Waw magazine

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L’ancienne abbaye d’Hélécine avec son fameux dôme est le cœur historique d’un domaine de 40 hectares qui vient de se doter d’un programme ambitieux pour aborder les décennies à venir.

 

Les gens du coin l’appellent « le château ». C’est vrai qu’avec ses lignes symétriques et son décor classique, l’édifice qui ferme la cour d’honneur du domaine d’Hélécine fait bien plus penser à une résidence aristocratique qu’à l’abbaye qu’elle a pourtant été à l’origine. Pendant la seconde moitié de XVIIIe siècle, l’abbaye d’Heylissem, comme on l’appelait alors, était considérée comme « le plus bel ornement de la contrée » et les chanoines norbertins implantés sur le site depuis le XIIe siècle étaient une des communautés les plus puissantes et les plus riches de Hesbaye. Le bâtiment néoclassique construit à partir de 1768 est signé Laurent-Benoît Dewez, alors Premier Architecte du Gouverneur des Pays-Bas autrichiens, à qui l’on doit de nombreuses églises et abbayes, ainsi que le château de Seneffe. Tous les regards portent sur l’ancienne église abbatiale qui en occupe le centre, avec son large fronton en pierre de Gobertange et son dôme majestueux. Elle est flanquée de part et d’autre des deux ailes de la prélature avec leur toiture d’ardoise. Si un cloître prolongeait le bâtiment à l’arrière, il a aujourd’hui disparu, mais on peut encore voir la trace de ses arcades sur les murs extérieurs. Les conséquences de la Révolution française, de la persécution religieuse et du Concordat n’ont pas permis à ces chanoines de l’Ordre de Prémontré de profiter bien longtemps du pouvoir qu’ils entendaient magnifier.

Après la cassure révolutionnaire, l’abbaye est désacralisée et devient un château qui passe de mains en mains. Fin XIXe, son propriétaire Gustave van den Bossche, le futur baron d’Heylissem, fait appel à Alphonse Balat pour apporter quelques transformations à son fastueux chez lui. Le célèbre architecte qui était le favori de la jet-set de l’époque rehaussa le dôme en forme d’ogive d’obus et lui adjoignit une terrasse cernée d’une balustrade. Il retravailla également dans un style néoclassique la façade latérale donnant sur l’étang. En 1962, le château, ses dépendances et le parc furent vendus à la Province de Brabant.

Réaménagées dans les années 1970-1990 et au début des années 2000, les deux ailes du château ont perdu beaucoup de leurs décorations et aménagements intérieurs à l’exception de l’escalier monumental en chêne du XVIIIe, ainsi que les décors conçus par Balat pour les pièces du rez-de-chaussée. Le dôme qui formait le chœur de l’ancienne église abbatiale impressionne toujours avec ses 40 m de hauteur qui donneraient presque le vertige. L’ancien pavement a été remplacé par un dallage de marbre beige avec, en son centre, une étoile en marbre blanc de Carrare. Dans une des dépendances qui se font face de part et d’autre de la cour, s’est installé le musée d’interprétation archéologique. Adressé aux enfants, il s’intéresse à la vie quotidienne des chasseurs de rennes et aux outils des chasseurs-cueilleurs de l’époque préhistorique que les élèves de maternelle et primaire apprennent à fabriquer et manipuler.

 

Une nouvelle salle

De l’hôtel à la micro-brasserie, en passant par le musée de la boîte à biscuits, bien des projets ont été lancés pour participer à l’avenir du domaine d’Hélécine et, aujourd’hui, un cadre plus concret a fini par se mettre en place. Le Règlement Urbanistique et Environnemental (RUE) qui a été déposé en juin dernier à la commune définit l’orientation que les différentes autorités en charge souhaitent donner à l’exploitation du domaine qui attire déjà environ 180 000 personnes par an. « Le domaine d’Hélécine est un site patrimonial classé de style néoclassique avec un parc romantique. Nous voulons qu’il reste un lieu de détente et de loisirs familial et multifonctionnel », précise Mathieu Michel, député provincial. La superficie du domaine de 38 ha a été complétée par l’acquisition d’une parcelle de 12 ha supplémentaires. Le changement le plus notable sera la construction d’une nouvelle salle en liaison directe avec le château. « Aujourd’hui, le dôme est un but en soi, nous voudrions en faire un point d’accès pour une salle polyvalente pouvant accueillir 500 personnes. On en profitera pour retravailler le caractère paysager du parc et recréer des perspectives visuelles entre les différentes zones. » Les ailes du château abriteront à l’étage des salles de séminaire, ainsi qu’un espace d’hébergement. À proximité du château subsistent encore les restes de l’ancienne ferme et ses belles écuries dont la réhabilitation pose question, faute d’une affectation cohérente. Le domaine renforcera ses équipements sportifs tournés vers le tennis et les sports équestres, sans oublier l’hébergement scolaire à La Bascule. Le grand réaménagement paysager permettra l’apparition d’une cafétéria adossée à la plaine de jeux et les pieds dans le troisième étang. D’importants ouvrages de terrassement redessineront les axes de communication entre les différentes zones du domaine. Si tout se déroule comme prévu, les travaux devraient démarrer fin 2016 - début 2017. L’objectif n’étant bien entendu pas d’occuper la moindre parcelle de terrain, les concepteurs du projet désirent se donner de la marge et recadrer les zones et les types d’activités en fonction des besoins et de l’évolution des territoires environnants.

 

Renseignements :

Domaine provincial d’Hélécine

Rue Armand Dewolf, 2

B-1357 Helecine

+32 (0)19 65 54 91

www.domainehelecine.be

 

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Tout près de la frontière allemande, deux dynasties produisent encore et toujours leur propre fromage de Herve.
Le goût du caractère, les traditions familiales, les recettes ancestrales survivent aux exigences sanitaires.
Ces deux maisons ne sont pas prêtes à lâcher prise !

 

L’histoire raconte que le pays de Herve a développé ses prairies et sa production laitière dans le courant du XVIe siècle, sous le règne de Charles Quint. Alors que le blé perdait de sa valeur, les agriculteurs du coin ont choisi de traiter le lait, avant d’en faire du beurre et obtenir, plus tard, du fromage. Derrière une croûte lavée à l’eau salée se trouve aujourd’hui un fromage à pâte molle qui peut devenir doux, piquant, long ou frotté à la bière, selon son temps d’affinage et le procédé de lavage. C’est au travers de toutes ces étapes que se développera la bactérie magique qui fait le caractère particulier du fromage de Herve et qui porte un nom aussi sexy qu’appétissant : bacterium linens. Enfin, et quel que soit le secret de fabrication propre de chaque maison, le produit à Appellation d’Origine Protégée est soumis à quelques exigences européennes. Notamment celle du lait utilisé, qui doit provenir de vaches qui ont passé plus de 180 jours en pâture, à savourer l’herbe grasse et riche qui caractérise la région. Madeleine Hanssen, propriétaire de La Ferme du Vieux Moulin, aime répéter que « tous les laits sont blancs, mais tous les laits ne sont pas fromageables ! » L’alimentation des vaches et l’état sanitaire des fermes jouent un rôle central pour produire un bon fromage.

 

Deux producteurs, deux philosophies

La Ferme du Vieux Moulin et La Fromagerie Herve Société se complètent par leurs gammes de produits et, à la fois, se distinguent par leurs méthodes de production. Quand la première s’investit sans vergogne pour assurer la saveur locale et vraie du « bon, propre et juste », la seconde s’évertue à assurer l’absence de bactéries pathogènes en insistant sur l’hygiène. « Avant d’être contrôlés, il y va de notre responsabilité de producteurs de respecter la santé des consommateurs », explique Francis Debronne, responsable marketing de La Fromagerie Herve Société. La grande entreprise a alors fait le choix de pasteuriser le lait qu’elle achète à 20 fermes laitières locales. Du côté de La Ferme du Vieux Moulin, on vise moins grand mais on se veut « plus vrais ». En travaillant le fromage à partir de lait cru, lui-même directement tiré des vaches du voisin, Madeleine Hanssen défend bec et ongles les saveurs de son terroir, tout en respectant la santé alimentaire. « Il y a 25 ans d’ici, ce n’était pas du tout le même contexte. La sécurité alimentaire a nettoyé l’artisanat. Tous ceux qui avaient passé l’âge de 50 ans n’ont jamais voulu faire les investissements qui étaient réclamés. Moi, ça ne m’a pas dérangée parce que j’étais jeune. J’avais le temps d’amortir les investissements. Finalement, c’est la qualité du lait qui a changé. Il est beaucoup plus propre et, selon moi, c’est positif. Le produit est devenu de meilleure qualité bactériologique et nutritionnelle. »

Si particularité de goût il y a entre les produits des deux entreprises familiales, aucune ne tient à tirer la couverture à elle. Les deux vous invitent à goûter par vousmêmes, sur une tartine beurrée, avec du sirop du coin et une jatte de café... Et Francis Debronne de conclure : « Il y a du vrai savoir-faire dans les deux maisons ! On a chacun nos petits secrets. C’est ça qui fait notre différence ».

 


 

APPELLATION D’ORIGINE PROTÉGÉE

Avec le beurre d’Ardenne, le fromage de Herve est le seul produit belge qui bénéficie du label Appellation d’Origine Protégée (AOP). La dénomination, mise en place par la Communauté européenne en 1992, se définit officiellement comme « un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté ». Dans le cas du fromage de Herve, la zone géographique se délimite entre la frontière allemande, celle des Pays-Bas, le cours de la Vesdre au sud et celui de la Meuse à l’ouest. Avec pour objectif premier de protéger l’artisanat et les produits du terroir, le label sous-entend d’autres conditions telles qu’une alimentation des vaches produite sur la ferme ou le fait que le bétail puisse se déplacer sur un espace minimum de pâture. La dénomination officielle de Fromage de Herve est préservée, pour sa part, grâce au signe d’identification Indication Géographique Protégée (IGP) qui entend déterminer l’origine d’un produit agricole.

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Cela existe vraiment ! Mais ne cherchez pas l’offre dans votre agence locale pour l’emploi ou dans des écoles spécialisées.
 
 
Cherchez plutôt du côté de la Maison du Tourisme du Pays Condroz-Famenne.

 

Si le Pays des Vallées des Saveurs est réputé pour ses balades naturelles et gourmandes, il l’est moins pour ses pratiques en sorcellerie. Les offices du tourisme du territoire ont cependant plus d’un tour dans leur sac pour inviter les familles à découvrir leur terroir magique. Car depuis peu, l’enchanteur Olibrius, la vilaine sorcière Condrusa et tout un peuple de personnages énigmatiques s’agitent dans les villages, forêts, rivières, prairies et sentiers de la région dans l’attente d’être découverts par des enfants (et parents) intrépides.

 

Séduire les familles

Le projet, nommé « Mes Aventures d’Enchanteur », est né d’une réflexion avec l’ensemble des offices du tourisme du territoire (Ciney, Hamois, Havelange et Somme-Leuze). Comme l’explique Julie Riesen, directrice de la Maison du Tourisme Condroz-Famenne, les familles sont nombreuses à visiter la région. Or, excepté le Domaine provincial de Chevetogne, il n’y avait jusqu’alors que peu d’activités qui leur étaient destinées. L’objectif fut alors de mettre au point un produit culturel et touristique qui intègre à la fois la promenade (activité préférée des adultes dans cette exceptionnelle zone rurale verdoyante), le jeu, la convivialité et le partage. Un produit qui répond aux attentes de tous les membres d’une famille, âgés de 6 à 12 ans pour les enfants et sans limite d’âge pour les adultes accompagnateurs qui ont encore un esprit joueur ! L’élaboration d’un tel produit, pour être parfait, prit du temps. Un coach en créativité du Bureau Économique de la Province de Namur a d’ailleurs accompagné la démarche. « Nous avons aussi appris, raconte Julie Riesen, qu’il existait déjà à Bourg-en-Bresse (France) un produit similaire, “Le pays de Fifrelin”. Nous sommes donc allés sur place pour observer et en retirer un guide de bonnes pratiques. Nous avons ensuite pris contact avec Traces TPi, société basée à Flavion et experte en ingénierie touristique qui, sur base d’un cahier de charges précis, a conçu le jeu. »

Quatre itinéraires, quatre aventures sous forme d’enquêtes ou de jeux de piste, sont désormais accessibles toute l’année, en toute autonomie, pour un public familial qui souhaiterait découvrir la région autrement et vivre des moments amusants d’apprentissages et de découvertes. Bienfaits de l’air frais et de la marche à pieds garantis ! Les parcours font environ 2 km pour une heure et demie de jeux durant laquelle les enfants apprennent, outre des sortilèges et des formules magiques, des anecdotes relatives à l’histoire locale, agrémentées de poudre de perlimpinpin, d’éléments du patrimoine et de la nature. Bien que chaque jeu ait sa propre histoire et son monde onirique, l’enchanteur Olibrius reste le personnage central autour duquel tournent, comme dans toutes les histoires enfantines à succès, «des gentils et des méchants » inspirés des légendes régionales, dont l’horrible sorcière Condrusa.

 

Horreur, malheur !

Et Condrusa n’est pas une sorcière commode. Il est hautement recommandé de s’équiper avant de s’aventurer sur les chemins du Pays du Condroz et de la Famenne. Afin de braver les dangers, les familles se procurent un kit d’apprenti sorcier, lequel renferme des objets qui pourraient s’avérer précieux en cas de rencontres à risques. Chaque sac contient également un document de base qui campe le décor et fixe les règles du jeu pour chacune des aventures. Quatre jeux, quatre parcours et quatre atmosphères différentes : rendez-vous dans le centre-ville de Ciney, dans le village de Hamois et sur son RAVeL, dans le village de Miécret (Havelange) et dans les bois de Nettinne (Somme-Leuze).

Les sacs d’aventure s’achètent entre 8 et 12 € dans les offices du tourisme des communes concernées ou chez les ambassadeurs du jeu qui sont le plus souvent des boutiques partenaires. Les concepteurs du projet ont poussé le détail jusqu’à créer, à l’intérieur des maisons du tourisme, un décor et une animation qui préparent les enfants à l’aventure : une bibliothèque de grimoires dans laquelle une personne leur raconte en quelques lignes l’histoire qu’ils vont vivre et les aide à fabriquer leur chapeau d’apprenti sorcier.

 

RENSEIGNEMENTS
Mes Aventures d’Enchanteur
Maison du Tourisme Condroz-Famenne
Rue de l’Eglise, 4
B-5377 Somme-Leuze
+32 (0)86 40 19 22

 


 

KITS NUMÉRIQUES

Depuis le lancement du concept en décembre 2013, « Mes Aventures d’Enchanteur » connaissent un franc succès. Les retours des familles sont excellents à tel point que deux nouvelles aventures, numériques cette fois, sont proposées au public (l’une dans le village de Gesves et l’autre dans celui de Goesnes). À la place des kits d’apprentis sorciers, vous téléchargez une application gratuite sur App Store ou Google Play (pour Smartphones et tablettes) et vous partez de la même façon, sur 2 km, aider Olibrius à vaincre Condrusa.

Installée en février 2015 a la pointe de la Citadelle, au Bonnet de Prêtre, la sculpture monumentale en bronze signée Jan Fabre intitulée Searching for Utopia est plus connue des Namurois sous le nom « la tortue ». Elle est d’ailleurs devenue l’emblème de l’exposition Facing time. Rops / Fabre qui s’est terminée le 30 août dernier au Musée Félicien Rops. En quelques mois, la création de l’artiste s’est taillé une place de choix dans la capitale wallonne, si bien que la Ville et ses habitants ont exprimé le souhait de conserver l’ouvrage. Et c’est officiel, la tortue fait désormais partie du paysage namurois ! Elle ne cesse d’éveiller la curiosité de bon nombre de touristes et de familles. Une chose est sure, Rebecca Evrard, photographe amatrice de la région, ne l’a pas loupée… pour notre plus grand plaisir !

 

www.museerops.be

Deux millénaires de vie dans nos campagnes dans une exposition temporaire, jusqu’au 21 février 2016 

Cette exposition, réalisée par le Service de jeunesse archeolo-J, est le résultat d’une vaste enquête centrée sur le monde rural en Condroz namurois. Elle retrace deux mille ans de vie à la campagne. Depuis l’Antiquité, cette contrée a comme ressources principales l’agriculture et l’élevage. Cette situation va perdurer pendant le Moyen Âge et les Temps Modernes. Le rôle de l’Église, l’influence du seigneur local, la nature et le relief du terrain et l’économie globale de la région sont des facteurs déterminants pour la configuration du paysage condrusien.

 

Infos pratiques :

Maison du patrimoine médiéval mosan

Place du Bailliage, 16 à 5500 Bouvignes (Dinant)

+32 (0)82.22.36.16

[email protected]

www.mpmm.be

 

Ouvert de 10 à 17h, fermé les lundis ainsi que du 25 décembre au 2 janvier (Réservation obligatoire)

 

Du 3 au 18 octobre, Mons 2015 rend hommage à deux de ses artistes de la Renaissance, pourtant trop souvent oubliés.

Le premier est Roland de Lassus, artiste majeur de la Renaissance. Né à Mons en 1532, cet enfant de choeur deviendra rapidement l'un des musicien les plus connu en Europe à cette époque. Sa musique, très éclectique, est revistée par Daan et Saule, lors du concert Sonic Lassus. Parlons aussi de l'ensemble instrumental Zefiro Torna et le choeur Mezza Voce qui reprennent, dans une tournée des bars, ses chansons paillardes. Enfin, la Grande Clameur lui rendra un vibrant hommage.

Le deuxième est Jacques Du Broeucq, architecte et sculpteur du XVIe siècle, considéré comme l'un des plus importants à cette époque. Il repose dans le choeur de la collégiale Sainte Waudru. Un parcours immersif, des expositions et un banquet d'époque nous permettent de suivre les traces de ses chefs d'oeuvres.

 

La grande clameur

Une immense chorale de 500 chanteurs, quoi de plus angélique pour interpréter une pièce en hommage à Lassus, composée pour l'occasion par Jean-Paul Dessy. Des chanteurs de tous horizons ont été invités à se joindre à 19 choeurs professionels pour chanter d'une seule voix, accompagnés de plus de 50 accordéons. Des mois de travail pour tous ces 500 choristes qui se terminent en apothéose.

dimanche 4 octobre à 19h00

 

Renseignements

www.mons2015.eu

 

C’est par un spectacle son et lumière que s’ouvrira la 27e édition des Journées du  Patrimoine wallon. L’Abbaye de Gembloux servira de cadre à cet événement haut en couleurs et en musique.

Par ce spectacle, nous est racontée l’histoire de la vie de Laurent-Benoît Dewez. Fameux architecte de la région, grand maître du néo-classicisme – qu’il introduira dans les Pays-bas autrichien au XVIIIe siècle – qui finit ruiné et oublié de tous. Ce son et lumière historico-fantastique rend hommage à ses œuvres, telles l’Abbaye d’Hélécine, le Château de Seneffe et, bien évidemment, l’Abbaye de Gembloux. Mais pas seulement. Sa biographie sert d’accroche aux évènements historiques, sociaux et économiques de la Wallonie, du XVIIIe au XIXe siècle. Le son, la lumière et les techniques 3D nous plongent dans le siècle des Lumières et nous font revivre l’essor de la Wallonie grâce à un véritable show. Un ravissement instructif pour les grands comme pour les petits !

- www.journeesdupatrimoine.be - 

 

WAW a sélectionné pour vous une vingtaines de lieux d'exception à découvrir ce week-end.

Consultez gratuitement le flipbook ci-dessous.

 

 

 

Spectacle son et lumière à l'Abbaye de Gembloux

Passage des Déportés, 2

B-5030 Gembloux

Les 11 et 12 septembre

Tous les soirs à 21h30, 22h00 et 22h30

Entrée libre

[email protected]

En plein coeur des Ardennes, à Vielsalm pour être exact, une fabrique biologique produit de savoureux fromages bio à pâte dure. Le Vieux Liège, l’Ardenner, le Campagnard, le 1815 Waterloo et d’autres encore… autant de mets de qualité préparés, à la fois, selon des méthodes traditionnelles et ancestrales et une approche moderne de production.

En 1989, Roger Loicq, l’un des grands noms du secteur fromager en Belgique et en Europe, reprend l’ancienne laiterie de Vielsalm, laboratoire idéal pour initier l’essor du bio dans la fromagerie. Avec le concours de son fils Didier, le chef d’entreprise est l’un des pionniers de la production de fromage bio en Belgique, dans ce qui s’appelle désormais la Fromagerie biologique de Vielsalm. Aujourd’hui, Thibault et Amaury Loicq, les enfants de Didier, ont rejoint l’aventure. Ils ont emmené avec eux des idées nouvelles qui s’inscrivent parfaitement dans l’ADN de leur père et de leur grand-père : « une approche familiale de la gestion et l’envie d’entreprendre, mais aussi une soif de l’innovation, de la créativité et de la qualité… une passion transmise de manière intacte de génération en génération ». Située aux confins de la Belgique, du Luxembourg et de la France, l’entreprise jouit du climat rigoureux et humide de cette région vallonnée, verte et boisée. Ce climat et les prairies alentours offrent des conditions idéales aux exploitants de bétail laitier afin de produire du lait de haute qualité. « On trouve encore dans les prés une flore riche en plantes herbacées qui influencent positivement la qualité du lait de vache. Outre le système de culture biologique que nous pratiquons, nous bénéficions d’un atout supplémentaire puisque la région des Ardennes est encore peu développée au niveau industriel. »

L’objectif de la maison labellisée bio consiste à mettre en avant la saveur des produits régionaux, en privilégiant le circuit court et en revenant aux méthodes naturelles et ancestrales de production afin de redonner ses lettres de noblesse au goût. La fabrication du fromage s’effectue sur le site de l’ancienne laiterie, rénovée en pierres du pays et équipée d’une chaîne de production aussi pointue que performante. Pasteurisation, pressage, moulage, saumure, coating, affinage… Tout se fait dans les règles de l’art en alliant l’artisanat et la technologie, le tout contrôlé à tout moment par le maître-fromager Alain Vedrines et son équipe.

En 2014, la Fromagerie a fabriqué environ 380 tonnes de fromages, vendus sous les marques Ardenner, Vieux Liège, 1815 Waterloo, Waterloo et Le Campagnard. Outre ses produits au lait de vache, sont également façonnés des fromages à base de lait de chèvre, commercialisés sous le nom ChèvrArdennes.

 

Renseignements :

Fromagerie biologique de Vielsalm

Rencheux, rue du Vivier, 63

B-6690 Vielsalm

+32 (0)80 21 67 71 www.fromageriebio.be

 

1815 WATERLOO UN FROMAGE RICHE EN HISTOIRE

Ce mois de juin marque le bicentenaire de la bataille de Waterloo. Pas de quoi en faire tout un fromage… Que du contraire ! Pour célébrer cet événement qui a marqué la mémoire collective, la Fromagerie biologique de Vielsalm a créé « un fromage bio au goût et aux saveurs inoubliables » dénommé le 1815 Waterloo. Le maître-fromager Alain Vedrines s’est inspiré d’une recette ancestrale pour élaborer ce fromage particulier. Il est fabriqué à partir de lait bio issu de la région de Vielsalm. Ce petit fromage à trous de forme ronde s’affi ne sous sa croûte durant plus de deux mois pour délivrer ensuite une saveur noisette et proposer une expérience sensorielle unique. Le 1815 Waterloo a de quoi « remporter haut la main la bataille des délices fromagers » !

 

 

 FEUILLETÉ AU CHÈVRE, À LA POIRE ET AU MIEL

Une recette proposée par Dimitri Delhaye

Non, la poire n’est pas faite que pour clôturer les repas. Elle peut aussi les ouvrir en beauté. Pour l’occasion, elle sera accompagnée d’un délicieux fromage de chèvre, de la fringance du gingembre, le tout emballée d’une délicate pâte feuilletée. Emballé, vous le serez aussi par cette recette de feuilleté au chèvre et à la poire. Aussi simple à préparer que savoureux à déguster !

Ingrédients pour 4 personnes

— 4 carrés de pâte feuilletée — 1 poire — 1 rondin ChèvrArdennes nature — miel — 30 grammes de beurre — cannelle en poudre — gingembre — papier à cuisson

Préparation

1. Préchauffez le four à 220 degrés.

2. Épluchez la poire, coupez-la en quartiers puis en petits cubes. Découpez très finement 4 rondelles de gingembre.

3. Faites revenir le beurre dans la poêle. Déposez-y les poires et le gingembre pendant quelques minutes en remuant. Réservez.

4. Posez le carré de pâte sur le papier à cuisson. Émiettez le ChèvrArdenne. Déposez au centre du carré les poires, le gingembre et le ChèvrArdenne. Saupoudrez de cannelle et versez-y une cuillère à café de miel. Refermez le carré en repliant les 4 coins au centre.

5. Faites cuire une quinzaine de minutes.

6. Servez chaud. 

Inaugurée en 2013, la Brasserie de Bertinchamps a rapidement conquis son public, tant en Belgique qu’à l’étranger. En 2015, près de la moitié de la production devrait sortir de nos frontières.

Avec son étiquette stylisée et son goût résolument moderne, la Bertinchamps a tout d’une marque jeune et, risquons le mot, branchée, mais elle ne doit pourtant rien au hasard. Cela fait en effet presque 40 ans que son propriétaire, Benoît Humblet, exerce sa profession aux quatre coins du monde pour de grands groupes internationaux en Afrique, notamment au Congo (à l’époque, le Zaïre) et au Cameroun, mais aussi en France pour Kronenbourg ou… en Belgique. Créateur de la bière Val-Dieu pour l’abbaye du même nom à Aubel, il rompt avec son associé en 2011 et se met à la recherche d’un nouveau lieu d’exploitation en Belgique.

Après plusieurs mois de recherche, il repère la vieille ferme en carré de Bertinchamps, au milieu des champs, non loin de Gembloux, et l’achète pour s’y s’installer avec sa famille… et pour y créer une nouvelle brasserie. « Il y a plus de 135 brasseries en Belgique, explique-t-il. Je voulais développer un projet original, mais aussi un projet familial. Le père produit et les enfants commercialisent. » L’idée ? Créer une véritable bière de ferme, simple et sans épices, uniquement de l’eau (puisée sur place), du malt (de Luttre) et du houblon allemand et tchèque. Pas exactement une bière bio, mais dont chaque maillon de la filière est connu et garanti.

Côté matériel, Benoît Humblet se fournit en Allemagne, la brasserie est installée en un mois dans une ancienne grange et la salle de brassage avec ses vastes cuves en inox est entièrement automatisée. « Mon vénérable âge, précise-il en souriant, ne permet plus de porter les sacs... Mais nous avons choisi le meilleur matériel, il sera toujours opérationnel dans 100 ans. »

Deux, puis bientôt quatre bières

En 2013, deux bières labellisées Bertinchamps sont brassées. La Triple, une bière ronde, ambrée et assez douce, discrètement caramélisée, et la Blonde, plus légère, une vraie pils belge dans la plus pure tradition. Trois mille hectolitres sont produits ; seule la proportion de houblon diffère. Rapidement, une Brune, proche d’un stout anglais, vient compléter l’offre.

Pour les bouteilles, Bertinchamps est quasiment la seule en Belgique à avoir opté pour une bouteille de 50 cl (« C’est plus sympa de partager une bouteille à deux ! ») et trois couleurs d’étiquettes, un mauve délavé pour la Triple, beige pour la Blonde et orange pour la Triple. Sur chacune, un grand B qui renvoie à Bertinchamps, bien sûr, mais aussi à Bière, Belgique ou Benoît. Le tout étant imprimé en blanc sur fond de couleur et encadré d’un filet évoquant les anciennes plaques de vélo dans un style vintage. Une date aussi : 1343, qui n’a aucun lien avec la brasserie mais qui est simplement la date d’annexion de la ferme à l’entité de Gembloux.

En 2013, deux bières labellisées Bertinchamps sont brassées. La Triple, une bière ronde, ambrée et assez douce, discrètement caramélisée, et la Blonde, plus légère, une vraie pils belge dans la plus pure tradition. Trois mille hectolitres sont produits ; seule la proportion de houblon diffère.

 

En juillet 2015, une nouvelle ligne de mise en bouteille sera installée et, si tout va bien, une bière blanche s’alignera à côté des trois autres. « Actuellement, explique le maître brassicole, nous avons une capacité de 5 000 hectolitres, cela rassure les banques et cela nous permet de commencer à bâtir l’avenir. » Un avenir qui semble tout à fait radieux, car la production s’exporte déjà dans de nombreux pays. En Russie (« malgré la chute du rouble »), en Chine, à Hong Kong ou Taiwan, mais aussi au Japon, en Irlande, à Tahiti ou en France. Un cinquième de la production en 2014 et vraisemblablement 50% en 2015. « Nous avons eu la chance de profiter des conseils et des contacts de l’AWEX qui est vraiment un outil précieux à l’exportation des produits wallons, continue Benoit Humblet. Lorsque les attachés économiques reviennent en Belgique, environ deux fois par an, nous prenons rendez-vous avec ceux qui travaillent dans les pays qui nous intéressent. Grâce à leur soutien, nous participons également aux grandes foires internationales, c’est une aide exceptionnelle, car seul, c’est un peu compliqué d’organiser cela à l’autre bout du monde. En Belgique, nous ne diffusons pas dans l’Horeca, mais nous participons à de nombreuses festivités locales et nous avons déjà de grands distributeurs en Wallonie. »

Prochaine priorité : l’accueil

Aujourd’hui, toute la famille est impliquée dans l’entreprise : Jean-Philippe qui gère les ventes, Marc-Edouard qui termine ses études mais qui a déjà lancé la « 1348 », une « pils de caractère » à Louvain-la-Neuve, Anne-Claire qui accueille et fait déguster et, enfin, Marie-Laure, architecte qui gère les travaux de rénovation du bâtiment où vit désormais la famille ainsi que le chien Maltus.

Outre l’activité brassicole, Bertinchamps ne manque pas de projets. Située entre Ottignies et Namur, la Ferme de Bertinchamps est rapidement accessible et ses propriétaires ambitionnent d’en faire un lieu touristique. Les prochains investissements sont donc consacrés à l’accueil des visiteurs. Une nouvelle salle de dégustation vient d’être créée et une restauration sera prochainement possible ainsi que des cours de cuisine avec Stefan Jacobs, l’un des chefs du restaurant Va Doux Vent à Uccle. Des chambres d’hôtes sont envisagées ou, pourquoi pas, un projet d’habitats groupés. « Mais tout va dépendre des ventes, précise notre homme, ce n’est pas pour tout de suite. »

Une famille qui, décidément, ne manque pas d’idées et de ressources, tout comme certains commerces locaux d’ailleurs. À Gembloux, par exemple, la boucherie Atelier Trefois-Deschryver propose déjà dans son assortiment un pâté et un saucisson à base de bière de Bertinchamps, tandis qu’un fromage à la Bertinchamps pourrait bien voir le jour du côté de Gand. Enfin, si par hasard, vous vous appelez Bertinchamps, sachez qu’une grande fête sera bientôt organisée avec toutes les personnes portant ce nom. Le site familienaam.be recense 227 familles portant ce patronyme en Belgique. Nul doute que ce sera une belle fête.

 

Renseignements :

Brasserie de Bertinchamps

rue de Bertinchamps 4

B-5030 Gembloux

+32 (0) 81 87 85 28 www.bertinchamps.be

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