Charleroi 1666 - 2016
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Aujourd’hui, la communication passe par le web et les réseaux, la BD aussi. Le caractère international sans frontières est désormais un fait et non plus une option. Cette fenêtre ouverte sur le monde fera venir à nous les grands auteurs et la culture d’autres pays, mais elle nous exportera aussi, la ville et ses auteurs.
Informations :
Du 9 au 11 septembre 2016
WorldSkills, connu pour son Mondial des métiers, est la vitrine internationale des professions manuelles, techniques et technologiques. Mais c’est beaucoup, beaucoup plus que l’organisation de championnats...
Derrière l’appellation générique de WorldSkills, il y a d’abord un enracinement dans l’histoire. L’Espagne lance, en 1950, le premier concours international des métiers. Une initiative relayée les années suivantes par plusieurs pays européens, dont la Belgique. Il faut cependant attendre 2005 et la compétition internationale d’Helsinki pour que le mouvement explose – le nombre de pays membres et de compétiteurs a depuis doublé – et que son organisation trouve sa forme actuelle.
Les compétitions, bien suivies et relayées par les médias, ne représentent pourtant que la pointe de l’iceberg. En parallèle, WorldSkills Belgium mène un travail de fond moins médiatisé en vue de soutenir durablement les filières de formation professionnelle à l’attention des jeunes en organisant notamment de nombreuses animations de découvertes des métiers. Portée par le slogan « L’avenir, c’est deux mains », l’association entend démontrer que, non seulement, l’économie mondiale ne peut se passer de main-d’œuvre qualifiée à qui elle offre des débouchés stables, mais aussi qu’un métier manuel, technique ou technologique est une formidable opportunité d’accomplissement personnel. Il est frustrant de soutenir le développement des filières qualifiantes alors que, malgré leur haute valeur ajoutée, elles n’ont toujours pas la réputation qu’elles méritent. Les préjugés sont tenaces et nombre d’entre nous sont toujours persuadés que l’ascenseur social monte uniquement grâce auxétudes générales et universitaires. Le défi de WorldSkills Belgium consiste donc à convaincre un jeune d’oser faire le choix d’un métier manuel pour réussir sa vie. Mais lentement, les mentalités évolueraient, si l’on en croit le développement d’un système de formation par alternance (ou duale) particulièrement développé dans la communauté germanophone de Belgique. Un pied à l’école, unpied dans l’entreprise : la solution ? C’est prouvé ! Intégrer une expérience de travail en même temps qu’une formation générale est la garantie d’un apprentissage motivant visant l’excellence. « Je défie un carreleur ou un charpentier de remettre un devis exact s’il n’a pas de notions en géométrie. Comment devenir dessinateur industriel assisté par ordinateur si vous n’êtes pas capable d’utiliser un didacticiel en anglais et que vous ne comprenez pas ce que sont un algorithme et une intégrale », interroge Francis Hourant, directeur de WorldSkills Belgium. La réponse, il la connaît. Les champions, notamment les médaillés d’or, sont aussi des jeunes gens qui obtiennent d’excellents résultats dans les cours généraux. Un constat qui s’applique à l’apprentissage des langues étrangères qui, de l’avis des compétiteurs, leur manque cruellement pour s’ouvrir au monde.
La force des compétences, Francis Hourant l’avait suggérée en son temps à qui de droit en ces termes : « Monsieur le Ministre, vous pouvez avoir les meilleurs ingénieurs du monde pour vous dessiner une éolienne, si vous n’avez pas un soudeur, un grutier, un électromécanicien, votre éolienne restera de papier. »

WorldSkills International a de l’ambition comme ses compétiteurs. L’objectif serait de devenir le « Hub » mondial (une plate-forme d’échanges) de l’information sur les métiers et la formation professionnelle. Les compétitions constituent un outil précieux pour atteindre ce but, car elles permettent de réfléchir à l’évolution des filières professionnelles. C’est exactement comme aux Jeux Olympiques où de nouveaux sports apparaissent, tandis que d’autres disparaissent, car ils ne sont plus pratiqués. « Nous nous posons la même question. Quels sont les nouveaux métiers représentatifs des besoins de l’économie que nous allons introduire dans nos compétitions ? Une étude du Foremmontre que 50 % des enfants qui naissent aujourd’hui pratiqueront un métier qui n’existe pas encore. C’est une donnée essentielle pour les jeunes qui cherchent une orientation. Je vous cite un exemple. Si un jeune souhaite aujourd’hui devenir tailleur de pierre ou imprimeur, il doit réaliser qu’il évoluera probablement plus dans l’art. S’il veut travailler dans la mécanique et l’ingénierie, il ne sera plusgaragiste, mais électromécanicien ou mécatronicien. Des métiers s’effacent au profit d’autres. »
WorldSkills est un révélateur de ces tendances qui correspondent aux besoins économiques contemporains et futurs. Des données qui devraient idéalement être redistribuées dans les écoles grâce, notamment, au travail des experts de l’association (des enseignants, des formateurs, des indépendants). « Nous tâchons, en Belgique, d’informer les filières professionnelles et de les faire bénéficier de l’expérience technique et pédagogique acquise par les experts grâce aux échanges qu’ils ont tant en Belgique qu’à l’international lors des compétitions. Nous n’y parvenons pas comme nous le voudrions, mais cela évolue. »
La Finlande ! Sans aucun doute le premier pays à avoir tout compris en matière d’éducation et de formation. Les Finlandais ont créé une Académie de manière à utiliser les compétitions de WorldSkillscomme outil pédagogique. Le principe est simple. Les experts finnois qui accompagnent les finalistes aux EuroSkills ou WorldSkills sont priés d’être attentifs à ce qui se fait d’intéressant à l’étranger en matière d’enseignement dans les filières manuelles afin d’adapter (et de tirer vers le haut) leur propre système éducatif. WorldSkills Belgium ambitionne d’importer le système des vases communicants finlandais en Belgique. Selon Francis Hourant, l’objectif des quatre prochaines années est que les experts et membres des jurys puissent, dans leurs sphères de travail réciproques, partager leur expérience. « Nous avons beaucoup à apporter à notre système d’enseignement. Notre dynamique d’échanges internationaux nous permet d’évaluer de manière constante et de rehausser nos compétences en matière de connaissance des métiers. »

Cap sur Göteborg ! Après le Mondial 2015 des Métiers à São Paulo, cette année est consacrée, suivant le principe de l’alternance, aux championnats régionaux. Une compétition EuroSkills est donc prévue pour les sélectionnés du Belgian Team 2016. Au terme d’un long processus éliminatoire, 25 jeunes gens obtiennent un sésame pour la Suède. Une sélection impitoyable quand on sait qu’ilsétaient 752 inscrits aux présélections. En plus d’une formation technique unique donnée par les experts, les 90 finalistes des Startech’s Days (trois médaillés d’or, d’argent et de bronze représentant 30 métiers) ont reçu, pour la première fois dans l’histoire des compétitions, une formation au soft skills, c’est-à-dire en gestion personnelle. Le savoir-être est aussi précieux que le savoir- faire. La motivation, la capacité et la volonté d’apprentissage, la marge de progression technique, la gestiondu stress, l’esprit d’équipe... autant de facteurs qui ont été évalués par des team leaders et pris en compte pour désigner, parmi les 90 médaillés, ceux ou celles qui représenteront la Belgique et leur métier à Göteborg.
Et ce n’est pas nécessairement le médaillé d’or du podium qui partira. L’excellence acquise durant une formation est une chose, tenir physiquement et mentalement face aux contraintes d’une compétition en est une autre. Il est par ailleurs intéressant de noter qu’une enquête auprès des finalistes dévoile que 90 % des finalistes des Startech’s Days s’y sont inscrits pour vivre une expérience professionnelle et humaine supplémentaire avant même de penser à partir à l’étranger. Cependant, un jeune qui concourt au championnat national des métiers gagne un à deux ans d’expérience. S’il est sélectionné pour l’Europe ou le monde, il fait un bond qualitatif de cinq ans. D’un coup !
Namur accueillera en mai 2017 une conférence internationale pour souligner les impacts de la société digitale sur la formation et les métiers techniques. Regards et expériences croisés de pays membres de WorldSkills avec ceux de nos acteurs régionaux, en un lieu symbolique, le Château de Namur, école d’application liée à l’École hôtelière de la Province.
BARTHÉLÉMY DEUTSCH remet le couvert
Barthélémy, c’est le champion du service en salle. Il incarne le jeune qui en veut et qui a pu saisir lesopportunités offertes par WorldSkills pour aller loin, très loin... Médaillé d’or en 2013 aux Startech’s Days, il est parti, a 20 ans, au Mondial de Leipzig. Il ne monte pas sur le podium, mais est repéré par le célèbre restaurant britannique The Fat Duck qui l’engage. Ironie du sort, Barthélémy a échoué àLeipzig, car il ne comprenait rien aux consignes qui lui étaient données en anglais ! Devenu parfaitement bilingue (et chef de rang), il parcourt le monde pour encore en apprendre davantage. À 23 ans, la compétition lui manque. Il se représente aux Startech’s Day 2016, est de nouveau couronné d’or et espère (NDLR : la décision est attendue au moment où nous mettons sous presse) êtresélectionné pour l’EuroSkills de Göteborg. Gagnant, il l’est déjà. « Cette année, plus qu’une médaille, j’ai bénéficié d’une formation hors norme qui étend mes compétences au-delà de la sphère de mon métier. Nous avons par exemple participé avec notre expert Dominique Bal à la finale belge des cocktails. Une manière de nous apprendre des techniques nouvelles, de travailler les produits et d’affiner nos connaissances en matière de goûts. Nous avons reçu une formation de la part de l’ancien maître d’hôtel du Palais royal qui nous a appris ce qu’était le protocole et comment dresser une table parfaite. Au restaurant Comme chez soi, c’est Monsieur Jacques qui nous a expliqué comment gérer de bonnes relations avec le client. Ce sont des apports inestimables qui feront de moi un meilleur compétiteur, un meilleur professionnel. » Sélectionnés par WorldSkills sur base d’un dossier de candidature, neuf champions issus de tous les continents sont les ambassadeurs mondiaux du projet WorldSkills pendant deux ans. Barthélemy Deutsch fait partie de ce WorldSkills Champions Trust et reçoit en bonus des formations internationales. Son objectif ? Transmettre les valeurs de WorldSkills, ici et ailleurs.

ANAÏS PIRART, une source d’inspiration
Son école, l’École Secondaire Provinciale d’Andenne, est fière d’elle. Elle est fière d’elle-même (et elle a raison). Mais surtout, « avoir gagné la médaille d’or au championnat national dans le métier “coiffure”, je le vois bien, ça motive les élèves des classes inférieures », commente simplement Anaïs Pirart. Grâce à sa médaille, Anaïs, qui espère monter au championnat européen, n’est pas une star, mais un exemple à suivre pour des jeunes gens prêts à tenter les Startech’s Days afin de mettre en valeur le métier qu’ils ont choisi d’exercer. Anaïs, 19 ans, est en dernière année de coiffure. A 17 ans,elle avait déjà tenté la sélection nationale. « Une première compétition, une première expérience qui m’a permis de grandir. Les concours, j’aime cela, car ils me donnent des objectifs. » Anais vient de vivre le week-end de formation aux soft skills et c’est sereinement qu’elle attend la décision de WorldSkills Belgium. Partira ou ne partira pas à Göteborg ? « J’y crois, mais ce n’est pas grave si je ne suis pas sélectionnée dans le Belgian Team. J’ai appris à avoir confiance en moi et que le travail donne toujours des résultats. »

WORLDSKILLS, UNE STRUCTURE À TROIS NIVEAUX
01. Mondial : WorldSkills International (WSI) regroupe 75 pays membres répartis dans cinq régions du monde. L’organisation représente 70 % de la population mondiale.
02. Régional : les pays membres de WSI se distribuent dans cinq régions (Europe, Amérique, Océanie,Asie et les pays du Golfe arabique). Un objectif : créer prochainement une sixième région africaine. LaBelgique relève de la région Europe, WorldSkills Europe (WSE), qui réunit 28 pays.
03. National : chaque pays membre est représenté par une organisation accréditée aux niveaux international et régional. WorldSkills Belgium est le représentant off iciel en Belgique de WorldSkillsInternational et WorldSkills Europe.
Des championnats sont organisés aux trois niveaux de la structure. La Belgique organise chaque année un championnat national des métiers, les Startech’s Days. Le Belgian Team (sélection parmi les médaillés des Startech’s Days) concourt, en alternance, au championnat européen (EuroSkills) les années paires (chaque pays membre concourt dans sa région) et au Mondial des métiers (WorldSkills) les années impaires. Chaque finaliste national n’a le droit de participer qu’une seule fois à une compétition régionale et à une compétition mondiale dans la limite de la tranche d’âges (maximum25 ans l’année du concours en Europe et 22 ans au Mondial). EuroSkills Göteborg (Suède) accueillera, du 29 novembre au 1er décembre 2016, le Belgian Team 2016. En octobre 2017, le 44e Mondial des métiers sera organisé à Abu Dhabi.
ON NOTICE
Un métier est on notice, c’est-à-dire en danger, si moins de douze pays au niveau mondial et sept auniveau régional s’inscrivent dans une compétition. Aux compétitions suivantes correspondantes, si lasituation se répète, le métier disparaît. C’est le cas de l’imprimerie qui a déjà disparu du niveaueuropéen. Au Mondial 2015 de Sao Paulo, seuls onze pays ont participé à la compétition. L’imprimerie est donc on notice et son sort se jouera au prochain Mondial, en 2017, à Abu Dhabi. La taille de pierre est dans le même cas. A l’inverse, de nouveaux métiers tentent de s’imposer, comme la gestion logistique, l’aquatronic (la gestion de l’eau) ou le game development (la création de jeux vidéo).
Spécialisé en développement personnel depuis une vingtaine d’années, Jean-Claude Raskin, coachmental, encadre le Belgian Team au niveau de la communication générale, de la gestion du stress et de la motivation des jeunes avant et pendant les compétitions. « La compétition se fait d’abord vis-à-vis de soi-même. Ce que je demande aux jeunes, c’est de se dépasser non pour écraser les autres, mais pour être fiers d’eux-mêmes. Quel que soit le résultat, cette attitude leur permet de ne pas être (trop) déçus s’ils ne sont pas sur le podium. Au niveau de la sélection des médaillés des Startech’sDays, mon rôle comme celui d’autres collègues est d’aider les experts techniques à identifier, lorsqu’il y a un doute, les jeunes qui monteront en compétition européenne ou mondiale. Un jeune excellent dans son métier peut se révéler, après un week-end d’épreuves sportives, mentales et psychologiques, très fragile face à la pression. » Ou réfractaire à la discipline !

Un centre de formation de haut niveau en théâtre musical ouvre ses portes à Lessines.
Unique en Europe !
« Passion, harmonie, excellence, talent. Ces mots résonnent en vous ? You are on the Way! » Tel est le slogan de cette école supérieure de formation à l’art de la comédie musicale inaugurée en avril à Lessines. Elle propose un programme de cours complet en chant, danse et interprétation. Way to Stage ouvrira officiellement ses portes à la rentrée prochaine et séduira, sans aucun doute, denombreux artistes, souvent confrontés à l’absence de formations qualifiantes correspondant à leurs attentes. Way to Stage accueillera ainsi des étudiants à partir de 16 ans qui souhaitent se former à l’art du théâtre musical. À la fin d’un cursus de trois années, sous la houlette de formateurshautement qualifiés, ils seront prêts pour les castings internationaux. D’autant que la dimension de l’interprétation en langues étrangères sera intégrée au programme (néerlandais et anglais).
On peut donc s’attendre à vivre de belles rencontres dans ces classes composées de jeunes talents plus motivés que jamais, qui auront la chance d’évoluer au sein d’un univers pluridisciplinaire, aurythme des cours de chants, de danse, d’interprétation... Seule une trentaine d’élèves auront accès à cet enseignement de qualité et pourront intégrer les classes préparatoires. Face à un tel challenge, il est évident qu’une solide motivation sera de mise !
À l’origine, l’idée de créer cette école artistique hors du commun est née d’un constat simple. Il n’existe aucun enseignement qui forme de A à Z des artistes professionnels aux techniques du théâtre musical en Europe francophone. Ce type d’enseignement complet et de haut niveau, très développé outre-Atlantique et dans les pays anglo-saxons, n’est à ce jour pas proposé dans nos contrées francophones. Cette carence de profils professionnels qualifiés se mesure d’autant plusquand il s’agit de monter de grands spectacles. En effet, alors que d’importantes compagnies américaines rachètent de prestigieux théâtres tel que le Mogador à Paris, le constat est sans appel quand arrive le moment des castings. Il s’avère qu’une fois sur deux, les productions doivent capituler, faute de dénicher des candidats suffisamment formés. En France, il est ainsi déjà arrivé qu’un spectacle, alors annoncé des mois à l’avance, doive être annulé, alors qu’une même comédie,mise en scène à Londres, trouvera ses perles et ses artistes sans encombre ! On soulève alors toute l’importance et la nécessité de former davantage les artistes de nos contrées francophones (Suisse,Luxembourg, Belgique, France) qui souffrent unanimement du même manque de formation adaptée à l’univers professionnel du théâtre musical.

Derrière ce challenge, on retrouve Christophe Godfroid, directeur de Way to Stage, qui souhaitait plus que tout remédier à cette absence d’enseignement de haut niveau et de qualité. Confronté à une demande croissante de la part du milieu artistique notamment, les ambitions de Christophe ont immédiatement séduit et ont trouvé de nombreux échos positifs. Même s’il avoue en souriant ne plus croire au destin, cette belle histoire qui a donné naissance à Way to Stage s’apparente à un récit assez magique que l’on retrouve parfois dans les livres. Dès les premiers chapitres du projet, il a pu compter sur la motivation et le soutien de nombreuses institutions et personnalités... Dans cetteaventure, Christophe a su s’entourer d’un corps professoral composé d’artistes de renommée internationale tels que Fabrice Pillet (Les Misérables, Phantom of the Opera), Audrey Levêque (Sister Act), Florence Wiot (danseuse étoile du ballet royal de Wallonie) et le metteur en scène belge Franck Van Laecke, réputé pour ses créations d’envergure comme Tintin et le Temple du Soleil ou récemment 14-18 the Musical, qui a attiré plus de 335 000 spectateurs en Belgique. In fine, grâce à cetencadrement de qualité, les étudiants pourront bénéficier des différents réseaux professionnels de leurs enseignants durant leur cursus au sein de Way to Stage, ainsi que lors de leurs premiers pas dans la vie active.

L’école a pris place dans un ancien moulin à eau entièrement rénové. Le charme de cette magnifique demeure qui accueillera bientôt les jeunes talents opère dès l’entrée. Et bien que la bâtisse soit nichée au cœur de la campagne athoise, Way to Stage offre l’avantage d’être proche des axes routiers et facilement accessible en transports en commun depuis Bruxelles. Un cadre rêvé pour cette académie d’un nouveau genre, où règne déjà une atmosphère inspirante où il fait bon vivre, toutsimplement. À l’instar d’une école, les cours s’articuleront en trois espaces qui seront accessibles en permanence : une classe de chant d’ensemble, une classe de répétition de théâtre et une salle de repos pour se détendre entre les leçons. Sur base d’un horaire de 26 heures de cours étalés sur quatre jours, les étudiants seront scindés en groupes de dix à douze maximum. Ils bénéficieront d’une attention maximale des professeurs qui leur apporteront un enseignement immersif approprié,adapté au niveau de chacun. Et cerise sur le gâteau, des cours de chant individuels seront également dispensés, à raison d’une heure par semaine. Comme nous pouvons le constater, l’objectif de Way toStage est de viser une formation d’excellence en offrant notamment cette approche individualisée et, plus particulièrement, au niveau de l’apprentissage des techniques vocales qui nécessite des affinements très spécifiques.
Alors que Christophe Godfroid, le directeur, insiste sur l’exigence que requiert cette discipline, il soulève également toutes les variations qui existent entre le théâtre musical francophone et anglo-saxon. « L’art de la comédie musicale est exigeant et pointu, il demande des qualités spécifiques d’excellence dans trois disciplines fondamentales, à savoir le chant, la danse et le jeu d’interprétation dramatique. Il s’agit d’un art à part entière, notre objectif sera de former les artistes à l’univers professionnel ». Il poursuit en soulignant qu’il est essentiel de cerner les variantes qui existent entreles comédies musicales francophones et le théâtre musical en anglais. « En termes d’écriture, les différences sont fondamentales. Les comédies musicales en français sont de beaux spectacles de pop-variété mis en scène, alors que la qualité d’interprétation n’a rien à voir avec les comédies musicales proposées à Broadway, par exemple. Ainsi, il est assez évident de distinguer qui est danseur, chanteurou comédien dans les comédies à la française, ce qui n’est pas le cas lors d’un spectacle en outre-Atlantique ou à Londres, où un même artiste parvient à maîtriser toutes les disciplines à la perfection. »
Pas de doute quant à l’avenir prometteur de ce beau projet orchestré par Christophe Godfroid et son équipe. Une motivation sans limites, à tel point que cette aventure extraordinaire se dessineégalement de l’autre côté de la frontière, à Perpignan, avec « Way to Stage Méditerranée ».
Développer une série animée innovante pour les tout-petits, voilà le pari de ToonYou depuis 2014. Aujourd’hui, l’objectif est atteint haut la main. Mais, la start-up a encore plein de projets ambitieux dans sa sacoche. Rencontre avec son cofondateur, Alexandre Touret.
Alexandre Touret a de quoi être fier. L’application « ToonYou : My Dream Jobs » lancée par la start-up du même nom dont il est le cofondateur a le vent en poupe. Simple à télécharger, et disponible sur téléphone (iOS, Android ou Windows Phone) mais aussi sur PC/Mac, elle a rapidement conquis de nombreux parents. Se présentant comme une série télévisée pour enfants, son but est d’illustrer,dans chaque épisode, un métier différent expliqué aux 2-6 ans. « Les épisodes, d’une durée de trois minutes, se regardent en famille pour les 2-5 ans, et les 5-6 ans peuvent les visionner seuls », précise le jeune patron.
La particularité de l’appli ? Être une série d’animation TV « personnalisée » à l’aide des parents (un seul ou les deux) qui ont la possibilité de télécharger une photo de leur visage et de celui de leur enfant avant le début de « l’expérience », comme on dit dans le jargon.
En 2012, une enquête menée par le groupe Nickelodeon montre que 90 % des enfants considèrent leurs parents comme leurs héros N° 1. Alors, pourquoi ne pas les mettre en scène ? « ToonYou : MyDream Jobs » consiste à faire découvrir à l’enfant le métier de l’épisode à travers les membres de sa propre famille qui en deviennent les protagonistes : astronaute, trapéziste, pompier, facteur, informaticien et bien d’autres encore. Ils y évoluent au travers de petites aventures drôles et pédagogiques. « Notre travail se base sur une réflexion menée avec des pédopsychiatres et sur ce que l’on appelle le réflexe neurophysiologique : l’enfant est pourvu d’un instinct qui lui permet de retenir la combinaison unique nez-bouche-yeux de ses parents qu’il va plus écouter que les autres adultes. » Chacun des 70 épisodes déjà produits permet ainsi d’immerger véritablement l’enfant (et les parents) dans l’histoire du dessin animé.
Bien sûr, entre un enfant de 2 ou 6 ans, la perception ne sera pas la même. « Grâce à la personnalisation, le dessin animé va intéresser les tout-petits dès 2 ans. Eux vont voir leur maman qui ouvre un stand de limonades avec des catastrophes en cascade. Les plus grands comprendront le lien avec le métier décrit qui peut se révéler compliqué au quotidien : celui d’entrepreneur. » Alexandre Touret parle d’expérience, il a deux petits cobayes à la maison : « J’ai des enfants de 2 et 5 ans. Grâce à eux, je me suis clairement rendu compte qu’il fallait ajouter des sourires et une bonne dose d’humour, on a privilégié les petites blagues pour “supporter” l’aspect éducatif de notre série. »

Les concepteurs ont été chercher l’inspiration à la source : chez leur public cible ! Par exemple, dans la relation que l’enfant peut entretenir avec le papier et le carton, des matières de bricolage qu’il utilise fréquemment et qui sont les matériaux de la série. Puis, dans la manière de concevoir les scénarios. « On voulait entrer littéralement dans le monde et l’imagination des enfants. Ceux-ci ont une faculté dingue à se raconter des histoires. Ils prennent n’importe quel objet proche et les font jouer ensemble.On voulait rendre cette spontanéité, faire en sorte que notre personnage animé se déplace et fasse des trucs extraordinaires, comme un enfant pourrait les imaginer. »
La start-up réfléchit d’ailleurs à développer ces « paper toys » pour les imprimer et en faire des livres personnalisés. « On a eu une bonne idée avec les livres partiellement personnalisés en librairie. Les parents donnent les infos nécessaires dans l’appli et nous, on leur envoie le livre réalisé à partir de cela. Aux États-Unis, le site LostMy.Name a vendu des millions de livres en jouant sur la disparition du prénom de l’enfant (prénom encodé par le parent sur le site) que celui-ci recherche à travers son ouvrage personnalisé. Aujourd’hui, on a des outils pour divertir les enfants différemment, à nous deles utiliser ! »
Le succès de ToonYou est d’autant plus notable que la concurrence est très présente sur le marché du dessin animé. « Une série d’animation coûte très cher, les besoins de production sont importants et les questions de coproduction souvent compliquées. Les principales boîtes sur le marché sont de véritables machines à gaz assez impressionnantes. Mais on savait que sur un public cible, celui des tout-petits, on pouvait apporter quelque chose avec des moyens moins élevés tout en répondant à une nouvelle attente. » L’approche avec laquelle ToonYou évoque les métiers, thématique centrale, était assez innovante. « Il fallait créer sinon des vocations au moins des curiosités et expliquer les métiers de façon plus complète et actualisée : arrêter de ne parler “que” des pompiers, des policiers ou des infirmières, mais montrer que l’éventail est beaucoup plus large et intéressant ! » Ainsi, « ToonYou : My Dream Jobs » fait la part belle à des professions nouvelles ou moins populaires : DJ, informaticien, professeur, chocolatier, sculpteur, soldat de la paix, éboueur, pour ne citer que celles-là.
L’ambition affichée de la start-up est d’apporter quelque chose de différent dans le divertissement etl’animation pour enfants. « On est persuadé qu’il existe énormément d’applis pour enfants où il y a surabondance d’interactivités alors que, les médecins le disent, il y a un besoin chez l’enfant de divertissements passifs qui permettent de se reposer, car les enfants sont beaucoup plus sollicités qu’avant (école, exercices intellectuels, jeux vidéo, etc.). Nous nous situons entre les deux, le dessin animé passif, mais avec une touche d’humanité. »

On voit que les clés du succès de ToonYou sont le caractère éducatif de ses contenus et l’innovation visuelle que permet la personnalisation du dessin animé. Mais pas seulement. Pour arriver à la notoriété, les concepteurs savaient qu’il fallait innover dans le format court à destination de nouveaux supports, autres que la télé. « 40 % des jeunes enfants regardent leur divertissement sur tablette ou téléphone, nous avons donc pensé notre produit sous forme d’application et pour le web », explique Alexandre Touret.
En tout, pour l’application et son extension digitale, sept personnes ont travaillé à temps plein pendant 18 mois. Les défis étaient nombreux. « Qu’est-ce qui est techniquement possible ? Quel est le procédé visuel approprié ? On a opté pour la réalisation de cette série en paper toys et en stop motion, à la Wallace et Gromit, une technique que l’on connaissait pour l’avoir déjà utilisée. Pour les trucages, on a travaillé sur les déformations visuelles, l’apparition de fumée, nuages, etc. » Mais la plus grosse prouesse reste le moteur de spécialisation. « On a mis au point un moteur de personnalisation qui génère plus de 100 expressions d’après un seul et unique portrait téléchargé. Cela nous permet d’appliquer des pleurs, un sourire, de la surprise au visage du personnage, des émotions qui correspondent à l’histoire et la rendent plus réelle, plus plausible. »
Aujourd’hui, ToonYou est disponible sur Google Play, iTunes, mais également sur le Windows store, etc. Bref, « on couvre 100 % du marché des applis grâce à un accompagnement de Microsoft pour la mise au point d’une application que vous pouvez installer sur votre PC ou votre tablette, comme un vrai programme ». Vu l’âge du public cible, les appareils utilisés sont ceux des parents. « On voulait un outil “ATAWAD” (any time anywhere any device). Cela ne veut pas dire pour autant que le parent est déresponsabilisé. On va mettre en ligne un mode “lire toutes mes vidéos” qui permet le visionnage des épisodes les uns à la suite des autres sans interruption. On laisse donc les parents prendre la décision d’arrêter la lecture quand ils estiment que l’enfant a passé suffisamment de temps devant un écran. »
Pour la réalisation des personnages de la version télé, ToonYou a fait appel à des invités de choix. « Amélie Nothomb a accepté de prêter son visage pour l’épisode sur le métier d’écrivain, Larry Page, le fondateur de Google, sera notre informaticien et on attend pour communiquer sur une autre très grande personnalité américaine... », sourit Alexandre Touret.
Le premier partenariat de ToonYou s’est très rapidement mis en place. « Quand on s’est rendu compte, fin 2014, que le projet était possible technologiquement, on a développé notre produit et on en a parlé à la RTBF qui est très vite devenue partenaire. Ce qui les intéressait, c’est qu’on n’était jamais dans le gadget. Chez nous, pas de cartes de voeux à envoyer à sa grand-mère pour Noël ou d’animations de chats. En tant que professionnels de l’entertainment, nous proposons un contenuqualitatif avec un socle solide mêlant divertissement et pédagogie. » Grâce à un accord de diffusion signé avec la RTBF, les paper toys à tête carrée de ToonYou passent à présent deux fois par jour sur La Trois et les épisodes sont tous accessibles sur le site d’OUFtivi.
Mais ce n’est pas tout. « Par la même occasion, nous avons convaincu le groupe français Lagardère, qui a une antenne de distribution de programmes, de nous prendre en mandat. Ce qui signifie que nous sommes intégrés à leur catalogue et que nous pouvons être achetés par des chaînes du monde entier. » Ainsi, ToonYou sera diffusée dès septembre sur la chaîne Unis/TV5 au Canada ainsi que par Majid Kids TV au Moyen-Orient et des discussions sont également en cours avec la Corée du Sud.
En plus des collaborations, ToonYou a, en quelques mois, reçu de nombreux prix qui sont autant de confirmations de son succès : le prix du jury au MIP Junior, le plus gros salon d’achat de contenus audiovisuels à Cannes, ainsi que le prix Crossmedia de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD). Les concepteurs sont également lauréats Boost up! et ont terminé dans le top 12 de la mondialement connue Creative Business Cup à Copenhague en représentant la Belgique parmi des centaines de concurrents.
Des envies d’international ? ToonYou n’en manque pas avec des contenus déjà disponibles dans deux langues (français et anglais), mais « nous restons très actifs sur le réseau wallon. Les fonds d’investissement en Wallonie sont très efficaces et accompagnent les stratégies de façon trèsproactive en aidant vraiment au développement. Nous nous situons également dans un lieu à Mont-Saint-Guibert, le Creative Spark, sorte de pépinière pour start-up, avec d’autres comme ilooove.it ou encore Speaky et dans lequel nous nous sentons très bien ».
ToonYou a fait ses preuves. « Suite au développement de l’appli et la manière dont elle s’exporte bien, nous avons réalisé une version 2.0 qui sera disponible pour l’été ! Quant au site web, www.toonyou.com, la nouvelle version vient d’être mise en ligne : encore plus fluide, dynamique et simple d’utilisation, explique fièrement Alexandre Touret, et on travaille déjà sur la suite, "My DreamPets", destinée aux enfants un peu plus grands et qui se focalisera donc sur les animaux. Pour vous mettre dans le secret : la série sera particulière, car l’enfant se réveillera chaque matin avec la missionde résoudre les problèmes de son quotidien grâce à des animaux. » En fin d’année, ToonYou mettra aussi sur pied une levée de fonds à laquelle les particuliers pourront participer. Affaire à suivre !
Des notes plein les oreilles, des étoiles plein les yeux.
L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège fait vibrer tous les publics, y compris les plus jeunes.
L’OPRL est la seule formation symphonique professionnelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En marge de ses concerts « classiques » (pas toujours si classiques), il se positionne aujourd’hui comme un véritable centre de ressources. En effet, celui-ci met à disposition ses moyens musicaux au bénéfice de ceux qui souhaitent rendre la culture accessible à tous. Cet orchestre, capable d’excellerdans tous les genres et de porter haut les couleurs de notre pays à travers les plus grandes scènes internationales, a également pour vocation d’initier les enfants à la musique. Tous les enfants !
L’Orchestre à la portée des enfants, Music Factory, les Samedis en famille sont annoncés au programme de la prochaine saison de l’orchestre. En coulisse, vient s’ajouter toute une panoplie de productions pédagogiques visant les écoles. Elles s’adressent aux tout-petits jusqu’aux ados. En marge de ces propositions, un projet d’éducation musicale prônant la diversité sociale.

Ce concept est né au Venezuela, sous l’impulsion d’un économiste musicien qui désirait offrir une éducation et un avenir plus optimiste aux gamins des rues. L’histoire commence en 1975 dans un garage de Caracas avec douze enfants. Ils sont formés gratuitement à l’apprentissage d’un instrument ou du chant durant quelques heures par jour en échange de la promesse de retourner sur les bancs de l’école pour le reste de la journée. L’apprentissage se fait toujours de manière collective, par la pratique d’orchestre ou selon les familles d’instruments. Au fil du temps, ce projet audacieux a initié de brillants musiciens. L’un des plus célèbres est Gustavo Dudamel, directeur musical du prestigieux Orchestre Philharmonique de Los Angeles, le LA Phil. Actuellement, dans le monde, El Sistema touche 700 000 enfants !
À Liège, avec le soutien de la Ville, ce sont 160 enfants qui reçoivent un enseignement musical sous l’égide de l’ASBL ReMuA (Réseau de Musiciens Intervenant en Atelier) et de l’OPRL. L’aventure a commencé en octobre 2015 et un concert réunissant enfants et musiciens de l’orchestre a déjà eu lieu en mai dernier. « La diversité sociale devient concrète lorsque l’on parvient à rencontrer lespersonnes “hors culture”. Quand on est soutenu par les pouvoirs publics, on a une obligation envers la société. On a le devoir de rendre accessible notre travail au plus grand nombre, aux personnes moins exposées à la culture, moins favorisées, aux enfants… » Pour Daniel Weissmann, nouveau directeurde l’OPRL, la musique classique n’est pas réservée à une élite ! Pour lui, c’est un véritable credo. L’homme est altiste de formation. Autrefois, il portait lui-même la mu sique dans les écoles et était interpellé par les réflexions des enfants. « “On a déjà entendu ça au cinéma !” Les enfants oublient souvent que la musique existait avant le film. » Daniel Weissmann s’exprime avec humilité et clairvoyance sur les enjeux futurs pour son orchestre. « La musique classique n’est pas un art populaire. Si nous ne la portons pas vers tous les publics, elle est destinée à mourir. Grâce aux nouveaux médias, nous avons aujourd’hui les moyens de rendre sa diffusion plus qualitative, plus internationale, plus proche des gens… Je n’ai rien inventé, j’ai poursuivi les actions entamées avant mon arrivée. Ce qui a changé, c’est la manière dont nous communiquons. » Et l’homme d’ajouter en souriant : « J’ai juste concrétisé l’idée d’El Sistema ».
Au sein de l’Orchestre de Liège, ce projet est également soutenu par les équipes en coulisse : programmation, production, administration, communication et, bien sûr, pédagogie. Tous se réjouissent des retombées positives de l’initiative. Marie-Caroline Lefin, pétillante responsable de la pédagogie à l’OPRL et maman de trois garçons, est très touchée par ce projet. « D’abord, je suis étonnée de la vitesse d’apprentissage de ces enfants. Il faut se rappeler qu’avant octobre dernier, certains n’avaient jamais vu d’instrument ! Mais ce qui me frappe le plus, c’est l’attitude positive qu’ils adoptent rapidement au sein du groupe. À l’école, ce sont des petits caïds qui tiennent tête au prof. Ici, ils écoutent le chef, ils développent un sens de l’écoute et du respect. Bien sûr, ils seraient perdus dans leur partition s’ils n’écoutaient pas attentivement leurs voisins, mais ici, personne ne doit leur dire de se taire ou de bien se tenir. Cela vient naturellement, ils savent qu’ils font partie d’un grand projet. Je suis surprise de la discipline dont ils parviennent à faire preuve, sans que personne ne les y contraigne. »
Les enfants impliqués dans le projet proviennent de tous les quartiers de Liège, y compris des plus paupérisés. Un travail de terrain est effectué en collaboration avec les écoles et les maisons de quartier pour rendre l’aventure possible. Cela va de pair avec des émotions fortes et contrastées. Séverine Meers, attachée de presse de l’OPRL, raconte. « Un jour, une petite fille vient trouver l’équipe pour annoncer qu’elle renonce au projet. Issue d’une famille de sept enfants, elle n’a plus le temps de venir apprendre avec le groupe. Une autre fois, c’est un garçon de douze ans qui confie qu’au moment de choisir entre le basket et le violon, il a choisi le violon. »

Écouter un orchestre jouer en live, c’est passer par toute une palette d’émotions. Certains auront les larmes aux yeux en écoutant les violons dans l’Adagio de Barber ou que l’on entend dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain. D’autres apprécieront le côté tonitruant des cuivres et des percussions qui envoient du bois comme dans la bande originale de Star Wars. D’autres encore auront la chair de poule lorsque le choeur puissant entonnera O Fortuna qui ouvre le Carmina Burana de Carl Orff.
La musique classique est souvent méconnue. Pourtant, à l’OPRL, on clame haut et fort qu’elle est accessible à tous. L’équipe chargée de la pédagogie vise donc à la rendre plus concrète. Par l’intermédiaire de comptines, de l’histoire d’un petit ours triste, de contes ou encore de musiques de film, les enfants apprennent et ressentent l’impact de la musique. Séverine Meers explique que,lorsque la musique vient en support d’une histoire, elle en renforce le pouvoir émotionnel sans jamais l’enfermer dans un cadre figé. Il s’agit d’un réel support à la créativité. Un récent projet illustre ce phénomène, il s’intitule Quand la musique prend forme(s). Des étudiants d’écoles artistiques étaient invités à créer une oeuvre plastique en s’inspirant, par exemple, de la Danse Macabre de Saint- Saëns. L’idée était de donner une dimension additionnelle à une peinture ou une sculpture. « C’est très beau à voir, s’émerveille Marie-Caroline Lefin. On se retrouve face à de jeunes adultes qui ont déjà posé des choix dans leur vie et la musique classique n’en fait pas vraiment partie. Pourtant, ils ont joué le jeu et se sont vraiment laissé inspirer. » Et lorsqu’il s’agit de compter les étoiles dans les yeux des plus petits, dès deux ans et demi, elle savoure les retours enthousiastes des marmots auprès de leurs parents. « Savoir qu’ils en parlent chez eux comme une expérience positive et qu’ils savent ce qu’est un violoncelle ou un chef d’orchestre, c’est un plaisir ! » Ces activités, pour l’instant réservées aux écoles, jouissent d’un succès croissant. Les classes se succèdent sur la scène de l’orchestre. Oui, sur la scène ! Les jeunes spectateurs peuvent ainsi ressentir les vibrations, toucher les instruments et établir une complicité avec les musiciens. Pour ces derniers, l’expérience est également bénéfique. Marie-Caroline constate un changement de perception de ces activités pédagogiques. « Avant, pour les musiciens, la pédagogie était était parfois perçue comme une activité accessoire. Ils n’avaient pas le sentiment de jouer devant un vrai public, avec un vrai répertoire. Puis, nous avons développé des propositions de plus en plus qualitatives. La Direction nous en donne les moyens. Les écoles sont plus impliquées. Aujourd’hui, les musiciens s’amusent ! Ils perçoivent les regards, les sourires, les réflexions spontanées, les questions déconcertantes comme autant d’opportunités de créer un lien entre ces nouveaux publics et leur passion. Ces émotions nourrissent aussi leur travail. »
Si vous avez envie de réveiller l’enfant qui sommeille en vous, et de percevoir l’intensité émotionnelle renforcée par la musique, poussez les portes de la Salle Philharmonique. Et si vous hésitez encore, rappelez-vous les sensations que vous avez éprouvées à l’écoute de la bande originale de 2001 Odyssée de l’Espace. Et que dire de celles ressenties lors des premières notes au célesta de la bande originale d’Harry Potter ! Ou encore au générique de Game of Thrones… Classic is coming!
MUSIC FACTORY
Once Upon a Time 28 septembre — Liège
LES SAMEDIS EN FAMILLE
Ciné-concert Le voyage dans la lune 1er octobre — Liège
L’ORCHESTRE À LA PORTÉE DES ENFANTS
Merlin l’enchanteur 14 octobre — Liège 15 octobre — Bruxelles
MUSIC FACTORY
Viva la libertà! 9 novembre — Liège
LES SAMEDIS EN FAMILLE
Un Noël à Buenos Aires 17 décembre — Liège
Programme complet sur www.oprl.be
PETIT GUIDE DES CONCERTS « JEUNE PUBLIC »
L’OPRL ne propose pas que des concerts traditionnels ou les musiciens sont vêtus de queues-de-pie ou de robes longues. A côté des concerts classiques pendant lesquels, peut-être, vous aurez peurd’éternuer ou d’applaudir a un mauvais moment (seul et embarrassé par ce geste qui ne faisait pourtant que démontrer un grand enthousiasme), l’OPRL propose trois séries de concerts durant lesquels vous serez moins stressé si votre enfant, candide et insouciant, exprime a haute voix lamoindre des pensées qui lui traverse l’esprit. « Tiens, au fait, le triangle, s’il oublie de jouer sa note, il est mal ! »
Guidé par un narrateur, l’enfant à partir de quatre ans découvre l’orchestre au fil d’une histoirepassionnante. Cette saison 2016-2017, Merlin l’enchanteur et Le Petit Prince sont à l’affiche. La mise en scène et les jeux de lumiere permettent aux petits d’entrer directement dans l’histoire. Ces concerts sont organisés en collaboration avec les Jeunesses Musicales, dont la mission est d’initier lesenfants à la musique.
Le principe ? Découvrir une grande œuvre musicale avec un support vidéo. L’image permet aux spectateurs, à partir de huit ans, de mieux ressentir les mélodies jouées par l’orchestre. Cette série deconcerts est ouverte aux familles (oui, le samedi !) et est proposée à un tarif plutôt original : 36 € pour une place, mais 39 € pour trois places. Comme c’est le cas durant toute la saison de concerts « classiques », ces concerts sont gratuits pour les jeunes de moins de 16 ans.
Cette série de concerts est accessible dès l’adolescence. Au cours d’un zapping musical, orchestré en toute décontraction par le chef Fayçal Karoui, le philharmonique démontre comment la musique vient amplifier les émotions : peur, joie, surprise, nostalgie… Le chef prend plaisir à jouer avec son public et à expliquer, par exemple, comment un violon peut créer une ambiance façon Psychose d’Hitchcock. En vous glaçant le sang !
Fondé en octobre 1960 par Fernand Quinet, directeur du Conservatoire de Liège, l’Orchestre de Liège compte, à l’origine, 71 musiciens. À sa création, il joue principalement pour la Société des concerts duConservatoire, il explore le répertoire classique et romantique (de Mozart à Brahms), la musique française et les compositeurs de l’Est. Grâce à Pierre Bartholomée (1977-1999), il met en valeur l’essentiel du répertoire des XIXe et XXe siècles. Il prend le nom d’Orchestre Philharmonique de Liège en 1983. En octobre 2010, il reçoit officiellement le titre de « Société Royale » et prend l’appellation Orchestre Philharmonique Royal de Liège.
Ouverture à tous les publics, nouvelles formules de concerts et extension du répertoire sont les objectifs recherchés et confortés par les directeurs musicaux successifs depuis 2001, Louis Langrée, Pascal Rophé, François-Xavier Roth et Christian Arming. Né en 1971 à Vienne, ce dernier, qui mène une brillante carrière internationale, prend la fonction de directeur musical en 2011. En juin 2014,Jean-Pierre Rousseau quitte la direction de l’OPRL et est remplacé par Daniel Weissmann qui peut se flatter d’avoir mené à bien ses objectifs, avec un accroissement annuel de 25 % du public grâce à une recherche constante de dynamisme et d’accessibilité pour les « publics de demain » et une imagination débordante pour multiplier les propositions musicales. Seule formation symphoniqueprofessionnelle de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’OPRL est présent sur l’ensemble de sonterritoire et revoit, pour cela, ses modes de production : concerts en petites formations etmultiplication des productions pédagogiques. L’OPRL est un cœur qui bat au cœur de la Cité ardente.
Depuis 2000, l’orchestre gère également la Salle Philharmonique de Liège, élargissant l’offre de concerts. Annuellement, ce sont plus de soixante concerts de tous styles qui sont proposés au public(environ 45 000 personnes par saison). Datant de 1887, la Salle Philharmonique a une capacité de 1129 places assises, construite suivant le modèle du théâtre à l’italienne. Elle est dotée d’un orgue symphonique. La salle offre un niveau acoustique exceptionnel et est très prisée pour des enregistrements.

Cela faisait 35 ans que la Houille traversait Vencimont sans plus se poser de questions. Il y a peu, la rivière est revenue bousculer les roues du vieux moulin. Depuis, le meunier ne dort plus et, avec sa boulangerie et ses deux gîtes en pierres du pays, ce petit coin des Ardennes namuroises est à croquer.
C’est à Louis-Marie Piron, originaire d’Our-Paliseul, que l’on doit la renaissance de ce moulin à eau datant du XVIIIe siècle. L’homme, qui a démarré l’aventure de « Thomas & Piron » en 1974 en décidant, à 18 ans, de retaper la maison de ses grands-parents avec l’aide d’un maçon, CharlesThomas, a une réelle passion pour les projets de rénovation. Le terme « restauration » conviendraitencore mieux puisque c’est aussi lui qui a transformé les deux établissements « La Barrière de Transinne » et « La Table de Maxime » (paru dans WAW n°23), le restaurant étoilé du chef ardennaisMaxime Collard situé à Our.
Quant au vieux moulin, bien qu’il se soit arrêté de tourner en 1970, il ne cessait de lui faire signechaque fois que l’entrepreneur traversait Vencimont pour se rendre à la chasse. Louis- Marie Piron n’hésita pas longtemps. Il allait lui donner une deuxième vie. Non pas pour en faire un écomusée, mais pour relancer une activité commerciale autour du travail du meunier et du boulanger. Il fit également construire deux gîtes de façon à créer un ensemble patrimonial esthétique et cohérent. Et pour gérer le tout, il créa une société et s’entoura de quatre associés, Dominique Leblan et Carine Schmitz (gérance), Chloé Englebert (boulangerie) et Laurent de Wouters (commercial et animation), remplacé depuis peu par Ambroise de Greift.

« Le gîte du Moulin a été aménagé dans l’habitat du meunier, à côté de la machinerie, dont on n’a pratiquement conservé que les murs extérieurs, explique Laurent de Wouters. Il se complète d’une très large terrasse en bois donnant vue sur la rivière et sa vallée. Plus près de la route, le gîte de la Houille a été construit sur l’emplacement d’un ancien hangar, en partie avec les pierres du pays récupérées sur place. » Toutes les chambres – quatre doubles dans le premier, quatre doubles et une simple dans le second – sont très spacieuses et dotées d’une salle de bain et d’une toilette séparées. L’ameublement et la décoration ont été confiés à une société nichée dans le giron des entreprises Thomas & Piron qui a opté pour un style contemporain genre « Ardennes léger ». Les deux gîtes, qui sont membres de l’association « Gîtes et chambres d’hôtes de Wallonie » (voir notre série on web),sont équipés de tout le confort moderne. « La clientèle des gîtes est essentiellement familiale, explique Laurent de Wouters. Mais si les gens viennent en famille, entre amis, chasseurs ou collègues,c’est avant tout pour profiter des plaisirs de la nature. Quelque 400 km de chemins balisés traversentles 11 000 ha du massif forestier de l’entité de Gedinne. »
Si les sites touristiques (le village de Redu, le château de Lavaux-Sainte-Anne, les grottes de Hansur-Lesse, Dinant, Bouillon et autres), ainsi que les bonnes tables (dont le Barbouillon à Vencimont) ne manquent pas aux alentours, la première activité qui tend les bras aux locataires est la visite des entrailles du moulin qui s’est remis à brasser l’eau sous la conduite de Dominique Leblan. Ancien gérant d’un centre de distribution de livres à Bruxelles, aujourd’hui à la tête des librairiesSlumberland et BD-World, il a décidé d’intégrer le projet de son ami Louis-Marie Piron et de plonger ses mains dans la farine pour goûter aux plaisirs d’un nouveau métier. Un parcours assez similaire à celui réalisé peu auparavant par Dominique Delacroix, un gastro-entérologue qui, lui, a véritablement tout plaqué pour relancer le moulin de Hollange à Fauvillers (entre Martelange et Bastogne) et troqué la blouse du médecin contre le tablier du meunier. Ses conseils ont d’ailleurs été très précieux lors de la remise en activité du moulin de Vencimont. « Depuis le barrage et le bief qui détournent l’eau de la Houille 300 m en amont jusqu’aux engrenages, courroies, poulies, meules en silex, trémie, bandes transporteuses, nettoyeuse à grain et autre blutoir, la mécanique était restée en place, explique le gérant. Bien sûr, il a fallu du temps et de la patience pour remettre le tout en état de fonctionner. Pour le côté technique, nous sommes aidés par un jeune Vencimontois, Christophe Léonard, qui n’est autre que le petit cousin de Louis Wavreille, le dernier meunier. »
Particularité du moulin ? Les trois roues, qu’il a fallu reconstruire, sont à augets, c’est-à-dire que l’eau tombe dans des baquets. Sans doute servaient-elles jadis à produire la force motrice pour moudre trois types de céréales différentes. Aujourd’hui, elles contribuent à produire de l’électricité – le moulin fournit 20 à 25 % de la consommation du site – qui est injectée dans le réseau. Seule l’une d’entre elles actionne également la lourde meule à l’étage qui sert à concasser les grains d’épeautre et à faire la farine. « Le système de décorticage ne fonctionnant pas encore, l’épeautre arrive déjà sans ses balles depuis l’exploitation de mon cousin à Ham-sur-Heure, explique Dominique Leblan. Quant à la farine de froment que nous utilisons également pour nos pains, elle vient de la Francetoute proche. Comme notre boulangère ! »
Elle s’appelle Chloé Englebert, est originaire d’Hargnies, petite commune située de l’autre côté de la frontière, et est diplômée depuis septembre dernier de l’école hôtelière de Namur. C’est à elle que l’on doit le bon pain artisanal du Moulin de Vencimont. Un pain cuit sur pierre que les habitants du village, mais également des communes voisines, sont de plus en plus nombreux à venir chercher dans la boulangerie aménagée dans l’ancien corps de ferme. Fleurons de la maison, qui a rejoint en janvier le groupe des artisans-producteurs sélectionnés par les chefs de « Génération W » : les deux pains fabriqués à partir de farine naturelle. Un blanc au froment et un semi-gris à base de froment (60 %) et d’épeautre (40 %). Pourquoi pas un pain 100 % épeautre ? « Il serait trop sec, trop dur », répond la jeune fille qui a été formée au métier au moulin de Hollange, mais qui s’empresse d’avouer qu’unapprentissage n’est jamais terminé. « On apprend tous les jours, il n’y a pas de recettes pour réussir un bon pain. Tout se fait à l’œil, il faut observer, réagir, jouer avec le temps, car la levée de la pâte peut être chaque fois différente », souligne la boulangère qui, elle, est plus ponctuelle, puisqu’elle a pris l’habitude de se lever à 3h45 précises afin d’être à pied d’œuvre au moulin vers 4h30. « Le temps remplace aussi les additifs et le gluten artificiel. Il faut pétrir la pâte plus lentement. En général, il est 7h quand j’enfourne les premiers pains. » Une heure plus tard, les arômes du pain chaud flottent dans la boulangerie lorsque Chloé, aidée par Clémence, une jobiste qui commencera son apprentissage en septembre, accueille les premiers clients. Ceux-ci viennent pour les pains, mais également pour les baguettes, viennoiseries, brioches, gâteaux et tartes de saison qui sont venus peu à peu enrichir la production. Si la boulangerie n’est ouverte à la clientèle que du jeudi au dimanche, Chloé met également la main à la pâte les mardis et mercredis pour honorer les commandes et les dépôts dans les enseignes de la région. Dominique Leblan se charge des livraisons. C’est ainsi que le pain du Moulin de Vencimont file à Paliseul, Redu, Bievres, Jambes, Cognelée, Vresse-sur-Semois etmême Perwez, en Brabant wallon.

Afin de compléter l'offre, un « Espace du Meunier » a été créé sous la magnifique charpente de la grange. Cette grande salle, qui donne sur la Houille et la campagne boisée et qui sera bientôtéquipée d’une cuisine, est conçue pour accueillir toutes sortes d’événements (communion, rallye,mariage, anniversaire, etc.). Elle peut accueillir 120 personnes pour un cocktail, 70 convives pourun repas et un auditoire de 40 personnes en configuration réunion-séminaire. On peut également y accrocher des œuvres d’art et faire de l’espace un lieu d’exposition.
C’est dans le cœur même du Brabant wallon, une belle et séduisante région aux multiplesdécouvertes en matière de maisons de bouche, que Jacques Marit et sa famille sont installés en 1991.
Le cadre de cette séduisante demeure se situe dans une cossue villa de style moderne prolongéed’une terrasse et d’un jardin pour les plaisirs de la bonne saison : calme et sérénité sont au rendez-vous. L’élevage des daims et des moutons complète l’impression bucolique.
Aux fourneaux, on retrouve le père et le fils qui travaillent à quatre mains, mais surtout à deux cœurspour une cuisine mélangeant structures, couleurs, saveurs et parfums, le tout dans un répertoireparfaitement maîtrisé. Pour Jacques, le père, le déclic fut le feuilleté aux écrevisses que ses parents, fins gastronomes, lui firent découvrir lorsqu’il était encore adolescent. Dimitri, le fils, rejoint l’équipe en 1998 après quelques fructueuses années passées à la « Bergerie » de Livessur- Meuse et au « Comme chez soi » sous la férule exigeante de Pierre Wynants. Expériences enrichissantes, on l’imagine. Fraternité et respect du métier sont, pour les deux hommes, une belle façon d’appréhender leur vie professionnelle et de surprendre et ravir vos papilles. Courage, passion et exigence du goût complètent leur credo. C’est une fête perpétuelle, d’autant que le service est sous la conduite prévenante et souriante des épouses, Dany et Emmanuelle, qui multiplient les attentions. Du vrai travail de pro soutenu par une belle carte des vins !

Le terroir local est très souvent mis à l’honneur. En exclusivité : les agneaux de la bergerie du pèreJacques sont élevés sur place (races Swifter et Texel français) dans les meilleures conditions pour avoir constamment à disposition un choix raisonné de produits hauts en goût et de premièrefraîcheur. Les escargots proviennent de S’Lognes, situé à Seloignes dans la botte du Hainaut, uneescargotière spécialisée dans l’escargot Petit Gris, recherché pour sa chair tendre et savoureuse. Lesfraises Lambada, reconnues pour leur saveur et leur goût unique, proviennent des vergers de Lillois et d’Ittre. Les chefs utilisent majoritairement les légumes Bio Lefèvre de Sombreffe. Et pour couronner le tout, est proposé un vaste choix de bières et fromages wallons.
La lumière est omniprésente dans cette salle qui peut accueillir, pour les banquets, jusqu’à 120 personnes. On met à votre disposition deux salons privatifs (de 10 et 60 couverts) pour accueillir vos séminaires, vos repas d’affaires et vos dîners de famille. Vous pourrez ainsi vivre quelques agréables moments en toute intimité. Le repas se déroule en une suite de préparations, toutes dans le respect profond des saisons et du marché. La meilleure façon d’appréhender les petites merveilles culinaires des deux comparses est sûrement d’opter pour le Menu Dégustation, justement nommé « Plaisir de saison », qui se déroule en quatre ou cinq services (68 ou 85 € ; 93 ou 115 € avec une jolie sélection des vins). Du mercredi au vendredi midi, laissez-vous tenter par le lunch « Déjeuner Marit » en trois services (40 € et 55 € avec la sélection de vins). Vous pouvez opter pour « Saison à la carte », troisassiettes avec des choix surprenants tout en découvertes : langoustines aux amandes et vieuxparmesan, pomme de terre moscovite au caviar, croustillants de pieds de porc et foie gras, poularde « homardine » cuite à basse température, croustillant de ris de veau, pluma de cochon… Bon appétit !

Les Marit ont vu s’amonceler, sur leurs têtes, maintes récompenses dont le prestigieux Prosper Montagné (premier cuisinier de Belgique) qui couronna, fait exceptionnel, le père en 1991 comme le fils en 2006. Le Club Gastronomique Prosper Montagné fut fondé en 1952. Depuis lors, l’ASBL réunit les plus grands noms dans les professions culinaires en Belgique. Les principaux objectifs sont restés les mêmes : soutenir de jeunes professionnels dans leurs ambitions, défendre et promouvoir la gastronomie belge et l’usage des produits de notre terroir. Outre ces distinctions, les Marit obtinrent les Prix Cointreau, Taittinger et Escoffier. Depuis 2001, une juste et reconnue étoile Michelin leur est annuellement décernée.