Waw magazine

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Quel est le point commun entre Beyoncé et Alain Chabat, et entre le Cirque du Soleil et Luc Besson ? Les deux premiers peuvent danser (rappelez-vous la célèbre Carioca de la Cité de la Peur), les deux autres ont travaillé avec le même compositeur, Eric Serra. Mais ce qui les rassemble tous les quatre, c’est qu’ils ont collaboré avec un artiste de chez nous, Laurent Couline.

 

Et ils ne sont pas les seuls ! De Paris à Hollywood, masques, costumes, accessoires et autres créations de Laurent Couline se retrouvent dans toute une série de films et de spectacles. Comme par exemple dans « Valerian », la dernière superproduction de Luc Besson, ou lors des tournées de Beyoncé, où il a été chargé d’habiller la star elle-même !

Mais, d’abord, qui est Laurent Couline ? Un aventurier. Un gamin de Aisne (minuscule village lové dans la mignonne vallée du même nom pas très loin de Durbuy) qui avait envie de rêver, de s’amuser et de repousser les limites. « Un jour, j’irai à Hollywood », déclara le jeune homme. Non seulement il l’a fait, mais il ne s’est pas arrêté là ! Entre Chine et Etats-Unis, il voyage aujourd’hui à travers le monde entier pour les besoins de ses clients, car les plus grandes productions viennent aujourd’hui le chercher afin qu’il conçoive des accessoires de costumes qu’on ne trouve nulle part ailleurs.

L’histoire de chaque costume, accessoire de scène, armure et masque commence cependant près de chez nous, à Milmort (Herstal), où Laurent Couline réalise les rêves les plus fous de ses clients, depuis l’esquisse des premiers plans jusqu’au façonnage de ses créations. C’est là, en région liégeoise, que nous sommes partis à la rencontre de cet artiste dont l’univers est aussi fascinant qu’un spectacle du Moulin Rouge.

Vous rappelez-vous comment votre passion est née ?

Tout jeune, je réalisais déjà des décors pour les fêtes du village. Mais au départ de mon parcours, il y a probablement un peu d’hérédité. Ma mère, Michelle Dessouroux, s’occupait des spectacles de Saint-Nicolas dans mon village. Mon père, Pierre Couline, était bijoutier. Mon grand-père, Freddy Dessouroux, était ingénieur et il réparait aussi des jouets. Et mon beau père, Alain Lovenberg, est toujours graveur ciseleur sur armes - il en a d’ailleurs réalisé une pour Steven Spielberg. Enfin, mon autre grand-père, Walther Couline, était un marin, un aventurier. 

Vous avez suivi une formation spécifique ?

Le métier que j’exerce aujourd’hui, on ne l’apprend nulle part. Enfant, j’adorais aller au cinéma. J’en ressortais rempli de rêves. J’avais envie de créer des univers, des monstres… Star Wars et Dark Crystal sont des films qui m’ont vraiment marqué. J’aimais aussi beaucoup Freddy Krueger, référence du cinéma d’horreur. A l’époque, j’achetais des magazines Mad Movies, sur le cinéma fantastique, d’horreur et de science-fiction. Un jour, à la fin d’un magazine, j’ai vu une publicité pour des cours de maquillage par correspondance, en cassettes vidéo. C’est ainsi que j’ai commencé à maquiller mes amis, à leur faire de fausses brûlures. J’ai fait des humanités artistiques à Saint-Luc. Aujourd’hui, je suis toujours content quand une ancienne institutrice me propose de venir parler de mon métier car, à l’époque, j’étais un très mauvais élève, dissipé, qui a même doublé quelques fois. On ne croyait pas en moi. Pourtant, j’ai réussi à faire ce que j’aime.

 Y a-t-il eu quelqu’un qui vous a aidé à démarrer ?

Ce métier est impossible à apprendre si l’on ne voyage pas. Quand j’ai commencé, je pratiquais un anglais approximatif mais je suis parti à Los Angeles, au culot. J’ai sonné aux portes des maîtres des effets spéciaux mécaniques avec une maquette sous le bras et j’ai eu la chance que Patrick Tatopoulos m’ouvre ses portes. C’est une référence dans le domaine pour ses contributions à de superproductions telles que Batman ou Godzilla.

 

 D’autres rencontres déterminantes ?

J’ai eu la chance de rencontrer le maître-perruquier de l’Opéra Royal de Wallonie, Georges Dejardin. Il a été le premier à croire en moi. Il m’a appris les bases du métier : faire des faux nez, des cheveux… Ca me plaisait à 200% ! J’ai vraiment eu un déclic, un coup de cœur. A l’époque, j’étais un peu paumé mais une fois que j’ai vu son travail, tout s’est éclairé, cela me semblait naturel de m’investir totalement pour cela. J’ai quitté l’univers des sorties un peu punk et les copains métalleux et j’ai investi tout mon temps et mon argent dans la construction de mon métier.

Une autre rencontre déterminante dans mon parcours est Michel Strée, un rebelle idéaliste des années 80, connu pour avoir pris un bus en otage alors qu’il était encore adolescent. Muni de fausses armes, il a mené le bus jusqu’à la RTBF où il voulait dénoncer les abus et donner au monde son point de vue. « Cowboy », le film de Benoît Mariage, avec Benoît Poelvoorde, s’inspire d’ailleurs de ce fait divers. A la fin du film, une longue interview est consacrée à Michel Strée. Son acte n’était certainement pas une bonne solution car il était naïf, mais à mes yeux, c’était Robin des Bois. Il volait littéralement aux riches pour donner à manger aux pauvres à la gare du Midi. Quand je l’ai rencontré, il a cru en moi. Avec lui, nous avons organisé des fêtes médiévales pour diffuser les valeurs de la vraie chevalerie, la défense de la veuve et de l’orphelin. 

Georges Dejardin et Michel Strée m’ont donné des ailes. Avant de les rencontrer, j’étais anesthésié par l’incompréhension de la vie. Grâce à eux, j’ai pu me réaliser. Georges pour le côté pro, Michel pour le côté humain. C’était des rencontres magiques qui m’ont vraiment donné confiance en mon talent et en mes capacités à l’exploiter.

 Sur quels projets travaillez-vous aujourd’hui ?

J’aime me plonger dans des univers différents, chaque projet contient sa part de magie et de défis techniques. Les codes du cinéma ou du spectacle vivant ne sont pas les mêmes et c’est justement la possibilité de passer d’un monde à l’autre sans transition qui m’amuse beaucoup. En ce moment, je peux passer du façonnage de bébés pour une scène d’accouchement à un projet de décapitation pour une reconstitution historique. Après avoir créé la tête, je dois créer des fausses épaules et concevoir une mise en scène pour pouvoir procéder à une décapitation en toute sécurité. Je vais aussi prévoir de vrais faux cheveux pour que l’on sache bien attraper la tête !

A côté des superproductions pour le cinéma ou de mon travail pour les arts de la scène, notamment pour l’Opéra Royal de Wallonie, je travaille également pour des collectionneurs privés. Chaque projet a une approche différente. Un jour, un client m’a demandé de reproduire une racine de trente centimètres sur deux mètres de haut. Je l’ai construite à partir d’une armature en acier, avec des volumes en polystyrène et recouverte d’un treillis. La finition est en époxy recouvert d’un vernis. Cette œuvre est aujourd’hui au Parlement Européen. Celle-là, je l’aurais bien gardée pour moi…

 Quels conseils donneriez-vous aux personnes désireuses de se former à votre métier ?

Au départ, il faut des qualités artistiques. Ensuite, des capacités d’adaptation, d’écoute et un sens de la négociation. Une certaine souplesse horaire est également de mise. Par exemple, sur le tournage de « Valerian » qui a duré six mois, il y a eu six mois de travail en atelier, à raison de douze à seize heures de travail par jour. J’ai conçu six costumes pour le comédien principal Dane DeHaan et quatre pour Cara Delevingne. Pourquoi autant ? Parce qu’il y avait des cascades et qu’il fallait assurer si un costume venait à être endommagé. C’est le genre de tournage avec 3.000 personnes dans l’équipe de production, on ne peut donc pas perdre une seule heure. Il faut pouvoir intervenir sur place. Pour ce tournage, lors du dernier essayage, Luc Besson m’a demandé de réduire l’épaisseur du col des scaphandres de quatre millimètres. Afin de respecter les délais, certaines productions exigent de travailler de nuit ou les week-ends. Bref, à ceux ou celles qui auraient vraiment envie d’exercer ce métier, je conseille de bien se structurer, de prendre des risques calculés et de bien faire les choses. 

Laurent Couline

+32 (0) 477 91 33 60

www.laurentcouline.com

PlicPloc. Cette entreprise de Trois-Ponts est l’un des partenaires des Francofolies de Spa pour lesquelles elle s’occupe de toute la régie technique.
A ses commandes depuis 1991, Jean-Marc Closjans, un homme à tout faire.


Plic-ploc. Voilà un belgicisme qui se laisse comprendre facilement. Il évoque ce qui est improvisé, bricolé, ce qui est fait de bric et de broc. Mais pour titrer un métier, une entreprise qui demande une rigueur absolue, voilà qui suggère un solide sens de l’autodérision et une aisance rare devant la mission.

Le destin vous offre parfois une chance qu’il faut savoir saisir. Depuis 1991, Jean-Marc Closjans dirige la société PlicPloc qui assure la régie des coulisses de quelques-uns des plus grands évènements culturels de Wallonie et au-delà. Tout a commencé avec les Frères Taloche, un duo d’humoristes costauds pour lesquels il assure la régie du son et de l’éclairage. Très vite, par relation et réputation, les contrats sont arrivés. Le second fut les Francofolies de Spa fondées en 1994 sur le modèle des Francofolies de La Rochelle (1985). Ce que peu de gens savent c’est que cet événement fait référence à la Superfrancofête de Québec de 1974. Ces grands moments de la francophonie perdurent et montrent, sur plusieurs générations, que la chanson francophone reste créative et très dynamique. 

Jean-Marc Closjans, fort de cette référence, empile… plic-ploc les contrats et devient régisseur des Anthisnoises, du Festival du Rire de Rochefort (23 éditions), du Festival du Rire de Liège et de la Foire de Châlons-en-Champagne. La fidélité de ses clients témoigne de la qualité de ses services. Le régisseur est mandaté pour sous-traiter et coordonner la plupart des aspects techniques de la grosse machine qui se met en place avant, pendant et après un spectacle, un festival, un show. Avec son équipe, il assure et coordonne l’éclairage, le son, l’aménagement de la scène, le chapiteau… mais aussi la logistique, les horaires pour les artistes et les techniciens, le fonctionnement des micros. Il supervise les plans d’implantation, le planning des interventions techniques, la sécurité des chapiteaux et canopy, l’implantation des conteneurs aménagés, les devis de chaque prestataire et même le catering pour le personnel technique. Bref, PlicPloc gère toute l’intendance et coordonne la bonne marche de l’événement.

Les métiers du spectacle 

Chaque évènement en plein air demande une intendance particulière qui se gère plusieurs jours avant et après le spectacle. Les premiers intervenants sont les monteurs de chapiteaux et des structures de la scène. Ces structures lourdes comportent des ponts, des échafaudages, des gradins, des praticables. Il faut en plus  placer et monter  les supports d’éclairage, de sonorisation et de projection. Vient ensuite le montage des éléments de décor. Cette première intervention fait appel à des techniciens de l’éclairage qui doivent poser les câbles, placer et fixer les équipements lumineux, raccorder les câbles aux équipements, raccorder les câbles aux gradateurs, tester les installations d’éclairage, vérifier les connexions, mettre sous tension et tester le fonctionnement des installations (projecteurs, gradateurs, console).

Les techniciens de plateau et les techniciens du son ont également les mêmes missions. Ils doivent tous se coordonner avec les électros-machinistes, ils installent et raccordent le matériel scénique, mais ils devront assurer, avec la même rigueur, le démontage de ce matériel.

Le montage d’un chapiteau est aussi spectaculaire et demande des compétences techniques rigoureuses. Il faut charger et décharger le matériel, le répartir et assembler au sol les éléments de charpente, les poteaux, les sablières et les chevêtres horizontaux, etc. Vient ensuite le montage du plancher suivant un plan de montage préétabli. Entre chaque mission, les monteurs de chapiteaux doivent assurer l’entretien, le nettoyage et la réparation des différentes pièces et bâches. Ils peuvent être amenés à fabriquer certaines pièces. Les monteurs de chapiteaux peuvent en effet découper et assembler des toiles, réaliser des gradins, etc. Le tout doit répondre à des normes de sécurité très strictes.

Plicploc
Mont de Fosse 4
B-4980 Trois-Ponts
+32 487 02 16 27
 
http://plicploc.be/regie/
© Province de Liège - Musée de la Vie

Le Motorium Saroléa abritait les anciennes usines de motos Saroléa. Ce bâtiment fut le témoin de toutes les évolutions techniques, sociales et ouvrières à Herstal. L’endroit s’est transformé au fil du temps pour devenir aujourd’hui un musée et un restaurant à vocation sociale.

 

Saroléa : quatre syllabes à l’origine d’une folle aventure sur deux roues. Les murs du vieux bâtiment tremblent d’émotion lorsqu’ils se rappellent ce jour de 1850 qui vit Matthias Joseph Saroléa s’installer dans ce quartier dit Hayeneux afin d’y ouvrir un petit atelier de façonnage d’armes à feu. Si la petite armurerie traversa cahin-caha la guerre avec la Prusse, elle changea vite son fusil d’épaule avant d’aborder la suivante : à la fin du XIXe siècle, l’heure était aux bicyclettes, elles-mêmes vite dépassées par les motocyclettes. Dès 1901, les pétarades de la première moto Saroléa retentirent dans les rues d’Herstal. Puis ce furent les explosions de joie : 10.000 motos vendues en 1912, une victoire dans Paris-Nice et six médailles d’or dans le Paris-Liège de la même année. Dans les années 20, les usines Saroléa, FN et Gillet employaient plus de 2000 personnes à  Herstal. Les champions de Belgique courant sur Saroléa avaient alors pour nom Mineur (1923), Lambert (1935) et Grégoire (1938). Quelle épopée !

Aujourd’hui, cependant, le calme est revenu dans le quartier. Après la Seconde Guerre mondiale, l’explosion du marché des petites voitures (Renault 4 CV, Citroën 2 CV) et la concurrence des motos japonaises eurent raison de l’usine Saroléa qui ferma ses portes dans les années 70 après avoir fortement périclité. 

Un centre de guidance

Après avoir abrité une papeterie, les vieux bâtiments furent acquis par l’AIGS (Association Interrégionale de Guidance et de Santé) dont les responsables avaient été convaincus de la nécessité d’y installer un Centre de Guidance. Il s’agissait de hausser le niveau socio-culturel de la population, et plus particulièrement des enfants et des familles à risques, dans une dynamique d’égalité, de liberté et de justice. 

C’est ainsi que l’AIGS, poussé par son secrétaire général Marc Garcet, a installé plusieurs de ses services entre les murs des anciennes usines Saroléa. Des services d’aide aux personnes (centre de guidance, ludothèque, centre de jour…), des activités culturelles et pédagogiques (expositions, balades, galeries d’art, salle de conférences…) et un restaurant à vocation socio-professionnelle.

Ce vestige du riche passé industriel de la région s’appelle aujourd’hui le Motorium. Un musée y a été intégré. Il raconte l’histoire de Herstal et des usines Saroléa de 1830 à nos jours, mettant en parallèle l’histoire des ouvriers, les bouleversements socio-économiques nés de Mai 68, l’émancipation féminine, etc. Sa visite guidée – sur réservation uniquement – permet de découvrir les outils des forges et des ateliers d’armes, l’ambiance des cabarets de la « Belle Epoque », les motos qui ont fait la gloire de la marque Saroléa.

A côté de ce musée, les lieux accueillent régulièrement des expositions émanant de la Province de Liège, des bibliothèques, etc.

 

La renaissance électrique 

L’histoire des motos Saroléa ne s’arrête pas en 1973 avec la fermeture de l’usine.En 2009, en effet, deux entrepreneurs jumeaux passionnés de motos, Bjorn et Torsten Robbens – ce dernier remporta les 24 Heures du Mans en 2004 –, ont décidé de racheter la marque historique et emblématique des « Demoiselles de Herstal » et d’en relancer la production dans un atelier près de Gand. Leur pari : redonner vie à la Saroléa afin de commercialiser des motos haut de gamme électriques pour les compétiteurs mais également pour les particuliers. La SP7 (204 chevaux, 190kg, 270 km/h max.) a déjà fait d’intéressants débuts sur les circuits, tandis qu’une vingtaine de Manx-7 ont été vendues depuis 2017 à des afficionados passionnés : en Belgique, en Australie, aux Etats-Unis, en Thaïlande... L’ambition des deux frères pour 2019 : produire 250 motos par an et proposer un deuxième modèle plus « sport touring » et plus confortable dont l’autonomie atteindrait les 400 kilomètres.

 

Un restaurant sociétal et solidaire 

Insérer un restaurant à l’intérieur d’un ancien bâtiment industriel où se mélangent, à l’occasion d’expositions temporaires, le culturel et la gastronomie correspond à une demande importante de la population. Mais c’est encore plus tendance quand ce restaurant a une vocation sociale. En effet, le restaurant « Le Saroléa » est un site du Centre d’Insertion Socio-Professionnelle (CISP) de l’entreprise Work’inn agréé par la Région Wallonne. Son objectif pédagogique est de permettre aux stagiaires de suivre un apprentissage technique et une formation générale dans un environnement de travail réel, afin de leur apprendre un métier et leur permettre ainsi de se réinsérer dans la vie professionnelle.

Pour y accéder, il faut traverser un long couloir de l’ancienne usine de motos où se déroulent les expositions  de la galerie ArCaché et des  manifestations temporaires. L’ambiance du restaurant tient à la fois du bistrot parisien et de la cantinetta italienne. On est y servi face à un bar imposant devant une clientèle d’habitués mêlant le commerçant du coin, l’avocat connu, le gastronome pointu et les personnes qui fréquentent le centre de réinsertion.

Deux chefs expérimentés

Le restaurant est animé par deux amis, deux figures de la restauration liégeoise qui jouissent déjà d’une belle expérience : Patrick Marée et Frédéric Pelzer. Tous les produits de la carte sont frais et sélectionnés par leurs soins au rythme des saisons et de leur inspiration.

Patrick Marée, avec son physique de rugbyman et sa « banane » légendaire, nous l’avons connu dans les restaurants de Robert Lesenne (principalement au Bistrot d’en Face) et dans son propre restaurant liégeois, « Le Pancione ». Lassé des vicissitudes liées au quotidien de l’horeca, il a décidé de transmettre son savoir gourmand à des personnes en difficulté de vie.

Le chef maîtrise allègrement les terroirs. S’il peut proposer une magique interprétation de rognons à la liégeoise ou un boudin noir compote local marié à une purée de pommes de terre façon Joël Robuchon, il aime aussi s’aventurer dans le terroir français avec un cassoulet valant son pesant d’or ou un gigot d’agneau de cinq heures servi avec des haricots beurre. 

Bref, Patrick, c’est un passionné nourri au sein d’une gastronomie de cœur. Son sens de l’accueil est légendaire. Il a aussi souvent ce petit sourire complice qui semble nous dire : « Si tu t’installes à ma table, tu seras reçu en ami. Profite du moment présent et ensuite on verra bien, basta cosi ! ».

Si les deux complices ont réussi à construire un véritable repaire pour gourmets, il  est prudent de réserver car le restaurant ne compte que 32 places. Les prix sont légers (tous les plats du jour sont facturés à 10 euros) et les portions gourmandes. 

Dans le restaurant de Patrick Marée et Frédéric Pelzer, on est y servi face à un bar imposant devant une clientèle d’habitués mêlant le commerçant du coin, l’avocat connu, le gastronome pointu et les personnes qui fréquentent le centre de réinsertion.

 
 
 
 
Work’inn asbll
Rue Saint Lambert 84
B-4040 Herstal
+32 4 248 48 18
 

Casser les codes et créer des pièces de mobilier 100% wallonnes, c'est le pari réussi de deux cousins de la région de Liège à l'origine de la marque BANDI. Une cinquantaine d'ensembles (table et bancs) ont ainsi été vendus en 2017 et, cette année, la production devrait doubler.

 

Il y a parfois de belles histoires qui naissent d'une frustration. Il y a quatre ans, las d'arpenter les show-rooms à la recherche de bancs pour sa table de salon, Thomas Crucifix dessine lui même la pièce qui lui convient et la fait ensuite construire chez un artisan voisin. «Je trouvais tout trop cher ou pas à mon goût, explique-t-il. Je voulais quelque chose de léger et d'une seule pièce.» L'homme n'a pourtant rien d'un designer puisqu’il est ingénieur commercial. Mais cette création toute personnelle séduit. «Rapidement, des amis, de la famille m'ont demandé où j'avais trouvé ce banc. Ils voulaient cela chez eux. Mais aussi une table pour leur terrasse. C'est là que je me suis dit qu'il y avait peut-être quelque chose à faire...». 

Pour mener à bien ce projet, Thomas fait appel à son cousin, Olivier Collette, architecte de formation. Les deux hommes se complètent. L'un fourmille d'idées, l'autre est plus « terre à terre ». «Quand il a fallu réfléchir à des solutions techniques pour produire à grande échelle ou quand nous avons dû affiner certaines lignes pour améliorer le produit et réduire les coûts, les compétences d'Olivier se sont révélées très importantes », explique Thomas. Rapidement, un concept voit le jour. Créer une table et un banc utilisables tant à l'extérieur qu'a l'intérieur. La gamme BANDI était née. « Regardez une terrasse avec un joli mobilier, ça embellit le tout, ça donne de la personnalité à l'ensemble. Je peux vous assurer que notre table blanche (la couleur la plus vendue, NDLR), sous un soleil estival, ça a de la gueule!».

Fabriquées chez nous

Mais les deux hommes vont plus loin dans leurs réflexions. Ces créations, ils les veulent relativement abordables, durables et, point essentiel, fabriquées en Wallonie. «Tout est produit près de chez nous et pas juste finalisé ici comme chez certains de nos concurrents, s'exclame Olivier. Nous sommes dans une région, Liège, qui a vécu par et pour le métal. Les outils existent, les connaissances sont là. Cette industrie et cet artisanat doivent se réinventer. Pourquoi fabriquer à l'étranger alors qu'on a un vrai potentiel ici ? ». 

Durant plusieurs mois, les deux cousins dessinent, peaufinent et affinent le concept. Plusieurs sous-traitants les suivent et amènent eux aussi leur savoir-faire. «C'est incroyable de se rendre compte de ce que l'on peut faire ici, poursuit Olivier. Un exemple : un de nos fournisseurs a gardé une ancienne presse pour plier des tôles. Cette machine permet de faire ce que l'on veut. Les concurrents n'ont plus cette flexibilité». 

Rapidement, les deux compères se voient pourtant confrontés à la réalité du marché et aux coûts de production en Belgique. Loin de se décourager, ils adaptent leur produit et leurs critères de production. «Nous proposons de l'artisanat industriel, explique Olivier. Nous devons produire suffisamment pour réduire les coûts tout en gardant cette notion de « fait main ». Et Thomas de préciser : «C'est clair que dépenser 2.500 euros pour une table et 1.000 euros par banc, ça reste beaucoup d'argent. D'où le fait de travailler un design intemporel qui va vraiment embellir la terrasse ou le jardin. Et qui va durer !».

L’accent sur la qualité

Chaque table ou banc est construit en aluminium, matériau aussi fin, point de vue graphique, que robuste. Les peintures sont, elles aussi, de type industriel, gage d'une certaine longévité. «Nous avons vraiment voulu mettre l'accent sur la qualité. Ces peintures sont extrêmement résistantes. Regardez ce que certaines tables en bois moins chères deviennent après quelques années. Nous voulions vraiment éviter cela», conclut Olivier. 

Aujourd'hui, la société séduit de plus en plus. Une cinquantaine d'ensembles (table et bancs) ont ainsi été vendus en 2017 et, cette année, la production devrait doubler. «Il y a une vraie tendance pour retrouver du haut de gamme produit chez nous, reprend Thomas. Une fierté d'avoir une pièce « made in Wallonia ». Nos clients le disent. Ils cherchent du « local », tant pour la nourriture que pour les autres aspects de la vie quotidienne. Et la maison comme la déco font partie de la vie quotidienne.» 

Séduire la Flandre ?

Autre argument qui explique peut-être le succès de la marque : le système de vente en circuit court et sans intermédiaire. «La marge prise par les intermédiaires n'aurait plus permis de rester dans une gamme de prix abordable, concède Olivier. Nous travaillons donc différemment. Les réseaux sociaux et le bouche à oreille sont aujourd'hui nos meilleurs alliés ». Et Thomas d’ajouter : «Nous nous amusons avec des campagnes un peu décalées. Si vous faites rire quelqu'un, vous gagnez probablement un client. Mais il est très important aussi que celui-ci puisse « toucher » la table, s'asseoir sur les bancs. C'est pour cela que nous travaillons avec des ambassadeurs par région. Des enseignes, des marques, mais aussi des particuliers qui aiment nos produits et les montrent». 

Assis sur la terrasse de leur bureau, appuyés sur la dernière évolution de leur table, les deux associés voient l'avenir avec une certaine excitation. «Nous avons très envie d'aller démarcher en Flandre, de séduire le client flamand avec du «made in Wallonia», s'exclame Thomas.   Le marché est bien plus important pour le haut de gamme, justifie Olivier. Nous aimerions également créer notre propre atelier de production. Jusque-là, nous n'avons pas pris de risque important en sous-traitant, mais il est clair que nous serons bientôt face à un choix ».

Dans la tête des deux hommes, d'autres évolutions de la gamme pourraient voir le jour. Mais pas question d'en savoir plus, les cousins se contentent d'un « On en parlera en temps voulu », ponctué d'un large sourire.

 « La marge prise par les intermédiaires n'aurait plus permis de rester dans une gamme de prix abordable. Nous travaillons donc différemment. Les réseaux sociaux et le bouche à oreille sont aujourd'hui nos meilleurs alliés. »

 

 
 
 
 
 
 
 
 WADD sprl
Zone industrielle d'Awans
Rue de la Chaudronnerie 2
B-4340 Awans
+32 4 290 29 30

www.bandi.design

Découvrir l’histoire d’un charbonnage et le travail des mineurs en parcourant les galeries à 60 mètres sous terre, ce n’est guère banal. Mais à Blegny, cette visite peut se compléter de découvertes gustatives.

 

 

La commune de Blegny est située au nord-est de Liège, prélude au Pays de Herve, dans la basse Meuse. Le charbonnage d’Argenteau-Trembleur est un des quatre sites miniers majeurs de Wallonie reconnu Patrimoine mondial de l’Unesco sous le nom de Blegny-Mine. Son directeur, Jacques Crul, dirige, avec dynamisme et enthousiasme, une équipe dévouée afin de mettre en valeur cette ultime concession houillère de la région et mener à bien, sous la férule de la Province de Liège, son originale reconversion en domaine touristique et lieu de mémoire. 

Le site étant le seul en Belgique dont les galeries souterraines sont encore accessibles aux visiteurs via un puits d'origine, ce monde mystérieux et fascinant peut être présenté dans toute son authenticité lors de visites guidées passionnantes. Du tourisme insolite ? Certes, mais là où cela devient vraiment original, c’est lorsque les plaisirs gustatifs se mêlent à la soif d’en savoir plus. Tous les premiers vendredis du mois (jusqu’octobre), Blegny-Mine propose en effet, sur réservation obligatoire, ses « Apéro-Mines ». 

Une descente en cage

Joignons-nous à un petit groupe pour vivre ensemble cette belle aventure. On nous projette un film retraçant l’histoire et la vie du lieu. Et puis vient le grand moment. Le petit Thomas (8 ans) serre un peu plus la main de sa maman. Valérie, du haut de ses presque 12 ans, va affronter cela avec sérieux mais aussi un peu d’appréhension. Un couple d’aînés se demande si genoux, hanches et chevilles vont bien tenir le coup. Mais déjà les conversations se calment. Il faut enfiler les vestes aux couleurs flashantes et ajuster les casques. Tout est prêt pour la descente dans une « cage de mine » vers les entrailles de la terre, à 30 mètres, puis à 60 mètres... Plus aucun bruit dans ces lieux de mémoire où l’on vous fait découvrir, avec compétence et un brin d’humour, des endroits inconnus : bouveaux, chassages, taille, et surtout le bruit des machines, le travail harassant des « houilleux ».

La bière des Houyeux et des Hèrtcheûses

C’est dans cet univers passionnant, mettant en valeur le rôle et les souffrances de la vie des hommes dans un milieu si peu hospitalier, que quelques produits locaux mettant en valeur le terroir vous sont proposés lors de deux haltes gourmandes. Comme deux grandes bouffées d’air… Au menu : les fromages de la Fromagerie du Vieux Moulin (voir encadré), les succulentes charcuteries artisanales de la ferme de la Waide à Blegny, le tout accompagné des bières des Houyeux et des Hèrtcheûses (mises en œuvre spécialement par la brasserie de l’Abbaye du Val-Dieu). 

Sitôt revenu au grand jour, notre groupe, à peine remis de ses « émotions », peut suivre attentivement le parcours du charbon avec le triage et le lavage. Toutes les étapes sont passées en revue. Etonnement et ravissement se succèdent dans ces bâtiments dans lesquels on a conservé l’authenticité et surtout l’esprit d’origine sans fards ni détours. Et les sourires d’éclairer les visages des « mineurs d’un jour »…    

Du vin vieilli dans la mine  

Depuis un an, un millier de bouteilles du Château du Coureau (appellation Graves en Bordelais) vieillissent dans les galeries souterraines de la mine et dans la partie immergée du Puits. Ce vin baptisé « Rouge de la Mine », qui a donc pris de l’âge dans des conditions particulières (à l’abri de la lumière, des bruits et des chocs thermiques, à température constante), est proposé à la dégustation et à la vente. Cette expérience unique, initiée par le viticulteur spécialiste Franck Labeyrie, permet d’avoir un vin aux caractéristiques uniques très apprécié des œnologues et fins connaisseurs : joli nez de fruits noirs, bouche pleine, ronde et moelleuse, belle longueur finale.

Un cube de bonheur

Le Pays de Herve s’étale en prairies, bocages entrelacés de ruisseaux. Les vaches paissent paisiblement. C’est là qu’est né, au 13e siècle, le Fromage de Herve, garantie d’authenticité et de qualité. Depuis 1996, la Commission Européenne a décerné au seul Fromage de Herve le label AOP (Appellation d’Origine Protégée). Il protège « la dénomination d’un produit dont la production, la transformation, l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée, avec un savoir-faire reconnu et constaté. »

Symbole du patrimoine du terroir, sa particularité inimitable est due au climat et à la nature des herbages : une saveur qui lui fait dévoiler ses arômes. Il a du nez, du caractère et de la personnalité; son goût si distinctif l’invite sur les meilleurs plateaux de fromages. 

Pour suivre la tradition, le Fromage de Herve se déguste sur une belle tranche de pain, tout simplement, avec du sirop de Liège. Le tout étant accompagné d’une bonne tasse de café (« ine clapante jate di neur cafè »), d’un vin blanc mi-doux ou d’une bière régionale. Il se garde bien hermétiquement emballé au frigo d’où il sera sorti une heure avant le repas pour plus de moelleux et de velouté onctueux. La Fromagerie du Vieux moulin est gérée par Madeleine Hanssen-Polinard, productrice et distributrice de Fromage de Herve au lait cru façonné comme jadis avec les techniques d’aujourd’hui.

 

 
Blegny-Mine
Rue Lambert Marlet 23 
B - 4670 Blegny 
+32 4 387 43 33


www.blegnymine.be

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Cette 25e édition est dédiée à deux grands artistes disparus cette année qui ont marqué l’histoire du festival, chacun à leur façon : Maurane et Mario Guccio.

 

 

Maurane préparait son retour après deux ans d’absence avec un hommage à Jacques Brel; mais le destin en a voulu autrement : la plus belle voix de la chanson française nous a quittés, brutalement, alors qu’on se réjouissait de son retour.

Elle avait foulé toutes les scènes du festival : la scène Pierre Rapsat, la grande Salle des Fêtes du Casino et même le Petit Théâtre, en mode plus intimiste.

Elle adorait les rencontres artistiques, les invités, les duos : on l’a ainsi vue chanter dans la Fête à Fugain, pour un duo mémorable avec son amie Lara Fabian, avec Jean-Louis et Marie Daulne (Zap Mama), Jean-Jacques Vannier et bien entendu Philippe Lafontaine.

Parmi nos souvenirs, il est impossible d'oublier aussi cette soirée « collective » intitulée Belgomania… une création proposée aux Francos de La Rochelle au Théâtre de la Coursive. Une soirée mémorable certifiée 100% talents belges et qui restera encore pour longtemps une très grande réussite des Francos de Spa, à l'export avec Carton, Marka, Jeff Bodart, Philippe Lafontaine et Maurane. Tout un résumé de l'esprit et de la production Made in Belgium !

Mais, Maurane, ce fut aussi d'étonnantes expériences musicales de Starmania aux Enfoirés en passant par des rencontres expérimentales dont le très beau trio HLM (Steve Houben, Charles Loos et Maurane).

De grands souvenirs, gravés dans la pierre, qu’on n’oubliera jamais.

Merci à elle pour ces moments de grâce.

Avec ou sans Machiavel, Mario Guccio a également écrit l’histoire des Francofolies.

On se souviendra de cette fameuse « Fête à Sttellla » en 1996 qui a fait remonter Machiavel sur scène et a relancé le groupe. Un lien s’était créé. 

Fidèle du festival et proche des organisateurs, Mario a toujours fait le show et donné le meilleur de lui-même sur scène, quelles que soient les circonstances. 

Immense chanteur, compositeur, écrivain à ses heures et personnalité fantasque, il est lui aussi parti très vite, trop vite. Il aimait les Francofolies et le festival le lui rendait bien.

Sûr qu’à présent ces artistes d’eau douce chantent tout là-haut, avec Pierre Rapsat, Jeff Bodart et Jean-Louis Foulquier, créateur des Francofolies et grand homme de radio qui les a toujours soutenus.

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The place to be !

 

 

En vingt-quatre éditions, le festival spadois s’est imposé comme LE rendez-vous incontournable de l’été où se retrouve chaque année le gratin des personnalités du monde artistique, sportif, économique, médiatique ou politique, au sein d’une infrastructure VIP exceptionnelle, particulièrement propice à l’entretien et au développement des relations d’affaires.

En 2018, grâce au nouveau dispositif mis en place à l’occasion de la 25e édition du festival, les Francos proposent des formules VIP entièrement revisitées qui n’offrent que des avantages :

 • Un parking VIP sécurisé avec shuttle vous déposant devant l’accueil VIP du festival.

• Un accueil personnalisé dans le superbe Salon Bleu
du Casino ou au Radisson Blu Palace Hotel, au centre de Spa.

• L’accès à TOUS les concerts du jour : 25 spectacles accessibles au lieu de 3 précédemment !

• Une entrée VIP spécifique avec accès direct à l’espace VIP de la Place Royale. 

• Des formules repas améliorées.

• Vous assistez aux principaux spectacles depuis un carré d’or situé juste en face de la grande scène.

• Un accès permanent aux bars et terrasses VIP dans un environnement calme et bucolique au cœur du festival.

• Un accès aux after-parties après les concerts.

Une journée VIP aux Francos

 

12h30
Début des concerts sur les différentes scènes du festival et ouverture de l’espace VIP de la Place Royale, avec accès aux bars et terrasses VIP.

17h30
Repas (walking dinner ou servi à table, selon les formules).

19h30
Première tête d’affiche sur la scène Pierre Rapsat.

22h45
Tête d’affiche principale.

23h00
Ouverture de l’after-party.

03h00Fin de la journée.

Infos et réservations

www.francofoliesvip.be

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Le programme de cette 25e édition est emblématique de ce qui fait l’ADN des Francofolies: un subtil cocktail de têtes d’affiches françaises ou francophones incontournables, avec une bonne dose d’artistes belges qui font l’actualité et, pour soutenir l’émergence, une large part de découvertes. Un subtil cocktail riche d’une diversité musicale sans complexe.

Les nouvelles implantations vont permettre de proposer ce cocktail plus facilement qu’auparavant, puisque chaque concert et chaque artiste seront désormais accessibles à tous les festivaliers.

Petit survol des artistes, toutes scènes confondues.

Le festival garde son ancrage francophone avec Francis Cabrel, Calogero, Christophe Willem, Cœur de Pirate, Suarez, Daran, mais aussi avec la nouvelle génération francophone comme Tim Dup, Amir, Aliose, Clara Luciani, Lea Paci, Arcadian, Foé, Hoshi… Sans oublier les Belges Samir Barris, Charlotte, Faon Faon, Zappeur Palace, Isolde, Ebbene, Greg Houben, Simon Delannoy, le reggae d’Atomic Spliff… et les retours de Chance et de Jérôme Mardaga. Tous deux reviennent avec des projets bien différents de ce qu’ils ont pu proposer auparavant. Deux vraies et bonnes surprises.

En français également, le hip hop belge trouve cette année une place de choix en haut de l’affiche avec Roméo Elvis x Le Motel, Caballero & Jeanjass, L’Or du Commun et le retour aux affaires de La Smala. 

L’électro sera également à l’honneur et de bien belle manière. Avec, en tête d’affiche, Lost Fréquencies et Henri PFR. Le premier en formule live pour la première fois à Spa et en concert unique cet été en Belgique francophone; le second en clôture de festival !

Avec également Todiefor, Alex Germys et Mosimann, qui clôtureront chaque soir le programme du jour, et le collectif St-James Hiphoptronics qui donnera le tout premier concert de la scène Pierre Rapsat sur sa nouvelle place.

Enfin, last but not least, une solide délégation de DJ spadois sera tout particulièrement mise à l’honneur à l’occasion de cette
25e édition.

La scène pop-rock anglophone dans toute sa diversité reste très dynamique en Belgique et elle a bien entendu sa place aux Francos, et pas uniquement avec des Belges : Girls in Hawaii, Ozark Henry, Cats on trees, Typh Barrow, Piano Club, Daan, Sonnfjord, Pale Grey, Fugu Mango, Mat Bastard, Bacon Caravan Creek,  Lylac, Yew, Mathilde Renault, Ykons, Tanaë, Monday Penny, le retour de Huy ! ....

Sans oublier Blanche, qui entame sa première tournée, et les artistes québécois toujours bien présents à Spa grâce aux Québécofolies : Les Hôtesses d’Hilaire, Gabriella et Joseph Edgar.

Enfin, The Human League, emblématique de l’électro-pop anglaise 80’s, en pleine tournée mondiale et au sommet de sa forme, ravira ses toujours nombreux fans !

Francos Juniors 

Les spectacles pour enfants seront également intégrés au
programme général. Trois seront proposés sur la scène Playright/Vitrines, désormais installée dans le festival : Les Déménageurs, Geneviève Laloy, et AnA. Un quatrième spectacle est prévu sur la scène Proximus : Zombie Kids, de et avec Saule.

Rappelons que l’entrée est gratuite pour les enfants de – de 10 ans. Les parents devront bien évidemment être détenteurs d’un ticket ou d’un abonnement pour les accompagner.

Le Franc’Off

Enfin, on ne change pas la tradition et le Franc’off servira toujours bien de tremplin pour les jeunes artistes.

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Du 19 au 22 juillet

 

 

Nées en 1994 et inspirées par les Francofolies de La Rochelle et de Montréal, les Francofolies de Spa sont rapidement devenues incontournables en s’imposant comme LA référence estivale pour les artistes francophones et la scène belge en particulier.

Dédié aux musiques – toutes les musiques – de l’espace francophone, le festival spadois s’est adapté aux évolutions musicales tout en gardant son ADN : des têtes d’affiches et des découvertes, dans une ambiance familiale et conviviale au cœur de la ville d’eau.

La plupart des vedettes francophones ont foulé les planches du festival et on ne compte plus les artistes belges à être passés par les Francos à leurs débuts.

En vingt-cinq éditions, les Francofolies de Spa auront proposé des milliers de concerts, soutenu des dizaines de milliers de musiciens et accueilli des centaines de milliers de festivaliers ! 

Difficile de choisir parmi tant de bons moments, mais voici, en dix images, quelques souvenirs marquants des Francofolies.

Pierre Rapsat s’est impliqué totalement dans la création du festival : sans lui, il n’y aurait peut-être pas eu de Francofolies à Spa. Après une « Fête à » en 1994, il assurera la difficile première partie de Johnny en 1996 et reviendra encore en 1999. Après sa triste disparition en 2002, les organisateurs ont donné son nom à la scène principale pour lui rendre hommage.

En 1994, Indochine est un peu dans le creux de la vague en France mais pas à Spa ; le groupe de Nicola Sirkis assure la tête d’affiche de cette première édition et participe au lancement du festival avant de revenir à deux autres reprises par la suite.

Evénement en 1996 : Johnny Hallyday est à l’affiche de la troisième édition des Francofolies qui enregistrent ainsi le premier sold-out  de leur histoire  ! Inutile de dire que ses fans étaient aux anges.

C’est avec son groupe Les Charts que Calogero s’est produit pour la première fois aux Francos, en 1995. Sa carrière solo a explosé quelques années et tard et sa fidélité au festival ne s’est plus jamais démentie, offrant même aux Francofous un concert exclusif avec sa tournée symphonique en 2011.

10 ans

En 1996, Pascal Obispo est au début d’une grande carrière. Après ce concert au Parc de 7 Heures, il reviendra en tête d’affiche au Casino et puis sur la place de l’Hôtel de Ville à l’occasion de chacune de ses tournées. Un showman et chanteur exceptionnel.

Depuis l’explosion de la Bruelmania au début des années 90, le succès de Patrick Bruel n’a jamais perdu de son intensité et chacun de ses concerts affiche complet ! Un grand artiste de scène, aussi à l’aise entouré de musiciens qu’en solo.

Après un premier concert en 2008, le trio magique de Puggy, alors encore inconnu, a triomphé par la suite à plusieurs reprises dans le Village Francofou. Ici en clôture de l’édition 2016 avec les bénévoles du festival à leurs côtés pour un final plein d’émotion.

C’est en exclusivité d’été que Loïc Nottet, incontestable artiste belge de l’année 2017, a présenté son tout premier et ambitieux show, qui mêle chant, danse et visuels soignés. La « drache » nationale qui s’est abattue sur Spa durant tout le concert, n’a pas gâché l’enthousiasme de ses nombreux fans.

Carton plein pour Bigflo & Oli à l’occasion de leurs deux concerts au Village, en 2015 et en 2017. Non seulement les deux frères mettent le feu en deux temps trois mouvements, mais ils distillent avec brio et talent des textes intelligents. Brillants !

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