Waw magazine

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Après une décennie de succès croissant, passant de 4 700 visiteurs en 2002 à quelque 33 000 en 2010, la Biennale Internationale du Design de Liège a décidé de muer, de s’ouvrir, de partager. Elle adopte pour ce faire un nouveau nom, ReciprOcity, incluant ainsi la notion de mutualisation et de ville. Plus internationale que jamais, elle renforce en outre son équipe en s’adjoignant les services d’une directrice artistique, en l’occurrence la commissaire et consultante milanaise Giovanna Massoni, et d’une direction générale désormais tenue par Wallonie Design.

Le coup de pouce aux designers locaux et supralocaux, initié il y a dix ans par le député provincial en charge de la Culture à Liège, Paul- Emile Mottard, s’est donc transformé peu à peu en une véritable plate-forme d’échange du savoir et de l’expérience. Au fil des éditions, la biennale a diversifié ses lieux d’expositions et ses thématiques, se tournant chaque fois plus vers des réflexions sur la nature – thème d’ailleurs exploré sous toutes ses facettes en 2010 – et le développement durable. Mais après s’être attardée sur la flore, la faune, l’organique, le biomorphisme ou encore le biomimétisme, l’expo a décidé de passer à un cap plus concret encore en transformant ses visiteurs en véritables acteurs.

Le projet s’inspire sans se cacher de la vision du designer italien Ezio Manzini, sommité de l’écodesign. « Le “designer” n’est plus à considérer comme une figure professionnelle spécialisée et isolée, explique-t-il, mais bien comme une variété d’acteurs qui collaborent à la co-conception de solutions plus matures, viables et reproductibles »1. Le site internet se veut représentatif de cette constante mutation. On y retrouvera l’évolution du projet sous la forme d’interviews, reportages photo et vidéos, et ce, avant, pendant et après la biennale.

1 Ezio Manzini, Desis Newsletter 3: Design as agent of sustainable changes.

Tous acteurs

« Nous voulons faire de RéciprOcity plus qu’un évènement, en élargissant les frontières d’une manifestation biennale, enchaîne Paul-Emile Mottard. Il ne s’agira plus d’attirer le public juste en tant qu’audience, mais bien en impliquant activement son expérience dans la construction et la mise en oeuvre de solutions durables. ReciprOcity doit être un système offrant des possibilités de synergie, accompagnant la création d’une dynamique nouvelle et de projets qui sont pertinents pour les mondes du design et pour la société en général. »

« Il ne s’agira plus d’attirer le public juste en tant qu’audience, mais bien en impliquant activement son expérience dans la construction et la mise en oeuvre de solutions durables. »


Un exemple concret, parmi beaucoup d’autres ? Le projet Welcome to Saint-Gilles2. Le quartier Saint-Gilles représente en Cité Ardente la frontière entre l’hypercentre et le centre. Le bas de la rue éponyme abrite une joyeuse animation estudiantine et commerçante, et le haut a des airs beaucoup plus résidentiels. Au milieu de cette artère, quelques pas mènent au parc du Jardin botanique. Les étudiants liégeois en architecture, plutôt gâtés, sont établis dans cet écrin de nature en pleine ville où sera implantée l’exposition Welcome to Saint- Gilles, résultat d’un projet collaboratif visant à développer des petites interventions dans le quartier en concertation avec ses habitants. « Ce projet est le fruit d’un système d’échanges et de partage entre les écoles impliquées, professeurs et étudiants, le design et les citoyens, le design et les administrations publiques », explique-t-on chez Recentre (Centre for Sustainable Design), partenaire de cette exposition. Huit écoles de design de l’Euregio Meuse-Rhin ont pris part à ce projet durant l’année académique 2011-2012, sous la supervision du designer bruxellois Thomas Lommée et d’une série d’experts renommés. Et puisque « réciprocité », c’est partager, tout le monde peut suivre le processus et les résultats sur le net !

2 Rue Courtois, 1, à Liège, accessible du lundi au samedi de 11 h à 18 h.

Plus internationale que jamais

Si cette édition 2012 de la biennale et toutes les prochaines seront placées sous le signe du partage, c’est aussi parce que ReciprOcity se veut, plus encore qu’autrefois, tournée vers l’international, en commençant par l’Euregio. Soutenue par la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles, a insi que par la Fondation Maastricht 2018, la biennale s’inscrit fort logiquement dans la campagne de candidature de Liège EXPO 2017, mais aussi dans celle de Maastricht & Euregio — Capitale européenne de la Culture 2018.

L’exposition et le concours Memorabilia — designing souvenirs est le meilleur témoin de cette ouverture vers le monde puisque quelque 400 candidats originaires de 31 pays ont répondu à l’appel à projets lancé par la biennale. Sélectionnés par un jury international, 60 d’entre eux verront leur création exposée et leurs objets comportent chacun l’empreinte reconnaissable de ceux qui les ont dessinés : leur lieu de naissance, leur héritage culturel, leur ethnie… Ces nouvelles « madeleines de Proust » version multiculturelle se présentent sous toutes les facettes. Les doudous raplatis du Japonais Jun Takagi, les pinces à linge stylisées de l’Allemand Björn Kwapp, le rouleau pour découper les cookies de l’Italienne Simone Pallotto… Des objets du passé sous un regard neuf, exposés à l’Espace Saint-Antoine (Musée de la Vie Wallonne, cour des Mineurs à Liège).

Sous le sceau de la créativité

Enfin, ReciprOcity, c’est une exposition géante aux multiples facettes qui anime toute la ville d’une fièvre créatrice. Expos, conférences et évènements, tous d’accès gratuit, iront s’implanter dans différents lieux clé du patrimoine historique et culturel, passé et contemporain de Liège : musées, galeries, université… Les expositions ont été confiées à des commissaires indépendants, pour multiplier les points de vue et brasser un maximum d’idées.

Parmi ces évènements, pointons KDD — Kids Driven Design, projet hors du commun supervisé par le designer belge Michaël Bihain. C’est au sein d’un écrin magnifique, le musée du Grand Curtius, qu’il exposera le fruit de ses recherches menées avec un groupe de douze jeunes Liégeois âgés de 9 à 12 ans sur le thème de « transporter de l’eau ».

La biennale, c’est aussi des expositions invitées. Ainsi, l’ancienne Halle aux Viandes, quai de la Goffe, exhibera sous le libellé Belgian Design on Tour les réalisations de designers et entreprises dont les réalisations ont été présentées à l’étranger durant l’année. La salle capitulaire de l’Institut Saint- Luc abritera quant à elle l’expo Tales of heroes (« Contes de héros ») en rassemblant le fruit du travail de 24 artistes associés ou en solo sur le thème du lien entre le design et l’univers multimédia. Enfin, on retrouvera au Musée d’Ansembourg, rue Feronstrée, l’expo Secrets d’objets menée autour de dix courts-métrages racontant la vie des objets utilisés au quotidien. Plus banal semble l’objet, plus longue est parfois la recherche pour le concevoir…

Du côté des dix expos satellites, preuve s’il en fallait que la biennale s’intègre dans le tissu social et culturel liégeois, citons deux coups de coeur en pied de nez à ceux qui, pour concevoir des objets, se laissent enfermer dans des consignes qui freinent leur créativité. Ainsi, les membres déjantés de Mon Colonel et Spit trouveront abri – c’est le cas de le dire – au sein de la Gallerie Uhoda, rue Souverain-pont dans le vieux Liège, où ils construiront au fil de l’exposition une cabane-habitation, installation dans laquelle ils vivront en exprimant toute leur inspiration. Non loin de là, au Fiacre, place SaintÉtienne, le collectif R7 AGNC planchera sur la Pratique de l’inutile en invitant les designers à ne plus concevoir un objet pour qu’il serve, mais bien un objet… qui ne sert à rien.

Le design sans frontières et sans limites sied on ne peut mieux à la capitale principautaire !

 

Renseignements

ReciprOcity
Biennale Internationale du Design de Liège
Du 5 au 28 octobre 2012
Entrée gratuite aux expositions
www.designliege.be

Denis Bruyère, ébéniste aux doigts de fée, insuffle une âme à tout ce qu’il touche. Il utilise les matériaux que la terre offre à son imagination pour créer des objets personnalisés.

Il y a d’abord l’odeur, douce et réconfortante, du bois qui a chauffé sous le travail des outils. Dans l’atelier de Denis Bruyère, chaque objet a une histoire. Des premiers ciseaux à bois qu’il s’est achetés avec ses économies aux esquisses de sa prochaine commande. Le sifflement du rabot, la scie, le maillet sur le ciseau, le marteau sur le chasse-goupille composent une musique douce et enveloppante, propice à la création. À son établi, Denis Bruyère sculpte minutieusement un hélicoïde dégressif, structure en bois qui rappelle la corne de ces animaux mythiques, les licornes. « C’est un tracé que j’ai inventé en sculpture. Même les anciens n’y parvenaient semble-t-il pas. Aujourd’hui, j’en ai fait mon emblème ». Entre technique de précision et liberté des sens, l’ébéniste jongle avec les formes pour donner vie à un mobilier humanisé, un héritage qui pourra se transmettre de génération en génération.

Des secrets de Polichinelle

« En quittant mes humanités, j’ai commencé le droit. Ce n’était pas mon truc. Pourtant, je l’avais cru ! Puis, j’ai commencé le design industriel. Le design me passionnait, mais le côté industriel me chiffonnait. Donc, j’ai fait de la sculpture ornementale pendant deux ans et je me suis retrouvé à 24 ans comme indépendant, passionné par la restauration du mobilier ancien ». Petit à petit, Denis Bruyère se voit confier des objets de plus en plus sophistiqués. Il travaille avec des musées et restaure même du mobilier royal français. « J’ai même eu la chance de restaurer des meubles à secrets de prestige ». Un héritage de nos anciens que Denis Bruyère semble vouloir perpétuer à travers ses créations. « J’adore ce qui est mécanique et suis issu d’une famille d’ingénieurs. Ce sont des gens qui ont un esprit assez “la virgule à sa place”, mais je suis beaucoup plus farfelu qu’eux. Mon père m’a terriblement drillé à la rigueur et à l’assemblage de choses. Qu’il s’agisse de mots, de notes, voire de matières… J’ai eu cette chance d’amalgamer une créativité probablement intrinsèque et une mentalité technique. Et je jongle avec tout ça… » Des mécanismes simples aux plus compliqués, roulements à billes, systèmes de leviers cachés ou tiroirs à musique, les meubles à secrets de Denis Bruyère étonnent et font rêver. Ils étoffent le monde surréaliste dans lequel Denis laisse s’envoler les moindres de ses idées. Un moulin à poivre tordu comme si on l’avait trop utilisé, une table de conférence dont les pieds se mettraient presque à marcher, des globes terrestres qui tournent sur eux-mêmes comme par magie. Chaque commande fait naître un mobilier unique qui correspond malgré tout à l’univers de son commanditaire. « Il faut beaucoup écouter, s’imprégner de la demande si elle est bien formulée. Le plus souvent possible, je me rends chez mes clients pour mieux les comprendre. Ensuite, ça va très vite. Je dessine déjà chez eux, je refais des propositions. On choisit ensemble. Les gens qui fonctionnent sur commande sont souvent plus aventureux, ils regardent différemment. J’adore ces complicités. »

Dans l’atelier, des machines anciennes que Denis Bruyère a acquises pour presque rien. À chacune sa spécificité. Il ne les remplacerait pour rien au monde car elles remplissent un rôle bien suffisant. Denis Bruyère se voit comme un « extrapolateur » à ses projets de techniques existantes. Il parle à l’oreille des matériaux, les apprivoise pour n’obtenir d’eux que le meilleur. Voilà comment il est capable de marier le cuir et le bois pour en faire un bagage de prestige, ou d’allier essences de bois rares et minerais semi-précieux. « Je ne travaille qu’avec des matériaux durables. Ceux qui prendront une patine avec le temps, les objets deviennent beaux et la matière les accompagne dans leur vieillissement. » Utilisés avec une extrême parcimonie, ces bois précieux sont une allusion au passé dans des oeuvres contemporaines. « Si les anciens faisaient des meubles en palissandre massif, nous, en 2012, on ne le fait plus, c’est une démarche éthique. Pendant le blocus continental des Anglais sur l’Empire, l’acajou n’a plus pu être utilisé en France. Ils se sont alors mis à utiliser des bois indigènes magnifiques dont ils ignoraient en quelque sorte les beautés. » En réalité, c’est dans les techniques anciennes qu’il trouve satisfaction, le rapport unique qu’elles donnent à la matière. Denis Bruyère est certainement un artisan à travers les gestes qu’il perpétue, mais semble être davantage un artiste. « L’artisan est quelqu’un qui perpétue des gestes, mais qui n’est pas un créateur au sens propre du terme. Certains meubles que j’ai vendus ont déjà été estimés par des galeristes beaucoup plus chers que ce que ça a coûté au client. »

« La parfaite harmonie n’existe pas, mais ne pas la chercher, c’est déjà s’en éloigner. »

 

C’est en 2002 que Denis Bruyère se fait remarquer par Christopher Payne, expert en mobilier international chez Sotheby’ s et animateur BBC pour le programme Antiques Roadshow. Il lui propose alors la création d’un bureau qui sera installé face à l’océan à Nassau, dans les Grandes Caraïbes. « Le cahier des charges est alors très succinct. Pas de lignes droites, et la commanditaire, totalement excentrique, de préciser “I like crazy furniture !”. Le Bernard-l’hermite est né ! »

Mais le projet le plus fou de Denis Bruyère est aussi sa plus longue commande, l’équivalent de 5 années de travail pour son équipe. À l’époque du « tout, tout de suite », un réel défi. Au printemps de 2004, une famille irlandaise de collectionneurs d’objets anciens envisageait de confier la création d’une grande bibliothèque de 4 m de large à un ébéniste traditionnel contemporain. Ils n’étaient pas contre une éventuelle démarche originale. Le grand expert anglais, Christopher Payne, leur conseille de consulter Denis Bruyère. « Mon avant-projet évoquant les façades d’une avenue américaine les séduit tellement qu’ils préférèrent que j’approfondisse mon idée et la transpose dans une salle entière de leur demeure… Leur souhait tenace fut de me confier l’entièreté de ce grand volume : occuper cette surface de 8 mètres sur 12 avec des constructions disséminées de manière aléatoire et permettre l’observation de toutes les faces. Il ne s’agirait plus de bibliothèques, mais d’une oeuvre monumentale d’artiste. » Si techniquement, ce projet New Town fait la fierté de Denis Bruyère, il nous confie que sentimentalement ce sont ses réalisations qui ont fait l’objet de transplantation émotionnelle lorsqu’ils sont offerts en cadeau qui le rendent le plus fier. « Ça, c’est vraiment fantastique ! C’est terriblement gai et ça ajoute une dimension qui n’a rien avoir avec l’ébénisterie ! »

Encore une idée folle

Amoureux transi, père de 5 enfants, chez Denis Bruyère, c’est un peu la « maison du bonheur ». Ancienne fermette réaménagée en arbre des enfants perdus, l’atelier y trouve sa place comme pour équilibrer l’amour du bois et l’amour des siens. D’ailleurs ici, tous les meubles sont faits maison. Il y a la chaise de Kevin, le bureau de Paul ou encore la console de Simon, le lavabo de Geoffroy… Des pièces réalisées par des stagiaires triés sur le volet. « En général, j’essaie de prendre entre 2 ou 3 stagiaires dans mon atelier. À chaque jeune qui passe ici, je demande à titre d’exercice en fin de stage de créer de toutes pièces un meuble issu de l’imagination d’un commanditaire. Cela peut être moi, ou mon épouse. Et voilà le résultat. Certains de ces jeunes atteignent la perfection après seulement un an passé ici. » C’est que des demandes de stages, à l’atelier Denis Bruyère, il y en a jusqu’à deux par jour, un véritable engouement pour un métier dont on parle si peu.

D’ailleurs, inutile d’en faire des tonnes pour lancer Denis Bruyère sur le sujet, il est intarissable. « Nous sommes en train de lancer parallèlement à l’Atelier Denis Bruyère, qui est un atelier de restauration et de création, l’Atelier de Sassor, qui, lui, va être d’abord un centre de formation à la découverte des matériaux et de créativité et un jour deviendra peut-être une vraie école dans laquelle les jeunes ne feront pas qu’apprendre les techniques de l’ébénisterie et les styles anciens. Mais aussi à être capables d’appréhender la relation avec leurs clients et de devenir des jeunes créateurs autonomes capables de générer eux-mêmes leur travail. Et actuellement, l’enseignement technique n’a pratiquement jamais cette facette dans son offre. »

Apprendre le raffinement des gestes et l’écoute, dans le but de supprimer cette idée, trop ancrée tant chez les jeunes que chez leurs parents, que les métiers manuels sont des métiers de second choix. À 55 ans, Denis Bruyère a trouvé son nouveau violon d’Ingres. ■

 

Bio express

• 1957 : Naissance à Liège.

• 1977 → 1980 : Études de design industriel et de sculpture ornemaniste sur bois. Ouverture de son premier atelier de restauration de mobilier ancien en 1980.

• 1992 : Devient membre de l’Association Professionnelle des Conservateurs et Restaurateurs d’OEuvres d’Art.

• 1994 : Premières créations d’objets mécaniques lyriques à secrets. Alliances des matières et de poésies.

• 2001 : Installation d’un nouvel atelier à Sassor (Theux).

• 2002 : Rencontre avec Christophe Payne (expert en mobilier international chez Sotheby’s et animateur BBC pour le programme Antiques Roadshow).

• 2003 → 2004 : Création du Bernard-l’hermite pour la collection Lewis (USA) et exposition à Londres et Bruxelles.

• 2005 : Création des sièges pour la collection Lewis (USA).

• 2006 → 2010 : Création du concept New-Town pour une collection privée en Irlande.

• Depuis : Créations privées.

Stéphane et Cécile Op’ t Roodt, au bord de l’Amblève, font de Zabonprés un endroit où il fait bon vivre… et manger. Julien, leur fils, s’applique à perpétuer le savoir-accueillir.

Depuis août 1987, Stéphane et Cécile Op’t Roodt se sont établis à Stoumont, le long de la merveilleuse vallée de l’Amblève qui prend ici toutes ses couleurs, tous ses charmes et tous ses plaisirs. Zabonprés, un petit coin de paradis terrestre tout en contrastes. Cet ancien relais de pêcheurs s’étale sur plus de dix hectares, véritable prolongement de la nature. Les cormorans y sont à la recherche des truites et autres ombles au gré de la rivière entrecoupée par une île verdoyante.

Une affaire de famille

Stéphane, 49 ans, et Julien, 20 ans, son fils, se partagent et se complètent devant les fourneaux. Une symbiose parfaite : pas de hiérarchie, pas de conflit de générations. Les deux hommes se connaissent parfaitement bien, ils savent ce que l’autre peut apporter. Les idées s’additionnent, s’entremêlent pour la conception d’une carte en perpétuelle mutation, toujours à l’affût de la bonne idée de l’autre, mettant un point d’honneur à placer saisons, marché et terroir en évidence, sans concession à la facilité, ni au déjà vu : ils innovent, les chefs, créent, recréent et s’enthousiasment pour leur beau métier.

Complice de ces moments intimes, Cécile aime partager les secrets de ses « deux hommes ». Elle les écoute attentivement et n’hésite jamais à donner son avis qui fait (toujours ?) l’unanimité des deux cuisiniers. Elle suscite souvent la réflexion qui mènera à l’élaboration d’une nouvelle préparation tout en finesse et en délicatesse. Cécile a en charge le service à table, mission qu’elle remplit avec autant de complicité souriante que d’attentions constantes. Elle est entourée d’une équipe jeune qui connaît les arcanes du métier.

Toujours plus loin

La recherche permanente de nouvelles associations repoussant les limites de l’incongru mènent les deux chefs à se surpasser. Stéphane n’a jamais imposé le métier à son fils ; il l’a laissé libre de choisir, d’évoluer, de marquer ses différences, de comparer et surtout de progresser dans la découverte de ce métier, de cette passion. Julien a souvent carte blanche pour partir à la découverte de nouveaux apprêts, de décoiffantes préparations faisant rimer saveurs, goûts et parfums. Le père apporte sa sagesse en démotrant qu’il est toujours nécessaire d’avoir bien en tête toutes les contraintes de la conduite d’une cuisine en tenant compte des impératifs du service et de la gestion du temps. Julien, quand il conçoit un nouveau plat, ne perd jamais de vue l’accord qu’il lui donnera avec le vin minutieusement choisi pour un bel équilibre. Élevé, comme il aime le rappeler, dans les odeurs de la cuisine, il dispose d’un sixième sens peu commun complété par les conseils et les encouragements de Cécile et Stéphane.

Les deux hommes partagent aussi avec Cécile un autre amour : celui du ski, de la neige, de la montagne. Cette passion commune a abouti à la reprise, pour les mois d’hiver, d’un hôtel à Saint-Martin de Belleville qu’ils ont baptisé du nom étrange de « L’Ours bleu », une blague qu’ils ne manqueront pas de vous conter. Dès décembre 2012, la famille va émigrer, prendre ses quartiers d’hiver en Savoie, au cœur du Domaine skiable des Trois Vallées. Trente chambres sont à disposition avec tout le confort nécessaire. La cuisine sera un prolongement de Zabonprés en « Zabonenmontagne » : artisanat et terroir sont à l’ordre du jour ; d’ailleurs, Stéphane a déjà des contacts avancés avec des producteurs locaux. ■

 

Stéphane et l’amour du vin

La cave du Zabonprés est plus proche de la caverne d’Ali Baba et de ses multiples trésors que de la cave traditionnelle. Elle dispose de tous les atouts et aménagements pour en faire un lieu privilégié où l’on entrepose les précieuses bouteilles amoureusement choisies. Ce ne sont pas moins de six cents références qui sont ici entreposées avant de passer, pour les utilisations courantes, à la « cave de jour » jouxtant le restaurant.

Stéphane choisit ses viticulteurs comme on choisit ses amis. Une complicité s’installe. On déguste patiemment, lentement. On discute amicalement. On hésite. On regoûte. On laisse reposer. On échange ses impressions sans hâte. Ce cérémonial aussi convivial qu’amical se déroule toujours dans le même esprit d’échange. Le chef sélectionne généreusement et implacablement ses flacons en orientant ses choix sur le sacro-principe de base mettant en évidence les vins naturels et bio, pas ceux venant des Châteaux « Sainte- Migraine ». Stéphane n’aime pas se laisser influencer : quelques collègues, quelques vrais amis et Julien. Jamais, au grand jamais, le prix n’est un critère, ni dans un sens, ni dans l’autre. Le vin est une matière vivante qui doit laisser parler son coeur au diapason de celui des dégustateurs, une alchimie complexe que seuls les vrais passionnés de la vigne peuvent comprendre. Comme l’écrivait Euripide, grand poète grec de l’Antiquité : « Sans le vin, il n’y a pas d’amour ; il nous fait oublier tous nos maux. »

Il y a comme un charme d’ailleurs dans cette grande bâtisse qui surplombe la vallée de l’Amblève. Le « 7 Hills » est un écrin de bien-être dont les environs offrent un dépaysement garanti.

Construit en 1950, « l’Hôtel des collines », a été réaménagé en 2008 en un chalet de style savoyard au confort 5***** afin de proposer en Ardenne, un tourisme de qualité. Tourisme, Marielle De Schutter, la propriétaire sait de quoi elle parle puisqu’elle est l’ancien propriétaire du parc d’attraction « Télécoo » (avant que ce dernier ne soit racheté par Plopsa Coo). Qualité, aussi, puisqu’elle a ouvert trois gîtes de luxe à Stoumont. Le troisième, dont l’ouverture est prévue pour cette fin d’année, offrira comme les deux autres, le même niveau d’aisance.

Cette résidence-ci allie un confort d’exception (piscine intérieure, sauna, chambres avec salles de bain privatives) à une atmosphère soignée et une vue imprenable sur la vallée de l’Amblève. Tous les éléments sont réunis pour garantir aux familles un séjour inoubliable avec de nombreuses installations mises à disposition telles que la piscine intérieure chauffée à 30°, le sauna, le banc solaire, le hammam, le bar avec billard et airhockey…

Également destiné à accueillir des entreprises en séminaire ou team-building, cette résidence de luxe compte aussi une salle de réunion d’une capacité de 24 places avec écran, matériel de projection, DVD et connexion Internet.

Le charme est accentué par sa situation. Stoumont, en province de Liège, est également un village riche en eau ; plusieurs sources naturellement gazeuses jaillissent en son sous-sol ! ■

 

Renseignements et réservations:

Pour le particulier : www.ardennes-etape.com/102251-02

Pour les séminaires d’entreprises : www.business-etape.com/102251-02

 

A voir, à faire

Si vous voulez découvrir les Ardennes belges au départ de votre maison de vacances située à Stoumont, vous êtes au bon endroit ! Les cascades de Coo ne sont qu’à 10minutes, les Cantons de l’Est et Malmedy n’est qu’à une demi-heure et la plus petite ville Durbuy à 45 minutes.

• Dans la commune de Manhay, le Champs de Harre accueille un centre d’activités étonnant. En effet, le Ranch Don Diego vous propose randonnées en quad, en moto, en buggy mais aussi à cheval et une multitude d’autres évènements.

• L’agro-golf ou golf fermier est devenu très populaire ces dernières années. Ce sport, pour les jeunes et moins jeunes, pour les amis, famille ou collègues, garantit un après-midi hilarant dans la belle région Stoumont.

• Le Monde Sauvage d’Aywaille tout proche offre mille façons de s’amuser pour toute la famille entre safari, promenades, cinéma 3D, plaine de jeux, show d’otaries, ferme, volière, boutiques, restaurations…

• Venez découvrir l’Abbaye de Stavelot et ses trois musés ; le musée de la principauté de Stavelot-Malmedy, le musée du Circuit de Spa-Francorchamps et le Musée Guillaume Apollinaire.

Autres curiosités et activités

• C’est au hasard d’une balade dans les environs boisés de Theux que le château de Franchimont vous apparaîtra. Magnifique tache ocre sur le fond vert sombre de la forêt il est un joyau architectural dans un cadre verdoyant.

• Et si vous cherchez une bonne table dans la région, n’hésitez pas à rendre visite à la famille Op’t Roodt qui vous accueille au restaurant Zabonprés pour une cuisine raffinée et inventive…

Depuis un peu plus de 10 ans, a Vise, une structure innovante se développe avec succès. Djm, née dans un garage, conçue par un cuistot, compte désormais parmi les grands du marche web et mobile en Belgique.

L’entrée…

Dynamique et jovial, Dominique Maes, qui préfère de loin se faire appeler tout simplement Domi, est un entrepreneur épanoui. Rien a priori ne le prédestinait au métier qui l’occupe aujourd’hui. Domi a, à la base, une formation de cuisinier. Comment un futur chef (de cuisine) devient-il donc un jeune entrepreneur dans le monde du développement web ? C’est simple – ou pas ! Pour avoir suivi une formation de cuistot à l’École d’Hôtellerie et de Tourisme de la ville de Liège, des cours de gestion hôtelière au CERIA à Bruxelles et à la Haute-École de la ville de Liège pour terminer par un cursus en économie et gestion à l’ULg. De prime abord, on sent l’homme motivé et curieux. Toujours pas question d’informatique à l’horizon. Et pourtant, c’est bien par le biais de la cuisine que Domi tombe dans la marmite du web. En 1997, lors d’un stage à la célèbre Maison Troisgros (!), en France, que Domi – déjà innovateur – effectuait dans l’objectif d’élaborer un laboratoire de cuisson sous vide, il prend peu à peu conscience qu’Internet est le canal de distribution privilégié. C’est à partir de cette constatation qu’il s’informe et apprend en autodidacte, aidé par son frère Luc, informaticien. Malheureusement, son ambitieux projet de laboratoire tombe à l’eau suite à de nouvelles réglementations qui remettent en cause tout le business plan. Mais tout n’est pas perdu ! Entre-temps, Domi est entré de plain-pied dans l’univers du web et du graphisme. Tenace et passionné, il ne lâchera pas un si beau morceau.

Le plat de résistance

 Domi fonde djm en 1999, en tant que personne physique pour commencer. Dans la forme, il achète simplement un garage à Visé, près de la maison familiale. « Toutes les entreprises technologiques à succès aux USA ont débuté dans un garage », se plaît-il à souligner avec humour et une pointe d’autodérision. Et depuis, sa petite agence, devenue une sprl en 2007, ne cesse de se développer tout en gardant taille humaine. Elle occupe désormais 11 personnes dans un bâtiment moderne récemment construit tout autour et au-dessus du garage originel. Au niveau du contenu, sa petite entreprise offre des conseils et des services à haute valeur ajoutée dans les différents domaines du web et du mobile. La mission de cette petite équipe est simple : simplifier le web pour ses clients ! La formule est bien jolie mais que recouvre-telle concrètement ? En pratique, djm offre ses services pour la création de sites web classiques et de sites e-commerce efficaces, la gestion de campagne AdWords, l’élaboration de stratégies webmarketing et le développement d’applications mobiles, le nouveau marché porteur et dans lequel djm se développe de plus en plus. « On fait des sites web mobiles qui fonctionnent comme de véritables sites. C’est un métier très spécifique et pour lequel nous consacrons actuellement la majorité de nos forces et compétences. Ce nouveau média est très intéressant dans le sens où désormais, il se situe carrément dans la poche des gens ! »

 

Cette petite entreprise offre des conseils et des services à haute valeur ajoutée dans les différents domaines du web et du web mobile. 

La philosophie de djm est simple explique Domi. « On part de la problématique du client et on trouve la solution technologique adéquate et la plus simple possible en fonction de ses besoins. La technologie n’est qu’un moyen, elle est au service du contenu et pas l’inverse. Nous nous adaptons au client. Ce n’est pas à lui de s’adapter à une technologie que nous lui vendrions clé sur porte. » Et d’ajouter. « Nous n’avons pas de commerciaux professionnels. Tous les membres de l’équipe sont des professionnels du web, du développement et du graphisme. Tout ça pour dire que la personne qui expliquera le projet au client saura parfaitement de quoi elle parle puisqu’elle sera directement impliquée dans le développement de celui-ci. »

L’accompagnement  

L’autre atout de djm, en plus de son équipe interdisciplinaire et de sa philosophie de travail, c’est sa grande flexibilité. Totalement dédiée au digital, la petite société, si besoin est, n’hésite pas à s’allier avec des partenaires spécialisés dans d’autres domaines afin d’offrir le service et le produit le plus complet possible. « Nous sommes le contraire de l’entreprise rigide. On aime s’entourer de compétences diverses », explique Domi.

Prenons notamment l’exemple du partenaire principal The Ring Ring Company, cette société spécialisée dans l’intégration d’applications de téléphonie interactives et sms. C’est avec elle que djm a conçu et développé la très apprécié apps bpost Mobile Postcard (voir encadré). Djm a créé le concept, l’a développé et assure le suivi tandis que Ring Ring se charge plutôt de la gestion des projets et des contrats. Pareillement avec l’application Belfius Travel (voir encadré), mais aussi beaucoup d’autres, telles que Pizza-Hut, l’Otan, etc.

Le dessert

Un autre projet important en cours chez djm, c’est le fameux projet Pivot initié par le CGT (Commissariat général au Tourisme de la Région wallonne). « Ce projet me tient particulièrement à cœur, je l’avoue. Il allie l’application mobile et le tourisme, c’est très intéressant pour nous de créer des produits mobiles et web pour ce domaine. C’est un investissement dans l’avenir. » Pour résumer rapidement, Pivot est une base de données et un agenda créé afin de rassembler de manière cohérente et structurée les informations touristiques (hébergement, attractions, itinéraires…) de chaque région de Wallonie. « Sont en cours de développement les sites et applications pour l’Office du Tourisme de Spa, du Pays de Herve, de Namur, de la Basse-Meuse, de Outhe- Emblève et de plusieurs villes dans le Brabant wallon. Cela progresse pas mal », confirme Domi, confiant.

Et il peut l’être, car le marché du mobile dans lequel il investit tant d’énergie et de savoir-faire est en constante évolution et se généralise de plus en plus. « Je suis content, car contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas que les grosses boîtes qui font appel à nos services. Les petites et moyennes PME se rendent compte de l’importance de ce média et s’ouvrent à la nouvelle technologie. Et comme nous nous adaptons à l’entreprise, quelle que soit sa taille et son importance, nous restons toujours accessibles », rassure le « chef » de djm. Ce qui est certain en tous cas, c’est que pour cette petite structure innovante, flexible et humaine, le parcours vers le succès est bien entamé. ■

 

Belfius Travel

Djm travaille également sur cette application pour Smartphone et tablette. Belfius Travel possède neuf fonctions spécialement destinées à vous faciliter la vie lors de vos voyages telles que la gestion de cartes de crédits, un coffre-fort électronique pour vos documents importants, un système de recherche de distributeurs de billets, un convertisseur de monnaies, la consultation de votre compte bancaire, une check-list de voyage (surtout, n’oubliez rien !), etc. www.belfius.be

bPost Mobile Postcard

Vous avez déjà du voir les pubs a la telle. La nouvelle application mobile de bPost est un véritable phénomène à succès, et c’est notre agence liégeoise qui en est à la source. Le concept est on ne peut plus simple : vous êtes en voyage, face a un superbe paysage ou dans un lieu insolite et vous voulez partager ce moment unique ? L’application bPost Mobile Postcard vous permet de photographier cet instant avec votre Smartphone. Celle-ci se retrouvera des le lendemain sous la forme d’une véritable carte postale dans la boite aux lettres de votre destinataire. Un clin d’œil hautement plus personnel que la carte postale bon marche, rarement esthétique vendue au coin de la rue. www.bpost.be

Virginie Harzé est responsable de production à la brasserie de l’abbaye Notre-Dame du Val-Dieu, au coeur du Pays de Herve. Cette jeune femme de 33 ans, agronome de formation, met toute sa passion au service de ces bières de qualité.

L’abbaye Notre-Dame du Val-Dieu cache bien des trésors. Parmi eux, les bières produites au coeur de sa brasserie. Leur gardienne, aujourd’hui, est Virginie Harzé. Au qualificatif de maître-brasseur, cette passionnée préfère la qualité de « responsable de production ». Avec dynamisme et vigueur, elle veille attentivement à la production de ces bières de qualité et au respect de leurs recettes qui, depuis quelques années, séduisent un nombre grandissant de consommateurs.

La maîtrise des éléments

Le processus de fabrication des bières de Val- Dieu, qu’il s’agisse de celui de la Blonde, de la Brune, de la Triple ou encore de la Grand- Cru, sans oublier la bière de Noël, n’a plus de secret pour elle. Un jour hivernal de brassage, en route depuis six heures du matin, elle s’active ci et là, entre les hommes de la brasserie, pour s’assurer que tout fonctionne correctement. C’est qu’il faut veiller au grain. De l’empâtage au brassage jusqu’à la mise en bouteille ou en fût, il faut que tout le processus reste sous contrôle. « La fabrication de la bière est réalisée sur base d’une recette. Chaque bière a la sienne et il convient de la respecter, explique-t-elle. Mais la bière est un produit vivant. De nombreux facteurs et éléments interviennent au cours de sa fabrication. Et il y a toujours bien quelque chose qui peut altérer sa qualité ou modifier son goût. Il faut jongler entre les ingrédients de base que sont le malt, le houblon, l’eau et les levures, puis veiller au suivi des différentes phases de production, comme les paliers de température au moment du brassage ou à la juste fermentation de la bière en cuve de garde… » S’il n’est pas forcément difficile de faire de la bière, c’est une autre histoire lorsqu’il s’agit de produire la même bière d’un brassin à l’autre. Tous les maître-brasseurs le confirmeront. « L’enjeu est d’améliorer la qualité de la bière en permanence, sans en altérer le goût ou la couleur, poursuit Virgine Harzé. C’est cela qui rend ce métier passionnant. »

La bière plutôt que le chocolat

Il y a maintenant huit ans que cette dynamique personne est arrivée à la brasserie de Val-Dieu. Agronome de formation, elle nourrissait dès ces études l’envie de travailler dans le secteur agroalimentaire. « À vrai dire, j’hésitais entre la bière et le chocolat. Au moment de faire un choix de stage lors de ma dernière année d’étude, considérant que je connaissais déjà bien assez l’univers du chocolat, j’ai opté pour le secteur brassicole », explique-t-elle. C’est à ce moment que Virgine est « tombée dedans ». « J’ai été fascinée par le produit, la complexité du procédé, le nombre de facteurs à prendre en considération pour réaliser une bonne bière. J’ai découvert un produit exceptionnel. Pour tout avouer, avant de découvrir l’univers brassicole, je ne buvais pour ainsi dire pas de bière. J’ai découvert le produit en même temps qu’un univers chaleureux et convivial. Je vous rassure, depuis lors, j’ai eu l’occasion de rattraper mon retard », explique-t-elle.

« J’ai été fascinée par le produit, la complexité du procédé, le nombre de facteurs à prendre en considération pour réaliser une bonne bière. J’ai découvert un produit exceptionnel. »


À l’issue de ses études, Virginie a d’abord trouvé un emploi dans une entreprise bien éloignée du secteur brassicole. Elle y est rapidement revenue, devenant laborantine en charge du contrôle qualité de la bière pour le compte d’une très grosse brasserie belge. « C’était bien différent de ce que je vis ici, au sein d’une petite brasserie. Chez mon employeur précédent, on travaillait à grande échelle. Alors qu’à la brasserie de Val-Dieu, il y a une vraie richesse à toucher à tout et à travailler sur l’ensemble du processus de production », explique la jeune femme.

Entente et entraide

C’est un brin de chance qui l’a amenée à Val- Dieu, dans cette abbaye cistercienne fondée en 1216. Souhaitant se rapprocher de sa campagne natale, la jeune femme a envoyé une candidature spontanée aux dirigeants de cette petite brasserie. « Je suis tombée au bon endroit au bon moment puisque, alors, ils cherchaient quelqu’un pour assurer le suivi du contrôle qualité et pour travailler au brassage des bières », poursuit-elle. C’était il y a huit ans. Pendant plusieurs années, elle a complété ses connaissances en travaillant avec les deux associés de la brasserie, Alain Pinckaers, à l’époque plus actif au niveau du développement commercial, et Benoît Humblet, ingénieur agronome qui a mis au point les différentes recettes des bières produites à Val-Dieu. « J’ai donc eu l’occasion de sortir du laboratoire pour me plonger dans le processus de fabrication de la bière et ainsi voir comment la qualité pouvait en être améliorée. Progressivement, j’ai appris énormément sur la production de la bière en mettant la main à la pâte. J’ai pu assouvir cette envie en arrivant ici. Même si, je le reconnais volontiers, j’ai souvent l’impression d’avoir encore beaucoup à apprendre », confie-t-elle. Elle a aussi pu découvrir le secteur et l’ambiance qui y règne. « Si la concurrence est réelle, vu le nombre de producteurs de bières qui se côtoient en Belgique, il y a une ambiance conviviale. J’ai été bien accueillie et l’on m’a toujours soutenue ».

Par ailleurs, si le secteur brassicole est un monde principalement masculin, elle y a facilement trouvé une place. C’est toujours avec plaisir, aujourd’hui, qu’elle savoure de bonnes « spéciales », toujours, avec ses confrères en échangeant quelques conseils pour parfaire les bières ou leur processus de production. « Il y a une réelle entente cordiale entre les acteurs, une entraide qui fait chaud au coeur. Et si, quand j’ai commencé, il s’agissait avant tout d’un milieu d’hommes, je me rends compte qu’il attire de plus en plus de femmes. »

Il y a deux ans, suite au départ de Benoît Humblet, parti de la brasserie de l’abbaye de Val-Dieu pour créer d’autres bières du côté de Gembloux, c’est à Virginie que l’on a confié la responsabilité de la production. De l’équipe, en dehors d’Alain Pinckaers, qui s’est aussi plus impliqué dans la production, l’actuelle responsable de production est celle qui a le plus d’expérience. Aujourd’hui, elle l’a partage avec le nouvel associé de la brasserie, Michaël Peisser, neveu d’Alain Pinckaers, ainsi qu’avec deux personnes qui la soutiennent au niveau de la production. Son travail a par ailleurs évolué. Les objectifs de la brasserie aussi. « Les défis sont nombreux. Il faut former le nouveau personnel, nourrir sans cesse la vertu de la bière grâce à un suivi au niveau du laboratoire, brasser effectivement et trouver les solutions pour répondre à cette volonté de doubler la production à moyen terme. C’est beaucoup de choses à la fois, mais c’est aussi ce qui rend mon métier exaltant. »

Restera à créer

Aujourd’hui, la brasserie de l’abbaye de Val- Dieu produit 7 500 hectolitres de bière par an. Tour à tour sont brassées la Blonde (qui présente un taux d’alcool de 6 %), la Brune (8 %), la Triple (9 %) et la Grand-Cru (10,5 %). Mais aussi, en saison, la Val-Dieu de Noël ainsi qu’une série de bières « à façon » représentant 10 % de la production. À l’horizon 2015-2016, la production devrait atteindre 15 000 hectolitres. Cette hausse de production ne se fera pas sans incidence sur le processus de fabrication qu’il faudra améliorer et élargir en veillant à ne pas altérer la qualité des bières. L’équipe, aujourd’hui composée de cinq personnes, devrait aussi s’élargir. Les défis sont donc considérables. Mais Virginie Harzé et ses comparses sont prêts à les relever avec enthousiasme.

Restera à la responsable de production, un jour, à créer sa propre recette et à la produire. Jusqu’alors, Virginie Harzé met en oeuvre les recettes de Benoît Humblet. La production d’une bière créée par ses propres soins sera donc l’étape suivante. « L’envie est là, même si je n’en fais pas une priorité. C’est une tout autre expérience pour moi. Je dois tout apprendre en la matière », explique-telle. Les festivités liées au 800e anniversaire de l’abbaye (en 2016) seront sans doute une occasion unique pour créer cette première bière. « Des réflexions sont menées actuellement. J’expérimenterais bien, pour l’occasion, la création d’une bière bio. Mais je ne suis pas la seule à décider. Nous verrons donc bien ce qu’il est possible de faire. » Ce qui sortira des cuves de brassage et qui se laissera savourer une fois fermenté en bouteille reste donc une surprise. Mais, sans aucun doute, cette bière reflétera l’expérience que Virginie Harzé a pu acquérir en huit ans. Elle ajoutera dès lors un trésor de plus à ceux que recèle l’abbaye de Val-Dieu. Des trésors que l’abbaye, cependant, aime partager et faire découvrir, pour que chacun prenne plaisir à les savourer.

 

Un ensemble majestueux

L’abbaye de Val-Dieu date de 1216 et est riche d’histoire. En son temps, haut-lieu du patrimoine du Pays de Herve, il a accueilli une communauté monastique cistercienne. La plupart des bâtiments que l’on connaît actuellement ont dû être réédifiés, suite à un pillage des troupes calvinistes en 1574. L’abbatiale, elle même, s’est partiellement effondrée en 1839 ! Le chantier de sa reconstruction s’est achevé seulement en 1884. Ensemble majestueux, cette église conserve de magnifiques stalles de la Renaissance en provenance d’une autre abbaye cistercienne liégeoise, la Paix-Dieu à Amay.

En 2001, les trois derniers moines cisterciens quittent l’abbaye et une communauté de laïcs investit le site afin d’y perpétuer les valeurs de la vie chrétienne suivant les principes de l’ordre cistercien. L’abbaye, comme la brasserie, peuvent être visités sur rendez-vous. Au coeur du Moulin du Val-Dieu, en face de l’abbaye, la restauration du terroir est mise à l’honneur depuis janvier 2013 afin de régaler les touristes belges et étrangers. En effet, le nom de Val-Dieu s’apprécie au-delà de nos frontières, notamment grâce à sa bière. 30 % de la production de la brasserie part à l’exportation dans 17 pays tels que les États-Unis, l’Italie, la France, les Pays-Bas, l’Espagne, la Chine, l’Ukraine, Suisse, Angleterre, le Canada, la Pologne…

 

Renseignements

Abbaye du Val Dieu
Val-Dieu, 227
B-4880 Aubel
[email protected]
www.abbaye-du-val-dieu.be

À la lisière du plus beau circuit du monde, au coeur des Ardennes, l’Hôtel de la Source brille par son architecture… et son management exclusivement féminin.

Construit il y a près de trois ans par des investisseurs luxembourgeois, l’Hôtel de la Source présente une par ticularité peu commune. Quatre femmes ont en main toutes les commandes. Et alors ? Et alors rien. Si ce n’est que quand on s’appelle l’Hôtel de la Source parce qu’on a une vue directe sur le virage du même nom, qu’on est situé Route du Circuit à Spa, l’ambiance devrait forcément, de près ou de loin, être proche de l’univers automobile, plutôt viril... « C’est vrai que la période des courses est importante en termes de chiffre de notoriété, signale Muriel Defosse, la directrice commerciale. Mais l’activité de l’hôtel n’est pas uniquement axée sur la course automobile. Nous proposons bien davantage à nos clients.»

L’univers architectural est plutôt branché et la décoration est teintée de sports moteurs… sans être asphyxiante. Mais Stefano Moreno, l’architecte, a eu le bon goût de proposer un univers High Tech et Design plutôt que des paddocks de luxe pour ce grand hôtel de 90 chambres, dont 4 suites, qui est tout autant orienté business que pur tourisme. « Nous disposons de près de 550 m² modulables d’espace de réunion, précise Muriel Defosse. Nous accueillons beaucoup de tourisme d’affaires, de séminaires et de team trainings. » Les infrastructures et les environs se prêtent particulièrement bien à ce genre d’activités professionnelles. « Nous avons le RA VeL et toute la forêt qui nous entoure. Bien sûr les animations propres aux circuits attirent leurs publics. Mais la ville de Spa, ses sources, son charme et ses Francofolies sont des atouts majeurs. À deux pas, l’Abbaye de Stavelot et son musée… du circuit, mais pas uniquement. Il y a tant de choses à découvrir dans les environs ».

N’est-ce Spa ?

Mais comment arrive-t-on à Spa pour assurer la commercialisation et le marketing d’un hôtel ? « Je suis spadoise d’origine, bien que je n’y vive plus, poursuit la directrice commerciale, traductrice de formation et licenciée en management. Grâce aux langues, j’ai pu dégotter un job de responsable de communication dans une entreprise pharmaceutique. Je devais donc régulièrement organiser des incentives. Premiers contacts avec l’horeca et l’événementiel. Le Sanglier des Ardennes m’a proposé de passer de l’autre côté de la barrière. Et hop, je suis tombée dedans. Quelques années à Durbuy et cette proposition est arrivée. » Difficile de refuser un challenge comme celui-là. Puisqu’il fallait tout construire… excepté le bâtiment, splendide au demeurant.

Les trois autres dames aux commandes ont un parcours tout aussi intéressant. Alexia Ponghis, la responsable des séminaires est titulaire d’une licence en psychologie complétée plus tard par un master en tourisme. Elle est rapidement tombée amoureuse du métier. La directrice, Sophie Coumont, avait été engagée dès le début comme directrice commerciale, en juillet 2010, avant de reprendre la place du directeur général quelques mois plus tard, en mars 2011. Les quatre postes clés sont depuis lors aux mains de femmes. Une volonté ? « C’est fortuit, car le recrutement s’est fait en fonction des compétences. On n’improvise pas une équipe pour un quatre étoiles. Toutefois, il est vrai qu’on a reçu peu de candidatures masculines pour ces postes. Mais le hasard fait bien les choses » confie la directrice générale, licenciée en management qui a fait toutes ses classes en dix ans chez Dorint et Accor. Comme sa collaboratrice Monia Belli, chef de réception, l’horeca a toujours été son secteur. Avantage ou désavantage ? « Lorsqu’on a un travail qu’on apprécie, on le fait bien, poursuit Sophie Coumont. Les formations et les expériences de chacune sont complémentaires. Dans le cas d’Alexia qui a un bagage “psycho”, en plus de ses aptitudes à gérer le stress, son profil est essentiel pour la compréhension du client, de ses demandes et besoins. Cette approche orientée client combinée aux compétences managériales sont un atout indéniable pour un hôtel comme le nôtre. »

Priorité au contact

« Notre méthode de travail est basée sur le côté humain du métier. C’est ça qui fait la différence. La chaleur de l’accueil doit l’encourager à revenir, commente Monia Belli, également présente depuis le début de l’aventure. Lorsqu’on nous adresse une demande de prix, nous nous faisons fort de remettre l’offre dans les 24h… en main propre, complète Muriel. L’hôtel, ce n’est pas qu’une enseigne. Ce sont des personnes… dont nous espérons que le client se souvienne… »

 

Affaires ou loisirs ?

Vu la qualité et la situation de l’hôtel, le public est tout autant national qu’international. « Notre clientèle est principalement flamande, précise Muriel Defosse. Notre design branché plaît beaucoup. » Ce public néerlandophone, de Flandre ou de Bruxelles, apprécie davantage les courts séjours de loisirs. Le podium de détente est donc constitué de Flamands, de Brabançons wallons et de Néerlandais, suivis par les Anglais et les Français, qui eux viennent attirés par le sport automobile. Côté business, les Néerlandais constituent quelque 10 % de la clientèle (contre 30 % en loisir) tandis que les Allemands sont sousreprésentés. « À l’inverse des Luxembourgeois, qui représentent un bon marché pour les affaires, les Allemands restent très conservateurs. Leur réseau MICE (Meetings, incentives, conférences, exhibitions) casse les prix pour fidéliser leur clientèle en interne.» Pourtant, ce public est quand même attiré par une gastronomie de qualité. Et comme Jean-Marc Hazée, le nouveau Chef, a haussé le niveau gastronomique…

 

Who’s who?

Muriel Defosse

Formation
Licence en Traduction- Interprétation (UMH), Master en Management (ULg)
Expériences précédentes
Sales & Marketing Manager (Hostellerie Sanglier des Ardennes), Communication Manager (Laboratoires Lohmann & Rauscher)
Engagée
Juillet 2011
Fonction
Senior Sales Manager Hôtel de la Source Spa- Francorchamps, Board Member du Club MI CE Wallonie-Bruxelles Tourisme

Alexia Ponghis

Formation
Licence en Sciences Psychologiques (ULg), Master en Tourisme (URJC Madrid)
Expériences précédentes
Events Manager (Modelenvironment), Project Manager (Instele)
Engagée
Août 2011
Fonction
Meetings & Events Coordinator Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Monia Belli

Formation
Graduat en Economie, option Tourisme et Langues (Haute Ecole Charlemagne)
Expériences précédentes
Front Office Manager (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
Front Office Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps

Sophie Coumont

Formation
Licence en Management (Tourisme), ULB
Expériences précédentes
Marketing & Sales Coordinator, Sales Manager, Director of Sales (Chaînes hôtelières Dorint et Accor)
Engagée
Juillet 2010
Fonction
General Manager Hôtel de la Source Spa-Francorchamps, Présidente SITE Belgium 2013-2014

 

Renseignements

Hôtel de la Source
Route du Circuit, 22
B-4970 Francorchamps
+32 (0)87 79 58 00
[email protected]
www.hotel-de-la-source.com

Valérie Gordenne, pharmacienne d’industrie au sein de Mithra, revient sur son parcours professionnel riche en rencontres et défis dans un domaine en pleine expansion en Wallonie.

L’exercice n’a rien de facile. Parler de soi pendant plus d’une heure n’est certainement pas ce que Valérie Gordenne préfère. Malgré tout, le verbe se veut fluide et les anecdotes émaillant son parcours professionnel s’égrènent au rythme de ses nombreux fous rires. Qui a dit que la pharmacie d’industrie était un métier barbant ? Jusqu’il y a peu chef de production au sein d’Uteron Pharma, Valérie Gordenne a réintégré l’équipe dirigeante de Mithra, la maison mère, pour démarrer de nouvelles activités. Uteron vient en effet de passer sous le contrôle du géant américain Watson.

Mais ce n’est pas tant l’idée d’intégrer une nouvelle structure que de continuer à développer des projets innovants qui a motivé sa décision. « J’étais en quelque sorte arrivée à la fin d’une belle histoire avec Uteron et l’envie d’en redémarrer de nouvelles était plus forte », précise-t-elle.

L’envie, c’est ce qui pourrait définir sa carrière. Diplômée de l’Université de Liège en 1995, Valérie Gordenne décide, à l’inverse de nombreux condisciples, de se diriger vers la pharmacie d’industrie et non celle plus classique, d’officine. « Quelques mois de stage en pharmacie m’ont rapidement indiqué que je n’étais pas faite pour cela. Et même si les formations de l’époque n’étaient pas spécifiquement dédiées à l’industrie, des passerelles existaient. La transition s’est faite naturellement, j’étais dans mon élément. »

Galephar, située à Marche-en-Famenne, sera sa première expérience professionnelle et ses premières rencontres déterminantes. Société familiale à échelle humaine, les opportunités de travail n’y manquent pas et les découvertes sont nombreuses. La chance aussi frappe à la porte avec une proposition de contrat au terme du stage. « J’arrivais pile au moment où la société souhaitait étendre ses activités et recherchait des profils comme le mien. Bruno Streel, le manager, comptait développer un site de production dédié aux études cliniques. » Embarquée dans le pôle recherche et développement, Valérie Gordenne apprécie rapidement les libertés laissées à la discrétion de chacun. « On évoluait dans un climat réellement stimulant, car nous avions le droit à l’erreur. De petites erreurs, certes, mais nous pouvions avancer à notre rythme, proposer de nouvelles idées, imaginer de nouveaux protocoles sans avoir à ressentir une pression d’enfer. Et les résultats suivaient grâce à cette émulation permanente. Ce genre de fonctionnement est vraiment spécifique aux petites structures, c’est très motivant. »

L’aventure Mithra

Si l’expérience Galephar satisfait pleinement Valérie Gordenne, la volonté de relever de nouveaux défis la titille toujours. L’envie, encore elle, est toujours aussi forte et la chance, à nouveau, lui offrira une nouvelle opportunité de carrière. Au détour d’une conversation, elle apprend que François Fornieri, directeur de Mithra, alors jeune spin-off de l’ULg, recherche un pharmacien d’industrie pour développer ses activités. Son nom est proposé, l’entretien programmé, l’affaire rapidement conclue. « Pendant deux heures, je l’ai écouté me parler de son projet, de sa vision et de ses perspectives. Son enthousiasme était communicatif et il m’a rapidement convaincue de rejoindre son équipe », se souvient- elle. Nous sommes en 2004, Mithra est seulement âgée de 5 ans et entame le développement de produits génériques pour lequel les compétences de Valérie Gordenne s’imposent rapidement. Particulièrement pour le lancement du stérilet hormonal Levosert. « Le développement avait commencé en 2002 mais sans l’aide spécifique d’un pharmacien, puisque l’entreprise travaillait toujours avec le concours de l’ULg. J’ai pu amener cette dimension pharmaceutique mais aussi toute une série d’aspects d’ordre réglementaire. »

Le secteur pharmaceutique est mondial, avec des requis réglementaires différents d’une région à l’autre du globe. Il faut sans cesse être à la pointe, se tenir au courant des dernières évolutions et anticiper les changements.


Gérer une ligne de production, d’un bout à l’autre de la chaîne, ne s’improvise cependant pas. Et même si le développement, « complexe mais enthousiasmant », s’avère être un processus ardu à mettre en place, le degré « d’innovation et de procédures à élaborer reste résolument high level, ce qui vous pousse vers le haut. » Et conduit immanquablement à se poser la question de l’après. « Une fois lancées toutes les études cliniques, il fallait passer à l’étape suivante de la production proprement dite pour ce stérilet. Domaine dans lequel nous n’avions pas encore une solide expertise, mais le défi ne nous a pas fait peur et avec la force de frappe de François Fornieri et de l’équipe dirigeante, à savoir le Professeur Jean-Michel Foidart ainsi que Léon et Stijn Van Rompay, les investissements ont rapidement pu être levés pour passer cet obstacle. » Uteron voit ainsi le jour, dans le giron de la structure d’Odyssea, en 2007. Une aventure qui a permis l’engagement d’une septantaine de personnes, l’implantation d’une chaîne de production à Grâce-Hollogne et la création d’un centre d’excellence reconnu en Région wallonne. Pendant cinq années, l’entreprise se développe autour de ce concept innovant, appuyée par un fort ancrage universitaire « qui nous permet une autre perspective de créativité et qui rend notre activité vraiment spécifique », glisse Valérie Gordenne. « L’avantage de ce stérilet s’explique par la présence d’une hormone dans le processus contraceptif qui amène une réduction du taux de saignement et des taux hormonaux circulants bien plus faibles qu’une pilule contraceptive classique. Le concept est intéressant par rapport à la panoplie existante au niveau de la contraception et, surtout, on le propose à un prix très abordable tout en améliorant la qualité de vie de la femme. »

Début 2013, nouveaux changements, nouvelles opportunités. Uteron est reprise par Watson. Valérie Gordenne a la possibilité de poursuivre l’aventure dans cette nouvelle structure, mais préfère décliner l’offre afin de retourner au sein de la maison mère Mithra. « On souhaite toujours développer nos activités industrielles en Région wallonne, démarrer des nouveaux projets et c’est cet aspect du métier qui m’enthousiasme réellement. » Sans parler du côté relationnel propre aux organigrammes plus légers. Ancienne joueuse de volley, « nous avions même joué en division d’honneur pendant une saison », Valérie Gordenne voit de nombreuses similitudes entre la pratique d’un sport collectif où les synergies et la cohésion interne jouent un rôle crucial. « Je suis une ardente défenderesse du sport d’équipe, mes deux enfants en pratiquent d’ailleurs. Vivre dans un groupe, dans la victoire mais aussi dans la défaite n’est pas toujours évident mais on se construit aussi grâce à cela. On vit en groupe et on construit son avenir ensemble. »

Le futur, cette lectrice de Patricia Cornwell le souhaite toujours aussi riche et passionnant. L’envie, toujours, d’aller de l’avant et de collaborer activement à des projets innovants. « Le secteur pharmaceutique est mondial, avec des requis réglementaires différents d’une région à l’autre du globe. Il faut sans cesse être à la pointe, se tenir au courant des dernières évolutions et anticiper les changements. C’est très excitant et ne me donne pas l’impression de refaire sans cesse le même travail. Je ne pourrais d’ailleurs pas m’épanouir dans un métier trop répétitif ou dans un carcan trop étroit. »

 

Renseignements

SA Mithra Pharmaceuticals
Rue Saint-Georges 5
B-4000 Liège
+32 (0)4 349 28 22
[email protected]
www.mithra.be

 

Boost Belgium

Une maman entrepreneuse gagne le concours Boost Belgium destiné aux entrepreneurs belges ! À travers ce concours, Belfius et MasterCard souhaitaient soutenir les entrepreneurs dont le projet permettra de contribuer à dynamiser l’économie de la Belgique. Au total, 243 entrepreneurs ont inscrit leurs projets, tous plus innovants les uns que les autres. Les finalistes ont tous présenté leur projet devant un jury de 8 professionnels, qui ont eu pour tâche de les départager en ajoutant leur vote à celui du public.

Le 20 février dernier, c’est Jasmine De Wulf, originaire de la province du Luxembourg, qui a décroché la première place grâce à son invention, Skinoo, déjà breveté en Belgique et en Europe. Cette maman de quatre enfants s’est inspirée de son expérience de l’allaitement pour concevoir un système simple – un anneau en coton – qui permet d’éviter les crevasses et les infections sur les mamelons des jeunes mamans lors des premières semaines de l’allaitement. Avec un prix de 15 000 €, c’est une aide précieuse que la maman entrepreneuse a reçu pour lancer la production de Skinoo dans les prochaines semaines.

sites.google.com/a/skinoo.eu/skinoo/home
www.boostbelgium.be

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Il y a sept ans, Dominique Boccar a repris Biospeedhome, l’entreprise où elle travaillait. Pour elle, être femme chef d’entreprise implique aussi de ne pas se laisser intimider.

Dominique Boccar est une entrepreneur dans une activité réputée très « masculine » ; la construct ion. Plus précisément , la construction de maisons en bois massif et à ossature bois. Sa motivation ? « Lorsque j’ai commencé à travailler là, moi qui étais armée d’une licence en chimie et d’un diplôme en comptabilité, je ne connaissais pas la construction, et encore moins celle des maisons en bois massif. J’en suis tombée amoureuse dès que je les ai découvertes. J’en ai fait moi-même construire une en 2003. L’année suivante, les anciens propriétaires m’ont proposé de reprendre une grosse partie de la commercialisation, puis la reprise complète de cette société. »

N’est-il pas difficile, pour une femme, de se lancer dans un secteur réputé pour être féminin ? « La première société des anciens patrons était une scierie et j’étais donc déjà habituée, y ayant été la seule femme pendant plusieurs années », explique Dominique Boccar. Et de nuancer l’idée que ce soit plus laborieux pour une femme. « Le plus difficile, pour moi, n’a pas du tout été d’être une femme, mais bien que, de collègue de travail, je suis devenue patronne de l’entreprise. Ce n’est pas toujours simple, mais pas lié au fait d’être une femme ». Reste que Dominique Boccar concède que, hors de l’entreprise, elle ne rencontre pas souvent des collègues féminines, sauf dans le graphisme ou l’architecture. « Je ne l’ai jamais ressenti comme un problème. Il faut simplement savoir ce que l’on veut et ne pas se sentir intimidée. Je n’ai pas de souci à ce niveau. Mais savoir s’imposer n’est pas donné à tout le monde, il faut un certain caractère. Reste qu’il est vrai que, lorsque c’est une femme à la tête d’une entreprise, cela se remarque. Et, pour moi, ce n’est pas normal. Si je considère mon secteur d’activités, je me rends parfaitement compte que c’est bien d’avoir un intermédiaire entre moi et mes ouvriers pour le rapport quotidien. »

Quant au fait d’avoir l’esprit d’entreprendre, la patronne de Biospeedhome l’explique par le fait qu’elle est quelqu’un d’assez indépendante dans son travail. « Au moment de la reprise, ma décision est ainsi venue tout naturellement. »

Dépasser l’a priori

Lorsque l’on demande à Dominique Boccar la perception qu’ont d’une femme dirigeant une entreprise de construction – bois, qui plus est – ses interlocuteurs dans ce domaine, elle évoque les idées reçues. « C’est un a priori basé surtout sur un manque supposé de compétences techniques. À partir du moment où l’on arrive à s’imposer à ce niveau, il n’y a alors plus aucune barrière. Il y a donc une démarche en plus, qui est de dépasser ce préjugé. Je n’ai d’ailleurs jamais eu vraiment de souci envers les clients lorsque je m’occupais de la partie commerciale, ni envers d’autres corps de métier. Cela dit, je ne m’occupe pas de la gestion des chantiers. C’est une mission d’ingénieur. Là, peut-être aurais-je plus de difficultés à m’imposer. »

Mais des caractéristiques féminines, selon Mme Boccar, s’expriment par exemple dans la gest ion de son ent repr ise. « L’organisation », dit-elle sans hésiter et le sourire aux lèvres. « Je suis quelqu’un de très organisé. Ce n’est peut-être pas très féminin, mais je le rencontre peu autour de moi, et l’on dit toujours que les femmes savent faire plusieurs choses à la fois, pas les hommes ». Une « féminitude » qui se traduit aussi dans les relations humaines au sein de l’entreprise. « J’aime garder une ambiance conviviale. Je suis très ouverte, très disponible. Bien sûr, je dis ce que je pense, mais je ne suis pas une personne très autoritaire qui s’énerve pour un oui ou non. Je n’affirme mon autorité que lorsque c’est vraiment nécessaire. » Et pour la famille ? « Ce n’est en effet pas simple, mais j’ai la chance d’avoir un compagnon qui a des horaires un peu décalés et nous pouvons donc nous répartir la prise en charge de notre petit bout de quatre ans et demi. C’es vrai que je le vois moins que ce que je voudrais, mais je veille à me ménager des moments pour ma famille, surtout le week-end. Savoir se ménager ces moments, c’est très important pour l’équilibre de tous. »

Par ailleurs, le fait d’être une femme n’entraîne pas celui de privilégier l’embauche de femmes plutôt que d’hommes. « Ce qui me fait choisir, ce sont les compétences, l’expérience et la qualité du travail. Cela dit, le seul poste qui, dans mon entreprise, me paraît plus difficile à gérer par une femme, c’est la gestion du chantier. Je ne dis pas que c’est impossible – des femmes architectes le font et le font très bien d’ailleurs – mais c’est assez spécifique. Là, il faut tomber sur la bonne personne, qui saura réaliser un mariage harmonieux entre autorité et tact. »

Le milieu patronal, lui, a-t-il toujours certaines idées (très) préconçues sur la femme chef d’entreprise, d’autant plus dans la construction, ou ce temps-là est-il révolu ? « J’ai du mal à ressentir comment je suis perçue. Nous sommes occupés à créer un groupement d’entreprises de la construction bois, il n’y a autour de moi que des hommes mais je n’ai jamais ressenti quoi que ce soit de négatif de leur part. Je pense vraiment que ce sont les compétences générales et la qualité de la gestion qui importent. Tout comme les hommes savent qu’il y a sans doute chez moi des capacités qu’eux n’ont pas. »

 

Bio Express

1992 : Dominique Boccar obtient une licence en chimie, puis un graduat en comptabilité en 1996.
2003 : elle reprend, en tant que salariée, la partie commerciale de Biospeedhome.
2005 : elle rachète l’entreprise avec deux autres associés.

 

Renseignements

Biospeedhome
Rue des Boussines, 46
B-6960 Manhay
+32 (0)86 45 51 24
[email protected]
www.biospeedhome.be

 

Bois & Habitat Édition 2013

15 ans déjà que le Salon Bois & Habitat offre une vitrine exceptionnelle, complète et diversifiée de toutes les déclinaisons possibles du bois dans nos habitations.

Près de 200 exposants dévoilent le meilleur de leurs productions et de leurs innovations autour de trois thématiques :

1. Construction et rénovation
2. Aménagements d’intérieurs et d’extérieurs
3. Ameublement et design

Parmi eux, Biospeedhome sera bien évidemment présente. Pour cette édition anniversaire, une grande exposition rétrospective, en partenariat avec le magazine Déco Idées, mettra à l’honneur les designers passés par le Concours Design & Bois devenus des créateurs reconnus désormais mondialement. D’autres évènements tels des conférences, des rencontres, l’exposition Wooderful World ainsi qu’un « Ladies’Day » (accès gratuit pour ces dames le 25 mars) auront également leur place durant les 4 jours du Salon.


Renseignements

Salon Bois & Habitat
Du 22 au 25 mars 2013
Namur Expo
Avenue Sergent Vrithoff, 2
B-5000 Namur
www.bois-habitat.com

Modiste modeste, Delphine Quirin a commencé par le point à l’envers. D’abord, la renommée internationale et l’exportation. Aujourd’hui, l’important reste toujours la création… dans son atelier originel.

La rue Pierreuse, qui mène au quartier éponyme juste derrière le Palais des Princes-Evêques, symbolise à elle seule de grandes pages de l’histoire de la Cité ardente. C’est par cette voie que les six cents Franchimontois ont plus que probablement, à la moitié du XVe siècle, gravi les collines pour assaillir le campement de Charles le Téméraire et Louis XI. C’est aussi là, dit-on à Liège, que cinq siècles plus tôt, le Prince-Evêque avait fait ouvrir des carrières pour bâtir une muraille et consolider la fortification de la ville. De là serait né son nom…

Au fil du temps, le quartier s’est transformé sans changer d’âme. Il est devenu un lieu animé, un peu bohème et bigarré où se croisent avocats en toge, altermondialistes en tongs et artistes aux talents diversifiés. C’est là, dans une petite maison où la symétrie est un concept abstrait et où les murs droits n’existent pas, que Delphine Quirin a établi, il y a un peu plus de quinze ans, son QG. L’antre de l’artiste a deux aspects. Un côté boutique, où chaque pièce a été consciencieusement exposée, et un côté atelier, où le mérinos, le mohair, l’angora ou le cachemire attendent de se discipliner sous ses doigts pour se muer en des chapeaux délicats. Des chapeaux réalisés patiemment, avec le souci de l’artisan. C’est ce qui fait la griffe de la modiste vendue au Japon, aux États-Unis et dans quelques autres coins du monde entier… Et ce succès la convainc de ne pas changer, de ne pas perdre ce qui fait la personnalité de sa production.

Souvenirs d’enfance

Delphine Quirin se souvient qu’étant toute petite déjà, elle plongeait avec émerveillement dans les malles de sa grand-mère. Les « trésors de son enfance », comme elle les appelle, étaient des costumes, des robes, des déguisements. Déjà, les chapeaux étaient ce qui attisait le plus sa curiosité et éveillait sa créativité…

En grandissant, la jeune femme n’a rien perdu de cet attrait pour ces accessoires qui font toute la différence. Elle a aiguisé ses connaissances à l’université, en Histoire de l’Art, où Vermeer, De La Tour et l’Américain Hopper étaient parmi ses sujets d’étude préférés. Ainsi abreuvée d’oeuvres abouties, la petite fille d’hier n’était que confortée dans ce à quoi elle se prédestinait : elle a suivi une formation de modiste, puis s’est lancée.

Dans son atelier, le mérinos, le mohair, l’angora ou le cachemire attendent de se discipliner sous ses doigts pour se muer en des chapeaux délicats.


En 1996, la jeune femme a commencé à confectionner, sur mesure, ses premiers chapeaux de cérémonie. Ils ont plu, et le boucheà- oreille a commencé à fonctionner. C’est un peu plus tard qu’elle se lançait dans une histoire d’amour avec la laine, une histoire jamais érodée par le temps. Volontaire, elle la soumet en douceur, la transformant en une collection de chapeaux, bonnets, gants et écharpes de toutes les couleurs qui, en 1999, l’a définitivement lancée dans la cour des grands.

Garder son âme

Dans ce milieu très fermé, le talent seul ne suffit pas. Il faut pousser les portes, se faire connaître, attirer la curiosité de ceux qui, à partir de salons organisés à Paris et ailleurs, décideront de vendre la production à leurs clients. En transformant ces petits chapeaux de laine en accessoires indispensables du quotidien, Delphine a ouvert un créneau jusqu’ici peu exploré. Un simple coup d’oeil sur sa revue de presse, qui arbore un nombre impressionnant d’articles du Elle, du Marie- Claire ou encore du New York Social Diary ou du magazine japonais Hanatsubaki montre à quel point le monde a besoin de fantaisie et de créativité. Partout, on retrouve ses chapeaux colorés ! Ils ne sont pas là les témoins d’une mode éphémère, au contraire. En quinze années, Delphine Quirin les a inscrits dans la longévité.

« J’ai tout fait à l’envers. Je suis très tôt partie pour les salons, et mon nom s’est fait connaître à l’étranger, explique la modiste. Du coup, vous trouverez une série de points de vente dans différents coins du monde, mais vous en verrez peu ici en Belgique… » Delphine a donc, après 15 années de création qui lui ont définitivement fait un nom, décidé de renforcer sa présence en Belgique, dans son fief liégeois bien sûr, mais aussi dans la capitale, où elle s’est lancée avec quatre amis dans un nouveau projet. Elle a rejoint une petite boutique inédite, baptisée « Stories » et établie depuis l’été 2011 rue de Flandre, à Bruxelles. On y retrouve des talents bien différents tels la styliste belge Hüsniye Kardas, qui réinvente chaque détail des vêtements, Samuel Dronet, qui joue de l’androgynie en proposant des produits presque identiques pour les deux sexes en s’inspirant des garderobes des hommes, mais aussi The Cookie Therapy, qui revisite avec fantaisie les classiques de la maroquinerie. Et, désormais, les accessoires chaleureux et colorés de la Liégeoise passionnée.

« Ce que je veux, c’est toucher la laine »

Mais le lieu qui ressemble le plus à Delphine reste son antre de la rue Pierreuse, qu’elle ouvre au public et dans lequel elle veut partager les impressions et les émotions de sa clientèle. « Je ne peux pas produire plus, car il est hors de question de ‘devenir une machine’ et je veux continuer à proposer des produits Made in Belgium, du début à la fin », confie-telle. « Je veux des pièces confectionnées ici, dans cet atelier d’où tout part. La fabrication reste d’ailleurs mon moment préféré. Il y a la conception, les croquis. Mais ça reste du papier. Ce que je veux, c’est toucher la laine. » Désormais, Delphine a décidé d’y rester plus souvent, non pas pour augmenter les heures passées courbées devant la machine à tricoter, mais bien pour intensifier les contacts directs avec sa clientèle. « J’ai une clientèle extraordinaire, un superbe public. Beaucoup me suivent depuis le début, et restent fidèles. Je les invite ponctuellement pour des petits événements dans mon atelier. On prend des photos originales avec Goldo (NDLR : le photographe liégeois Dominique Houcmant), on papote… J’aime partager avec eux sur mes produits, sur ce qu’ils aiment. Ces contacts sont précieux, car ils alimentent la créativité… » La modiste s’est même remise, tout récemment, à confectionner des coiffes en plumes et autres chapeaux destinés aux grandes occasions. Comme à ses débuts, en 1996. « Mais en y donnant mon style », précise-t-elle. Privilège de l’expérience, c’est aujourd’hui pour son style, justement, que viennent ces clientes désireuses de se voir créer un couvre-chef unique pour un événement particulier.

La modiste s’est même remise, tout récemment, à confectionner des coiffes en plumes et autres chapeaux destinés aux grandes occasions. Comme à ses débuts, en 1996.


Ceux qui cherchent à égayer leur tenue d’un « Delphine Quirin » n’ont donc que l’embarras du choix. Pour le dépaysement, ils se rendront dans les stores anglais du label « Anthropologie », au Bon Marché à Paris ou encore au Mexique, au Japon ou en Irlande, où les laines de Delphine s’arrachent. Pour l’inverse, ils pourront passer commande bientôt sur internet via le site que la modiste est en train de développer et où l’on trouvera, sans concurrence avec ce qui se trouve dans les magasins, des bonnets et autres accessoires pour un prix variant entre 30 et 120 €.

Ceux qui font un petit tour dans la capitale iront, entre autres, chez « Stories » où ils en profiteront pour jeter un oeil sur les créations inédites des stylistes qui partagent avec elle la boutique. Enfin, les amateurs de chapeaux qui veulent découvrir tous les côtés de l’artiste se rendront dans la Cité ardente, dans cette rue pittoresque et authentique qui lui va si bien. Ils en sortiront accros.

 

Bio Express

1970 : Naissance à Liège.
1996 : Delphine se lance dans la confection de chapeaux sur commande, en particulier pour les grands événements.
1999 : Elle confectionne sa première collection de bonnets, écharpes et gants, entièrement réalisés en laine. Cette matière fait vite son succès et devient sa préférée.
2011 : Ouverture du magasin Stories, rue de Flandre, à Bruxelles, où Delphine vend ses pièces coup de coeur.

 
Renseignements

Delphine Quirin
Show-room/Atelier
Rue Pierreuse, 26
B-4000 Liège
+32 (0)4 221 05 52
[email protected]
www.delphinequirin.be

 

Ses bonnes adresses

Tant qu’à pousser la porte de son atelierboutique, l’idéal est de faire un petit tour dans le coin ! En ancienne du quartier, Delphine connaît toutes les bonnes adresses.

Ainsi, elle vous conseille le restaurant « Le Paris-Brest », rue des Anglais, sur les hauteurs de la Place Saint-Lambert. Un régal, et ça se sait ! Il faut donc impérativement réserver… N’hésitez pas également à vous rendre à l’excellent restaurant libanais « Mange et dis merci », rue Hors-Château, ou encore, dans la même rue, au gastronomique espagnol « Pica Pica ».

Côté bouquins, une étape à la librairie « Entre-temps », en face de sa boutique, vous fera découvrir les livres autrement. Et côté balades, les Coteaux de la Citadelle sont là, devant vous, prêts à être découverts…


Le Paris-Brest
Rue des Anglais, 18, B-4000 Liège
+32 (0)4 223 47 11

Mange et dis merci
Rue Hors-Château, 14, B-4000 Liège
+32 (0)4 222 06 02, www.mangeetdismerci.com

Pica Pica
Rue Hors-Château, 62, B-4000 Liège
+32 (0)4 221 30 74, www.elpicapica.be

Librairie Entre-Temps
Rue Pierreuse, 15, B-4000 Liège
www.entre-temps.be

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