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RAVIVE LA FORCE DES ENZYMES


George et Gordon Blackman

Pionnière dans les solutions d’hygiène à base d’enzymes, entièrement biodégradables, l’entreprise Realco, basée à Louvain-la-Neuve depuis 1995, conforte sa position de leader par une expansion au-delà de nos frontières.


Escherichia coli, salmonella, listeria… autant de noms de guerre pour des organismes invisibles et potentiellement dévastateurs pour l’industrie agroalimentaire ou les cuisines professionnelles. Pendant longtemps, on s’est reposé uniquement sur l’arsenal chimique pour venir à bout des bactéries pathogènes. L’arrivée de Realco a radicalement changé les termes du combat sanitaire. En effet, grâce à la découverte des propriétés des enzymes naturelles, l’entreprise gembloutoise, reprise par Gordon Blackman en 1991, mettait sur le marché des produits de nettoyage et de traitement des eaux biodégradables à 100 %.

Quatre secteurs d’activité

Les activités de Realco se déploient dans quatre secteurs d’activité. Le plus important en volume est celui du secteur agroalimentaire réparti entre la production industrielle et les cuisines professionnelles et collectives, permettant le nettoyage quotidien des chaînes de production et des installations. Vient ensuite la gamme de produits destinés à l’hygiène domestique, dont la gamme eezym, distribuée en grande surface. Si, suite à l’arrivée du coronavirus, la désinfection est de plus en plus une priorité à la maison, il faut veiller à ne pas abuser de certains agents de désinfection chimiques qui peuvent générer à long terme une résistance des bactéries. Les enzymes naturelles présentes dans les produits de Realco dégradent la saleté tout en garantissant un nettoyage en profondeur ciblant les bactéries tout en respectant l’environnement. Une gamme est aussi disponible pour le nettoyage des piscines qui, dans la période de confinement, ont connu un attrait soudain. OneLife, enfin, est une filiale qui se concentre sur la décontamination des milieux hospitaliers.

Avec l’aide de l’UCL et de l’INRA

Depuis ses débuts, Realco a travaillé en étroite collaboration avec des laboratoires universitaires. C’est ainsi que l’apport scientifique de l’UCL et de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) a permis de mettre en évidence la présence du biofilm et de mettre en œuvre des solutions pour s’en débarrasser. Le biofilm est une matrice protectrice créée par l’accumulation de bactéries qui est très difficile à détruire par les produits de nettoyage et de désinfection classiques car il peut se montrer mille fois plus résistant que lorsque les bactéries se présentent sans cette protection. Grâce à sa gamme de produits à base d’enzymes, Realco peut garantir un traitement préventif et curatif des biofilms.

La recherche et développement est au cœur de la stratégie d’expansion de l’entreprise. D’une part, pour toujours et encore améliorer les produits existants, mais aussi pour mettre au point de nouveaux produits ou protocoles. « On a travaillé pendant trois ans sur un process de nettoyage enzymatique de la ligne de production qui permet aux entreprises du secteur alimentaire d’étendre la date de péremption de leurs produits. Des résultats qui ont par ailleurs été validés par un article publié dans une revue scientifique. »


Les enzymes naturelles présentes dans les produits de Realco dégradent la saleté tout en respectant l’environnement.

La « chimie verte » et ses préjugés

Sans véritable concurrent pour ses produits, Realco doit cependant toujours tenir compte de la méconnaissance et des préjugés persistants vis-à-vis de la « chimie verte ». « L’idée que les produits écologiques ne fonctionnent pas aussi bien que les produits traditionnels circule encore dans une partie du public. Comme notre prix est légèrement plus élevé, certains hésitent à sauter le pas. Heureusement, nous avons le retour des consommateurs qui soulignent l’efficacité de nos solutions et prouvent que nous avons raison. »

Pour Realco, la chimie verte n’est pas qu’un slogan. Toute l’entreprise a d’ailleurs souscrit à une charte écologique qui promeut une gestion verte des déchets et de l’énergie, et qui encourage le personnel à emprunter la bicyclette pour tous les déplacements de proximité.

Des filiales à l’étranger

A côté de la vente de ses produits, l’entreprise propose aussi un service de conseil et d’accompagnement. Realco peut ainsi aider ses clients à mettre en place la meilleure stratégie d’hygiène en identifiant les bactéries pour choisir le produit le mieux à même de les éliminer. « Les entreprises ont souvent des protocoles de nettoyage bien rodés mais pas toujours sans défaut. On essaie de s’intégrer dans le processus pour en accroître son efficacité. »

Présente hors de nos frontières via un réseau de partenaires et de distributeurs actifs un peu partout dans le monde, Realco a aussi l’ambition de s’implanter sur d’autres continents via des filiales. Sur le plan mondial, le petit poucet belge est appelé à se battre contre des grands groupes, il est donc primordial d’être bien implanté sur les marchés étrangers. « Nous avons une filiale aux Etats-Unis appelée Realzyme, où nous employons trois personnes. Et nous sommes en train d’évaluer la location la plus appropriée pour en ouvrir une autre en Asie. »

Un incendie, puis le Covid !

L’année 2020 aura laissé des traces dans les annales de Realco, l’entreprise aujourd’hui dirigée par George Blackman. A double titre. En janvier, un incendie ravageait entièrement les sites de production et de stockage de l’entreprise située dans le parc scientifique de Louvain-la-Neuve, heureusement sans faire de victimes et en laissant les capacités de gestion et de recherche et développement intactes. Deux mois plus tard, c’était la pandémie du Covid-19 et le « lockdown » sur la planète entière ! L’entreprise, qui emploie 53 personnes, a heureusement pu traverser ces deux coups durs sans dommage à long terme.

« Nous n’avons procédé à aucun licenciement », se réjouit Valentine Neirynck, Product Manager. « Le personnel s’est montré très flexible. Certaines fonctions ont bien évidemment dû être remaniées temporairement. Nous avons aussi vu des commerciaux venir aider au conditionnement. C’est vraiment grâce à l’implication de nos collaborateurs que nous sommes arrivés à nous relever des difficultés. »

Côté clients, la continuité a été assurée grâce aux partenariats avec des sous-traitants. « Nous pouvions compter sur les stocks encore disponibles chez des partenaires et distributeurs. En six semaines, nous avons pu relancer la production grâce à des sous-traitants. »

On ne mesure pas encore les bouleversements liés à la pandémie du coronavirus, mais une chose est claire, la désinfection et l’hygiène sont plus que jamais à l’agenda ! Même si ses produits et ses activités de base n’étaient pas directement concernées, Realco a participé à l’effort général en produisant du gel hydroalcoolique – lequel doit respecter une formule soigneusement cadenassée. « Cela a contribué à nous maintenir la tête hors de l’eau. »


www.realco.be


©Mabamiro

Pôle musical pour le Brabant wallon et bien au-delà, la Ferme du Biéreau, à Louvain-la Neuve, vient de se doter de deux nouvelles salles et d’une cour entièrement réaménagée. Grâce à ces outils polyvalents et performants, la ferme conforte son statut singulier dans le paysage culturel francophone.


Depuis plus d’une quinzaine d’années, le lieu-dit du Biéreau, avec son ancienne ferme du XVIIIe siècle, dont les parties plus anciennes remontent au XIIe, est devenu le rendez-vous des amateurs de musiques en tous genres. Situé près du centre de la cité universitaire, le lieu accueillera son public, dès cet automne, avec deux nouvelles salles et une cour entièrement rénovée. Les deux projets développés de manière distincte ont été menés simultanément pour profiter d’évidentes synergies dans les travaux.

La cour, un espace pavé de 1200m2, était encore dans son jus originel. Sa rénovation était donc attendue. « C’est un lieu de passage, comme une place dans la ville. Nous voulons en faire un lieu accueillant, mais aussi carrossable et exploitable pour des événements », précise Gabriel Alloing, le directeur du lieu. Plutôt qu’un retour à l’ancienne avec ses pavés « casse-chevilles », la cour a opté pour une couverture contemporaine faite de septante plaques en acier corten découpées de silhouettes d’instruments de musique. Geste architectural, ces dalles sont aussi le support d’une opération de crowdfunding originale puisqu’elles peuvent être parrainées par des particuliers ou des entreprises. Chaque donateur, joliment baptisé « articulteur », a pu choisir l’instrument qui sera gravé sur la dalle et retrouvera son nom avec l’ensemble de tous les donateurs sur un panneau placé dans la cour. Les pavés historiques ne seront pas entièrement gommés puisqu’ils sont inclus dans le dessin d’un liseré qui encadre les dalles de métal.

Deux salles dans les anciennes écuries

Les écuries qui accueillaient déjà certains événements sont désormais équipées de deux salles. De plein pied, la salle des voussettes et, sous les toits, un deuxième espace plus intimiste rythmé par les impressionnantes charpentes du XVIIe siècle. Ces espaces polyvalents, accueillant respectivement 180 et 60 personnes, seront également mis à la disposition du public pour des événements, réceptions, concerts, spectacles ou soirées dansantes. « Cela répond à une vraie demande de la part d’opérateurs, privés, publics et parapublics ou de particuliers. » Les transformations conçues dès le départ avec la collaboration des équipes techniques ont permis de gagner de la place tout en améliorant le confort du public. Dans la salle du bas, sous les emblématiques voussettes de brique, les magnifiques mangeoires en pierre bleue seront toujours là, tout comme les râteliers qui dissimulent astucieusement les câblages.

Une campagne de crowdfunding

Les deux projets de rénovation ont été menés en partenariat avec la ville d et l’UCL, avec la participation de la Province du Brabant wallon et de la Région wallonne. Sur un budget total de 1,25 millions d’euros, la Ferme du Biéreau a participé à hauteur de 250.000 euros provenant de fonds propres et de la campagne de crowdfunding. Une capacité financière alimentée par la bonne gestion, mais surtout par la place singulière qu’occupe la Ferme du Biéreau dans le paysage culturel francophone. « Nous sommes reconnus en tant qu’opérateur culturel. Environ 45 % de notre chiffre d’affaire proviennent des subventions, alors que les 55 % restants sont alimentés en fonds propres par la billetterie, la location de salles, la marge sur la co-production de spectacles et le sponsoring. C’est un schéma d’économie mixte dans une dynamique de PME, mais avec des objectifs de service public et les subventions qui les accompagnent. »

Plutôt qu’un retour à l’ancienne avec ses pavés « casse-chevilles », la cour a opté pour une couverture contemporaine faite de septante plaques en acier corten découpées de silhouettes d’instruments de musique.


Egalement un lieu de coproduction

Si d’aucuns connaissent le Biéreau par ses concerts dans la grande grange, mis en valeur par dix années de partenariat avec « D6bels On Stage », le Biéreau c’est bien plus que ça. L’ancienne ferme cultive désormais sons, rythmes et mélodies sous toutes ses formes. En fonction du projet, elle se fait lieu de création, d’enregistrement de spectacle ou de diffusion. Dernière corde à son arc, la coproduction de spectacles musicaux. « Alors qu’ils sont une dizaine en Flandre, nous sommes le seul opérateur culturel francophone à développer ce type d’activité. » Parmi les créations les plus récentes, on notera NinaLisa, de Thomas Prédour, sur les relations entre Nina Simone et sa fille Lisa ou Pierre et le Loup, de Prokofiev, raconté par Alex Vizorek et illustré en direct par Karo Pauwels. « Nous ne travaillons bien évidemment pas tout seuls, nous agissons plutôt comme un producteur exécutif ou un producteur délégué le fait au cinéma. »

 « Pour pouvoir comprendre ce qu’est la réalité des artistes, il est toujours préférable d’en être un soi-même. »
 

© Samuel Szepetiuk

Gabriel Alloing, le directeur du lieu. 

Le théâtre dans la peau

Si Gabriel Alloing est né à Avignon, c’est à Louvain-la-Neuve qu’il est venu très jeune s’installer avec ses parents, portés par le vent d’utopie qui soufflait sur la cité universitaire. Dans la ville qu’il a vu grandir, il a suivi des études d’ingénieur civil tout en manifestant sa curiosité pour le théâtre, notamment avec les ateliers Son-Corps-Voix de Jean Mastin. Clin d’œil du destin, il avait déjà, à l’époque, investi les écuries de la Ferme du Biéreau pour une version expérimentale de Ruy Blas où il s’est retrouvé suspendu aux râteliers. Son diplôme en poche, il exerce son métier d’ingénieur pendant deux ans. Mais alors qu’il était en mission en Thaïlande, le virus du théâtre se rappelle à lui et il décide de rentrer en Belgique pour s’inscrire au Conservatoire royal de Liège dans la section comédien-concepteur. Très vite, son profil suscite l’intérêt et il reçoit plusieurs propositions pour diriger un centre culturel. Il les balaie toutes jusqu’à ce que, en 2008, on l’invite à s’occuper de la Ferme du Biéreau. « Ce projet venait à un moment intéressant dans mon parcours et surtout c’était un lieu où tout était à inventer. » Douze ans plus tard, il est toujours là, la tête pleine de projets. La routine et les rails, il déteste ça. « Tant qu’il y a de nouveaux défis à développer, ce sera pour moi ; si c’est pour ronronner, je passerai le flambeau. »

Boulimique du travail, il n’a pas pour autant abandonné les planches, se partageant entre le travail d’acteur, de metteur en scène ou d’auteur. « J’ai besoin de créer, ça me nourrit, si je ne faisais que du bureau, je ne serais pas heureux. » Il y voit aussi un complément indispensable à son action de gestion culturelle. « Pour pouvoir comprendre ce qu’est la réalité des artistes, il est toujours préférable d’en être un soi-même. »

Inauguration le 8 octobre

En développement permanent, la Ferme du Biéreau a encore d’autres partitions à écrire car la rénovation du site n’est pas totalement achevée. Gabriel Alloing rêve d’agrandir et d’ouvrir le foyer sur une centaine de mètres carrés de part et d’autre du parking. « C’est le premier espace que voient et traversent les gens quand ils arrivent, donc ce serait bien d’amener un geste architectural contemporain, qui ne dénature pas l’ensemble. » Reste encore le corps de logis et ses 800m2 qui devraient être rénovés quand les moyens seront disponibles. Son affectation est encore à préciser, mais ce devrait être un mix entre de l’Horeca, des espaces de stockage et de répétition.

Pour l’heure, rendez-vous le 8 octobre afin de découvrir les nouveaux espaces du Biéreau avec un mini-festival de quatre jours. Fidèle à ses principes, le programme est tout en éclectisme avec notamment les iconiques « Gangsters d’Amour », désormais menés par Philippe Résimont, et une sieste acoustique avec « La Crapaude », le quatuor polyphonique féminin qui réinterprète et dépoussière des chansons traditionnelles de Wallonie pour en faire vibrer toute la poésie et l’étrangeté.

 
La Ferme du Biéreau
Place Polyvalente
B-1348 Louvain-la-Neuve
+32 (0) 70 22 15 00

 

 

un creuset poétique

Geneviève Levivier voyage entre art et innovation textile. Ses créations, longtemps recherchées dans le secteur de la Haute Couture, sont aujourd’hui remarquées pour leur exceptionnelle présence visuelle et leur démarche artistique.


Geneviève est née en 1963 à Bruxelles. Après une enfance les mains dans la peinture, la jeune femme entame un parcours académique classique. Des études de philosophie « parce que, pour mon père, l’université, quand on avait une tête bien faite, c’était la voie royale ». Si la tête y était, le cœur, lui, vagabondait du côté des arts plastiques. Geneviève, l’identité contrariée, n’aura donc de cesse d’enchaîner les formations artistiques (peinture, sérigraphie, céramique, design textile) pour satisfaire ses propres envies essentielles, avec en parallèle une carrière de journaliste qui s’impose à elle. Un passage formateur qui lui permettra de réseauter et d’apprendre les modes de fonctionnement des milieux culturels et artistiques. À 40 ans, mariée, maman, elle est rattrapée par le démon de la création. C’est le grand chambardement intellectuel et les prémices de sa carrière d’artiste.

Tapisserie Synesthesia. Installation in situ dans le verger du musée Van Buuren – dans le cadre du projet "Van Buuren Solidaire » – faisant partie d’un ensemble de quatre oeuvres textiles et végétales créées spécialement pour le lieu, transfigurant des bois
du jardin.


En tant que journaliste, Geneviève Levivier approche le secteur du design textile. « J’ignorais à l’époque que le textile pouvait être un secteur artistique à part entière ». Coup de foudre ! « Je me suis dit, ça y est, j’ai trouvé mon médium, je ne me trompe pas. J’ai vu ce médium comme un creuset dans lequel il me serait possible de me livrer à des expérimentations libres. Le textile, c’est sensuel, matiériste, pictural et graphique. Je peux le suspendre, faire des sculptures, des interventions dans l’espace, le travailler comme du design commercial ou une œuvre d’art. La diversité et la multiplicité des applications étaient pour me plaire ». Une révélation qui offrait la possibilité de débouchés commerciaux non négligeables. « Je suis retournée sur les bancs de La Cambre et d’une haute école technique pour apprendre mes gammes ».

Chimie et art textile, un alliage précieux et eco-friendly

Arrivée au cœur de sa reconversion, Geneviève Levivier sollicite le savoir-faire de son époux, Pierre-Yves Herzé, ingénieur chimiste, spécialiste des polymères, pour développer et tester des formulations qui lui permettent de travailler des effets créatifs inédits. « Il ne s’agissait pas de juste mettre de la peinture sur du tissu ! »

Les produits innovants mis au point grâce à la science pointue des polymères sont alors repris par la créatrice pour des applications design sur son matériau de prédilection. De la chimie, oui, mais de la chimie propre. « Mon mari a formulé les ingrédients de polymères eco-friendly, sans solvant, sans plastifiant et non allergènes. Il n’était pas question que quelqu’un touche ou respire des produits toxiques. Ensemble, nous avons créé une nouvelle niche, mélange de textiles traditionnels nobles rehaussés par des techniques de chimie novatrices. Cette étape franchie, j’avais toujours à cœur de gagner ma vie ; je me suis donc posée la question de l’usage du tissu avec une valeur ajoutée de création et d’innovation. Pour qui ? Dans quel domaine ? La réponse fut évidente : la Haute Couture ».

Le duo développe alors une courte gamme de produits textiles avec rehauts de matière, effets de reliefs et de coloration, palette de leur savoir-faire, et la présente aux plus célèbres noms du milieu. Les broderies polymères font leur effet, une des maisons françaises de Haute Couture parmi les plus renommées de Paris accroche immédiatement. « Le rêve devenait réalité : j’ai enfin pu exprimer ma sensibilité picturale sur les matières les plus nobles, tulle de soie et de laine, cachemire, fibres pures… en travaillant main dans la main avec le plus grands. C’était un mélange de grande liberté et de contraintes techniques qui vous mettent immédiatement le pied à l’étrier ! »

« Geneviève, tu es une artiste »

Les premières commandes pour des collections-capsule affluent. En urgence, le couple loue trois ateliers de fabrication provisoires, engage du personnel et dépose le nom d’une société, A+ZDesign®, dont l’outil de travail se situe aujourd’hui à Genappe. « Nous faisions tout, la recherche & développement, les tests, la création des collections, la production et même la livraison. »

Geneviève reste concentrée huit années sur la Haute Couture tout en postulant sporadiquement à des appels à projets pour des expositions ou des bourses dédiées à l’innovation et au design textile. C’est l’époque des tapisseries polymères et des panneaux en dentelle de bois. « La difficulté était d’être au top sur les deux fronts, Haute Couture et expositions. En 2016, j’ai pris la décision de donner une chance à mon travail artistique en mon nom propre. J’ai alors bénéficié d’un coaching de la Région wallonne sur le positionnement des entrepreneurs. À la fin de la formation, le groupe m’a confié : « Geneviève, tu es une artiste, tu ne produis pas du tissu, tu produis des œuvres, tu dois donc les présenter comme telles et te rendre visible ».

En 2017, Geneviève est exposée pour la première fois comme artiste dans une galerie suisse. Il s’ensuit des invitations par d’autres galeries et musées comme, dernièrement, le Musée Van Buuren, à Bruxelles.

« Je capture ainsi un instant dans la nature passagère du vivant et ma quête est de le rendre éternel. »

 


© GenevieveLevivier
Robe-sculpture sélectionnée en 2015 pour l’Exposition Universelle de Milan par le Pavillon de France. Sollicitée par TextiFood, Geneviève Levivier a détourné une fibre innovante issue de reliquats de l’agroalimentaire, extraite du maïs et de la betterave.

« L’Abbaye de Villers-la-Ville, c’est un lieu dingue, je leur ai donc proposé d’exposer in situ les œuvres issues de mes dernières expérimentations. À l’époque, je fabriquais de grands panneaux textile à base de coquilles d’œufs récupérées. »

 


© GenevieveLevivier

Des vitraux flottants à Villers-la-Ville

« Artiste » n’est pas un statut autoproclamé. Malgré des encouragements sincères et des incitations appuyées, Geneviève Levivier doutait encore, jusqu’en 2018, de ses exceptionnelles qualités créatives. Jusqu’à sa rencontre avec l’Abbaye de Villers-la-Ville lors des Trophées Incidences qui récompense, en Brabant wallon, les pratiques novatrices et éco-responsables. « L’Abbaye de Villers-la-Ville, c’est un lieu dingue, je leur ai donc proposé d’exposer in situ les œuvres issues de mes dernières expérimentations. À l’époque, je fabriquais de grands panneaux textile à base de coquilles d’œufs récupérées. Du monumental dans les ruines abbatiales ! Ils ont accepté et m’ont donné carte blanche. Grâce à eux, je me suis enfin assumée comme artiste plasticienne et les « vitraux textile de l’abbaye » m’ont révélée. C’était le début d’une démarche actuelle. Mes œuvres interagissent avec la nature comme avec leur environnement, je travaille de plus en plus in situ et sur-mesure. Mes tapisseries ou sculptures textiles abstraites sont composées de fleurs, de plantes, de coquilles d’œufs, de fibres naturelles ou biosourcées. Je capture ainsi un instant dans la nature passagère du vivant et ma quête est de le rendre éternel. »

En 2019, une œuvre grand format de l’artiste, qui avait été exposée à l’Abbaye de Villers-laVille, a été a acquise par la collection d’Art de la Province du Brabant Wallon, tandis que d’autres font partie de collections privées dans le monde, dont récemment une œuvre sur mesure à New-York.

www.apluszdesign.be

Chasseur d’images et d’histoires


© Jean-Marc Joseph

On le voit dans le désert namibien ou sur la piste du renard blanc au Spitzberg, mais aussi dans la carrière d’Hermalle-sous-Huy où des crapauds alytes accoucheurs et des trèfles jaunes des sables colonisent des espaces abandonnés. Rencontre avec Tanguy Dumortier, aux rênes du Jardin extraordinaire.


Tombé dans le chaudron de la nature, dès l’enfance, ce Bruxellois ? Un peu, tout de même. « Notre habitation, dans le sud de la capitale, ne comportait qu’une petite cour de 4 mètres sur 5. Alors, avec mes frères, dès que je le pouvais, je filais dans la forêt de Soignes, conte Tanguy Dumortier. Un super terrain de jeu très fantasmé ! » Vers sept ou huit ans, dans un « journal » confectionné avec des feuilles de papier pliées, il écrit des histoires de loups. Puis, les camps scouts lui feront découvrir la campagne de Wallonie.

La suite, c’est une formation de guide nature auprès du Cercle des naturalistes de Belgique et, après un master en langues et littératures romanes à l’UCLouvain (Louvain-la-Neuve), un peu d’enseignement en Flandre et au Mexique. Trop statique pour lui. Tanguy Dumortier rêve de bouger davantage et son bagage en lettres le pousse à reprendre une formation en journalisme. Puis il tente sa chance à la Bourse René Payot, concours organisé par les radios publiques francophones, en proposant, sans crainte du paradoxe, un reportage sur… le son du silence. « Je trouvais intéressant et novateur de parler de quelque chose qui ne fait pas de bruit dans un média qui a besoin de son, précise-t-il. Cela m’a mené vers des musiciens, des personnes qui avaient perdu la voix, des participants à des marches silencieuses… » Et l’audace paie. Le jeune diplômé décroche la bourse et effectue ses premières expériences journalistiques à Radio France et à Radio Canada. Avant d’être engagé par la RTBF pour présenter des informations régionales dans l’émission le 18h30, qui devient vite Au Quotidien, puis, en alternance avec Ophélie Fontana et Eric Boever, le 12 Minutes qui résume l’info, à 22 heures, sur la Deux. « Un exercice intéressant. J’ai appris à travailler seul, à écrire très vite, à être concis et rigoureux sur l’information. »

« J’ai appris à travailler seul, à écrire très vite, à être concis et rigoureux sur l’information. »

 

Bio express
1980: Naissance à Bruxelles
2002: Master en langues et littératures romanes à l’UCLouvain
2004: Formation à l’Ecole de journalisme de l’UCLouvain // Stagiaire à Radio France et à Radio Canada
2005-2010: Présentateur d’Au Quotidien et du 12 Minutes sur la RTBF
2010-2014: Reporter indépendant en Afrique
2014: Présentateur du Jardin extraordinaire
2016: Président du Festival International Nature Namur


Des studios à la nature africaine

Mais le « besoin d’être dehors » le titille. « Rester non-stop en studio ne me correspondait pas ». Alors, le voilà parti rejoindre sa compagne de l’époque, institutrice au Rwanda, pour travailler comme réalisateur et caméraman indépendant de reportages sur la nature en Afrique centrale.

« Une période palpitante, pleine de découvertes, de liberté, de risques parfois… j’ai appris énormément. J’ai eu la chance de me rendre, seul ou avec quelques collaborateurs, là où peu d’équipes de tournage peuvent aller. »

Tanguy Dumortier y retrouve le silence de la haute montagne, dans la Chaîne du Rwenzori, à plus de 5.000 mètres d’altitude. Il observe une nature très diversifiée : des forêts de bambous aux vastes étendues de savanes, des prédateurs carnassiers aux gorilles végétariens, des plus grands mammifères jusqu’aux minuscules caméléons. Il explore les plus beaux parcs nationaux du Congo : le Virunga, domaine des gorilles de montagne ; la Garamba, dernier bastion de la plus grande population d’éléphants ; le Kahuzi-Biega, dominé par deux volcans ; le Parc marin des Mangroves, à l’embouchure du fleuve Congo, où des tortues luths viennent se reproduire sur une toute petite plage…

La moisson de ces expéditions, ce sont notamment plusieurs films pour la Commission Européenne sur les parcs nationaux en Afrique. Des images qui mettent en valeur les parcs nationaux que finance le Programme des Nations Unies pour le développement, en Afrique de l’Ouest. Et une tournée Exploration du Monde où il présente, avec le journaliste Philippe Lamair, les grands parcs de l’est du Congo.


© Tanguy Dumortier et Philippe Taminiaux


© Tanguy Dumortier

La moisson de ces expéditions, ce sont notamment plusieurs films pour la Commission Européenne sur les parcs nationaux en Afrique.


L’émission de tous les records

Alors, en 2014, c’est tout naturellement que la RTBF propose à Tanguy Dumortier de prendre le relais de Claudine Brasseur aux rênes du Jardin extraordinaire, émission de reportages sur la nature et l’environnement. Le petit écran après les grands espaces, c’est le grand écart tout de même pour ce globetrotter. Un beau défi aussi, car Le Jardin cumule les records : doyenne de la chaîne publique (55 ans et bien plus de 2.000 émissions) avec le JT, la plus ancienne émission en Europe et la première de la chaîne à être diffusée en couleur (1971).

« Je n’ai pas hésité longtemps. Je connaissais l’émission, je lui avais fourni plusieurs reportages et j’avais une expérience de terrain. C’était un défi excitant ! Le Jardin extraordinaire offre à la nature une formidable caisse de résonance. A l’écoute du public depuis plus d’un demi-siècle, elle s’est adaptée au fil des années à la façon de voir l’environnement. »

Depuis 2014, Tanguy Dumortier et sa toute petite équipe ont arpenté la planète. Mais aussi notre pays, trop peu connu. « C’est l’objectif de l’émission et ce qui a le plus d’impact, explique le présentateur : montrer des coins proches, donner aux téléspectateurs l’envie de regarder la nature, de la comprendre, de la respecter, de l’accueillir chez eux. La vraie récompense, ce n’est pas l’audience du Jardin extraordinaire, mais les envies et les vocations que l’émission peut susciter. »


© Jean-Marc Joseph

Tanguy Dumortier et sa toute petite équipe arpentent la planète depuis 2014.


Son jardin extraordinaire, à Virginal

Des coins proches que cet habitant de Virginal, en Brabant wallon, parcourt volontiers. Comme le Bois de la Houssière, par exemple. Ou le Bois de Lauzelle, à Louvain-la-Neuve, qui offre un bel exemple de gestion de la nature grâce à l’implication du garde forestier JeanClaude Mangeot. Ou plus près encore… « Dans mon petit jardin, en invitant la vie sauvage, en évitant d’arracher certaines « mauvaises » herbes, en laissant un tas de bois, j’ai fait exploser la biodiversité. Il y a bien davantage d’oiseaux, tandis que des hérissons et des fouines se sont invités… »

Le Jardin extraordinaire, c’est une expérience de près de six ans maintenant. Emballante, cette impression d’avoir conquis ou reconquis certains publics ? « Sur le plan personnel, c’est très fatigant. Cinq à six mois par an à l’étranger et puis le montage des films, cela laisse peu de temps pour autre chose », commente ce papa de deux filles. Y a-t-il un lieu qu’il rêve encore d’aller explorer ? « Par boutade, j’ai dit à mes confrères que, s’ils veulent se débarrasser de moi, ils peuvent m’envoyer dans l’espace ! »


© Gaël Locoutre

Le Festival Nature Namur

En 2016, Tanguy Dumortier a également pris les rênes du Festival International Nature Namur, compétition qui a lieu en octobre et qui offre à chacun la possibilité de réaliser de courts films sur la nature et de les partager. « Présider ce festival cela implique de se mettre à la place des spectateurs et de faire des sélections afin de leur offrir des choses attendues et inattendues. C’est un autre défi mais aussi un formidable tremplin ! Sans ce festival, je ne serais pas là où je suis. En 2009, j’y ai présenté Expédition barge, le portrait de la barge à queue noire et d’un peintre, Yves Fagniart, qui suivait cet oiseau du Sénégal à l’Islande. D’autres films ont suivi : Le réveil des Virunga, réalisé avec Philippe Lamair, et Le continent des couleurs, avec Philippe Taminiaux, qui ont tous les deux été initiés grâce au Festival Nature Namur et diffusés ensuite par le magazine National Geographic .»

« La vraie récompense, ce n’est pas l’audience du Jardin extraordinaire, mais les envies et les vocations que l’émission peut susciter.»


Davantage de productions propres

Si, autrefois, Le Jardin extraordinaire proposait surtout des documentaires achetés, l’émission offre désormais davantage de productions propres. Une volonté de l’équipe et une nécessité. « A l’heure où bon nombre de plateformes proposent des reportages sur la nature et l’environnement en streaming, c’est intéressant de fabriquer du contenu personnalisé, qui nous appartient, explique Tanguy Dumortier. En outre, c’est bien plus facile, aujourd’hui, d’acquérir du matériel relativement petit, à moindre coût. On l’a vu pendant la récente période de confinement : des téléspectateurs, qui observaient la nature dans leur jardin, nous ont envoyé des vidéos parfois touchantes, émouvantes. Dans mon “sac d’écolier ”, je peux ranger un appareil photo, un téléobjectif, un micro, un drone… »

On ne l’imagine pas mais chaque émission se prépare six mois à un an à l’avance selon différents critères. « Nous cherchons des sujets, petits et grands, proches et lointains, calqués sur les saisons, en discutant avec des scientifiques, à l’écoute des messages, des suggestions des téléspectateurs. » Pour des reportages à l’étranger, il faut examiner la faisabilité et la viabilité économique : contacts locaux, possibilité d’hébergement, coût global… « Sur place, nous dépendons toujours des aléas de la météo. Et puis, ce qui prendrait trois journées de tournage avec des acteurs humains peut évidemment en prendre bien davantage dans la nature. On est dans la lenteur, l’imprévisible, la chance ou la malchance. »

Reste évidemment le coût que représente l’envoi d’une équipe pour un reportage au bout du monde. « C’est une question de court, moyen ou long terme, argumente le globetrotter en osant une comparaison « domestique ». A court terme, aller au resto coûtera moins cher que d’acheter du matériel pour faire la cuisine soi-même. Mais, après quelques années, le coût de ce matériel sera amorti et l’on aura appris à cuisiner. Il y a une vraie valeur ajoutée, un savoir-faire qui a augmenté et que l’on pourra utiliser et transmettre. »

« Dans mon “sac d’écolier ”, je peux ranger un appareil photo, un téléobjectif, un micro, un drone... »


Des collaborations avec l’Université de Liège

Bon à savoir : une trentaine de reportages réalisés par Tanguy Dumortier et son équipe sont proposés sur la plateforme Auvio de la RTBF. Certains sont vendus à des chaînes, comme VRT ou TV5 Monde, mais d’autres pistes sont également exploitées. Certains reportages sont coproduits avec Clair-obscur Productions, société bruxelloise intéressée notamment par la préservation du patrimoine naturel. Et puis, il y a des collaborations, avec des chercheurs de l’Université de Liège, avec des ambassades… C’est ainsi que Tanguy Dumortier a notamment suivi Fany Brotcorne, la primatologue de l’Université de Liège qui mène des recherches sur la difficile cohabitation entre des macaques et la population locale dans la ville d’Ubud, à Bali. Ou l’océanographe Sylvie Gobert qui passe plusieurs mois par an à scruter les eaux de Corse dans la station de l’ULG, Stareso, au nord de l’île. « Raconter l’histoire de ceux et celles qui protègent la nature, c’est aussi l’un des objectifs de l’émission », conclut son présentateur.


© Tanguy Dumortier

du bois au gaz propre

Fin décembre 2019, Xylowatt s’est vu octroyer le label « Efficient Solutions » pour sa technologie de gazéification, le Notar®. Une juste reconnaissance pour cette start-up néolouvaniste qui produit de l’énergie verte à partir de résidus de bois. Et qui s’exporte jusqu’au Japon.



©GCO

Décerné par la Fondation Solar Impulse – du nom de l’avion solaire avec lequel Bertrand Piccard et André Borschberg ont réalisé un tour du monde en 2015-2016 –, le label « Efficient Solutions » certifie les solutions écologiques qui permettent de générer des profits et créer de l’emploi, tout en réduisant les émissions polluantes et en préservant les ressources naturelles. En développant et en mettant au point le Notar®, Xylowatt s’inscrit bien dans cet esprit puisque cette technologie innovante permet la production d’un gaz de synthèse propre à partir de la gazéification de la biomasse de bois naturel (copeaux, branchages…) et recyclé (vieilles palettes, caisses…). Associé à un moteur de cogénération, ce gaz peut ainsi produire de l’électricité, de la chaleur et du froid.

« L’industrie de l’énergie renouvelable est au devant de l’actualité depuis de nombreuses années, explique Geoffroy Corbisier, le Business Development Manager de Xylowatt. Les panneaux photovoltaïques et l’éolien sont aujourd’hui des technologies abouties qui évoluent à leur vitesse de croisière mais qui ne peuvent produire de l’énergie que de façon temporaire, pendant la journée pour la première et quand il y a du vent pour la deuxième, ce qui pose de gros problèmes de stockage. En revanche, notre technique de gazéification s’appuie sur des processus qui fonctionnent 24 heures sur 24 parce qu’ils sont alimentés par la biomasse locale qui peut être stockée en fonction de la demande. Ce qui intéresse très fort des groupes ou des collectivités où le personnel travaille jour et nuit, comme le CHU UCL Namur pour lequel nous avons installé, en 2017, sur le site de Mont-Godinne, une unité de gazéification permettant à l’hôpital de couvrir une bonne partie de ses besoins en électricité, chauffage et réfrigération. »

Une spin off de l’UCL

Spin off de l’UCL, mise sur rails en 2001 par d’anciens chercheurs de l’université travaillant au développement d’une technologie innovante de conversion de la biomasse, Xylowatt a été reconnue internationalement en 2007 quand son réacteur Notar®, qui permet de produire un gaz de très haute qualité dépourvu de goudron, a été mis au point après deux années d’intenses recherches. « Nous ne sommes pas les seuls à produire du gaz propre, précise le responsable. Il existe, dans différents pays comme l’Allemagne et l’Italie, des entreprises qui conçoivent de petites unités d’une puissance de 50 ou 100kW électrique, et il en existe d’autres qui se sont spécialisées dans la conception de très grosses unités de traitement de gaz à l’intention des grandes industries, mais nous sommes une des seules au monde à travailler avec des unités compactes dans une gamme de puissance intermédiaire, c’est-à-dire allant de 750 à 3.000kWe ».

« Notre technique de gazéification s’appuie sur des processus qui fonctionnent 24 heures sur 24 parce qu’ils sont alimentés par la biomasse locale qui peut être stockée en fonction de la demande. »


C’est donc à partir de cette date historique pour la société que Xylowatt a pu véritablement se positionner sur le marché en tant que concepteur et installateur de centrales de cogénération alimentées par du combustible bois. En 2009, la piscine communale de Tournai fut la première à bénéficier des avantages de la technologie Notar®. Dans la foulée, afin de poursuivre ses activités de recherche, l’entreprise fit construire une usine pilote à l’Institut de mécanique de l’UCL, puis ce fut au tour d’un fabricant de bouteilles en Champagne – où le gaz n’alimente pas un moteur de cogénération mais directement un four verrier – et de l’hôpital de Mont-Godinne. D’autres unités ont également été installées en Belgique et en Angleterre mais, aujourd’hui, alors que la société doit faire face à la chute du prix du gaz, ses équipes travaillent sur la finalisation de projets de centrales dans les Balkans, ainsi qu’au Japon où, depuis l’accident de Fukushima, une politique très volontariste de développement d’énergie renouvelable a été mise en place.

Un partenariat avec le groupe John Cockerill

« Ce ne sont pas des projets que l’on fournit clé sur porte. Chaque unité doit être étudiée en fonction des besoins spécifiques de nos clients, c’est pourquoi ils nécessitent deux à trois ans de développement. C’est dans cette optique que le groupe CMI (« John Cockerill », ndlr), est devenu notre partenaire industriel et l’un de nos actionnaires en 2014. Jusque là, nos unités étaient construites en interne, dans nos ateliers, mais depuis lors nous sous-traitons avec des entreprises belges et étrangères spécialisées, tandis que CMI, dont les capacités d’ingénierie nous sont très précieuses, prend en charge la coordination de l’assemblage. Pour nos projets au Japon, le contexte est quelque peu différent puisque les pièces seront fabriquées en Europe et assemblées dans ce pays. »

L’avenir ? Si les perspectives en matière d’énergies alternatives et de développement renouvelable sont toujours très favorables à des entreprises comme Xylowatt, qui emploie actuellement plus de vingt personnes, Geoffroy Corbisier sent bien que l’actualité liée au coronavirus va inévitablement faire pencher les préoccupations vers le domaine de la santé publique. « Va-t-on voir certaines entreprises se désengager pendant quelques temps vis-à-vis de l’environnement et du climat ? J’espère en tout cas que les milliards qui sont en train d’être injectés dans l’économie vont pouvoir la rebooster vers une économie durable qui associe le bien-être et l’environnement. »

www.xylowatt.com

Son « Petit-Fils » a 16 ans déjà !

A deux pas de l’ancienne abbaye d’Aywiers, dans l’entité lasnoise de Couture-Saint-Germain, Sébastien Leroy est le chef propriétaire du « Petit-Fils ». C’est dans ce restaurant aménagé dans une jolie maison au décor chaleureux que ce passionné partage son amour du métier.

 


© Droits réservés

Sébastien Leroy est né en France, à Villeneuve d’Ascq. Très jeune, il vient dans le Brabant wallon avec ses parents et entame ses études au Collège Cardinal Mercier, à Braine l’Alleud.

« Nous vivions à Waterloo et, quand j’ai eu 15 ans, j’ai dû choisir une nouvelle option pour mes études. Ma maman m’a rappelé que depuis mes 4 ans, je m’intéressais à ce qu’elle préparait à manger. A table, je lui parlais déjà des saveurs des aliments, d’assaisonnement et, à l’époque, elle pensait que je deviendrais cuisinier. Elle m’a proposé de choisir la section hôtellerie, ce que j’ai fait. Mais j’étais plus intéressé par la pratique que les études et je me suis dirigé rapidement vers l’apprentissage pour être sur le terrain. »

« Ma maman m’a rappelé que depuis mes 4 ans, je m’intéressais à ce qu’elle préparait à manger. A table, je lui parlais déjà des saveurs des aliments, d’assaisonnement et, à l’époque, elle pensait que je deviendrais cuisinier. »


Après son premier contrat d’apprentissage à « La Cuisine au Vert », à Waterloo, ce passionné part travailler à « La Salicorne », à La Hulpe, où il est second en cuisine pendant presque huit ans. Alors qu’il envisage, en raison d’un problème personnel, de s’installer dans les Caraïbes, à Saint-Martin, Sébastien revient à « La Cuisine au Vert ». Cette fois, il y exerce en tant que chef pendant cinq ans. Petit à petit, l’envie d’avoir son propre établissement fait son chemin. Il entame des recherches dans la région et, en octobre 2003, il tombe sous le charme de l’ancien restaurant d’Hervé Delfosse, le « Cœlacanthe », à CoutureSaint-Germain.

Pour une gastronomie accessible

« Après quelques travaux et transformations, j’ai ouvert « Le Petit-Fils » en janvier 2004. J’avais 33 ans. J’ai rapidement été considéré comme un restaurant cher alors que ce n’était pas le cas. Je voulais créer un endroit convivial en préparant des bons plats avec amour mais sans donner l’image d’un restaurant gastronomique onéreux et guindé. Depuis quelques années, je partage davantage la philosophie du Bib Gourmand que celle de l’étoilé, du guide Michelin. J’essaie de rendre la gastronomie accessible au plus grand nombre en travaillant de beaux produits. Je cuisine de manière à mettre en valeur les saveurs, avec de belles garnitures, par exemple en accommodant un poisson ou une pièce de viande avec du céleri décliné en plusieurs préparations. Je prône une cuisine généreuse, goûteuse, gourmande, où les épices et les herbes méditerranéennes m’inspirent souvent. »


© Droits réservés

Les produits locaux privilégiés

Depuis 2011, Sébastien est Maître Rôtisseur de Belgique. Les viandes et volailles viennent en direct du fournisseur bruxellois Pieters, les poissons et crustacés des meilleurs poissonniers de Belgique. Il privilégie les fruits et légumes de saison en provenance du marché matinal, mais aussi, dans la mesure du possible, des producteurs locaux tels que « Les Délices de Pinchart », à Ottignies (asperges, fraises…). Le pain est pétri et cuit sur place. Excepté certaines glaces achetées chez Luc Walry, un artisan de Genval, et des mignardises artisanales, tout est fait maison. « J’aimerais aller plus loin encore dans cette démarche, mais il faut du temps et également de la régularité de la part des producteurs. Il est important de répondre à la demande de nos clients. »

« Bib gourmand », une consécration

En 2013, c’est la consécration pour Sébastien qui est justement récompensé par un Bib Gourmand dans le célèbre guide rouge. « Cela m’a permis d’être présent dans un guide en accord avec ma philosophe et de m’ouvrir à une nouvelle clientèle qui ne nous connaissait pas forcément. Et, surtout, de montrer que chez nous, les gourmets dégustent des aliments de qualité, préparés maison et dans des budgets justes, sans surprise. Ils viennent pour partager un moment de détente autour d’une table, en tête à tête, en famille ou entre collègues. Ils peuvent se permettre de revenir plusieurs fois sur un mois. »

Le restaurant propose un lunch qui varie tous les jours, ainsi qu’un menu « Petit-Fils » (3 ou 4 services) en soirée, sans oublier le menu Découverte qui permet au chef de laisser libre cours à son inspiration. Une très belle carte de vins à prix raisonnables a aussi été élaborée avec les conseils avisés d’Inès, la femme et associée de Sébastien qui travaille en salle. Un duo complémentaire.

« Pour notre restaurant, j’ai appliqué le confinement à 200 % en arrêtant tout. La fermeture a été brutale et un choc pour tout le monde, mais j’ai très bien vécu le fait d’être papa au foyer. J’ai profité comme un cadeau de ces moments en famille. »

 


© Droits réservés

Coronavirus : Sébastien parmi les siens

Comment Sébastien Leroy a-t-il vécu la crise du coronavirus ? 

Accablé de soucis, comme tous les restaurateurs, mais aussi baigné de rayons de soleil… « La fermeture a été brutale et un choc pour tout le monde, mais j’ai très bien vécu le fait d’être papa au foyer (il est le père d’une petite Juliette, ndlr). J’ai profité comme un cadeau de ces moments en famille. Pour notre restaurant, j’ai appliqué le confinement à 200 % en arrêtant tout. J’ai choisi de ne pas préparer de plats à domicile afin de réduire au maximum les frais et bénéficier de l’interruption de certaines factures, comme celle relative à la consommation d’eau. Notre force, c’est que nous sommes “petits”. Notre situation est moins tragique que celle des grosses structures qui doivent faire face à des loyers et des charges bien plus élevées. Mais nous aurons malgré tout besoin des diverses aides. Nous avons heureusement la chance d’être soutenus par nos clients fidèles. L’un d’eux nous a proposé spontanément sa collaboration en cas de besoin… » Et le chef de conclure : « C’est sûr, les prochains mois ne seront pas faciles. Il nous faudra peut-être nous adapter afin de mieux rebondir. Quoi qu’il en soit, nous garderons toujours notre philosophie… »


Le Petit-Fils
Rue de l’Abbaye 13/A
B-1380 Couture-Saint-Germain
+32 (0) 2 633 41 71

www.lepetitfils.be

la vie gagnante 

Après des siècles voués au labeur industriel, Tubize accueille un nouveau projet de vie, le Quartier des Confluents, qui se dressera sur le site des anciennes Forges de Clabecq. La première pierre posée ce 5 mars scelle l’amorce d’un redéploiement économique attendu.


C’est un quartier neuf qui s’étalera sur 11,5 ha de terres réhabilitées et se déploiera au pied du pont de Clabecq, le long du canal Charleroi-Bruxelles. Le projet immobilier, développé par la société DCI Monaco et porté par Sampace (groupe Samfi Invest France), est ambitieux car conscient qu’il porte en lui les espoirs d’une population en recherche d’une identité. « Les Tubiziens ont directement adhéré au projet car il offre une alternative positive et de long terme et répond à des manquements », explique Michel Januth, le bourgmestre de Tubize. De son côté, Pascal Seret, d’origine huttoise, associé gérant à DCI Monaco, raconte qu’en 2004, il avait déjà visité le site à l’arrêt et proposé à l’époque d’y construire un village de marques. « On m’a écouté mais ce n’était pas encore le moment. En 2013, j’ai représenté l’idée à Michel Januth, nouvel élu et, cette fois, elle est bien passée ». La preuve qu’il faut partir à point et que les Tubiziens ont surmonté leur deuil. Aujourd’hui, c’est parti ! Logements mixtes, commerces de proximité, bureaux, restaurants et cafés, mais aussi une crèche, une maison médicale, une salle dédiée aux loisirs sportifs, un office du tourisme, des œuvres d’art distribuées dans l’espace publique… le Quartier des Confluents commence à pousser.

Shopping haut de gamme

Créer un nouveau quartier, c’est répondre de manière efficace à une multiplicité de critères dont ceux du vivre ensemble. Un quartier est dynamique et retient sa population, voire l’augmente avec le temps, s’il répond aux besoins de ses habitants. « Mixité sociale et générationnelle, architecture durable, possibilités d’emploi, espaces verts, loisirs, connectivité, mobilité... tout doit être pensé en amont », indique Pascal Seret. L’attractivité du quartier est aussi essentielle. C’est dans cet esprit que le Tubize Outlet Mall (TOM), pilier économique, offre 13.000 m2 de surfaces commerciales, dont 80 boutiques dédiées aux marques vendues à des prix défiant la concurrence. « TOM s’intègre dans la ville, son architecture est contemporaine et soignée. Le temps des centres commerciaux perdus dans la campagne, entourés de parking qui imperméabilisent le sol, est révolu ». Avec un flux d’environ un million de personnes par an, la problématique des voiries ainsi que des aires de stationnement s’est imposée dès les prémices du projet. Pour les parkings, ce fut relativement simple. Par chance, les architectes profitent du dénivelé naturel du terrain pour poser une dalle, ne rien enterrer et toutefois cacher les zones de parcage. La mobilité est une affaire plus complexe qui va se résoudre avec le contournement Nord de Tubize et la nouvelle entrée de ville qui sera structurée différemment. En effet, en lieu et place du passage à niveau, Tubize va bénéficier d’un ouvrage d’art qui enjambera la ligne de chemin de fer. En parallèle, des négociations sont en cours pour réactiver la gare de Clabecq. En attendant, afin de véhiculer les visiteurs de la gare de Tubize vers le Quartier des Confluents et inversement, la Ville mettra à disposition des vélos et des voitures électriques ainsi que des navettes.

Tubize Outlet Mall (TOM), 13.000 m2 de surfaces commerciales. « TOM s’intègre dans la ville, son architecture est contemporaine et soignée. Le temps des centres commerciaux perdus dans la campagne, entourés de parking qui imperméabilisent le sol, est révolu ».

Logements mixtes, commerces de proximité, bureaux, restaurants et cafés, mais aussi une crèche, une maison médicale, une salle dédiée aux loisirs sportifs, un office du tourisme, des œuvres d’art distribuées dans l’espace publique… le Quartier des Confluents commence à pousser.

 
« Terre de Tubize » ou l’agriculture urbaine

La toiture de TOM a fait l’objet de toutes les attentions. Destinée à devenir verte de 8.000 m2 de cultures maraichères organisées dans le respect de la permaculture, elle est un point majeur du projet. Un concept mis au point avec la fertile collaboration de Jessica Sbaraglia (voir par ailleurs). « C’est unique en Belgique, nous sommes les premiers à concevoir des jardins de cette dimension sur un toit. De vrais jardins, avec de la vraie terre, du 100 % bio, sans aucun apport chimique puisque nous démarrons d’un sol vierge. Et ce n’est pas un effet d’annonce ! On va le faire malgré le supplément d’investissement de deux millions d’euros. Un toit sans ou avec Jessica, ce n’est pas le même toit ! », sourit Pascal Seret. « Nous souhaitons que le centre commercial fonctionne avec du photovoltaïque. Les panneaux ne seront pas posés sur le toit mais sur une façade verticale. On m’a proposé de remplacer le maraîchage par des panneaux car ça coûte moins cher et ça rapporte plus. C’est non, on a vendu un projet d’agriculture urbaine aux citoyens, on ne va pas faire autre chose ». Quant à la production maraîchère, tout sera vendu localement, soit aux habitants, soit aux restaurants dont, en priorité, celui qui trouvera refuge en hauteur au milieu des cultures, des haies gourmandes, des poules et des ruches. Un restaurant avec un chef étoilé aux commandes où pourront être dégustées les préparations à base de fruits, de légumes, de fleurs comestibles cultivés sur place. « Nous prévoyons 2.000 m2 de serres chauffées par récupération de la chaleur des logements et 1.000 m2 dédiés à la pédagogie ». Belgique oblige, du houblon sera également mis en culture sur le toit de TOM . Une future micro-brasserie ?

Le Quartier des Confluents en chiffres

671 logements
1 542 m² de surface Horeca, dont 1.229 accessible au public
12 128 m² de surface commerciale logée au sein de TOM
2 616m² de surface dédiée aux commerces de proximité
Un parc d’escalade et d’aventure de 3.170 m²
Un karting électrique indoor de 2.593 m²
Une crèche de 42 berceaux
50 logements en résidence services et 48 logements en flats services


Terre de Monaco, la grande sœur

Jessica Sbaraglia, fondatrice de « Terre de Monaco », un concept d’agriculture urbaine sur les toits de la Principauté, nous a fixé rendez-vous au Monte-Carlo Bay Hôtel, un complexe hôtelier quadruplement étoilé. Non, la jeune femme ne se vautre pas dans le luxe bien que sa précédente vie l’y ait fortement incitée. Jessica a lâché un monde d’argent pour se tourner vers les vers de terre, les poules, les abeilles, les courgettes et les fleurs comestibles. Dans son cas, nous ne parlerons pas de reconversion, mais d’équilibre existentiel et de retour aux sources.

Imprégnée de sa Suisse natale et de la cuisine familiale dont les ingrédients provenaient essentiellement d’un potager bio, la jeune trentenaire développe, en 2016, après une formation qualifiante en maraîchage, un projet qui ne serait pas si surprenant s’il n’était implanté à Monaco. « Mon idée de départ était double : réintroduire l’agriculture, disparue depuis un siècle, sur un territoire de 2 km2 bétonné à 80% et, pour ce faire, utiliser les toits plats des tours de la principauté ou les minuscules espaces urbains encore vacants », explique Jessica. Un exploit à Monaco, la ville la plus dense du monde !

« Quand je suis allée frapper aux portes pour exposer mon projet et obtenir des autorisations, personne ne m’a prise au sérieux d’autant que j’étais fermement opposée à l’hydroponie, une agriculture hors-sol. En plus, j’étais une femme, jeune et blonde de surcroît », s’amuse-t-elle, alors qu’aujourd’hui « Terre de Monaco » est un écosystème à succès (1.600 m2 d’exploitation agricole biologique, non mécanisée, 7.556 kg de fruits et légumes produits, 3.650 œufs pondus par 50 poules) qui s’exporte dans d’autres villes françaises, en Suisse et en Belgique (comme « Terre de Tubize »).

« Mon bonheur est de travailler avec les écoles, conclut Jessica. J’enseigne aux enfants les saisons, la permaculture, les gestes du maraîcher, la patience, l’observation, le bien-être et le goût des produits de qualité. La transmission est une chose importante, surtout dans les villes ».

« Terre de Monaco » est un écosystème à succès qui s’exporte dans d’autres villes françaises, en Suisse et en Belgique (comme « Terre de Tubize »).


www.dci-monaco.com
www.terredemonaco.com

Une page est tournée

Les tentatives pour réanimer son cœur de fer furent vaines. Le 31 décembre 2001, les Forges de Clabecq s’éteignaient définitivement. En 2010, une convention est passée entre la Région wallonne, la commune de Tubize et Duferco Développement pour l’élaboration d’un Master Plan. Deux objectifs : décider de la reconversion du site et mettre en place un processus participatif et de concertation qui rassemble les acteurs concernés par l’avenir de Tubize dont, au premier rang, sa population. La réhabilitation de la friche industrielle de 87 ha est, en effet, un sujet sensible parce qu’empreint de la mémoire industrielle et sociale locale. Le site des anciennes forges est aussi la porte d’entrée de la ville et le trait d’union avec l’entité-soeur, Clabecq. Il n’est donc pas question d’y faire n’importe quoi. « En 2013, le Conseil communal a voté, à l’unanimité, le Master Plan pour le développement du site. L’aménagement du Quartier des Confluents en est l’amorce », précise Michel Januth.

Précisons qu’à l’heure de commencer les travaux, quelques éléments patrimoniaux ont été épargnés et tiennent encore miraculeusement debout. Parmi ceux-ci, le HF2, un haut fourneau de petite taille dont la mise à feu remonte à 1912. On ne sait pas encore s’il sera épargné.

Les Forges de Clabecq en quelques dates

  • 1781 Naissance des Forges de Clabecq : construction d’un moulin à battre le fer
  • 1810 Construction d’un premier haut fourneau
  • 1827 Construction du canal Charleroi-Bruxelles
  • 1850 Construction d’un laminoir à fer
  • 1857 Construction d’un laminoir à tôles
  • 1861-1887 Essor des Forges qui s’étendent sur presque 3 ha
  • 1888 Naissance de la S.A. Forges de Clabecq
  • 1910-1972 Mise à feu de six hauts fourneaux successifs
  • 1996 Faillite des Forges de Clabecq
  • 1997 Constitution de la S.A Duferco-Clabecq
  • 1998 Remise en route de l’usine 
  • 2002 Les activités sidérurgiques sont définitivement arrêtées
  • 2006 Dépollution du site
  • 2010 Élaboration du Master Plan pour la reconversion des Forges de Clabecq
  • Mars 2020 Première pierre du Quartier des Confluents (phase I)

 

bien plus qu’un vignoble

Située à Saintes (Tubize), entourée de champs, la ferme brabançonne en carré est construite en 1856 par la famille Blondeau-Toubeau. C’est ensuite la famille Wautier qui achète la bâtisse et qui, depuis six générations, cultive les terres. Avec son père exploitant de cultures conventionnelles et éleveur, Sophie y a grandi et raconte : « Pendant la guerre, mes arrière-grands-parents offraient à manger aux villageois. Dans leur souvenir, la tartine était aussi grosse que celle pour leurs propres enfants. En guise d’hommage à leur générosité, une plaque commémorative leur a été offerte. Ils ont reçu aussi deux fauteuils en cuir. Ceux-ci trônent désormais dans le salon de dégustation de notre chai. »

Ce lieu chargé de souvenirs est important pour Sophie, mais aussi pour toute la famille. Pourtant, ses deux frères ne sont pas intéressés par la reprise de la ferme. Quant à Sophie, psychologue de formation, elle n’a pas envie de poursuivre l’entreprise agricole telle quelle. En 2011, avec son mari Dimitri, elle réfléchit à un projet de reprise de la ferme qui inclurait la rénovation de la grange et redonnerait vie à cet endroit. Des contraintes professionnelles obligent toutefois Dimitri et Sophie à partir en Autriche. C’est en y découvrant de nombreuses vignes qu’ils décident de tenter une première expérience de plantation sur une petite parcelle. En 2014, ils commandent des plants alors qu’ils ne sont pas encore de retour en Belgique. Dès qu’ils lancent le projet du vignoble participatif à Saintes, de nombreux membres de la famille souhaitent immédiatement y coopérer. La société est créée le 27 avril 2016. Sur quasi quatre hectares, ils plantent les cépages champenois traditionnels : Chardonnay, Pinot Noir et Meunier. Guidés et épaulés par des vignerons et des œnologues confirmés, ils font directement le choix de vignes en biodynamie pour élaborer une future méthode traditionnelle. « Ce choix n’a pas été dicté par la facilité mais par la quête de la qualité gustative. De plus, nous avions vécu notre première expérience en Autriche, berceau de la biodynamie. C’était donc une évidence pour nous ».

Sophie Wautier avait à cœur de sauver la ferme familiale. Avec son mari Dimitri, elle a choisi de planter des vignes
en biodynamie pour élaborer une méthode traditionnelle de qualité et de rénover la grange pour en faire un chai et
un espace unique avec vue imprenable sur la nature.

 
Un lieu ouvert à tous

Bien plus qu’un vignoble, le « Domaine W » est également un lieu rassembleur, ouvert à tout le monde, comme dans le passé. « Ce que nous voulons, c’est créer une communauté, un havre de paix. Notre fille Zoé dit souvent : « Nous, on est W ! » Il y a des gens, des vignes et la biodiversité. Celle-ci est d’ailleurs aussi très importante à nos yeux. La viticulture est une monoculture et il n’y a pas de rotation. Du coup, nous avons planté tout autour de la vigne des espèces différentes d’arbres et de fleurs. Nous avons également des ruches, des poules et des moutons. Et nous sommes autonomes au niveau du chauffage et de l’électricité », ajoute la vigneronne.

Pour l’aménagement du « Salon W », ouvert aux membres, Sophie et Dimitri ont tenu à récupérer d’anciens meubles. Les membres du club et la famille leur ont non seulement donné du mobilier, mais ils les ont aussi beaucoup aidés à les rénover. Ils ont notamment retapé une armoire de quatre mètres de large provenant de l’étude de notaire de l’oncle de Dimitri. Ce meuble immense, dont personne ne voulait à cause de sa taille démesurée, a désormais une place privilégiée dans le salon. Une table achetée par les beaux-parents de Sophie a également été rénovée. Chaque élément de décoration a une histoire.

« Dans le « Salon W », nous nous sentons comme à la maison. Nos enfants aiment venir y jouer. Notre belle réussite, c’est de voir cette alchimie qui se crée entre tous ces gens formidables. Certains m’ont dit qu’ils avaient l’impression de faire partie de notre famille ».

« Les deux cuves installées en bas et les deux pressoirs sont prêts pour la récolte 2020. La première cuvée “Maison Wautier” est prévue le 12 décembre. »


Première cuvée en décembre 2020

Dès le début de leur aventure, le couple avait projeté d’inaugurer le chai en décembre 2019. Chose promise, chose due ! Lors de l’inauguration, en décembre 2019, le « Salon W » accueillait près de 500 convives : des amis, de la famille, mais surtout les membres du « Club W » (voir encadré). « C’est avant tout le QG des membres puisque nous y organiserons les Vin’dredis, une opportunité pour eux de se retrouver autour d’un verre le temps d’une soirée. Mais c’est aussi un lieu d’exception – avec vue sur les vignes d’un côté et sur les cuves de l’autre – pour les séminaires, les conférences et l’organisation d’événements. Pour la rénovation de la grange, nous avons impliqué le frère de Dimitri, architecte éco-responsable. Comme nous sommes attentifs au patrimoine, nous avons voulu respecter le bâtiment original. Nous avons toutefois dû démonter toute la toiture afin de pouvoir redresser la charpente. Aujourd’hui, les deux cuves installées en bas et les deux pressoirs sont prêts pour la récolte 2020. La première cuvée « Maison Wautier » est prévue le 12 décembre. »

Le «Club W»
Pour devenir membre coopérant du « Club W » et participer au Domaine, plusieurs formules existent (à partir de 500€). Dans chacune de celle-ci, l’entièreté du montant payé sera reversée en bouteilles, sur plusieurs années. Les membres ont également la priorité sur l’achat de bouteilles supplémentaires. De plus, ils ont gratuitement accès à une série d’événements et d’ateliers (rencontres, dégustations, apprentissages…) autour du vin. Et le « Salon W » est mis à leur disposition, à l’occasion des « Vin’dredis », pour boire un verre entre eux ou entre amis. En outre, les membres « Or » peuvent donner leur nom à un rang de vigne et inviter des amis lors de son inauguration.


Domaine W
Rue Quenestine 2
B-1480 Saintes
www.domaine-w.be

 

Brasserie Jandrain-Jandrenouille

Alexandre Dumont de Chassart est à la tête de la Brasserie Jandrain-Jandrenouille située dans une ancienne ferme du Brabant wallon depuis 13 ans. Il y brasse aussi bien ses propres bières que celles élaborées sur mesure pour des partenaires professionnels, des particuliers, des associations ou des bars. Avec l’objectif de travailler en circuit-court.

 

La ferme de la Féculerie, à Jandrain-Jandrenouille (Orp-Jauche), existe depuis le XIVe siècle et a appartenu au Duché de Brabant. A l’origine, il n’y avait qu’un seul bâtiment en moellon de silex mais, au XVIIIe, les lieux ont été remodelés pour former une ferme en carré, typiquement hesbignonne. Alors qu’un beau porche où trône la date de 1762 fait office d’entrée, un logis à double corps établi sur deux niveaux lui fait face, tandis que les ailes latérales abritent les étables sous fenils. Les granges, un puits et une porcherie complètent le tableau. Il s’agissait alors d’une ferme défensive qui ne comportait quasi pas d’ouverture vers l’extérieur. Lors de batailles telles que celle de Ramillies, en 1706, les fermiers s’y réfugiaient après avoir rentré le bétail… 
« A l’époque, dans les fermes, on faisait tout et, donc, on brassait déjà, raconte Alexandre Dumont de Chassart. Entendons-nous bien : il devait s’agir d’une grosse casserole dans laquelle on faisait bouillir du grain, moulu ou pas. Une fois la sauce versée dans un tonneau, elle fermentait. C’était deux fois plus rassurant de boire cette mixture que de l’eau. Comme celle-ci avait été chauffée, certains germent mouraient, puis venait la fermentation et enfin l’acidité. Des bières étaient aussi élaborées pour les ouvriers saisonniers. » 

De la mécanique au houblon 
Né à Ixelles, le 24 août 1969, Alexandre a fait son cursus scolaire à Boitsfort avant de suivre des études d’ingénieur civil en mécanique à l’UCL, d’où il sortit diplômé en 1993. « C’était la crise, comme toujours en Belgique (rire). Je me suis réfugié dans ce qui devait être probablement la meilleure banque : la Générale. J’y suis resté 7 ans, puis j’ai fait un bref passage chez Euronext. Depuis 18 ans, je travaille pour des Américains dans le domaine du houblon et l’import-export. »
C’est en 2004 que le jeune homme décide de racheter la ferme de la Féculerie afin de s’y installer. Tout était encore aux standards du XIXe siècle, avec la présence d’amiante et un sol en béton. Alexandre décide de tout rénover en conservant le charme des lieux et en respectant la structure extérieure et les éléments modernes nécessaires. L’été 2007, avec un camarade d’université, ce passionné de houblon lance le projet de la brasserie.

Des ingrédients locaux à 99%
Aujourd’hui, le propriétaire continue en solo et développe d’autres idées. Depuis 2016, il apporte une dimension supplémentaire à son métier. « Faire de la bonne bière, c’est bien, mais il faut lui amener quelque chose de plus. J’essaie de rentrer en circuit court. L’orge vient d’une ferme de Corroy-le-Grand et il est malté chez Boortmalt, à Gembloux. En fait, 99% des ingrédients sont locaux. Seul le houblon vient des Etats-Unis, il est produit par la société dans laquelle je travaille ». Au niveau de l’énergie, les nonante-six panneaux solaires assurent 80% de l’électricité. « La brasserie avance mais pas à n’importe quel prix : en tentant de donner une composante de durabilité. Deux personnes travaillent à temps plein et nous tenons également à garder une ligne de conduite au niveau social. »

Des bières qui plaisent aux Japonais
En plus de ses propres produits, la Brasserie Jandrain-Jandrenouille élabore des bières pour d’autres partenaires professionnels. Notamment la Uijin et la Uijin Yuzu qui sont en vente dans les restaurants japonais à Bruxelles, Amsterdam, Paris, Londres, Milan ou encore Tokyo ! « Nous avons aussi développé des bières dédicacées à des bars comme, par exemple, le Citizen Kane à Wavre, l’Altérez-vous à Louvain-la-Neuve, le Barnabeer à Namur, le Moeder Lambic ou encore le Roy d’Espagne à Bruxelles. J’adore ce type de collaboration parce que cela me met en relation directe avec le consommateur à travers le bar. Le patron souhaite une bière qu’il n’a pas dans sa gamme et le client choisira d’aller dans un lieu en particulier parce qu’il ne trouvera pas cette bière ailleurs. Ce sont toujours des paris : on sait vite quand il y a quelque chose qui ne va pas, tout comme quand ça marche super bien ».
La brasserie conçoit également des bières pour des particuliers, des associations, des événements, bref, pour ceux qui ne peuvent pas investir dans du matériel onéreux. « Vous pouvez venir brasser votre bière, avec ou sans recette, sur mesure. Seul bémol : je ne travaille pas les bières acides à cause des ferments « sauvages », je risquerais d’infecter le reste de la brasserie ! »

Faire vivre le milieu brassicole
« En travaillant de cette manière, je ne pense pas perdre pas mon âme, poursuit Alexandre Dumont de Chassart. Je veux toujours faire une belle bière pour mes clients et montrer que dans ce domaine, il y a une infinité de recettes. Ce qui m’intéresse, c’est de faire vivre le milieu, d’explorer tous les goûts. Cela permet aussi de ne pas s’endormir sur les mêmes formules. Grâce aux rencontres, nous bénéficions de nouvelles idées. A l’heure actuelle, la brasserie produit 3.000 hectolitres par an, alors que voici 4 ans et demi, nous n’en étions qu’à 180… Je suis occupé à rénover une maison proche de la Grand-Place de Bruxelles, rue de la Fourche. Ce sera une « tap house » (débit de boisson, ndlr) pour notre brasserie. En 2020, nous pourrons nous amuser à créer de nouveaux produits conventionnels ou décalés et, pourquoi pas, mettre des bières de nos clients à l’honneur si cela en vaut la peine. D’autres bars suivront peut-être... ».


Brasserie Jandrain-Jandrenouille

Une gamme de 4 bières
-La IV Saison est la première bière, lancée en 2006. Blonde non filtrée, non pasteurisée et refermentée en bouteille, elle est élaborée à partir des quatre ingrédients de base (eau, malt, houblon, levure) avec quatre houblons différents. « La IV Saison a été élue coup de cœur du label La Bière des Femmes et associée à un album rock du groupe namurois « The Banging Souls » pour son titre « Seeds » avec BJ Scott, la coach de The Voice Belgique. Un honneur ! »
-La V Sens est apparue peu de temps après. La complexité est exprimée grâce aux trois malts différents : Caramel, Munich, Pils. C’est une bière naturelle ambrée, 100% malt d’orge, non filtrée, non pasteurisée et refermentée en bouteille. « Le fromager « A table », à Hannut, affine/lave un de ses fromages à la V Cense. »
-La IV Wheat est née juste après la V Sens. C’est une bière de froment, une base blanche mais sans épices. Cette bière naturelle, mélange de malt de froment et d’orge est non filtrée, non pasteurisée et refermentée en bouteille. Elle offre une grande fraîcheur en bouche, combinée à l’arôme des houblons utilisés.
-La III Gravity, pour ne pas dire « triple », est née suite à une commande aux Etats-Unis. Elle est beaucoup plus riche (en alcool, en houblon…).

 

Brasserie de Jandrain-Jandrenouille

Rue de la Féculerie 34

B-1350 Jandrain-Jandrenouille

www.brasseriedejandrainjandrenouille.com

l’aromathérapie à la portée de tous

Installée à Louvain-la-Neuve, Gelbopharma, offre une grande variété de produits bios ou naturels tels que des huiles végétales et essentielles, des diffuseurs uniques ou encore des cosmétiques de qualité. Ses fondateurs, Régine et Guido Geloen, partagent leur passion avec les professionnels du secteur du bien-être tout comme avec les particuliers.

 

Gelbopharma

Après avoir exploité un commerce sur la côte belge, Régine et Guido Geloen, tous les deux natifs du Brabant wallon, se sont formés à la naturopathie. Complices et unis dans la vie mais aussi complémentaires dans le travail, ils créent Gelbopharma en 2004, une entreprise à taille humaine où le bien-être est au centre des préoccupations. Aujourd’hui, ces passionnés d’aromathérapie s’engagent à commercialiser des produits efficaces et biologiques, au service du confort et de la beauté, alliant qualité et excellence. Ils sélectionnent avec soin leurs fournisseurs avec lesquels ils collaborent en direct.
Particulièrement spécialisés en eaux florales, savons, huiles de soin, de massage, végétales et essentielles, ils ont choisi de collaborer notamment avec une entreprise artisanale française, Astérale, qui élabore ses produits à Madagascar. Ils entretiennent une relation de confiance avec les fondateurs de la marque, Simon et Kelly Lemesle.

Des essences du Madagascar

« Passionnés par Madagascar, Simon et Kelly sont engagés dans la culture et la cueillette des plantes indigènes, raconte Régine. Grâce à leur travail sur le terrain, les huiles essentielles qu’ils créent offrent un voyage olfactif exceptionnel à la découverte d’un fabuleux patrimoine aromatique méconnu chez nous. Dès la première utilisation, on peut pourtant sentir la finesse et l’authenticité des produits, impressions confirmées par l’efficacité et la grande tolérance de ceux-ci. Les produits sont de haute qualité, conjuguant innovation et équité, labelisés « Nature et Progrès ». Nous connaissons personnellement ce duo professionnel et l’ensemble de la chaîne, de la culture jusqu’à la distillation à proximité, est sous contrôle. C’est très important pour nous. »
A travers la large gamme Astérale, Régine et Guido font découvrir des plantes malgaches aux propriétés particulièrement intéressantes comme, par exemple, le Famonty. « Récolté au plus fort de la floraison, le Famonty est typique du sud-ouest de Madagascar. Il s’agit d’un arbuste de deux à trois mètres. L’effet protecteur de la peau est indéniable. Constituant un véritable film protecteur, il peut être utilisé pour prévenir des agressions extérieures pour les peaux réactives et afin de limiter le dessèchement de la peau. Son intérêt ne se limite pas à la prévention. C’est aussi un remède précieux en cas de brûlures, d’hématomes ou encore d’allergie cutanée. »

Gelbopharma

Un diffuseur aux effluves provençales

Formée en naturopathie mais également en pédicure médicale, Régine créé aussi ses propres produits avec l’aide de Simon Lemesle. Elle a notamment mis au point un produit spécifique, « Soin des pieds ». « A base d’huiles végétale et essentielle, ce mélange allie une action nourrissante, mais également anti-inflammatoire et antifongique, d’une odeur très agréable, afin de prolonger les bienfaits du soin », précise Régine.
Dans leur sélection de fournisseurs, les fondateurs de Gelbopharma se sont aussi tournés vers un créateur français, Marcus Petrucci, et son diffuseur d’huiles essentielles. « Marcus est cannois et il a baigné dès sa plus tendre enfance dans un environnement artistique. Il a vécu à Vallauris, berceau de la poterie, puis à Grasse, ville des parfums. C’est donc quasi naturellement que sa carrière l’a conduit à créer le diffuseur Marcus. Un objet unique en son genre avec des lignes qui rappellent la mer et ses galets, les montagnes et ses douces effluves provençales. C’est un objet totalement artisanal et la particularité de ce diffuseur est d’avoir une autonomie de 3 à 4 heures. »
Loin de s’arrêter là, Régine et Guido proposent aussi un choix de thés et de tisanes bios, de compléments alimentaires, de super-aliments (notamment du pollen congelé à l’état frais de l’Abeille heureuse) ou encore de cosmétiques bios (voir encadré).

Vente en ligne

Ouvert au public sur simple rendez-vous et lors d’ateliers, Gelbopharma s’adresse aussi aux thérapeutes et professionnels du secteur du bien-être grâce à leur site internet de vente en ligne et à un large réseau de distributeurs en Wallonie (Rixensart, Wavre, Namur...). Avec deux employés, Régine et Guido mettent un point d’honneur à offrir des produits et un service de qualité, ainsi que des conseils à leur clientèle. « Nous tentons toujours de trouver de nouvelles solutions et satisfaire nos clients. Nous aimons les faire voyager parmi les senteurs des plantes, leur proposer une pause découverte et bien-être ! ».

Gelbopharma

Cosmétiques à base de rose musquée du ChilI
Intarissable sur les produits qu’elle stocke dans son entrepôt de Louvain-la-Neuve, Régine aime mettre en avant les produits bios qu’elle utilise elle-même, comme ce cosmétique à base de rose musquée du Chili. « Mosqueta’s est la première marque à avoir développé une gamme de produits cosmétiques bios à base d’huile de rose musquée, sans alcool mais aussi dynamisée, explique-t-elle. Après s’être gravement brûlée lors d’un voyage au Chili, Nathalie Gueneau, passionnée de botanique, expérimente en personne le potentiel thérapeutique et régénérateur de l’huile de Rosa affinis rubiginosa. Il s’agit d’une variété d’églantier qui pousse dans un environnement sauvage des hauts-plateaux, au centre-sud du Chili, où elle est connue sous le nom de rose musquée (à ne pas assimiler avec la Rosa canina européenne, NDLR). De ses fruits sont extraits une huile naturellement caractérisée par son incomparable richesse en acides gras essentiels. De plus, les cosmétiques élaborés par Nathalie bénéficient d’une qualité et d’une efficacité élevée grâce à la dynamisation et au contrôle complet du réseau de production de l’huile, de la récolte au séchage et de l’extraction à la transformation. Les produits répondent à chacun de vos besoins et vous accompagnent à chaque étape de votre vie. » Et Régine d’énumérer : « Cela commence avec l’huile de rose musquée que l’on applique en massage sur le ventre de la maman. Il existe aussi un baume pour les bébés, une crème pour les adolescents, un gommage, un masque, un sérum, des crèmes hautement hydratantes pour tout type de peau : douces pour les peaux sensibles, couperosées ou encore anti-âge pour les besoins des peaux matures. »

 

www.gelbopharma.com

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