeteries de Genval, les usines Henricot à Court-Saint-Etienne, le Thermogène à Gastuche, fermaient leurs portes les unes après les autres. Il fallait motiver les jeunes et les convaincre de chercher dans une nouvelle direction, comme l’a fait Automatic Systems, puis, après nous, des entreprises comme IBA et Iris, à Louvain-la-Neuve. »

Infatigable, inarrêtable, Michel Coenraets se lance encore, en 2016, avec son complice ingénieur Philippe Dejaegere, dans la conception de petites éoliennes à usage domestique dont ils construisent le premier prototype dans son garage, à l’aide d’une imprimante 3D. Et le 20 octobre dernier, celui qui est toujours, à 88 ans, conseiller communal à Rixensart – il a été échevin de 1977 à 1988 et bourgmestre de 1992 à 1994 – nous confiait : « Je viens de signer hier la vente de ma société Phileole et de ses brevets. Je ne suis plus entrepreneur, cette fois c’est bien fini ! » Chiche ?

Ces dernières années, l’entreprise du Brabant wallon a été active sur une multitude de gros projets à travers le monde, incluant les aéroports de Paris et des Emirats arabes unis, ainsi que les portes d’embarquement dans les gares en Floride et en France.


Les exportations

Si ses barrières sont incontournables en Belgique, son marché d’origine, Automatic Systems a également réussi, grâce à ses barrières, tourniquets et portillons, à s’ouvrir en moins de trente ans les portes des marchés européens (Disneyland à Paris, JO de Barcelone, métro de Milan…), mais également chinois et sud-américain (autoroutes à péage), canadien, nord-américain et asiatique (métros à Toronto, San Francisco, Kuala Lumpur…). Ces dernières années, l’entreprise du Brabant wallon a été active sur une multitude de gros projets à travers le monde, incluant les aéroports de Paris et des Emirats arabes unis, ainsi que les portes d’embarquement dans les gares en Floride et en France.

Un marché qui a pu se développer notamment grâce à la présence de la société dans le monde entier via son réseau de filiales et de bureaux commerciaux, ainsi que grâce à son large réseau de distributeurs locaux et internationaux.

Les atouts

Afin de se maintenir à l’avant-garde face aux tendances du marché, Automatic Systems a toujours misé sur l’innovation et la maîtrise des technologies. La société dispose de trois sites (Belgique, France et Canada) de Recherche et Développement, où ses ingénieurs ont pour missions de concevoir de nouveaux produits, d’améliorer l’efficacité des ceux existants, d’adapter des équipements en fonction des besoins de ses clients – dont ceux liés à la menace terroriste de plus en plus fréquente – et d’appréhender les nouvelles technologies.

« Nous bénéficions d’un savoir-faire mondialement reconnu qui s’appuie sur cinquante années de références, souligne Tanguy du Parc, le responsable de la communication. Si nos clients choisissent nos produits, c’est avant tout pour leur qualité et leur robustesse. Nous ne faisons pas du low-cost, nos installations ont un prix, mais nos clients savent qu’elles sont fiables et qu’elles leur permettront d’avoir un bon retour sur investissement. »

Safeflow, une solution pour le Covid


© Automatics-Systems

La crise sanitaire a rendu primordial le respect des mesures de protection des individus. C’est pourquoi, Automatic Systems, en collaboration avec IER, entreprise faisant également partie du Groupe Bolloré et active dans l’optimisation des flux de biens et de personnes, a conçu, dès le mois de mars, une solution de monitoring de température et de port du masque intégrée à ses équipements de contrôle d’accès. Cette solution SafeFlow permet également de comptabiliser et, donc, de gérer le nombre de personnes pouvant pénétrer sur un site.

FAIT LE PLEIN D’ÉNERGIE

Grâce à ses dispositifs et équipements électroniques qui font le lien entre les récupérateurs d’énergie et les batteries, e-peas, une start-up de Mont-Saint-Guibert, propose des solutions innovantes pour augmenter l’autonomie des objets connectés.

 

Un avenir plus vert pour la planète passe forcément par une meilleure gestion de la consommation énergétique et par une plus grande durabilité des équipements. Deux objectifs au cœur des activités d’e-peas. L’innovante start-up de semi-conducteurs est née des travaux de recherche sur les solutions de très basse consommation menées par Geoffroy Gosset et Julien De Vos au sein du laboratoire de micro électronique de l’UCL. Elle propose des équipements et solutions pour récupérer l’énergie ambiante, qu’elle soit d’origine photovoltaïque, thermale, vibratoire ou issue de fréquence radio. Ce qui permet notamment d’augmenter sensiblement l’autonomie de toute une série d’appareils, connectés ou non, en allongeant la durée de vie des batteries ou, dans certains cas, en s’en passant totalement.

« Nos solutions sont ainsi capables de garantir un transfert optimal de l’énergie ambiante, générée par un récupérateur d’énergie, et une batterie. Nos équipements sont utilisés par des fabricants de dispositifs à basse consommation qui, eux, sont vendus, soit à d’autres entreprises, soit à des consommateurs », explique Geoffroy Gosset.

Deux pôles en Europe

E-peas emploie aujourd’hui 28 personnes dont sept sont basées dans les bureaux à Neuchâtel (Suisse) et Palo Alto (Californie). Avec ces implantations, e-peas fait le lien entre les deux pôles de compétence européens en matière d’électronique à basse consommation. Le premier rassemble Delft, Louvain la-Neuve et Louvain, le second Neuchâtel, Grenoble et Bologne. L’entreprise exporte l’essentiel de sa production d’abord en Europe et ensuite aux Etats-Unis. Une forte demande se marque également en Asie où des premières actions commerciales sont en développement.

Tant en terme de performances que de qualité, les produits de l’entreprise guibertine se démarquent de la concurrence. « Pour les prochaines années, les défis sont doubles. Nous voulons d’abord continuer à nous faire connaître et ensuite continuer le développement de la société avec l’introduction de nouveaux produits de récupération d’énergie, ainsi que de nouvelles gammes de produits sur lesquels nous sommes déjà en train de travailler. »

www.e-peas.com


© Pep’s Studio

Sous le joli nom de « Capucine à table », Stéphanie de Bellefroid propose des fleurs comestibles et fraîches, mais également séchées, ainsi que des herbes aromatiques, qu’elle fait pousser à Rosières, dans son jardin aux mille et une merveilles.

 
Le saviez-vous ? Nos jardins foisonnent de plantes et de fleurs comestibles. Evidemment, il est nécessaire de bien connaître celles qui se laissent croquer et peuvent égayer les repas. Cosmos, cléome, bleuet, souci… il existe une multitude de magnifiques et délicieuses variétés. Certaines fleurs sont meilleures à déguster telles quelles et d’autres conviennent mieux aux préparations. De plus en plus de chefs utilisent des fleurs. En plus de l’aspect esthétique, elles présentent un réel intérêt gustatif et font désormais partie intégrante d’un plat. La capucine est très appréciée, le tagète très demandé tout comme l’agastache.

Enormément d’aromates possèdent aussi un goût à la fois concentré et subtil comme les très classiques basilic, menthe, thym, origan, coriandre et sauge, sans oublier les fleurs de roquette, sarriette, aneth, fenouil, etc. En début de saison, des plantes sauvages telles que l’aspérule odorante, la reine des prés, le lierre terrestre, le cerfeuil musqué ou encore le sureau, le lilas et les pensées raviront les papilles et sublimeront les assiettes. Tout comme les fleurs, les herbes aromatiques possèdent des vertus. Certaines peuvent même être rangées dans la catégorie médicinale. Véritables concentré de vitamines, elles sont aussi riches en éléments minéraux.

A Rosières, Stéphanie travaille au rythme des saisons, sans utiliser aucun intrant chimique. Pour elle, le rythme et le respect de la nature et des sols sont une évidence. Les fleurs sont fragiles, elles ne se nettoient pas et se mangent directement une fois cueillies, qu’elles soient consommées fraîches ou récoltées puis mises dans un séchoir. Fabriqué artisanalement, celui-ci est indépendant de toute utilisation d’énergie puisqu’il chauffe et ventile naturellement. Des semis à la plantation en passant par la récolte, tout est maîtrisé avec passion par Stéphanie qui réalise aussi des tisanes avec ses fleurs séchées.


© Pep’s Studio

Des missions à l’étranger

Enfant, Stéphanie rêvait déjà de devenir fleuriste. Diplômée bioingénieur à l’UCL à Louvain-la-Neuve, orientée gestion des milieux naturels eaux et forêts en 2009, elle débute sa carrière dans l’enseignement et part effectuer un stage au Cameroun. « Pendant plus de six mois, en tant que chef de culture, j’ai mis en place une pépinière d’armoises », explique celle qui est ensuite partie en mission à Vanuatu, un archipel situé en Océanie, puis à Montpelier, dans une entreprise privée active dans l’aménagement forestier en milieu tropical. « Après avoir accepté des consultances pour la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr), j’ai été engagée chez Valbiom, une asbl spécialisée en valorisation de la biomasse. Mais, en 2017, à la naissance de mon fils, fatiguée de travailler sur des projets de moins en moins concrets, j’ai décidé de quitter l’association et de suivre une formation pratique en maraîchage biologique au sein de l’asbl Crabe, un organisme de formation pour adultes situé à Jodoigne. »

Les fleurs sont fragiles, elles ne se nettoient pas et se mangent directement une fois cueillies, qu’elles soient consommées fraîches
ou récoltées puis mises dans un séchoir.


En collaboration avec des chefs

Stéphanie visite alors des exploitations et effectue des stages. Son affinité pour les fleurs resurgit dans les jardins du restaurant étoilé « L’air du temps » où elle affine son projet. « Je souhaitais  être ” le jardin que les chefs ne peuvent pas avoir chez eux. » Après une étude de marché et des contacts avec des chefs, Stéphanie a la confirmation qu’il y a une demande. En sortant du Crabe, et parallèlement à un stage chez un maraîcher où elle développe ses propres cultures, elle lance « Capucine à table ». D’abord à Wavre, puis à Rosières où elle trouve un terrain et s’installe, durant l’hiver 2019, avec Magali qui, de son côté, développe « Les fleurs de Mag ». Depuis, Stéphanie collabore avec les chefs de restaurants gastronomiques du Brabant wallon.
« Ma clientèle est à taille humaine, il y a un échange entre nous. Les chefs viennent au champ, parlent de leur menu. Avec certains, j’ai fait des tests de tisanes, des mélanges de pétales séchées pour aromatiser des plats ou pour décorer des pâtisseries, des beurres ou d’autres dérivés tels que des vinaigres aux fleurs fraîches et des sels. Grâce à cette relation privilégiée, j’évolue avec eux. » Même si elle a déjà des demandes ponctuelles, elle rêve d’élargir cette vente directe aux particuliers, par le biais notamment de team building ou d’ateliers axés sur la découverte des herbes et des fleurs.

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