Waw magazine

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Franchir le Rubicon dans les Grottes de Remouchamps et plonger dans le bain de Diane sur le Ninglinspo. Faire un safari à Aywaille et caresser le Tigre royal en acier devant le musée de La Gleize. Descendre l’Ourthe en kayak et escalader la côte de la Redoute en vélo électrique... Le Pays d’Ourthe-Amblève est celui de la diversité.

Au fil des siècles, dans ces régions du Condroz, de la Famenne, de la Calestienne et de l’Ardenne, ces deux rivières, l’Ourthe et l’Amblève, ont creusé la nature et façonné des panoramas grandioses. Séduit par ce travail d’orfèvre, l’homme prit le relais, donnant vie et formes à la pierre bleue du pays pour ériger des villages chaleureux et des châteaux majestueux.

Le Pays d’Ourthe-Amblève, il vaut mieux le savoir avant de prendre son sac à dos, est constitué de treize communes (100 000 habitants, 70 000 hectares) situées au sud de la Province de Liège. Soit celles établies dans les vallées de l’Ourthe et de l’Amblève (Anthisnes, Aywaille, Comblain-au-Pont, Esneux, Ferrières, Hamoir, Ouffet, Sprimont, Stoumont), auxquelles sont venues se greffer Lierneux au sud, Clavier à l’ouest, Chaudfontaine et Trooz au nord – ces deux dernières étant traversées par la Vesdre. Si la plus peuplée est Chaudfontaine (1/5 de la population) et la plus étendue Stoumont, le centre touristique est à Aywaille, entité qui peut se targuer d’héberger deux des fleurons de la région, le Monde Sauvage et les Grottes de Remouchamps.

Si ces deux attractions font le bonheur des familles, au même titre que la grotte de l’Abîme à Comblain-au-Pont et le Domaine de Palogne à Ferrières – repris au Patrimoine exceptionnel de Wallonie – le site de Pèlerinage de Banneux et le Château des Thermes à Chaudfontaine attirent également chaque année leur lot de visiteurs en quête de sensations diverses. La région présente aussi un panel de musées dédiés à la bière (Anthisnes), à la meunerie et à la boulangerie (Aywaille), à la sculpture (parc en plein air à Comblain-au-Pont), au jouet (Ferrières), à l’abeille (Tilff), au chemin de fer (Sprimont), aux voitures anciennes (Trooz)... Sans oublier l’Historical Museum « December 1944 », à La Gleize (Stoumont), consacré à la Bataille des Ardennes, et plus particulièrement aux combats qui opposèrent la 1ère Division Panzer SS aux parachutistes américains de la 82e Airborne.

Le pays où l’eau chante et l’Ourthe tourne en boucle

Mais c’est en parcourant la nature, à pied, à vélo, à cheval, en voiture, en petit train, en kayak et même en ski (à Stoumont et à Lierneux), que cette région rurale et verdoyante livrera le mieux ses secrets. Du point de vue du Congo à Stoumont à la boucle que fait l’Ourthe à Esneux, en passant par le Fonds de Quarreux et les bains naturels du Ninglinspo à Nonceveux, les paysages sont enchanteurs. Mieux ! Si vous passez à proximité de Deigné – l’un des plus beaux villages de Wallonie – vous entendrez même l’eau chanter en serpentant dans le sous-sol. Ce sont les « chantoirs », phénomènes géologique typiques des régions calcaires.

Et quand vous aurez usé vos semelles en suivant les centaines de kilomètres de promenade proposés par la Maison du Tourisme, il ne vous restera plus qu’à vous laisser choir dans l’un des 3000 lits (hôtels, gîtes, meublés, chambres d’hôtes, auberges de jeunesse, campings...) mis à votre disposition par les hébergements du terroir et de faire sauter le bouchon d’une bière artisanale bien fraîche, comme l’Elfique ou la cervoise d’Anthisnes !

 

« Avec l’agriculture, l’exploitation des carrières et l’exploitation forestière, le tourisme est l’une des principales ressources économiques de la région », souligne Jacques Lilien, le directeur du GREOA, organisme qui gère la Maison du Tourisme (voir ci-contre). « Plus d’un million de visiteurs viennent profiter chaque année des atouts de notre région et des évènements, comme les Rencontres médiévales de Comblain-au-Pont et Remouchamps, le Festival international de Jazz de Comblain-la-Tour, le Bucolique Ferrières Festival, les Anthisnoises, les Beach Days à Esneux ou encore la Fête du fromage à Harzé, qui constituent à eux seuls une importante partie des rentrées touristiques... »

LE GREOA, PAPA DE LA MAISON DU TOURISME

C’est à l’initiative des forces vives locales que le Groupement Régional Économique des vallées de l’Ourthe et de l’Amblève (GREOA) a vu le jour en 1972, avec comme objectif d’assurer la défense, le développement et la promotion des intérêts économiques et sociaux de cette sous-région.

D’abord groupement informel, le GREOA s’est progressivement structuré (locaux, personnel, équipement informatique...) et s’étend aujourd’hui à treize communes de la province de Liège (voir page précédente). Ses rôles et missions sont triples. L’ASBL est d’abord un bureau d’études (réalisées le plus souvent en partenariat avec le milieu associatif local, l’Université de Liège, la Faculté des Sciences agronomiques de Gembloux, les services de la Région wallonne...) essentiellement orienté vers les questions d’environnement et d’aménagement du territoire. Elle est aussi un organisme de promotion actif dans le domaine de l’assistance aux entreprises et attentif au développement économique de la région, notamment au niveau touristique. C’est ainsi qu’elle gère la Maison du Tourisme du Pays d’Ourthe-Amblève, qu’elle a créée en septembre 2000. Enfin, le GREOA est présent dans divers programmes d’action contre l’exclusion sociale.

GREOA asbl : Place de Chezy, 1

B-4920 Harzé

+32 (0)4 384 67 88

www.greoa.be

UNE NOUVELLE APPLICATION MOBILE

Soucieuse d’améliorer encore les services qu’elle propose à ses visiteurs (et qui ont été récompensés par le label « Wallonie Destination Qualité » décerné par le Commissariat général au Tourisme) la Maison du Tourisme du Pays d’Ourthe-Amblève vient de lancer une application mobile téléchargeable gratuitement et optimisée pour les Smartphones et les iPhones, mais compatible également avec les tablettes et iPads. Disponible dans les trois langues nationales, cette application baptisée « Ourthe-Amblève » permet aux visiteurs d’accéder, sans qu’aucune connexion Internet ne soit nécessaire, à des informations concernant plus de 500 offres touristiques de la région (promenades, loisirs, restaurants et hébergements), ainsi qu’à l’agenda des prochaines manifestations. Elle est en quelque sorte un complément aux informations affichées sur le site de la Maison du Tourisme. L’application est particulièrement utile pour les balades, puisqu’il suffit de les télécharger et de progresser le long du tracé grâce au guidage GPS de l’appareil. Elle permet également de contacter les établissements consultés. Cette application très conviviale est le fruit d’une société liégeoise, djm digital, que WAW vous avait fait découvrir dans son n°19 (hiver 2012). « Nous sommes particulièrement fiers de cette application, signale Domi Maes, managing director. C’est la première fois qu’une appli met au service de l’usager l’immense base de données PIVOT mise en place par le CGT (Commissariat Général au Tourisme). Ce n’est pas le tout de proposer un superbe graphisme. Il faut encore que les données soient sans cesse actualisées et intégrées avec précision et pertinence. Une appli doit être un outil qui évolue en permanence. Ce sera le cas de celle-ci. Nous en sommes ravis. » Concrètement, l’application peut être téléchargée sur l’App Store, Google Play Store ou par le biais du site de la Maison du Tourisme, via les onglets « Espace Presse » puis « Actualités » ; à hauteur de l’info annonçant « une nouvelle application mobile », cliquez sur « En savoir plus » et scannez l’un des deux codes en bas de page.

L’OURTHE- AMBLÈVE SUR DEUX ROUES

Parcourir l’Ourthe-Amblève sur deux roues ? C’est l’invitation que lancent les responsables touristiques aux amateurs de beaux paysages. Et nul besoin de maillot de bain ni de pédalo. Les deux

rivières ayant patiemment tracé une voie royale dans les vallons verdoyants de la région, il ne restait plus à la « petite reine » qu’à se faire haler par les flots ronronnants et à suivre toutes voiles dehors les vallons verdoyants. Une quarantaine de kilomètres de RAVeL ont ainsi été aménagés le long de l’Ourthe, et l’Amblève est en train de lui emboîter le pas.

« Notre région étant un peu le jardin des Liégeois, voire des Néerlandais des alentours de Maastricht, il nous faut permettre à ceux-ci d’y descendre au moindre rayon de soleil et de le visiter en toute quiétude, explique Jacques Lilien, le directeur du GREOA. Notre objectif est donc de relier Aywaille, notre centre touristique, à la cité de Tchantchès, via le réseau des voies lentes. De Liège à Comblain-au-Pont, la liaison est faite. Le RAVeL 5 suit l’Ourthe qui dessine une superbe boucle à Esneux. Le long de l’Amblève, il n’y a que sept kilomètres à aménager jusqu’à l’entrée d’Aywaille. Ces travaux sont programmés, mais il faut attendre l’octroi des subsides. Plus loin, la Voie des Aulnes permet de relier Aywaille à Remouchamps. Et des projets existent jusqu’au Fonds de Quarreux et même au-delà... »

Retour sur l’Ourthe. De Comblain-au-Pont au Domaine de Palogne, à Vieuxville, il ne reste plus qu’une dizaine de kilomètres à aménager, dont six entre Comblainla-Tour et Hamoir, et trois entre Hamoir et le village de Sy. « Le premier tronçon est hautement prioritaire, l’argent est là, mais il reste à obtenir un permis d’environnement car le tracé traverse une zone Natura 2000, explique le directeur. Le deuxième est en projet également. L’idéal serait de poursuivre jusque Durbuy, mais, là, ce n’est plus de notre ressort. »

Précision importante : là où les tronçons n’ont pas encore été réalisés, il ne faudra pas jeter son vélo sur son dos et poursuivre en sautillant les pieds dans l’eau. Des itinéraires Rando-Vélo prennent le relais, que ce soit le long de l’Ourthe ou de l’Amblève.

Connecter les grosses attractions et les musées

On s’en doute : l’effort « deux roues » des responsables touristiques ne se limite pas à suivre le fil de l’eau. D’autres projets existent visant à sillonner l’intérieur des terres, comme la Transferrusienne, qui ferait renaître l’ancien tracé vicinal reliant Ferrières à Comblain-la Tour, ou la « CyclOVA », réseau de quelque 300 kilomètres qui fonctionnerait selon le principe des points nœuds.

« Notre philosophie est de connecter nos grosses attractions et musées, tout en profitant de nos très nombreux hébergements de terroir, tels les gîtes “Bienvenue Vélo” qui offrent une série de facilités aux cyclistes, commente Jacques Lilien. Nous avons dessiné tout un maillage de petites routes sympas traversant les villages à l’écart de la circulation. Ce projet, porté par le GREOA et la Maison du Tourisme, ne nécessitant pas un gros investissement, il a de fortes chances d’être retenu par le Fonds européen de développement régional (Feder). »

Poursuivant leur logique, les responsables sont en train de parsemer le territoire de points de location de vélos. Vous en trouverez déjà au Domaine de Palogne (Ferrières), au Château d’Harzé (Aywaille) et au camping « Le Rocher de la Vierge » à Comblain-la-Tour (Hamoir). La région présente quelques dénivelés ? Rassurez-vous : ces sites proposent également des vélos électriques.

C’est en parcourant la nature, à pied, à vélo, à cheval, en voiture, en petit train, en kayak et même en ski, que cette région rurale et verdoyante livrera le mieux ses secrets.

 

LA GROTTE DU « NOÛ BLEÛ » A VU LE JOUR À SPRIMONT

Avec les grottes de Remouchamps et la grotte de l’Abîme à Comblain- au-Pont, la région de l’Ourthe-Amblève va-t-elle compter, avec la grotte du « Noû Bleû » à Chanxhe (Sprimont), dont l’existence vient d’être révélée en avril, une troisième attraction touristique souterraine ? Ce n’est pas impossible, mais d’ici là, il coulera sans doute encore beaucoup de gouttes le long des stalactites. Découverte en décembre 2012 par deux membres du Club de Recherches Spéléologiques Ourthe- Amblève, club qui recherchait depuis 60 ans le lieu de passage de la rivière souterraine qui collectait les eaux des chantoirs du vallon avant de resurgir dans le lac Bleu, à Chanxhe, cette grotte de 800 mètres de long – mais ses galeries font au moins trois kilomètres – est à la fois d’une beauté à couper le souffle et d’une richesse scientifique exceptionnelle. Las, son entrée est située dans une carrière encore en exploitation. « Si nous avons mis un an et demi avant de révéler son existence, c’est parce que nous avons dû être prudents et élaborer une convention avec l’exploitant, les propriétaires du terrain, les spéléologues et les scientifiques, explique Claude Ancion, le bourgmestre de Sprimont et président du GREOA. L’entrée est aujourd’hui protégée et seuls quelques spécialistes sont autorisés à y descendre afin de poursuivre son exploration. Pour que le public soit un jour admis, il faudra que l’on trouve un autre accès. Des spéléologues se sont aventurés en amont et en aval, mais des deux côtés, ils se sont heurtés à des siphons importants. C’est donc aux plongeurs à jouer. Mais il faut aussi laisser aux scientifiques le temps d’analyser la grotte sous tous ses aspects. »

SPORT, NATURE ET HISTOIRE AU DOMAINE DE PALOGNE

Àl’abri des regards et de la route reliant Durbuy à Aywaille, à Vieuxville (Ferrières), le Domaine de Palogne est bordé par l’Ourthe et la Lembrée, lesquelles, en creusant profondément la roche calcaire, ont dégagé un éperon rocheux où une imposante bâtisse fut édifiée au Moyen Âge, le château fort de Logne. Longtemps propriété des Princes-Abbés de Stavelot, l’orgueilleuse forteresse servit de repaire à Guillaume de la Marck – le fameux Sanglier des Ardennes – et à ses bandits lorsqu’ils mirent à sac la Principauté de Liège en 1482. Mais le sang a fini de couler depuis « belle heurette », laissant à l’eau sa place maîtresse dans le lit des deux rivières. Le calme revenu, le site s’est peu à peu mué en attraction, sans doute la plus complète de la région.

« Il fait toujours beau ici et la nature est superbe ! » Après avoir été directeur marketing au Monde Sauvage d’Aywaille, puis responsable des groupes à l’Abbaye de Stavelot, François Froment est depuis six ans le directeur d’exploitation du Domaine de Palogne, site provincial géré par l’ASBL « Domaines touristiques du Vallon de la Lembrée ». C’est lui qui régit l’occupation des lieux, accueille les groupes, met en place les infrastructures, veille sur la sécurité... L’homme est d’autant plus optimiste que la saison a démarré exceptionnellement tôt. Ainsi, en ce samedi des vacances de Pâques, il vient d’accueillir les 220 participants au 4e Nutriraid. Une épreuve par équipe de deux, cumulant 11 kilomètres de course à pied (entre Palogne et Barvaux), 7,5 kilomètres de kayak sur l’Ourthe (entre Barvaux et Palogne) et 36 kilomètres en VTT dans les bois. L’événement mis sur ses rails, il s’octroie un instant de répit en dégustant une lasagne maison sur la terrasse de la taverne « Al gatte d’or », un restaurant aménagé dans l’ancienne ferme de Palogne dont la construction remonte à 300 ans. « Le site fait le bonheur des touristes en quête de détente au bord de l’eau depuis le début du XXe siècle, rappelle ce comptable de formation.Chaque année, nous tablons sur 100 000 visiteurs. Les écoles et les familles sont nos publics cibles, ainsi que les groupes que nous pouvons loger dans les trois gîtes bordant le site et qui offrent une capacité de 120 lits. »

« Le site a trois pôles d’attraction, continue François Froment, le sport, la nature et l’histoire. Le sport, c’est le mini-golf, le kayak, la location de VTT et de vélos électriques, l’escalade, la tyrolienne, le tir à l’arc et au trébuchet, la spéléologie, sans oublier la plaine de jeux qui attend les plus petits devant l’auberge. Les amoureux de la nature, eux, viennent surtout pour la grande richesse paysagère de la région et les nombreuses possibilités de balades qui permettent, au choix, de suivre les méandres de la rivière, de profiter du panorama sur les crêtes et de découvrir quelques villages, comme Sy, Verlaine, Izier, Ozo...»

La légende de la gatte d’or

Si le domaine propose également diverses activités didactiques ou festives axées sur la fauconnerie, la préhistoire, le Moyen Âge ou encore les vieux métiers, c’est bien sûr le château fort, qui ne résista pas aux bombardements de l’armée de Charles Quint en 1521, qui retiendra l’attention des visiteurs férus de pans d’histoire et de châteaux en ruine. « La visite permet de découvrir les fossés, les souterrains et les grottes fortifiées, ainsi que les restes de tourelles et murailles, commente le directeur. Elle s’accompagne d’une chasse au trésor basée sur la légende de la gatte d’or qui fait le bonheur tant des enfants que des adultes. Dans la foulée, nous conseillons aux touristes de visiter le musée archéologique qui a été aménagé dans la ferme de la Boverie, à l’entrée de la route menant au domaine. »

Un trésor au fonds du puits

Écuelles en bois, poêles en laiton, salières en étain, chaussures en cuir, armes blanches, bombes en fonte, cadran solaire de poche... Le musée du château fort de Logne est un puits archéologique sans fin. On exagère à peine : les centaines d’objets qui y sont exposés et qui racontent la vie quotidienne au château ont été trouvés au fond d’un puits de 70 mètres qui avait été creusé afin de permettre aux habitants de puiser l’eau de la rivière, à l’aide notamment d’une roue d’écureuil. Quand le château fut démantelé par les troupes de Charles Quint, c’est en effet dans sa gueule béante que ces objets furent balancés, puis ensevelis sous une couche d’éboulis de 50 mètres. Ce qui explique non seulement que ce dépôt archéologique resta masqué pendant des siècles, mais aussi qu’il fallut plus de quinze années de labeur et d’avancées technologiques pour le dégager et le remonter pièce par pièce. Ce trésor est aujourd’hui exposé au premier étage du musée, le deuxième étant consacré à l’époque mérovingienne dont l’histoire est racontée à la lumière des fouilles menées sur le site du cimetière de Vieuxville.

RONNY BROOS, UN REGARD PERÇANT SUR LA FAUCONNERIE

Voilà quelqu’un qui mérite une place royale dans le catalogue des attractions du Domaine de Palogne. Moins haut perché que le château fort (le gaillard frôle les 2 mètres quand même !), moins âgé aussi (67 ans), cet Anversois d’origine réunit à lui seul les trois attraits du site, la nature, le sport et l’histoire. L’homme, en effet, est fauconnier. Pas son métier d’origine — il est radiologue industriel – mais sa passion depuis toujours. Il a d’abord dirigé ses rapaces contre les goélands et mouettes qui envahissaient les décharges campinoises, avant de prendre son envol vers une branche plus majestueuse de la fauconnerie en se chargeant du premier véritable spectacle du Parc Paradisio (aujourd’hui Pairi Daiza), en 1993. « À l’époque, je possédais 110 rapaces, dont une soixantaine intervenaient dans les démonstrations. J’étais bien sûr entouré d’autres fauconniers. J’y suis resté huit saisons. En 2001, j’ai quitté le parc avec mes oiseaux. Il commençait à y avoir trop de shows à mon goût ! » En 2002, Ronny Broos atterrit au Monde Sauvage d’Aywaille. Il n’y restera qu’une saison, le temps d’installer son spectacle. L’année suivante, il revend la moitié de ses oiseaux et reprend son vol vers d’autres cieux. En l’occurrence, ceux de Palogne, où le directeur du domaine accepte d’aménager à son attention une partie du site. « Le spectacle, ici, est davantage une démonstration didactique et est principalement destiné aux enfants dans le cadre des classes vertes, se réjouit le fauconnier. Je leur apprends à mieux connaître les oiseaux, leur vie, leurs mœurs. Savez-vous que très peu de gens connaissent la différence entre les rapaces nocturnes et diurnes, entre le hibou de la chouette ? Le rapace, c’est pourtant le baromètre de la nature... Mais quand vous faites un spectacle devant mille personnes, avec du son et des effets techniques, les gens n’apprennent rien. Ils n’y voient qu’un spectacle ! » Si vous voulez avoir un autre regard sur le monde de la fauconnerie, venez donc à Palogne. Mais ne traînez pas trop. Après avoir levé le bras pendant 40 ans, Ronny Broos parle de lever le pied.

À L’AVOUERIE D’ANTHISNES, IL N’Y A PLUS DE JUSTICE MAIS ON PEUT DÉGUSTER !

Une avouerie, autant vous l’avouer tout de suite, nous ne savions pas trop à quoi cela ressemblait avant de traverser le village d’Anthisnes. Là, au bord de la route venant de Comblain-au-Pont, une petite terrasse ensoleillée adossée à un château nous fait un petit signe cordial de la main. Un duo de charme, impossible de passer outre. Éric Hendrikx, qui veille sur les lieux et guide les visiteurs jusqu’en haut du donjon datant du XIIe siècle, nous éclaire en quelques mots. « Vous êtes ici au château de l’Avouerie d’Anthisnes. La notion d’avouerie remonte à la période carolingienne. C’était une institution dirigée par un avoué, personne chargée de la protection et de la représentation juridique d’une propriété ecclésiastique. En l’occurrence, ici, à Anthisnes, il s’agissait de terres morcelées appartenant, depuis le XIIe siècle, à l’abbaye de Waulsort, près de Dinant. »

C’est à travers 2000 ans d’histoire que les visiteurs s’enfonceront en suivant les pas d’Éric dans les entrailles du château, puisque le village, situé sur l’axe Reims-Cologne, connut ses premières heures de gloire sous l’occupation romaine – son nom proviendrait de la villa d’Anteus ou d’Antina. Quant aux droits d’avouerie, ils furent successivement exercés par les Ducs de Limbourg (Province de Liège), les Comtes de Houffalize, avant d’échoir, en 1292, à un chevalier, Thomas-Corbeau de Villers, qui prit le nom de Thomas Corbéal d’Antine et dont la famille exerça la charge pendant plusieurs siècles.

Pendus dans le bois de Tolumont

« Le Seigneur d’Anthisnes avait la haute, la moyenne et la basse justice, c’est-à-dire qu’il avait la prérogative d’établir un tribunal connaissant des affaires civiles et des affaires criminelles, poursuit le guide. Au début, le siège de l’avouerie se résumait au seul donjon, dont la fonction principale était d’assurer la défense de la localité. Plus tard, après la construction du château au XVIIe siècle, une salle fut dédiée aux jugements. Selon la gravité de sa faute, le prévenu était condamné à une amende ou à la pendaison. Celle-ci avait pour cadre le bois de Tolumont et ses arbres de justice, connus encore aujourd’hui par la bande dessinée Le crime de Tolumont, dont l’auteur, Arthur Piroton, a vécu à Anthines*. Une rue porte d’ailleurs son nom. »

Les moines de Waulsort ayant été expulsés par le nouveau pouvoir lors de la Révolution française, la charge d’avouerie disparut avec eux. Plus tard, au XIXe siècle, le château fut incendié à deux reprises, de sorte que la partie actuelle ne représente plus que 60 % de l’édifice construit par Godefroid d’Antine. Les propriétaires se sont ensuite succédé, mais, depuis 1968, c’est une ASBL, « l’Avouerie d’Anthisnes », qui assure l’entretien et la restauration du bâtiment, l’anime et veille à la préservation du patrimoine local.

Un musée de la bière dans un donjon

« Ma charge est d’assumer la responsabilité des projets de cette ASBL », confesse le nouveau seigneur des lieux, par ailleurs gradué en tourisme. « Nos rentrées d’argent proviennent de la location de salles, de l’organisation de concerts et autres événements, de la vente de produits locaux et, bien sûr, des visites du château et du musée de la bière et du péket. »

Un musée qui est installé depuis sept ans dans le donjon et fait partie intégrante de la visite. Les touristes peuvent y découvrir, sur quatre étages, les différentes familles et procédés de fabrication des bières belges. « Au Moyen Âge, il y avait des brasseries partout, rappelle Éric. C’est ce qui a décidé un groupe de jeunes Anthinois, en 1983, à remettre au goût du jour une ancienne recette de la région qu’ils ont baptisée “La cervoise de l’Avouerie”. C’est une bière ambrée, de haute fermentation, légère – elle ne contient que 5,2 % d’alcool – mais qui a beaucoup plus de goût qu’une Pils puisque plusieurs épices et aromates entrent dans sa composition, comme le coriandre et des zestes d’orange. Elle est brassée pour nous à Silly, dans le Hainaut. »

Profitez de l’aubaine ! Lors de la visite du château de l’Avouerie et de son musée, une dégustation de la fameuse cervoise est comprise dans le prix. « Les femmes, aussi, l’adorent ! », assure Éric, qui s’est lui-même pris au jeu du brassage avec Christophe Sarlet, un autre Anthisnois. « À l’occasion de la commémoration du début de la guerre 1418, nous venons de brasser une cuvée spéciale, la Belgo-Russe. C’est une bière dans laquelle ont macéré des copeaux de chêne imbibés à la vodka. On la savourera en souvenir des premiers blindés légers belges qui furent envoyés sur le front russe en 14-18 parce qu’ils n’étaient d’aucune utilité chez nous en raison des nombreuses tranchées. Nous espérons intéresser la communauté russe de Belgique.» Quand on vous disait que l’Avouerie brassait tous les publics...

* Arthur Piroton n’avait pas 20 ans quand il publia ce récit en 1950. Il allait ensuite être repéré par Hergé et signer différentes histoires, dont les aventures de Jesse Long créées en collaboration avec Maurice Tillieux.

LES PRODUITS DU TERROIR

Produits de rivières, produits de la ferme, champignons, escargots, confitures artisanales, miels, charcuteries, eaux minérales et bières spéciales... Au magasin de l’Avouerie, votre panier de produits du terroir risque vite de déborder ! Ne repartez cependant pas sans ces trois fleurons de la région : les produits de canard (rillettes, cassoulet, gésiers...) provenant de la maison « Au canard gourmand », à Fraiture (Sprimont), les confitures (framboises, prunes...) de la ferme biologique de Targon, à Villers-aux-Tours (Anthisnes) et le miel des « Ruchers des Trois Vallées », à Burnontige (Ferrières).

S'il n’y avait pas eu la pierre – ou plus précisément la roche – pour l’abriter dans les moments difficiles, l’homme préhistorique n’aurait sans doute pas fait de vieux os. En Belgique, elle est née il y a quelque 350 millions d’années et sa garderobe, dans nos sous-sols, peut s’enorgueillir d’une quinzaine d’habits, de confortables vêtements de voyage, comme le porphyre aux somptueuses parures de bal, comme le marbre et le petit granit, en passant par le grès, le schiste, le calcaire carbonifère… On la trouve principalement dans la vallée de la Meuse et les régions de Tournai, Écaussinnes, Soignies, Philippeville, Jodoigne, Spontin, Sprimont, Saint-Hubert, Malmédy et Vielsalm. Avec l’eau et le bois, elle est une richesse naturelle de la Wallonie et la compagne silencieuse de l’homme. Cependant, si elle pouvait parler, elle nous émerveillerait pendant mille et une nuits. Les « anciennes » raconteraient le long cheminement, sur les routes de Wallonie et des Pays-Bas, des pavés de porphyre provenant de Lessines et Quenast, ainsi que l’édification de la Grand-Place de Bruxelles en pierres de Gobertange, du Palais des Princes-Évêques à Liège en pierres bleues, de la Cathédrale de Tournai en pierres de… Tournai ou du Palais de Versailles en marbre de Rance. Les « jeunettes » se pâmeraient en narrant le mariage du calcaire de Vinalmont et du marbre de Carrare au Théâtre des Abbesses à Paris. Elles nous vanteraient également l’odyssée du marbre rouge de Philippeville au Parliament House de Camberra, ainsi que l’ascension fulgurante du noir de Golzinne jusqu’au World Trade Center de Shanghai. Sans oublier, glisseront les plus instruites, la belle aventure du coticule de Vielsalm qui, tout modeste qu’il soit, parvint à tracer sa route à travers l’Europe. Il faut reconnaître que la pierre abrasive avait des arguments tranchants !

Pourtant, si elle a su sauter sur le train de la modernisation au XIXe siècle, si elle a survécu à la crise qui frappa les industries minières et sidérurgiques au XXe siècle, si elle a profité de la modernisation des voies de communication pour s’en aller la fleur au fusil conquérir le monde, si elle continue à défier le temps sans prendre une ride, bref, si elle se porte et s’exporte très bien, tout ne fut cependant pas rose dans le quotidien de la pierre wallonne. Son « passage à vide » se situe à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. À l’aube de celle-ci, l’industrie de la pierre avait encore bonne mine, puisqu’elle occupait 25 000 ouvriers carriers et comptait quelque 800 sites d’extraction.

« La Belgique dominait alors le marché avec l’Italie, où le savoir-faire remonte à l’Antiquité, voire plus tôt encore si l’on fait référence au marbre blanc de Carrare qui était déjà utilisé par les Romains, explique Francis Tourneur, docteur en géologie. Mais, au milieu du XXe siècle, s’est amorcée une longue période de désaffectation à l’égard de la plupart des matériaux naturels. Suite à l’abandon des pavages des voiries et à la montée en puissance, dans la construction, du béton, du métal et du verre, de nombreux sièges d’extraction durent fermer et l’emploi chuta de façon vertigineuse. À la fin des années 1970, le secteur fut réduit à quelques dizaines d’entreprises et la pierre entachée d’une image passéiste lourde à porter. »

« Pierres et marbres de Wallonie »

Les responsables politiques, heureusement, ne restèrent pas de marbre. En rendant les régions responsables de la gestion de leurs ressources naturelles, le remodelage de la Belgique a permis aux autorités publiques régionales de se porter au secours du secteur. Plusieurs actions de redressement furent ainsi entreprises.

« Ce fut d’abord, en 1985, la publication d’un beau livre, Pierres et marbres de Wallonie, qui fut conçu comme un ouvrage de synthèse sur les matériaux et leurs applications et qui est devenu un véritable ouvrage de référence en la matière. Ensuite, afin de promouvoir la pierre ornementale, il fallait une vitrine, un salon. Ce fut Techni-Pierre, créé en 1988 par la Foire internationale de Liège, à l’instigation des maîtres carriers et avec le soutien de la Région wallonne. Celle-ci encouragea alors les producteurs à participer aux foires les plus prestigieuses, dont Stone- Tec à Nuremberg, Bouwbeurs à Utrecht et Marmomacc à Vérone. Puis, en 1990, ce fut la création de Pierres et marbres de Wallonie, dont je suis le secrétaire général et que je gère avec l’aide de Nicole Carpentier, géologue également. Le but premier de l’asbl, qui est également soutenue par l’AWEX, est de promouvoir la pierre et de défendre l’intérêt des producteurs et des matériaux. Nos membres sont les carrières de pierres ornementales wallonnes les plus significatives. Et nos activités prioritaires sont la publication de livres et brochures, et la participation aux foires et salons. »

Des efforts que les maîtres carriers ne se contentèrent pas d’observer tels des chiens de faïence. Le secteur se lança dans la modernisation de ses outils au prix de lourds investissements financiers, il mit au point de nouveaux produits pour ranimer l’image de la pierre et entreprit de relancer les filières de formation. En même temps, on assista à un renouveau de l’architecture inscrite dans les valeurs de terroir. Les maçonneries en moellons traditionnels firent leur joyeux retour autour des chaumières et le chiffre d’affaires du secteur doubla en dix ans, entraînant avec lui une croissance de l’emploi de l’ordre de 25 %. Aujourd’hui, même si elle n’occupe plus que la 12e ou la 13e place sur l’échiquier mondial – où les pays asiatiques (Chine, Inde…) sont en train de damer le pion aux pays méditerranéens –, l’industrie de la pierre en Belgique a retrouvé des couleurs. En 2012, sa production annuelle était de 70 millions de tonnes et le secteur occupait près de 4000 personnes.

LE LUXE D'ÊTRE WALLON
Par Francis Tourneur
« Le luxe d’être wallon, c’est d’être né et de vivre dans une région privilégiée ! Privilégiée par la nature, qui l’a dotée de richesses quasi inépuisables et de paysage d’une grande variété. Privilégiée par une histoire, certes parfois un peu tourmentée, mais qui explique les courants d’influences si diverses qui l’ont traversée et enrichie. Privilégiée par un peuple d’une grande inventivité et d’une forte envie d’entreprendre. Privilégiée par la grande liberté d’esprit et d’action qui continue à y régner. C’est tout ce qui fait que nous, Wallons, restons riches... même au coeur de la crise ! »


Une concurrence effrénée venue d’Asie

Mais l’euphorie doit s’effacer devant la vigilance, car il convient de tout mettre en oeuvre pour préserver l’exceptionnelle diversité de nos matériaux pierreux et de ses gammes d’utilisation. Le secteur est en effet plus que jamais confronté à une forte concurrence des pierres étrangères, comme en témoignent les parts de marché grandissantes des pierres bleues d’Irlande et d’Asie, dont celles en provenance du Vietnam et de la Chine. Les causes principales sont les conditions salariales, la protection du travail et la couverture sociale qui diffèrent selon les pays. Face à cette concurrence, et donc ce défi économique, nos pierres naturelles ont heureusement un argument de taille à faire valoir. À l’heure où les notions de développement durable et d’écologie sont gravées dans tous les manuels et cahiers des charges, leur haute qualité environnementale est un atout qui vaut son pesant dans la balance. En effet, grâce à la proximité des chantiers, les étapes entre son extraction et sa mise en application sont brèves et peu « polluantes », c’est-à-dire qu’elles consomment globalement peu d’énergie et entraînent peu de rejets nuisibles à l’environnement.

Envie d’une petite escale à Mons ? Au coeur de son centre historique, les chambres d’hôtes de Françoise, « Compagnons 11 », allient charme et convivialité. Elles vous attendent.

Une des plus petites rues de la ville. Des pavés irréguliers. Une maison de maître de 200 ans. Le décor est planté. Les rêveurs s’en délecteront, les autres ne le regretteront pas lorsque Françoise ouvrira la porte, un franc sourire sur les lèvres. Quelques marches et une grande entrée majestueuse avec son sol en pierres noires et un petit air d’artiste bohème. Car ici, si l’art est au rendez-vous, au détour d’un mur où les oeuvres des amis artistes trouvent toujours leur place, c’est surtout l’art de recevoir qui est le plus respecté. Une réelle profession de foi. « Nous avions envie de rencontres. C’est avant tout pour cela que nous nous sommes lancés dans le projet. » Après le départ des fils, la propriété s’est donc transformée. Deux chambres, deux styles : une romantique, plongée au coeur d’un XIXe siècle poétique, vaste et lumineux, prête à accueillir une famille, et l’autre, plus petite, à l’allure seventies, douce et calme avec un pep’s en demi-teinte. Ici, repos et travail (les professeurs l’adorent) grâce à sa vue sur le jardin et sur le célèbre beffroi de la ville. Deux styles qui départagent très bien une clientèle de connaisseurs, où chacun déniche un univers qui lui convient. Et la rencontre est bien évidemment au rendez-vous. Ici, vous côtoierez des voyageurs à vélo, des randonneurs, des professeurs d’université, des pèlerins de Compostelle (la coquille Saint-Jacques sur la devanture de la maison en atteste !) ou des parents d’étudiants Erasmus. Italiens, Américains, Tchèques, Réunionnais, Chinois, Japonais, Français ou Flamands se mélangent, se croisent, et ce, dans une constante bonne humeur.

Il était une fois, un jardin…

Il y a quelques années, la cuisine a été revue pour le projet de chambre d’hôtes : grande et moderne, elle s’allie très bien avec le style ancien de cette vieille bâtisse. Les carrelages d’origine et les portes en chêne massif sont là pour rappeler l’âge de la demeure. L’atmosphère d’antan est présente, intacte. Le matin est servi un petit déjeuner simple et frais : confitures maison, yaourts, fruits frais, oeufs, fromages. Mais on n’hésite pas à s’adapter. Si la convivialité reste le maître-mot, la flexibilité est un atout des hôtes. « On se lève parfois à 5 h du matin, on s’arrange pour les départs et arrivées. On ne laisse jamais personne dans la détresse, on aide, on se débrouille pour faire de leur voyage un vrai moment de bonheur. » Le «plus» du lieu reste sans conteste le jardin, création particulière d’une amie, l’architecte Florence Claus. Havre de paix au coeur de la ville, entre les murs de pierre, l’oeuvre végétale régénère le voyageur. Un étang où libellules « demoiselles » se frottent aux majestueux nénuphars, et dans lequel vont et viennent de petits poissons rouges. Un chemin de bois mène au centre du jardin et dans le fond, le garage à vélos, passion de Robert, le mari de Françoise qui ne se privera pas de vous conseiller sur les balades environnantes. D’ailleurs, ce petit coin de paradis a reçu une mention spéciale au concours «Bois et Habitat» lors de sa création. Si vous êtes très chanceux, vous y croiserez peut-être le héron cendré et le martin-pêcheur venus s’y perdre un beau petit matin.

à voir, à faire

Ce n’est plus un secret. Dès 2015, Mons deviendra la nouvelle Capitale européenne de la Culture et off rira aux voyageurs d’ici et d’ailleurs son lot d’événements. En attendant, le coin ne manque pas de ressources. Tout d’abord, pour le côté historique avec la Collégiale Sainte-Waudru, le Beff roi et son parc, les petites rues pavées et leurs très vieilles maisons. Le Théâtre Royal, situé à quelques mètres de la rue des Compagnons, accueille régulièrement des artistes de renom en collaboration avec le Théâtre Le Manège, nouvelle enseigne culturelle, moderne et actuelle. Pour les amateurs d’art, le BAM (le Musée des Beaux-Arts), à côté du Théâtre, permet de découvrir de grands artistes incontournables internationaux ou belges (les oeuvres d’Andy Warhol et de Keith Haring y ont déjà séjourné !). Un peu plus loin, à Frameries, le PASS (Parc d’Aventures Scientifi ques) ravira les plus jeunes pour ses fabuleuses découvertes et le MAC’S (le Musée des Arts Contemporains), au coeur d’un ancien charbonnage à Hornu sera la sélection des connaisseurs. Pas moyen de s’ennuyer à Mons, que ce soit à vélo, à pied ou avec le petit bus gratuit qui arpente la ville.

www.lemanege.mons.be
www.mons2015.eu
www.mons.be
www.bam.mo
www.mac-s.be

Idéale pour les voyageurs d’un soir, les romantiques ou les hommes d’affaires, la «Belle escapade» à Seneffe a pour maîtres-mots confort et beauté.

C’est dans un quartier résidentiel, à deux pas de l’église et du château de Seneffe que se trouve la « Belle escapade ». Au coeur d’un bâtiment chargé d’histoire, l’ancienne poste du village a été reconvertie en maison de maître. Les décorations de la façade, fraîches et romantiques, donnent d’emblée le ton. Car ici, l’accueil du voyageur, d’où qu’il vienne, est la base du plaisir d’être hôte. Nancy, québécoise souriante au grand coeur est depuis 2005 à l’écoute du client voyageur. « À l’arrivée des gens, je leur demande toujours ce qu’ils aiment pour le petit déjeuner, ce qu’ils veulent manger, s’ils désirent quelques trucs spéciaux pour égayer leur séjour. » Car la dame sait de quoi elle parle, ayant travaillé toute sa vie dans l’hôtellerie et l’accueil en tant qu’hôtesse de l’air notamment. Ici, chacun peut garder son intimité (entrées indépendantes) tout en bénéficiant de services semblables à ceux d’un hôtel. Le room service, le petit frigo et les micro-ondes dans chaque chambre, le Wi-Fi… Sans oublier le plateau de fruits frais et la table déjà dressée dans la chambre en guise de bienvenue. « On cherche toujours à améliorer. On essaie de faire un maximum pour enjoliver le séjour et apporter un accueil chaleureux. Faire plaisir est notre plaisir. »

Confort, beauté et bien-être

L’entrée de la bâtisse a gardé son caractère d’origine, mais avec cette touche contemporaine pour ne pas sombrer dans le vieillot. L’endroit est classe avec ses murs aux reflets noirs, son escalier trônant majestueusement au fond du couloir. La première chambre, en bas, la « Romantique », combine modernité et charme d’antan. Dans une atmosphère empreinte d’un style poétique assumé, on se plonge dans la rêverie amoureuse. Ici, les couples se (re)trouvent, fêtent leur anniversaire, se reposent après un bon repas au restaurant ou profitent simplement de la tranquillité de la région. À l’étage, la chambre zen offre un repos définitivement actuel, aux lignes claires et structurées, la préférée des businessmen de passage. Et comme cela ne suffit jamais pour Nancy et Olivier, les hôtes enthousiastes, une suite au second étage sera disponible dès décembre. Totalement refaite, comme le reste de la maison, par les mains du propriétaire luimême et les idées décoratives de Nancy. Dans cette dernière création, on pourra se retrouver en famille, lors de plus longs séjours et même se préparer à manger. Si l’on devait résumer la « Belle escapade » ? Une literie impeccable et hyper confortable qui invite au repos, une disponibilité permanente des hôtes, un plaisir non dissimulé de rencontrer le voyageur, qui devient presque un ami. Et surtout, le respect de l’intimité de tout un chacun.

à voir, à faire

Ce nom n’est pas anodin. À deux pas de la drève du Château de Seneffe, de l’ancien canal Bruxelles-Charleroi et du Ravel, le lieu invite à la promenade et à la détente. Les amoureux de la nature se baladeront le long du canal, repère des promeneurs avertis. Les romantiques s’enivreront du château (qui abrite d’ailleurs le Musée d’Orfèvrerie) et de son parc, où spectacles et artistes vont et viennent au gré des saisons. Une grande exposition de sculptures monumentales de Mauro Staccioli ornera d’ailleurs le somptueux parc jusqu’en novembre. Mais Seneffe c’est aussi de très bons restaurants, à quelques pas à peine des chambres d’hôtes. Le voyageur gastronome se délectera les papilles au « Gré du Vent » avant de s’endormir dans le lit moelleux de l’ancienne poste. Pour les sportifs, les clubs de golf ne manquent pas aux alentours. Idéal pour se ressourcer en toute simplicité. Et enfi n, le célèbre Musée Royal de Mariemont s’offre au touriste à quelques kilomètres à peine avec son parc aux arbres séculaires, ses impressionnantes collections archéologiques d’ici et d’ailleurs (Grèce, Égypte) ou encore de la célèbre porcelaine de Tournai. Une escapade tout en culture et nature.

www.musee-mariemont.be
www.chateaudeseneffe.be
www.resto-augreduvent.be

Un diorama géant pour revivre la bataille 

 Du 27 novembre au 31 mars, le Grand Curtius vous fait découvrir une maquette de 63 m2 ainsi que 16.000 figurines fabriquées et peintes à la main. Replongez-vous au cœur de l’action!

Les Cent-Jours de Napoléon

Suivez Napoléon en Féronstrée, au départ de la place du Marché. Il vous racontera les Cent-Jours et la campagne de Belgique, depuis son retour d’exil sur l’île d’Elbe jusqu’à la bataille de Waterloo et à sa seconde abdication. Ce parcours vous entraînera dans l’histoire de l’un des plus célèbres commandants militaires. Le premier panneau se trouve sur la place du Marché, à hauteur de la rue Neuvice. La suite se découvre en Féronstrée et mène au Grand Curtius.

Accès gratuits exceptionnels au premier étage du Palais Curtius et au Musée des Beaux-Arts de Liège (BAL)

L’exposition, qui se déroule du 27 novembre au 31 mars au Grand Curtius, est accessible gratuitement.
En outre, les visiteurs se verront remettre un badge à l’effigie de Napoléon Bonaparte en premier consul peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres. Sur présentation de ce badge, l’accès au musée des Beaux-Arts de Liège sera également gratuit, offrant ainsi au visiteur l’opportunité d’admirer le célèbre portrait.

Visites guidées « Liège sous Napoléon, légendes et souvenirs autour du Premier Empire​ » 

En cette année ô combien symbolique, cette visite vous propose une plongée dans cette période souvent méconnue de la Cité ardente. Courte par sa durée, mais riche par son héritage, le Premier Empire a laissé de nombreux souvenirs. Une immersion dans la petite et la grande histoire à la rencontre de noms comme Joséphine de Beauharnais, Blücher ou Bernadotte. Enfin, la visite se terminera au « BAL » par le célèbre tableau de Napoléon peint par Ingres.

Le samedi 7 février 2015, le samedi 14 mars 2015 et le samedi 13 juin 2015.
Départ à 14h30 devant la cathédrale. Durée : 2h30.
Exposition Waterloo 2015
Du 27 novembre 2014 au 31 mars 2015
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10 à 18h
http://lesmuseesdeliege.be/waterloo-1815

 

 

 

Cette bière créée par Thibaut Louppe et Mathieu Collart, des hommes qui en raffolent, qu’elles soient blondes ou brunes. 

Elle est blonde ou elle est brune. Elle est légère, fraîche et savoureuse. C’est bien de bière dont il est question. En 2012, Thibaut Louppe et Mathieu Collart, deux jeunes trentenaires, amis depuis toujours, se lancent un pari plutôt osé : créer leur propre bière. « Nous voulions faire quelque chose pour notre région et pour la valoriser. Nous sommes deux fins amateurs de bière. La Dame des Lacs nous a permis de joindre ces deux intérêts communs », précise Thibaut Louppe. Cette région qu’ils aiment tant et dont ils mettent un point d’honneur à faire la promotion, c’est le pays des Lacs de l’Eau d’Heure. Situé à cheval sur les provinces de Hainaut et de Namur, le site touristique s’étend sur 600 ha de plans d’eau, 600 ha de forêts et 600 ha de prairies. « Nous sommes la bière officielle des Lacs. Notre objectif majeur est de toujours mettre en avant notre région. Quand des personnes goûtent et apprécient notre bière, nous les invitons à visiter les alentours, les infrastructures touristiques et la nature environnante », poursuit Thibaut Louppe. Sacrés « Destination Européenne d’Excellence » en 2010, les Lacs de l’Eau d’Heure méritaient bien leur propre bière…

L’idée était belle, restait maintenant à la concrétiser. Très vite, les deux amis se tournent vers Bruno De Ghorain, maître brasseur à la brasserie « La Binchoise ». Cette brasserie artisanale fondée à Binche au XIXe siècle brasse ses propres bières, mais aussi des bières à façon commercialisées par des tiers. « Nous avions une idée très précise des saveurs que nous recherchions pour notre bière. Nous sommes très vite tombés d’accord avec le maître brasseur », précise Thibaut. Car si l’on s’imagine a priori que la création d’une bière nécessite des heures de dégustation et des dizaines d’ajustements, des choix réfléchis au préalable et une complicité avec le maître brasseur sont, dans ce cas-ci, les clés de la réussite. Prochain objectif pour les deux jeunes entrepreneurs : brasser eux-mêmes la « Dame des Lacs » sur le site des Lacs de l’Eau d’Heure en micro-brasserie.

Blonde ou brune, choix cornélien

« Tout le monde n’aime pas les brunes », lance Thibaut Louppe. C’est aussi vrai pour les blondes ! L’une et l’autre plaisent aux uns, et pas forcément aux autres. Les publics sont très différents. « La déclinaison de couleurs permettait de mettre tout le monde d’accord. » La « Dame des Lacs » est une bière dite de fermentation haute, une technique brassicole connue pour permettre l’obtention d’arômes plus complexes. La « Dame » blonde présente une robe dorée légèrement trouble qui révèle une fine amertume et titre 6,2 %, tandis que la brune, elle, titre 7,7 %, et possède une robe brun foncé, une mousse généreuse et du caractère. Que vous les préfériez blondes ou brunes, une chose est sûre, les goûts et les couleurs ne se discutent pas.Cette bière créée par Thibaut Louppe et Mathieu Collart, des hommes qui en raffolent, qu’elles soient blondes ou brunes. 

LA PETITE DERNIÈRE

Née en 2013, la petite dernière a fait son entrée parmi les « Dames ». La RCB, pour « Red Crocodile Beer », est une bière à la framboise destinée à un public plus jeune, pas forcément friand de bières spéciales. Son nom fait référence au « Crocodile Rouge », le bus amphibie (il n’en existe que 9 exemplaires au monde !!!) qui permet la visite des Lacs de l’Eau d’Heure sur terre et sur eau !

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