Waw magazine

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Par Bois_du_Cazier

Après le succès de « Papa Pirate » et « Ernest et Célestine », le Bois du Cazier souhaite à nouveau toucher le jeune public en lui proposant une découverte originale du site et de façon plus générale de la vie et du travail des mineurs. L’activité s’adresse aux familles avec des enfants de 6 à 12 ans, aux groupes scolaires du primaire et aux groupes extrascolaires.

Belle-Fleur est le surnom de Blanche Duval, une petite fille de 10 ans. Son papa est abatteur à la mine et sa maman travaille à la surface, au triage-lavoir. Par une fin d’après-midi de décembre, elle ne voit pas son papa sortir de la mine et s’inquiète. Le lendemain matin, avec l’aide de son ami Nicola, elle descend au fond à sa recherche. Quelle aventure…

Cette histoire, issue de l’imagination de Sandrine Place et mise en couleurs par le dessinateur Ian De Haes, est le fruit d’un projet collectif des quatre sites miniers majeurs de Wallonie réalisé à l’initiative de la Renaissance du livre. En effet, l’histoire se passe dans un charbonnage reprenant les codes architecturaux du Bois du Cazier et de Blegny-mine. Les façades des corons aux alentours du charbonnage correspondent aux cités de Bois-du-Luc et du Grand-Hornu... Un excellent travail qui met en évidence les 4 sites reconnus, ensemble, au Patrimoine mondial.

Pour les familles

La visite du Bois du Cazier sur les traces de Belle-Fleur se déroule en 3 parties. La première partie consiste en une lecture du livre. Il permet aux enfants de comprendre pourquoi Belle-Fleur descend sous terre, comment son ami Nicola arrive à l’aider et surtout comment se termine son escapade. Ensuite, muni d’un carnet de découverte, la famille (re)découvre le site au travers de 9 reproductions grands formats des dessins placées dans les musées et sur le site. A chaque halte, un petit jeu ou une question est proposé pour réaliser le lien entre le livre, l’histoire du site et la vie des mineurs. A la neuvième reproduction, les enfants participent aux préparatifs de la fête de Sainte Barbe.

Animation spéciale lors de la “Chasse aux étoiles”  le 13 décembre après-midi.

Pour les écoles et les groupes

L’activité débute par la lecture en « kamishibai » de l’album. Les enfants plongent ainsi au cœur de l’histoire, tous les sens en éveil. Ensuite, le guide les emmène à la découverte des lieux emblématiques/symboliques d’un charbonnage que l’on retrouve dans le livre et en vrai sur le site. L’activité se termine par un atelier artistique sur le thème de la fête de Sainte Barbe. La beauté des dessins, l’originalité de l’histoire, la personnalité des personnages, les liens avec l’ancien charbonnage du Bois du Cazier font de cette exposition animation une sortie incontournable pour cette fin d’année.

L’exposition

L’exposition reprend les planches illustrées grand format de l’album jeunesse “Belle-Fleur”, signé par Sandrine Place et Ian De Haes (La Renaissance du Livre). Des animations (lectures animées, kamishibaï…) adaptées pour les familles et les groupes scolaires seront proposées pendant la durée de l'exposition. 

Info

L’exposition est comprise dans le prix de l’entrée au site :
Adultes : 8 €  - Enfants : 4,50 € (gratuit pour les moins de 6 ans).
Tarifs des animations « Familles »: 4,50 € / p.
Groupes (extra)scolaires : 3,50 € / participant + guide : 30 € / gr. (<12 ans).

Réservation indispensable

+32 (0)71 29 89 30 – [email protected]

 

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Par Antica Namur

Amateur d'art moderne et d'antiquités ? 

Lors de sa 41e édition, Antica Namur propose une fois encore une belle sélection de galeries où les grandes maisons internationales côtoient les jeunes antiquaires prometteurs. De l’archéologie à l’art contemporain, 125 exposants présentent leurs pièces uniques : sculptures, argenterie, tableaux modernes, mobilier d’exception, bijoux ou encore objets vintage. L'occasion de trouver, peut-être, l'œuvre qui sublimera l'intérieur du visiteur.

Antica Namur, c’est aussi un rendez-vous culturel : conférences, espace dédié aux musées namurois... Et si un objet vous intrigue ou vous intéresse. Trois experts indépendants se tiennent à la dispostion du public pour information complémentaire, conseil voir même transmission des certificats d'authenticité des pièces présentées.

INFOS PRATIQUES

Antica Namur
Namur Expo
Du 11 au 19 novembre 2017

Semaine: de 14h à 19h
Weekend: de 11h à 19h

Nocturne le 17 novembre: Ouverture jusqu'à 22h
Ladies day le 14 novembre: entrée gratuite pour les dames

Infos & Tickets: www.antica.be

Le week-end du 9 et 10 septembre, partout en Wallonie

 

Inlassablement, les Journées du Patrimoine font (re)découvrir des lieux, de prestige ou non, des monuments de pouvoir spirituel ou séculier, des espaces de travail et de vie. Cette année, la focale s’est portée vers une thématique aussi essentielle qu’intemporelle, le déplacement. Sur les voies d’eau, de terre et de fer. On les dit « voies lentes » parce qu’on peut les parcourir à pied, à vélo, en péniche ou en train (qui n’est plus si lent que cela d’ailleurs). La Wallonie est à cet égard particulièrement richement pourvue avec ses 1 350 kilomètres de pistes pédestres et cyclables sur d’anciennes lignes vicinales et voies (dé)ferrées en pleine nature, ses sentiers de randonnée, ses 4 000 km de chemins balisés et puis, ses cours d’eau, ses centaines de kilomètres de voies navigables et son réseau de chemin de fer. Touffu comme toujours, le programme 2017 nous balade d’installation ferroviaire en ouvrage hydraulique, d’ancienne voie romaine en chemin de halage, de pont sur un canal en viaduc surplombant une vallée. Ce programme incite à des promenades qui parcourent les villes et les campagnes à la découverte des biefs qui ont alimenté forges, moulins et laveries ou sur les chemins de pèlerinage de Compostelle. Le patrimoine est d’abord un regard sur le monde d’avant, qui est, cette année, celui d’avant l’essor automobile, un âge où le train, le tramway vicinal, les voies maritimes reliaient les populations et ses activités. Ce regard sur l’évolution passée des techniques est aussi un regard vers l’avenir alors que les conséquences du changement climatique nous imposent de repenser drastiquement nos modes de déplacement et de transport. Si la marche s’apparente d’abord à une mobilité de loisir, il en va autrement du vélo, des transports collectifs, que ce soit sur bitume, sur voie ferrée ou fluviales. Les chromos de jadis s’estompent devant les perspectives de développement, les déplacements d’hier nous invitent au plaisir de la découverte et à la mobilité de demain.

 Découvrez nos coups de coeur

 


Nos coups de coeur

1. Dans la quiétude du vieux canal (Maubray)
2. Signal de Prusse (Sourbrodt)
3. Eau d’Ardenne (Ry de Rome)
4. Tous les chemins mènent à l’Histoire (Burdinale-Mehaigne)
5. Sur les traces du Vicinal (Freux)
6. Passages à tabacs (Bohan)
7. Les noeuds du réseau (Atelier de Bascoup)
8. Les couches du temps (Scladina)
9. Liège, ville d’eau
10. Château l’artiste ! (Thozée)
11. Sous le signe de la coquille (Nivelles)
12. La grand tablier (viaduc d’arbre)
13. Des locos dans le rétro ( Retrotrain)
14. Dompter les eaux (station pompage)
15. Passé Anhée
16. La vie de château (Louvignies)
17. Trier le bon grain (Tarare Wauters)
18. Où est l’oiseau ? (Rixensart)
19. Le feu au lac (Pommeroeul)
20. Bon anniversaire Amélie
21. Du haut de la Redoute

www.journeesdupatrimoine.be

 

Et découvrez également les parcours spécifiques Patrimoine et RaVel

Patrimoine et RaVel, cliquez ici

bonne escapade

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Le Bois du Cazier lance sa première application mobile

Téléchargeable gratuitement sur Apple Store et Google Play Store, la nouvelle application s’adresse aux visiteurs de tout âge et se veut un compagnon idéal de visite. L’application se compose de deux parties, l’une offrant un aspect plus pratique (présentation des lieux, des musées, horaires...), l’autre, plus interactive, avec différents parcours : ludique, insolite et nature.

“Nous voulions inscrire le site de l’ancien charbonnage de Marcinelle dans une ère nouvelle. Avec cette application, le public, qu’il soit féru de nature, curieux et attiré par l’insolite, ou accompagné de jeunes bambins, a désormais l’occasion de découvrir le site en toute autonomie et selon la thématique de son choix », explique Valérie Demanet, responsable Marketing.

Grâce à cette application qui modernise l’image du musée et qui offre au visiteur une réelle interaction avec le site, le Bois du Cazier, qui affiche désormais près de 60.000 visiteurs par an, espère pouvoir attirer un public encore plus diversifié.
www.leboisducazier.be

 « Crésus & Crusoé » au Mac’s

Près de vingt ans après Voisins officiels, les jeux de cartes de visite qu’il offrit pour l’inauguration du MAC’s aux habitants du coron du Grand-Hornu, François Curlet est à nouveau l’invité du musée qui lui consacre une importante rétrospective. Intitulée Crésus & Crusoé, cette exposition monographique est l’occasion de découvrir une œuvre poétique qui joue avec les signes culturels, politiques ou économiques du monde actuel. Ses œuvres archivent l’époque par la collecte et le recyclage de ses rebuts, comme la série des sprays sur cuivre, Frozen Feng Shui, réalisée au pochoir à travers des chutes de découpes industrielles. Domestiques mais urbaines, chics mais pauvres, décoratives mais informes, ces peintures métalliques témoignent surtout du penchant de l’artiste bruxellois pour l’oxymore, cette figure de style qui rapproche Crésus & Crusoé, deux termes contradictoires.

François Curlet investit également la grande salle du MAC’s en y projetant quatre de ses films, courts et énigmatiques : un ancien, Jonathan Livingstone, qui s’inspire du film Harold et Maude, et met en scène un personnage roulant à bord de sa Jaguar Type E transformée en corbillard, et trois autres spécialement réalisés pour cette exposition : Air Graham, où deux mimes reproduisent un double virtuel d’un pavillon en verre de Dan Graham, The Yummy Patriot, qui croque le portrait en costume d’un hussard débraillé et glouton, et enfin L’Agitée, film produit par le MAC’s qui réactualise, sous les traits de Laurence Bibot, la figure légendaire du joueur de flûte de Hamelin.

www.mac-s.be

 

 

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Le Grand Curtius

 La poudre à canon qui a fait la fortune de Jean Curtius, au XVIe siècle, ne mène heureusement pas qu’à la guerre. L’évangéliaire de Notger, le « Napoléon » d’Ingres et 5500 autres pièces d’exception ont aujourd’hui trouvé une vitrine dans son ancienne demeure, au bord de la Meuse. Une exposition qui file de pièces en pièces comme… une traînée de poudre. Et qui va enflammer le public.

 

La neige ne tombe plus sur Liège, un vent de culture l’a balayée !

 

Que se passe-t-il donc à Liège ? Il y a quelques années, elle apparaissait rouillée, comme figée dans son passé. Elle passait ses journées à regarder glisser la Meuse, les mains dans les poches, à la recherche d’un temps où les piécettes d’argent brillaient autrement que par leur absence.

Et puis, tout à coup, sans qu’on l’ait vue passer au vestiaire, la voilà qui s’affiche, plus élégante qu’un prince, sous toutes ses coutures. Il paraît qu’en s’appuyant sur un plan stratégique et un projet de ville, elle a réussi, avec l’aide de la Région wallonne, à assainir ses finances et à retrouver son dynamisme économique. Encouragée par ses 107.000 travailleurs et ses 10.000 entreprises, elle joue aujourd’hui des coudes pour se positionner comme métropole culturelle au carrefour des grands courants européens.

Et elle a déjà bien préparé le terrain. Le manège de la Caserne Fonck a été rénové et ré-équipé, les cinémas des Grignoux se sont projetés au cœur de la Ville, la gare des Guillemins, construite par Santiago Calatrava, est bientôt prête pour accueillir le TGV, la Médiacité et son Pôle image sortent de terre non loin du parc de la Boverie. Et d’autres fleurons de la ville sont déjà inscrits sur la liste du patrimoine à re-toiletter: le Théâtre de la Place, l’Opéra, le Musée d’art moderne et d’art contemporain, le Musée Grétry, etc.

Mais aujourd’hui, c’est le Grand Curtius que l’on fête. Avec l’aide des pouvoirs subsidiants, la Ville a en effet réussi son défi titanesque : regrouper en un même lieu, dans un écrin entièrement restauré, les prestigieuses collections des Musées d’archéologie et d’Art décoratif, du Musée du Verre, du Musée d’Armes et du Musée d’Art religieux et d’Art mosan.

Cet ensemble, qui marie judicieusement l’art et l’histoire du Pays de Liège, ouvre ses portes au public ce 6 mars 2009. A savourer avec un petit peket… (En découvrir plus avec le flipbook)

 

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Relab

Le Relab, premier Fab Lab de Wallonie, est un atelier numérique ouvert au public et une structure de développement créatif local. La spécificité du RElab réside dans l’utilisation de matériaux de récupération comme matière première et dans l’étude de nouveaux procédés sociaux, créatifs et économiques d’upcycling, en liaison avec les nouveaux moyens de fabrication et de communication numérique. Insolite, non ?

www.relab.be
 

 

 
Tour Schöffer

En 1961, la Tour Schöffer est érigée dans le parc de La Boverie. Œuvre de l’artiste franco-hongrois Nicolas Schöffer, cette tour cybernétique est une sculpture abstraite de 52 m qui se compose d’une ossature aérée en tubes d’acier. Cette ossature, munie de pales, de formes et de dimensions variées, se mue grâce à des moteurs actionnés par un cerveau électronique. Outre la structure métallique, le fonctionnement d’ensemble du dispositif cybernétique repose sur trois organes : un système d’éclairage, un système de sonorisation, et, régissant le tout, un cerveau électronique qui déclenche trois types d’action : mouvement, musique et éclairage de la tour. Insolite, certainement !

 


Mémorial interallié

Si le chocolat liégeois a supplanté le chocolat viennois, c’est parce que, durant la Première Guerre mondiale, nos valeureux Liégeois et la Cité Ardente ont fait montre d’une bravoure toute particulière. Moins anecdotiquement, Liège, particulièrement dévastée alors, a été choisie pour accueillir le premier monument interallié en mémoire de la Grande Guerre. Les travaux débutent en 1928 sous les yeux de l’architecte anversois, Jozef Smolderen. Cet édifice religieux de style néo-byzantin (auquel les Liégeois donnent le nom incorrect de Basilique) est consacré en 1936. Sa coupole est composée de 13 T de feuilles de cuivre provenant du Katanga (l'ex-Congo belge) et laminé dans les usines de « Cuivre et Zinc » de Chênée. Historique… et insolite !
 

 

 
Get Out

Jeu d’enquête en équipe, le Live Escape Game GetOut ! à Liège est fait pour mettre à l’épreuve vos aptitudes à la cohésion et au jeu en équipe. Durant ce jeu d’évasion grandeur nature, votre perspicacité de détective et votre équipe sont vos meilleures alliées pour sortir de la pièce remplie d’indices. Pour sortir de la pièce dans les 60 minutes imparties, il est nécessaire de construire une équipe solide. Relevez les indices à votre disposition, analysez-les et mettez-les en relation. Du point de vue de chacun et de l’avis de chaque inspecteur émergera progressivement la clé de l’énigme. Le succès de votre enquête vient de la multitude d’indices autour de vous, mais aussi de votre esprit de cohésion et d’équipe durant le jeu permettant de comprendre le sens et la relation entre chaque indice. Insolite… et ludique !

http://getoutliege.be

Le champ des possibles

Voilà un projet de maraichage biologique d'auto-cueillette basée sur le principe de confiance entre le consomm' acteur et le producteur. Bio-insolite !

www.champdespossibles.be
 
 
Abri-antiaérien et Cité-Miroir

Sous le miroir, l’abri. Étrange lien entre une ancienne piscine devenue musée dédié à la mémoire et les vestiges de la Deuxième Guerre. Comme un document pédagogique supplémentaire, un abri anti-aérien se cache encore sous ce lieu de plaisance transformé en monument érigé contre l’oubli et la banalisation. Pédagogique et insolite, assurément !

www.citemiroir.be

En octobre dernier, dans le cadre de la Wallonie Gourmande, a été lancé le Sentier des Abbayes trappistes, 290 km de Grande Randonnée balisés pour réunir, Chimay, Rochefort et Orval, les trois abbayes trappistes de Wallonie.

 

Le GR 60 commence par une halte ! Celle de l’auberge du Poteaupré, le restaurant de l’abbaye de Scourmont à Bourlers. C’est que, tant pour le randonneur invétéré que pour le pèlerin, la nourriture terrestre précède celle de l’âme sur ce sentier qui relie les trois grandes abbayes trappistes de Wallonie, un héritage des frères trappistes et les symboles d’une certaine idée de la gastronomie et de l’art de vivre du sud du pays.

Ce premier sentier thématique a été balisé par l’asbl Sentier de Grandes randonnées qui s'est également occupée du topoguide et s’inscrit dans le programme de mise en valeur de notre patrimoine touristique et gastronomique. Un parcours de 290 km a été balisé à travers la Fagne et les forêts de Chimay, les bords de Meuse puis la Famenne et l’abbaye d’Orval pour aller vers la Semois à travers le pays gaumais. Enfin, on pénètre dans le massif ardennais pour découvrir l’abbaye d’Orval et ses trésors gourmands.

Pour réaliser ce nouveau GR qui traverse 20 communes, mais il a fallu tracer un sentier de 8 km entre la ville de Chimay et l’abbaye de Scourmont. C’était le chaînon manquant. Tout au long du parcours, on retrouve le balisage classique : deux traits de peinture, un blanc et un rouge apposés sur des arbres, des rochers etc., en fonction du terrain. Mais, nouveauté pour ce GR, une signalétique particulière jalonne le GR des Abbayes. Très facilement identifiable, il s’agit d’une représentation stylisée des arches d’abbaye dans des couleurs jaunes et oranges. Impossible de les manquer.  

Le GR traverse 20 communes

Florenville
Herbeumont
Bertrix
Paliseul
Libin
Daverdisse
Wellin
Tellin
Rochefort
Marche-en-Famenne
Somme-Leuze
Ciney
Houyet
Dinant
Hastière
Florenne
Doische
Viroinval
Couvin
Chimay


Orval

C’est la plus convoitée des trappistes wallonnes, la bière d’Orval connaît un incroyable succès depuis une dizaine d’années à tel point que la brasserie se refuse à s’engager sur de nouveaux marchés et s’obstine à limiter sa production. Ce qui renforce encore son attrait auprès des nombreux fans de cette bière atypique.  Pour respecter la règle trappiste, il faut impérativement que la brasserie soit gérée par des moines. Or il y en a de moins en moins…

Depuis 1931, la bière doit surtout son goût incomparable à des variétés spécifiques de houblon, très aromatisées, qui sont liées au premier maître-brasseur d’Orval, originaire de Bavière. Et sa méthode anglaise d’houblonnage à cru lui procure une diversité d’arômes tout en maintenant son niveau d’amertume.

L’abbaye elle-même a pourtant été fondée entre 1070 et 1200.  Mais la légende veut que la comtesse Mathilde de Toscane perde un anneau d’or en se penchant sur une fontaine et qu’une truite en jaillit portant l’anneau dans sa gueule. La comtesse s’écria alors « Vraiment, c’est ici un val d’or ! » Et par reconnaissance pour ce geste fabuleux, elle fonda le monastère qui deviendra l’abbaye aujourd'hui en ruines. Des ruines qui se visitent et des caves du 18e siècle où l’on peut aussi admirer des collections d’art et de ferronnerie. Sans oublier la pharmacie et son jardin de plantes médicinales.      

www.orval.be


Rochefort

Depuis sa fondation en 1230, l'abbaye a connu une histoire mouvementée : scandales, pillages et même incendie mais elle a fini par trouver la paix et la sérénité qui la caractérisent aujourd’hui. Treize moines, âgés de 40 à 80 ans, y vivent de leur travail et y puisent la possibilité de soulager de nombreux besoins sociaux. La communauté de l’abbaye Notre-Dame de Saint-Rémy fabrique depuis le 16e siècle, une bière mondialement réputée dont la production est volontairement limitée à 300 hl par semaine.  Mais elle connaît un succès international et réalise une chiffre d‘affaires de 14 millions €. Fait étonnant, la brasserie qui était une asbl, vient de se transformer en société anonyme pour… payer des impôts ! Quant au monastère, il a subi de nombreuses transformations mais conserve un portail du 16e siècle et une église néo-ogivale qui date de 1900. L’abbaye ne peut toutefois être visitée, seule son église abbatiale est accessible ainsi qu’un jardin et un étang d’agrément.

www.abbaye-rochefort.be


Chimay

Durant l’été de 1850, un groupe de moines venus de l’abbaye de Westvleteren en Flandre occidentale s’est établi au lieu-dit Scourmont à quelques kilomètres de Chimay, au milieu des bois. Ces moines suivent la règle de Saint Benoît qui impose une vie de prière, d’étude, de travail manuel. Pour faire vivre la communauté, ils se lancent dans la fabrication de bière, puis de fromage. Très vite, la renommée de leurs produits dépasse les frontières, ceux-ci vont peu à peu se vendre bien au-delà de la Belgique.

Le produit des ventes (43 millions € en 2016) sert à soutenir des actions et des entreprises à finalité sociale de la région de Chimay. Le monastère lui-même est d’une grande beauté dans sa simplicité, mais on ne peut visiter que l’église et le magnifique jardin qui la borde. Le site comprend aussi une ferme, une brasserie et une fromagerie et l'Auberge de Poteauprè qui accueille chaque année des milliers de visiteurs.  Le monastère offre aussi avec son hôtellerie, un séjour de ressourcement spirituel.

chimay.com/chimay-experience/

Perchée sur un pic rocheux, Vierves-sur-Viroin est une bourgade à plusieurs étages mais sans ascenseur... Il en faut du mollet pour monter au château ! Mais, qu'importe, de bonne constitution, les villageois s'y déplacent aisément. Labellisé « Plus beau village de Wallonie », celui-ci se distingue par l'implantation originale de ses maisons et l'exceptionnel capital sympathie de ses habitants.

 

En provenance d'Olloy, village contigu de Vierves, une route caracole joliment et nous mène au pied du château d'où on l'aperçoit dans sa plus haute dimension. Impressionnant en diable, on devine que, postée de la sorte, la demeure des seigneurs de Hamal jouait en des temps anciens, un rôle défensif face aux invasions. Complètement détruite par un incendie aux environs de l'année 1762, elle fut reconstruite telle qu'on peut la voir actuellement. Le château ne se visite pas et est occupé par des privés. Aujourd'hui, le village vit paisiblement, sans toutefois céder à la somnolence. Ici, ça sent bon le bois qui brûle dans la cheminée de même que celui qui sèche devant la maison. Par beau temps, les portes d'entrée restent ouvertes, histoire de capter quelques rayons de soleil, de saluer un passant ami ou de laisser libre passage au chien baladeur. Les chats en nombre sont rois et regardent, curieux et somnolents, les promeneurs de passage.

Vertes randonnées

L'entité de Viroinval comprenant Vierves et sept autres bourgs, compte un remarquable réseau de circuits pédestres balisés et reliés entre eux, totalisant 250 km. Une belle performance, admettons-le. Les amateurs de marche connaissent le coin par cœur et y reviennent pourtant sans relâche. L'amour et le respect de la nature se traduisent également au travers du parc naturel de Viroin-Hermeton jalousement entretenu. Vierves est reconnue pour ses capacités d'accueil en témoigne l'affluence de groupes y passent leurs congés pour découvrir la nature locale diversifiée. L'hospitalité est également offerte aux familles qui veulent se divertir sainement en plein air. Gîtes et chambres d'hôtes ne manquent pas.

Le Viroin serpente dans le fond du village et compte parmi ses locataires des écrevisses et des truites intimidées par le jour et le bruit. Il faut donc s'armer de patience pour capturer de quoi se fristouiller un petit gueuleton. Du pont à trois arches, on voit de longues algues vert tendre s'abandonner et se laisser bercer par le fil de l'eau.

Embarquement immédiat

Jouxtant les berges du Viroin, des rails étincelants indiquent le récent passage du petit train à vapeur qui arpente les « 3 vallées » de Mariembourg à Treignes. Rendez-vous est donné à l'ancienne petite gare de Vierves pour une promenade inédite par monts et par vaux. Les horaires sont affichés et, si vous êtes un tant soit peu étourdis, attention, le train sifflera seulement une fois.

Un village qui n'aurait pas sa « place » n'en serait pas un. Après une escalade dans les ruelles montant vers le château et l'église Saints-Rufin-et-Valère, on arrive au cœur même du bourg. Certes, ce n'est pas la grand-place au sens commun du terme, mais un lieu convivial flanqué de part et d'autre de quelques maisons anciennes et d'un petit café. De profil et se faisant face, l'église et le château s'imposent et se sont probablement opposés à une certaine époque de l'histoire. Tout au fond, un kiosque, prêt à s'animer à la première demande, avoisine un robuste tilleul centenaire dépositaire de quelques secrets de sorcières. Parce que oui, les Viervois sont très attachés aux traditions et aux légendes. Par exemple, le carnaval donne lieu à des festivités rappelant un fait divers survenu au Moyen-Âge. Une sombre histoire d'opposition de Johan Simon, bourgeois indépendant, à Robert II, seigneur peu apprécié de Vierves. Rattrapé après son évasion de la prison, Johan fut brûlé sur la place sous le regard ébahi de la foule. Le carnaval, que pour rien au monde aucun villageois ne manquerait, rappelle cet événement par la mise à feu du bonhomme de paille pendant que la foule fait la fête durant plusieurs jours.

Quelques vestiges

Pour ceux qui aiment flâner en s'instruisant, la matière ne manque pas. Le lavoir public, datant probablement du 19e siècle, est dans un excellent état de conservation. Le choix de son implantation a été déterminé par la présence d'une source en amont assurant l'arrivée d'eau en suffisance pour le travail des lavandières. On entre dans le local rectangulaire par une étroite porte pour découvrir en son centre un bassin en pierre bleue à trois compartiments. Deux petites fenêtres sans chassis, bien orientées, apportent une lumière légèrement tamisée. On imagine aisément les rendez-vous bruyants des femmes battant le linge au moyen d'une palette en bois. Sans avoir omis préalablement de le savonner et de le frotter avec de la cendre. Inimaginable à notre époque... !

L'écrivain Gérard Hayart détaille dans « La vie paysanne » la lessive comme un châtiment infligé aux femmes durant trois jours. Le premier jour dénommé « le Purgatoire » était celui de la préparation à la maison du linge (l'imbiber de savons et d'herbes aromatiques) et de la chauffe de l'eau dans de gros chaudrons. Le lendemain, c'était l'heure de « l'Enfer » consacré au décrassage proprement dit : battre, rebattre, frotter, rincer, relaver, jusqu'à ce que plus aucune tâche ne résiste. Enfin, « le Paradis » : le troisième jour arrivait la récompense du travail accompli. Le séchage sur l'herbe grasse et dense en cas de beau temps, ou dans les granges étendues sur des cordes si la météo était capricieuse.

Le cimetière et son mausolée

Entièrement entouré de murs, le cimetière a une forme rectangulaire. Certaines tombes de guingois dépassent de peu la ceinture de briques. Mais ce qui attire d'emblée le regard, c'est au bout de l'allée centrale, le mausolée érigé en 1906 par les familles Thomaz de Stave et de Mesnil de Volkrange. Construction imposante de par sa taille, son dôme vert de gris se détache visuellement de la forêt et du ciel à l'arrière-plan. L'idée de réalisation de cette construction offre un éclairage intéressant sur le fait que même au-delà de la mort, la hiérarchie subsiste à travers tout. Chemin faisant parmi les tombes, on remarque que des noms de famille s'inscrivent de façon répétitive. Cela signifierait-il que Vierves comptait beaucoup de familles nombreuses ? Soulignons encore une heureuse initiative locale : plutôt que de laisser nus les murs du cimetière favorablement exposés au sud, différentes sortes de poiriers en espaliers ont été plantés tout le long.

Si vous ne connaissez pas encore Vierves-sur-Viroin, il est urgent et nécessaire d'envisager y faire un petit voyage. Été comme hiver, vous serez accueillis de la plus belle façon. Parce que vous le valez bien !


« Parc Naturel du Viroin, terre de paysages » :
www.pnvh.be
Office du tourisme de Viroinval : +32 60 31 16 35

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