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Jadis abbaye, aujourd’hui lieu de séminaire et de détente, la ferme de La Ramée fait plus que s’admirer, elle se raconte !

Au milieu d'un océan de champs de blé, de maïs et de betteraves que le vent agite et caresse, un grand navire de pierre est amarré à la Grande Gette toute proche. Sa grande tour et celle située sur son porche lui servent de mâts tandis que son énorme grange en forme de bateau constitue sans doute son joyau. Culminant à vingt mètres de haut, cette grange dimière (où les paysans des environs venaient déposer leur dîme), avec son incroyable charpente, est la plus imposante de Belgique et repose sur des pilastres de pierre. Sa surface au sol est de 800 m² et date de 1713 comme tous les autres bâtiments encore visibles. Car le lieu fut d'abord une abbaye cistercienne fondée en 1216 qui accueillit des nonnes. On connaît le flair des ordres religieux lorsqu'il s'agit de trouver un endroit approprié pour établir leur communauté.

Situé entre Namur, Bruxelles et Louvain, le village de Jauchelette, entouré des terres fertiles de Hesbaye et bordé par la Grande Gette, constituait un lieu idéal pour permettre aux tenantes de la règle de Saint-Benoît de mener leur vie de prières. Malmenée comme le reste du pays par les divers envahisseurs, l'abbaye subit de nombreux pillages qui contraignirent souvent ses locataires à l'exil. Le lieu fut même transformé en hôpital militaire lors des guerres de succession au trône d'Espagne qui secouèrent l'Europe. Ainsi, l'abbaye reçutelle la visite du vainqueur de la bataille de Ramillies en 1706, le duc de Malborough qui s’opposa à Louis XIV. Eh oui, le fameux Marlbrough s'en est allé en guerre en passant par la Ramée.*

* Malbrough s’en va- t-en guerre est une chanson française du XVIII e siècle dont le protagoniste est le 1er duc de Malborough.

Au XVIIe siècle, l'abbaye connaît une nouvelle et dernière période de prospérité sous la domination autrichienne. Époque durant laquelle tous les bâtiments actuels furent bâtis, transformant le lieu en ferme-château adjacent à la congrégation. Mais suite à la Révolution française, l'abbaye est déclarée bien national en 1796. Laissé désormais à l'abandon, le pôle monastique, incluant le cloître et l'église, est hélas ! détruit. Ironie de l'histoire : en 1903, les soeurs du Sacré-Coeur, expulsées de France, s’installent à la Ramée et redonnent vie au couvent. Elles occuperont jusqu’en 2007 la partie abbaye située au-delà de la cour de la ferme qui fut classée dès 1980. Dès 1990, Jacques Mortelmans, qui achète la partie agricole, entreprend une rénovation à ce point minutieuse qu’elle est primée par un Caïus lors du prix Prométhéa et le bâtiment se voit attribuer le label « Patrimoine exceptionnel de Wallonie ». Lorsqu’en 2007, les soeurs mettent en vente la partie qui leur était encore réservée, Mortelmans se présente comme candidat acheteur naturel, permettant ainsi pour la première fois depuis 1789 la réunification de l’abbaye et de la ferme qui en dépendit.

Le propriétaire, par ailleurs producteur sur un autre site de la bière de la Ramée, termina la rénovation dans le reste de cet édifice remarquable qui, outre la superbe grange évoquée plus haut, se compose d’un corps de ferme en carré de briques rouges, rehaussé sur certains toits de fenêtres mansardées et disposant d’une tour d’angle à bulbe et d’un très beau porche surmonté d’une tour. L’ancien fumier transformé en pelouse accueille désormais un magnifique hêtre rouge. Dans la partie située au-delà de la ferme où auparavant se trouvaient le cloître, l’église, l’ancienne école et le quartier des hôtes, pendant un temps occupés par la famille Solvay, borde un parc magnifique au milieu duquel un miroir d’eau reflète le ciel changeant de cette partie orientale du Brabant wallon.

Choisi par Trigano

Le lieu a gardé son côté paisible, serein, spirituel, voire studieux. Depuis 2008, Jacques Mortelmans loue l’ensemble des bâtiments (exception faite de la partie qu’il occupe) à la société Châteauform, créée par Jacques Horovitz (l’un des fondateurs avec Jacques Trigano du Club Med), qui loue désormais plus de trente-cinq lieux exceptionnels en Europe (France, Italie, Espagne, Suisse, Allemagne, Angleterre), les réhabilite et transforme, et comme dans le cas de la Ramée, les aménage en prestigieux centres de séminaires. Ainsi, des étables décorées de fenêtres à mansardes accueillent-elles plus de trente salles de séminaires pourvues de tout le matériel performant nécessaire à ce genre de réunion. Sous les charpentes magnifiques et apparentes du corps de ferme, les participants jouissent de tout le confort nécessaire et de l’environnement adéquat au team building. Une congrégation religieuse au fond, c’était aussi une équipe. Décoré avec goût, le lieu se veut cosy et chaleureux. Il en va de même des chambres et des anciennes cellules au nombre de 110 qui disposent de tout le confort actuel, exception faite de la télévision pour répondre au principe du séminaire tendant vers l’interrelation. Par contre, l’on trouve des billards, flippers et autres kickers, des saunas, hammams et lits massant ainsi que deux restaurants. Par ailleurs, la grange et les anciennes écuries, également ponctuées de pilastres à colonnades et de voûtes, accueillent des réceptions de mariages ainsi que, récemment pour la grange, un concert classique dont le chef d’orchestre a salué la qualité de l’acoustique…

Mais c’est d’abord dans la mise au vert des troupes dans le cadre champêtre de ce lieu à l’histoire aussi fertile que les terres qui l’entourent que l’usage actuel adresse un clin d’oeil aux fantômes du passé. En effet, les nonnes travaillaient de concert dans une ambiance studieuse. De lieu de prière, La Ramée est devenu un lieu de réf lexion conservant la ferveur qui sied aux séminaires au point de métamorphoser les participants en de véritables… séminaristes.

 

Renseignements

Abbaye de la Ramée
Rue de la Ramée, 19
B-1370 Jauchelette
(Jodoigne)
+32 (0)10 23 71 71
www.ramee.be

Le château et son exceptionnel domaine que le petit-fils d’Ernest Solvay légua à l’État belge, dans les années 1960, est aujourd’hui l’une des plus belles vitrines de la Région wallonne. Aux portes de la capitale européenne..

Combien de langues étrangères entend-on en une après-midi de balade dans le magnifique parc du château de La Hulpe ? « Beaucoup ! », répond sans hésiter Olivier Vanham. Le directeur conservateur de ce « domaine Solvay », comme le grand public l‘appelle spontanément, répète avec fierté : « Beaucoup, oui, et je dirais même de plus en plus ». À défaut de comptage – l’accès du parc est libre –, on fonctionne au feeling. Et il est positif. La proximité avec la capitale de l’Europe est un atout pour ce petit bout de Wallonie, en bordure de Forêt de Soignes. Nombre d’expatriés ou de touristes d’un week-end y croisent volontiers les amoureux de ce parc de 227 hectares, qui entoure le château et dont la ferme accueille, depuis 2000, la Fondation Folon.

Le public sait moins, en revanche, que s’il peut aujourd’hui pleinement savourer les vertus bucoliques de ce lieu d’exception inscrit au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, c’est grâce à la générosité de la famille Solvay. Mais ne brûlons pas les étapes…

1842

Située sur les bords de la Helpe, ce qui donnera le nom de La Hulpe au XVIe siècle, la localité fit longtemps partie du duché de Brabant. Ce n’est qu’au XIXe siècle que le territoire de La Hulpe sera morcelé en de grandes propriétés. Dans les années 1820, la plus grande d’entre elles, qui compte alors 851 hectares, appartient à la Société Générale… des Pays-Bas. Mais les années qui suivent l’indépendance de la jeune Belgique vont redistribuer les cartes. La Générale morcèle et vend nombre de ses propriétés.

En 1833, le marquis Maximilien de Béthune, membre du Conseil d’administration de la Générale, acquiert une partie du domaine pour y faire bâtir un château. Commencé en 1840, celui-ci sera achevé deux ans plus tard, comme le rappellera pendant de longues décennies une girouette gravée « 1842 », aujourd’hui envolée. Dire du château qu’il est foncièrement original serait mentir. Mais il a de la classe. Cette bâtisse rectangulaire de 25 mètres de long sur 18 de large, dessinée par l’architecte français Harveuf, empile les briques rouges sur des soubassements en pierre bleue. De style François Ier, le bâtiment est ceinturé aux angles par des tours octogonales. L’entrée principale est à l’ouest, le perron majestueux est à l’est et mène vers une immense pelouse.

Si le château et le domaine changent de propriétaire en 1871, le nouveau maître des lieux, le baron Antoine de Roest d’Alkemade, n’y apportera cependant aucune modification significative.

Nombre d’expatriés ou de touristes d’un week-end y croisent volontiers les amoureux de ce parc de 227 hectares, qui entoure le château et dont la ferme accueille, depuis 2000, la Fondation Folon.


L’ère Solvay

La nouvel le vie du castel débute le 9 décembre 1893. Ce jour-là, l’industriel wallon Ernest Solvay acquiert le château pour en faire sa résidence d’été. Lui qui habite Ixelles s’est épris de ce lieu verdoyant. Né 55 ans plus tôt à Rebecq-Rognon, petite localité du Brabant wallon, ce chimiste brillant a amassé la fortune que l’on sait en inventant un nouveau procédé de fabrication de la soude. C’est donc un homme aussi riche que célèbre qui s’offre ce bien de prestige, mais un homme de goût, aussi, puisqu’il qui confiera à l’architecte Victor Horta quelques transformations intérieures du bâtiment.

Les modifications ultérieures du « château Solvay », comme on l’appelle aussi désormais, seront cependant surtout le fait du fils, Armand Solvay, et du petits-fils, Ernest-John. D’importants travaux vont en effet modifier l’aspect général du bâtiment dès 1932. C’est ainsi que les briques rouges se verront recouvertes d’un ciment façon « pierre de France », qui va renforcer le classicisme paisible du bâtiment.

 

Un silence qui vaut la Palme d’or

Le Château de La Hulpe est connu dans le monde entier depuis que Le Maître de musique en a fait son décor principal. C’était en 1988. Le film de Gérard Corbiau n’allait pas seulement consacrer le talent de José Van Dam, il allait aussi transformer en star le château et son somptueux domaine. Depuis, ces lieux arrivent en très bonne place dans les banques de données des sociétés spécialisées en repérage de sites pour productions audiovisuelles ! Longs-métrages, séries télé, publicités, aucun genre ne lui résiste. Il est vrai que le cadre du château a de quoi ferrer pour de bon les candidats producteurs. Olivier Vanham, directeur conservateur du domaine, énumère ses atouts avec une évidente délectation. « D’abord, souligne-t-il, il y a l’espace, qui permet aux nombreux véhicules d’une production de se garer sans problème, et sans devoir solliciter d’innombrables permis de police. Cela peut paraître secondaire, mais ce sont beaucoup de soucis administratifs en moins. Ensuite, il y a le silence, absolu, que l’on ne trouve pas en ville. L’absence de bruits parasites est essentielle lors d’un tournage. Or, même dans un grand parc urbain, il y a toujours un bruit de fond. Enfin, il y a le château, bien sûr, tout simplement superbe. Quel décor incroyable… »

Un destin audiovisuel désormais consacré par YouTube. Cette nouvelle mémoire collective en garde une trace à diffusion planétaire, avec la publicité Virgin Mobile Massimo tournée au château à l’été 2011. Mais le domaine a aussi connu d’autres tournages, qu’énumère Olivier Vanham. « Il est ainsi apparu sur grand écran dans “Mortelle randonnée” ou à la télévision dans un épisode de la série “Femme de loi”, avec Ingrid Chauvin. » Dernière vedette en date à avoir tourné sur place, Michael Cane en personne, dans Mr Morgan’ s last love. Le film sort en ce mois de septembre.

La vraie noblesse sait cependant aussi se faire très discrète. Dans certaines productions tournées à La Hulpe, il est tout simplement impossible de reconnaître les lieux, comme ce fut le cas avec une publicité pour la grande surface française Auchan. « Et puis, admet le conservateur, tous les repérages ne donnent pas lieu à un tournage. Cela dit, même quand c’est le cas, le domaine reste accessible au public. » Non, vous n’avez pas rêvé, c‘était bien Michael Cane, là-bas…

 

Mais l’écrin n’est pas oublié. Côté jardin, c’est Ernest-John Solvay qui réaménage le parc en profondeur, lui donnant l’essentiel de sa forme actuelle, avec la plantation d’essences exotiques, la création du Belvédère, de l’étang de la ferme…

Préserver le joyau

Ernest-John est cependant inquiet de l’avenir de la propriété. Soucieux d’éviter un éventuel morcellement de ce fabuleux domaine, il va en obtenir le classement en 1963, avant d’en faire don à l’État en 1968. L’acte de donation est sans équivoque. L’objectif est de « maintenir dans leur intégrité le Domaine de La Hulpe et ses biens, tant immeubles que meubles qui le composent, et de conserver tant à cet ensemble qu’à chacun de ses éléments, son caractère actuel ».

L’usufruit restera cependant la propriété du généreux donateur, anobli en mars 1969. Le comte Ernest-John Solvay de La Hulpe occupera ainsi le château jusqu’à sa mort, le 17 octobre 1972, date à laquelle le Domaine devient pleine propriété de l'État belge.

La Belgique étant ce qu’elle est – un pays en évolution…–, les lieux seront gérés dès 1973 par une asbl sous la tutelle du ministre de la Culture française. Ils seront ensuite transférés à la Communauté française, qui en assumera la charge et la gestion jusqu’en 1995. Depuis, suite à une convention avec les héritiers Solvay, c’est la Région wallonne qui a repris le flambeau.

Prestige wallon

Gestionnaire de ce domaine exceptionnel, la Région Wallone y a réalisé les investissements nécessaires pour y organiser des activités culturelles et des réceptions de prestige. « Avouez, s’enthousiasme Olivier Vanham, que ce domaine et son château sont une porte d’entrée somptueuse sur la Wallonie. Une fameuse carte de visite ! » Les réceptions politiques y ont, il faut le dire, une bien belle allure. Le château fut d’ailleurs particulièrement mis à contribution pendant la présidence belge de l’Union européenne. Mais en termes d’image, pas question d’oublier non plus les hommes d’affaires, premiers ambassadeurs de terrain. Car si le château ne se visite pas, il sert néanmoins de cadre à des évènements privés. L’explosion de l’offre de qualité en salles de séminaires et de réunions en Brabant wallon lui a, il faut bien le reconnaître, parfois fait un peu d’ombre. Mais l’on en revient toujours à l’authentique. Ainsi, nombre de séminaires et de réunions haut de gamme qui se tiennent au complexe ultra-moderne du Dolce, tout proche, prévoient désormais l’une ou l’autre soirée ou réunion au château. On peut être résolument de son temps et savourer les trésors du passé. Avec ou sans accent wallon, cela s’appelle une opération win-win

 

Renseignements

Château de La Hulpe
Chaussée de Bruxelles, 111
B-1310 La Hulpe
+32 (0)2 634 09 30

Le domaine (Parc Solvay)
Ouvert tous les jours
de 8h à 21h du 01/04 au 30/09
et de 8h à 18h du 01/10 au 31/03

Le Musée Folon
Ferme du Château
Drève de la Ramée, 6
B-1310 La Hulpe
+32 (0)2 653 34 56
Du mardi au vendredi de 9h à 17h
Week-end de 10h à 18h

Avec 140 000 visiteurs par an, la Brasserie des Fagnes est la première brasserie ouverte à tous et dont les brassins sont publics. Rencontre à Mariembourg avec son « super-patron », Frédéric Adant.

Souvent confondues avec les Hautes Fagnes à l’Est du pays, les Petites Fagnes se situent à cheval sur le bas des provinces de Namur et de Hainaut, autour de Philippeville. Le long de la route de Nismes, à deux pas de Mariembourg, s’élève un curieux bâtiment doté d’un moulin factice, enseigne d’une discothèque transformée en 1998 en brasserie par Frédéric Adant, un entrepreneur dont l’aventure démarre quatre ans plus tôt. « La Super des Fagnes, explique-t-il, a été lancée fin des années ‘70 par la brasserie Marchand qui l’a brassée pendant une dizaine d’années. Mes deux grands-parents étaient brasseurs et à la sortie des études, en 1994, j’ai choisi de relancer la Super des Fagnes en la faisant produire à la Brasserie du Bocq, à Purnode, non loin d’Yvoir. »

Quatre ans plus tard, le succès se confirmant, Frédéric Adant installe des cuves de brassage et un musée de la brasserie dans une ancienne discothèque. « L’entreprise a grandi vite et bien, constate notre brasseur, car elle comblait une lacune. Rien ne permettait en effet de visiter une brasserie en famille et surtout le week-end. Nous brassons du mercredi au dimanche et tous nos brassins sont publics. Nous sommes aujourd’hui dans le top 10 des attractions wallonnes avec 140 000 visiteurs par an, avec un record de 1 800 personnes un 15 août… »

Quatre Super des Fagnes sont brassées et vendues en 25 ou 33 cl, en bouteille de 75 cl ou en magnum, en jéroboam ou en fût de 20 litres, la Brune aux reflets rouges, la Blonde dorée, la Scotch foncée et la Griotte, la plus légère et la favorite des dames… À cela s’ajoutent la Noël et une quarantaine de bières à petit tirage variant selon l’humeur des brasseurs. Si 800 000 litres sont produits à la Brasserie du Bocq, 100 000 autres litres sont brassés et consommés directement sur le site où travaillent 19 personnes à temps plein à l’année et une quarantaine d’étudiants en juillet et août. Avec le « Comptoir des Fagnes » à Couvin, une plateforme de distribution de produits alimentaires et le personnel administratif, la Brasserie des Fagnes emploie 80 personnes et connaît un succès constant. Depuis peu, elle produit également la Chevetogne pour le domaine provincial du même nom.

Seule ombre au tableau, la Super des Fagnes est quasiment inexistante à l’exportation. Mais plus pour longtemps ! « Plusieurs brasseries développent leur propre coffret de bières, explique Frédéric Adant, mais il n’y avait pas encore d’unité au niveau de la Wallonie. J’ai donc imaginé le coffret Trésors de Wallonie qui rassemble 8 bouteilles de brasseries familiales, de terroir et d’abbaye : la Triple Saint-Feuillien, la Blanche de Namur, la Barbar, la Bush, la Saison Dupont, le Scotch de Silly, la Blonde de Val-Dieu et la Super des Fagnes ambrée. Le tout est vendu 19,85 €, consignes comprises. Un QR-code donne accès à un site web offrant des infos sur les brasseries mais aussi sur les attractions touristiques wallonnes. »

Outre les débouchés évidents sur le marché belge, ce coffret sera surtout exploité sur les marchés internationaux par chacune des brasseries présentes. « L’une s’occupe des États-Unis, l’autre de l’Asie, une autre du sud de l’Europe, etc. Mais celle qui entre en Chine avec le coffret nous fait tous entrer en Chine ! Pour 2013, nous comptons sur une vente de 35 000 coffrets dont le contenu pourra varier d’une année à l’autre, selon le dynamisme de nos partenaires. »

Si la Super des Fagnes aura 20 ans en 2014, la Brasserie a quant à elle déjà fêté en avril ses 15 ans et offre un bilan plus que réjouissant. « Durant ces 15 ans, j’ai appris qu’il fallait être rigoureux, accessible, organisé mais aussi toujours se remettre en question. Ce sont en tout cas 15 années de richesses, de plaisirs et d’idées. »

 

La brasserie des fagnes en chiffres

 

Renseignements

Brasserie des Fagnes
Route de Nismes, 26
B-5660 Mariembourg
[email protected]
www.brasseriedesfagnes.com

Confort, convivialité et autonomie, voilà les notions auxquelles tient Business-Etapes dans sa conception avant-gardiste du séminaire professionnel. Qu’il s’agisse d’un brainstorming, d’une formation ou du lancement d’un nouveau produit, Business-Etape propose des résidences d’exception aux infrastructures adaptées. 

Villas luxueuses, maisons de caractère ou superbes châteaux, Business-Etape propose plus de 50 hébergements de haut standing pouvant accueillir de 8 à 50 personnes, tous situés dans le cadre idéal des Ardennes. Idéalement équipées pour les réunions professionnelles (salles de réunion, internet, rétroprojecteur…), avec un confort garantit de trois à cinq étoiles, les demeures Business-Etape sont propices au travail, à la réflexion et à la relaxation. De plus, les hôtes jouissent d’une autonomie et d’une totale indépendance pendant leur séjour.

Outre l’hébergement, Business-Etape inclut dans son offre, si les hôtes le souhaitent, des activités originales de team-building, culturelles et sportives et cela dans le magnifique cadre de la campagne ardennaise. Autant d’occasions de se relaxer et de se dépasser ensemble. Loisir aussi aux participants de gérer l’intendance eux-mêmes ou de faire appel à un traiteur pour un séjour all-inclusive. Les nombreux traiteurs-partenaires de Business-Etape garantissent des menus de qualité dans la pure tradition ardennaise.

Fort de son expérience et très flexible, Business-Etape apporte donc son professionnalisme pour l’organisation d’un séjour d’entreprise parfait !

 

Renseignements

Business-Etape
Ster 3b — B-4970 Stavelot
+32 (0)80 28 16 22
[email protected]
www.business-etape.com

En 2009, le Brabant wallon a accueilli en plusieurs lieux l’équipe du film Potiche, notamment à la Ferme du Bois Planté à Ophain-Bois-Seigneur-Isaac.

Potiche

de François Ozon (2010) Avec Jérémie Renier, Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Judith Godrèche et Karine Viard.


Abbaye de Bois-Seigneur-Isaac

Auparavant desservie par des Prémontrés, l’abbaye, devenue le monastère de Saint-Charbel, abrite depuis 2010 l’Ordre libanais maronite. Dans la chapelle du Saint-Sang sont vénérées la relique du Saint-Sang et celle de Saint-Charbel amenée par les moines de l’ordre. La chapelle du Saint-Sang, datant de la fin du XVIe siècle, abrite de grandes richesses ornementales comme les stalles du choeur et les confessionnaux.


Renseignements

Monastère de Saint-Charbel asbl
Rue Armand De Moor, 2
B-1421 Ophain-Bois-Seigneur-Isaac
www.olmbelgique.org


Le Château de Bois-Seigneur-Isaac

Repris depuis 1993 dans la liste du Patrimoine exceptionnel de Wallonie, le Château de Bois-Seigneur-Isaac est une ancienne forteresse féodale transformée en château de plaisance au XVIII e siècle. À l’arrière du château, s’étend un charmant jardin français, prolongé d’un agréable parc à l’anglaise de 7 hectares. On peut y croiser de nombreux arbres remarquables et s’y promener dans une romantique charmille taillée en berceau. Le château est ouvert au public et loue son espace pour les évènements.

Renseignements

www.bois-seigneur-isaac.be

S’il est un monument emblématique de Bastogne et très connu aux USA, c’est bien le Mardasson. Un monument voulu dès 1945 par l’Association belgo-américaine, tout juste créée par diverses personnalités belges, pour resserrer les liens entre la Belgique et ses libérateurs.

Le Mardasson n’est pas à proprement dit un monument commémoratif de la tragique Bataille des Ardennes. Mais c’est sans nul doute parce que ce lieu était hautement symbolique qu’y fut érigée la première pierre posée le 4 juillet 1946 par le bourgmestre de l’époque, Pierre Renquin. Une stèle explique l’objectif du Mardasson par ces mots très sobres : « À ses libérateurs américains, le peuple belge qui se souvient. » L’objectif est ainsi de commémorer l’engagement américain pour libérer la Belgique de l’occupant nazi. 

Et, puisque la Bataille des Ardennes a été  l’une des périodes les plus dures de cette campagne de libération, le récit de l’Offensive des Ardennes est gravé sur les colonnes du Mardasson. L’édifice en étoile à cinq branches, emblème des États-Unis, est le résultat d’un concours d’architecture gagné par l’architecte liégeois Georges Dedoyard. Une galerie circulaire délimite un espace de recueillement et une frise, sur laquelle est gravé le nom des 48 États américains existant au moment de l’offensive, couronne le pourtour.

La galerie est couverte d’une plate-forme, supportée par 90 colonnes de douze mètres de haut, qui offre une vue panoramique unique sur la ville. 

La crypte n’était pas prévue au départ. Elle a été demandée en 1949 par des femmes américaines désireuses de disposer d’un lieu de recueillement. Ce qui explique que cette crypte, avec ses trois autels réservés à un culte, a été creusée en face du Mardasson.

À visiter… Pour se souvenir que, trop souvent, la liberté a la couleur du sang…

 

Renseignements 

Mémorial de Mardasson
Colline du Mardasson
B-6600 Bastogne
www.bastogne.be

Pour accéder au petit village de Foy-Notre-Dame, situé au milieu de champs et prairies, à six kilomètres de Dinant, il est nécessaire d’emprunter des chemins escarpés. Sur son sommet, trône une église de style baroque mosan, construite en 1623, comme l’indiquent les inscriptions en façade.

En pénétrant dans l’édifice, on est immédiatement frappé par la luminosité due aux grandes baies vitrées transparentes – seul le choeur contient des vitraux de couleur bleue à motifs religieux. Le plafond est entièrement recouvert de 145 caissons en bois de chêne – chacun d’eux comprend un petit tableau représentant divers saints, Évangélistes et, dans des losanges de plus grande taille, les moments de la vie de la Vierge Marie. L’ensemble est harmonieux et de remarquable facture. Le petit bourg de Foy aurait pu rester dans l’anonymat si, en 1609, un bûcheron n’avait découvert la statuette d’une Vierge à l’Enfant dans les entrailles d’un vieux chêne. L’histoire raconte que deux siècles plus tôt, un pèlerin aurait caché cette vierge au creux de l’arbre. Les années passant, l’arbre a enveloppé de ses fibres le trésor. La statuette, en terre cuite et haute de 22 cm, suscita l’émoi en raison des miracles prodigués par la Vierge. Tous ont été reconnus par le pouvoir religieux de l’époque. Très convoitée, maintes fois volée, elle fut en son temps mise en sécurité dans la demeure du Baron de Celles. Aujourd’hui, elle repose enfin dans l’église où l’on peut la voir dans son écrin doré. Notre-Dame de Foy est toujours vénérée. Des pèlerinages en témoignent encore de nos jours.

 

Renseignements

Foy-Notre-Dame
Rue des Claviats, 4
B-5504 Dinant
www.pelefoy.be

 

La citadelle de Dinant

Haut lieu de la défense militaire, la Citadelle de Dinant s’illustre par son histoire guerrière au fil des siècles. Avant l’imposante construction que nous admirons aujourd’hui, se trouvait le premier château fort de la ville. Au milieu de XVe siècle, la cité se distingue par sa prospérité reconnue jusqu’au-delà des frontières. Le nombre d’habitants y est très important en comparaison avec les villes voisines. Les douze églises paroissiales, les sept abbayes et nombre d’habitations étaient protégées par des murailles percées de huit portes d’accès. Hélas, plus tard, de vives rivalités ont donné lieu à des saccages et à des morts en grand nombre. En 1466, Charles le Téméraire est celui qui bat le triste record des violences perpétrées. D’une cruauté sans pareille, il fit attacher 800 Dinantais, deux par deux, avant de les précipiter dans la Meuse, ne laissant aucune chance aux malheureux de se tirer d’affaire. Les maisons ne furent pas davantage épargnées, l’attaque laissant la ville et ses habitants dans un indicible désarroi. Ce n’est qu’en 1472 que l’opération de reconstruction fut terminée de façon satisfaisante. Mais, le sort s’acharne… En 1554, le roi de France, Henri II, chargea le duc de Nevers d’assiéger et de prendre la ville à peine relevée de ses blessures. Des combats firent rage occasionnant une fois de plus des morts innocentes. Au total, la Citadelle fut assiégée dix-sept fois ! Les guerres 14-18 et 39-45 ont frappé sévèrement la population dinantaise et la Citadelle qui, occupée par les Allemands, fut le théâtre de combats sanglants. Aujourd’hui, le bâtiment se visite, de préférence accompagné d’un guide, qui vous permettra de comprendre par le détail les nombreux évènements et les terribles faits de guerre.

 

Renseignements

Citadelle de Dinant
Place Reine Astrid, 3-5 
B-5500 Dinant
www.citadellededinant.be

Reconnaissable entre toutes en raison de son clocher en forme de bulbe, la Collégiale de Dinant,adossée à la falaise, domine fièrement la Meuse. Conçue d’abord sous la forme d’un oratoire, elle fut l’objet d’agrandissements pour devenir en 934 une collégiale de style roman. En 1228, le décrochage d’un pan de rocher réduisit à néant, ou presque, l’édifice religieux. Lors de la mise à sac de Dinant par Charles le Téméraire et son armée en 1466, la Collégiale subit des outrages encore plus importants. Des inondations, incendies, pillages ont continué l’oeuvre de destruction massive, mettant par la même occasion la ville à feu et à sang.

Ce qui est admirable, c’est qu’à chaque épreuve, dominait la volonté de reconstruire encore et encore. 

Ce n’est qu’en 1855 que sera érigée la nouvelle église de style gothique que nous connaissons aujourd’hui. Mais les bombardements des Première et Deuxième Guerres mondiales ont à nouveau occasionné des dégâts importants, notamment aux vitraux. Alors que la Citadelle est construite sur un espace exigu entre roche et Meuse, le visiteur s’étonnera peut-être d’éprouver en y entrant une impression d’espace et d’ampleur. C’est probablement dû à la bonne répartition d’un mobilier sobre et de la lumière filtrant au travers des vitraux clairs. 

Reconnue au Patrimoine exceptionnel de Wallonie, Notre-Dame de Dinant abrite des oeuvres d’artistes belges majeurs tels que Ladon et Antoine Wiertz. Le premier a réalisé un vitrail – un des plus grands d’Europe – situé dans le choeur et représentant l’histoire de la ville et celle de la Collégiale. Le deuxième s’exprime au travers d’un tableau dédié à ses parents, On se retrouve au Ciel, comme un rendez-vous fixé avec eux dans l’au-delà. La Collégiale Notre-Dame met également en avant des joyaux réalisés par des artisans locaux. Dans le choeur, quelques objets témoignent de leur savoirfaire reconnu dans le monde entier. Les fonts baptismaux datent de 1472, alors qu’un lutrin magnifique, réalisé en 1731, porte encore aujourd’hui les Livres Saints. À admirer également, le très bel autel de Saint-Perpète qui, de passage à Dinant, a marqué par ses guérisons miraculeuses. Jouxtant l’autel latéral, les grands chandeliers en cuivre battu témoignent du travail d’orfèvre des Dinantais. L’impression paisible de la Collégiale est encore accentuée par la diffusion d’une musique sacrée invitant le visiteur au recueillement.

 

Renseignements

Collégiale Notre-Dame
Place Reine Astrid
B-550 Dinant
www.dinant-tourisme.com

Si le Pont d’Avignon est chanté depuis des lustres, celui de Dinant n’a pas fait qu’y inviter à danser. Sa seule histoire mériterait d’y consacrer une abondante littérature.

Dans l’absolu, l’idée de relier les deux rives d’un fleuve se justifie aisément par des raisons pratiques et constitue un lien indispensable entre deux versants. Mais, lorsque s’y mêle des conflits guerriers et des inondations, un pont devient une victime et un gouffre financier. Le Pont de Dinant est de ceux-là.

Sa construction s’est accompagnée de bien des polémiques, le plus souvent provoquées par les possesseurs des terres longeant le fleuve. D’âpres discussions eurent lieu entre l’Église et la royauté, notamment à propos du paiement ou non d’un droit de passage à réclamer aux habitants désirant rejoindre l’autre rive. À titre d’anecdote, le brave homme et son épouse n’auraient pas payé le même prix que le fermier accompagné de dix brebis, le tarif s’appliquant par tête de pipe. En peu de temps, une première construction en bois fut emportée par la fureur des eaux. On peut d’ailleurs voir au cours de la visite de la Citadelle, quelques pieux des restes du pont récupérés après le déluge. Un nouveau pont plus solide en pierre fut construit peu après, mais les arches ne résistèrent pas d’avantage à la colère des eaux.

Plus tard, c’est le pas cadencé d’une troupe militaire qui fit céder une arche, précipitant les hommes au creux des flots. 

Dans l’imbroglio de l’histoire mouvementée du Pont de Dinant, il faut signaler des travaux significatifs réalisés de 1868 à 1870. La métallurgie était alors en plein essor. Cette spécialité donna lieu à la construction de trois arches en acier complétées de deux arches en pierre.

Puis, la Première Guerre mondiale… Dinant est, au même titre que Sedan, un point de passage convoité par toutes les armées durant l’occupation. À l’approche de l’ennemi allemand, les Français firent sauter le pont pour lui barrer le passage. C’est à ce moment précis qu’un jeune officier français fut blessé. Il sera connu plus tard sous le nom de Général Charles de Gaulle. Une plaque commémorative immortalise ce fait divers.

Plusieurs ponts provisoires furent construits au cours des années suivantes. Celui, plus large et plus moderne que vous pouvez traverser en toute quiétude actuellement, a été inauguré en novembre 1954 par le ministre Van Glabeke.

 

Renseignements

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Le Mons Memorial Museum sera un espace de questionnement autour de la guerre mais aussi une vitrine de l’histoire socioculturelle d’une région. Un retour aux sources pour le site de la Machine à eau. Date du baptême, printemps 2015.

Mons Memorial Museum. Baptisé dans un premier temps Centre d’interprétation de l’histoire militaire, le nouvel espace muséal de 3 000 m², qui viendra s’accoler sur le site de la Machine à eau, a finalement opté pour une appellation qui coiffe les différents rôles qu’il sera appelé à remplir dès le printemps 2015 : un lieu de réflexion, un musée, un espace de questionnement, un centre d’interprétation.

En effet, si le futur complexe servira bien de vitrine aux quelque 5 000 objets issus des collections d’Histoire militaire de la Ville de Mons et exposés jadis au Musée du Centenaire, il constituera surtout un lieu d’échanges intergénérationnels au coeur d’un territoire de mémoire marqué par les deux guerres mondiales qui défigurèrent le XXe siècle. « Le Mons Memorial Museum sera le fruit de deux années de réflexions menées par des historiens, architectes, spécialistes multimédias et scénographes, explique le conservateur Guillaume Blondeau. Car on ne conçoit plus aujourd’hui un musée autour d’un parcours uniquement explicatif. Nous voulions trouver un équilibre délicat entre une approche af fective des guerres et une démarche historique plus distanciée. Des espaces immersifs et des dispositifs interactifs ont ainsi été imaginés par les scénographes bruxellois, Winston Spriet et Martial Prévert, auxquels on doit, entre autres, la mise en scène du Musée Magritte. »

Concrètement, l’exposition permanente (1 200 m²) sera divisée en trois parties : la période s’étendant du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, la Guerre 14-18 et la Seconde Guerre mondiale. Deux fils rouges conduiront les visiteurs tout au long de ce parcours : les relations entre civils et militaires d’une part, les témoignages de la population et des soldats des différentes armées d’autre part. « Les trois quarts de l’exposition seront consa crés à la vie quotidienne pendant l’occupation, commente le responsable. Il s’agira donc bien d’un territoire de la mémoire dédié à l’histoire socioculturelle et non plus à la seule histoire militaire. »

La bataille de Mons, mieux connue des Britanniques

Ville fortifiée – du XIIe au XIXe siècle –, dont l’histoire est jalonnée de batailles, sièges, incendies et reconstructions, la Cité du Doudou fut relativement épargnée par la Seconde Guerre mondiale à l’issue de laquelle elle fut l’une des premières villes belges libérées par les Américains. La Grande Guerre, en revanche, la projeta davantage sous les feux – sanglants – de l’actualité, et ce même si la majorité de la population belge s’avérerait bien incapable d’évoquer un seul fait saillant survenu durant ces quatre années de peur entre la Haine et la Trouille. Il n’en est pas de même en Grande-Bretagne, où le seul nom de la ville évoque the beginning, le commencement. « C’est lors de la bataille de Mons qu’eut lieu, le 23 août 1914, le premier affrontement entre les troupes britanniques et allemandes, raconte le conservateur. Les pertes furent très importantes et les soldats des deux camps sont enterrés côte à côte au cimetière militaire de Saint-Symphorien, un lieu symbolique fort visité par les familles britanniques ». Et le conservateur d’ajouter, souriant : « Selon la légende, les Anglais auraient été aidés par des anges guerriers… Ce thème fera d’ailleurs l’objet d’une prochaine exposition temporaire. »

Et en temps de paix…

Après quelques tâtonnements, c’est donc la Machine à eau, dont le hall industriel fut rénové dans les années 1990, qui a été choisi comme écrin pour le nouvel espace muséal. Un lieu historique puisque les bâtiments furent érigés en 1870-1871 afin d’alimenter la ville en eau potable. La Trouille fut alors détournée afin de servir de force motrice à la machinerie chargée de pomper l’eau de source jusqu’au parc du beffroi, point culminant de la ville. Les façades de ce bâtiment situé boulevard Dolez – du nom du bourgmestre de Mons qui fit procéder à sa construction – étant classées, l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et De Wit (Liège) a imaginé de bâtir les deux salles d’exposition de part et d’autre du hall d’origine qui servira de lieu central d’accueil. Le courant s’est donc inversé. Après avoir servi à distribuer l’eau dans les chaumières pendant près d’un siècle, la Machine à eau deviendra un lieu de convergence pour la mémoire collective. Un retour aux sources, en quelque sorte. Nul doute que son inauguration, qui s’inscrira parmi les festivités organisées en 2015 dans le cadre de « Mons, capitale européenne de la culture », se fera en grandes pompes !

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