Waw magazine

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UN FIL SOLIDE ENTRE LA WALLONIE ET L’ORIENT

Bausol, c’est une entreprise familiale qui réalise des tapis de prestige, sur mesure et faits main par les meilleurs tisserands d’Inde, du Népal et de Chine. Située à Blégny, elle s’associe à des designers et artistes wallons afin de proposer des collections exclusives et originales.


Diplômé en administration des affaires et officier de réserve dans l’armée belge, Robert Schinckus a intégré, en 1974, l’entreprise familiale créée par son père une vingtaine d’années auparavant. Rencontre avec le CEO de Bausol qui, du tapis d’Orient au tapis d’exception, a su tisser des liens serrés entre l’Europe et l’Asie.

Pourquoi vous êtes-vous tourné vers l’Orient ?

Dès la fin de mes études universitaires, l’appel du voyage a résonné en moi et je suis parti en stop vers l’Orient, pour atterrir à Katmandu. Pendant trois mois, j’y ai découvert un peuple paisible, patient et chaleureux, doté d’une maîtrise incomparable du métier à tisser. Encore aujourd’hui, je rends visite à ces manufacturiers et aux villageois qu’ils emploient, deux à trois fois par an. L’Inde est bouillonnante, dynamique, et ses artisans réalisent des ouvrages d’une superbe qualité en un temps record. La Chine, quant à elle, a développé un niveau de qualité extrêmement élevé qui nous permet de fabriquer des tapis d’une complexité incroyable. Bien sûr, nous appliquons les normes environnementales et sociales éthiques, dans le respect du savoir-faire exceptionnel des tisserands.


Comment est née cette collaboration avec les artistes wallons ?

De retour de voyage, et après avoir réalisé mon service militaire, j’ai commencé à travailler aux côtés de mon père. Le concept du sur-mesure s’est imposé naturellement tandis que la clientèle se détournait peu à peu des tapis traditionnels. Et, sur le conseil avant-gardiste de Fernand Flausch, en 1993, j’ai fait appel au talent d’artistes liégeois pour redynamiser la collection. L’idée, bien que fortement saluée, ne connut hélas ! pas le succès entrepreneurial escompté. Nous avons donc continué le sur-mesure pour de grands noms de la mode, des hôtels 5 étoiles et des particuliers, tant en Belgique qu’à l’international. Ce n’est qu’en 2018 que cette envie de collaboration artistique a germé à nouveau et a fini par décoller. Amateur d’art, je me suis entouré d’une vaste communauté d’artistes dont les œuvres me touchaient. Lors de visites d’expositions, je n’ai pas hésité à m’adresser à ces créateurs pour établir des liens. Au fil des ans, cette liste de noms s’est agrandie. Et, généralement, lorsque je propose une collaboration, le retour est très positif.

Comment passe-t-on des artistes aux tisserands ?

C’est un exercice très enthousiasmant de transposer une œuvre existante sur un canevas ou de créer quelque chose de complètement inédit pour l’occasion. Tout le défi réside dans le fait qu’un tapis ne peut reproduire les nuances et les dégradés de couleurs de la peinture. Le tableau initial doit donc être adapté en tenant compte de cette dimension. Nous passons le dessin dans un programme informatique développé au Népal et utilisé par tous les manufacturiers pour obtenir un projet réalisable. Le serrage des nœuds y est défini, ainsi que les 10, 12 ou 15 teintes de fils qui seront utilisées. Les artistes sont souvent surpris du résultat. Vient ensuite l’étape de la texture : emploiera-t-on de la soie, de la laine, du lin ou de la viscose de bambou ? Enfin, notre logiciel permet de visualiser le tapis en situation dans un intérieur virtuel complet. Au terme de ces quatre étapes, nous confions la réalisation à l’un de nos ateliers en Inde, en Chine ou au Népal.

Quelles sont les étapes de la fabrication en Asie ?

Le dessin sorti de logiciels perfectionnés est ensuite fourni au manufacturier sélectionné afin de lancer la production sur une machine aussi ancestrale qu’impressionnante. Au Népal, ce sont parfois neuf personnes assises côte à côte qui nouent à la main fil après fil, avec une minutie et un savoir-faire transmis de génération en génération. Le maître teinturier, la clé de voûte de l’œuvre, compose des recettes mystérieuses à base de pigments dans le but d’obtenir des couleurs sur mesure. Avec une cuillère à thé pour tout équipement, il pratique sa magie dans un chaudron suspendu au-dessus d’un feu de bois. Une fois noué, tissé ou tufté, l’ouvrage est longuement lavé, brossé et séché au soleil et dans le vent. Nous prévoyons donc toujours des livraisons plus lentes pendant la saison des moussons ! Ces étapes apportent douceur, éclat et souplesse au tapis. Celui-ci est alors rasé, et parfois ciselé, pour révéler la netteté des dessins.

Peut-on connaître le prix de ces tapis ?

Pour la réalisation d’un tapis luxueux, unique et fait à la main, il faut compter plusieurs mois d’attente et un prix allant de 300 à 900 euros par mètre carré. Cela peut paraître excessif, mais il faut savoir qu’un tapis tibétain peut compter jusqu’à 230.000 nœuds par mètre carré ! Mais l’univers du sur-mesure est sans limites, et mon équipe aime relever de nouveaux défis…

Avec une cuillère à thé pour tout équipement, le maître teinturier, clé de voûte de l'œuvre, pratique sa magie dans un chaudron suspendu au-dessus d’un feu de bois.

 

Quatre artistes liégeois

Anne Truyers


Son univers est fait de tapis noués aux motifs végétaux, organiques, des lignes entrelacées, des empreintes, un chemin sinueux vers soi. Une infinité de sentiers, de fibres, de sillons creusés dans des tons naturels vibrants
et reposants.

Philippe Waxweiler

L’artiste refuse la banalité et se targue de n’en faire qu’à sa tête. Ses créations sautent à pieds joints dans l’univers de la féérie, de la rêverie, des jeux de lumière et de texture, de l’humour et de l’ironie.

Moshi Moshi

Philippe Knoops crée des tapis tuftés, noués ou tissés, à plat ou en relief, des pièces uniques ou en séries limitées, qui sortent totalement de l’ordinaire. Du dessin loufoque, aussi débordant que maîtrisé, dans un style plutôt urbain, bédéesque, libéré et délirant.

Françoise Gresse

A la fois peintre, plasticienne et décoratrice d’intérieur, cette artiste conçoit des designs profonds, texturés et captivants, et s’exprime à travers des motifs végétaux à la géométrie répétitive, avec un penchant pour les tons naturels, la calligraphie chinoise et les pigments bruts.

Implanté autour de l’un des plus beaux étangs de Wallonie, à trois kilomètres de Chimay, l’Aquascope de Virelles propose une découverte ludique et éducative de la nature. En immersion dans le monde aquatique ou à un poste d’observation des oiseaux, le touriste se fait tout petit, silencieux, admiratif.

 

L’étang de Virelles, c’est d’abord l’histoire d’une belle reconversion. Avant de devenir une réserve naturelle en 1983, le site (134 hectares) était en effet le domaine privé des Princes de Chimay pour lesquels il constituait à la fois un espace récréatif et un vaste terrain de chasse, avant de devenir une cible touristique très prisée dans les années 50-60. « Par beau temps, on accourait à Virelles afin de se baigner, de s’adonner aux joies du pédalo et du canotage, et faire la bringue dans les guinguettes, explique Anne Sansdrap, la responsable promotion de l’Aquascope. Peu à peu, cependant, d’autres activités touristiques autour de l’eau commencèrent à voir le jour en Wallonie et le succès de l’étang de Virelles s’estompa. C’est alors que trois associations, les Réserves Naturelles RNOB, Aves  – qui se sont ensuite regroupées sous l’appellation Natagora – et WWF, conscientes du potentiel nature du site, décidèrent d’en faire une réserve naturelle et de lui redonner un second souffle. Afin d’avoir les coudées franches et de pouvoir y mener des actions de protection de l’environnement, elles surent convaincre la Générale de Banque d’acquérir le site en 1985 et de le leur louer sous forme d’un bail emphytéotique. »

Concilier le tourisme, la protection et l’éducation à l’environnement

Depuis lors, l’objectif de ces associations est de concilier le tourisme, la protection de la faune et la flore, et l’éducation par la découverte. Il a cependant fallu attendre quelques années pour que la quiétude revienne et que des actions concrètes puissent être menées. C’est en 2004, avec la création de l’Aquascope, que le site entama réellement sa mue. Les anciennes installations et les berges en béton furent démolies et remplacées par les infrastructures actuelles. « Le site a été divisé en deux, explique la responsable. D’un côté, l’espace ludique, avec la pleine de jeux, le coin barbecue et les deux gîtes insolites en forme de sphère perchés au bord de l’étang ; de l’autre, l’espace découverte de la nature avec un parcours touristique entièrement retravaillé comprenant un « sentier découvertes », des affûts d’observation, un jardin de plantes sauvages, un rucher didactique... Entre les deux, le nouveau bâtiment sert à la fois d’accueil et de lieu de restauration, mais il englobe surtout des salles d’exposition, un espace muséographique qui permet de s’émerveiller en découvrant le monde aquatique, et une salle de projection à partir de laquelle les visiteurs peuvent observer les oiseaux grâce à des caméras munies de zoom et judicieusement placées dans différents endroits du site. »

Un couple de cigognes blanches

Ces caméras, dont les images sont sélectionnées et commentées par l’accompagnateur, permettent d’observer en toute discrétion la vie sur l’étang ou sur les îlots. On peut ainsi suivre en direct la pêche du héron ou la vie des petits oiseaux. A chaque saison ses spectacles. Au printemps, les regards se poseront sur les nichoirs. Les visiteurs pourront y observer les mésanges, les sitelles, voire les chouettes hulottes, durant les périodes de  construction, de couvaison et de ravitaillement. Ils auront peut-être la chance d’observer le couple de cigognes blanches qui a pris possession d’un îlot boisé voici trois ans. « C’est le seul couple nichant à l’état sauvage en Région wallonne. L’histoire est belle parce que nous avions aménagé entre les branches d’un arbre une plateforme, une corbeille en forme de cône, dans l’espoir d’attirer un couple de balbuzards pêcheurs. Ces aigles, comme tous les oiseaux migrateurs, adorent faire halte deux fois l’an au « restaurant » de Virelles que constitue l’étang avec ses six-sept tonnes de poissons (brochets, perches, carpes, tanches, gardons, alevins…). Mais, dès le lendemain, ô surprise, c’est une cigogne qui vint prendre possession de l’appartement, suivie très vite par une autre. Personne ne s’en plaindra, surtout pas les enfants ! »

Il va sans dire que l’Aquascope, parce qu’il a concentré une grande partie de ses efforts sur la découverte et la protection de l’environnement, est un site très convoité par les écoles. Durant les vacances scolaires, des classes bleues y sont organisées. L’aventure commence à l’aurore. Deux grands canoës y sont mis à l’eau afin d’aller assister au réveil de la nature dans les zones sauvages. Et l’émerveillement se poursuit la journée, à chaque détour de sentier.

Aquascope de Virelles

Rue du Lac 42

B-6461 Virelles

+32 (0) 60 21 13 63

www.aquascope.be

Journée « portes ouvertes » au Centre de revalidation

Le dimanche 19 mai, l’Aquascope offrira l’occasion unique et exceptionnelle de visiter son Centre de revalidation des espèces aquatiques vivant à l’état sauvage (CREAVES), lequel est habituellement fermé au public afin de garantir la quiétude totale des animaux en cours de convalescence. Un barbecue et différentes animations pour petits et grands seront organisés durant la journée qui se terminera par la remise en liberté d’un ou de plusieurs oiseaux soignés au centre.

LES ANNÉES 80, LE RETOUR

Jusqu’au 2 juin 2019, la gare de Liège Guillemins accueille une expérience immersive dans une époque marquante de l’histoire. La nouvelle exposition d’Europa Expo plonge les nostalgiques et les curieux dans l’atmosphère « libérée » des années 80. Embarquement immédiat pour “Génération 80 Expérience” !

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Direction le niveau 1 du parking de la gare, un endroit insolite pour accueillir une exposition. Mille cinq cents mètres carrés d’espace, une centaine d’écrans, plus de 500 pièces originales prêtées ou louées en provenance de musées, d’institutions ou encore de collectionneurs privés. Une veste de Freddie Mercury et de Madonna, la Formule 1 de Thierry Boutsen, Tatayet, des dessins de Kroll, un oreiller signé par Michael Jackson… Des objets mis en scène par une équipe de spécialistes qui, pendant six mois, s’est attelée à construire les décors d’une exposition qui en durera huit et dont le coût s’élève à 3,5 millions d’euros.

L’idée a été définitivement adoptée à l’été 2017. L’équipe d’Europa Expo a alors procédé à la phase d’étude. C’est l’étape de documentation et de recherche des pièces phares au sein du réseau de collectionneurs et musées. Puis est venue la construction du scénario. Le fil rouge va permettre l’organisation des espaces et la mise en scène. Une dizaine de thèmes sont abordés : les nouvelles technologies, les grands événements, la politique, l’économie, l’humour, les arts, la culture, le sport, le cinéma… La majorité des décors a été spécialement créée par l’équipe pour les besoins de l’exposition. Les nostalgiques, les simples curieux ou la génération qui n’a pas connu la disquette ne resteront pas indifférents en parcourant les allées de l’exposition.

Plongée au coeur d’une décennie mémorable

Pendant deux heures, l’expo “Génération 80 Expérience » immerge le visiteur au sein des années 80. Si celui-ci s’attend à découvrir une longue série de cadres fixés au mur, retraçant une décennie qui a incroyablement marqué les esprits, autant dire qu’il sera déçu. L’exposition invite le visiteur, ou le spectateur, à vivre une expérience immersive. Un véritable dancing des années 80 où on peut se dandiner sur le rythme de « La danse des canards », le studio d’une radio libre, le plateau de l’émission télévisée de Michel Drucker « Champs Elysées », la cuisine de E.T… Manfred Dahmen, responsable communication et relations presse pour Europa Expo, explique la démarche : « L’idée vient d’un consensus au sein de l’équipe à propos des années 80. Elles constituent un thème d’actualité et elles ont profondément marqué l’histoire, que ce soit au niveau technologique, politique, économique ou encore culturel. »

Il y a en effet un avant et un après ces années. La décennie est empreinte de nouveautés : la naissance de technologies frémissantes, une (pop) culture riche, des avancées médicales importantes, Voyager 2 dans l’espace… Une jeunesse qui goûte à la liberté éclose après les mouvements sociaux de 1968. Cette époque a cependant été bouleversée par la gravité de l’actualité : la guerre froide, la découverte du virus du sida, Tchernobyl, la chute du Mur de Berlin…

Trois spectacles d’immersion

En parcourant l’expo “Génération 80 Expérience”, le visiteur passe à travers trois espaces particuliers où sont proposés des « spectacles ». Le premier plonge le spectateur dans un cimetière ! Pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de celui qui caractérise le clip vidéo historique « Thriller » de Michael Jackson, sorti en 1983. Un court-métrage de 14 minutes, en 35 mm. La chanson démarre, une tombe s’ouvre, une femme morte-vivante arrive et un zombie ouvre une porte. On pose le pied sur les pavés, les lianes recouvrent les murs, un aventurier et une pierre précieuse... Le deuxième spectacle envoie le visiteur dans le Temple Maudit d’Indiana Jones (1984), le deuxième volet d’une série de quatre films réalisés par Steven Spielberg et mettant en scène l’aventurier Harrison Ford. Quant au troisième, il clôture le parcours par un événement décisif de la décennie : la chute du Mur de Berlin en 1989. Avec la possibilité de casser soi-même des morceaux de mur via la technologie de réalité augmentée…

Et de sept pour Europa Expo !
C’est la septième fois qu’Europa Expo organise une exposition dans l’enceinte de la gare de Liège Guillemins. La société, qui regroupe Europa 50 et Collections & Patrimoines, a été créée par le Welkenraedtois René Schyns. Depuis plus de 25 ans, elle est spécialisée dans « la conception, la production et l’organisation d’expositions de grande envergure », telles que « SOS Planète », « Golden Sixties », « Liège Expo 14-18 », « J’aurai 20 ans en 2030 »… A l’automne prochain, c’est l’Egypte qui sera à l’honneur dans le même espace.

 www.europaexpo.be

Santé  - Dim3 teste ses plateformes au Texas

DIM3 est une société liégeoise spécialisée en Informatique & Electronique médicales. Son objectif est de développer, produire et commercialiser des plateformes cliniques expertes d’aide à la décision médicale. La nutrition artificielle étant un enjeu majeur en milieu hospitalier – des études montrent que les patients admis en soins intensifs ne reçoivent qu’entre 50 et 60%  des quantités d’aliments artificiels prescrites et cette dénutrition engendre des coûts faramineux –, le premier domaine sur lequel l’entreprise s’est concentré est celui de la nutrition clinique dans les unités de soins intensifs. Dim3 a ainsi mis au point une plateforme digitale d’aide à la décision médicale, appelée Nutrow (un logiciel couplé à un dispositif de transmission de données vers des pompes d’alimentation), permettant un suivi en temps réel de l’état nutritionnel d’un patient.

Lors de la mission technologique au Texas organisée fin septembre par l’Awex, Owin (le réseau d’innovation développé par l’Awex) et ses partenaires texans (dont la Texas A&M University), Dim3 a confirmé le tout prochain lancement de la validation de sa plateforme Nutrow au sein du CHI - Sint Joseph Hospital de Bryan. Concrètement, ce lancement permettra à la société liégeoise de valider sur le terrain, en grandeur réelle, l’utilisation de sa plateforme et de son impact en termes économiques et de santé par une étude comparative qui devrait durer entre 12 et 15 mois.

« Cette étape est essentielle pour nous, déclare Jean-Claude Havaux, CEO de DIM3. Elle constitue en effet notre premier pas dans la conquête du marché américain et concrétise près d’un an de contacts et de mises au point du protocole de validation. Nous restons ainsi dans la droite ligne de notre plan de développement international. »

Situé en plein carrefour européen, à Bierset, Liege Airport emporte sous son aile des centaines d’entreprises de la région et assied sa réputation d’expert en logistique dans le monde entier. Et l’envolée se poursuit grâce aux nouveaux services qui voient le jour sur le site.

« Liege Airport aujourd’hui, c’est une connexion avec 250 aéroports dans le monde, près de 800.000 tonnes de marchandises transférées et 192.000 passagers transportés chaque année », indique Christian Delcourt, le responsable des communications de l’entreprise. Premier aéroport cargo de Belgique (devant Brussels Airport), Liege Airport (LA) ne connaît que des nuits blanches : les manutentionnaires travaillent 7j/7 et 24h/24 pour offrir, en moins d’une journée de transport, un service de qualité à 400 millions d’utilisateurs, d’Amsterdam à Francfort en passant par Paris. Ce cœur vibrant bat fort et n’est pas près de s’arrêter.

Depuis 2010, la direction suit d’ailleurs un plan stratégique ambitieux pour le développement d’immeubles de bureaux, en plus d’un espace de convivialité dédié aux piétons devant le terminal passager. Un Master Plan qui sera mis à exécution par un consortium mené par Philippe Valentiny, le dirigeant du bureau liégeois Valentiny Architectes. Alliant l’urbanité à la ruralité, les projets du Liege Airport Business Park s’intègrent dans une volonté de respect de l’environnement, tout en garantissant à ses partenaires un espace de travail à la pointe de la technologie axé sur le développement durable.

De la Chine, avec Alibaba, à la Russie, avec l’opérateur Air Bridge Cargo, Liege Airport a su capter l’attention des géants du fret et de l’e-commerce qui génèrent dans leur sillon des dizaines de nouveaux créneaux pour la région. Afin de pouvoir les y accueillir prochainement, les responsables de LA travaillent à la construction d’infrastructures logistiques de pointe. Luc Partoune, son CEO, explique : « Un premier hall de 6.000 m² sera opérationnel dans les prochaines semaines et plus de 20.000 m² seront rapidement construits, ainsi que quatre nouveaux parkings pour des avions gros porteurs. Il s’agit d’un investissement majeur puisque cela représente plus de 50 millions d’euros avec, à la clef, plusieurs centaines d’emplois créés. »

Une stratégie d’excellence qui porte déjà ses fruits puisque les centres d’affaires et les entrepôts présentent un taux d’occupation respectivement de 97 et de 100 % ! Et ce n’est qu’un début…

www.liegeairport.com/passenger/fr

Fly Aeolus - Des jets privés en guise de taxis

Dans les hangars et sur les pistes de Liege Airport, les poids lourds côtoient une flotte plus légère. L’aéroport dispose en effet d’une infrastructure et d’un personnel réservés à l’aviation d’affaires. Un marché surprenant, mais qui monte indubitablement en flèche depuis quelques années.

Fly Aeolus y propose des vols privés ou d’affaires de taxi aérien vers plus de 1.600 destinations en Europe. Avec un accès aux aérodromes régionaux et aéroports de loisirs, la compagnie permet aux professionnels de voyager rapidement et efficacement, à un prix abordable et rationnel. La société a le vent en poupe et compte actuellement douze avions, dont un à Liège, qui sillonnent les airs de jour comme de nuit et offrent une liaison sans escale entre les pôles économiques.

« Nous avons par exemple ramené un DJ de Tomorrowland à Londres en 1h20. », se souvient Xavier Leballue, support de vente chez Fly Aeolus.  « L’artiste se produisait dans une boîte de Londres quelques heures après avoir enflammé le public du célèbre festival anversois. La compagnie a aussi déjà répondu présente pour l’envoi en toute urgence d’une pièce d’usine indispensable au bon fonctionnement d’une chaîne d’assemblage à Manchester. Enfin, elle a permis à un chef d’entreprise de rendre visite à ses cinq plus gros clients en un minimum de temps. » Voilà ce qu’on appelle une gestion de temps efficace et rentable !

La direction de Liege Airport a senti le souffle de l’opportunité et développe d’ores et déjà, en partenariat avec des investisseurs, un nouvel espace de confort capable d’accueillir les pilotes et les passagers de demain. Affaire à suivre, donc.

Heli and Co - Sky is no limit !

Initialement implantée à Spa, Heli and Co est une société de travail et de transport par hélicoptère qui occupe un hangar dans la zone nord de l’aéroport. Elle assure un service aérien qui va de l’observation de conduites de gaz ou de lignes à haute tension, au reportage vidéo lors d’événements sportifs. En se posant à Liege Airport, la compagnie entend profiter de l’accès autoroutier et de la proximité du site avec les frontières néerlandaise, allemande, luxembourgeoise et française, et, bien sûr, se faire connaître à l’international !

« Composée de dix-sept hélicoptères Eurocopter Écureuil (mono et biturbine) et Robinson R44, la flotte liégeoise survole principalement l’Europe, mais peut se rendre jusqu’en Azerbaïdjan, pour le Grand Prix, par exemple », nous explique Michèle Bontinck, manager assistant. Ainsi, toute l’année, Heli and Co offre aux téléspectateurs des images exceptionnelles du Championnat du monde des rallyes, de courses cyclistes ou encore de courses de Formule 1 pour la retransmission internationale des Grands Prix. La société assure également la coordination aérienne de grands événements sportifs, dont la coupe du monde de football, les Jeux Olympiques, l’Euro de football ou encore les Jeux d’Asie.

Au-delà des missions professionnelles, Heli and Co propose aussi des formations théoriques et pratiques en partenariat avec le CEFA (Centre Européen de Formation Aéronautique) de Luxembourg et Capitale Hélicoptère de Québec, ainsi que des baptêmes de l’air, des vols d’initiation et des circuits panoramiques ou gastronomiques pour ses clients les plus audacieux. Une vaste gamme de services adaptés aux goûts et aux besoins de chacun, sur terre ou dans les airs.

Horse Inn - Le développement bride abattue

Le saviez-vous ? Liege Airport est particulièrement réputé pour le transport des animaux vivants : pandas, girafons, dauphins (!)… Ne reculant devant aucun obstacle, la société de manutention LACHS (Liege Air Cargo Handling Services S.A.) a réussi à gagner ses éperons en transport de chevaux de haute valeur. « Chaque année, ce sont plus de 3.000 athlètes accompagnés de leurs grooms qui transitent par Liege Airport, avant de prendre la route ou de s’envoler vers le monde entier », explique Christian Delcourt, responsable de communication de LA. « Du Qatar aux États-Unis, tout le milieu équestre salue la qualité de nos installations. » Ainsi, en septembre dernier, ce sont pas moins de 500 chevaux parmi les meilleurs d’Europe qui se sont embarqués à Bierset afin de mettre le cap sur la Caroline du Sud où avaient lieu les Jeux Equestres Mondiaux.

L’Horse Inn offre un service sur mesure et tout le confort dont ces chevaux VIP ont besoin : 55 boxes spacieux et luxueux, une zone de soins et de relaxation pour récupérer du décalage horaire, un vétérinaire sur place en permanence, un espace entièrement adapté et un accès direct à l’airside. Résultat : un transit efficace et sécurisé, avec un minimum de stress. Les grooms disposent également d’une salle d’eau, d’une connexion Wi-Fi gratuite et d’une pièce sécurisée pour leurs effets personnels. Ils profitent en outre de l’accès à l’hôtel Park Inn et aux restaurants des environs.

L’endroit est d’ailleurs soutenu par Félix-Marie Brasseur, célèbre meneur belge spécialisé en attelage, devenu ambassadeur de l’Horse Inn. Véritable pôle économique et social, Liege Airport assure quotidiennement un service complet grâce aux sociétés de manutention au sol, autorités, douaniers et experts en logistique qui œuvrent sans relâche. Sa position géographique privilégiée permet d’offrir une nuit de repos aux animaux et à leurs soigneurs avant de continuer leur route. Félix-Marie Brasseur souligne : « Nous répondons aussi à notre mission de développement économique en créant et consolidant des emplois en Wallonie, dans la filière équestre. »

Fouilles archéologiques  - Sous l’aéroport, un village préhistorique

Vous en avez peut-être entendu parler : sous l’aéroport de Bierset dormait un énorme village, vieux de 7.000 ans. Les fouilles préventives qui précèdent le lancement du projet d’extension du Liege Airport Business Park ont révélé les traces d’une civilisation danubienne ou rubanée (l’appellation provient du décor en ruban des céramiques de cette civilisation). Une douzaine de maisons pouvant atteindre 30 mètres de long, des fosses à déchets et des silos de grains, des céramiques, des outils en pierre et même des restes organiques, témoins d’une occupation humaine intense, sortent peu à peu de terre sous les coups de pelles et de truelles des archéologues de l’AWaP, l’Agence wallonne du Patrimoine. La zone s’étend déjà sur près de 10 hectares et aucune limite du village n’a encore été formellement identifiée.

Cécile Jungels, responsable des collections du Préhistomuseum à Ramioul et commissaire de l’exposition « Sous l’aéroport, un village préhistorique » qui a été présentée cet été, met en garde : « Ici, l’enjeu est de taille : l’étude du passé ne peut entraver le développement économique de la région, mais la modernité ne peut détruire ce patrimoine et le réduire en poussières. » Les deux pôles travaillent donc de concert, l’un s’armant de patience (les fouilles pourraient durer 10, 20, voire 30 ans !), l’autre de pelles mécaniques high-tech pour accélérer les recherches. « Ces techniques novatrices nous viennent de France et permettent un gain de temps considérable », poursuit-elle.

L’AWaP met tout en œuvre pour mener à bien ce plongeon dans le passé de la région liégeoise tout en permettant la construction des infrastructures aéroportuaires à la pointe de la technologie qui devrait débuter progressivement, au rythme de l’avancée des fouilles. Professionnels, amateurs et bénévoles se relaient sur le terrain ou en laboratoire pour rendre possible ce projet d’envergure.

Bierset s’impose donc en terre d’accueil et en zone de transit par excellence depuis des milliers d’années. Alliant le respect du patrimoine, le service haut de gamme, le positionnement géographique stratégique et le désir de modernité, Liege Airport n’a pas fini de faire parler de lui !

Entrepreneuse dans l’âme, Barbara Louys, animatrice télé reconnue, passionnée par les créateurs, la mode et en particulier les accessoires, crée sa marque de bijoux « By B.» l’année de ses 40 ans. Une boutique à Bruxelles, suivie d’une deuxième à Liège. Avec franchise et humour, elle parle de son parcours, ses projets et son attachement à sa région.

 

D’origine liégeoise, plus exactement d’Embourg, Barbara Louys avait une folle envie d’aller en ville, de sentir l’ambiance citadine. « Maman n’était pas d’accord mais elle a finalement accepté que je me rapproche de Bruxelles, révèle-t-elle. C’est ainsi que je suis allée à l’internat du Berlaimont, à Waterloo ». Ensuite, direction la capitale où elle suit des études de commerce à l’ICHEC. « J’avais flashé sur une publicité d’une marque de cosmétique où l’on voyait Cindy Crawford en tailleur blanc. A priori, j’ai toujours rêvé d’être une femme d’affaires. Lancer une activité en utilisant ma créativité me semblait intéressant. D’ailleurs, pendant mes études, j’avais déjà créé ma petite société d’hôtesses à thème : « Poupoupidou ». (Il s’agissait notamment de pom-pom girls et d’hôtesses en patins à roulettes pour des animations commerciales, ndlr). Je sortais d’un gâteau en imitant Marylin Monroe ! (rires) On avait fabriqué celui-ci en mousse avec ma maman et ma sœur. Je faisais mille choses : c’était de l’artisanat, mais façon business. J’ai ensuite travaillé dans la pub puis dans l’événementiel. J’ai revendu ma société mais j’ai continué à collaborer avec mes hôtesses avec lesquelles je parcourais les castings. Un jour, j’ai envoyé une démo à une chaîne belge qui cherchait quelqu’un pour une émission de télé-achat. Je suis restée deux ans aux côtés de Bernard Perpète, Pierre Bail et Agathe Lecaron. C’était très sympa. Le produit était la star de l’émission. J’ai appris les rudiments de la télévision et ça m’a donné l’envie de continuer à en faire. »

 

Après le départ d’Armelle, l’animatrice de l’émission de la RTBF « Forts en tête », un casting est organisé. Huit cents candidats se bousculent au portillon et c’est Barbara qui est choisie ! « C’était aussi l’année de mon mariage, j’ai été prise dans un tourbillon et ma vie a basculé. J’ai gagné une notoriété, j’ai rencontré beaucoup de gens, j’ai été dans des endroits fabuleux : au Palais Royal, à Monaco... C’était sans doute un rêve de petite fille. Très amusant, riche en rencontres et en tout cas réellement privilégié. J’ai vu des choses que personne n’a eu la chance de voir. »

Initiée aux perles par sa maman

A 40 ans, Barbara a pourtant envie de changer de cap. L’histoire de son arrière-grand-père, qui avait un jour participé à la création d’un diadème pour une reine, se perpétue : la maman de Barbara, Christine, elle-même importatrice durant 30 ans, l’initie au choix de perles de qualité. « Mon envie de changement et de développer personnellement quelque chose mûrissait. Avec ma mère, j’ai commencé à chipoter (sic) avec quelques perles et c’est ainsi que j’ai créé mon premier collier, le « By B. ». C’est un collier que l’on peut porter de seize façons. Il est composé de deux rangs de perles de tailles différentes, avec une chaîne et deux anneaux. J’ai ensuite créé d’autres modèles, formant de petites collections, que je vendais dans les bijouteries. Mais mon rêve était d’avoir mon propre magasin. J’ai choisi de m’installer à Bruxelles. J’adore conseiller les clientes ou les amoureux qui viennent acheter un bijou pour leur femme. Mon « kif », ce serait de voir tous les petits sacs cadeaux sous le sapin de Noël et d’imaginer que les gens sont heureux de recevoir un bijou que j’ai créé avec amour. C’est une passion qui me permet d’aller travailler le cœur léger. »

Une deuxième boutique à Liège

Barbara dessine les modèles et en confie ensuite la fabrication à ses ateliers situés en Belgique, dans l’optique d’un contrôle de qualité à la hauteur de sa marque. Enfileuses et bijoutiers travaillent les matières les plus qualitatives pour créer des bijoux au design unique. Les colliers sont enfilés à noeuds sur fil de coton. Les passants sont réalisés à la main sur fil d’argent rhodié. Chaque bijou est soigneusement contrôlé. Un an après l’ouverture de sa boutique bruxelloise, Barbara ouvre un deuxième magasin à Liège et travaille sur son e-shop.

 « Les clients nous donnent aussi des idées ou demandent quelque chose de spécifique. A Liège comme à Bruxelles, j’ai des cabines d’essayage. Je conseille la maman comme la fille pour accessoiriser et finaliser une tenue. Qu’il s’agisse d’une parure complète ou d’un bijou de tête, un collier de dos, etc. Tous les modèles sont en magasin mais on peut les adapter en longueur ou en ajoutant les détails souhaités. On s’occupe aussi du renfilage de perles pour donner une deuxième vie à un collier qui devient une pièce unique, distinguant la tenue. »

Barbara propose aussi sa gamme de base sur son e-shop mais toujours avec la possibilité de faire une demande sur mesure pour les clients qui ne savent pas se déplacer. « Côté budget, je tiens à ce que ces bijoux soient accessibles, souligne la créatrice. J’aime l’idée que l’on puisse soi-même s’en offrir un. Se faire plaisir avec des produits de qualité qui sont fabriqués en Belgique avec des matériaux nobles, c’est important. »

Pour compléter les bijoux avec perles (baroques, perles véritables …), il y a aussi une collection en argent. « La façon dont je travaille les perles est plus moderne. Il faut apprendre à les porter, parfois à les décaler, mais elles conviennent à tout âge. Mon collier préféré du moment est une grosse torsade en perles à associer avec un pantalon en cuir et un pull mohair. Le collier est un accessoire. Il faut se l’approprier. »

Ambassadrice liégeoise à Bruxelles

Liégeoise ou Bruxelloise ? « Liège, c’est ma ville de cœur et, bizarrement, c’est également mon identité à Bruxelles. Même si j’habite la capitale, je suis fondamentalement liégeoise. Mes amis bruxellois me considèrent comme une « expat » de Liège, lance-t-elle en riant. Le Liégeois a très bonne presse. Il est « principautaire », autonome et, surtout, il est très festif. C’est le premier qui offre un verre, qui rit fort, qui raconte des blagues, bref, c’est un joyeux drille ! C’est une fierté d’être liégeois. Je suis une véritable ambassadrice de Liège à Bruxelles. »

Quelques adresses préférées ? « Les Comtes de Méan, c’est un bel endroit pour passer le week-end. J’y envoie régulièrement les Bruxellois en mal d’exotisme (sourire). J’aime beaucoup faire du shopping dans la rue Saint-Adalbert et, bien sûr, dans celle du Pot d’Or où se situe ma nouvelle boutique. Côté bonnes tables, le « Bistrot d’en Face » me tente pour ses boulets et nous allons souvent en famille chez « Robertissimo », à Embourg. On adore le patron et son côté provincial. »

Temps forts à la télévision

Le 1er direct sur « Forts en tête ». « J’avais le trac ! J’avais les jambes en coton, j’ai cru que j’allais m’évanouir. C’est la prise de parole qui fait stresser, les premiers mots sont difficiles. Si une chose me manque aujourd’hui, c’est pourtant le direct. Pour l’adrénaline... J’aurais bien aimé présenter « The Voice », comme ma sœur Maureen. D’ailleurs, lors de cette première émission « Forts en tête » avec Adamo, il y avait une « perle » dans le public : ma sœur ! »

« C’est du Belge ». Après l’arrêt de « Forts en tête », Barbara propose à la RTBF une émission qui allait devenir « C’est du Belge ». « Je suis contente de l’avoir conçue. C’est une belle émission qui continue à vivre avec une excellente journaliste, Marie-Hélène Vanderborght, que j’adore. Quand tout s’est terminé, je me suis demandée si c’était nécessaire de revendiquer la conception de l’émission alors que je m’étais inspirée de « Place Royale ». Mais le fait d’avoir « bataillé » pour qu’elle arrive à l’antenne, ça je l’assume complètement. Je ne pense pas qu’on aurait parlé autant du patrimoine, ni surtout de la famille royale sur la RTBF. Les dix ans de l’émission restent un bon souvenir, même si j’ai regretté de ne pas avoir pu dire au revoir aux téléspectateurs. »

L’intronisation du Prince Philippe. « Chaque animateur, présentateur, journaliste connaît dans sa vie un moment marquant, durant lequel il se dit qu’il est là où il doit être. Le mien, c’était le jour de l’intronisation du Prince Philippe, le 21 juillet 2013. C’est moi qui gérais l’émission, depuis la place des Palais, parce que Gérald (Watelet, NDLR) revenait de la Côte d’Azur. J’ai vécu un moment de bonheur comme je n’en avais jamais connu avant. Cette émission, c’était ce que je pouvais faire de mieux. J’ai eu un sentiment d’accomplissement total, j’étais sur un petit nuage. Après, ça n’a plus jamais été pareil… »

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Lauréate 2018 du Grand Prix Wallonie à l’Exportation, l’entreprise liégeoise Lasea est une des entreprises les plus performantes au monde dans la technologie du laser haute précision. Elle compte parmi ses clients des pointures de la Silicon Valley, le top mondial de l’horlogerie et des géants pharmaceutiques.

 

Vous ne connaissez peut-être pas Lasea. Cette entreprise basée à Angleur, sur les hauteurs de Liège, dans le quartier du Sart Tilman, s’est vue décerner en juin dernier le Grand Prix Wallonie à l’Exportation 2018. 95% des machines conçues par Lasea partent à l’étranger, dans pas moins de 27 pays dans le monde ! Son domaine d’activité ? Le laser. Extrêmement précises, ces machines permettent de graver, couper ou souder des surfaces infimes de plastique, de métal ou de verre. Certains lasers développés par Lasea sont capables de faire des trous de 0,2 micron, soit 250 fois moins que le diamètre d’un cheveu ! Seule une poignée d’entreprises dans le monde peuvent fournir cette technologie de pointe. C’est cette singularité qui permet à l’entreprise wallonne de rayonner aux quatre coins du globe. Citons parmi ses clients des grandes sociétés de la Silicon Valley, le top mondial de l’horlogerie et des géants pharmaceutiques comme Sanofi ou GSK.

 

Le démarrage dans une cave !

A l’instar de Steve Jobs et d’Apple, l’aventure de Lasea a démarré voici 20 ans dans… une cave. « J’ai démarré l’entreprise seul, en 1999, à l’âge de 25 ans, sourit Axel Kupisiewicz, CEO de Lasea. Après mon diplôme d’ingénieur et d’économiste, j’ai travaillé durant un an et demi au Centre Spatial de Liège, situé juste à côté des locaux actuels de Lasea (un parc où sont situées d’autres entreprises à la pointe dans le secteur spatial et des nouvelles technologies, ndlr). Je voulais me lancer en tant qu’indépendant, je n’avais ni argent ni produit à vendre. J’ai loué une cave et l’aventure a démarré. » Rejoint par des amis, le jeune entrepreneur développe d’abord un procédé d’enlèvement de couches sur pare-brises, technique qui séduit des grands noms du vitrage automobile comme AGC ou Saint-Gobain. D’autres applications, comme la soudure de plastique grâce à la lumière, séduisent ensuite des entreprises comme Daïkin ou Zefal.

 

Deux axes : le luxe et le médical

Lasea franchit un second cap en 2003 en misant sur une toute nouvelle technologie à l’époque : le laser femtoseconde. Ce laser donne des impulsions ultra-courtes, de l’ordre d’un millionième de milliardième de seconde, qui permettent ainsi de travailler avec de la lumière sur un matériau sans véhiculer de chaleur. « C’est via cette technologie que sont conçues les vitres fines des Smartphones ou certains écrans plats des télévisions, poursuit l’entrepreneur originaire de Soumagne. A l’époque, personne n’y croyait mais notre pari s’est avéré gagnant. »

Lasea vend ainsi une machine laser femtoseconde… entre 350.000 et 1 million d’euros ! Toutes les machines sont assemblées sur le site d’Angleur, où des ingénieurs spécialisés conçoivent et développent régulièrement de nouveaux prototypes. Car les machines proposées par Lasea ne se résument pas à de simples lasers, elles s’apparentent dans certains cas à des lignes de production automatiques robotisées. « Pour faire simple, la technique du laser s’apparente à celle d’une imprimante 3D, sauf qu’au lieu d’ajouter de la matière, on enlève de la matière, explique Axel Kupisiewicz. Le client conçoit ainsi un dessin sur ordinateur et le fait ensuite graver, souder ou couper par un laser sur différents matériaux. »

Grâce au temps et à l’expérience, l’entreprise liégeoise s’est spécialisée dans deux domaines : la médecine et le luxe. Convoitée par les plus grandes marques de montre, les solutions laser de Lasea permettent de tailler des petits engrenages, concevoir des composants de montre ou confectionner des vitres très fines.

 

Fidèle à la Wallonie

Véritable success-story wallonne, Lasea connaît une croissance continue de 34% chaque année. Référencée dans le « Top 50 des entreprises belges les plus en croissance », Lasea a ainsi déjà placé pas moins de 250 machines de haute puissance à travers le monde, dont tout récemment une première machine aux Pays-Bas. Pour conforter cette réputation internationale, l’entreprise a développé ses activités en créant trois bureaux à l’étranger. En 2012 à Bordeaux – où une dizaine d’ingénieurs élaborent notamment des composantes optiques des machines lasers –, en 2016 aux Etats-Unis et en 2017 en Suisse. « Ces deux filiales, moins grandes que celle de Bordeaux, permettent entre autres de montrer les machines aux clients sur place et de faire tester de nouveaux prototypes », souligne Axel Kupisiewicz.

Luxe suprême pour une entreprise, Lasea reçoit un nombre de demandes supérieur à sa capacité de production ! « Il n’y a pas assez de personnel qualifié en Belgique pour cette technique, ce qui nous pousse à aller voir à l’étranger, avance l’entrepreneur. Aujourd’hui, environ 25% de nos employés proviennent d’autres pays : Portugal, Angleterre, Espagne Suisse ou France. » Vu la réputation à l’étranger de Lasea, pourquoi ne pas envisager un jour une délocalisation ? « La question s’est déjà posée, mais nous tenons à rester en Wallonie. Parce qu’un organisme comme l’Agence Wallonne pour l’Exportation est un excellent levier. Et parce qu’en Wallonie, le soutien à la créativité et à l’innovation nous permet d’être au moins égal, voire supérieur, à celui des entreprises qui génèrent 1 à 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires. C’est important pour Lasea de rester dans le pays où nous sommes nés. »

 

Un nouveau bâtiment en 2020

Pour répondre à une demande sans cesse croissante, l’entreprise, qui occupe actuellement une septantaine de personnes et qui engage à un rythme soutenu, a décidé de faire construire un nouveau bâtiment juste à côté de l’ancien. « La surface totale sera plus que doublée, cela nous permettra d’engager plus de monde encore et de produire plus de machines », explique Axel Kupisiewicz, qui espère ainsi quasi quadrupler la capacité de production de Lasea. 

Le chantier des nouveaux locaux, dont le coût s’élèverait à six millions d’euros, devrait démarrer fin 2018, une fois les permis obtenus. Il devrait être opérationnel en 2020.

 

LASEA

Rue des Chasseurs Ardennais 10

B-4031 Liège

[email protected]

www.lasea.eu

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Originaire de Vottem, près de Rocourt, Emmanuel Prévinaire passe désormais son temps entre Hollywood, Hong-Kong, Paris, Londres et... Oupeye, où est situé le quartier général de FLYING-CAM, l'entreprise qu'il a fondée en 1988 et qui très vite est devenue leader mondial en matière de prise de vue aérienne depuis un hélicoptère sans pilote. En effet, depuis 1979, Emmanuel combine sa passion pour le cinéma et l'aéronautique en proposant aux superproductions, notamment américaines, des prises de vue moins coûteuses, moins dangereuses et souvent plus précises que celles réalisées par un véritable hélicoptère. Sa réputation ne faisant que grandir, FLYING-CAM atteint désormais des sommets en termes de reconnaissance notamment du fait de sa participation récentes aux tournages d'Harry Potter, de Mission Impossible, d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson, ou du dernier Robin des Bois avec Russel Crow... Aujourd'hui, que serait Hollywood sans son "Holy Walloon" ? 

Flying-Cam dispose désormais de trois sites: le premier ici à Oupeye, le second à Los Angeles et le troisième à Hong-Kong, inauguré en 2005.... 

Sur chaque site nous disposons de deux hélicoptères, de bureaux, d'une aire de vol afin d'effectuer nos "warm up flights", car nous nous astreignons à une préparation très stricte. Dans le domaine du cinéma, le droit à l'erreur n'existe pas : quand mille figurants, des vedettes comme Tom Cruise ou Bruce Willis, attendent un plan FLYING-CAM, il ne s'agit pas d'être en retard. Nous nous obligeons à avoir une préparation en vol de deux hélicoptères en configuration terrain avant chaque prestation : un jour de préparation complet est prévu préalablement à chacune d'elle; l'équipe se réunit ici, met en vol les machines, range et vérifie le matériel suivant une check-list rigoureuse. FLYING-CAM a par exemple participé au tournage d'Adèle Blanc-Sec de Luc Besson, dans lequel nous nous sommes chargés des prises de vue depuis le ptérodactyle en vol. Pour se faire, nous avons pu tourner dans les jardins de l'Elysée avec autorisation spéciale pendant le déplacement de Sarkozy au G7.

Ce travail a donc nécessité une préparation minutieuse et des répétitions effectuées au château de Limont au début de la Hesbaye. Nous travaillons dans un domaine situé entre l'art et la science. La science via l'aéronautique, les transmissions, la mécanique, l'aérodynamique, de l'électronique.... Nous sommes donc à l'intersection de toutes ces technologies, ce qui nous oblige à posséder d'une part, la rigueur du domaine aéronautique et d'autre part, la vision artistique et flexible d'un réalisateur, d'un cadreur, ou d'un directeur photo dont la créativité s'exprime au moment du tournage. 

Mais au départ, il y a aussi l'aéromodélisme.

Oui, j'ai été champion de Belgique d'hélicoptère, après avoir conquis ce titre en planeur.

Cette passion a précédé celle du cinéma ?

Non, les deux ont coexisté dès le départ. Ma mère possédait ce versant artistique, et m'a très vite inculqué le goût pour la photographie : elle pratiquait aussi la peinture, le piano... Elle était cantatrice...

Mon père, lui, correspondait plutôt au versant scientifique. Son paternel l'a empêché de devenir ingénieur, ce qui l'a frustré toute sa vie mais l'a constamment poussé à inventer des procédés, malgré sa profession de notaire. Il fut le premier en Belgique à informatiser son étude dans les années soixante. Il a cultivé des abeilles, fabriqué une éolienne et m'a transmis le virus de l'aviation et du modélisme qu'il pratiquait. J'ai pu très vite prendre les commandes d'un avion, petit ou grand. Très tôt, j'ai donc pris conscience d'un fait peu classique dans le monde du modélisme : aux commandes d'un avion, votre vie est en jeu. Il s'agit donc de suivre certaines règles très strictes de contrôle avant, pendant et après l'envol. J'ai donc appliqué la rigueur apprise dans le domaine de l'aviation au modélisme afin de gommer l'aspect péjoratif et amateur qu'on lui colle souvent.

Vous n'étiez d'ailleurs pas trop pris au sérieux en Belgique au début de votre carrière ?

Lorsqu'il a commencé à rouler à vélo, même Eddy Merckx s'est cassé la figure... Une fois surmontées toutes les difficultés initiales rencontrées dans son pays, fatalement l'on commence à être connu en dehors comme celui qui a réussi. Quand j'ai débarqué aux États-unis, les gens de cinéma me demandaient "Are you the Belgian guy? Yes? That's the one we want!"... De retour en Belgique j'étais seulement celui qui avait trébuché ici ou là. Aujourd'hui, du fait du succès mondial de FLYING-CAM,  je suis un  Wallon qui a réussit : l'aura extérieur rejaillit ici et se faisant, efface le passé.

Vous démarrez, la société prend de l'ampleur, vous engagez... combien êtes-vous aujourd'hui ?

Nous sommes quinze à Oupeye et une vingtaine en tout, lorsque l'on inclut les freelances.

Le plaisir que l'on tire de ce travail est essentiellement basé sur les capacités d'un pilote et d'un cadreur à effectuer un travail en équipe. Le pilote, c'est les ailes, le cadreur la tête : tous deux dirigent une machine qui doit répondre au doigt et à l'oeil à leurs injections. La tâche est néanmoins essentiellement humaine au sens où une communication idéale doit s'instaurer entre le pilote, le cadreur et l'organisateur. Cette  symbiose doit même aller jusque dans le langage utilisé entre le pilote et le cadreur: il doit être précis et sans aucune ambiguïté pour que la communication soit immédiate.

Ce travail humain va être facilité par les nouveaux développements que nous finalisons –raison pour laquelle nous avons augmenté l'équipe – l'ordinateur et les capacités de l'informatique ouvrant des nouvelles possibilités. Tout le fastidieux écolage en termes de coordinations de mouvement est à présent réalisé par ordinateur. Depuis maintenant sept ans, nous avons commencé à doter l'appareil d'un cerveau intégré.

La machine devient intelligente ou du moins gagne en intelligence, par rapport à son environnement : dorénavant, l'hélicoptère connaîtra sa position dans l'espace. Ce n'est plus le pilote qui maîtrisera seul sa position : la caméra volante connaîtra sa position grâce au gps, avec une précision qui dépasse celle de l'homme puisque nous parvenons désormais à connaître à 2,5 cm près la position de la machine.

L'Aerial Robotics offre désormais ce type de précision. FLYING-CAM est en train de franchir cette étape grâce aux cinq ingénieurs qui travaillent sur trois domaines à la fois : l'engin volant, le cerveau, et les capteurs (la gyrostabilisation par exemple)

Ces trois aspects sont pris en charge de concert. À ma connaissance, il n'existe pas au monde d'autre entreprise qui réunisse sous un même toit ces trois compétences à la fois

Cela représente un défi énorme mais qui nous permet de développer un produit plus performant encore, en avance sur les autres, puisqu'il intègre ces trois éléments.

Mais le développement ahurissant de l'informatique n'est-il pas non plus un désavantage au sens où les informaticiens finiront par tourner des images sans vous ?

C'est ce qui avait été annoncé voici dix ans et qui ne s'est pas réalisé. Il faut énormément travailler afin de créer un décor en images de synthèse – un plan de montagnes par exemple – alors que FLYING-CAM y parvient en quelques secondes.

En fait, des progrès ont été réalisés aussi bien en amont qu'en aval. À partir d'une image réelle, l'on peut désormais extraire un tas d'informations qui permettent de reconstruire un univers artificiel. Grâce aux images de base que nous lui fournissons, l'ordinateur peut reconstituer un univers 3D qu'il aurait mis un temps fou à réaliser. De plus, il va pouvoir ajouter des éléments de décor artificiel.

Sur le dernier Robin des Bois, FLYING-CAM a réalisé le plan d'une flèche, le point de vue de celle qui a tué le méchant dans la scène finale.  Le tournage s'est effectué sur une plage déserte. Tout le reste, y compris le cheval, a été ajouté par la suite en images de synthèse.

Mis à part le survol de la plage, tous les éléments de décor ont été rajoutés; nous avons réalisé  le plan global de départ sur lequel est venu se greffer les éléments. Bref, on aura toujours besoin de faire appel à un moment ou à un autre à un engin qui va capter la réalité.

On peut partir d'un univers synthétique et ajouter des images réelles ou partir d'images réelles et ajouter des  images de synthèse, ou tout simplement garder la pure réalité qui existera toujours. Nous irons toujours assister à un concert live avec de vrais instrumentistes...

Je suppose que vous n'avez plus vraiment le temps de piloter. Cela vous manque-t-il ?

Détrompez-vous, il m'arrive encore de piloter de temps à autre. Je conserve le plaisir de voler en m'entraînant sur le côté avec des modèles réduits qui me permettent de garder la main. Le modélisme a fait des progrès phénoménaux. Je garde surtout le lien avec les pilotes que je forme, que je sélectionne et que je fais travailler. J'essaie même de les accompagner sur le terrain, de réaliser des boulots de cadreur, histoire de voir ce qui se passe...

Quel  type de travail préférez-vous dans ce panel d'activités ?

Il y a plusieurs facettes : en premier lieu, la recherche et le développement qui ont toujours été essentiels. L'hélico télécommandé a été pris à tort pour un jouet mais doit aujourd'hui être considéré comme un engin extrêmement pointu au niveau technologique.

Nous sommes leaders mondiaux depuis vingt ans et le nouveau prototype que nous développons, qui répond au joli nom de SARAH pour Special Aerial Response Autonomous Helicopter, est le nec plus ultra : nous sommes devant les Américains, les Japonais ou les Israéliens...et ceci depuis 22 ans dans la catégorie d'engin de moins de 150 kilos.

Cet aspect là des choses est moins connu et glamour que notre participation à Harry Potter, mais pour y arriver, il a fallu beaucoup travailler et développer la technologie.

Ce volet me passionne au même titre que le terrain : le plaisir du voyage et de rencontrer des gens, de participer à un projet, à savoir un film qui va exprimer des idées, des sensations, des émotions est un autre plaisir.

Troisième élément : c'est l'entreprise elle-même qui a pris de l'importance au fil du temps. Elle acquiert une existence propre et grandit à l'image d'un enfant dont les organes se développent. FLYING-CAM exige une attention permanente dans l'optique de sa croissance. Un volet tout aussi passionnant, mais qui apporte autant de frustrations que de résultats. On est face à un groupe de gens dont les capacités doivent être démultipliées. Si l'on y parvient, on réalise des choses extraordinaires. C'est le cas avec SARAH, que seule une entreprise, un groupe humain peut parvenir à réaliser.

Votre rôle d'entrepreneur coïncide-t-il en quelque sorte avec votre boulot de réalisateur ?

Exactement ! C'est lui qui fait l'équipe. Souvent, on considère les gens de cinéma comme des bohémiens. Curieusement, je ne cesse de découvrir des similitudes : lorsqu'on est aux commandes d'un film, il s'agit de trouver des fonds, la bonne équipe, une bonne histoire... Cette alchimie est la même dans une entreprise...  FLYING-CAM est un long métrage qui dure depuis 22 ans. (rires)

Réaliser un film vous tente ?

J'en rêve mais j'attends. Je rêve que ce nouvel hélicoptère fasse ses preuves sur le terrain. Nous avons reçu un Academy Award for Technical Achievement,  l'étape suivante serait de décrocher un Scientific and Technical Achievement Award, ce que SARAH est capable de nous offrir. Une fois cet objectif atteint, je pourrai me tourner vers autre chose (sourires).

 

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Le Grand Curtius

 La poudre à canon qui a fait la fortune de Jean Curtius, au XVIe siècle, ne mène heureusement pas qu’à la guerre. L’évangéliaire de Notger, le « Napoléon » d’Ingres et 5500 autres pièces d’exception ont aujourd’hui trouvé une vitrine dans son ancienne demeure, au bord de la Meuse. Une exposition qui file de pièces en pièces comme… une traînée de poudre. Et qui va enflammer le public.

 

La neige ne tombe plus sur Liège, un vent de culture l’a balayée !

 

Que se passe-t-il donc à Liège ? Il y a quelques années, elle apparaissait rouillée, comme figée dans son passé. Elle passait ses journées à regarder glisser la Meuse, les mains dans les poches, à la recherche d’un temps où les piécettes d’argent brillaient autrement que par leur absence.

Et puis, tout à coup, sans qu’on l’ait vue passer au vestiaire, la voilà qui s’affiche, plus élégante qu’un prince, sous toutes ses coutures. Il paraît qu’en s’appuyant sur un plan stratégique et un projet de ville, elle a réussi, avec l’aide de la Région wallonne, à assainir ses finances et à retrouver son dynamisme économique. Encouragée par ses 107.000 travailleurs et ses 10.000 entreprises, elle joue aujourd’hui des coudes pour se positionner comme métropole culturelle au carrefour des grands courants européens.

Et elle a déjà bien préparé le terrain. Le manège de la Caserne Fonck a été rénové et ré-équipé, les cinémas des Grignoux se sont projetés au cœur de la Ville, la gare des Guillemins, construite par Santiago Calatrava, est bientôt prête pour accueillir le TGV, la Médiacité et son Pôle image sortent de terre non loin du parc de la Boverie. Et d’autres fleurons de la ville sont déjà inscrits sur la liste du patrimoine à re-toiletter: le Théâtre de la Place, l’Opéra, le Musée d’art moderne et d’art contemporain, le Musée Grétry, etc.

Mais aujourd’hui, c’est le Grand Curtius que l’on fête. Avec l’aide des pouvoirs subsidiants, la Ville a en effet réussi son défi titanesque : regrouper en un même lieu, dans un écrin entièrement restauré, les prestigieuses collections des Musées d’archéologie et d’Art décoratif, du Musée du Verre, du Musée d’Armes et du Musée d’Art religieux et d’Art mosan.

Cet ensemble, qui marie judicieusement l’art et l’histoire du Pays de Liège, ouvre ses portes au public ce 6 mars 2009. A savourer avec un petit peket… (En découvrir plus avec le flipbook)

 

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