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L’abbaye de Villers organise sa 3e Chasse au Trésor le samedi 22 octobre 2016 en soirée.

 

La Chasse au trésor, c’est l’occasion d’apprivoiser la nuit dans une ambiance ludique et de se laisser surprendre par la magie du lieu. Cet événement s’adresse au grand public et en particulier aux familles. Les participants reçoivent un message et un parchemin, sur lequel est indiqué une quinzaine de lieux marqués d’une croix. Ils doivent y résoudre une énigme, passer une épreuve ou encore rencontrer un personnage mystérieux. Une fois les indices réunis, les chasseurs décryptent le code secret et découvrent le trésor enfoui dans l’Abbaye. Chacun peut alors s’en retourner avec sa «part» du magot ! L’événement est destiné aux petits comme  aux grands ; en bref, à tous ceux qui ont gardé une âme d’enfant. Il faut relever des défis et résoudre des énigmes afin de découvrir la cachette du trésor. Il y a des épreuves d’observation, de réflexion et d’agilité… tous les sens sont mis en éveil. Les plus âgés aident les plus jeunes à déchiffrer les indices… Tout cela se déroule dans la bonne humeur et l’entraide !

Comme l’Abbaye n’est pas éclairée, la lampe de poche est indispensable pour participer au jeu. Surprise, émerveillement et amusement sont les maîtresmots de cette aventure où la débrouillardise est de mise.

 

EN PRATIQUE

Samedi 22 octobre 2016, entre 18h et 22h, à l’abbaye de Villers
Durée estimée du jeu : 1h30


Tarifs

Adultes : 10€ – Seniors, étudiants, Amis de l’Abbaye, Villersois : 9€
Enfants de 4 à 12 ans : 6€ – Enfants < 4 ans : gratuit


À prévoir : lampe de poche, vêtements chauds et bonnes chaussures

Plus d'infos sur www.villers.be

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De la ville fortifiée à la ville industrielle

Alors qu’elle entame sa deuxième reconversion et s’apprête donc à écrire une nouvelle histoire, Charleroi, deuxième plus jeune ville de Belgique, souffle cette année ses 350 bougies. Trois siècles et demi faits de hauts et de bas. Entre remparts et terrils.

 

Trois cent cinquante ans, c’est peu à l’échelle d’une ville, mais cela fait malgré tout beaucoup de wagons accrochés au train de l’Histoire. Rassurez-vous : nous n’allons pas vous raconter l’édification de Charleroi pierre par pierre. Vous voulez savoir ce qui a façonné sa destinée ?

Laissons les enfants poser les questions les plus pertinentes… « Il y avait quoi, papa, avant Charleroi ? » « Quand les premières pierres ont été posées, il y avait à cet emplacement un petit village paisible appelé Charnoy. Il était habité par des gens qui fabriquaient des clous et allaient chercher la houille dans les mines. Ce village était situé au bord de la Sambre et ses terres appartenaient aux Pays-Bas espagnols. » « Et pourquoi ont-ils démoli un village pour faire une ville, les Espagnols ? » « Parce qu’à l’époque, ils étaient souvent en guerre contre les Français qui possédaient des places fortes plus au sud, notamment à Mariembourg et à Philippeville. Ils cherchaient donc un endroit stratégique afin d’y bâtir une forteresse, non pas pour protéger les habitants, mais pour défendre leur territoire. Situé sur l’axe Mons-Namur et sur les hauteurs de la Sambre, cet emplacement leur convenait très bien ». « Ce sont eux qui l’ont appelé Charleroi ? » « Oui, en référence à leur roi, Charles II. À l’époque, il n’avait que cinq ans, mais il régnait déjà, avec l’aide de sa maman, bien sûr. »

Autour de la place Charles II

En réalité, si ce sont les Espagnols qui ont entamé la construction de la forteresse en 1666, ce sont les Français qui ont achevé l’ouvrage après s’en être emparés moins d’un an plus tard. C’est à Vauban, le célèbre architecte militaire de Louis XIV, que l’on doit son ingénieuse configuration centrée sur la place Charles II. En comparant une maquette de l’époque et le plan du centre-ville aujourd’hui, force est de constater que cette configuration a très peu changé. On distingue fort bien l’enceinte hexagonale et le tracé intérieur radiocentrique de la première fortification bastionnée autour de la place d’armes. C’est également le Marquis de Vauban qui entreprit l’extension de la forteresse au-delà de la Sambre afin de protéger le front sud. C’est ainsi que naquit la Ville Basse autour de l’actuelle place Albert Ier.

L’âge d’or du Pays Noir

On vous épargne les différentes passes d’armes entre Français, Espagnols et Autrichiens qui se sont emparés de la ville – cela valait bien la peine de la fortifier ! – pendant 150 ans. En 1815, la défaite de Napoléon la fait tomber dans les mains des Hollandais qui vont étendre ses fortifications vers le nord et entreprendre la canalisation de la Sambre, ce qui fera de celle-ci une voie navigable essentielle pour l’acheminement du charbon vers la France. Avec l’arrivée d’une première ligne de chemin de fer et l’implantation d’une gare en 1843, les industries du verre, du fer et de la houille, qui s’étaient progressivement développées autour de la ville, vont connaître une expansion phénoménale. En 1867, la Ville décide de faire exploser le corset de remparts qui est en train de l’étouffer. Des boulevards arborés succèdent aux blocs de pierre, la Ville Basse et la Ville Haute tombent dans les bras l’une de l’autre, la vie économique de la région est régulée par les charbonnages. Nous sommes sous Léopold II. Le Pays Noir a bonne mine. La ville devient la deuxième plus riche d’un pays qui s’est lui-même hissé à la deuxième place (après l’Angleterre) des puissances industrielles mondiales ! En 1911, elle accueille l’exposition internationale.

Le grand chambardement urbanistique

« Et après, papa, qu’est-ce qui est arrivé à Charleroi ? » « Oh ! La ville connaîtra encore deux grandes phases de transformation. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, de nombreux immeubles et des maisons de styles Art déco et moderniste jaillissent un peu partout. En 1930, l’ancien méandre de la Sambre est comblé afin de faire place à une grande artère, le boulevard Tirou, autour duquel se développera le centre commercial de la ville. C’est aussi à cette époque que l’Hôtel de Ville et le beffroi voient le jour. Plus tard, dans les années 1960, l’urbanisme se modifiera une nouvelle fois avec l’éclosion de tours et d’immeubles administratifs, comme la tour de l’Europe et la tour Baudoux. Enfin, en 1975, pour résoudre son problème de mobilité, Charleroi se dote d’un anneau, le ring autoroutier. »

Aujourd’hui, on le sait, le choc pétrolier et la crise industrielle ont fortement ébranlé la région. Charleroi a dû se remettre en question et opérer sa mutation de grande métropole moderne. Après la ville fortifiée et isolée, après
la ville industrielle et exploitée, voici venu le temps de la ville ouverte et attractive. Une ville ancrée dans son territoire et connectée à son paysage environnant. Un chantier qui a débuté voici plus de vingt ans…

     
En 1930, le méandre de la Sambre commence à être comblé, ce qui donnera naissance au boulevard Tirou et à ses immeubles à appartements.
©Archives Ville de Charleroi
 

Vestiges souterrains

Que reste-t-il de la ville fortifiée de Charleroi ? Dans le centre-ville, à peu près rien, excepté le tracé particulier des rues autour de la place Charles II. Mais si l’on veut bien se pencher quelque peu, on découvrira que le sous-sol de la cité préserve des témoins insoupçonnés de son passé militaire. Ainsi, sous ladite place, le puits conçu lors de la création de la forteresse française pour subvenir aux besoins en eau des bâtisseurs de la cité présente toujours ses 42,50 m de verticalité. Un peu plus loin, en dessous du boulevard Zoé Drion, c’est une impressionnante galerie, vestige de la forteresse hollandaise, que l’on peut découvrir.

Pour permettre de mieux comprendre la stratégie de ces fortifications, une copie du plan en relief de Charleroi, exécuté en 1695 sur ordre de Louis XIV, a été dévoilée à l’Hôtel de Ville le week-end d’anniversaire des 3 et
4 septembre dernier. Quant au beffroi de l’Hôtel de Ville, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, il présente toute l’histoire de la Ville de Charleroi dans une nouvelle scénographie. Autant de lieux qui peuvent encore être visités sur demande, par des groupes uniquement.

Maison du Tourisme du Pays de Charleroi
+32 (0)71 86 14 14

 

C’est l’fièsse au Pays de Charleroi !
 

On n’a pas tous les jours 350 ans ! Afin de marquer cet anniversaire par l’élaboration d’un programme varié, ce sont toutes les forces vives carolorégiennes qui se sont mobilisées : les édiles, les services de la Ville, les opérateurs culturels et scientifiques, les établissements scolaires, l’Horeca, les férus de folklore, les aînés, les comités de quartier... « Nous avons lancé un appel à projets à toutes les institutions et associations », explique Najia Sakhi, responsable de la communication au sein de la cellule de coordination des 350 ans. « Pour être acceptées, les propositions devaient coller au fil rouge constitué par cette date historique. Il ne suffisait donc pas de proposer un événement classique et de l’estampiller "350 ans". Nous voulions du neuf, de l’original, quelque chose qui soit axé sur l’histoire, le patrimoine ou le folklore, qui évoque le passé, le présent ou l’avenir. »

Le chantre Jacques Bertrand à l’honneur

La première pierre de la cité ayant été posée un 3 septembre, c’est cette date qui a été choisie comme point d’orgue des manifestations. Si l’événement se conjuguait encore au futur au moment où nous écrivions ces pages (en août), le programme du week-end des 3 et 4 septembre s’annonçait particulièrement joyeux et coloré : cérémonie officielle et concert de carillon le samedi après-midi, puis départ d’un imposant cortège à travers les rues du centre-ville jusqu’aux quais de la Sambre. Un cortège retraçant les 350 ans d’histoire de Charleroi et réunissant sidérurgistes, mineurs, verriers, voitures d’après-guerre, reconstitueurs, révolutionnaires de 1830, char de l’industrie aéronautique... sans oublier les géants de la ville et de nombreuses chorales. À événement exceptionnel, présence exceptionnelle : une centaine de sociétaires de l’Ommegang, dont Charles-Quint et sa cour, avaient accepté de sortir à cette occasion hors de leurs murs bruxellois. Quant à la grande fête populaire prévue le samedi soir – baptisée « Quai fièsse ! » –, on devine qu’elle n’a pas fini de faire des vagues sur la Sambre. De même, les murs de la ville frissonnent très certainement encore d’émotion au souvenir des milliers de personnes qui, le dimanche, ont entonné ensemble quelques hymnes populaires écrits par le chantre carolo Jacques Bertrand (1817-1884) : « Lolotte », bien sûr, mais surtout « Pays de Charleroi », dont le carillon de la ville égrène encore aujourd’hui les notes.

« Charleroi entre ombre et lumière »

La Ville, cependant, n’a pas attendu de souffler officiellement ses 350 bougies avant de faire la fête. Animations, concerts, fêtes, conférences et expositions ont rythmé la vie des Carolos dès le printemps. Une bière et une praline ont été élaborées ; des publications ont été consacrées à la ville – dont une très belle plaquette éditée par Espace Environnement retraçant 350 ans d’histoire urbaine – ; le chimiste et industriel Ernest Solvay, qui a établi sa première usine à Couillet, et le chanoine et physicien Georges Lemaître, natif de Charleroi, ont été mis à l’honneur ; la marche de la Saint-Valentin a, pour la première fois, réuni les groupes folkloriques issus des districts de Charleroi ; un grand jeu de piste a été tracé dans la ville, etc. Le sport n’a pas été oublié : afin de se remémorer les derbys footballistiques légendaires entre le Sporting et l’Olympic de Charleroi, une rencontre a été programmée début septembre entre les Zèbres et les Dogues !

« L’activité la plus réussie appartient cependant au domaine de la conservation du patrimoine, note Najia Sakhi. Au Musée des Beaux-Arts, l’exposition "Charleroi entre ombre et lumière", présentée par le Musée du Verre de Charleroi et consacrée au vitrail dans l’espace privé de 1880 à 1940, a en effet connu un tel succès qu’elle a été prolongée. L’exposition a non seulement permis de révéler le processus de réalisation d’un vitrail, mais elle a également amené le public à découvrir les vitraux de nombreux espaces privés (demeures bourgeoises, maisons ouvrières, commerces, etc.) au travers de pièces originales provenant de collections muséales, de documents d’archives et de photos. »

Les citoyens, commissaires de leur exposition

Et demain ? Le dernier trimestre 2016 verra se succéder colloque, festival, expositions et conférence-débat. Ces 23 et 24 septembre, au Palais des Beaux-Arts, ce ne sont pas moins de 25 experts issus des différentes universités qui viendront tracer le portrait de Charleroi, via les hommes, les techniques et les idées qui ont façonné son identité pendant 350 ans. Au même moment démarrera la biennale « Asphalte », festival d’art urbain qui, pour sa troisième édition, s’intéressera davantage à l’espace public comme cadre de vie. Mais c’est à partir du 21 octobre, date du vernissage de l’exposition « Public à l’œuvre », que l’on pourra voir ce que les Carolos ont dans le ventre. Le Musée des Beaux-Arts de Charleroi et le Musée de la Photographie ont tenté une expérience originale en confiant au public l’organisation de A à Z d’une exposition. « Une soixantaine de citoyens ont été sélectionnés sur base de leur motivation, explique Najia Sakhi. D’avril à août, ils ont appris à connaître les musées et leurs collections et découvert les différentes manières d’aborder l’art. Ensemble, ils ont choisi et développé la thématique de l’exposition et dressé la liste des œuvres.Enfin, ils se sont chargés de la présentation, la médiatisation et la communication de l’exposition qui se tiendra jusqu’au 21 janvier au Musée des Beaux-Arts. » Le thème de cette exposition ? Les mutations. Comme celle que la métropole wallonne est en train de vivre !

Programme complet : www.charleroi.be/350ans

©Fred Guerdin
 

 

Festival d’art urbain « Asphalte#2 »

Du 23 septembre au 29 octobre, Asphalte#2 questionnera les relations entre les cultures et l’espace public. Si l’année 2016 sacre les 350 ans d’existence de la Ville de Charleroi, elle célèbre également les 500 ans de l’Utopia de Thomas More. La coïncidence de ces célébrations a été l’occasion de mettre en œuvre un monde à habiter, de créer des lieux, des dispositifs et des modèles de vie qui permettront aux lendemains d’advenir.

« En 2012 et en 2014, la biennale était axée sur les arts de la rue », explique Sébastien Lacomblez, graphiste au bureau du Bouwmeester de Charleroi, rappelant que, lors de ces deux premières éditions les murs avaient d’abord été envahis de photos avant de laisser la place aux fresques. « Cette année, les organisateurs ont voulu s’éloigner du street art et se concentrer sur l’espace public, tout en jouant sur l’utopie. Le collectif LAB[au], laboratoire d’architecture et d’urbanisme, proposera notamment des installations sur la tour de l’Université du travail et sur le toit du Quai 10. Mais le gros de l’effort portera sur les fêtes, les rencontres thématiques, les ateliers créatifs, l’urbanisme... »

Deux exemples d’événements parmi d’autres : le 30 septembre, le parvis des enfants, projet réalisé lors d’ateliers par des élèves de Charleroi, sera inauguré rue du Laboratoire, tandis que le 2 octobre, ce sera au tour d’un sentier de grande randonnée de faire ses premiers pas depuis le centre-ville jusqu’aux terrils. Un GR noir et punk, une forme de tourisme expérimental et contemporain !

www.asphalte-charleroi.be


 

Un nouveau lifting pour le centre-ville

 

Force est de reconnaître que Charleroi, d’abord forteresse très convoitée, ensuite cité industrielle florissante, n’avait jamais été conçue comme une ville habitable. Or, même si la population a chuté de 244 000 à 200 000 habitants entre 1966 et 2001, la courbe démographique a repris lentement mais sûrement son ascension. Charleroi compte aujourd’hui près de 100 000 logements, mais l’estimation de la demande est telle que 12 000 logements supplémentaires devraient être érigés à l’horizon 2045, soit 400 par an. Le défi est de taille et demande réflexion. « Charleroi doit offrir la fluidité d’une métropole en accord avec son temps, en répondant aux préoccupations urbaines essentielles que sont la mobilité, la convivialité des espaces publics, la proximité des espaces verts, les typologies d’habitat adapté à la vie en ville et, sur le territoire, l’organisation des grandes fonctions métropolitaines et la révélation de paysages justes et forts », explique Georgios Maillis. L’architecte et Bouwmeester de Charleroi ne parle pas d’un chantier ordinaire. Le master plan de rénovation du centre-ville, lancé avec l’appui des fonds Feder et les subventions de la Wallonie, est le troisième plus important de l’histoire de la commune après le grand plan d’urbanisation de 1870 et les travaux d’infrastructure et de logement des années 1950-1970.

La première phase, le projet Phénix (2007-2013), est en voie d’achèvement dans la Ville Basse. Du moins pour la partie qui concerne les fonds publics (58 000 000 €). Car si le centre commercial Rive Gauche sera vraisemblablement terminé en février prochain, l’achèvement du Left Side Business Park (parc d’affaires, côté ouest) et du River Towers (deux tours de logements, côté est), deux projets situés en bord de Sambre et pris en main par le privé, est seulement prévu à l’horizon 2025.

Charleroi District Créatif

Actuellement, c’est la partie haute du centre-ville, et plus particulièrement son quadrant nord-ouest, qui est sous le feu des projecteurs. Cette deuxième phase de requalification urbaine (programmation 2014-2020 des fonds Feder) bénéficie d’une enveloppe budgétaire de 142 000 000 € et est connue sous l’appellation Charleroi District Créatif (DC). Piloté par la Ville, Charleroi Bouwmeester et Igretec, Charleroi DC est composé de deux pôles : un pôle événementiel et un pôle d’excellence en formation, enseignement et recherche. Le premier inclut les rénovations du Palais des Expositions et du Palais des Beaux-Arts (construit en 1957), ainsi que la construction d’un Palais des Congrès basse énergie (25 000 000 € – 6400 m2) sur l’esplanade du Palais des Beaux-Arts. Avec ces trois palais, la Ville se dotera d’infrastructures de qualité capables d’accueillir des événements d’importance. Plus au nord, le site de l’Université du Travail sera rénové et agrandi afin de devenir le « campus des sciences, des arts et des métiers ». Ce campus sera constitué d’un centre universitaire dans le bâtiment Zénobe Gramme, d’un centre de compétences « design et innovation », ainsi que d’une cité des métiers. À proximité de ces deux pôles, le bureau bruxellois Bas Smets a conçu un véritable plan de la revitalisation de l’espace public axé sur la place Charles II, la place du Manège et le parvis du futur Palais des Congrès. Précisons enfin que la zone nord-est de la Ville Haute n’est pas en reste puisque l’îlot Zoé Drion recevra des affectations sociales, le stade du Mambourg sera rénové et le Palais de Justice agrandi.

©MSA Asymetrie
 

Sources :
« Charleroi Métropole, Un schéma stratégique 2015-2025 » (édition 2015) et « Charleroi, de la ville fortifiée à la ville de demain » (Espace Environnement).

Les séculaires ruines de l’abbaye de Villers-la-Ville viennent de se doter d’un nouveau centre du visiteur et d’un nouvel accès au site qui permet de découvrir toute l’ampleur de ce joyau gothique dans son écrin naturel.

 

On peut les compter sans aucun doute parmi les plus belles ruines du monde chrétien, celles qui présentent le site cistercien le plus complet d’Europe. Subjuguant Victor Hugo, l’abbaye de Villers bénéficia, à la fin du XIXe siècle, d’un retour en grâce porté par la fascination romantique pour les ruines. Ambivalentes comme la vanité, ces ruines témoignent aussi bien de la destruction du temps que de la résistance qui s’y oppose.

En 1146, les moines cisterciens entament, sous l’impulsion de Saint-Bernard de Clairvaux, la construction d’une abbaye romane dans un creux de vallée où serpente la Thyle. Pragmatiques, les hommes de bure décident de s’établir au-dessus du cours d’eau plutôt que sur l’un des deux versants afin de tirer parti du débit de la rivière pour leurs besoins ménagers et leurs ateliers. Au XIIIe siècle, l’abbaye connaît un premier âge d’or au faîte de la splendeur gothique. Au XVIIIe siècle, les bâtiments médiévaux sont réaménagés en style néo-classique, le palais abbatial et ses jardins s’ajoutant au site. L’abbaye qui héberge alors 100 moines et 300 convers vit un nouvel apogée, brisée net par la Révolution française. En 1796, le domaine est vendu en trois lots. Le premier comprend les vestiges de l’abbaye, le second, les bâtiments annexes avec le moulin et l’étang, et le troisième rassemble la colline et la ferme. Cette segmentation va perdurer jusqu’à l’époque moderne où les ruines sont toujours propriété de l'État fédéral, alors que les deux autres lots appartiennent à la Région wallonne. Une particularité belgo-belge qui n’a heureusement pas trop entravé la gestion du site dans son ensemble.

 

Réfléchir autrement

Un des soucis majeurs du site est ce long serpent d’asphalte qui le traverse de part en part. Présente depuis l’époque révolutionnaire, la route altère l’homogénéité de l’ensemble et est un facteur d’insécurité pour les visiteurs. « Depuis vingt ans, on parle d’un détournement de la route, mais il s’est révélé impraticable pour des questions de budget et pour les innombrables expropriations qu’il implique. C’est comme ça qu’on est arrivé à réfléchir autrement », explique Corinne Roger, Directrice du service des Missions immobilières à l’Institut du Patrimoine wallon. L’idée d’une passerelle pour enjamber la route et réunir les différentes sections du site s’est peu à peu imposée comme le meilleur moyen de le valoriser en augmentant sa visibilité, ainsi que la sécurité du public.

Le site est désormais accessible par un nouveau centre du visiteur installé dans l’ancien moulin, un bâtiment qui, au cours des âges, a connu de multiples transformations, mais qui, depuis le XIIIe siècle, est toujours resté en fonction. Il rassemble à présent les bureaux de l’ASBL Abbaye de Villers-la-Ville, deux salles didactiques et la boutique d’accueil.

 « Quand on est venu avec le projet de passerelle, j’étais un peu dubitatif à l’idée de créer une telle rupture dans un bâtiment ancien. Mais il est vrai que, du temps des moines, le moulin était beaucoup plus réduit et ce n’est que par la suite qu’il a été profondément transformé. Cette passerelle démarre d’un étage qui n’existait pas du temps de l’abbaye. Elle permet de rejoindre la colline en offrant une visibilité inédite sur le site », confie Michel Dubuisson, historien et directeur adjoint de l’ASBL.

Passé l’accueil et sa boutique regorgeant d’articles et produits créés en abbaye, cistercienne ou non, on monte vers les deux salles situées aux étages supérieurs. Désaffectée depuis 1858, cette aile du bâtiment a fait l’objet d’une première campagne de conservation à la fin du XIXe siècle où l’architecte Charles Licot prévoyait déjà d’y implanter un musée ! La rénovation aux lignes épurées marie sobrement les panneaux d’acier Corten, le bois naturel et les vénérables murs de brique dérochée. La première salle propose une introduction au monde cistercien. On peut ainsi visualiser l’implantation des abbayes en Europe, le plan et leur organigramme de fonctionnement, ainsi que l’horaire étonnamment complexe qui mobilise les moines en fonction des saisons. Une série d’écrans tactiles permet d’approfondir encore les informations. La deuxième salle est presque entièrement occupée par une grande maquette en schiste de l’abbaye à son heure d’apogée. Le matériau fait évidemment référence aux pierres utilisées à 95 % dans la construction de l’abbaye et extraites de deux carrières des environs. Avant le réaménagement de l’ancien moulin, différents travaux de restauration, d’équipements, d’aménagements paysagers et de scénographie ont permis de restaurer, en 2010, la porte de la ferme et la grange qui abrite aujourd’hui des ateliers techniques, ainsi qu’en 2011-2012, la buanderie qui abrite une microbrasserie artisanale.

 

Rester dans la sobriété

Avant de s’accorder sur l’aménagement définitif du centre du visiteur, Michel Dubuisson et d’autres membres de l’ASBL se sont rendus sur quelques-uns des 200 sites cisterciens européens, pour y glaner quelques idées. Parmi les plus marquants, il y a notamment celui de l’abbaye de Fountains dans le Yorkshire. « À l’issue de ces visites, nous étions renforcés dans notre volonté de rester dans la sobriété et de ne pas nous égarer dans une scénographie à outrance. Il ne faut pas que l’introduction prenne le pas sur la visite. Ce qui compte, c’est qu’une fois que les gens pénètrent au cœur du site, ils disposent de toutes les clés. »

La colline est comme un gradin naturel. On y voit tout le domaine en un coup d'œil et on se rend compte que les moines ont vraiment posé le site sur le fond de la vallée. « On perçoit beaucoup mieux tout l’environnement naturel et beaucoup de gens m’ont dit que, lorsqu’on traverse les ruines, on ne s’imagine pas que le site est si grand. » Depuis 1146, la colline a toujours maintenu une vocation agricole bien vivante. Aujourd’hui, on peut voir des moutons et des chevaux rustiques s’ébattre dans les pâtures qui s’étendent jusqu’au sommet dans le cadre de programmes de conservation cadrant parfaitement avec la vocation patrimoniale du site. La ferme, également restaurée, accueille à présent une ASBL d’insertion et un centre nature. Les gestionnaires du site ont aussi profité de l’aménagement du nouveau circuit et du centre du visiteur pour rafraîchir et harmoniser la signalétique et les quelques panneaux informatifs disposés sur le parcours. Après les avoir vues depuis les hauteurs, on goûte encore mieux la beauté majestueuse des ruines. Quelques interventions contemporaines discrètes sont visibles. Ici, un muret ; là, une gangue de béton pour abriter un ascenseur destiné aux personnes à mobilité réduite. Attirant les regards vers le haut, la grande nef est toujours aussi impressionnante. Elle témoigne des restaurations de Charles Licot qui, à la fin du XIXe siècle, n’hésitait pas à poursuivre le geste gothique. Ici, une colonne pour soutenir un pan de mur ; là, au-dessus de nos têtes, deux des trois voûtes ne sont pas d’origine monastique. La nature qui enveloppe le site a aussi ramené des Grands Ducs qui, ironie de l’histoire, nichent quelques mètres au-dessus d’un écusson en l’honneur du Duc Henri II de Brabant.

« Je crois que Villers est unique pour trois raisons, reprend Michel Dubuisson. D’abord, elle garde toute la puissance d’évocation d’une ruine romantique. Ensuite, pour son réseau de collecte hydraulique, unique pour l’époque. Et puis, surtout, il est très rare de trouver sur un même site des traces de l’ensemble des lieux de vie et d’activités des moines déployés tout autour du carré du cloître. »

 

www.villers.be


Objectif 60 000

Nouveau circuit, nouvelle dynamique, nouvelles ambitions ! Pour l’heure, le site de Villers reçoit 35 à 40 000 visiteurs par an. Si on y ajoute les événements comme les spectacles d’été, la Nuit des Chœurs ou les Nuits du Cirque, le total monte à 100 000. « Nous ne voulons pas nous contraindre à des objectifs chiffrés, mais pensons néanmoins pouvoir atteindre 60 000 visiteurs par an, avance Michel Dubuisson. Pour cela, il faut relancer régulièrement l’intérêt en proposant des choses nouvelles. » Des zones fermées ont été rouvertes, comme le réseau de caves remontant au XVIIIe siècle qui s’étend sous le palais abbatial. Début 2017, un vidéo guide sera mis à la disposition des visiteurs avec une reconstitution de l’abbaye en réalité augmentée.


Miracle à la chapelle

Sur les hauteurs de la colline de Garenne, qui s’élève par-delà les arcades de chemin de fer, niche la chapelle Notre-Dame de Montaigu. À l’occasion du 400e anniversaire de sa consécration, une exposition revient sur quelques événements extraordinaires. En 1614, Robert Henrion, 48e abbé de Villers, fut appelé à l’abbaye du Verger, près de Douai, pour présider un procès de sorcellerie à l’issue duquel six malheureuses moniales périrent sur le bûcher. La gestion expéditive de l’abbé fut par la suite remise en cause. Heureusement pour lui, quelque temps après son retour à Villers, la chapelle Montaigu fut le théâtre de plusieurs miracles, comme une cloche qui se prit à sonner seule la nuit. Un signe divin ? De quoi rester perplexe, surtout qu’il paraît que, 400 ans plus tard, un arbre, apparemment sain, s’est abattu seul la nuit, juste à côté de la chapelle…

« Miracles et sorcellerie à l’Abbaye… »

jusqu’au 30 décembre 2016 dans les jardins de l’abbé


L’automne à l’Abbaye
 
24 et 25.09
Festival des micro-brasseries Carrément Bières
 
09.10
Atelier Plantes et Santé
Suivant les préceptes de la médecine moyenâgeuse, vous apprenez à réaliser un sirop, un cérat et une alcoolature à base de plantes.
 
29.10
Balade chantée
Du chœur de l'église à la chapelle de Montaigu, la chanteuse Marie Fripiat vous emmène en balade avec les chants a cappella du Moyen-Âge.
 
05.12.16 > 31.03.17
Exposition sur l’enfance au Moyen-Âge
 
22, 26, 27 et 30.12
L’incroyable ballet de Monsieur Peppernote
Spectacle équestre par la Compagnie Tempo d’Éole

Sans rien renier ou oublier de son statut de lieu de mémoire, le Bois du Cazier ouvre un nouveau cycle et s’intéresse désormais à la condition des mineurs dans le monde, à la sécurité au travail de manière plus générale et à la condition des travailleurs immigrés aujourd’hui. Les erreurs qui ont conduit au drame, la condition des mineurs en Belgique et les leçons que les autorités ont tirées du drame servent de base à une réflexion et à une observation de ce qui se fait ailleurs dans le monde.

 

Le Bois du Cazier reste avant tout un lieu de mémoire. Après les commémorations de la catastrophe qui a provoqué la mort de 262 mineurs, le 8 août 1946, dans des circonstances particulièrement dramatiques, c’est une nouvelle page de l’histoire du Bois du Cazier qui s’écrit aujourd’hui. Le nécessaire travail de mémoire a été accompli avec, en 2006, le sauvetage du site du charbonnage. Une seconde page a été écrite avec sa rénovation et sa transformation en un lieu de mémoire et un espace muséal vivant. La troisième phase s’est achevée en 2016 avec l’inauguration d’un nouvel espace dédié aux sauveteurs et les événements qui ont marqué le soixantième anniversaire de la catastrophe.

À l’occasion des commémorations, un nouvel espace a été ouvert. L’espace « sauveteur » qu’Alain Forti, le conservateur, nous fait découvrir. « Pour 2016, on a voulu rendre cette fois hommage aux sauveteurs qui se sont dépensés sans compter, au péril de leur vie pour retrouver des survivants – ils en retrouveront trois par miracle – et, surtout, pour remonter les dépouilles de leurs camarades. Un travail extrêmement long et éprouvant. Le dernier corps retrouvé ne sera remonté qu’en décembre. Et pour leur rendre hommage, quoi de mieux que l’un des camions qui était là le jour du drame. Ce superbe camion rouge avait servi dans un charbonnage jusqu’en 1984, puis avait été utilisé pendant des années par un groupe folklorique verviétois, appelé les Flambeurs. Ça ne s’invente pas ! Sauvé de la casse, par un généreux collectionneur qui nous en a fait don, le camion a été restauré en profondeur et se retrouve aujourd’hui au milieu de nombreux autres objets qui ont servi aux sauveteurs. Des photos, des témoignages et des extraits de film illustrent leur rôle pendant la catastrophe. »

 
© Charlotte Jeuniaux
 
Le mineur aujourd’hui dans le monde

Plus que jamais, le Bois du Cazier est ancré dans la réalité du monde moderne et entend montrer aux jeunes générations le chemin parcouru en matière de conditions de travail et de sécurité dans le monde de l’industrie. « On a voulu voir ce qui avait changé dans l’univers de la mine dans d’autres pays depuis la catastrophe », explique Alain Forti. « On s’aperçoit que c’est toujours la même exploitation des hommes, des femmes et des enfants, le même manque de sécurité et le même mépris pour la vie humaine. Et on a pris comme exemple la catastrophe qui a eu lieu à Soma en Tunisie en 2014. On s’est rendu compte que les photos qui circulaient sur le net, c’étaient exactement les mêmes qu’à Marcinelle, mais en couleur ! Et là, on s’est dit qu’il y avait un vrai travail à faire. Nous avons fait des recherches et l’exposition montre différents sites miniers dans le monde avec des photos, des vidéos et des paroles de mineurs qui disent aujourd’hui ce que disaient déjà ceux de 1956 : on descend au fond pour que nos enfants aient un avenir… » Des documents souvent poignants, comme ce témoignage d’un mineur des Andes qui raconte, avec des mots simples, l’horreur de son quotidien ou cette photo d’une fillette de 7 ou 8 ans qui porte sur sa tête un énorme bloc de charbon. Très bien documentée, très didactique et très bien mise en scène, cette exposition vaut à elle seule le détour.

 
 Mineur poussant un wagonnet dans la mine d'étain-zinc de Colquiri en Bolivie © Jean-Claude Wicky (1987)
 
À voir absolument

Une autre exposition, intitulée « Le mineur, ce héros » vaut aussi le coup d’œil. L’idée est partie d’une discussion autour de photos et de souvenirs et, surtout, de ces valeurs que partagent les mineurs et les super héros des comic strips : courage, force, solidarité et abnégation. Didier Ocula, auteur du livre Charleroi, black country, white spirit, a convaincu des élèves de la Haute École Albert Jacquard et des dessinateurs réputés, qui ont collaboré à des productions aussi prestigieuses que Disney, Pixar ou Star Wars, de réaliser une vingtaine de planches sur ce thème. Avec un fil conducteur : le foulard rouge qui se retrouve dans tous les dessins. Un autre regard, ludique et émouvant sur l’univers des mineurs. Une exposition à voir jusqu’au 11 décembre, au second étage de la recette, lieu central du charbonnage par où transitait tout le charbon extrait de la mine.

Outre la partie du charbonnage restaurée, le site comporte deux autres musées. Le premier est le musée du verre, situé dans un nouveau bâtiment, en verre et acier contemporain, à côté de la lampisterie. Les collections invitent le visiteur à remonter le temps à partir des œuvres contemporaines pour découvrir les techniques et l’évolution des matériaux jusqu’aux premiers verriers connus. Le second est le musée de l’industrie, qui occupe les locaux des bains-douches. On y a installé des machines et les collections qui viennent des anciennes Forges de la Providence à Marchienne-au-Pont. Des collections qui retracent l’histoire industrielle du Hainaut. On y découvre un laminoir à tôles du milieu du XIXe siècle, des machines à vapeur, des dynamos ou encore un tramway électrique.

Il y a aussi les ateliers de forge et fonderie, équipés d’un outillage moderne permettant des créations originales réalisées par les artisans. Dans une ambiance particulièrement authentique soulignée par le contraste entre la noirceur des machines et la lumière des foyers de forge, l’odeur âcre du charbon et le tintement des enclumes, le visiteur peut assister à des démonstrations de forge.

 

Changer pour mieux se préserver

« Pour rester attractif, un espace comme celui-là doit se renouveler en permanence, explique Jean Louis Delaet, directeur du site. C’est pourquoi nous avons fait appel aux techniques les plus récentes pour commander un film à une jeune société de Charleroi, Dirty Monitor. Le film s’intitule "De la Révolution industrielle au Patrimoine mondial". Déjà réalisateurs du très remarqué videomapping de Mons 2015, les créateurs ont cette fois planché sur l’évolution industrielle de la région. Et ils en ont tiré un film de 15 minutes, aux images de synthèse intenses et passionnantes qui plongent le visiteur, dès l’entrée du musée, dans l’univers des machines et du travail. » Et pour compléter le tableau, une nouvelle animation s’adresse plus particulièrement aux enfants des écoles. « Nous avons voulu donner l’envie aux jeunes d’en savoir plus sur ce monde de l’industrie à travers une animation orientation. Le site du charbonnage s’étend sur 24 ha et s’y trouvent encore trois terrils. Ces témoignages du passé minier ont évolué au fil du temps. Ils sont peuplés d’une faune et d’une flore à la richesse étonnante. » Cette animation invite les élèves à « garder le nord ». Apprendre à lire une carte, retrouver des balises cachées sur le carreau de l’ancien charbonnage. Se renouveler pour continuer à intéresser le public et en particulier les jeunes, c’est une nécessité pour un site touristique majeur en Wallonie. Un site qui a attiré 60 000 visiteurs l’an dernier. « Et nous avons un très beau projet en voie d’élaboration, poursuit Jean-Louis Delaet. Toutes les grandes villes, toutes les régions qui comptent ont un musée d’histoire. Mais pas Charleroi qui fête pourtant ses 350 ans. Nous avons donc mis en chantier le projet de créer sur notre site un musée d’histoire du Pays de Charleroi. Une histoire riche et surprenante qui mérite d’être racontée avec les technologies les plus pointues. Le projet est en bonne voie et ajoutera une pièce maîtresse à un ensemble déjà très riche. »

Pour le directeur du site, l’avenir du Bois du Cazier est en passe de devenir un lieu de conscience, à l’instar du camp de concentration de Terezin, de l’île de Robben Island, de la prison de Nelson Mandela ou de l’île de Gorée par où transitaient les esclaves arrachés à l’Afrique. La tragédie qui s’est jouée ici a montré combien le sort des hommes pesait peu face aux exigences de l’économie. Et cela continue, partout dans le monde. « Nous devons témoigner de cela pour les jeunes générations. La reconnaissance de notre site en 2012 par l’UNESCO, en même temps que trois autres sites miniers wallons, nous confère une mission et une visibilité qui nous permettent de dépasser notre rôle de témoin du passé, même s’il n’est évidemment pas question de le renier en quoi que ce soit. C’est une seconde vie qui s’ouvre au Bois du Cazier. »

Le Bois du Cazier, un lieu de mémoire, mais aussi et surtout un lieu passionnant où le passé et le monde d’aujourd’hui se rencontrent et bousculent les idées reçues sur le monde de la mine, notre histoire et nos valeurs.

 
Bois du Cazier
Rue du Cazier, 80
B-6001 Marcinelle
+32 (0)71 88 08 56
 
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Depuis plus de vingt ans, l’automne tournaisien accueille photographies, peintures, céramiques, sculptures ou encore vidéos.

L’occasion de (re)découvrir la ville, sublimée par de jeunes talents de la région et au-delà.

 

Pas à pas, au fil de parcours thématiques, le visiteur plonge d’un univers à l’autre, marqué par différentes inspirations artistiques. Un mois d’octobre riche en perspective pour les amateurs d’art, au cours duquel sont proposées des expositions variées d’art contemporain au cœur de la cité. Placé sous le signe de la découverte, cet événement guide le visiteur à travers diverses interventions plastiques. Une parenthèse magique et inspirante. Par de belles journées d’automne, une place de choix est offerte à l’art dans toute son éloquence aux portes de Tournai, chef d’œuvre à elle seule ! Des actions artistiques citoyennes sont également intégrées au programme, comme le souligne Tarik Bouziane, échevin de la culture. « Il n’y a pas de files d’attente, pas d’inscriptions sur internet, mais des rencontres spontanées entre publics et artistes. Les vernissages, les visites commentées, les dévernissages, les performances et autres workshops restent des moments privilégiés d’émotions partagées. »

En quelques chiffres, ce sont plus de 55 lieux, plus de 60 expositions et plus de 300 artistes (sélectionnés par une commission de professionnels afin de préserver un certain seuil de qualité) qui dessinent ce projet d’envergure se voulant essentiellement participatif. Par ailleurs, dans le cadre de cette 23e édition et afin de répondre aux sollicitations de plus en plus nombreuses d’artistes de la région, l’événement élargit ses frontières aux entités voisines telles que Mouscron, Estaimpuis ou Péruwelz qui proposeront des expositions off.

Afin d’attirer le plus grand nombre et de séduire un large public, les organisateurs tiennent à ce que cet événement demeure entièrement gratuit, l’objectif majeur étant d'accroître les synergies, de confronter les styles et les cultures ou encore d’encourager la jeune création par l’intégration des nouvelles technologies, notamment. Des expositions sont présentées en accès libre, dans des lieux culturels, des galeries d’art, chez des particuliers, dans des endroits insolites ou au détour des rues, dans des quartiers, dans des villages, afin de proposer aux visiteurs un panorama de l’art culturel. Une volonté d’ouverture sur l’espace eurométropolitain en vue de rendre la création contemporaine accessible à tous. En continu, et durant tout le mois d’octobre, il se passe sans cesse quelque chose dans le cadre de « L’Art dans la ville ».

 
exposition DETISSEZ-MOI au CRECIT ©Benoît Dochy
 
Séduire

Comme le rappelle Dimitri Kadjanski, attaché culturel et directeur des musées de la Ville de Tournai, l’idée qui se cache derrière cet événement est de cibler l’art actuel. Un contexte idéal puisque la cité des Cinq Clochers compte deux écoles d’art, l’Institut Saint-Luc et l’Académie, et jouit d’un important foisonnement d’artistes dans la région. Guidés par l’envie de faire émerger la jeunesse artistique, les organisateurs mettent un point d’honneur à la découverte et à l’innovation, en vue de séduire le public, mais également des galeristes. À travers une interpénétration entre tous les arts, il est possible de parcourir des univers variés allant de la danse à la coiffure, en passant par la vidéo ou la photographie. Par ailleurs, les espaces exploités diffèrent des galeries conventionnelles, vu que le visiteur a l’occasion d’apprécier des œuvres éparpillées aux quatre coins de la ville, chez les particuliers, dans les vitrines des commerçants de la rue piétonne, dans des restaurants… Pendant un mois, la ville vibre au rythme de cet événement lors duquel il n’existe aucun temps mort.

 

L’Art dans la Ville 2016

À Tournai du 1er au 30 octobre 2016

artville.tournai.be

Par Annemie de Four

BRAME DU CERF AU LEVER DU JOUR !

 

Partez à l'aube sur le sentier pédestre pour admirer ce merveilleux spectacle de la nature et prenez des forces grâce à un petit déjeuner offert.

Depuis la nuit des temps, le cerf suscite bien des passions. L’automne est de loin le moment le plus magique pour l’observer mais surtout pour l’écouter bramer. Synonyme de parades amoureuses, mais aussi de dominations et de combats, le brame captive, intrigue, vous fait sentir proches de la nature et de ce qu’elle a de plus sauvage. Assistez au spectacle envoûtant du cerf, roi de nos forêts, pendant la période des amours. Son cri puissant et inhabituel, ses combats rageurs animent la forêt et la plaine à cette période particulière de l’année.

Pour admirer ce merveilleux spectacle de la nature, il faudra vous lever tôt, très tôt mais, c’est promis, vous ne le regretterez pas.

INFORMATIONS PRATIQUES : 
Rendez-vous fixé à 7 heures devant l'accueil les 17 et 24 septembre 2016 ainsi que les 1er et 8 octobre 2016
Balade à pied sur le sentier pédestre pour une durée de 2 heures
Petit déjeuner offert
 
 

BRAME DU CERF AU CRÉPUSCULE ET REPAS

 

Le soir aussi est un excellent moment pour l’écoute du brame. C’est pourquoi, nous vous proposons également des visites en soirée en Safari-car dans le Parc Animalier et soyez les témoins particuliers de ce moment si important dans la vie de notre harde.

Prolongez ensuite votre soirée autour d'un buffet froid et chaud de spécialités du terroir dans Le Pavillon si vous le souhaitez.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Rendez-vous fixé à 18 heures pour un trajet en Safaricar d'une durée de 2 heures les 16,17, 23, 24 et 30 septembre 2016 ainsi que les 1er, 7 et 8 octobre 2016

 

Et aussi…. :

 

"HAN-CHANTÉ" !

 

Laissez-vous envoûter par la magie de la Grotte, en parcourant ses salles et ses galeries au son des voix enchanteresses des chanteuses et chanteurs des Colyriques.

INFORMATIONS PRATIQUES :

Rendez-vous fixé à 18 heures les 17 et 24 septembre 2016 ainsi que les 1er, 8 et 15 octobre 2016    

Balade d'une durée d'environ 2 heures

 

AUTRES INFORMATIONS PRATIQUES :

 

Pour toutes ces activités prévoyez des vêtements chauds ainsi que des chaussures de marche 

Réservation obligatoire

+32 (0)84 37 72 13

[email protected] 

www.grotte-de-han.be

 

28e édition des Journées du Patrimoine en Wallonie

Le patrimoine religieux a façonné nos paysages et notre Histoire. Le patrimoine philosophique a modelé nos consciences. Bien des lieux de culte ont vu les époques et les styles rebattre leurs cartes jusque dans un passé pas trop éloigné qui a même vu l’apparition de quelques nouvelles églises. Au cours des siècles, des bâtiments religieux se sont sécularisés pour embrasser d’autres fonctions. Les méandres de l’histoire nous donnent à lire notre présent. Le patrimoine religieux n’est pas monolithique, il appartient également aux religions minoritaires. Les Journées du Patrimoine, c’est une invitation au dialogue, c’est l’occasion de pousser des portes pour découvrir et apprécier d’un regard curieux et ouvert des lieux que l’on néglige peut-être, que l’on croit connaître parfois, ou qui nous renvoient à nos ancêtres. Profitons-en aussi pour tendre l’oreille et goûter aux animations musicales et autres conférences. Quête de sens, quête des sens, l’un n’exclut pas l’autre, quand c’est la curiosité qui gagne.

 

- www.journeesdupatrimoine.be - 

 

WAW a sélectionné pour vous une vingtaines de lieux d'exception à découvrir ce week-end des 10 et 11 septembre 2016.

Consultez gratuitement le flipbook ou le PDF ci-dessous.

 

 Flipbook

 

PDF

 

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Alors qu’un nouvel environnement naturel voyait le jour après la construction des ouvrages d’art et le remplissage des lacs début des années 1980, c’est tout naturellement que les habitants de la région ont commencé à profiter de ce nouveau cadre exceptionnel et à s’adonner notamment aux sports nautiques. C’est comme cela que quatre clubs sportifs se sont créés grâce à des bénévoles passionnésqui venaient y pratiquer leur sport favori (voile, plongée, jet ski et ski nautique). À cette époque, les activités étaient saisonnières et fortement liées à la météo.

En 1994, alors que le tourisme venait d’être considéré, depuis peu, comme un vecteur de développement économique à part entière, le Gouvernement wallon a pu mobiliser les fonds publics utiles et nécessaires pour se lancer dans un ambitieux programme de développement stratégique du site. L’idée de créer une station touristique, déjà imaginée fin des années 1970, pouvait seconcrétiser, notamment avec la construction d’un premier village de vacances. Le site se structurait pour accueillir touristes d’un jour et touristes de séjour. Les visiteurs ont commencé à venir de plus loin, de Belgique et de l’étranger, également en dehors de la période estivale afin de profiter de la nature en toutes saisons. Notamment à la Noël, où il est toujours très agréable de se retrouver en famille dans un cadre magnifique.

Afin de répondre à cette demande croissante de touristes venant aux lacs tout au long de l’année, des infrastructures indoor devaient être créées. L’Aquacentre fut la première attraction installée sur le site en 1999. Une attraction qui est peu à peu devenue la plus fréquentée des lacs avec ses 120 000 visiteurs par an. Une attraction qui a été rénovée, complétée et diversifiée en 2015 grâce au soutien financier de la Région wallonne et de l’Europe. Plus récemment, d’autres activités indoor ont vu le jour : une plaine de jeux couverte (Landal Greenparks), une halle sportive polyvalente aux abords du Centre ADEPS du Cierneau, un laser game dans la descente du Barrage de la Plate Taille, un centre wellness, une terrasse couverte...

Aujourd’hui, les nombreux investissements émanant des fonds publics et du secteur privé permettent de répondre aux attentes aussi bien des touristes d’un jour (soit les excursionnistes) que des touristes de séjour et des habitants de la région et, ce, toute l’année.

 

Un paradis tropical

L’Aquacentre des Lacs de l’Eau d’Heure ? Imaginez un grand parc aquatique avec de l’eau à 30 °C toute l’année, une piscine ludique avec jets massants et canons à eau, un jacuzzi géant, un toboggan infinity jump avec des écrans LCD et un éclairage LED, une pataugeoire avec jeux pour les petits...Imaginez un bassin à fond mobile permettant la pratique de différents sports comme l’aquabiking, l’aquadanse, l’aquagym ou la plongée. Imaginez une piscine qui communique avec un bassin extérieur et un spray park (jeux d’eau de la dernière génération) de 500 m2. Imaginez aussi une zone de loisirs avec billards, kickers et jeux de palets, un jardin garni de transats, une terrasse ensoleillée et un bar à portée de main. Imaginez… Ou plutôt, non, n’essayez plus ! Venez vous rendre compte par vous-mêmes, venez vous immerger dans ce paradis tropical.

« Nous n’avons pas eu la prétention de développer un équipement sportif, ni même un bassin réservé à la natation pure, commente Vincent Lemercinier, directeur général de l’ASBL. L’Aquacentre est une attraction purement récréative, c’est-à-dire de loisirs et de détente, qui s’adresse à la fois aux touristes et aux gens de la région. Nous organisons des cours d’aquagym, d’aquadanse et d’aquabike à l’attention des groupes et des individuels. Nous proposons des nocturnes aux habitants proches qui peuvent aussi profiter d’un tarif abonnement ou de prix intéressants en semaine, en dehors des périodes de vacances. C’est grâce à cette clientèle très variée que nous espérons atteindre dorénavant le cap des 150 000 visiteurs annuels. »

 

www.parcaquacentre.be


À L’HEURE DU BIEN-ÊTRE

Jouxtant le parc aquatique, le centre « À l’heure du bien-être » propose depuis l’an dernier uneinfrastructure complète liée au wellness et au spa : salle détente avec jacuzzis, sauna traditionnel,sauna infrarouge et sauna au sel, hammam, luminothérapie sur matelas d’eau, bassin d’eau froide,douches expérience... Le tout enrichi d’un espace extérieur avec une piscine sous patio et unepelouse. Si le parc aquatique fait le bonheur des familles, des petits et des grands, des groupes et dessportifs, le centre wellness séduit les couples et les groupes d’amis tout en s’avérant un boncomplément à l’offre de loisirs de plein air. C’est également un « plus » pour les habitants de la région. L’infrastructure et les possibilités de soins, rituels et massages s’adressent tant aux individuels qu’aux groupes, associations et entreprises. Le Centre peut d’ailleurs être privatisé et son occupationcombinée avec un cours d’aquabike ou d’autres activités des Lacs. Il s’agit d’un produit tout à faitadapté pour une clientèle MICE (Meetings, Incentives, Conferencing & Exhibitions).

Enfin, si l’investissement de l’Aquacentre (parc aquatique, wellness et aménagements extérieurs) avoisine les 6 250 000 €, un effort important a été consacré à la diminution des couts énergétiques aussi bien au niveau de l’isolation du bâtiment, de l’électricité (400 m2 de panneaux photovoltaïques,éclairage LED), du chauffage (isolation, pompe à chaleur) et de l’eau (traitement et recyclage) via une gestion technique centralisée. Une préoccupation qui s’inscrit dans la volonté des gestionnaires du site de développer des projets touristiques durables.

www.lheuredubienetre.be

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Quels sports pratiquer lorsque vous êtes face au plus grand plan d’eau fermé de Belgique ? Des activités nautiques, évidemment. Avec ses cinq lacs, le site propose un large choix de disciplines. Le plus grand, le Lac de la Plate Taille (351 ha), abrite deux clubs nautiques : le centre de plongée sous-marine, qui permet des explorations jusqu’à 40 m de profondeur, et le club de voile « Sports nautiques de l’Eau d’Heure ». Quant au Lac de l’Eau d’Heure, il prête son cadre au jet-ski et au ski nautique. Ces quatre clubs sportifs disposent aujourd’hui de bâtiments abritant toutes les commodités ainsi qu’un restaurant. Un club de véliplanchistes « le Windsurf’ Heure » a pris également ses quartiers au lieu-dit « le Slip Nord » en contrebas du Golden Lakes Village au bord du lac de la Plate Taille.

À ces associations sportives reconnues sont venues s’ajouter deux entités conçues et gérées par des opérateurs privés, ouvertes à tous, dans une logique économique et touristique. Sur le lac de Féronval, The Spin Cablepark accueille les amateurs de ski nautique et de wakeboard (planche) qui sont tractés non pas par un bateau, mais par un câble de 680 m. Sur le lac de la Plate Taille, l’Espace Fun permet de s’adonner aux joies du canoë-kayak, du bateau à voile, de la planche à voile et du stand up paddle.

 

Le plus grand club francophone

Le club Eau d’Heure Nautique (EHN) est particulièrement réputé tant dans le nord que dans le sud du pays. Non seulement ses 430 membres font de lui le plus grand club francophone de ski nautique,mais il a également le privilège d’accueillir des compétitions nationales et internationales. Ainsi, cet été, il sera le cadre de deux championnats de Belgique, de ski nautique classique fin juillet et de wakeboard en août. « La règle veut que ces championnats aient lieu alternativement en Flandre et en Wallonie, explique le président du club, Bernard Bonnet. Mais en raison des courants qui rendent difficilement homologables les épreuves de slaloms sur les fleuves et canaux, c’est sur le Lac de L’Eau d’Heure que se déroulent ces compétitions dans le sud du pays. »

Le club, qui organise des stages en juillet et août – coachés par l’ancien champion belge YvesSaintviteux, dit Coyote –, est également une pépinière de jeunes champions qui mènent (ou ontmené) une brillante carrière internationale. Parmi eux, les fils du président, Xavier et Julien, qui ont tous deux été champions d’Europe en wakeboard, mais également Quentin Delefortrie, qui fut champion d’Europe et du monde en Junior, et Kate Adriaensens, qui a été 14 fois championne de Belgique en ski classique et a cumulé les médailles aux championnats d’Europe et du monde. « Les compétiteurs ne constituent cependant qu’un dixième de nos membres. Le reste est composé de passionnés qui viennent skier pour le plaisir, quel que soit leur niveau, précise Bernard Bonnet. Nous disposons aujourd’hui de 147 pontons, mais il n’est pas nécessaire d’avoir un bateau pour venir skier puisque nous en avons un. »

 

Renseignements :

Centre de plongée sous-marine : www.cpbeh.net

Sports nautiques de l’Eau d’Heure : www.sneh.be

Jet Club Eau d’Heure : www.o2r.be

Eau d’Heure Nautique : www.ehn.be

Le Windsurf’ Heure : www.windsurf-heure.be

The Spin Cablepark : www.thespin.be

Espace Fun : www.espacefun.be

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