Waw magazine

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La culture se développe au centre de Liège ! Grâce à plusieurs projets bien pensés, les artistes ont désormais à leur portée de nouveaux lieux pour s'exprimer.

Le 4 mars passé ouvrait, en plein cœur de Liège, le Réflektor. Nouvelle salle de concert située près du « Carré », le Réflektor a pour but d’accueillir une centaine de concerts par an, dans les styles les plus variés tels que rock, pop, electro, world, jazz, drum & bass ou encore chanson française. En plus d’être une salle super équipée, le Reflektor est aussi un café dans lequel il est possible de grignoter. 

Les artistes liégeois, connus ou à découvrir, sont mis à l’honneur dans cette salle qui se veut la promotrice de nos artistes régionaux. « À chaque fois, nous essayons de placer un groupe belge en première partie, histoire de promouvoir les artistes locaux. » C’est l’ASBL Festiv@Liège, dirigée par Fabrice Lamproye et Gaëtan Servais, qui prend les rênes de cette nouvelle salle. Cette direction, qui organise notamment le festival Les Ardentes, nous promet de belles surprises ! Le succès est d'ores et déjà au rendez-vous : le premier concert était sould out et d’ici à mai une trentaine de concerts sont programmés, dont certains quasi complets. Un endroit à retenir donc.

À noter aussi, à deux pas de là, l’ouverture de La Halte, nouveau lieu artistique de Liège, au concept peu courant.

La Halte, c’est une association, une coopérative, de partenaires artistiques d'horizons divers, ayant pour objectif de penser ensemble et de mettre en œuvre de meilleures conditions de travail et de création. La Halte propose du théatre, des concerts, de la danse, des performances, des expositions en tous genres, des stages pour enfants, etc. Le tout dans des locaux ad hoc et trois salles de spectacle.

Du 7 au 21 mars, la Halte propose son premier festival : 16 jours à la Halte. Allez faire un tour sur l’agenda !

 

Le Réflektor

Place Xavier Neujean, 24

4000 Liège

+32 (0)4 340 30 80

www.reflektor.be

 

La Halte

Rue de la Casquette, 4

4000 Liège

+32 (0)4 332 29 60

lahalte.be

 

Designer à la conscience verte, Emmanuel Gardin crée des « papillons ». Mais les papillons qu’il conçoit sont en réalité des objets contemporains nés de son bureau de développement de produits, Krizalid Studio. Portrait !

Bricoleur depuis son plus jeune âge, Emmanuel Gardin a toujours été animé par une passion propre au designer, la création d’objets. À 23 ans, frais émoulu en design industriel à Liège, il se spécialise en images de synthèse et en 3D. Plus tard, il commence à travailler avec des designers établis et une grande faïencerie pour laquelle il dessine toutes les nouvelles collections. Cette dernière expérience, salutaire, lui permet de suivre ses créations de A à Z. En 2008, au moment où la manufacture commence à vaciller, ce designer, au style décontracté, relève le défi de créer sa boîte de design. Un pari qui lui réussit ! Sa première création s’envole et rafle le Red Dot Design Award 2011.

Recto Verso

Son premier papillon, l’étagère Recto Verso, reçoit le label de qualité, décerné par la Région wallonne, et une reconnaissance internationale à la clé. Faite à partir d’une feuille d’aluminium, l’étagère séduit par son concept modulaire qui implique la créativité de l’utilisateur. « Ma démarche se veut multifonctionnelle : utiliser des objets, certes ! Mais les utiliser de différentes manières ou en tout cas impliquer l’utilisateur final dans la démarche de création », souligne Emmanuel Gardin. L’étagère, livrée à plat avec un schéma de pliage, doit être façonnée par l’acheteur. Son côté réversible bouleverse les codes de la bibliothèque traditionnelle et son double compartiment permet de classer aussi bien les livres que les magazines souples. « Il y a un problème qui se pose, je dois stocker, ranger, utiliser et je n’ai pas l’outil adéquat… J’essaie donc de trouver quelque chose qui réponde au mieux à ce qui existe déjà ».

Esprit

Le quotidien est donc source d’inspiration pour Emmanuel. Mais sa sensibilité et sa conscience environnementale l’amènent à penser au-delà du présent. En utilisant des matériaux réutilisables et valorisables après leur cycle de vie, Emmanuel envisage le futur sur le long terme. « On n’a plus le choix, on doit prendre le pli de voir le futur comme quelque chose de circulaire et non linéaire. On a des ressources, on les façonne pour les utiliser mais il faut les recycler pour les réutiliser ». Recto Verso est l’exemple même de cette dynamique circulaire. Mono-matière et peu énergivore, la feuille d’alu, qui nécessite une seule feuille de carton à l’emballage, se compacte facilement au transport.

Décalage

Ce designer est resté fidèle à ses valeurs en créant sa maison d’édition, Lina Dura, en janvier 2012. Prolongement de Krizalid Studio, cette jeune société, qui a vu le jour grâce au financement de l’appel à projet Boost up, s’occupe de la production et de la vente de mobiliers contemporains. La nature et la durabilité sont les maîtres mots de Lina Dura. Un objectif : produire local. « Lina Dura veut produire avec des entreprises wallonnes, valoriser leur savoir-faire à l’étranger et montrer qu’on peut produire des produits de qualité sans devoir délocaliser », insiste Emmanuel. Des produits de qualité mais qui restent accessibles à Monsieur et Madame tout le monde ! Emmanuel met un point d’honneur à faire de son design, un design semblable à du haut de gamme avec des prix intéressants. Voilà une touche – encore une – qui renforce la démarche et la vision de ce label pour le moins original.

 

Points de vente

À Liège :
chez Désiron & Lizen, 42 rue des Clarisses,
et Sit On Design, 17 Bergerue.

À Battice :
chez Quatuor, 107 rue de Herve

À Bruxelles :
chez Septante Sept, 77 rue du Page à Ixelles.


Renseignements

www.krizalidstudio.com

 

Fiche technique

Naissance : 1980
Lieu de création : Liège
Lancement du label : 2008
Style : Multifonctionnel-écolo
Production : 100% belge

Dans la continuité de leurs actions autour d'une certaine culture française, et créole jazz en particulier, Onzroad et le MEMNA ont le plaisir d'annoncer la venue du pianiste jazz Alain JEAN-MARIE et de l'écrivain Daniel MAXIMIN

Dans le cadre du Festival de lectures internationales "Les Parlantes" à Liège, Daniel Maximin et Alain Jean-Marie seront de connivences antillaises, bien sûr, et Guadeloupéennes en particulier.

 

Le 5 mars

A 20h: Un DUO Poésie-Piano - Connivences Antillaises (programmé par le MNEMA - Cité Miroir)

Daniel Maximin, romancier et essayiste, spécialiste du poète Aimé Césaire, et Alain Jean-Marie, grand pianiste de jazz, forment un duo évoquant leur enfance antillaise, où les mots de l’un résonnent avec les musiques de l’autre.

Lieu: Cité Miroir - Espace Francisco Ferrer - Place Xavier Neujean, 22 - 4000 Liège 
Tarif bleu : 10 € (tarif plein) - 6 € (tarif réduit)
www.citemiroir.be - 04 230 70 50 - [email protected]

 

Le 6 mars

A 15h: Une masterclass d'Alain Jean-Marie "JAZZ et BIGUINE"    

Personnage paradoxal, que l’on ne saurait réduire à ses origines caribéennes, Alain Jean-Marie fait figure de mentor pour plusieurs générations de pianistes attachés à l’orthodoxie du jazz post-parkérien, tout en suscitant l’adhésion de musiciens aux esthétiques plus ouvertes tel Patrice Caratini. Il nous parlera de son parcours et de ses "Biguine Reflexions".

Lieu: Auditorium Wielick - Place de Bronckart 18-20 - 4000 Liège

A 20h: Concert Jazz Bèlè avec Hervé Celcal

BEL AIR FOR PIANO, une rencontre inédite du bèlè martiniquais avec le jazz à travers 14 tableaux dans lesquels jeu rythmique, sens de l’harmonie et de la mélodie rejoignent une écriture et une interprétation audacieusement inspirées et envoutantes : un piano qui devient « lead » et prend tour à tour le rôle de chanteur-conteur, de choristes répondè et de tambour bèlè dans une orchestration subtile où s’épanouit l’improvisation jazz qui prend toute sa dimension en concert.

Inscriptions obligatoires (places limitées): [email protected]  (Bien indiquer votre nom - prénom - nombre de places)

Compte ING  : BE18 3770 4730 9765  (communication : masterclass Alain JEAN MARIE)

Tarif : 20 euros - tarif réduit : 13 euros - tarif showcase (20h00) dans la limite des places disponibles: 7 euros

contact: +32 491 45 41 30

 

Tout au long de cette après-midi soirée, l'aisbl Divini vous proposera ses magnifiques punchs créoles!

 

Avec le soutien du Service culturel de l'Ambassade de France en Belgique et de la Province de Liège.

Séverine Langhor – Koxinel’s

Les boutons, le fil, le feutre, la dentelle… Ça vous parle ? Alors, vous ne résisterez pas au projet de Séverine Langhor, lauréate, en 2012, de l’appel à projets lancé lors de l’opération « Créashop ». À la fois mercerie d’exception et atelier de création, la boutique « Koxinel’s » vous accueille rue Souverain-Pont, dans une atmosphère chaleureuse. Vous avez un projet créatif, mais ne savez pas par quel fil commencer ? C’est le genre de situation avec laquelle Séverine Langhor a l’habitude de traiter. Installez-vous confortablement autour de la table de création textile et partagez votre amour de la couture.

Renseignements :

Koxinel’s

Rue Souverain-Pont, 17

B-4000 Liège

+32 (0)498 79 61 90

[email protected]

www.koxinels.be


 

Fabrice Bertrang

Historien de formation, Fabrice Bertrang se lance dans le projet fou de la création couturière en 2012. Autodidacte passionné, il présente sa première collection dans un café liégeois et remporte un joli succès. Il participe ensuite à l’appel à projets lancé par la Ville de Liège dans le cadre de l’opération « Créashop » et se voit offrir la possibilité d’ouvrir son atelier-boutique dans la rue Souverain-Pont, alors remise à neuf.

Ses créations montrent des lignes pures, des silhouettes fluides et un travail 100% handmade in Liège. Fabrice Bertrang est définitivement un Liégeois à suivre !

Renseignements :

Fabrice Bertrang Couturier Créateur

Rue Souverain-Pont, 15

B-4000 Liège

+32 (0)4 237 05 61

[email protected]

www.fabricebertrang.be


 

Lara Malherbe

Artisane liégeoise, Lara Malherbe ouvre son atelier-boutique dans la rue Souverain-Pont. Son but premier : briser ce mystère qui règne autour du métier de bijoutier et le faire connaître du grand public. Alliant créations sur-mesure, réparations, mais également collections à thème pour femmes et enfants, ses bijoux mettent en avant la sensualité et l’élégance du corps féminin et sont fabriqués dans la tradition. Un accessoire 100% liégeois !

Renseignements :

Atelier boutique Lara Malherbe

Rue Souverain Pont, 13

B-4000 Liège

+32 (0)477 75 80 77

[email protected]

www.laramalherbe.be

Le Château des Thermes, à Chaudfontaine. Un hôtel, un espace thermal, un restaurant et un espace séminaire. Quatre étoiles à l’orée de la forêt. Pas besoin de dormir pour rêver.

Acquis dans les années septante par la Commune de Chaudfontaine, le magnifique château du XVIIIe dressé au coeur du parc de Hauster, à Vaux-sous- Chèvremont, n’eut longtemps comme seule fonction de rappeler le passé. Ses façades classiques, magnifiques mais ternes et vieillissantes, ajoutaient un côté mélancolique au parc où les badauds aimaient se promener. Après beaucoup de projets, on s’est enfin décidé : le château Hauster, rénové, abriterait un centre thermal alimenté directement par l’eau de source de Chaudfontaine qui viendrait enjoliver la carte de visite de cette commune déjà portée… sur l’eau. Des gérants ont été débauchés aux Pays-Bas, le projet a été lancé en novembre 2001. Mais deux ans plus tard, c’était la faillite. Certains ont cru le lieu maudit. D’autres ont été effrayés par les millions d’euros qui avaient été engloutis pour une première rénovation qui, déjà, en appelait une autre.

Parcours atypique

C’est à ce moment que Gilbert Lodomez, originaire de Malmedy et actif dans l’hôtellerie, entre dans la danse avec sa fille Aurélia, diplômée en gestion des ressources humaines, et aujourd’hui chargée de la gestion administrative du château. Ce Malmédien, issu d’une famille très modeste, a pu décrocher via les cours du soir un diplôme d’ingénieur qui l’a mené droit vers une grosse entreprise de distribution d’électricité. C’était une « bonne place », où il a pu gravir les échelons un à un. Jusqu’au jour où, à 34 ans seulement, il décide de repartir de zéro, histoire d’avoir de nouveaux défis à relever.

Changeant radicalement de secteur, l’homme s’est d’abord orienté vers le commerce en moyennes surfaces. Il en a acquis plusieurs, puis les a revendues quand il a senti que les hypermarchés allaient conquérir le marché, justement. Avec son bas de laine, Gilbert Lodomez concrétise le rêve de son épouse en acquérant le Domaine des Hautes Fagnes, hôtel de 72 chambres où il intègre – c’était le premier dans la région - un espace thermal. Une petite étape avec un autre hôtel avant que l’ingénieur, devenu investisseur, ne tombe sous le charme du magnifique domaine calidifontain.

« Ceux qui avaient conduit le site vers la faillite avaient vu trop grand, notamment en nombre d’employés, se souvient Gilbert Lodomez. Pourtant, il y a une chose qu’il faut retenir lorsqu’on s’engage dans un challenge pareil : ne surtout pas dépenser l’argent qu’on n’a pas! » Les premiers gestionnaires avaient une équipe d’une quarantaine de personnes, qui avaient dû être licenciées après deux ans à peine. La famille Lodomez n’a pas suivi leurs traces en débutant avec 13 personnes seulement. Au fil des investissements, tant en moyens humains qu’en matériel, le site s’est amélioré et s’est taillé une réputation désormais excellente. Il emploie aujourd’hui cinquante personnes dont la mission est la même : choyer les invités, faire de chaque minute passée dans leurs murs, un moment unique. « Un hôtel est une somme de détails, confie Gilbert Lodomez. Chacun de ces détails doit être parfait. » Les clients en sont les premiers satisfaits !

Luxe cosy

Côté décor, tout a été fait pour atteindre la perfection. Quelques marches mènent à la réception où de grands comptoirs de bois abritent un personnel affable tiré à quatre épingles. Les visiteurs pénètrent ensuite dans un ailleurs auquel on s’acclimate très vite : un calme particulier règne dans ces lieux. Les hôtes y circulent à pas feutrés, parlant doucement, emballés dans de grands peignoirs blancs. Pas de stress, pas de crispation, pas de bruit. La chaleur ambiante, la douceur des mains expertes dans lesquelles ils sont passés, ont vite fait de leur faire oublier leurs soucis…

Dans ce château plusieurs fois remodelé, mais dont la façade Nord est millésimée « 1753 », tout le luxe de l’époque a été remis en valeur. Le souci de conservation a été appliqué jusqu’aux cheminées de marbre et aux portes moulurées et le choix des meubles a été opéré pour une décoration mêlant avec justesse les clins d’oeil au passé (guéridons massifs peints, candélabres muraux, fauteuils façon Louis XVI…) et la modernité via des meubles épurés. Côté couleurs, le choix a lui aussi été opéré pour que les contraires se côtoient en tout équilibre. Le luxe des dorures et du rouge vermillon vient s’ajouter à la fraîcheur de l’écru et de l’anis, et au chic du noir et blanc…

Dans le corps de logis en L, s’étendant au Nord et à l’Est, se nichent les nombreuses salles de soins. Les annexes accueillent quant à elles les chambres, qui se présentent sous quatre « labels » : 31 d’entre elles sont de type « confort » (109 €/personne, 149 € en demi-pension), sept autres sont des « junior suites » (119 €/personne, 159€ en demi-pension), tandis que deux suites impériales (à partir de 199 €) sont dotées d’une baignoire avec chromothérapie et musicothérapie, d’où l’on sort en ayant une vue sur le jardin « zen » qui porte on ne peut mieux son nom. Sept chambres « authentiques », proposées à partir de 99 €/personne, sont en outre installées dans les anciennes écuries du château.

Les résidents de cet hôtel « 4 étoiles plus » peuvent, tout comme ceux qui se rendent dans les lieux pour se détendre l’espace d’une journée, accéder aux thermes à leur guise, profitant ainsi des trois saunas, du bain thermal extérieur à 34 C° avec son dispositif d’hydrojets, de sa piscine d’eau thermale intérieure, des hammams, des pédiluves, de la cabine de sel et de la cabine infrarouge, du caldarium pour les bains chauds, des salles de relaxation… Ils profiteront également des dizaines de types de soins à la carte prodigués par la trentaine d’esthéticiennes hyperspécialisées.

À midi, les hôtes mangeront selon leur appétit, picorant dans un grand buffet de produits « santé » extra-frais et terminant par les saveurs sucrées des desserts proposés. Ceux qui auront la chance de rester jusqu’au soir profiteront quant à eux d’un menu gastronomique dont celui-ci, choisi au hasard : salade de homard au céleri crémé et coulis de crustacés en guise d’entrée, julienne de pommes vertes pour patienter jusqu’au plat, suprême de volaille farcie aux truffes et émincé de chicons pour se sustenter et panacotta à la vanille de Madagascar pour bien terminer…

À la lecture de tout cela, on comprendra que des stars telles Emmanuelle Béart, Béatrice Dalle, Jamel Debouzze, Laurent Gerra, Bruno Solo, Catherine Jacob, Fanny Cottençon ou encore Jean-Pierre Castaldi aient fait étape ici. On devinera facilement ce qui a poussé Axel Witsel, Steven Defour, Vincent Kompany et les autres diables rouges à venir se ressourcer dans ce château.

On vient de loin pour profiter des moments de détente offerts dans cet écrin. Mais il y a un impératif à respecter pour tout séjour que l’on voudrait y passer : réserver longtemps à l’avance, tant la nuitée que les soins. ■

 

Une clinique esthétique

On l’aura compris, Gilbert Lodomez n’est pas homme à se reposer sur ses lauriers. Il a donc doté son château d’une clinique esthétique en partenariat avec des médecins renommés du Centre Hospitalier Universitaire de Liège. On y retrouve trois cabinets de consultation, deux salles équipées d’un bloc opératoire « High Tech », une salle destinée aux interventions et une salle pour des massages.

« Dans le centre thermal, les gens sont accueillis en tant que clients, explique le patron. Ils se muent ensuite en patients lorsqu’ils passent les portes de la partie dédiée à la chirurgie esthétique. Une fois l’opération achevée, ils redeviennent des clients. Dans l’hôtel du château, ils peuvent se reposer en toute discrétion et bénéficier de l’ensemble des services que nous proposons, tant pour leur remise en forme que pour leur bien-être. Et s’ils n’ont pas envie de quitter leur chambre dans les premières heures ou les premiers jours, pas de problème. Nous venons à eux ! »

 

Des kilomètres de balades au fil de l’eau…

 

Le Château des Thermes vous inspirera sans doute des envies de farniente mais certains auront sans doute l’envie de découvrir les paysages environnants. On vous y proposera la visite de Source O Rama, lieu didactique dédié à l’eau, un petit tour à l’usine d’embouteillage des eaux de Chaudfontaine pour mieux comprendre les différentes étapes parcourues par l’eau avant d’arriver sur nos tables, ou encore une étape au mini-golf, voire au « Fort aventure. » Vous pouvez aussi tout simplement chausser vos bottines et partir pour de grandes balades.

Pour ce faire, la Maison du tourisme a édité une carte IGN (1/15 000e) reprenant les itinéraires balisés tant pour les promenades pédestres que pour celles réservées aux aficionados du VTT. Les promenades pédestres sont, complémentairement à la carte, reprises sous 13 fiches bien didactiques (3 autres fiches sont dédiées au VTT) où vous trouverez, point par point, les différents lieux qu’il vous faut relier.

Le parcours « Chèvremont »

Autour du parc de Hauster, nous vous conseillons ce parcours qui part de la Maison Sauveur, à Chèvremont, pour rejoindre la basilique après avoir parcouru une boucle de 7,5 km. Ces 2h45 de marche vous permettront de découvrir la station thermale d’autrefois et celle d’aujourd’hui, mais aussi le passé métallurgique des lieux (le parc Hauster abritait, au XVIe siècle, une platinerie et une fenderie qui fut ensuite convertie en laminoir). C’est l’énergie hydraulique de la Vesdre, que l’on retrouve sur une bonne partie de la promenade, qui attirait ces usines en ces lieux.

D’autres balades sur le thème de l’eau (les 7 km de la « balade du confluent », les 4,5 km du « circuit de l’eau »…) figurent également sur ces fiches, vendues en lot (5 €).

La carte IGN est quant à elle vendue 7,5 € et une pochette regroupant l’ensemble des informations peut être acquise pour 10 €.  

 

Renseignements:

Maison du tourisme des Thermes et Coteaux & Royal Sydicat d'Initiative de Chaudfontaine

Avenur des Thermes, 78 boite bis

B-4050 Chaudfontaine

+32 (0)4 361 56 30

[email protected]

www.chaudfontaine.be

 

La plasturgie, en plein essor, est un secteur très important en Wallonie. Avec ses quelque 250 entreprises actives, elle emploie plus de 19 000 personnes et produit un chiffre d’affaires de pas moins de 5,6 milliards d’euros par an. Plastiwin est « The French Connection » de et pour la plasturgie en Wallonie.

La mission de ce cluster consiste à améliorer la technologie en vue de renforcer le potentiel économique, technique et commercial de ses membres. Nous avons demandé à Francine Turck, directrice de Plastiwin depuis un peu plus de six mois, ce qui fait la particularité de ce cluster.

Qu’est-ce qui distingue le cluster Plastiwin?

Plastiwin est agréé et soutenu par la Région wallonne. Le cluster améliore le potentiel de compétitivité des membres. Nos membres sont des entreprises, des centres de recherche, des laboratoires, des écoles, des centres de formation et des organisations sectorielles. On peut en fait classer les membres de Plastiwin en trois catégories principales. En amont de la chaîne, on trouve les fabricants de matières (polymères, compounds, colorants, additifs, etc.). Viennent ensuite les transformateurs, qui produisent des produits finis ou semi-finis. Parmi les activités de transformation primaire, citons, par exemple, la première injection et le soufflage de moules. Et dans les activités de transformation secondaire, on retrouve notamment la découpe, le pliage et le traitement de surfaces. Enfin, il y a les ‘concepteurs’ qui regroupent les outilleurs, les fabricants de moules, les ingénieurs et bureaux d’études, les constructeurs de machines de transformation, les centres de recherche et laboratoires universitaires. Vous voyez : nos membres sont actifs tout au long de la chaîne de valeur de la plasturgie.

Vous êtes entrée en fonction chez Plastiwin en septembre 2011. Qu’est-ce qui vous a attirée dans cette fonction ?

J’ai été par le passé conseillère du directeur général d’Agoria en Recherche & Développement, Politique industrielle, Affaires externes et Business Development. Avant cela, j’ai été manager de qualité, puis manager administratif et financier au Centre européen pour le développement de la formation professionnelle. J’y ai acquis une bonne connaissance du business development et de la Wallonie. Je connais les différents acteurs et sais ce qui se joue. C’est donc une belle évolution pour moi. Je peux engranger beaucoup d’expérience dans ma nouvelle fonction et y apporter mon expérience du management et du business development. L’association parfaite. Nous ouvrons des portes qui, sans cela, resteraient fermées.

Le plastique est présent dans tous les secteurs : industrie alimentaire, industrie automobile, industrie de l’emballage, entreprises techniques, et on en passe. La diversité règne en maître. En Wallonie, les quelques grandes entreprises rivalisent surtout avec de plus petites structures de 40 à 50 employés. Le hic, c’est leur mauvaise répartition géographique sur l’ensemble du territoire wallon. Notre travail consiste à établir des ponts entre les acteurs et à ouvrir des portes qui, sans cela, resteraient fermées. En fait, nous ne sommes qu’un outil, un connecteur. Le cluster Plastiwin forme des groupes de travail et organise des mises en réseau, des événements business to business, des visites d’entreprise et des réunions avec des clients potentiels. Le but est de multiplier les enseignements, de stimuler l’innovation et la maîtrise et de générer plus d’activités.

A-t-on enregistré des résultats concluants dans le domaine de la recherche et de l’innovation ?

Certainement, mais le secteur le doit en grande partie à lui-même. Les entreprises du secteur sont particulièrement innovantes. Pas moins de 50 % d’entre elles possèdent leur propre marque, produit fini ou brevet. Et cela vaut tant pour les grandes que pour les petites entreprises. Pas besoin d’être grand pour être innovant. Plastiwin a été créé en décembre 2008 pour renforcer la compétitivité et la réussite des entreprises, mettre en contact les membres et amplifier leur force de frappe. Je suis convaincue de notre influence positive, bien que notre impact réel sur les entreprises soit difficile – si pas impossible – à mesurer.

Nanocyl, un acteur mondial de la technologie des nanotubes de carbone, fournit le plastique de très petits additifs afin d’en améliorer les performances. On les retrouve dans l’industrie de l’emballage électronique, les peintures pour bateaux, les éléments thermoplastiques de l’industrie automobile, les matériaux ignifuges, etc. On doit à une joint-venture de Total et Galactic la production du bioplastique PLA (acide polylactique) sous le nom Futerro. Le but est de produire 1 500 tonnes de bioplastique par an. L’entreprise MACtac Research est spécialisée dans le collage de toutes sortes d’éléments sur du plastique. Des molécules permettent de coller des affiches sur un mur. Ces affiches absorbent les odeurs de l’environnement, qui sent dès lors toujours bon. On peut aussi accrocher ces affiches chez soi. Un autre exemple est la petite entreprise Reddy, qui ne compte que quatre personnes. Elle produit du matériel d’installation électrique, dont elle détient le brevet. Visio Ing Consult est une autre petite entreprise innovante et fructueuse de seulement 5 personnes, spécialisée dans les systèmes optiques et de capteurs qui permettent de surveiller la qualité des produits tout au long d’un processus de production « à la chaîne. » Elle possède sa propre marque et se charge aussi de l’analyse, du développement et de la mise en oeuvre technique de projets IT.

L’échange de connaissances est-il un gage de compétitivité pour les entreprises ?

Mieux encore. C’est l’un des objectifs de Plastiwin. Nous essayons, à travers des workshops spécifiques, d’accélérer l’échange de connaissances. Un bel exemple est la réduction de l’énergie dans la production du plastique. En effet, la température du plastique doit d’abord être élevée pour le faire fondre – une opération qui requiert des compresseurs très énergivores. Ensuite, la température doit à nouveau baisser pour obtenir la forme solide souhaitée, ce qui demande aussi beaucoup d’énergie. Pendant ces workshops, les membres échangent des expériences, les meilleures pratiques.

Aidez-vous les entreprises à apprendre les unes des autres ?

C’est exact. Les gens ici en Wallonie sont incroyablement créatifs et inventifs. Mais souvent un peu moins communicatifs. Ce qui est logique, puisque ce sont des ingénieurs, pas des experts en marketing. Nous les aidons à bien se profiler et à présenter leur entreprise avec conviction. Nous les aidons à élaborer leur ‘elevator pitch’.

Le cluster Plastiwin rapproche les acteurs. Les entreprises en tirent-elles visiblement plus de profit ?

Le cluster Plastiwin offre un potentiel d’activité incontestable, mais c’est difficile à mesurer. On entend les membres dire qu’ils ont fait des affaires ensemble, on les voit évoluer. Mais c’est très difficile à chiffrer. Parfois, nos membres ne réalisent même pas que c’est grâce au cluster qu’ils ont augmenté leur chiffre d’affaires. Pour nous, ce n’est nullement un problème. Créer des possibilités pour créer de l’activité, tel est notre objectif.

L’un des fers de lance de Plastiwin est le développement durable. Mais développement durable et plastique ne sont-ils pas contradictoires ?

Au contraire. Tout d’abord, le plastique est beaucoup moins lourd que l’acier. Un véhicule moderne compte quelque 1 400 pièces en plastique, d’aussi bonne qualité – souvent même meilleure – et beaucoup plus légères. Dès lors, la conduite exige beaucoup moins d’énergie, et donc moins de carburant. Grâce au plastique, les voitures pèsent en moyenne 30 % de moins. Rien qu’en Europe, cela fait une différence de près de 12 milliards de litres de carburant. Les voitures doivent souvent en grande partie leur label écologique au plastique. C’est pourquoi ce dernier intéresse fortement l’industrie automobile. Au même titre que tout le secteur du transport. Camions, avions, bateaux… grâce à l’utilisation du plastique, tous consomment beaucoup moins de carburant.

Parlons durable, à présent. Le cycle de vie du plastique, plus long, est lui aussi prometteur et la matière reste belle plus longtemps. Sans surprise, le plastique est donc un secteur en gigantesque expansion. À la fin des années quatre-vingts, le secteur du plastique a rattrapé celui de l’acier. Et en 2010, la production de plastique était, avec ses 290 milliards de mètres cubes, presque deux fois plus élevée que celle de l’acier et ses 150 milliards de mètres cubes. Actuellement, l’exportation de caoutchouc et de plastique représente 10 % du total des exportations wallonnes. Aujourd’hui, les tuyaux en acier sont de plus en plus remplacés par des tuyaux en plastique. Leur avantage, c’est qu’il n’y a pas de perte de liquide dans le fond. Rien qu’avec de l’eau, c’est déjà regrettable. Imaginez donc avec des fluides nocifs. Et les développements ne s’arrêtent pas là. Ainsi, le bioplastique est de plus en plus présent sur le marché. Il contient, en tout ou en partie, du carbone issu de sources renouvelables. L’industrie de l’emballage alimentaire utilise des plastiques biodégradables et solubles. L’industrie automobile utilise, quant à elle, des plastiques durables. Certaines souris d’ordinateur sont entièrement fabriquées en bioplastique. Qui plus est, le carbone est entièrement composé de pommes de terre, de betteraves et de céréales. Plus besoin de pétrole.

Plastiwin est-il un outil de la Wallonie pour la Wallonie ? Ou le cluster est-il aussi actif au-delà des frontières wallonnes ? Par exemple, est-il en contact avec le milieu économique ou académique néerlandais ?

Certainement. Il y a deux mois environ, j’étais au Chemelot Campus dans la province néerlandaise du Limbourg qui, tout comme nous, accorde une place centrale à la mise en commun et au partage des connaissances. J’étais présente avec la Chambre du Commerce du Limbourg et l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements étrangers (AWEX). C’est pour moi une occasion idéale de promouvoir ce B-to-B Event. Je le recommande vivement car l’un des principaux thèmes est le bioplastique. Plastiwin veut entrer en contact avec « ses voisins » : l’Allemagne, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas. Les entreprises néerlandaises peuvent aussi devenir membres du cluster. Plastiwin a mis sur pied différents groupes de travail qui associent diverses entreprises industrielles. En outre, l’accent est mis sur les emballages, les innovations médicales, les bioplastiques, les éléments techniques, entre autres. Pour éviter les problèmes d’ordre linguistique, la langue véhiculaire est l’anglais, langue dans laquelle chacun peut s’exprimer correctement. Plastiwin collabore également avec d’autres acteurs indépendants tels que Mecatech (génie mécanique), Greenwin (chimie verte), Logistics in Wallonia (logistique), Wagralim et Fevia (industrie alimentaire). Plastiwin est un jeune cluster, il n’a que quatre ans. Jour après jour, nous essayons de nous améliorer. Les entreprises néerlandaises ne doivent surtout pas hésiter à nous contacter. Elles sont les bienvenues avec leurs questions. ■   

Du haut de ses 21 ans, le jeune designer belge Quentin de Coster ne manque ni d’imagination ni de culot et s’amuse du qu’en-dira-t-on. À peine quittés les bancs de l’école, ce provocateur à la griffe minimaliste renverse les codes du design contemporain tant par la forme que l’idée…Tête-à-tête.

Au jus !

Quentin de Coster a l’obstination et l’optimisme (dé)mesurés des vrais passionnés. En 2008, il sort tout juste de l’École Supérieure des Arts Saint-Luc à Liège, en qualité de designer industriel, que l’une de ses réalisations scolaires se transforme en un véritable projet commercial. Son produit se vend alors dans le monde entier, de Belgique jusqu’en Chine en passant par New-York et les Pays-Bas. Cette palme d’or revient à Citrange, mélange parfait du citron et de l’orange, du fonctionnel et de l’esthétique. Ce presse-agrumes, original tant par sa forme simpliste que ses couleurs vives, séduit une grande marque néerlandaise active dans le design de cuisine, qui en achète l’idée, le nom, la forme et les droits d’utilisation. En 2011, l’objet s’exhibe à la Triennale Internationale du Design à Pékin, aux côtés d’oeuvres signées par les plus grands designers.

La success story de Quentin de Coster ne se résume pas à la commercialisation du presse-fruit Citrange. Après ces deux années d’études passées, malgré lui, sur les bancs de l’ESA – très peu pour lui le formatage académique – le Liégeois décide de s’évader un an à l’École polytechnique de Milan où il découvre une approche moins pratico-pragmatique que celle donnée en Belgique. Enrichi de cette nouvelle culture, le jeune designer poursuit son exode de l’autre côté de l’Europe avec un stage professionnel de quelques mois dans un bureau d’architectes danois.

C’est du propre !

Dans sa ville natale, le jeune passionné, alors âgé de 18 ans, revisite le lave-vitre à sa façon : décalée et provocante. Newswasher est né en 2009 dans une perspective économique et écologique – et pour le moins - surprenante. « Le projet que l’on devait réaliser pour l’école devait être un objet innovant pour laver les fenêtres. J’ai donc essayé de me détacher du côté pragmatique de la chose en osant repenser la méthode de nos grand-mères pour le lavage des vitres à la place de réinventer la raclette », explique l’artiste. En effet, le concept du projet consiste à rédiger, tel un journaliste qui écrit un papier pour son journal, des articles expliquant la technique ancestrale du lavage de vitre à l’eau, au vinaigre et papier journal. L’idée un peu gag du projet a trouvé preneur. C’est un commissaire d’exposition français qui a été convaincu par ce mode d’emploi des plus contemporains. En 2010, Newswasher et son pulvérisateur participent à la Biennale du Design à Saint-Etienne en France.

Après lecture de la Newswasher, l’utilisateur peut, avec les nombreux toutes-boîtes qu’il reçoit par la poste, laver ses vitres. Et à travers ce projet de création, Quentin de Coster informe aussi les gens sur l’intérêt de recycler du papier. Réaction en quelque sorte à la société de consommation. Une réflexion plus profonde se cache donc derrière l’objet. Mais c’est aussi en analysant quelque peu ses oeuvres que l’on comprend certains traits de la personnalité de l’artiste.

Le concept du projet consiste à rédiger, tel un journaliste qui écrit un papier pour son journal, des articles expliquant la technique ancestrale du lavage de vitre à l’eau, au vinaigre et papier journal.

 

Sa démarche est impulsive, vivante et ludique… à son image et tout à son avantage. « J’aime les objets, le côté narrateur et l’âme qu’ils renferment. Loin des objets robotisés, je veux que ma création soit montrée comme une sculpture avant même d’être utile. » L’objet doit exister au-delà de l’utilisation. Pour y arriver, il fait abstraction du côté fonctionnel de l’objet pour tendre vers l’art et, pourquoi pas, vers l’industrialisation de l’art. L’objet existe sans même être utilisé, c’est un bel objet à l’esthétisme universel. « Ce que j’aime dans les produits minimalistes, c’est que l’on comprend le sens de l’objet et comment il a été fait. » Et d’ajouter : « la simplicité est une évidence pour moi !» L’utilisateur doit comprendre l’objet et la manière dont il a été conçu. « Mais la simplicité c’est aussi ce côté où l’on part de presque rien et où l’on arrive à provoquer quelque chose, à donner forme à la matière. On se fait exister à travers la matérialisation, c’est quasiment pareil que le parent qui se sent vivre à travers son enfant. » Quentin de Coster existe pour ainsi dire à travers ses créations.

Allure de chien !

Sa patte est résolument minimaliste et son approche provocatrice. À la trappe les fioritures. Ce qu’il aime, ce ne sont pas les carrés et les objets froids mais les objets qui ont des couleurs et des formes strictes, bien définies et épurées. À son actif, le jeune homme a plus d’une oeuvre dans ce registre. Animal, encore au stade de prototype, n’attend qu’une seule chose, être réveillé par la chance. Mais de son côté, cette table à l’allure de chien n’attend rien pour éveiller notre mémoire collective et susciter notre questionnement. « ‘Animal’ est le fruit d’une réflexion axée sur les perceptions formelles et stéréotypées liées au monde de l’enfance. » Quentin de Coster s’amuse à titiller les gens en allant chercher le côté stéréotypé qui sommeille en chacun de nous. On retrouve cette arrogance détournée, ponctuée de notes ludiques, au travers de Spot, le nichoir en plastique thermoformé qui épouse les formes d’une soucoupe volante. « Je puise dans la mémoire collective pour trouver des formes collectives, des objets qui parlent. »

Décalage

Les créations de ce designer sont le fruit de plusieurs moteurs naturels : son imagination débordante, son questionnement artistique développé et son sens aiguisé de l’observation. De son propre aveu, « je ne sais pas dire d’où vient mon inspiration. Ça part dans tous les sens. » Un matériau, un processus industriel, de fabrication, le quotidien des gens, une situation cocasse… Le monde est en résumé sa source d’inspiration. Déjà tout petit, il avait l’âme d’un bricoleur et s’amusait à dessiner tout comme le faisait son père. Inspiré et imprégné par l’environnement artistique qui l’entourait, il s’est initié progressivement au travail manuel. « Ce que j’aime avec le travail manuel, c’est qu’on laisse une trace. Il y a quelque chose qui se passe entre la main et la matière », confie-t-il. Amoureux de l’art et doué dans le domaine de l’informatique et du graphisme – bagage acquis en autodidacte - c’est tout naturellement qu’il s’est orienté dans le design industriel, compromis parfait entre dessin, bricolage et informatique. Révolutionnaire et ambitieux : « J’ai envie de montrer ce que je peux faire, de marquer l’histoire et de, pourquoi pas, influencer les autres. » Quentin de Coster a envie de découvrir les choses et de garder, conscient qu’elle ne tient qu’à un fil, cette passion pour le design et l’art.

Avancée !

Au-delà du design, le jeune homme a la tête pleine d’idées et de nouveaux projets. Mais la réalité de terrain peut parfois être moins agréable qu’initialement pensée et, en sa qualité d’indépendant, Quentin de Coster va de « désillusion en désillusion. » Encore aux études, le jeune designer postait déjà sur Internet ses créations et, malgré les réticences de certains de ses professeurs, il a tou- Pièce-clé Citrange, le presse-agrumes réversible en polypropylène revisité by Quentin de Coster. Parfait pour orange, pamplemousse et citron. jours persévéré et cru en lui. Et c’est tout à son honneur puisqu’un de ses objets se vend maintenant au quatre coins du monde. Aujourd’hui, il démarche toujours sur la toile à la recherche de collaborateurs. Mais il n’en reste pas là et faisant fi des désillusions commerciales, le jeune homme lance sa propre activité en créant Design Studio by Quentin de Coster, un studio polyvalent qui couvre aussi bien le design que l’art contemporain et urbain et l’architecture d’intérieure. Sans oublier les projets en cours de création qui vont bientôt fleurir : une collection de pots de fleurs et une lampe innovante avec sa toute nouvelle manière d’orienter la lumière. Des projets prometteurs. Bon vent !

 

Points de vente

Belgique : Habitat Place de la Cathédrale, 14 — Liège

France : Galerie Lafayette rue du Départ, 22 — Paris

Italie : Rinascente Piazza del Duomo, 3 — Milan

USA : MoMa store Spring Street New-York, 81 — New-York 

La 10e Biennale internationale de la Gravure contemporaine

Cette année, la Biennale internationale de la Gravure contemporaine s’exposera au Musée des Beaux-Arts (BAL) de Liège du 27 mars au 24 mai2015,dans le cadre de la Fête de la Gravure. Réunissant sur le thème de la gravure une trentaine d'acteurs culturels à Liège et aux alentours, la Biennale est une manifestation au service de la notoriété et de la (re)connaissance de la gravure et des artistes la pratiquant.

Un appel à candidatures international a attiré plus de 450 artistes. Chacun devait rentrer un dossier comprenant 5 à 7 œuvres postérieures à 2010. Après une sélection difficile, seuls 47 d’entre eux ont été choisis pour être exposés à la Biennale. C’est ainsi que quelque 250 œuvres d’artistes de toutes nationalités seront présentées dans la salle Saint-Georges du BAL.

Les sculpteurs dévoileront leur art, se jouant des techniques, renouvelant les genres, transgressant les clivages, exprimant avec conviction l’infinité des variations d’expression qu’autorise l’art de l’estampe.

 

10ème Biennale internationale de Gravure contemporaine, du 27 mars au 24 mai 2015  

Musée des Beaux-Arts de Liège (BAL) - salle Saint-Georges, 86 Feronstrée, B-4000 Liège

Tél : +32 (0)4 221 89 16  ou  +32 (0)4 221 89 51 

 www.lesmuseesdeliege.be ou www.beauxartsliege.be

 

Fête de la Gravure, de mars à mai 2015

Tél : +32 (0)4 221 89 16  ou  +32 (0)4 221 89 51 

Programme téléchargeable sur: www.beauxartsliege.be

Écouter François Dethier parler de la bière qu’il vient de créer avec son compère Renaud Pirotte est un régal ! Et leur produit aussi, à en croire les premiers veinards qui ont déjà eu la chance de goûter la « Curtius », en production depuis ce mois de septembre… rue de la Brasserie. Ça ne s’invente pas !

L’atavisme industriel côté liégeois, décidément, on sait ce que c’est ! Rappelez-vous les aventures de Krugger, ce constructeur de motos – champion du monde de sa catégorie ! – qui a repris le flambeau des ingénieurs de la « F.N. », « Gillet » ou « Sarolea »*. Rappelezvous également le défi que relève Yves Toussaint et son équipe, en construisant une nouvelle « Imperia »**, solide roadster au moteur hybride qui signifie le retour sur la scène mondiale de la marque qui a remporté le premier Grand Prix de Spa, en 1922… Et voici aujourd’hui les « héritiers » de Jean- Théodore Piedboeuf, fondateur de la brasserie éponyme en 1853 et devenue aujourd’hui INBEV, premier groupe brassicole mondial ! Ils s’appellent Renaud Pirotte (23 ans) et François Dethier (25 ans) et ils se sont lancés dans la production de la Curtius.

* WAW Wallonie Magazine n° 14
** WAW Wallonie Magazine n° 15

Le goût de l’amitié

Belle histoire… Celle d’un jeune homme, né à Achouffe et qui, à l’instar d’Obélix et la potion magique, est un peu « tombé dedans quand il était petit ». « Renaud a suivi de près la belle aventure de la “Chouffe”, explique son compère François Dethier, puisqu’il habitait juste à côté de la brasserie. Cela lui a donné à la fois le goût de ce délicieux produit, bien sûr, mais aussi l’envie d’aller plus loin, de connaître sa fabrication et, pourquoi pas, de créer une bière. »

Cette passion est très largement partagée par François Dethier, originaire pour sa part de Verviers. Elle ne fera que croître au fil de leurs études communes à l’Institut Provincial d’Enseignement Agronomique, à La Reid. « Nous y avons suivi non seulement des cours nous permettant de connaître les produits constitutifs de la bière – et la manière de les utiliser, poursuit le jeune entrepreneur, mais aussi des cours de gestion et de management ! Qui plus est, nous avons même eu la possibilité d’étudier en théorie la création d’une microbrasserie… » Inutile de dire qu’avec un bagage pareil, le houblon était dans le verre comme le ver… dans le fruit !

Une fois les études terminées, Renaud et François se lancent dans l’aventure, certes, mais pas à l’aventure. « On a d’abord tenté de cerner les caractéristiques que l’on voulait donner à notre produit, précise François. On a abouti, après différents essais, à une bière blonde, une “triple” comme on dit, avec la richesse du froment ajouté à l’orge et au houblon et qui lui donne un peu la douceur d’une bière blanche. L’amertume est donc tempérée. Ce qui fait de la Curtius une bière de dégustation, riche en saveurs fleuries, légèrement fruitée… » On croirait un oenologue qui parle d’un Château Cheval Blanc 1990, non ?

Soutiens financiers différenciés

Une étude de marché ayant confirmé les intuitions des deux amis de l’existence d’une demande pour un tel produit, restait le « nerf de la guerre »… et l’utilisation des différents types d’outils de soutien économique disponibles pour toute jeune entreprise wallonne.

« La bonne idée, on pensait qu’on l’avait ! La compétence aussi tout comme le produit qui allait plaire et auquel on croyait – et on le croit de plus en plus, poursuit François. Restait à faire connaître la Curtius et à trouver le financement de sa fabrication. Et l’on a eu droit à un chouette coup d’accélérateur ! » Ce coup de pouce s’appelle « Starter », cette émission de la RTBF qui a pour but de soutenir de nouvelles initiatives entrepreneuriales, et que nos deux lascars vont remporter en avril dernier. « La banque Belfius était l’un des partenaires de l’émission. Ils nous ont donc proposé de nous soutenir, dans le cadre de l’accord de garantie qui leur est fournie par le Fonds européen d’investissement. Nous sommes donc intégrés dans le programme qui vise à faciliter l’accès des starters au financement et, parallèlement, nous avons également pu bénéficier du soutien de l’Agence de Stimulation Economique de la Région wallonne (A.S.E.) qui nous a accordé une bourse pour acheter notre matériel. »

Restait donc à trouver un site de fabrication. « On voulait tous les deux que ce soit à Liège, assène François. C’est la ville de la bière, d’abord, et puis on avait appelé notre produit du nom d’un personnage célèbre de Liège : Curtius qui fut un très grand industriel et qui, sous le régime espagnol, a fait rayonner les industries et le savoir-faire liégeois dans toute l’Europe ! Nous avons alors repéré un bâtiment industriel vide qui appartient à la Société Provinciale d’Industrialisation (S.P.I.) et qui est situé… rue de la Brasserie… Vous imaginez bien, sourit le jeune industriel, on n’a pas beaucoup hésité ! »

C’est donc de ce cadre idéalement situé par rapport au premier public visé que sortiront dès ce mois de septembre les premiers fûts et les premières bouteilles. Elles seront bouchonnées, car il s’agit d’un produit sinon de luxe, du moins de dégustation, mais son design ne ressemble à aucun autre… Et, là encore, l’amitié a pris le quart, comme dit Brassens. « Un ami designer nous a aidés à trouver un style un peu à contre-pied de la tendance actuelle, faite de beaucoup de couleurs et de fioritures. On voulait un style épuré et sobre, donnant sur une certaine élégance. La forme de la bouteille respecte cette philosophie, afin que le consommateur déguste la Curtius comme on déguste un bon champagne ! »

Un accueil prometteur

Dans l’attente de la mise en production sur site propre, la présentation au public s’est faite cet été lors de différentes fêtes locales, mais sur tout à Liège, berceau de la « Curtius » : « Oui, confirme François, on a vraiment envie que les Liégeois puissent se reconnaître dans notre bière, et l’intégrer dans leur “patrimoine”. Ce sera notre “premier cercle”. Nous irons ensuite vers d’autres marchés. Du reste, nous avons d’ores et déjà un carnet de commandes intéressant, puisque même de grandes enseignes nous ont contactés… Mais nous ne voulons pas brûler les étapes et y aller pas à pas ».

Une philosophie qui fait partie depuis le début du parcours des deux amis. D’ailleurs, lorsqu’on souhaite parler à Renaud (Pirotte) : « Il est au boulot, regrette François. Je suis pour l’instant le seul membre de notre nouvelle société. Renaud a conservé son travail pour l’instant ; il me rejoindra dès que possible… »

Cet été, plus de 3 000 litres, brassés dans une brasserie partenaire du projet, auront permis à la Curtius de se faire connaître à Liège comme ailleurs. « Nous comptons brasser environ 500 hectolitres durant cette première année de fonctionnement, conclut François Dethier. Après quoi nous envisagerons de conforter la position que nous aurons éventuellement acquise sur le marché, corriger ce qui devra l’être. Et puis… Augmenter la cadence.» (sourires !)… Et puis, ce que François ne dit pas trop haut, c’est aussi d’envisager d’autres produits pour composer une gamme. Sûr, avec ces deux gaillards, la réputation des bières liégeoises n’est pas près de s’éteindre ! Jean-Théodore Piedboeuf peut être fier de ses jeunes « héritiers »… Et, comme on dit aujourd’hui dans les maisons de bouche : « Excellente dégustation ! ». Avec modération, cela va sans dire, mais c’est mieux en le disant quand même !

 

Renseignements

La Curtius
Rue de la Brasserie, 8
B-4000 Liège
www.lacurtius.com

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