Waw magazine

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La Brasserie des Légendes
ATH ET ELLEZELLES

Voilà une belle aventure dirigée par Pierre Delcoigne et son épouse Vinciane Wergifosse. Ils ont acheté en 1997 le Castel d’Irchonwelz datant du XIIe siècle afin d’y installer une brasserie artisanale. Ils sont tous les deux titulaires d’un diplôme d’ingénieur chimiste et bio-industries à l’Université catholique de Louvain. Le premier brassin de la Gouyasse est réalisé et commercialisé en 2000. En décembre 2006, la brasserie des Géants et la brasserie ellezelloise ont décidé d’unir leurs forces pour devenir la Brasserie des Légendes tout en maintenant les deux sites de production. La Brasserie des Géants produit et commercialise sept bières : La Goliath blonde titrant 6 % d’alcool. La Goliath triple, élue meilleure bière blonde wallonne en 2012 et titrant 9 % d’alcool. La gamme des bières Quintine fait référence à la sorcière Quintine brûlée vive à Ellezelles en 1610. La bière Hercule, évoque Hercule Poirot évidemment, héro des romans d’Agatha Christie. Ce personnage central dans l’oeuvre de la romancière fait référence à ce détective privé, né à Ellezelles le 1er avril 1850. La Goliath triple… élue meilleure bière blonde belge wallonne 2012.

www.brasseriedeslegendes.be

 


Belgo sapiens Brewers
NIVELLES

Trois amis ayant chacun un parcours dans l’univers brassicole se sont retrouvés pour concevoir une brasserie d’avant-garde. Ils ont choisi de s’installer dans le zoning industriel de Nivelles. Cette brasserie est née en août 2015 avec quatre lignes : la Polarius, la Blanche de Thines, La P’tit Granit et la Colonel Arch, quatre types de bières bien typées.

www.belgosapiens.be

 

 

Ferme-brasserie de Bertinchamps
NAMUR

Quand travailler en famille prend tout son sens… la famille Humblet choisi de s’installer dans le cadre d’une ferme géante en ruine, abandonnée et d’y installer progressivement une ligne de brassage ultra moderne, mais aussi un restaurant. L’ensemble forme une enceinte conviviale, qui commence à faire connaitre cette région. Côté bière, la Bertinchamps Triple (8 %) et la Bertinchamps Blonde (6,2 %) contiennent chacune deux variétés de houblon, l’une allemande, l’autre tchèque, dont le dosage varie selon les deux bières.

www.bertinchamps.be

 


La Curtius
LIÈGE

C’est dans le cadre historique du vieux centre de Liège, au pied de la montagne de Bueren, que se sont installés François Dethier et Renaud Pirotte pour aménager une micro-brasserie. Composée de différents malts d’orge et de froment, sa base lui confère une légèreté agréable tandis que l’assemblage de fleurs de houblons aromatiques lui donne une saveur subtilement amère, fleurie et fruitée. Son goût lui vient de plusieurs étapes de fermentation, menées durant plusieurs mois. Elle est proposée dans un flacon de 37,5 cl bouchonné et également disponible en fût. Présente au Mondial de la bière parmi 150 brasseries représentant 26 pays à travers le monde, la Curtius s’est vue décerner une Médaille d’Or au concours du Mondial par un jury international. Il est possible de déguster une Curtius directement à la brasserie les jeudis et vendredis à partir de 17 h et les samedis et dimanches à partir de 14 h.

www.lacurtius.com

 

 

Léopold 7
COUTHUIN

Le hameau de Marsinne à Couthuin constitue un étonnant musée en plein air : trois fermes historiques sur son territoire comptent parmi les plus anciennes de la plaine agricole de la Hesbaye. Ces trois bâtiments sont très proches l’un de l’autre et forment un remarquable ensemble architectural qui a peu évolué depuis le XVIIe siècle. C’est dans ce cadre que Nicolas Declercq et Tanguy van der Eecken ont renoué avec la tradition en relançant l ’activité brassicole. La Léopold 7 est une bière blonde-ambrée légère à 6,2 %. Sa garde prolongée et son corps moelleux la conduisent vers un agréable équilibre d’arômes floraux et de notes d’agrumes. Ses 3 grains et 3 houblons se traduisent par une mousse crémeuse intense et une post-amertume légèrement prononcée. L’utilisation de froment lui confère une astringence d’arrière-bouche très agréable. La brasserie s’inscrit dans une démarche de développement durable.

www.leopold7.com

Le Condroz plisse ses paysages sur de molles vallées portant le regard vers des perspectives ouvertes vers le sud ou le nord. Cette terre apaisée garde dans ses entrailles de terribles moments de l’Histoire.


Dans le Condroz liégeois, entre Les Avins et Clavier, au printemps de 1635, le 20 mai exactement, les chemins et les villages sont envahis par une marée humaine. Des soldats en armes marchent vers le nord… D’autres arrivent de Huy et de Liège et marchent vers le sud. Les éclaireurs à cheval reviennent vers le groupe de cavaliers postés sur une petite hauteur… L’ennemi arrive, il est là, en face… L’affrontement aura donc lieu ici. Les ordres sont lancés, les troupes se rangent en position de combat formant un front de quelque deux kilomètres. En face, les cavaliers vont et viennent. Les canons et couleuvrines se mettent en place. Les piquiers avancent en rang. Les tercios d’infanterie avancent, les arque- busiers, les arbalétriers prennent position.

L’infanterie est regroupée en trois blocs massifs de piquiers avec des « mangas » d’arque- busiers ou mousquetaires. Les Espagnols envoient une avant-garde d’arquebusiers et de mousquetaires pour désorganiser l’ennemi. La cavalerie est sur les côtés. Toute l’armée est déployée sur une ligne. C’est l’armée espagnole de Philippe IV, roi d’Espagne. Elle est forte de 14 000 hommes. Elle est sous les ordres du Prince Thomas de Savoie. En face, l’armée de Louis XIII, 35 000 hommes commandés par les maréchaux Brézé et Châtillon.

Les armes blanches et la portée limitée des armes à feu amènent rapidement au corps à corps. L’historien Olivier Chalines décrit les sensations des combattants. « Ceux qui sont dans la mêlée sont submergés par un vacarme tonitruant : mousqueterie en salve ou coup désordonnée, grêle de balles sur les cuirasses et les fers des piques, hennissements, clameur de l’assaut, mais aussi cris de terreur des combattants en plein effort, abaissant les piques, frappant ou poussant de toutes leurs forces. Râles et hurlements des corps perforés ou écrasés. » On ne s’entend plus, l’ouïe et la vue sont saturés, l’odeur du sang, de la sueur, mais aussi des excréments des hommes et des chevaux complètent un tableau terrifiant.

Piégées par l’armée française qui s’était scindée en deux à Rochefort, les troupes espagnoles prises en tenaille subirent toute la furie de l’ennemi qui ne cherchait qu’à éliminer le plus grand nombre possible de soldats. Sans compter les blessés, les deux armées laissèrent sur le champ de bataille 12 000 morts, soit environ 7 000 pour les Espagnols, et 5 000 pour les Français. Pour l’époque, c’est énorme, monstrueux. Un endroit vallonné du champ de bataille prit par la suite le nom de « Ravin des Morts » (Li Xhavée des mwerts). Pour la population, ce lieu-dit au nom évocateur restera longtemps dans la mémoire locale. L’histoire nous conte que les corps en putréfaction des soldats morts durant la bataille ne purent être enterrés. Ils y furent hersés ! Sans grand véritable vainqueur, la « Bataille des Avins » ne fut qu’un combat où s’opposaient des adversaires désireux de se mesurer et de se tailler en pièces, sans aucun autre but stratégique que de déclarer la guerre et créer une situation d’insécurité. Les répercussions de cette bataille furent terribles pour les populations locales de l’époque. En plus, des pillages et dévastations, elle laissa le peuple paysan seul dans la misère face à des épidémies de peste et de choléra.

Les historiens professionnels et amateurs ne nous ont rendu que quelques lignes relatant cette bataille qui n’aura servi que de déclaration de guerre entre la France de Louis XIII et du Cardinal de Richelieu et l’Espagne. C’est dans les premières salles du rez-de-chaussée du château de Versailles qu’une toile anonyme de grande taille illustre la mémoire de ce lieu-dit de Wallonie.

En 2017, le thème choisi pour l’Année du Patrimoine est « Voies d’eau, de terre et de fer — Patrimoines et RaVeL ». L’occasion était rêvée pour vous présenter une sélection de lieux et activités autour de deux promenades RaVel associées à des voies d’eau.

 

CIRCUIT CANAUX, FLEUVES ET RIVIÈRES
www.ravel.be

Leers-Nord → Tournai 23 KM

Cathédrale de Tournai
Cinq clochers pour tutoyer le ciel. Chef d’œuvre de l’architecture médiévale, la cathédrale Notre-Dame associe une nef et un transept roman avec un chœur gothique. Reprise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2000, elle bénéficie d’une restauration de grande ampleur qui n’empêche pas la visite.
www.visittournai.be

 

Tournai → Peruwelz 22 KM

Fours à Chaux
Dressées le long de l’Escaut, ces huit constructions majestueuses dégagent un parfum de mystère et de poésie. Elles offrent aussi un témoignage sur une activité industrielle révolue, la production de chaux hydraulique naturelle à partir de la pierre calcaire. Depuis plusieurs années, l’association « Passeurs de mémoire » développe sur le site un projet artistique et mémoriel.
www.famawiwi.com 

 

Peruwelz → Mons 30 KM

Marais d’Harchies
Les oiseaux les connaissent bien mieux que nous. Nichés au creux de la vallée de la Haine, les marais d’Harchies s’étendent sur 150 ha et abritent d’innombrables espèces ailées qui y résident à l’année ou y transitent lors des migrations. Le CRIE d’Harchies organise des visites les 1ers et le 3e samedi de chaque mois.
www.oiseauxmaraisdharchies.be 

 

Mons → La Louvière 19 KM

Ascenseurs des canaux du centre
Des huit ascenseurs hydrauliques à bateaux construits entre la fin du XIXe et le début XXe, quatre subsistent dans leur état de fonctionnement originel. Merveille de l’ingéniosité humaine et éloge de la lenteur, il faut les franchir au moins une fois dans sa vie. Dans le cadre de l’Année du Patrimoine 2017, des bateaux électriques sont proposés à la location à Houdeng-Goegnies, du 01/04 au 14/04, du mardi au dimanche de 10h à 17h.
voiesdeau.hainaut.be 

 

La Louvière → Charleroi 45 KM

Quai 10
Dans les anciens bâtiments modernistes de la Banque Nationale à Charleroi, se déploie désormais un nouveau lieu dédié à l’image animée, cinéma et vidéo. Avec ses cinq salles de projection, son espace gaming, sa brasserie et son lieu d’accueil pour les entreprises, c’est un nouvel espace urbain, un lieu de vie qui s’ouvre en bord de Sambre.
www.quai10.be 

 

Charleroi → Anhée 49,5 KM

Centre d’interprétation
ReGare, Fosses-la ville Dans l’ancienne gare de Fosses-la-Ville, les horaires de chemins de fer et les coups de sifflet ont laissé la place à Saint-Feuillien, aux Chinels et à tous les personnages issus de l’histoire et du patrimoine fossois. On y retrouvera les traces du moine irlandais fondateur de la ville, on apprendra ce qu’est la curieuse Limotche et bien d’autres choses.
www.regare.be

 

 


LE CIRCUIT AU FIL DE L’EAU
www.ravel.be

Chaudfontaine → Huy 43,5 KM

En marche citoyen !
Activer la mémoire pour mieux regarder le présent, tel est le sens de cette balade citoyenne autour d’Hermalle-sous-Argenteau. Une application smartphone et des lieux de patrimoine ou des lieux du quotidien pour développer les thématiques de la démocratie, la liberté d’expression, l’éducation et le travail de mémoire. Dans le cadre de l’Année du Patrimoine 2017, le circuit est accessible jusqu’au 14 avril 2017.
www.territoires-memoire.be

 


Huy → Namur 32,5 KM

Église Saint-Loup
L’Église Saint-Loup au cœur du vieux Namur est considérée comme est un des plus beaux édifices baroques du XVIIe siècle en Belgique. La somptueuse voûte en tuffeau calcaire de Maastricht, les boiseries finement ciselées et ses imposantes colonnes de marbre noir de Mazy et de «jaspe» rouge de Rochefort n’aspirent qu’à la gloire du sacré. Dans le cadre de l’Année du Patrimoine 2017, une visite est proposée tous les samedis à 15h jusqu’au 14 avril 2017.
www.eglise-saint-loup.be



Namur → Charleroi 47,5 KM

Sambreville, les sentiers d’Arsimont
Les sentiers de la Rousse, des Violettes ou de la Mousse accueillent promeneurs et habitants de ce petit village champêtre. L’initiative est née de la volonté d’offrir aux enfants un accès à l’école qui évite les routes encombrées par le trafic automobile. Six sentiers ont été dégagés et balisés avec l’aide de la Fondation Roi Baudouin des vieux noms ont été exhumés et des nouveaux apportés par les enfants du village.
www.cracs.eu


Charleroi → Thuin 21 KM

À s’naise su la Sambe ?
La Haute Sambre en passe de devenir un haut lieu de tourisme fluvial à l’instar du canal du midi ou des canaux de Bourgogne ? C’est tout ce que souhaite Sambre Tourisme avec ses deux embarcations Le Lord Josef pouvant accueillir de 2 à 10 personnes ou l’Helix, lointain cousin du Petit Baigneur de De Funès, prêt à accueillir de 6 à 20 personnes.
www.sambre-tourisme.be

 


Thuin → Erquelinnes 19,5 KM

Solre-sur-Sambre
Le château fort de cette localité à vocation agricole est un des plus beaux exemples de construction fortifiée du Moyen Âge dans le Hainaut. Une balade dans le village permettra en outre d’admirer l’église SaintMédard de style gothique, la ferme du Clocher et sa tour-porche et enfin les ruines de l’Abbaye de la Thure.

 

 

www.journeesdupatrimoine.be
ravel.wallonie.be

À flanc de colline, cette collégiale est l’une des sept érigées  en terres liégeoises. Histoire d’un remarquable vaisseau et de sa toute prochaine résurrection. 


Corsetée et ligotée d’échafaudages depuis plus de vingt ans, Sainte-Croix souffre de tous les maux et affiche une triste mine. Au point de la voir interdite d’accès aux fidèles. Les responsables ont été dans l’obligation en 2015 de fermer ses portes de crainte qu’un accident ne se produise. Un comité SOS Collégiale Sainte-Croix se mobilise depuis 1998 pour récolter des fonds en vue des réparations nécessaires. Mais la patience paie et, en février dernier, 15 millions d’euros ont été libérés (en dix ans) pour financer cette restauration tant attendue. Les Liégeois et autres visiteurs devront s’armer de patience: la durée du chantier est estimée à cinq ou six ans.

Les collégiales à Liège

C’est quasiment dans un mouchoir de poche que les sept collégiales liégeoises ont été construites au cœur de la ville de Liège. Très rapprochées, elles forment un alignement en arc que dominait jadis la cathédrale Saint-Lambert jouxtant le Palais des Princes-Evêques. Une reproduction ancienne montre bien leurs différentes implantations en un seul plan. Souvent, on attribue la construction des collégiales à des lieux de culte et à la réception de personnalités religieuses. Mais les décisionnaires en ont aussi multiplié le nombre pour diverses raisons, notamment celle d’attirer la protection divine par la prière des chanoines. Elles offraient aussi un bouclier défensif en vue d’assurer la sécurité de la cité.

La collégiale a connu au fil des temps un nombre important de transformations. SainteCroix fut fondée aux environs de l’année 980 par l’évêque Notger. Successeur de l’évêque Eracle, il est élevé par l’empereur Otton au titre de Prince-Évêque ce qui lui confère toute autorité militaire, judiciaire ou financière sur la Principauté. Ce Prince-Évêque bâtisseur est aussi fin stratège. Apprenant qu’un puissant seigneur souhaitait ériger un château sur le site de la future collégiale tout proche du Palais épiscopal, Notger y décide la construction d’une nouvelle église dédiée à la Sainte-Croix. Avec Notre Dame et Saint Jean, Sainte-Croix forme un Golgotha répondant ainsi à un urbanisme religieux que l’on retrouve également dans d’autres villes de Basse Lotharingie. 

Deux chœurs

De la construction originelle, il ne reste qu’un pan de mur en grès houiller à l’entrée de l’unique couloir subsistant du cloître. Sainte-Croix doit sa singularité notamment au fait qu’elle possède deux chœurs opposés de style différent, gothique à l’est, roman à l’ouest qui sert actuellement de baptistère. De type « Halle », trois nefs d’égale hauteur relient les deux extrémités de l’édifice. Le chœur occidental est surmonté d’un clocher octogonal et prolongé par une abside en arc de cercle dotée d’une galerie de circulation. On évalue l’époque de construction des nefs latérales de 1283 à 1332 et des dernières chapelles attenantes bâties entre les contreforts des bas-côtés, fin du XIVe. La collégiale mesure 57 m de long, atteint une hauteur de 17 mètres au plus haut point sous la voûte et a une largeur de 25 mètres. Imposant ! Réduites au silence par la force des choses, seulement deux cloches, l’une du XVIIe et l’autre plus petite du XXe, ont résisté au temps. Du temps de sa splendeur, le clocher en abritait un nombre plus important, dont un carillon doté d’une vingtaine d’éléments.

 

Trésors conservés

Sur le long terme, quelques dégâts sont hélas à déplorer. Mais heureusement SOS Collégiale Sainte Croix et les responsables locaux s’emploient à faire restaurer et mettre à l’abri les pièces majeures en danger, notamment le tableau « L’invention de la Sainte Croix (1674) » de Bertholet Flémal, déposé à la Cathédrale Saint Paul. Fort heureusement, il reste sur place des vestiges intéressants qui permettent de découvrir le parcours historique des lieux.

Le chœur occidental contient plusieurs éléments dignes d’admiration. Notamment le mausolée du chanoine Hubert Milemans, trésorier du Prince-Évêque Georges d’Autriche. De style Renaissance liégeoise et réalisé en calcaire noir poli de Theux (B), il porte sur les pilastres quelques hiéroglyphes énigmatiques. Le baptistère, autre vestige bien conservé, a vu le baptème de César Franck (1822-1890), le compositeur, né à quelques maisons de la collégiale. Une plaque commémorative en témoigne dans le chœur. À noter aussi un très beau portillon en laiton battu réalisé par Arnold de Nalinne (1758). Les orgues ont elles aussi leur prestigieuse histoire. Logées dans un remarquable buffet, elles sont redevables au talent reconnu d’Arnold Clérinx (1861). Sous ce buffet, une porte en laiton à claire voie de style Louis XIII (1662) sépare le cloître de l’église.

Quant au chœur oriental au centre duquel est posé l’autel d’une très belle sobriété, réalisé en un seul bloc de pierre calcaire, il date du XIVe siècle. Il servait encore avant la récente fermeture et est dans l’attente, comme l’ensemble de l’édifice, de pouvoir servir à nouveau à la célébration des offices. Sur le côté droit de l’autel subsistent les belles stalles. En raison des interminables prières et autres célébrations dans la collégiale, la souffrance liée aux longues stations debout était difficile à endurer. Les miséricordes, genre de petits sièges discrets à rabattre, permettaient un appui tout en ayant l’air d’être en station debout.

Une bonne surprise se cache dans la pièce suivante, la trésorerie où se trouvent quelques pièces rares qui devraient trouver à se loger ailleurs le temps des travaux. Juste derrière la porte est caché un ensemble montrant de part et d’autre d’un crucifix, deux bustes féminins de Sainte Cordula et de Sainte Sentina (XVIe). Sur un appui de fenêtre est posé un groupe en bois (XVIe) représentant Sainte Anne, la Vierge et l’enfant Jésus, groupe du XVIe provenant de l’église Sainte Marie aux Fonds. Plus loin, sur un énorme buffet sont posés deux coffres contenant des antiphonaires (XIVe), livres de chants reliés cuir et écrits à la main sur papier parchemin, objets rares et en grave danger qui feront l’objet d’un prochain dépôt assurant leur conservation. Les nombreuses pages calligraphiées de noir et de rouge sont noircies de poussière et risquent d’être rongées à force d’abandon. Dans le fond de la pièce, un vrai coffre-fort, fermé comme il se doit, et interdit d’accès pour des raisons évidentes de sécurité. La célèbre clé de Saint-Hubert y repose avec quelques objets d’orfèvrerie religieuse. L’histoire relate que cette clé symbolique aurait été remise en l’an 722 par le pape Grégoire II à Saint-Hubert en visite à Rome. Elle servait à ouvrir la crypte de la basilique vaticane renfermant le tombeau du premier pape.

Le triptyque reliquaire de la vraie Croix fait également partie du trésor de la Collégiale. Il date du XIIe siècle et est réalisé en bois recouvert de cuivre doré, émaillé et repoussé. Il s’agit là d’un rare trésor de l’orfèvrerie mosane. Heureusement, le triptyque a eu droit à un lifting opéré par l’Institut royal du patrimoine artistique (l’IRPA) et repose en lieu sûr au Musée d’art religieux et d’art mosan à Liège (MARAM).

Sainte-Croix est aujourd’hui à la veille d’une belle aventure, un nouveau départ vers de beaux projets culturels et touristiques qui enrichiront encore le patrimoine de la Cité ardente.

 

 

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Chacun sa place

EN TOURNÉE DANS TOUTE LA WALLONIE

L’humoriste hannutoise Véronique Gallo nous revient avec « Chacun sa place », un spectacle désopilant. Bénédicte, Clara et Laurent. Un frère et deux sœurs qui organisent les 65 ans de leurs parents. La salle est presque prête. L'organisation semble bien répartie. Il ne reste qu'à finaliser l'émouvant diaporama qu'ils projetteront lors de la fête. Leurs retrouvailles autour de ce projet commun font évidemment remonter à la surface les vieilles rivalités fraternelles et les non-dits familiaux. Bien entendu, tout cela va joyeusement dégénérer en un merveilleux règlement de comptes comme en connaissent les familles supposées sans histoires. Oscillant entre humour et vérité, ils vont découvrir que l'image qu'ils avaient de leur famille est loin d'être la même pour chacun d'entre eux. Une pièce de théâtre alliant comédie et sensibilité.

www.veroniquegallo.com
 


Eklipz

À WATERLOO LE 11 MARS

Eklipz est un spectacle qui vise la rencontre de deux univers à première vue totalement opposés : la musique classique (piano) et la danse urbaine (hip-hop), tous deux réservés à leurs publics respectifs et enfermés dans certains codes et préjugés aux antipodes. Eklipz souhaite changer ces habitudes en créant la rencontre de ces deux mondes artistiques. Ainsi les deux arts peuvent s'apporter mutuellement et créer un nouveau regard sur la danse hip-hop et une nouvelle écoute de la musique classique.

www.centre-culturel-waterloo.be 


 

Droits dans les yeux

À ROCHEFORT DU 9 AU 26 JANVIER

L'exposition itinérante « Droits dans les yeux » présente les clichés de grands noms de la photographie belge. Organisée par Amnesty International Belgique francophone, l’exhibition a pour objectif de sensibiliser le public sur les droits humains, la violation de ces droits et les personnes qui les défendent au quotidien, partout dans le monde. Parmi les artistes présentés, citons Colin Delfosse, Johanna De Tessières, Tim Dirven, Thierry Falise, Cédric Gerbehaye, Roger Job, Pascal Mannaerts, Christophe Smets, Bruno Stevens, Didier Telemans, John Vink, Teun Voeten et Gaël Turine ainsi que de jeunes futurs talents.

www.ccr-rochefort.be 




Pop Art

À ARLON JUSQU’AU 26 FÉVRIER

Une exposition exceptionnelle réunit les inventeurs du Pop Art. Le concept du Pop Art est représenté par les artistes dans l'attitude donnée à l'œuvre plutôt que par l'œuvre d'art ellemême. Il se caractérise par des thèmes et des techniques tirés de la culture de masse populaire tels que la publicité, les bandes dessinées et les objets culturels mondains. L'exposition présente une centaine d'œuvres originales d'artistes américains les plus célèbres : les « Superstars » Roy Lichtenstein et Andy Warhol, mais aussi Robert Indiana, James Rosenquist, Mel Ramos et plusieurs artistes contemporains qui s'en sont inspirés. Une plongée dans la fabuleuse époque des fifties. Les œuvres sont issues de collections privées. Un parcours spécifique est adapté pour les plus jeunes. À voir absolument !

www.palaisarlon.be 


 




Rebel Rebel art + rock

À HORNU JUSQU’AU 22 JANVIER

Le Mac's présente « Rebel Rebel art + rock », une exposition inédite consacrée à la culture rock et ses liens avec l'art contemporain. Les utopies, contestations, marginalités, looks et autres attitudes singulières qui caractérisent la musique rock ont inspiré bon nombre d'artistes depuis les sixties. Denis Gielen, directeur du Mac's, invite le public à redécouvrir la culture rock à travers le prisme d'œuvres (vidéos, photos, installations, dessins, peintures, etc.) qui en détournent les codes, les modes et les références. Réunissant les œuvres de près de 30 artistes belges ou étrangers, l'exposition propose un regard sur le rock qui oscille entre énergie destroy et humour désinvolte. À épingler, la présence d'une installation rare du grand artiste américain Dennis Oppenheim, qui n'a plus été montrée depuis sa création en 1974 et que le Mac's, en collaboration avec la Fondation basée à New York, a exhumée des oubliettes.

www.mac-s.be

Il faut une certaine dose d’inconscience et de culot pour imaginer un truc pareil dans une région plate… Comines, parcelle de Wallonie entre la Flandre et la France, possède l’une des rares pistes de ski indoor d’Europe.

 

Visible de très loin, installé le long de la RN58 entre Courtrai et Armentières, l’Ice Mountain Adventure Park attire depuis 17 ans de plus en plus de visiteurs. La piste de ski principale est longue de 210 m et large de 30 m. Elle est doublée par une piste pour débutant longue de 85 m et large de 30 m elle aussi. Deux remontées mécaniques et un tapis roulant complètent l’équipement. 60 cm de vraie neige sont entretenus durant toute l’année. Un parking gratuit de 500 places accueille les skieurs d’un jour.

Depuis 2009, Ice Mountain dispose de trois terrains de paintball à thème, dont deux sont couverts. Ces terrains sont éclairés, ce qui autorise des parties nocturnes. L’alternative au paintball est maintenant le lasergame. En 2014, le complexe s’agrandit et ajoute trois parcours Accro-adventure à 3, 6 et 9 m de hauteur, aboutissant à une tyrolienne de 500 m.

Depuis mars 2016, il est possible de s’envoyer en l’air dans un simulateur de chute libre à la verticale. Accompagné d’un instructeur professionnel, vous vous envolez pendant quelques minutes. Votre corps est porté par de l’air pulsé par une turbine. Échappant aux lois de la pesanteur, vous perdez vos appuis et flottez dans l’air dans une sensation d’apesanteur procurant une montée d’adrénaline. Le parapente donne les mêmes sensations.

Ice Mountain Adventure Park
Rue de Capelle, 16
B-7780 Comines
+32 (0)56 55 45 40
www.ice-mountain.com

295 m de pistes de 60 m  de large pour 9000 m² de surface totale

 

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Les mammouths débarquent au Préhistomuseum. Jusqu’au 19 avril, retour à l’Âge de Glace. Une expo internationale qui dévoile aussi les 30 ha de ce nouveau parc préhistorique.

 

Le Préhistosite de Ramioul a vécu ! Vive le Préhistomuseum. En février dernier, après deux années de travaux, le Préhistomuseum ouvrait ses portes. « Avec 42 000 visiteurs par an, le Préhistosite de Ramioul était devenu trop exigu, souligne Fernand Collin, le directeur. Fort de vingt années d’expérience et d’une bonne connaissance des attentes du public, en particulier les besoins de nature et de culture scientifique, nous avons créé un musée réunissant patrimoine, nature et science, accessible quelle que soit la météo. » Ce nouveau musée, fruit de près de 10 000 000 € d’investissement, s’affirme volontairement interactif avec tous les publics – prioritairement les familles – accueillis dans un environnement architectural et paysager spectaculaire. Le Préhistomuseum crée des allers et retours permanents entre le passé et le présent en invitant tout le monde à la découverte, ceux qui n’aiment pas les musées et ceux qui les aiment. Le Préhistomuseum amplifie par ailleurs ses activités scientifiques, avec notamment le développement d’un Centre de Conservation, d’Études et de Documentation. « Notre préhistomuseum, c’est aussi une approche qui cherche à faire comprendre la complexité du comportement humain selon l’époque ou le lieu où l’on se trouve », souligne Fernand Collin.

Première mondiale

En 1829, Philippe-Charles Schmerling met au jour des ossements d’animaux et des silex taillés qui lui permettent, pour la première fois au monde, d’envisager une humanité antérieure au déluge. Jusqu’à cette époque, on expliquait le monde en lisant la Bible. Par ailleurs, les Chercheurs de Wallonie découvrent la grotte de Ramioul et son site archéologique où ils établissent le musée de la préhistoire en Wallonie qui donne naissance au Préhistosite, puis au Préhistomuseum actuel. La grotte est unique par son histoire et par la place qu’elle tient dans le cœur des gens. Elle garde la mémoire de passionnés, qui l’ont dégagée, qui y ont cherché des traces du passé, qui l’ont défendue et préservée parce qu’elle faisait partie de leur patrimoine. Première cavité de Belgique à avoir été électrifiée pour accueillir le grand public, elle est aujourd’hui replongée dans le noir comme à ses origines. Éteignez la lumière, les objets racontent. Aujourd’hui, on explore la grotte, qui comporte trois niveaux, comme des spéléologues. On y pénètre par le réseau moyen pour ressortir par le réseau supérieur en empruntant un escalier de 18 m. On termine la visite par la terrasse, partie archéologique du site. Et on aura pris le temps d’admirer les cristallisations et autres beautés que la nature a façonnées depuis un million d’années. On peut également rechercher des objets qui raconteront son histoire. Des témoins réfléchissants indiquent leur emplacement.

Nous vous convions à visiter ensemble ces lieux emblématiques dont le succès va grandissant au fil des mois et des expositions temporaires. Outre une grotte classée, l’espace compte pas moins de neuf expériences en plein air, douze ateliers pratiques, des expositions (permanentes et temporaires au gré des saisons), 8 km de promenades en pleine forêt, un unique et original Archéorestaurant, des centres de recherches et de formations, une zone d’animation réservée pour les entreprises, une plaine de jeux, un auditorium de 160 places et l’inévitable boutique.

Ne résistons pas au plaisir de mieux comprendre toutes ces activités. Parmi les expériences en plein air, vous allez pouvoir, équipé d’un propulseur et d’un arc préhistorique, rencontrer les animaux des périodes glaciaire et tempérée. On vous demande de tirer à l’arc ou au propulseur pour comprendre la variabilité des biotopes dans le temps et dans l’espace, découvrir différents choix techniques et stratégiques des peuples chasseurs et réfléchir au rapport entre l’homme et l’animal. Rendez-vous sur les divers parcours et suivez les empreintes pour retrouver votre gibier. Sur la route, votre carnet de points vous racontera quelques anecdotes, intégrées dans un passionnant récit de chasse.

Votre parcours se poursuivra par des ateliers pratiques animés par un archéologue pour redécouvrir les gestes de la préhistoire : taille des silex, allumage du feu, modelage de l’argile. Disséminés sur les 30 ha du site, ces ateliers pratiques accueillent petits et grands qui doivent être actifs pour tenter de reproduire fidèlement les gestes de nos lointains ancêtres. C’est en tentant, avec beaucoup de détermination, de copier les gestes du passé que vous pourrez mieux comprendre et appréhender les vestiges archéologiques préhistoriques, mais aussi et surtout les modes de pensée de vos prédécesseurs bien éloignés, mais peut-être pas aussi lointains que cela…

Le musée vous convie également, dans les expositions permanentes, à découvrir l’universalité de l’humanité en parcourant une sélection d’objets archéologiques représentatifs de 500 000 ans de préhistoire. On y découvre que la Wallonie est la terre de la préhistoire. L’exposition présente de manière originale le best of des collections de l’institution. Cela consiste en une exposition sur les thèmes communs à la préhistoire et à notre époque : environnement, économie, mobilité, alimentation, mort, vie en société, pensée... Quelle que soit l’époque, ce qui nous différencie, c’est la culture : les manières de consommer, de produire, de vivre ensemble, de répondre à nos questions existentielles...

Ice Age

Depuis le mois de septembre dernier, une exposition temporaire a pris place sur le site, intitulée « Le monde des Géants de l’Âge de Glace ». Les mammouths ont débarqué au Préhistomuseum ! Jusqu’au 19 avril 2017, l’exposition internationale plongera les visiteurs dans le monde des hommes et des animaux de l’ère glaciaire. En prolongement de la visite de l’exposition, différentes expériences uniques permettront ainsi au visiteur de découvrir la vie des chasseurs de l’Âge de Glace, de partir sur le parcours de chasse dans la steppe naturelle à la recherche des animaux reconstitués en 3D, armé ou non d’un propulseur, de pénétrer dans les entrailles de la Terre pour une visite inédite dans le noir de la grotte de Ramioul, un site archéologique occupé par les hommes de Neandertal et de Cro-Magnon durant la dernière glaciation, d’admirer les témoins belges datant de l’époque de l’Âge de Glace dans les collections du Préhistomuseum, sans oublier de savourer le menu et les plats spéciaux « Âge de Glace » à l’Archéorestaurant et à l’Archéobistrot.

Les 8 km de promenades en forêt vous permettront de vous perdre au cœur d’un labyrinthe végétal à travers huit millions d’années d’évolution humaine. Une évolution buissonnante pour parcourir les millions d’années de notre évolution. À l’entrée de ce labyrinthe, vous vous retrouvez quelque part en Afrique il y a environ huit millions d’années. À vous de trouver le chemin qui vous mènera à l’époque actuelle. Perdez-vous, amusez-vous et tentez de sortir « homme » de cette aventure... à moins que vous soyez plutôt malin comme un singe ?

Préhistomuseum
Rue de la Grotte, 128
B-4400 Flémalle
+32 (0)4 275 49 75
www.prehisto.museum

EN BREF
500.000 : Le nombre de pièces archéologiques conservées dans les réserves du Préhistomuseum.
1907 : Année de la découverte  de la grotte par les « Chercheurs de Wallonie ».
13 : les expositions ou expériences uniques, originales, scientifiques, ludiques, décalées...
5 : les périodes historiques dans lesquelles vous emmène Pierre Leclercq, l’historien-cuisinier de l’Archéorestaurant.
50 000 : le cap symbolique du nombre de visiteurs enregistrés depuis la réouverture en février dernier.
30 : En hectares, la superficie du Préhistomuseum au cœur de la forêt de Ramioul.


ARCHÉORESTAURANT

 


Si l’envie vous prend de manger à la table de Louis XV ou de César, à la cour du roi d’Angleterre en plein Moyen-Âge ou dans le Bagdad des mille et une nuits, l’Archéorestaurant du Préhistomuseum vous permet de vous promener à travers les siècles et de goûter les mets les plus étonnants et savoureux de chaque époque, de l’Empire romain au Versailles du XVIIIe siècle. Une expérience unique que nous vous convions à découvrir absolument ! Tous les mets proposés à la carte de l’Archéorestaurant sont tirés de recueils de recettes anciens, analysés par l’historien-cuisinier Pierre Leclercq qui est historien diplômé de l’Université de Liège et collaborateur scientifique de cette université. Les plats, tout aussi délicieux que surprenants, sont autant d’occasions de découvrir des ingrédients oubliés et de se laisser séduire par les associations de goûts préférées de nos ancêtres. Il vous faut prolonger votre visite du Préhistomuseum ou bien venir spécialement à l’Archéorestaurant pour passer un moment inoubliable entre collègues, entre amis ou en famille. Nous ne résistons pas au plaisir de vous citer, dans le désordre, quelques plats que nous avons eu le plaisir de déguster : crépinette de SaintJacques sauce au coing, filet d’autruche sauce aux dattes, filet de carpe au verjus, pain de veau aux zestes d’orange, hâtereau de bœuf au foie gras et trio de choux à la crème. Bon appétit ! 


À LA RECHERCHE DE NOS ANCÊTRES

 

Quatre centres de recherches ouvrent la voie à des équipes de scientifiques avides de découvertes.

  • Le Centre de Conservation, d’Étude et de Documentation prend soin des précieuses collections du patrimoine archéologique en les rendant accessibles aux visiteurs scientifiques tout en mettant en valeur un important fonds d’archives.
  • Le Laboratoire d’archéologie expérimentale développe des projets de recherche et collabore avec d’autres chercheurs dans un lieu de partage et d’apprentissage.
  • Le Laboratoire de médiation pense et expérimente les relations présentes et à venir avec les patrimoines, les sciences et les publics.
  • Le Laboratoire sur l’histoire de la gastronomie est un centre de recherche en histoire de la gastronomie pour analyser et recréer des recettes anciennes.

 

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Avec la Citadelle, la cathédrale Saint-Aubain, l’église Saint-Loup ou encore l’Arsenal, le Théâtre Royal de Namur est l’un des fleurons de la capitale wallonne. Un outil magnifique qui a été élevé – pour sa façade, son foyer et les parties dorées de sa grande salle – au rang de patrimoine civil public majeur de Wallonie lors de sa campagne de restauration de 1993.

 

Ancré à quelques pas de la place d’Armes, le bâtiment frappe d’abord par sa majestueuse façade mêlant des éléments classiques, néo-classiques, baroques et même doriques. De style éclectique, mais néanmoins harmonieux, cette façade cache l’une des plus belles salles de Belgique, œuvre de l’architecte-ingénieur Julien Rémont, à qui l’on doit également l’aménagement du Théâtre Royal de Liège (Opéra royal). « C’est un outil magnifique, un stradivarius ! » lance son directeur Patrick Colpé. « Mais il fait partie des meubles depuis si longtemps que je finis par oublier la chance que j’ai ! »

Le bâtiment n’est pas si ancien puisqu’il date de 1868. Peu auparavant, en 1824, un premier théâtre avait été construit au même endroit, sur le site de l’ancien couvent des Annonciades édifié deux cents ans plus tôt. La Révolution française de 1789, on le sait, n’a pas laissé derrière elle beaucoup d’édifices et de sites religieux en état de tenir debout. Les espaces ainsi libérés par cette destruction organisée furent tour à tour récupérés pour de nouveaux équipements urbains (théâtres, kiosques, banques, parcs, etc.). À Namur, en 1824, c’est un théâtre digne de ce nom, dédié entièrement et exclusivement aux arts de la scène et de la musique, que le Conseil de Régence décida de construire. Ce théâtre, plus étroit que l’actuel, comprenait une salle de spectacle, un foyer et une salle des redoutes pour les bals et concerts.

Trois incendies en huit ans !

À l’époque où la sécurité incendie était généralement assurée par une pompe et des cuves remplies d’eau placées dans la salle – à ne pas confondre avec les baignoires, qui sont des loges aménagées légèrement au-dessus du parterre ! –, bien des bâtiments servant à abriter la comédie connurent des fins tragiques. C’est ainsi qu’en 1860, la rupture d’un tuyau de gaz d’éclairage fut à l’origine d’un premier incendie. En 1862, les travaux de reconstruction avaient à peine repris que la foudre entreprit de transformer le chantier en brasier. On espérait la malédiction chassée en 1863 quand de nouveaux travaux de rénovation lui redonnèrent de l’éclat, mais la belle aventure fit une fois encore long feu puisqu’en 1867, un troisième incendie détruisit complètement la salle après une représentation de l’opéra Faust de Gounod. (1)

Une salle à l’italienne conçue dans le style français

Il était donc écrit que la reconstruction du théâtre allait être la pièce du répertoire namurois la plus souvent jouée. En 1867, Julien Rémont, tout en s’appuyant au maximum sur les structures du bâtiment précédent, proposa de reporter les deux façades latérales sur l’alignement des avant-corps afin de donner plus de largeur à la salle. Il fit aussi ajouter un portique d’entrée d’origine dorique pour un meilleur accueil des passagers des calèches. Concernant la scène, qu’il prit soin d’adapter aux impératifs de l’opéra-comique et aux besoins du grand opéra, l’architecte liégeois lui donna plus d’aisance en lui adjoignant à l’arrière un espace réservé aux loges des artistes. Quant à la salle, si sa configuration en forme de fer à cheval est l’une des caractéristiques des théâtres à l’italienne illustrées par la Scala de Milan, elle s’assimile plutôt au style français par l’absence de loges. « En Italie, les gens se rendaient au théâtre en famille et ils restaient dans l’intimité de leur loge. En France, ils y allaient pour se montrer, ce côté “m’as-tu-vu” se traduisant par la disposition en vis-à-vis des fauteuils en galerie », explique Olivier Stoffels, responsable de la promotion et des relations extérieures du théâtre. « À Namur, où les fauteuils des balcons sont légèrement orientés vers la scène, on peut donc parler d’une salle à l’italienne conçue dans le style français. »

Épargné par la Première Guerre mondiale, mais violemment ébranlé par la deuxième lors des bombardements d’août 1944, le Théâtre de Namur – qui s’appelait Grand Théâtre ou Théâtre de la Ville jusqu’à ce que le roi Albert Ier consente, en 1933, à ce qu’il porte le titre de « Théâtre Royal » – nécessita d’importants travaux de rénovation qui furent entrepris en 1948. Mais c’est en 1993 que commença la grande campagne de restauration qui en fit le stradivarius que l’on connaît aujourd’hui : une magnifique salle de 800 places adaptée aux récentes technologies, complétée de deux espaces plus restreints aménagés dans les dessous de scène, à savoir l’amphithéâtre et le studio.

L’Abbaye de Malonne et les Abattoirs de Bomel

Jusqu’à la saison 2014-2015, le Théâtre Royal de Namur disposait avec le Manège, situé à 400 m de là, rue Rogier, d’une deuxième infrastructure proposant un espace brut, une esthétique plus rustique et une capacité plus réduite (300 places) convenant davantage aux spectacles plus modernes ou à des comédiens moins aguerris aux grandes salles. Mais cet espace, qui fut construit en 1856 à la demande du ministre de la Guerre et qui servit à l’exercice des cavaliers militaires (lanciers, puis chasseurs à cheval), avant de devenir un garage puis un entrepôt, est actuellement en rénovation et donc indisponible jusqu’en 2019. Heureusement, le Centre culturel - Théâtre de Namur dispose aujourd’hui, avec l’Abbaye musicale de Malonne, d’une salle dotée d’une excellente acoustique permettant d’accueillir les concerts. Et, avec les Abattoirs de Bomel, non loin de la gare, de bâtiments fraîchement rénovés qui conviennent désormais à merveille aux activités de son pôle Action culturelle et de son Centre d’expression et de créativité.

Trois récompenses en 2016

« Le Théâtre de Namur est également un centre dramatique et donc un lieu de création, » poursuit Patrick Colpé. « Par manque de moyens financiers, nous sommes cependant obligés de nous limiter à une ou deux pièces par an. L’an dernier, ce fut Une veillée de Gary Kirkham et Élisabeth II de Thomas Bernhard. Cette saison, il s’agit de deux coproductions : Tristesses (avec le Théâtre de Liège) et Tableau d’une exposition (avec l’ASBL Les gens de bonne compagnie). » Dans ce registre également, les responsables ont des raisons de se montrer fiers, puisque le Théâtre de Namur s’est vu décerner trois récompenses lors des Prix de la Critique 2016 : Tristesses a reçu le prix du meilleur spectacle, le duo Alexandre Trocki et Denis Lavant celui du meilleur comédien pour Élisabeth II et Cold Blood de Jaco Van Dormael, Michèle Anne De Mey et Thomas Gunzig, celui de la meilleure création artistique et technique. Un bilan surprenant pour une équipe qui s'est hissée en division d'honneur à la seule force des poignets ! 

Théâtre de Namur
Place du Théâtre, 2
B-5000 Namur
+32 (0)81 226 026
www.theatredenamur.be

UNE PROGRAMMATION ÉCLECTIQUE QUI SÉDUIT 5000 ABONNÉS   
« Les villes de Charleroi, Mons et, surtout, Liège reçoivent bien plus que Namur en matière de subventions culturelles. Mais si nos subsides sont ceux d’un petit théâtre bruxellois, nous parvenons à jouer en division d’honneur, car nous compensons par des recettes publiques importantes. Avec ses 5000 abonnements et ses 65 000 spectateurs par saison, le Théâtre de Namur se classe dans le top 5 en termes de fréquentation en Fédération WallonieBruxelles. » Ce succès, Patrick Colpé, le directeur général du Centre culturel - Théâtre de Namur, reconnaît le devoir à un public fidèle avec lequel s’est noué au fil des ans un dialogue privilégié. « Depuis mon arrivée en 1998, nous avons pris l’habitude de nous rendre dans quelque 80 maisons de la région pour y présenter notre saison aux abonnés et écouter leurs avis. Nous sommes le seul théâtre à faire cela. Si le public avouait être mauvais juge en matière de théâtre à l’époque, il a aujourd’hui acquis une grande maturité. Il nous a clairement fait savoir qu’il ne demandait pas à voir des vedettes, mais des spectacles variés et de qualité. »

 

FORMÉ PAR ARMAND DELCAMPE

 

Formé au métier par Armand Delcampe, le directeur de l’Atelier Théâtre Jean Vilar (Louvain-la-Neuve) aux côtés duquel il travailla durant 13 années, aussi à l’aise dans le milieu socioculturel que dans le théâtre professionnel, Patrick Colpé avoue ne suivre qu’une seule ligne directrice dans sa programmation : l’éclectisme. Chaque saison, le Théâtre de Namur propose ainsi un panel varié de près de 70 spectacles et concerts. Et ce, pour tous les goûts. « Ce serait dommage de n’avoir qu’une seule couleur dans une programmation, car nous sommes tous dissonants, » explique le Jambois. « Nous pouvons aimer les thrillers, mais aussi l’humour. Les drames sociaux en même temps que le cirque ou la danse. C’est pourquoi, nous essayons d’alterner les genres. Ainsi, en ce début de saison, nous avons programmé “Tristesses”, pièce assez dure d’Anne-Cécile Vandalem, entre le spectacle de James Thierrée – le petit-fils de Charlie Chaplin – et trois courtes pièces de Feydeau, avant de poursuivre par “La femme rompue” de Simone de Beauvoir, avec Josiane Balasko. » Pour la saison 2017-2018, le directeur et son équipe ont déjà préprogrammé plusieurs pièces touchant aux grandes questions du moment telles l’immigration, le libre-échange économique, l’environnement, la guerre, les tueries dans les écoles… « Mais nous cherchons encore des spectacles rassembleurs, qui ont du souffle, comme peuvent en avoir les pièces de Molière, les créations de Jaco Van Dormael, le cirque… » Au fil des saisons, le Théâtre de Namur a tissé des relations privilégiées avec quelques artistes et metteurs en scène, comme les Belges Anne-Cécile Vandalem et Fabrice Murgia, le Suisse James Thierrée, la Française Aurore Fattier, le Libano-Canadien Wajdi Mouawad ou encore le Britannique Declan Donnellan. Et l’institution a aussi noué des liens d’amitié avec des partenaires des premières heures, comme le cirque canadien Eloize et le cirque français Plume, lequel viendra à Namur en mai 2019 pour y présenter son dernier spectacle avant de mettre la clé sous les planches – coïncidence, l’événement correspondra avec les adieux professionnels de Patrick Colpé.

Martin Dellicour, photographe 100% nature

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Quand il s’agit d’histoire de forêt, de nature et d’hommes, il est tentant de commencer son récit par « Il était une fois… ». Car c’est exactement dans cet univers, empreint de magie et de légendes, que nous emmène le photographe Martin Dellicour.

Graphiste de formation, il crée son studio à Liège en 2001, à la sortie de ses études. Il y a un an, il décide de changer de vie, de quitter la ville pour se consacrer à ses projets graphiques, mais également, et surtout, à la valorisation en images des richesses insoupçonnées de l’Ardenne dont il est originaire. Un choix qui lui a d’ailleurs valu plusieurs récompenses, dont le Grand Prix du 20e Festival International Nature Namur, grâce à son court-métrage « Gnomes ».

 

L’appel de la forêt

L’Ardenne. Vous la connaissez ? Garanti, une fois que vous l’aurez découverte à travers les yeux de Martin et de son univers poétique, que vous réaliserez à quel point elle peut vous émouvoir… à l’infini !

Le photographe est aujourd’hui porteur d’un projet de documentaire en ligne, « Ardenne sauvage », qui évoque cette région dont il est passionné depuis toujours. Au menu de ce récit ? L’homme, le paysage et la vie sauvage. Une myriade de rencontres hors des sentiers battus, un voyage interactif qui révèle les splendeurs cachées de nos forêts, à travers des histoires et des images d’une intense beauté.

Un livre devrait aussi voir le jour en 2017.

 

Citations sur le plaisir de faire de la photo nature

« Le secret d’une photo réussie ? La patience et la persévérance… »

« Une image réussie raconte toujours une histoire. Après, chacun la lit comme il l’entend. »

 « Photographier la vie sauvage comporte toujours une part d’incertitude. Il est possible de bien connaître son terrain et la technique photo. Mais nous n’avons aucune maîtrise sur le fait d’être au bon endroit au bon moment, avec la bonne lumière et le bon sujet. C’est cela qui est enivrant dans mon métier. »

 

www.martindellicour.be

+32 (0)496 54 65 23

[email protected]

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Présentation officielle du « Belgian Team 2016 »

quarante jours avant le départ en Suède

 

Les 25 jeunes qui participeront à EuroSkills Gothenburg 2016 ont été présentés officiellement ce midi à Bruxelles. La compétition aura lieu du 1 au 3 décembre 2016. Plus de 500 jeunes de moins de 25 ans y prendront part.

La délégation belge est composée des 25 jeunes, de 3 Team Leaders chargés de les encadrer, de 23 Experts, leurs entraineurs techniques, et de 4 personnes de l’équipe opérationnelle de WorldSkills Belgium.

Les 25 jeunes ont effectué un long parcours avant d’intégrer le Belgian Team des métiers techniques. Début 2016, ils ont passé avec succès le cap des pré-sélections organisées dans divers centres de formation. A la mi-mars, ils ont pris part au Championnat belge des Métiers, durant les Startech’s Days, et ont accédé au podium.

Depuis l’annonce de la sélection, chaque jeune reçoit une formation technique intensive avec un Expert. Il y a 23 Experts. (2 métiers se pratiquent en équipe : Fashion technology et Mécatronique). Leur rôle ? Préparer chaque candidat pour lui permettre d’atteindre un niveau d’excellence pour répondre aux exigences d’une compétition internationale.

Quant aux 3 Team Leaders, ils ont pour mission d’insuffler une cohésion au groupe, indispensable pour une compétition. Qui imaginerait nos Diables Rouges sans coaching physique et mental ? 

 

 

L’EuroSkills à Göteborg en Suède : du 1 au 3 décembre 2016

La compétition EuroSkills est une compétition européenne de compétences pour les jeunes de moins de 25 ans. Elle fait la promotion des métiers tous les deux ans dans l'un des Etats membres de WorldSkills Europe. L'édition 2016 aura lieu à Göteborg (Suède). Plusieurs dizaines de milliers de visiteurs sont attendus tant pour découvrir le travail des compétiteurs que pour participer aux découvertes de métiers ou au large programme de conférences.

Environ 500 jeunes de moins de 25 ans concourront pendant 3 jours pour tenter de gravir la plus haute marche du podium et devenir le meilleur dans leur métier au niveau européen.

Participer à une telle compétition est une expérience inoubliable et une source d'inspiration pour tous. Le Belgian Team arrivera le 29 novembre afin de se familiariser avec les lieux. Les jeunes seront entourés de « Team leaders » chargés de les encadrer (coaching physique et mental), ainsi que de leurs Experts (leurs entraineurs techniques). Retour en Belgique prévu le 5 décembre.

 

Plus d'infos sur cette compétition internationale dans le WAW n°33 (été 2016) !

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