Waw magazine

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Spécialisée en médecine connectée, Dim3 développe des solutions d’aide à la décision médicale. La société liégeoise a notamment mis au point une plateforme de gestion et de suivi de la nutrition clinique des patients en milieu hospitalier et à domicile.

 

« Dim3 a démontré ainsi que la solution IT qu’elle a mise au point était un élément manquant de la chaîne de soins qui va de l’hôpital à la maison pour les patients nécessitant la prise d’une nutrition artificielle. Outre le gain de temps pour les équipes médicales et de soins, elle permet aux corps soignants de suivre, en temps quasi-réel et sans erreur de retranscription, l’état nutritionnel d’un patient et de participer ainsi à une optimisation de sa convalescence »,précise Jean-Claude Havaux, le CEO de Dim3, en insistant sur l’impact fortement négatif que peut avoir une nutrition clinique déficiente sur la convalescence d’un patient et son taux de réadmission à l’hôpital.

C’est dans ce cadre que la société a remporté un premier appel d’offre dans la région de Rome. Dans un premier temps, le contrat porte sur le suivi, pendant cinq ans, de 1.200 patients par jour nourris artificiellement dans la région de Rome. D’autres régions de l’Italie devraient bénéficier par la suite de la solution apportée par Dim3.

 

Vésale Pharma signe un contrat de distribution au Mexique

 

Spécialisée dans la recherche et le développement de solutions innovantes à base de probiotiques, Vésale Pharma poursuit son expansion sur le continent américain. Après la création, en septembre 2018, d’une société en « joint venture » avec des partenaires privés texans, la société namuroise vient de conclure, lors de la visite d’Etat qui s’est déroulée au Mexique en février dernier, un important contrat de distribution d’un de ses produits phare, le Bacilac Instant, avec la société mexicaine Grin Laboratorios.

« Ce contrat de 4 millions d’euros – en première évaluation – signé avec une société pharmaceutique de tout premier plan porte sur la distribution, pendant cinq ans, d’un produit historique de Vésale, affirme Jehan Liénart, CEO de Vésale Pharma. La porte de ce marché important et stratégique étant ouverte, nous proposerons très rapidement d’autres solutions mises au point par notre société. »

La mise sur le marché mexicain du Bacilac Instant est attendue pour le mois de juin de cette année.

Le centre de découverte de l’eau de Chaudfontaine sort dynamisé d’un nouveau réaménagement qui a repensé le parcours et accentué les interactions multimédia avec les visiteurs. Une plongée dans une substance essentielle et familière, mais encore insuffisamment connue.

 

Quand on se verse un verre d’eau minérale, on pense rarement à tout le trajet parcouru par ces millions de gouttes dans les airs et sous terre pour parvenir jusqu’à une bouteille. Certaines et certains ont peut être un vague souvenir d’un schéma du cycle de l’eau, vu au cours de géographie, mais ce n’est rien à côté de l’expérience proposée à Chaudfontaine. Depuis 2005, la petite ville que Victor Hugo appelait la violette des stations thermales s’est dotée d’un centre de découverte de l’eau, Source-O-Rama. Après 13 ans d’exploitation, les autorités communales ont senti qu’il était temps de revitaliser l’attraction en repensant complètement la dynamique interactive du parcours avec une attention particulière aux enfants en-dessous de huit ans. De l’extérieur, le bâtiment gris anthracite avec ses murs couverts de plaques de zinc et son toit pyramidal n’a pas changé. Pour son contenu, en revanche, le bureau liégeois des Architectes Associés est retourné à ses tables à dessin et ses tablettes graphiques pour ré-imaginer un espace intérieur plus fluide et plus compact. Car ce n’est plus une mais deux attractions qui se partagent désormais les lieux. A côté du centre de découverte de l’eau, rebaptisé WaterHouse, on peut découvrir sur 500m² un parcours didactique dédié aux arts du XXe siècle, ArtHouse. En neuf chapitres, il raconte l’art moderne et contemporain de 1850 à nous jours, illustré par de 150 œuvres originales de Picasso, Dali, Miró, Folon, Magritte, Warhol et bien d’autres.

Les bienfaits de l’eau et des minéraux

Mais retournons à l’eau. Un nuage peut peser 200 tonnes. Dans l’eau liquide, les molécules s’attirent les unes les autres. Une eau minérale n’est pas forcément potable. Face à l’écran du quizz, vous êtes invité à actionner le buzzer pour démêler le vrai du faux. Au bout des 150 questions, réparties en trois niveaux de difficulté, vous en saurez déjà un peu plus sur l’or bleu. Les plus petits, quant à eux, disposent de modules adaptés. Le road book à la main, vous êtes prêt à démarrer votre parcours, à votre rythme. Un écran géant présente les différentes étapes du cycle de l’eau. Les informations accessibles sur les panneaux tactiles sont  disponibles en quatre langues. L’eau, présente à 70% dans le corps humain, joue un rôle fondamental dans son développement et dans son bon fonctionnement. Deux bornes tactiles permettent de visualiser les bienfaits de l’eau et des minéraux grâce à des projections sur des mannequins. Un décor de grotte explique le rôle de l’eau, les interactions avec les couches géologiques et les conséquences de son passage. Chaudfontaine attire des curistes depuis le XVIIe siècle et on va vous expliquer pourquoi.

Un simulateur vous transforme en goutte d’eau

Dans une salle, votre attention est attirée par une porte métallique encadrée de messages d’avertissement. C’est la porte d’entrée du simulateur où vous attendent un peu plus de cinq minutes de sensations fortes. Bien arrimé à votre siège, vous vous transformez en goutte d’eau emmenée dans un voyage extraordinaire un peu secouant depuis les nuages jusqu’à l’embouteillage. Après miniaturisation, vous passez dans un vortex temporel qui vous fait vivre en une fraction de secondes des temps géologiques qui se comptent en années. Les jambes un peu flageolantes, vous êtes prêts à poursuivre la visite qui passe par un couloir du temps où l’on visualise les six décennies nécessaires pour produire une eau de source armée de minéraux essentiels. Une grande fresque où se nichent quelques invités surprise ravira les plus petits.

L’eau est une ressource précieuse malheureusement très inégalement distribuée et consommée en différents endroits du globe. Une installation compare la consommation d’eau en Amérique, en Asie et en Afrique subsaharienne. De quoi faire réfléchir et boire son prochain verre d’eau à longues gorgées. Enfin, la visite se termine en musique et en danses avec une fontaine qui exécute une chorégraphie aquatique menée à la baguette par une goutte d’eau mélomane.

Un contenu non figé

WaterHouse est prioritairement orienté vers les familles avec son parcours intuitif où chaque étape distille son lot d’information à la demande.« Nous organisons aussi des parcours accompagnés destinées à des groupes de visiteurs plus spécifiques, enfants, adultes, seniors parfois intéressés par une thématique plus particulière », explique  Véronique Servais, responsable commerciale. Le public scolaire y est aussi particulièrement choyé avec une salle d’animation plus spacieuse et une équipe pédagogique renforcée.« La structure permettant d’ajouter et d’améliorer très facilement le contenu du parcours, celui-ci n’est pas figé. Nous réfléchissons à de nouveaux apports didactiques. Et nous nous efforçons de répondre aux attentes et aux questionnements du public, de plus en plus concerné par les questions sur l’écologie et l’économie de l’eau. »

Le début du thermalisme

Les origines du thermalisme à Chaudfontaine nous emmènent près de 400 ans en arrière avec Simon Sauveur, un pauvre paysan qui, apercevant de l’eau à 37° s’écoulant en différents endroits de son jardin, eut l’idée de la recueillir dans une baignoire qu’il abrita d’une petite hutte. Très vite, cette eau naturellement chaude se révéla salutaire pour les douleurs articulaires.

 

 

Source-O-Rama

Avenue des Thermes 78B

B-4050 Chaudfontaine
+32 (0) 4 364 20 20

www.sourceorama.com

 

Moins tourmentée que la Lesse, la Semois est une rivière paisible qui serpente dans une vallée large et souvent encaissée. Un lit idéal pour une descente facile. Mais par quel moyen ? Si Récréalle propose le kayak, Semois Aventure préfère le radeau… à construire soi-même.

 

Situé à Alle-sur-Semois, à 25 kilomètres de Bouillon et à une vingtaine de Bohan, près de la frontière française, Récréalle est un centre récréatif qui propose de nombreuses activités pour les familles : mini-golf, escalade, tir à l’arc, luna park, paint ball, bowling, plaine de jeux, quad, balade en Segway, location de vélos, espace horeca… Rien qu’avec ces animations là, il y a déjà matière à y passer une journée entière. Mais le succès du centre doit davantage à sa position au bord de la Semois et aux activités liées à l’eau : la plage et la baignade, l’aqua-bike et, bien sûr, le kayak. Et quand on monte dans un kayak, c’est pour descendre la rivière, évidemment !

« Même si elle n’est pas autorisée tout le temps, la descente de la Semois est notre activité qui marche le mieux, reconnaît le propriétaire, Michel Wauquaire, dont la famille gère le site depuis 1981. C’est une véritable immersion en pleine nature. Il faut dire que le parcours est aisé et le trafic réduit par rapport à la Lesse, rivière beaucoup plus courue qui attire davantage les sportifs. Ici, la seule difficulté réside dans la durée de certains parcours. Il faut bien sûr tenir compte de l’âge des participants avant de se lancer à l’eau. »

A Récréalle, les amateurs ont le choix entre cinq circuits. Deux en amont, au départ de Bouillon (25km) ou de Poupehan (10km), et trois en aval, au départ de Alle jusque Vresse (7km), Membre (11km) ou Bohan (17km). La durée de la descente ? Elle est fonction de la vitesse de l’eau, mais il faut compter une heure en moyenne pour parcourir quatre kilomètres.

« Le centre s’occupe du transport et de la logistique, souligne le propriétaire. Nous conduisons en bus ceux qui désirent partir de Bouillon ou de Popehan, et nous allons rechercher par le même moyen ceux qui partent en aval. »

Un paysage magnifique

Que ce soit en amont ou en aval de Alle, la Semois offre un magnifique paysage verdoyant et sauvage. A Bouillon, c’est le majestueux château-fort et l’abbaye de Clairefontaine qui vous regarderont de haut quand vous donnerez vos premiers coups de pagaie. A la sortie de la commune, la forêt vous entourera complétement et c’est dans un silence impressionnant que vous contournerez le site du Tombeau du Géant (classé Patrimoine exceptionnel de Wallonie). Les méandres de la rivière s’enchaîneront à vous donner le tournis mais cela vous permettra d’examiner sous plusieurs angles le très joli village de Frahan. A Laforêt, où la Semois serpente entre les prés, vous ferez attention à bien baisser la tête quand vous arriverez au pont de claies, fameux pont en bois qui est monté et démonté chaque année, car vous risquerez de l’emporter avec vous. Et vous essaierez de prendre une photo de l’emblématique pont de Vresse, très prisé des artistes-peintres avec ses trois arches irrégulières. Enfin, entre Membre et Bohan, vous passerez au pied du célèbre point de vue du Jambon, l’un des plus fameux de l’Ardenne, qui doit son nom à la forme que dessine, sur deux kilomètres, la Semois à cet endroit.

 Récréalle

Rue Léon Henrard 16

B-5550 Alle-sur-Semois

+32 (0) 61 50 03 81

www.recrealle.com

Avec ou sans bulles, l’eau de Bru est aujourd’hui reconnue comme « eau de toutes les tables ». Ses qualités sont proches de celles des grands vins. Et elle a des partenariats avec la plupart des associations culinaires de Belgique.

Savez-vous d’où vient le nom de Bru? Il s’agit du nom d’un hameau situé au cœur des forêts ardennaises entre le village de Lorcé (où l’on retrouverait des ancêtres « de Pardieu », mais c’est une autre histoire) et celui de Chevron à quelques kilomètres de là. Le nom évoquerait le bruissement produit par le gaz s’échappant de la source carbo-gazeuse.

Connues depuis l’Antiquité, les sources de Chevron sont données en l’an 814 par un des nombreux fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux, à l’Abbaye de Stavelot, qui les exploitera jusqu’au XVIIe siècle. En 1718, un certain M. de Presseux de Hautregard obtient le droit d’exploiter les eaux de la source qui, au fil des ans, vont commencer à concurrencer les eaux de Spa. Du moins jusqu’à la Révolution française qui a anéanti le marché des eaux.

Quelques années plus tard, la commune de Chevron devient propriétaire des sources de Bru mais les laisse s’endormir gentiment. Fin du XIXe siècle, la municipalité tente de les vendre, mais leur situation au milieu des bois décourage plus d’un amateur, elle décide dès lors de les mettre en concession. C’est toujours le cas aujourd’hui, même si le bail est à très long terme.

En 1903, la première exploitation industrielle de captage et de mise en bouteille est créée par trois Anversois. Elle devient en 1925 la Compagnie générale de Chevron qui décrochera en 1994 un des premiers périmètres de protection de Belgique afin de protéger la source de tout risque de pollution et de contamination. Ce périmètre de 3.865 hectares s’est élargi avec le temps à 4.250 ha mais est toujours en vigueur. Ce qui fait qu’il est, par exemple, interdit dans cette zone de saler les routes en cas de gel afin de ne pas contaminer les nappes phréatiques. Les routes sont dès lors sablées, ce qui est certainement meilleur pour la planète !

Spadel reprend Chevron et lance la Bru, l’eau perlée

Une nouvelle page se tourne en 1924 avec Ernest du Bois, grand-père de l’actuel CEO de Spadel, qui entre dans le capital de Spa-Monopole créée deux ans auparavant. Sa société Finance et Industrie rachète la Cie Générale de Chevron en 1946. Sous l’impulsion de Guy Jacques du Bois, la société se transforme en groupe européen Spadel en 1980 qui reprend la gestion des sources de Chevron et, un an plus tard, achète les sources de Bru et lance dans la foulée le concept « d’eau perlée », synonyme de richesse et de pureté.

Le succès en revient à Marc du Bois qui, après avoir introduit avec succès Spa dans le réseau hospitalier, embraie avec le marketing de Bru dont la campagne publicitaire remporte le prestigieux Grand Effie Award en 1996. La renommée de Bru fut alors assurée par des grands chefs de renommée mondiale, comme Pierre Romeyer ou Pierre Résimont.

Une nouvelle usine à Lorcé

En 2000, après le décès accidentel de son frère, Marc du Bois reprend la direction de Spadel, d’abord avec Jean-Philippe Despontin, puis seul à partir de 2012. Les années 2000 sont des années de changement. Désormais dotée des plus hautes certifications (ISO 9002 et ISO 14001 pour son management environnemental), Bru-Chevron se développe rapidement et installe une nouvelle usine à Lorcé en 2001. Un vaste programme de démantèlement de l’ancienne usine est entamé avec, notamment, la plantation de 400 arbustes afin d’y restaurer la biodiversité originale, le développement durable étant l’une des préoccupations majeures de l’entreprise. D’autres mesures environnementales ont également été prises : électricité verte, bouteilles en plastique de plus en plus légères, traitement des eaux usées, etc.

Premier sommelier de Belgique 2000, Xavier Faber entre chez Spadel en 2009 où il devient « Ambassadeur Bru ». « Lorsque je suis arrivé, se souvient-il, avec les équipes de vente “Top Gastronomie”et “Horeca”, notre ambition était de placer Bru dans toutes les belles maisons étoilées, ainsi que dans les enseignes bien notées par Gault&Millau. Aujourd’hui, nous avons des partenariats avec la plupart des associations culinaires de Belgique. »

Un équilibre minéral stable

Et celui qui est aujourd’hui Field Sales Manager Bruxelles et Sud de poursuivre : « L’eau de Bru est naturellement pétillante, elle est parfaitement destinée à la gastronomie pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle est pauvre en sel, elle n’efface ni n’altère le goût des aliments. Calcium et magnésium sont en équilibre parfait, sa teneur naturelle en CO2 est de 4,4 g/litre, avec une minéralisation de 160 mg/litre de résidu sec. » Cela peut sembler un peu abstrait, mais son équilibre minéral est comparable à celui des vins de qualité ! Le tout demeure stable dans le temps et a permis la reconnaissance de cette eau unique en « eau minérale naturelle » par le Ministère de la Santé publique, aujourd’hui SPF Santé.

« Pendant plusieurs années, pour prouver que Bru se dégustait partout, nous avons lancé les « Tables perlées », souligne Xavier Faber. Il s’agissait d’événements gastronomiques qui se déroulaient dans les endroits les plus improbables : dans un musée, dans les bois, dans une gare… »

Une Bru sans bulles

La quasi totalité de la production s’achète et se boit en Belgique : « Nous nous plaçons comme un acteur local avant tout. Parler d’export est probablement un grand mot, car nous n’exportons que 0,15% de la production, soit moins de 60.000 litres ! Un peu dans le nord de la France et aux Pays-Bas, avec quelques ventes aussi au Brunei, en Grèce ou en Chine. »

En 2006, Spadel a lancé la Bru plate, c’est-à-dire non gazeuse mais avec la même qualité. Plusieurs formats existent désormais et sont diffusés tant dans l’Horeca (en verre) que dans les magasins st supermarchés (en PET). « Les deux eaux se complètent parfaitement et sont devenues inséparables de la table, conclut le manager. Je ne bois plus que cela, mais cela doit être une déformation professionnelle… »

 

www.bru.be

Pierre le Grand, un grand… buveur d’eau !

Selon l’ouvrage « Chevron dans le passé » de Walter Jamar, cité par la Société verviétoise d’Archéologie et d’Histoire sur son site, le tsar Pierre le Grand, en cure à Spa en 1710, serait venu plusieurs fois à Bru où « il buvait 21 verres d’eau, mangeait 12 figues et six livres de cerises, après quoi il s’en retournait souvent à pied à Spa en se promenant ».

Si vous avez le nez fin et appréciez les saveurs transméditerrannéennes, vous trouverez les yeux fermés ce restaurant dans le Carré, à Liège. Quand il n’est pas sur la Route du Rhum, Jonas Gerckens, notre Star WAW, aime y jeter l’ancre.

 

Après avoir effectué, voici quelques années, plusieurs stages dans cet établissement situé en Bergerue, Oussama Drissi, un jeune marocain de 27 ans au sourire ensoleillé, l’a repris en décembre 2017 en le complétant d’un bar à vins et d’une épicerie fine. D’où « La Boutique ». Aujourd’hui, ce restaurant est fait pour celles et ceux qui ont l’humeur des tagliatelles tomatées aux épices du sud, d’une pièce de simmenthal en makis à la truffe aussi savamment grillés que fondants, d’une piperade aux saveurs du soleil ou encore d’un dos de cabillaud gratiné à la tapenade accompagné d’une purée de panais… Toutes les senteurs trans-méditérranéennes sont savamment mélangées chez Oussama, dont la chaleur de l’accueil n’a d’égale que la douceur des parfums qu’il distille sur ses plats dressés avec soin et composés de produits de qualité. Qui plus est, cette maison est quasi imbattable au niveau rapport qualité-prix, avec notamment un menu 3 services (entrée-plat-dessert) à 29 euros. La carte n’est pas kilométrique, mais elle ne recèle que des petites merveilles et, cerise sur le gâteau, les vins qu’Oussama a sélectionnés – et qu’il vend par ailleurs - sont aussi savoureux que les plats qu’ils accompagnent.

La carte, qui évolue selon les produits de saison, fait la part belle aux saveurs du sud, clin d’œil aux origines méridionales du chef. Elle dynamise ainsi certains grands classiques du terroir. Le riz de veau, plat signature, façon libanaise, est servi avec du taboulé. Le bouillon de volaille s’accompagne, quant à lui, de dattes et de curcuma. « La qualité des produits est forcément essentielle. Nous ne travaillons jamais avec des surgelés, c’est un choix. J’aime travailler les épices et les textures », précise Amine. Sa cuisine a été épinglée par le Michelin bio gourmand il y a déjà six ans. « Si nous avons réussi à établir un nom, en tant que restaurateur, il faut toujours se réinventer, de l’accueil à la décoration, pour surprendre les clients, soutient Gaëtan. Nous avons déjà fait différents travaux, changé le mobilier, agrandi l’équipe… Manger dans un restaurant gastronomique est une expérience complète, qui ne se limite pas à la cuisine ». 

Un côté intimiste

La taille de l’établissement (une trentaine de places) tout comme l’ambiance cosy/cool qui y règne confèrent à « La Boutique » un côté familial, voire intimiste, qui ravira les visiteurs accueillis comme des amis. Parmi ceux-ci figurent déjà nombre de têtes connues en région liégeoise, dont quelques joueurs du Standard. C’est aussi un des « repaires » favoris de Jonas Gerckens. Le skipper liégeois  et Oussama se connaissent par coeur et c’est avec un plaisir non dissimulé que notre Star WAW nous a fait découvrir le restaurant de ce champion des saveurs trans-méditérranéennes. L’équipe de l’émission « C’est du Belge » avait eu cette chance également, lorsqu’elle était venue à Liège afin de réaliser un reportage sur Jonas avant le départ de la Route du Rhum.

 

La Boutique
En Bergerue 6
B-4000 Liège
+32 (0) 488 472 073

Si les bienfaits du sommeil sur la santé physique et mentale sont avérés, la sieste au travail reste taboue dans nos régions. Elle permet pourtant de réduire rapidement son stress et de recharger facilement ses batteries. Favoriser la sieste éclair dans son entreprise, c’est gagner en productivité.  


Fervente ambassadrice de la sieste, à ses yeux arme anti-burn-out, Sophie Geilenkirchen a choisi d’y consacrer toute son énergie en développant « WorkInJoy ». Centré sur le bien-être, le concept global combine espaces de ressourcement en entreprise, ateliers thématiques et application mobile avec des conseils « santé » à la clé. Diplômée d’HEC-Liège, ancienne directrice des ressources humaines chez BEA et directrice financière chez Neuroplanet Group et Invest Minguet Gestion, la fondatrice de la PME installée à Liège est aussi professeur de yoga, thai chi et pilates. Rencontre avec une passionnée férue d’interactions humaines.

Comment est né WorkInJoy ?

Stakhanoviste du travail, grande voyageuse et jeune maman, j’ai découvert les siestes flash. Ces petits moments de repos très courts me faisaient beaucoup de bien et m’aidaient à affronter ma journée. C’est mon expérience personnelle et mon envie de travailler sur le bien-être qui ont donné naissance à WorkInJoy, il  y a un peu plus de trois ans. Le concept centré sur la santé a d’abord pris la forme d’une activité complémentaire en marge de ma carrière, avant de devenir mon métier à part entière. Mon grand défi reste de prendre mon bâton de pèlerin et d’évangéliser les entreprises, même si le train est en marche.

Quels sont les bienfaits du sommeil pour les entreprises ?

Ils sont multiples ! On estime qu’un employé bien reposé est en moyenne deux fois moins malade et six fois moins absent. Il est aussi 55% plus créatif, 12% plus productif et 9 fois plus loyal. Les pauses énergisantes sont un outil de rétention et de fidélisation. Investir dans ses collaborateurs est toujours rentable. Au delà de ces statistiques, un employé qui dort suffisamment gagne en énergie et en motivation, cela rejaillit forcément sur l’équipe. On est tous parfois en mode robot. On est fatigués, on survit grâce au café… Faire une vraie pause permet de prévenir la fatigue et de vivre sa journée autrement. C’est un cercle vertueux.   

Comment s’articulent vos services ?

Avec mes deux collaboratrices, nous fonctionnons avec l’équation suivante : diagnostic de la situation, analyse sur base d’un questionnaire envoyé aux employés, recommandations et déploiement en entreprise. WorkInJoy souhaite offrir un service holistique, clé sur porte et facile à tous les niveaux. Ainsi, nous concevons des salles de repos en travaillant sur l’aménagement, l’éclairage, le son, l’aromathérapie… Nous nous chargeons de tout, à nos frais, en échange d’un abonnement mensuel. Une application développée avec un partenaire, dont la nouvelle version sort d’ici peu, permet de voir les disponibilités de la salle en temps réel et de réserver son moment. Les données collectées nous permettent ensuite de faire un reporting et un monitoring précis de son utilisation. Nous réalisons également des ateliers thématiques, par exemple, sur la nutrition ou des workshops de relaxation pour apprendre à se détendre. Le fil rouge de toutes nos activités est toujours le bien-être et l’équilibre.

Qu’est ce qui fait une « bonne » sieste ?

Lâcher prise est loin d’être évident, encore moins au travail. On y est souvent déconnectés de nos émotions. Il est important de se recentrer et d’apprendre à écouter son corps. Comme manger cinq fruits et légumes par jour, cela s’apprend et cela s’entraîne. Pour donner un coup de fouet, la sieste doit être courte, environ vingt minutes. Il ne s’agit pas de tomber dans un sommeil profond, mais de faire le vide, de se connecter à ses sensations et décompresser. L’espace choisi doit pour cela être sécurisant et ressourçant. Nous conseillons une chaise longue et ergonomique ou un coussin géant plutôt qu’un lit. Nous proposons également un casque anti-bruit pour ceux qui le souhaitent.

Qui sont vos clients aujourd’hui?

Le Centre d’Affaires Natalis, Afelio, le Pôle image de Liège… Nos clients ont différentes tailles et balayent plusieurs pans de l’économie. Bien sûr, certains secteurs plus créatifs sont traditionnellement plus réceptifs que d’autres à ce type de démarches. Mes interlocuteurs sont généralement le CEO dans les petites structures et le DRH ou le Facility Manager dans les plus grandes. Je parle leur langue et je suis passée par le business, ça les rassure. Une constante : je vois notre collaboration comme un partenariat à long terme. C’est avant tout une relation humaine. Tous les trois mois, une visite a lieu sur le terrain pour prendre le pouls de la société. Le contrat court sur au moins deux ans, parfois il s’étale sur 4 ou 5 ans.   

Comment agir rapidement sur le bien-être de ses employés ?

Il faut d’abord se questionner sur ce qu’on veut et ses priorités, en visant toujours le win-win. On peut agir par des petites choses simples, par exemple, des fruits, des ateliers sur la pleine conscience ou la nutrition, des possibilités de faire du sport... Progressivement, c’est une culture bienveillante et déculpabilisante qui s’instaure. Le bien-être est quelque chose qui se cultive. Il ne se décrète pas une fois pour toute. 

Comment le concept WorkinJoy a-t-il évolué ?

Notre palette de services s’est étoffée. Un pôle formation s’est développé en marge de nos espaces de relaxation. Nous proposons des formations courtes et pratiques, par exemple, en gestion du stress ou en sophrologie, pour offrir rapidement un maximum d’informations directement utilisables. Le temps c’est de l’argent en entreprise ! Des événements sont également venus se greffer aux autres activités. 

Comment imaginez vous votre concept dans cinq ans ?

Il y a encore beaucoup de choses que j’ai envie de développer. Je pense notamment à travailler sur la question du change management avec une amie coach. D’ici cinq ans, j’espère bien avoir multiplié par cinq le nombre de clients ! Tout est reproductible dans notre modèle, pourquoi pas imaginer aussi une franchise en France ou ailleurs.

Qu’est ce qui vous plaît dans votre métier ?

Je ne ferais machine à arrière pour rien au monde, même si je ne compte pas mes heures et que j’ai divisé mon salaire par deux ! Je me suis lancée sans parachute, mais avec beaucoup de passion et d’énergie. J’aime les gens. C’est un métier où l’on fait de belles rencontres. Quand on voit des gens qui se détendent et qui vont mieux, on a gagné sa journée.

www.workinjoy.be

Le sac de luxe pour hommes

Audacieux et fonceur, Paolo Bari a créé en juillet 2017 sa propre marque de sacs en cuir pour hommes réalisée à Naples par l’une des meilleures usines au monde. Au-delà du style élégant et racé, les modèles de ce jeune entrepreneur liégeois de 23 ans sont fonctionnels et ne tolèrent aucun compromis question qualité des matériaux. « On ne veut pas d’un luxe qui ne serve à rien », clame-t-il, alors qu’il vient de lancer en décembre une nouvelle collection de trois modèles de sacs complémentaires au design 100% belge. Pour financer la production, le créateur liégeois a opté pour un canal de vente inconnu dans le secteur du luxe : une campagne de prévente. Une stratégie audacieuse et moderne qui reflète le caractère volontaire et combatif de ce jeune entrepreneur qui en a fait une réelle image de marque. Un cadeau intemporel à (se) faire sans tarder !

www.paolo-bari.com

A l’occasion des fêtes de fin d’année, Barbara et Maureen Louys associent leurs marques. Barbara, créatrice des bijoux By B. Barbara Louys, et Maureen, créatrice de colliers de chien Who’s That Dog (et animatrice de l’émission « The Voice » ) ont imaginé ensemble une collection capsule « Pearl That Dog » faite de colliers en velours ornés de perles de culture. Ces derniers sont réalisés à la main dans les ateliers belges de Who’s That Dog, puis brodés dans ceux de Barbara Louys, rue de Namur à Bruxelles.

« Nous avions envie d’entamer une collaboration, à notre échelle, comme les grandes marques, explique Barbara. Mais nous avions une autre motivation. Quand Noël arrive et qu’on a la chance d’avoir autour de soi une famille et des amis, je pense que l’on a tous une prise de conscience. Cette année, nous avions envie de faire un petit quelque chose pour les chiens, qui sont souvent les seuls compagnons des personnes isolées. »

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Des bières liégeoises au cœur de la Grand-Poste

« Brasse & Vous » est une authentique brasserie artisanale, au cœur du Pays de Liège, où sont élaborées des bières aux caractères divers et affirmés. Produits « phare » de la maison : la Légia et l’Esperluette ! Bienvenue dans l’antre enivrant de Bruno et Lucky.

 

Bruno Bonacchelli est ingénieur civil chimiste et bio technologiste de formation. Il a mené pendant presque vingt-cinq ans une carrière au sein de la société Meura, spécialisée dans la conception et la réalisation de salles de brassages industrielles. Dans ce cadre, il a parcouru presque tous les pays du globe où l’on fabrique de la bière.

Lucky DeBruyn est une figure connue de l’Horeca et du milieu festif liégeois. Pendant plus de trente ans il a lancé, transformé, voire chamboulé, des établissements au cœur de Liège et ailleurs. Il avait la volonté de lancer sur Liège d’authentiques bières locales.

Tradition et technologie d’un côte, ancrage liégeois, valeurs locales et authentiques de l’autre. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer et travailler ensemble. C’est ainsi qu’en 2014, Lucky et Bruno ont uni leurs forces, leurs expériences et leur passion afin de créer à Rocourt « Brasse & Vous », une brasserie artisanale où sont aujourd’hui brassées une dizaine de bières.

La Legia blonde est une bière légère brassée par infusion et qui subit une fermentation unique (bière en fût) ou une légère fermentation secondaire (bière en bouteille). Un seul malt, un seul houblon et beaucoup de passion pour cette bière qui se veut "facile à boire", sans artifices et pour le plaisir. Un arôme complet à l’ancienne s’en dégage avec un agréable sens de la fête (teneur en alcool : 5,5 %).

La Legia saison est une des dernières nées. Elle est légère en alcool mais au caractère houblonné bien soutenu. Une bière qui ravive les sens tout en restant désaltérante. Les "bières de saison" étaient traditionnellement destinées à rafraîchir les ouvriers agricoles lors des moissons. D’où cet aspect frais et pas trop alcoolisé (teneur en alcool : 5 %).

La Legia cassis-menthe est le fruit d’une mûre réflexion sur ce que devait apporter une bière fruitée : un mélange de douceur et de fraîcheur. Cette bière légère aux reflets colorés bien distincts apporte le soleil dans les verres et les cœurs. Le souffle discret de la menthe donne ce petit air qui allège le tout (teneur en alcool : 3,5 %).

L’Esperluette blonde est une bière de caractère riche, issue d’un subtil mélange de malts clairs et de houblons aromatiques, sans aucun autre artifice. Une bière riche et fleurie travaillée au corps dans le respect des traditions. Une légère refermentation en bouteille en assure la finition tout en douceur, dans l’esprit des bières dites « triples » (teneur en alcool : 7 %).

L’Esperluette ambrée a la couleur et l’arôme chaleureux. La Cité Ardente a inspiré son aspect rougeâtre mais aussi son caractère trempé et sensible. Elle est issue d’un subtil mélange de malts clairs et colorés et de plusieurs houblons aromatiques. Un taux d’alcool de 6,5 % permet la dégustation sans crainte.

L’Esperluette Gla-Gla est la bière d’hiver de la brasserie. Issue d’un brassin exclusif de fin d’année, c’est une bière sombre et chaleureuse destinée à réchauffer les cœurs. Elle est légèrement épicée par une touche de poivre oriental qui la relève tout en finesse. Fraîche, douce et avec un petit retour parfumé, elle propose une amertume modérée mais un caractère bien trempé (teneur en alcool : 7,5 %).

« Les 4 Saisons de Liège » sont des bières « bio » produites depuis avril 2018. Elles se différencient par les levures utilisées. On y retrouve : Sighild-L’hivernale (plus riche et chaleureuse), Capucine-La printanière (plus complexe et sauvage), Alissa-L’estivale (plus désaltérante) et Oriane-L’automnale (plus épicée). Ces bières sont légères et rafraîchissantes.

Les amateurs peuvent découvrir ces petites merveilles sur le lieu même de production et au Réfectoire de la Brasserie où certains plats sont d’ailleurs cuisinés à partir de la Legia et de l’Esperluette. Ces bières sont également disponibles dans les restaurants, chez des revendeurs et dans maintes salles de spectacle de la région (les curieux découvriront la liste sur le site de la brasserie).

Attention : si les installations de « Brasse & Vous » sont actuellement situées à Rocourt, ses deux responsables ont comme projet d’intégrer très prochainement l’ancien bâtiment de la Grand-Poste de Liège où la brasserie occupera 600m². Elle y disposera notamment d’un bar, ainsi que de nouvelles cuves qui devront lui permettre d’atteindre une production de 2.000 hl/an. Voire plus si affinités !

La Grand-Poste de Liège bientôt rénovée

Vers 1890, les immeubles (hôtels et cafés) situés au coin de la rue de la Régence et du quai sur Meuse sont démolis. Suivant les plans de l’architecte Edmond Jamar, on commence les travaux, en mai 1896, d’un imposant Hôtel des Postes dont la taille est justifiée par l’épanouissement des services postaux. Le nouvel immeuble de style néo-gothique met en œuvre des nouvelles techniques, notamment l’utilisation du métal dans les structures internes. Il est soutenu par des colonnes à chapiteaux, surmonté d’une élégante tourelle octogonale prolongée d’une flèche et décoré de statues représentant des corps de métier.

Inauguré fin 1901, l’Hôtel des Postes fait la fierté de Liège et des bords de Meuse. L’aventure dure un siècle. En 2002, après de bons et loyaux services, le bâtiment est désaffecté et classé. Après diverses péripéties et projets de reconversion, Meusinvest prend en charge un vaste programme de rénovation. « Notre objectif est de poursuivre le développement, à la Grand-Poste, du quartier numérique et du district créatifqui a été créé place Saint-Etienne,le hub créatif de Liège », explique Gaëtan Servais, directeur général de Meusinvest. A terme, plus de 8.000 mètres carrés seront ainsi mis à la disposition de tout un écosystème créatif et innovant. »

Si le timing prévu pour la durée des travaux est de deux ans, leur découpe en plusieurs phases devrait permettre à « Brasse & Vous » d’occuper le rez-de-chaussée du bâtiment dès la fin de cette année.

 

 

BRASSE & VOUS

Rue d’Alleur 27C

B-4000 Liège (Rocourt)

+32 (0) 4 384 84 78

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Laurent Couline a notamment (dés)habillé Beyoncé. Concrètement, c’est le couturier français Thierry Mugler qui a dessiné le dernier costume de scène de la star, mais derrière celui-ci se cache aussi une bonne dose de technologie. C’est là que notre créateur liégeois entre en scène pour trouver une solution qui permette de désintégrer le costume à distance. Au départ, le projet était basé sur des électro-aimants. Mais, compte tenu des contraintes liées aux conditions de scène, Laurent a privilégié une nouvelle solution basée sur des servo-moteurs miniatures tels que ceux utilisés en modélisme. Pour l’artiste liégeois, la créativité ne sert pas seulement l’apparence finale de ses réalisations, elle intervient aussi à chaque étape de leur conception technique. Malheureusement pour ses fans liégeois, Beyoncé ne s’est pas déplacée dans la Cité Ardente lors de la réalisation de ce costume, Laurent ayant travaillé à distance.

 Contrôlé aux rayons X

« Peu après les attentats de Paris, j’ai dû me rendre à Saint-Denis avec des armures et des scaphandres pour les essayages du film « Valerian », la superproduction française à 200 millions d’euros. Dans le Thalys, on m’a forcément posé quelques questions. De même, dans les aéroports, le personnel de sécurité s’amuse du contenu de mes valises. Ils me posent des questions quand ils voient passer foreuses, outils et armures aux rayons X ! Quand j’ai dû rejoindre Luc Besson en Californie, il m’avait d’ailleurs fourni une lettre de recommandation avec des numéros à contacter en cas de doute. J’ai aussi toujours avec moi mes contrats de travail, les plans et l’historique du projet… »

Ses trois endroits favoris en Wallonie

Fan du grand Canyon et des parcs de l’Ouest américain, le Liégeois reste attaché à ses racines.

La Cathédrale de Liège • « Bien que je sois athée, c’est un des endroits où j’aime aller m’asseoir pour me ressourcer. Ma grand-mère m’emmenait aux Chiroux pour louer des livres, elle allait ensuite prendre un café et on repassait parfois par la cathédrale. C’est un endroit de paix en plein centre de l’agitation de la ville. »

Le marché de Noël de Milmort • Originaire de la plus petite ville du monde, Durbuy, Laurent Couline recommande le plus petit marché de Noël du monde qui se situe dans le village de Milmort où il a installé son atelier. « Il n’y a qu’une seule bawète (mot wallon pour désigner une ouverture sur l’extérieur ou par extension un stand, ndlr), où on vend des huitres ».
Spa-Francorchamps • Passionné de sport automobile, Laurent Couline a roulé en Nascar à Las Vegas. Du coup, il embarque souvent son vélo à Francorchamps afin de se promener autour du circuit lorsqu’il y a des courses.  « Je bois une bière au-dessus du Raidillon, je suis heureux ».

Bio express

1972 : Naissance à Liège
1994 : Degré supérieur d’humanité artistique à Saint-Luc (Liège)
1995 : Stage à l’Opéra Royal de Wallonie et rencontre avec Georges Dejardin
1998 : Stage au Jim Henson’s Creature Shop de Londres (Muppet Show, Dark Crystal, Star Wars) et aux Tatopoulos Studios à Hollywood (Stargate, Gozila, I-Robot, Underworld)
2002 : Crée l’hippopotame du long-métrage d’Alain Chabat : « RRRrrr…. !!! ». Entame une collaboration avec Franco Dragone en réalisant des costumes, accessoires, masques et perruques pour ses spectacles

2002 à 2004 : Costumes, décors et accessoires pour la tétralogie de Richard Wagner : « Der Ring des Nibelungen » (Opéra Royal de Wallonie)
2009 : Réalise deux costumes animatroniques pour « Beyonce » « I am tour », en collaboration avec Thierry Mugler.

2011 : Costumes, masques et accessoires pour les danseuses du Moulin Rouge

2015 : Costumes, accessoires et masques pour le long-métrage de Luc Besson : « Valerian »
2018 : Réalise 70 masques et accessoires pour «  MacBeth » (Opéra Royal de Wallonie)

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