Waw magazine

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Grâce à la Belgo Sapiens Brewers, la ville de Nivelles a renoué en 2015 avec la tradition brassicole aclote. Particularité de cette brasserie : elle a opté pour des canettes ! A l’exception de la Cheval Godet, sa nouvelle gamme qui renvoie au folklore local.

 

Damien Demunter, ingénieur brassicole, a entamé son parcours professionnel par une étape de trois ans au Canada où il a installé et développé un réseau de vingt-sept microbrasseries-restaurants « Les Trois Brasseurs », dont dix-sept au Québec. Il s’agit d’un concept de brasseries françaises d’origine nordiste.

De retour en Europe, Damien fonde en 2015, avec plusieurs associés, la brasserie Belgo Sapiens. Il choisit de s’installer à Nivelles. « Nous recherchions une localité qui n’avait pas de brasseries – la brasserie Duvieusart a fermé ses portes en 1956, ndlr – et cette ville, logistiquement très bien placée, nous a accueillis favorablement. Tout est allé très vite. Le 27 août, le premier brassin était mis en vente. Ensuite, les commandes sont parties vers la France, l’Italie, l’Espagne et même Hong Kong ! »

Particularité de ces bières : à l’exception de quelques incontournables bouteilles de 330 ml et 750 ml, elles sont mises en canettes métalliques ! On sent poindre un débat entre puristes et avant-gardistes, du même tonneau que celui qui oppose bouchons synthétiques et bouchons de liège pour le vin. « La canette n’est plus un contenant de bières « low-cost », estime Damien. Et elle présente beaucoup d’avantages : elle est plus facile à transporter et à utiliser dans les festivals ou quand on va à la plage, elle ne casse pas, elle est plus légère, protège contre la lumière et refroidit plus rapidement.  En outre, la surface de communication sur une canette est plus importante. »

Contraints à l’exportation

Aujourd’hui, Damien Demunter et son associé, Mathieu Lainé, brassent pour le compte d’une série de producteurs et de distributeurs de marque, parvenant à peine à suivre leur propre production. Le succès de leurs créations est tel que la brasserie Belgo Sapiens a été sélectionnée par le jeune chef étoilé Dimitri Marit, invité par Brussels Airlines à concevoir six menus pour la Business Class des vols intercontinentaux vers l’Afrique et l’Amérique du Nord. 

« Nous devons toutefois tenir compte que le marché belge est saturé et verrouillé par les distributeurs et leurs fameux contrats de brasserie. La majorité des cafés est tenue par les grands groupes de brasserie, ce qui limite notre développement sur le marché intérieur. Nous sommes donc contraints à l’exportation. Heureusement, notre image belge nous porte en avant. »Surtout au Canada, où Damien est en pays de connaissance : « Nous collaborons avec une brasserie québécoise de Sainte Hyacinthe, la Brasserie du monde. Nous souhaitons entrer sur le marché de la bière de Noël, mais avec une création vraiment originale qui fera la différence à la fois sur le concept et sur la recette. »

 www.belgosapiens.be

 La famille Belgo Sapiens

Quand Damien et ses amis se sont lancés dans la production de bières, très vite, ils se sont diversifiés en proposant une blonde, la Polarius, une ambrée, la Colonel Arch, une blanche, la Blanche de Thines et une Porter, la P’tit Granit. Pour chacune, outre le malt d’orge, une céréale différente…

• La Polarius (5%) est une pils blonde au maïs, enrobée par les arômes du malt Carablond© et des houblons allemands fins et aromatiques de la région Hallertau.

• La Colonel Arch (6%) est une bière ambrée soutenue par le seigle malté. Elle est chargée de houblon américain qui lui donne des arômes d’agrumes légèrement épicés. Le houblon Centennial donne des arômes d’agrumes, de fleurs et de fruits tropicaux à cette bière à l’amertume franche.

• La Blanche de Thines (4,8%), du nom d’un village de Nivelles, est une blanche sans agrumes issue de l’épeautre et de froment avec curaçao et coriandre. Les arômes de Citrus viennent du houblon et du gingembre. 

• La P’tit Granit (4,9%) est une Porter à l’avoine, malté, corsé, avec une touche de café. Pour ceux qui ne connaissaient pas cette appellation, la Porter était la bière du porteur de sac de café à la gare Victoria, à Londres. Elle remplaçait la pause du lunch car elle se buvait tout en déchargeant les sacs de grains !

Et la Cheval Godet arriva au triple galop !

En septembre 2017, la Belgo Sapiens Brewers lançait une nouvelle gamme, la Cheval Godet. Une nouvelle venue qui fait partie intégrante du folklore aclot puisqu’elle porte le nom du cheval qui fait partie de la ménagerie des géants de Nivelles. Plusieurs versions furent élaborées, toutes en bouteilles de 33 cl.

 

• Dans la Cheval Godet Triple (8,1%), c’est… l’avoine qui domine. Elle est brassée avec trois céréales, quatre malts, de la cassonade et quatre houblons. Elle bénéficie d’un houblonnage à cru au Polaris, houblon symbole de la brasserie.

• La Cheval Godet Double (6,7%) est brassée avec des malts touraillés et torréfiés, de la cassonade et quatre houblons. Son houblonnage à cru au houblon aromatique Mosaic donne des notes douces de fruits exotiques.

• La Cheval Godet Blanche (5,2%) est brassée avec une bonne proportion de blé et d’épeautre. Elle est aromatisée avec des houblons aux saveurs d’agrumes et du gingembre.

• La Cheval Godet Solarius est brassée en collaboration avec le Domaine viticole du Chapitre, à Baulers (au nord de Nivelles). Elle est un mélange de moût de céréales (2/3) aromatisé au houblon Polaris et de moût de raisins (1/3) provenant du Solaris, cépage blanc d’origine germanique tout comme… le Polaris.

 

Mélin, le village blanc

A 6 km de Jodoigne, une petite agglomération joue la coquette et dissimule au travers de son pays vallonné ponctué de bois et points de vue, une superficie importante couvrant six hameaux. Mélin attire irrésistiblement par sa luminosité. Le ruisseau de Gobertange et ses nombreux affluents, les petits étangs et ponts en fer forgé, les rangées de saules et de peupliers offrent au village un écrin végétal des plus charmants. Au détour des chemins pavés qui partent de la petite place triangulaire, laissez-vous porter par l’air de fraîcheur que dégagent les fermettes en pierres et briques, toits en tuiles rouges et noires, l’église Notre-Dame de la Visitation. Les grandes censes précédées d’une aire pavée et fermée à rue conservent encore l’empreinte seigneuriale. Elles ont pour nom : ferme Fortemps, cense du Seigneur, ferme Hesserée. Gageons que les citadins, mélinois dans l’âme, venus prendre le relais des tailleurs de pierres, conservent encore longtemps cette harmonie « toute provençale ». Grâce aux différentes fêtes, du vin, du jardin et des expositions d’artisans, Mélin n’est pas près de perdre sa notoriété. A vous d’y ajouter... votre petite pierre !

 

La pierre de Gobertange


Les pierres de ce hameau de Mélin ont servi dans la construction depuis le Moyen Âge. Vous les trouverez partout dans le village, bien sûr, mais aussi comme principal matériau de nombreux édifices importants. L’Hôtel de Ville de Bruxelles, par exemple, doit beaucoup à Gobertange !

Ferme Blondeau

Encore appelée Ferme du Tilleul, de Meeûs ou Malevé. Emblématique de la région, les grosses fermes en quadrilatère marquent de leur présence le paysage hesbignon. Cette vaste exploitation du 18e siècle offre au regard une réelle cohérence issue de l’utilisation systématique de la pierre de Gobertange et de la tuile noire.

Ferme Fortemps

Au cœur du village, cette imposante ferme distribue ses différents volumes autour d’une cour presque carrée. Un porche d’entrée, pourvu d’un portail en anse de panier et d’une fenêtre à linteau bombé, en commande l’accès. La façade, remaniée au 19e siècle, associe habilement teintes et coloris, voyageant du rouge-orangé de la brique et des tuiles de la bâtière au beige de la pierre de Gobertange.

Ferme de la Hesserée

Annoncé par la remarquable silhouette du donjon-porche du 15e siècle, ce quadrilatère marque l’entrée sud du village de Mélin. Ce splendide donjon-porche en pierre de Gobertange constitue, avec la grange, un élément architectural emblématique des grandes censes de la hesbaye brabançonne. Reconstruit en 1797, ce bâtiment manifeste, par son traitement particulier, la richesse ostensible du propriétaire.

Cense du Seigneur

Remontant aux 16e et 17e siècles, cette vaste ferme en U regroupe logis et dépendances autour d’une cour pavée, agrémentée d’un aménagement végétal.Accessible par un porche d’entrée comportant un linteau en anse de panier, cet ancien quadrilatère a perdu son aile occidentale suite à plusieurs incendies.

 

1 & 2 juin - 10e Promenade des jardins

Le temps d’une après-midi, venez apprécier la beauté du village à travers une promenade dans ses jardins. Les habitants vous ouvrent les portes de leur jardin qu’ils ont préparé durant toute la saison. Venez apprécier un patrimoine et une nature riche, à pied ou à vélo ! 

La gastronomie au fil de l’eau

Une vue idyllique sur le lac, l’eau à vos pieds, une bonne bouteille de vin à portée de main, des mets concoctés par un jeune chef passionné et talentueux… « Genval.Les.Bains » est le restaurant du Martin’s Château du Lac, du groupe Martin’s Hôtel.

 

Situé sur la frontière linguistique, la partie nord sur la commune d’Overijse et l’autre sur celle de Rixensart, soit à cheval sur les provinces du Brabant flamand et du Brabant wallon, le lac de Genval est un site artificiel qui attire autant les riverains que les Bruxellois. C’est un rendez-vous de promenade très prisé et l’un des lieux les plus appréciés de la région.

Autour de cette magnifique pièce d’eau, des restaurants, des activités nautiques et, sur la rive francophone, l’incontournable Château du Lac. Cet hôtel doté de 5 étoiles est équipé d’un centre de bien-être et fitness, mais aussi d’un restaurant lounge et bar à nul autre pareil : « Genval.Les.Bains ». Un lieu idéal pour passer un moment gastronomique avec une vue idyllique, une équipe accueillante et la cuisine inventive d’un jeune chef de talent, Nicolas Mottart. Celui-ci chef élabore les grands classiques de la gastronomie belge et européenne en y ajoutant une large touche inventive, de modernité et d’influences asiatiques. « J’ai pas mal voyagé et j’ai pu apprécier d’autres cultures, explique-t-il. Je suis un peu fou, j’aime faire découvrir aux gens de nouveaux produits, des saveurs inédites. Je vais chez mes fournisseurs pour dénicher des ingrédients originaux et composer autour de ceux-ci. Je partage beaucoup avec mes cuisiniers. Par exemple, pour un dessert, j’ai mis en avant une recette créée par un commis de cuisine qui porte le prénom d’Oscar. Un chef de cuisine ne peut pas tout faire seul, c’est un travail d’équipe. Chacun apporte sa touche et c’est cette collaboration qui fait un grand plat. »

Une cuisine faite « maison »

Autodidacte, rigoureux et épicurien, Nicolas sait sublimer ses assiettes pour en faire ressortir le sens et le goût du bon, du beau et de l’excellence. Les entrées, plats et desserts proposés à la carte sont variés et créatifs, comme le foie gras poêlé sur tartare de biche, crumble d’airelles, vinaigrette truffée ; les Saint-Jacques aux champignons noirs parfumés d’un bouillon corsé façon thaï, mousse edamame à la coriandre ; ou encore la sole de « Genval.Les.Bains » au crabe des neiges gratinée aux trompettes de la mort et pommes champignons, crème de langoustine au lait de coco : un délice ! Un business lunch est disponible le midi, incluant des propositions pour les végétariens, tandis qu’en soirée, le menu affiche quelques suggestions du moment. Avec une jolie la carte des vins et les conseils prodigués par le sympathique personnel, ce moment gastronomique au fil de l’eau vaut le détour. « J’essaie autant que possible d’offrir une cuisine faite maison », assure le jeune chef qui bénéficie d’une clientèle diversifiée, qu’il s’agisse de touristes de séjour (court ou plus long), d’hommes et de femmes d’affaires, ou de riverains souhaitant passer un moment hors du temps.

Design belge à l’honneur

De l’autre côté du hall de réception de l’hôtel, « The Kingfisher », mariant bar traditionnel et ambiance club, propose un tout autre univers à la clientèle. C’est le pari qu’a fait la chaîne Martin’s Hotels en lançant « Genval.Les.Bains » : créer un lieu inédit, conjuguant restaurant, bar, salon, galerie-lounge, coffee-tea-room, avec terrasses pour les beaux jours et chaleureux feu ouvert en hiver. Tout est raffiné. Avec, en prime, une vue idyllique sur le lac de Genval et les pelouses de croquet, pureté d’un décor design.

Tout en conservant les éléments architecturaux d’origine – dont les arcades et voussures de style roman –, le restaurant lounge séduit par le raffinement de son cachet colonial, aérien et épuré. Toutes les baies donnant sur le lac sont dotées de châssis à guillotine permettant de faire circuler “l’air du large” dès que le mercure grimpe. Le calme ambiant invite à savourer des yeux toute une série de créations « made in Belgium ». Que ce soient les beaux fauteuils JNL en cuir et wengé, la splendide cheminée linéaire De Puydt ou encore les chaises de terrasse Manutti en fibres tressées, les créateurs belges sont à l’honneur.

Nicolas Mottart, l’ascension fulgurante

En véritable passionné, Nicolas Mottart a, depuis son plus jeune âge, décidé qu’il ferait de la cuisine son futur métier. Originaire de Waterloo, diplômé du Collège Cardinal Mercier, ce jeune cuisinier a fait ses débuts au restaurant « Alter Ego ». Il a travaillé avec des chefs issus de maisons étoilées, mais qui ont un jour choisi de changer de cap en décidant de se concentrer sur leur restaurant plus que sur les récompenses. « Ces professionnels aimaient cuisiner tout « maison », ils m’ont appris énormément », reconnaît-il.

Poursuivant son ascension, il débute, voici huit ans, en tant que commis de cuisine au restaurant « Genval.Les.Bains », aux côtés du chef Olivier Grégoire. Il y grimpe rapidement les échelons jusqu’à être nommé 1er chef de partie. La reconnaissance de son travail lui ouvre pendant trois ans les portes du restaurant « Icones », au sein du Martin’s Brussels EU, d’abord en tant que sous-chef, puis comme chef de cuisine. Depuis un an, il est à la tête de « Genval.Les.Bains. »

Genval.Les.Bains

Avenue du Lac 87

B-1332 Rixensart

+32 (0) 2 655 73 73

www.martinshotels.com

Par Biéreau

SONGES D'UNE NUIT PORTUGAISE

Cristina Branco ne chante pas le fado, elle le vit. Pas de mélancolie dramatique tant attendue, la chanteuse nous raconte avec élégance et justesse le Portugal d’aujourd’hui. « Menina » et « Branco », ses deux derniers albums sont à l’origine d’un nouveau tournant dans sa musique et ont grandement influencé d’autres artistes. Pour ces albums, elle a choisi des compositeurs inattendus et audacieux.  Cristina apporte un nouveau souffle à cette musique traditionnelle du folklore portugais.

Infos pratiques :

Vendredi 26/04/19 à 20H30 à la Ferme du Biéreau (avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente à 1348 Louvain-la-Neuve)

tarif unique : 25€

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, place polyvalente
1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22.15.00
[email protected]

Par Biéreau

DE SOUCHON À STROMAE PAR TROIS DIVAS EN MODE A CAPPELLA

Plus que jamais accros à la variété sous toutes ses facettes, les Divalala décalent, décapent et se délectent de tubes éphémères ou inoubliables. “Femme, Femme, Femme”, leur tout nouveau spectacle, nous entraîne au cœur d’une nuit d’errance, de fièvre et de fête ! Avec leur humour kitsch et chic, leur glam rock et leur sensibilité, ces reines de l’a cappella, osent toutes les audaces musicales et chantent la femme dans tous ses ébats, de Souchon à Stromae, d’Ophélie Winter à Dalida, de Régine à Beyoncé…

Infos pratiques :

mercredi 30/01 à 20H30 à la Ferme du Biéreau (avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente à 1348 Louvain-la-Neuve)

tarif unique : 26€

Buffet italien à 19H au Fenil (même bâtiment), 15€ p.p. hors boisson en plus du ticket de concert, réservation indispensable (nombre de places limité)

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

La société namuroise Bibmatic a mis au point “Invineo”, un distributeur de vin au verre d’un nouveau genre, résultat de quatre années de recherches. Vingt-cinq prototypes sont actuellement testés.

 
Inscrite à Andenne mais actuellement installée dans des locaux industriels de Court-Saint-Etienne, en Brabant wallon, la SA Bibmatic est dirigée par Thierry Tacheny. Fils de Jules Tacheny, pilote de moto belge qui géra notamment le circuit de Mettet, l’homme n’a pas suivi les traces paternelles mais s’est investi corps et âme depuis 1983 dans la pub et les médias. Il est l’un des fondateurs de la régie IP, il en fut DG ajoint, et participa à ce titre à la recherche du financement de RTL-TVi en Belgique. Après une expérience similaire de cinq ans en France, il revient au pays en 2002 pour diriger le groupe SBS Belgium, multinationale qui détient les chaînes flamandes VT4, Vijf et Zes. En 2014, il disparaît du paysage médiatique, il a décidé de changer de vie.

« Après 35 ans, explique Thierry Tacheny, il y a toujours quelques idées saugrenues qui traînent dans les tiroirs. Invineo en est une. C’est une vraie idée de créatif, spontanée, du type de celles qui naissent en fin de soirée… Nous étions plusieurs à déguster du vin lorsque nous nous sommes demandés s’il était possible d’inventer une technologie permettant de servir un verre de vin de qualité à la bonne température et de créer ainsi une manière originale de servir le vin. »

 Les 3 F

La réflexion peut étonner lorsque l’on sait que d’autres machines du genre existent dans l’Horeca. Mais leur système a des limites et nécessite notamment l’injection de gaz alimentaire ou d’azote pour remplacer le vin prélevé et éviter l’oxydation du solde de vin. Après avoir consulté plusieurs spécialistes et techniciens, Thierry Tacheny décide d’aller plus loin et d’investir pour créer un prototype avant de pouvoir en déposer le brevet.

« J’ai fait appel à la société WOW Technology (tombée en faillite en 2017 – ndlr) à Namur. Mon ambition est de créer un service qui pourrait s’apparenter à une célèbre machine à café où il suffit de placer une capsule pour avoir un café à la bonne température, une espèce de sommelier à domicile. Après un tour des trois F (Friends, Family and Fools – Famille, Amis et Fous), nous avons levé un budget de 750.000 euros et obtenu aussi un prêt de la Région wallonne de 350.000 euros via son programme d’aide aux prototypages. Ce budget nous a permis de valider la faisabilité du projet dans de bonnes conditions et d’élaborer un prototype présentable permettant de refroidir, servir et conserver le vin, mais aussi une surveillance à distance. »

 Vin en tube

Concrètement, Invineo se présente comme une grosse machine à café comme on les voit dans l’Horeca avec trois tubes de vin protégés par une coque en plastique et ornés d’une grande étiquette, plus grande que celle d’une « vraie » bouteille. De loin, on dirait un magnum. Le vin n’est en effet pas distribué en bouteilles dans cette machine d’un nouveau genre, mais dans un contenant mi-carton, mi-plastique qui contient une poche de bag-in-box (BIB) pouvant être servie par le haut et non par un robinet extérieur.

Le vin est expulsé du tube par un mécanisme qui le refroidit dans le même temps. Aucun gaz alimentaire n’est ajouté, le vin est donc préservé de l’oxygénation. Chaque tube contient deux litres de vin et dispose d’une autonomie de vie de l’ordre de neuf semaines. Une puce est collée sur chaque tube et permet à la machine d’analyser les ventes et d’être contrôlée à distance par Bibmatic.

« Notre projet, continue l’ex-publicitaire, n’est pas seulement de vendre nos machines et d’en assurer l’entretien, mais surtout de vendre les tubes et d’étendre la gamme au fil des ans. La prochaine étape va être l’aménagement d’une usine logistique où seront stockés ces vins et les cartouches assemblées. »

Pour sa première gamme de vins, Invineo a récupéré les soixante références qui ont quelque temps été commercialisées chez nous sous la forme de BIB par la société française BiBoViNo qui s’est retirée du marché belge mais poursuit ses activités en France. Pour l’heure, les vins arrivent chez Bibmatic dans des poches Biobovino et sont transvasés dans les contenants Invineo. A moyen ou long terme, Bibmatic devrait importer ses propres vins, mais ce sera pour une étape ultérieure.

En mars 2018, les promoteurs du projet ont levé 2,7 millions supplémentaires et élargi l’actionnariat à quelques acteurs du vin, tels que Cinoco/Le Palais du Vin ou Jean-François Baele qui abrite actuellement le remplissage des poches dans son entrepôt du Ry d’Argent à La Bruyère. La Société régionale d’investissement  de  Wallonie  (SRIW)  a  également mis 750.000 euros sur la table tandis que Namur Invest a avancé 250.000 euros.

 Quels marchés ?

L’intention d’Invineo n’est pas de démarcher la restauration gastronomique qui dispose généralement d’un sommelier en chair et en os, mais de viser des établissements plus modestes qui peuvent ainsi débiter trois vins (ou six avec deux machines) et se concentrer sur leur core business. Mais on peut aussi imaginer de placer ce type de machines dans les hôtels, soit au bar ou, pourquoi pas ?, dans les chambres. Vingt-cinq machines sont actuellement en test dans divers établissements, deux ont même été placées au Parlement wallon avec six vins wallons.

Pour Fabrizio Bucella, l’un des propriétaires du bar à vins Wine Club qui teste la machine, celle-ci a trois avantages : « La température de service, le dosage choisi sur le tableau de commande exactement respecté et l’approvisionnement très facile par Invineo. Pour le service au verre, la gestion des tubes est beaucoup plus simple que celle des bouteilles dont on jette souvent une bonne partie en fin de journée ou le lendemain. A terme, je vois bien un coin avec cinq machines et quinze vins qui seront débités sans aucun problème. »

La reproduction en série est en cours d’étude, les premières Invineo sortiront à la mi-2019. Thierry Tacheny et son associé Etienne Mertens espèrent pouvoir en placer 2 à 3.000 dans les 3 à 5 ans, la rentabilité devrait être atteinte au seuil de 1.500 pièces. Celles-ci devraient être assemblées en Wallonie, créant par là aussi une cinquantaine d’emplois.

 www.invineo.com

 

LA LIGNE ROUGE

En un an, « La Ligne Rouge » est devenu un espace incontournable à Lasne. Catherine et Olivier Lust y pratiquent l’art de recevoir le temps d’une expérience unique reposant sur le choix des produits. L’as aux fourneaux, c’est Benjamin Laborie.

 


Un menu Départ (47€, 3 services), un menu Courbe (52€, 4 services) et un menu Ligne Droite (73€, 5 services), trois salons ou salles de réunion baptisés Fangio, Clark et Ascari… Nous ne sommes pas dans un restaurant « Formule 1 », loin de là même, mais dans l’établissement gastronomique que Catherine et Olivier Lust ont ouvert à Lasne et qu’ils ont appelé « La Ligne Rouge ». Pourquoi ce nom ? Parce que le couple est passionné d’automobiles. Il aurait voulu appeler le restaurant « L’Eau rouge », en hommage au célèbre établissement du circuit de Francorchamps, mais ce nom était déposé et, après une bataille d’avocats, il dut changer sa communication. La décoration, évidemment, donne dans les tons rouges et les photos consacrées aux belles heures de l’automobile sont presqu’aussi belles que la carte.

Benjamin Laborie : une carte de visite alléchante

Il faut dire qu’à « La Ligne Rouge », on est loin du Boboland culinaire ambiant qui cultive une offre basée sur le concept de la brasserie chic à prix sympas et utilise des produits en provenance des fournisseurs de l’agro-alimentaire et manquants souvent de saveurs. Ici, on est dans l’antre de Benjamin Laborie, dont l’impressionnante carrure de rugbyman se dévoile via le passe ouvert sur la cuisine. Le gaillard a été à bonne école : d’abord, et dès l’âge de 14 ans, à l’école Ferrandi, à Paris, puis un an chez Thierry Thiercelin à la Villa Belrose** à Gassin (Saint-Tropez), trois ans chez Michel Guérard*** (1 an à la Ferme aux Grives puis 2 ans aux Prés d’Eugénie) à Eugénie-les-Bains (Landes), et trois ans encore chez Michel Bras*** à Laguiole (Aveyron).

Revenu de Nouvelle-Zélande où l’a poussé sa passion pour la culture maori et où il a travaillé dans un Relais et Château, on le retrouve aux fourneaux du Bowery (place Meiser, à Bruxelles) en 2013, lorsque le Gault et Millau en fait le « meilleur nouveau restaurant de la Région bruxelloise ».

Anthropologie culinaire et sociale

Tous les produits de la carte de « La Ligne Rouge » sont basés sur les expériences personnelles de ce chef pour qui le terroir colle aux basques : « J’aime composer avec des produits en provenance de régions où j’ai séjourné et connu les gens. Je préfère travailler une belle viande d’Aubrac, de l’agneau de Lozère, plutôt que choisir des produits sur catalogue. Je veux passer le témoin et l’expérience du goût en provenance de producteurs et d’artisans exemplaires qui travaillent au quotidien pour nous offrir des saveurs précises qui réconfortent. »   

En hommage à son maître, Michel Bras, Benjamin Laborie cultive son propre jardin et récolte ainsi des herbes et légumes qui constituent les condiments secrets de ses recettes : cistre, herbe à réglisse, cerfeuil musqué, tagette, bourrache, herbe de monarde pimprenelle, menthe ananas et menthe chocolat (une variété de menthe poivrée) au parfum très « After Eigth ».

Pour compléter ce jardin, le chef travaille avec la Ferme bio de Glabais qui œuvre dans un projet de coopérative à finalité sociale visant à produire des légumes sur mesure et de très belle qualité.

Beau travail sur les épices et les herbes

Pour la mise en œuvre, pas de concession. Les produits, une fois posés sur l’assiette, révèlent leur identité. Chaque plat est parfois une énigme culinaire tant le chef joue de tous les répertoires possibles.

Un exemple de menu 3 services : foie gras poêlé, rob de tomate cœur de bœuf, fraises confites-acides, rau-ram (coriandre vietnamien) et poivre Kâmpôt – c’est là que l’on voit que le chef sait travailler les épices et les herbes de son jardin. Pour suivre, un ris de veau crousti-fondant, jus à la réglisse, carottes Chantenay aux quatre épices. Et se reposer sur le Choco Menthe, le dessert emblématique du chef : un croustillant noisette cacaoté, crémeux chocolat au lait, sorbet à la menthe de son jardin.

La carte des vins vaut le détour également. On y trouve des vins haut de gamme des grandes régions françaises et d’autres au prix plus abordable en provenance du Languedoc, du Roussillon et du Sud Ouest.

La Ligne Rouge 

Chaussée de Charleroi 38

B-1380 Lasne

+32 (0) 2 385 05 31

[email protected]

 

C’est tout un univers artistique qu’Isabelle Nell prend le temps de partager à travers la peinture, la sculpture et, depuis peu, l’écriture. Rencontre à Chaumont-Gistoux avec cet « ange » qui plane en pleine spiritualité.

 

L’envie de peindre et l’attrait artistique, Isabelle Nell les a depuis son enfance. Elle garde en mémoire les heures où elle s’installait aux côtés de son père pour l’observer et écouter ses conseils. « J’étais admirative de son travail. D’aussi loin que viennent mes souvenirs, j’avais souvent un crayon, une plume ou un pinceau à la main. Ambidextre de naissance, je m’amusais à écrire à l’envers, une technique prônée par Léonard de Vinci. »
Pendant quinze ans, Isabelle Nell fait partie d’une troupe de danse contemporaine et poursuit des études supérieures à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, en architecture d’intérieur, tout en choisissant l’option design pour compléter son apprentissage. « Le jour de l’obtention de mon diplôme, j’ai franchi la porte d’un magasin de fournitures artistiques afin d’acheter de l’argile. Je voulais créer ma première sculpture. Cela m’a donné l’envie de poursuivre pendant deux ans une formation à l’atelier de sculpture de cette même académie. Sous les conseils avisés de mon professeur, le célèbre sculpteur Martin Guyaux, j’ai amélioré mes gestes et ma perception au contact de la matière. Lors d’une cotation, il m’a fait l’un des plus beaux compliments. J’avais su capturer le sens, la valeur, l’âme de l’homme qui posait pour les étudiants. Le modèle - nu, mystérieux, conjointement extraverti et introverti - n’avait pas trouvé d’autres solutions pour gagner sa vie. J’avoue que cette condition d’existence m’avait touchée. »


Entre peinture et sculpture
À l’aube de ses trente ans, Isabelle réalise sa première toile. « Je l’ai imaginée en regardant un mur blanc, vide, dans un appartement où je venais d’emménager. Les idées de créations se bousculaient. Étape par étape, la toile a pris place. Il fallait qu’elle soit immense, qu’elle dépasse la taille des réalisations de mon père. En 2000, lors de ma toute première exposition, à Grez-Doiceau, j’ai réalisé à quel point les dimensions de mes œuvres étaient encombrantes, compliquées à transporter. J’ai revisité la taille de mes toiles en fonction de ma voiture (rires) ».
En peinture, son art s’inscrit dans la lignée du surréalisme épuré, symbolique. L’ombre et la lumière, les arbres et les nuages sont les sillons qui escortent la quête de ses racines. Côté sculpture, Isabelle se définit comme étant plus classique. Pour peindre ou sculpter, elle aime travailler des matériaux qui lui permettent liberté et sensualité.
« Ma technique de prédilection est la peinture à l’huile sur toile ou sur panneau. Pour la sculpture, même si j’ai appris à boucharder la pierre à l’académie, je me suis tournée définitivement vers le travail de l’argile. Ce qui me permet un mouvement plus précis, plus sensuel. Même si certaines de mes pièces sont fondues en bronze à partir d’un moule, il m’arrive d’utiliser la technique de la mosaïque pour d’autres créations. Recouvrir la terre cuite de cette couche, c’est un véritable puzzle qui se construit avec patience et introspection. En lien avec mon vécu, je ne fais que suivre les instructions des images qui surgissent de mes rêves. Je ne résiste pas, je me laisse guider ».


Une nouvelle spiritualité
Installée à Chaumont-Gistoux, Isabelle aime la quiétude. L’environnement verdoyant l’inspire tout comme l’être humain… Ses qualités, ses défauts, ses polarités. Elle admire des artistes d’horizons variés : les talents de Léonard de Vinci, de René Magritte, les sculptures de Salvador Dali, le vécu d’Antoine de Saint-Exupéry, les personnalités d’Alexandre Jardin et de Bernard Depoorter qu’elle considère comme un génie. « En quittant les nuisances sonores et la pollution de Bruxelles pour un cadre verdoyant en Brabant wallon, mon univers s’est éclairé. Et ma spiritualité a évolué après avoir vécu une expérience de mort imminente. Je ne fais partie d’aucune religion, mais le bleu utilisé sur mes toiles a certainement un lien avec cet événement. Tout ce qui concerne l’Archange Saint Michel retient mon attention. Les monuments historiques qui lui sont dédiés me font voyager. Je pars régulièrement en Normandie pour visiter le Mont-Saint-Michel. »


Un premier roman initiatique
Et puis, il y a ce premier roman dont Isabelle Nell a accouché après neuf mois d’écriture et qui a été publié en mars dernier. « J’ai entendu de nombreuses personnes dire « Un jour, j’écrirai un livre… ». Mystérieusement, j’avais le même désir. J’ai l’impression d’avoir forcé l’arrêt des aiguilles de mon horloge pour prendre le temps d’écrire. Je me suis isolée pour concrétiser ce besoin que je ressentais depuis l’adolescence. « (R)évolution d’une rêveuse » est un roman initiatique, il montre l’évolution d’un personnage. Les différentes épreuves, qu’elles soient positives ou négatives, transforment l’individu. Elles permettent la compréhension qu’il a sur lui-même. Le personnage principal de mon roman se nomme Angel, elle me ressemble. J’aime garder une part de mystère. Entre la réalité et l’imaginaire, il n’y a qu’un pas à faire. Suivant l’axiome latin « verba volant, scripta manent » (les paroles s’envolent, les écrits restent, ndlr), j’assume la portée de mes mots en m’appliquant à laisser des traces de mon passage. Et j’ai déjà le projet d’écrire un nouveau roman dans lequel j’incarnerai le rôle d’un homme, Michel… En attendant, je souhaite organiser des événements pour attirer le regard sur mon univers artistique. »

Repères
• Octobre 2000 : 1re exposition marquante à la galerie « Au Grez des Arts », à Grez-Doiceau.
• Juin 2003 : Médaille d’or nationale lors du 33e Salon international de l’Académie européenne des Arts, pour l’ensemble de son travail, à Gembloux.
• Octobre 2003 : Médaille d’or nationale du Conseil supérieur des récompenses lors de l’exposition internationale de l’Académie européenne des Arts, à Paris.
• Avril 2004 : rétrospective de dix ans de créations au Château d’eau du Bois de la Cambre, à Bruxelles. « Le Coq dans les nuages », réalisé pour « Brabant wallon en fête », entre dans la collection provinciale.
• Depuis 2005 : expositions diverses en Belgique (Centre Rops à Bruxelles, Salon wallon des Métiers d’Art, au Palais abbatial de Saint-Hubert…) et en France (Paris, Carpentras, Saumane-de-Vaucluse, Montpellier...).
• Depuis 2011 : création des "Maca d’Or", trophées récompensant les entreprises méritantes de Wavre.
• Depuis 2012 : expositions au Moulin d’Arenberg à Rebecq, à l’Abbaye de Vaucelles en France, à la galerie « Au Grez des Arts » à Grez-Doiceau, etc.

www.nellisabelle.com

 

Par Biéreau

VE 26.10.2018 à 20:30 // MOCHÉLAN VS BREL - LE GRAND FEU

CHANSON

Jacques Brel revisité musicalement par l’artiste carolo Mochélan

Impossible d’y échapper : 2018 marque le 40ème anniversaire de la mort de Jacques Brel. En co-produisant “le grand feu”, la Ferme du Biéreau vous propose une plongée inédite dans l’oeuvre du Grand Jacques. Sur scène Mochélan (“Nés Poumon Noir”), accompagné par le musicien Rémon Jr, portera les textes les moins connus du Grand Jacques pour leur donner un nouveau souffle. Et quand Mochélan chante Brel, une certaine filiation se dessine ! Un spectacle touchant, à la croisée du théâtre et de la musique, où ils nous raconteront leur Brel.

DistributionJean-Michel Van den Eeyden (mise en scène), Mochélan (interprétation), Rémon Jr (création musicale), Simon Bériaux (conseils dramaturgiques), Agathe Cornez (assistanat), Arié Van Egmond (création lumière), Arnaud Bogard et Samson Jauffret (régie)

Production L’ANCRE - Théâtre Royal

Coproduction MARS - Mons Arts de la Scène et La Ferme du Biéreau

 

PRIX : 17€/15€/11€

 Réservations sur www.fermedubiereau.be

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

Par Biéreau

JE 25.10.2018 à 20:30 // NOMA OMRAN - SYRIAN NOTES

musique du monde

“Notre métier, c’est notre patrie” N. Omran

On parle souvent “d’artistes engagés”. Le terme n’est pas assez fort pour décrire le combat mené par Noma Omran, syrienne exilée en France depuis 2012. La chanteuse lyrique transcende son talent en dévouant sa voix à son peuple martyr. Son descriptif du programme est évocateur : “des notes syriennes, de la préhistoire à la post-révolution”. Il s’agit donc bien de visiter la musique traditionnelle syrienne d’hier et d’aujourd’hui. Ce concert exceptionnel introduit une journée thématique organisée par UCL Culture le 26 octobre 2018 sur les réalités migratoires. On y verra notamment un documentaire du cinéaste syrien exilé Ossama Mohammed, mari de Noma Omran.

Distribution : Noma Omran (chant), Khaled Al Jaramani (oud), Mohanad Al Jaramani (oud et percussions)

Avec le soutien d’UCL CULTURE

PRIX : 19€/17€/15€

 Réservations sur www.fermedubiereau.be

Informations : 

Ferme du Biéreau
Avenue du Jardin Botanique, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente, Place Polyvalente
1348 Louvain-la-Neuve
Tel. : 070/22 15 00
[email protected]

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