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Le carnaval reste une affaire sérieuse… même si la dérision demeure le mot d’ordre principal !

 

Lorsque les Malmédiens vous disent qu’ils fêtent le carnaval, le Cwarmê, depuis des siècles, ce n’est pas une exagération. Un document d’archives, qui référence la date du 25 juin 1459, mentionne déjà les lundi et mardi du Quarmae ! Tradition multiséculaire donc, qui fait vivre Malmedy à l’unisson pendant quatre journées festives et hautes en couleur qui s’étalent du samedi midi au mardi minuit. Quatre jours de liesse populaire pour marquer, déjà, la 558e édition du célèbre carnaval. Inscrit au patrimoine immatériel de la Fédération Wallonie- Bruxelles, l’évènement débute cependant un mois avant le fameux Mardi gras où, tous les jeudis, on assiste aux « p’titès haguètes », soit la sortie, avant la grande fête, des différentes sociétés qui composent le carnaval. « Les jeudis gras sont très importants puisqu’ils permettent aux membres des sociétés de faire, de manière folklorique, des appels aux dons volontaires pour les aider dans la confection de leurs costumes », explique Walter Querinjean, chargé des événements au syndicat d’initiative de Malmedy. « Les enfants sont également de la partie puisque le premier jeudi, ils défilent en cortège sur la place Albert Ier. Ce rassemblement compte près de 300 participants et fédère une bonne partie des écoles qui aident à la confection des costumes. » Les petits participants d’aujourd’hui étant les protagonistes de demain, autant commencer l’apprentissage très tôt ! Car ici, on ne badine pas avec la tradition et le patrimoine. Toutes les manifestations du Cwarmê se déroulent en effet en wallon ! « Nous demeurons le seul carnaval intégralement wallon et nous tenons bien entendu à ce que cela perdure ! » À la différence des villages voisins, Malmedy ne compte pas non plus de Prince Carnaval. Seul le Trouv’lê reçoit du bourgmestre une pelle à grain, symbole de renouveau et qui règnera sur la cité jusqu’au mardi soir.

 

Une quinzaine de masques

Le moment fort du carnaval, et donc de l’année pour les Malmédiens, se déroule le dimanche où un grand cortège, qui compte entre 2000 et 3000 participants, arpente les rues de la ville avant que ne débutent les « bânes corantes » (bandes courantes). Dans un joyeux désordre presque organisé, le public est gentiment pris à partie par les innombrables travestis, arborant fièrement leurs masques caractéristiques. Car à la différence – encore – des cités voisines, ce ne sont pas moins d’une quinzaine de masques authentiques qui composent le gros du cortège. « On peut estimer qu’au moins 1500 participants portent différents masques, même si le fameux long-nez est le plus célèbre. » Les longs-nez sont les animateurs en chef des bandes courantes. Par petits groupes, ils se rassemblent, choisissent une « victime » et l’imitent en tout point. Les moins patients se débarrasseront de ces drôles de taquineurs en leur offrant une généreuse tournée, tandis que les plus joueurs se prêteront au jeu et accompagneront leurs imitateurs dans des chorégraphies improvisées. Le Mardi gras est, quant à lui, surtout marqué par le « Mâssis Toûr » : une randonnée des sociétés carnavalesques. Le brûlage de la Haguète en fin de journée clôt pour sa part la fin du Cwarmê et de l’hiver.

 

www.malmedy.be


 

Un plat revigorant !

Pas de carnaval sans une célèbre salade russe ! « Je ne sais pas d’où provient le nom, mais ce qui est certain, c’est qu’avec une assiette, on repart en général pour un tour », sourit Walter Querinjean. D’après différentes sources historiques, ce fameux plat est né en réaction aux mets délicats qu’offraient les restaurants de la ville à l’occasion du carnaval, à la fin du XIXe siècle. La plupart des Malmédiens ne pouvant s’offrir pareille pitance, on improvisa alors un menu composé des « restants » de caves et autres aliments à longue conservation. Si la recette a évolué au fil des ans, certains incontournables y figurent depuis toujours, comme la betterave, le hareng ou la pomme de terre. Louée pour ses vertus revigorantes, elle connait autant de variantes que la ville ne compte de familles. Mais si vous souhaitez vous y risquer, voici une recette presque officielle.

Recette de "salade russe" pour 6 personnes

Ingrédients :

  • 20 harengs dessalés et nettoyés
  •  1 céleri-rave cuit
  •  1 kg pommes Boscop
  •  ¾ kg oignons
  •  2 ½ kg betteraves rouges marinées
  •  2 kg pommes de terre cuites
  •  400 gr gros cornichons à l'aigre-doux
  •  10 œufs durs
  •  ½ kg cerneaux de noix
  •  700 gr veau rôti
  •  200 gr jambon cuit
  •  2 verres à goutte de bon genièvre
  •  mayonnaise
  •  assaisonnement : sel, poivre, maggi, sauce anglaise, paprika

Hacher le tout très finement. Assaisonner, bien mélanger et laisser reposer au moins un jour. Servir tel quel ou avec une garniture d'œufs durs. On vous avait prévenu que c’était revigorant…

 

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Ce 14 janvier 2016, La Cité Miroir célèbre son second anniversaire. En janvier 2014, les anciens Bains et Thermes de la Sauvenière rouvraient leurs portes au public. La restauration du lieu dans le respect des lignes architecturales originales faisait l’unanimité. La Cité Miroir, espace citoyen au service de l’éducation, du débat et de la culture, s’est rapidement hissée parmi les grandes institutions liégeoises.
184 500 visiteurs s’y sont déjà rendus ! En plein coeur de Liège, La Cité Miroir est un espace de vie, de questionnement permanent, de mémoire, de réflexion ainsi qu’un terrain de rencontres, de découvertes et d’art. Trois asbl y cohabitent : le Centre d’Action Laïque de la Province de Liège, Les Territoires de la Mémoire asbl et l’asbl MNEMA, gestionnaire du projet.
 

-Quels seront les temps forts de 2016?

.INAUGURATION DE L’EXPOSITION PERMANENTE «EN LUTTE. HISTOIRES D’ÉMANCIPATION»
Conçue comme un voyage dans le temps, l’exposition retrace l’histoire de la solidarité sociale en Belgique à travers les luttes ouvrières. 

.L’EXPOSITION «LES MONDES DE PRIMO LEVI»
Reconnu comme l’un des plus grands écrivains du XXe siècle, Primo Levi est un témoin majeur du système concentrationnaire. Sa volonté de donner au savoir sur les camps une portée universelle caractérise son engagement et son action. Suivre les mots et les récits de Primo Levi, chimiste et écrivain, témoin et inventeur, dramaturge et essayiste, signifie faire le tour du monde plusieurs fois et de multiples façons.

.L’EXPOSITION «EXHIBITIONS, L’INVENTION DU SAUVAGE»
Pendant plus d’un siècle (de 1810 à la deuxième guerre mondiale), une véritable industrie de l’exhibition a fasciné plus d’un milliard quatre cents millions de visiteurs pour trente à trente-cinq mille figurants dans le monde enti er. Ces exhibiti ons humaines visaient essentiellement à tracer une frontière et une hiérarchie entre prétendus « civilisés » et « sauvages ». Ce fut aussi le premier contact visuel, la première rencontre, entre l’Autre et Nous. À travers cette exposition itinérante, le Groupe de recherche Achac et la Fondation Lilian Thuram - Éducation contre le racisme souhaitent expliquer comment se sont installés les préjugés.
 

Informations et réservation :

La Cité Miroir
Place Xavier Neujean, 22
B-4000 Liège
+32 (0) 4 230 70 50
 



 

 

Aux abords de Saint-Vith, une mine pas comme les autres plonge sous la montagne de Recht.

 

Si les Cantons de l’Est sont célèbres pour la beauté des paysages et des vastes contrées qui les parcourent, il serait dommage de ne pas s’intéresser à ce qui se cache en dessous, plus précisément à plusieurs mètres sous la surface… Des traces de ce qui se cache sous terre, on en trouve déjà un peu partout dans la région. Les maisons et différents monuments commémoratifs en témoignent. La pierre bleue de Recht a longtemps été exploitée dans la localité de Saint-Vith, et au-delà, pendant plusieurs centaines d’années. On doit aux frères Margraff une exploitation plus industrielle qui permet à la mine de s’agrandir avec deux nouvelles galeries creusées dans la montagne de Recht. En 1886, une vingtaine de personnes s’active quotidiennement dans les entrailles de la mine pour en extraire un schiste qui sera ensuite rapidement taillé une fois remonté. Dans le village, plusieurs habitants vivent directement des pierres arrachées à la terre. On estime qu’au plus fort de son activité, la petite bourgade de Recht compte une douzaine d’entreprises familiales spécialisées dans la taille de la pierre ! De nombreux objets y témoignent encore de cette activité.

Ce passé artisanal, Didier Landers l’a découvert au fur et à mesure de ses déambulations dans les couloirs de la mine. Enfant, il jouait souvent au milieu des rails et gravas de schiste, s’y perdait parfois dans une obscurité totale – « ce ne fut pas simple de retrouver mon chemin » –, avant de s’improviser en ardant défenseur de cet héritage du passé. « Au début des années 2000, il était question de condamner définitivement les accès aux galeries. J’étais scandalisé ! Heureusement, on a pu, avec l’appui de Christian Krings, le bourgmestre de Saint-Vith, monter rapidement une ASBL chargée de la préservation et de la promotion de la mine afin de la sauver de l’oubli. » Très vite, des demandes de subsides sont envoyées afin de rendre accessible au plus grand nombre ce dédale de galeries creusées par l’homme. « Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Tout a été creusé avec des outils rudimentaires, sans machinerie industrielle. Lorsqu’on pénètre dans la grande salle, qui s’élève à presque 14 m, on ne peut être qu’impressionné par ce qu’ils sont parvenus à faire », s’enthousiasme Didier Landers.

 

Festival de couleurs

La mine de Schieferstollen propose une singularité à plus d’un titre. D’ordinaire, les carrières de schiste sont à ciel ouvert, rarement sous terre comme une mine de charbon. Creuser le filon jusqu’à près de 85 m de profondeur représente un véritable tour de force, encore plus pour l’époque. La richesse des couleurs qui s’y mélangent a également de quoi surprendre le troglodyte de passage. Grâce à un éclairage savamment disposé, c’est une vision colorée du passé qui se dévoile. « On retrouve ici du fer, du manganèse, de la coticule (schiste beige caractéristique de la région, NDLR) qui tranchent avec le teint bleuâtre de la roche. On voit clairement les différentes couches qui se stratifient et témoignent de l’effet du temps. » Régulièrement, Didier Landers accueille d’ailleurs des équipes de géologues venus de différentes universités du pays, impressionnés par la variété et la densité des roches agglomérées ici depuis des millions d’années. Ouverte au public depuis 2007, la mine se visite toute l’année, sous une température proche des 7°C et dans une humidité avoisinant les 90 %. « Un endroit parfait pour la culture des champignons ou la conservation du vin », sourit son plus ardent défenseur. Longue d'environ 400 m, la galerie inférieure pénètre au centre d'une vaste salle, véritable cathédrale de schiste qui s’offre au regard et s’inspecte en silence. Il faut dire que tout ici a été pensé pour que le visiteur s’imprègne des lieux et puisse les contempler dans des conditions optimales. « C’est presque de la mise en scène finalement. Au début de chaque visite, nous diffusons un petit film explicatif sur l’exploitation du schiste dans la région, avant que nos guides bénévoles expliquent en détail tout ce qu’il faut savoir sur la mine. Cela fait des années que je la parcoure et je la découvre encore, c’est vraiment un patrimoine exceptionnel », conclut Didier Landers.

 

Renseignements : 

La mine Schieferstollen Recht

Zum Schieferstollen, 9A
B-4780 Recht (Saint-Vith)
+32 (0)80 57 00 67

www.schieferstollen-recht.be

 


 

LA PIERRE BLEUE DE RECHT, UN MORCEAU D’HISTOIRE

Exploitée depuis le XVe siècle, la pierre bleue de Recht a rapidement été louée pour sa qualité et ses propriétés antiacides. On en fabriqua ainsi des récipients destines à faire fermenter et conserver la choucroute ou des bassins a tanner que l’on peut encore retrouver dans les villages alentours. D’une grande densité, elle résiste particulièrement bien aux intempéries et est utilisée comme matière première pour la sculpture d’objets sacres. De très nombreuses croix ou pierres mortuaires en témoignent encore. La petite chapelle de Wiesenbach, commune voisine de Saint-Vith, abrite encore ce que l’on considère comme la plus ancienne dalle funéraire en pierre de Recht, datant de 1649. La réputation de la pierre bleue dépassera même les frontières du pays puisque la localité accueillera, au début du XVIIIe, plusieurs tailleurs de pierre tyroliens, dont le savoir-faire et la précision favoriseront un essor économique important dans la région.

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Thierry Neuville est aujourd’hui un jeune pilote de rallye prometteur et confiant !

Partout dans le monde, le Saint-Vithois court pour les plus grandes marques.

 

« J’ai toujours cru y arriver ! » Au moins, le pilote de rallye Thierry Neuville n’est pas du genre à ne pas avoir confiance. Le jeune homme de 27 ans originaire de Saint-Vith court en professionnel depuis 2012 quand il rejoint l’équipe junior de Citroën, marque pour laquelle il participe au championnat du monde et termine troisième. Cela faisait alors seulement quatre ans qu’il « roulait ». « Atteindre le championnat du monde en seulement quatre années de pratique, c’est un cas unique, explique-t-il. C’est à partir de ce moment-là que c’est devenu un métier. Je n’ai jamais pensé à faire autre chose. C’est le rallye qui me passionne, rouler sur la terre, dans la neige, sur l’asphalte… » Même s’il dit ne jamais avoir désiré exercer un autre métier, Thierry Neuville est quand même passé pendant quelques années par l’apprentissage du fraisage-tournage de pièces en usine pour une grande société au Luxembourg. « J’ai dû choisir. C’était soit ça, soit le rallye. Cela m’a pris trois jours pour prendre cette décision qui n’était pas simple, car je ne viens pas d’une famille riche. Si cela ne fonctionnait pas, je ne savais pas comment j’allais faire pour vivre, raconte le sportif. Mais je ne pouvais sincèrement pas laisser passer cette chance ! »

Il n’a pas à regretter son parcours depuis lors. Il a roulé partout dans le monde, d’abord au volant d’une Citroën DS3 WRC, puis d’une Ford Fiesta RS WRC pour la Qatar World Rally Team. En 2014, il est nommé pilote n°1 de l’équipe Hyundai World Rally Team avec son copilote depuis 2011, le Liégeois Nicolas Gilsoul. Il explique aussi son passage de Ford à Hyundai. « On avait fait une bonne saison avec Ford. J’avais beaucoup de propositions sur la table, l’embarras du choix. J’ai opté pour Hyundai car c’est la meilleure marque pour progresser et il s’agissait de signer chez un vrai constructeur avec une vraie équipe d’usine et un important département sport automobile. C’était plus compliqué pour Ford où il fallait trouver la moitié des budgets. Le développement était plus difficile. » Il explique également qu’ils ont malheureusement eu du retard dans le développement de leur nouvelle voiture pour laquelle, comme tout pilote professionnel, il aide d’ailleurs à la conception et travaille sur la fiabilité. « Le rallye, c’est un sport d’équipe, entre les pilotes, les techniciens, etc. Tout le monde doit aller dans la même direction. Tout doit être bien pensé, bien organisé. » La dernière saison ne fut pas la meilleure, il ne le nie pas. « On a un petit creux, nous sommes déçus de ne pas avoir la nouvelle voiture. »

 

Et pour les sorties ?

Si on lui demande ce qu’il aime faire en dehors de son travail de pilote, Thierry Neuville souligne d’abord qu’il a très peu de temps libre. « Seulement 40 jours de liberté sur l’année. » Ensuite, il cite ses hobbies qui rejoignent « étrangement » son métier. Autrement dit le karting et les randonnées en buggy avec ses amis. Il voyage énormément et jusqu’à présent, c’est son séjour au Mexique qui l’a le plus enchanté. « C’est très différent de chez nous. Ils sont vraiment passionnés, heureux de nous voir débarquer, d’admirer les voitures. Ici, le public nous regarde passer. Le public mexicain nous suit jusque dans les montagnes ! Nous voir les fait rêver », raconte-t-il. À propos du public justement, il admet avoir un certain nombre de fans et que c’est « très sympa à vivre ». « Même si, parfois, je préfèrerais être plus tranquille, j’ai conscience que, sans les fans, rien ne fonctionnerait. D’ailleurs, le fan-club regroupe plusieurs centaines de membres. C’est très international et cela vit comme une petite entreprise. »

Il admet avoir une grande affection pour sa région d’origine, les Cantons de l’Est. « C’est une chance de vivre par ici, les paysages sont magnifiques, il ne faut pas aller se perdre bien loin pour faire de belles balades, il y a des lacs un peu partout. » Pour une visite touristique, il songe d’emblée au Musée de la Bière (rires). Mais aussi – évidemment pourrait- on dire – le centre de karting et de painball et Plopsa Coo à Stavelot.

 

www.thierryneuville.be


 

BIO EXPRESS

1988 — Naissance le 16 juin à Saint-Vith

2012 — Participation au championnat du monde pour la Citroën Junior Team

2013 — Le jeune pilote signe un contrat avec la Qatar World Rally Team et roule avec une Ford Fiesta RS WRC. Il enchaine sept podiums dont trois secondes places. Il terminera la saison avec le titre honorifique de vice-champion.

2014 — Il rejoint la Hyundai World Rally Team et termine la saison à la 6e place du classement général.

2015 — Thierry termine 2e du Monza Rally Show en Italie.

Les Carnets d'Ulysse et les Caves de Basil

Le bonheur de bien manger, de découvrir des nouvelles saveurs et de redécouvrir des aliments connus sous des alliances improbables tel qu’un dessert succulent à base de chocolat et de topinambours.

J’ai dégusté des produits « goûtus ». Des produits qui m’étaient familiers mais dont j’ignorais pourtant les saveurs et les textures possibles. La bouchée qui m’a le plus marqué ? La neige de foie gras, crème de coing et noisette caramélisées. Ce plat était d’une telle perfection dans la succession des textures et des saveurs, c’était tellement bon que j’en ai presque eu des frissons ! D’abord, la neige de foie gras qui disparait au premier contact mais dont le goût reste tout le long de la bouchée. Viennent ensuite le coing qui apporte son gout fruité et la douceur de sa crème, une subtile transition vers les noisettes caramélisées et croquantes avec lesquelles nous terminons la dégustation d’un des 17 plats à la carte qui n’en finit pas de nous faire rêver.
Cette carte qui met volontairement des produits locaux en avant. On y trouve de la betterave (crapaudine) rouge avec de la mozzarella (Buffala) de Neufchâteau, de la truite, du chou-rave ou encore de l’ail des ours cueilli plus tôt dans l’année par le chef en personne. C’est d’ailleurs une autre volonté de Stéphane Diffels de n’utiliser aucune épice. Mais ces plats sont loin d’être fades ! Ils sont assaisonnés avec perfection et sont en fait aromatisés à l’aide de plantes ou de fruits.
En outre, loin de se limiter au sucré-salé, ces plats sont travaillés selon les quatre saveurs, le sucré, le salé, l’acide et l’amer. Des mariages fins et réfléchis entre les aliments, les vins et mêmes entre les différents plats qui sont chacun une partie de l’histoire que le chef nous raconte au fil de la carte. Ces mets font jongler nos papilles entre les saveurs, relancent des goûts tout en déployant d’autres. Ce qui donne une autre dimension à la dégustation car on se demande toujours s’il n’y a pas un goût ou l’autre qui va surgir de nulle part pour notre plus grand plaisir. 
Un aspect plus classique mais bien essentiel reste la cuisson. Et ici, elle était impeccable. Que ce soit de la truite, du bœuf ou un œuf ! Cet œuf qui, d’ailleurs, a reçu une cuisson bien spéciale car c’est un « œuf 64° ». Cette cuisson au degré près donne un jaune dit « pommade » et un blanc qui font en bouche. Un plaisir !
Plus que de bien manger, plus que de manger un repas exceptionnel, j’ai passé un moment exceptionnel avec mon frère.

Ulysse

 

Toute première fois 

Nous avons tous des premières fois. Notre premier mot, premier baiser, premier concert… Le repas que j’ai partagé avec mon frère en fait partie. Le sommelier, Marc Delvenne, nous a accueillis chaleureusement et nous a d’abord fait goûter un vin effervescent bio appelé Mlle Germaine qui a introduit le repas dans son ensemble et exprimait déjà ce que nous allions vivre. Car ce vin explosait en bouche, ressemblait à un cidre, goûtait le champagne et tout cela sans superflu. C’était si spécial mais classique en même temps, presque familier, que j’en étais complètement chamboulé. C’est ce que j’ai ressenti pendant trois belles heures.

Tous les vins réveillaient les saveurs des plats proposés. Je mangeais merveilleusement bien et ce que Marc nous servait ajoutait bien plus qu’une touche alcoolisée au repas. Les vins faisaient partie intégrante des préparations folles du chef. Dix-sept plats parfaitement accompagnés ! Nous étions au Nirvana, un réel envole culinaire, une découverte ineffable.
J’ai été doublement surpris par le repas. Dans mon assiette et dans mon verre se trouvaient des produits un peu similaires. Il n’y avait que du naturel, du frais, aucun exhausteur de goût ni épice. Il n’y avait que du savoir-faire, du travail, de la patience et une concordance parfaite entre les vins et les plats. 
Le coup de cœur de la soirée : un riesling blanc (Günther Steinmetz) fruité, boisé, avec une touche d’agrume, très abouti. Il était servi avec de la truite à l’oseille servie froide. Toutes les saveurs se répondaient et s’entremêlaient pour m’inventer de nouvelles sensations sur mes papilles. Ce moment peut être résumé par 1+1=3. 
Je croule sous les exemples tant je me suis régalé. Je dis Bravo ! Car c’est audacieux comme cuisine, audacieux comme accompagnements. Ça en devient de l’art ! Merci au chef, Stéphane Diffels, et merci à la passion de Marc Delvenne qui, « l’air de rien », font un travail magnifique.

Basil

Liste des vins :
 

- Mlle Germaine, vin effervescent ambré de Savoie
- Günther Steinmetz, riesling blanc vielle vigne
- Cadène, blanc, cépages : Viogner et Morsanne
- Fleur de cailloux, blanc, 3 cépages : Pinot blanc, Pinot gris, Maca bleu
- Marmonday, blanc, cépages : Sauvignon blanc, Sauvignon gris, Sémillon
- Entre-deux-mers, bordelais, rouge
- Bœuf Holstein, rouge, cépages : Syrah, Grenache, Cinsault

 

Réservation

Restaurant L’Air de Rien 
Chemin de la Xhavée 23
B-4130 Esneux (Fontin)
+32 (0)4 225 26 24
 

 www.lairderien.be

 

 

De Salvador à Dalì

 Une exposition bouleversifiante qui a pour but de promouvoir l’œuvre artistique, culturelle et intellectuelle de l’artiste. Cette évocation grandiose sera une œuvre artistique à part entière grâce à laquelle vous serez immergé dans un monde décalé, unique et fascinant. La rencontre singulière de deux artistes espagnols de renom en terre liégeoise, l’un créant le contenant et l’autre offrant le contenu.

Un parcours fascinant, une évocation colorée au travers d’un parcours de plus de 2.000 m² scénarisés autour du génie flamboyant de cet artiste éternel et universel. Une promenade menant de surprises en étonnements et de découvertes en ravissements qui ne laissera personne insensible.
L’exposition a pour but de promouvoir l’œuvre artistique, culturelle et intellectuelle du peintre. Elle tend à contribuer à la compréhension de l’évolution picturale, de la pensée et de la vie de Dalì, en particulier à destination des jeunes générations.

Renseignements 

Du 27/02 au 32/08/2016
 
À la Gare des Guillemins 
Place des Guillemins
B-4000 Liège ( Guillemins )
           

LA PIANISTE KHATIA BUNIATISHVILI EMBRASE LA SALLE PHILHARMONIQUE

piano 5 étoiles : Khatia Buniatishvili
Ce dimanche 10 janvier, la flamboyante Khatia Buniatishvili embrase la Salle Philharmonique. Un phénomène pianistique, en récital exclusif en Belgique !
 
« Loin des projets classiques poliment ennuyeux, rongés par le conformisme et la joliesse superficielle, l’arrivée de cette virtuose aussi flamboyante qu’extravagante prend des allures de tremblement de terre. »
(La Tribune de Genève).
 
Originaire de Tbilissi (Géorgie), Khatia Buniatishvili confirme d’année en année les promesses d’une enfance de prodige. À 28 ans, la jeune artiste s’est déjà produite sur les scènes étrangères les plus prestigieuses (Concertgebouw d’Amsterdam, Wigmore Hall de Londres, Musikverein de Vienne, Philharmonie de Berlin), et avec les orchestres les plus réputés. 
 
Pour son premier récital à Liège, elle met sa virtuosité éblouissante au service des plus belles pages de Franz Liszt, parmi lesquelles les Feux follets ou la célèbre Campanella, les Tableaux d'une exposition de Moussorgski(qu’elle vient d’enregistrer pour Sony, sortie prévue en février), avant de terminer par la redoutable transcription de Petrouchka par Stravinsky lui-même (1921). Un phénomène pianistique à découvrir le dimanche 10 janvier, à 16 heures, à la Salle Philharmonique de Liège
 
Renseignements :
Orchestre Philharmonique Royal de Liège
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Tout près de la frontière allemande, deux dynasties produisent encore et toujours leur propre fromage de Herve.
Le goût du caractère, les traditions familiales, les recettes ancestrales survivent aux exigences sanitaires.
Ces deux maisons ne sont pas prêtes à lâcher prise !

 

L’histoire raconte que le pays de Herve a développé ses prairies et sa production laitière dans le courant du XVIe siècle, sous le règne de Charles Quint. Alors que le blé perdait de sa valeur, les agriculteurs du coin ont choisi de traiter le lait, avant d’en faire du beurre et obtenir, plus tard, du fromage. Derrière une croûte lavée à l’eau salée se trouve aujourd’hui un fromage à pâte molle qui peut devenir doux, piquant, long ou frotté à la bière, selon son temps d’affinage et le procédé de lavage. C’est au travers de toutes ces étapes que se développera la bactérie magique qui fait le caractère particulier du fromage de Herve et qui porte un nom aussi sexy qu’appétissant : bacterium linens. Enfin, et quel que soit le secret de fabrication propre de chaque maison, le produit à Appellation d’Origine Protégée est soumis à quelques exigences européennes. Notamment celle du lait utilisé, qui doit provenir de vaches qui ont passé plus de 180 jours en pâture, à savourer l’herbe grasse et riche qui caractérise la région. Madeleine Hanssen, propriétaire de La Ferme du Vieux Moulin, aime répéter que « tous les laits sont blancs, mais tous les laits ne sont pas fromageables ! » L’alimentation des vaches et l’état sanitaire des fermes jouent un rôle central pour produire un bon fromage.

 

Deux producteurs, deux philosophies

La Ferme du Vieux Moulin et La Fromagerie Herve Société se complètent par leurs gammes de produits et, à la fois, se distinguent par leurs méthodes de production. Quand la première s’investit sans vergogne pour assurer la saveur locale et vraie du « bon, propre et juste », la seconde s’évertue à assurer l’absence de bactéries pathogènes en insistant sur l’hygiène. « Avant d’être contrôlés, il y va de notre responsabilité de producteurs de respecter la santé des consommateurs », explique Francis Debronne, responsable marketing de La Fromagerie Herve Société. La grande entreprise a alors fait le choix de pasteuriser le lait qu’elle achète à 20 fermes laitières locales. Du côté de La Ferme du Vieux Moulin, on vise moins grand mais on se veut « plus vrais ». En travaillant le fromage à partir de lait cru, lui-même directement tiré des vaches du voisin, Madeleine Hanssen défend bec et ongles les saveurs de son terroir, tout en respectant la santé alimentaire. « Il y a 25 ans d’ici, ce n’était pas du tout le même contexte. La sécurité alimentaire a nettoyé l’artisanat. Tous ceux qui avaient passé l’âge de 50 ans n’ont jamais voulu faire les investissements qui étaient réclamés. Moi, ça ne m’a pas dérangée parce que j’étais jeune. J’avais le temps d’amortir les investissements. Finalement, c’est la qualité du lait qui a changé. Il est beaucoup plus propre et, selon moi, c’est positif. Le produit est devenu de meilleure qualité bactériologique et nutritionnelle. »

Si particularité de goût il y a entre les produits des deux entreprises familiales, aucune ne tient à tirer la couverture à elle. Les deux vous invitent à goûter par vousmêmes, sur une tartine beurrée, avec du sirop du coin et une jatte de café... Et Francis Debronne de conclure : « Il y a du vrai savoir-faire dans les deux maisons ! On a chacun nos petits secrets. C’est ça qui fait notre différence ».

 


 

APPELLATION D’ORIGINE PROTÉGÉE

Avec le beurre d’Ardenne, le fromage de Herve est le seul produit belge qui bénéficie du label Appellation d’Origine Protégée (AOP). La dénomination, mise en place par la Communauté européenne en 1992, se définit officiellement comme « un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté ». Dans le cas du fromage de Herve, la zone géographique se délimite entre la frontière allemande, celle des Pays-Bas, le cours de la Vesdre au sud et celui de la Meuse à l’ouest. Avec pour objectif premier de protéger l’artisanat et les produits du terroir, le label sous-entend d’autres conditions telles qu’une alimentation des vaches produite sur la ferme ou le fait que le bétail puisse se déplacer sur un espace minimum de pâture. La dénomination officielle de Fromage de Herve est préservée, pour sa part, grâce au signe d’identification Indication Géographique Protégée (IGP) qui entend déterminer l’origine d’un produit agricole.

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Le design contemporain ne s'attache pas seulement à créer de beaux objets mais aussi à imaginer des produits ou services innovants qui peuvent répondre aux besoins des utilisateurs. La démarche du designer est aussi sociétale : améliorer la qualité de vie de manière pérenne et écologique.

C'est pourquoi, sous la houlette de RECIPROCITY, triennale internationale de design et d'innovation sociale, une exposition intitulée "The taste of change - Design for food" croise les points de vue sur les possibles influences du design en matière d'alterconsommation et d'écogastronomie. L'exposition, issue d'un appel à projets international, rassemble tous les projets les plus récents sur la question.

Comment lutter contre la malbouffe ? Comment éviter la standardisation des goûts ? Comment diminuer l'impact énergétique de la préparation et de la conservation des aliments ? Autant de questions pour lesquelles des réponses fonctionnelles, concrètes et réalistes sont attendues. Quatre récompenses, attribuées par un jury international, ont été offertes aux projets coup de coeur, sous forme de soutien financier, afin de les aider à évoluer et s'améliorer.

Pour plus d'informations, consultez notre article du WAW d'automne (n°30) sur le sujet.

 

RECIPROCITY Design. Liège

2e édition transdisciplinaire et transfrontalière

du 1er octobre au 1er novembre 2015

 

Espace Saint-Antoine

Musée de la vie wallonne

Cours des Mineurs

B-4000 Liège

 

 

 

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