Waw magazine

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Charleroi, ville méconnue ou mal connue. Forte de son envie de dynamiser sa ville et de changer son image, la ville de Charleroi a lancé un appel à projet européen pour parfaire son identité visuelle. C’est un studio bruxellois, Pam&Jenny, qui a obtenu le projet.

Nathalie Pollet, la fondatrice du studio, a eu une liberté totale pour réaliser le projet. Dans une interview, elle explique qu’elle a d’abord entrepris de connaître la ville dont elle ne connaissait que les clichés. Selon elle, cette ville parfois qualifiée comme étant « la ville la plus laide du monde » est un cas très intéressant suite aux contrastes qu’elle peut offrir.

Le choix du logo s’est finalement arrêté sur quelque chose de très moderne et épuré. Derrière son apparente simplicité se cache une réflexion sur le passé de la ville, son présent, mais également son futur. 

Le « C » fait référence à Charles II d’Espagne qui a donné son nom à la ville. La couleur ainsi que la typographie s’inspirent de l’histoire industrielle de la ville. La couronne, quant à elle, fait référence aux terrils qui surplombent la ville, mais également à la « crête » du coq wallon.

Ce logo simple et efficace est destiné à amorcer ce changement que la Ville souhaite s’imposer. Plus qu’un nouveau logo, il s’agit là d’une nouvelle identité pour une ville prête à relever les défis qui l’attendent.

 

--- Plus d'infos sur ce nouveau logo ici ---

5e Magritte du Cinéma

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21 récompenses sont attribuées lors de la traditionnelle Cérémonie du début du mois de février, à Bruxelles. Toutes (sauf 2) sont décernées sur base des votes des membres de l'Académie André Delvaux, aux meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur film flamand, meilleur film étranger en coproduction, meilleur scénario original ou adaptation, meilleure actrice, meilleur acteur, meilleure actrice dans un second rôle, meilleur acteur dans un second rôle, meilleur espoir féminin, meilleur espoir masculin, meilleure image, meilleur son, meilleurs décors, meilleurs costumes, meilleure musique originale, meilleur montage, meilleur court métrage et au meilleur documentaire de l'année. Tous les Belges, flamands et francophones, ayant tourné dans des films produits par des producteurs francophones sont éligibles pour les différents prix.

Découvrez le palmarès complet sur le site des Magritte.

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Nouvelles expositions au Musée de la Photographie jusqu’au 22 septembre 2013

Nikon Press Photo Awards 2013

Parallèlement aux expositions qui seront présentées jusqu’au 22 septembre 2013, le Musée de la Photographie à Charleroi accueille les Nikon Press Photo Awards. Les Nikon Press Photo Awards constituent la plus importante compétition belge réservée aux photographes de presse. Via ce concours, Nikon souhaite mettre en exergue les plus belles photos de presse réalisées par des photographes de presse belges ou résidant en Belgique. Les Nikon Press Photo Awards s’adressent en effet aux photographes de presse professionnels en possession d’une carte de presse officielle ou qui sont en mesure de prouver leur activité via une publication commerciale. Cette année, quatre catégories ont été proposées aux participants : actualité, sport, portrait et stories.

Pour cette édition 2013, les Nikon Press Photo Awards récompensent davantage de photographes. Outre le traditionnel premier Prix, le Nikon Press Photo Award, le jury remet d’une part, le Prix du Promising Young Photographer Award à l’attention du photographe le plus talentueux et âgé de moins de 30 ans. Nikon récompense d’autre part la photographie qui au sein de chaque catégorie reflète au mieux la philosophie et la qualité de ces Awards. Les différents prix sont constitués de matériel Nikon : d’une valeur d’environ 6 000 € pour le lauréat du Nikon Press Photo Award et d’environ 2 000 € pour le gagnant du Promising Young Photographer Award. Les prix attribués au sein de chaque catégorie ont une valeur approximative de 1 000 €.

Nikon Press Photo Awards, une organisation de Nikon Belux en collaboration avec le FotoMuseum d’Anvers (www.fotomuseum.be) et le Musée de la Photographie à Charleroi.

Jens Olof Lasthein - Charleroi

C’est après l’exposition White Sea, Black Sea, présentée au Musée de la Photographie en 2010, que ce dernier a proposé à Jens Olof Lasthein de réaliser un reportage photographique sur Charleroi, s’inscrivant ainsi dans le cadre des missions photographiques initiées par le Musée pour conserver la trace d’une ville en sa mutation.

Pendant plusieurs semaines, et en l’espace de deux voyages, le photographe suédois a sillonné Charleroi et ses environs, à la rencontre de ses habitants, de leur quotidien pour capturer des instants de vie.

De cette immersion dans la cité carolorégienne, il livre, en une quarantaine de panoramiques en couleur, un travail remarquable sur des scènes de la vie de tous les jours. Des images fortes, teintées de mélancolie, de tristesse et de gravité, témoignant du quotidien des gens simples. Magnifiés par une lumière surprenante et une grande maîtrise de la composition, les hommes, femmes et enfants qui se sont prêtés ou non au jeu de la pose, que ce soit au détour d’une rue, d’un terrain vague ou dans un bistrot, nous racontent une histoire… leur histoire. Une histoire qui ne laissera personne indifférent.

Et Xavier Canonne, le directeur du musée, d’ajouter : « La vision panoramique, s’approchant du récit filmique qui est la marque de fabrique de Lasthein, fait de chacune de ses photographies un tableau médiéval où chaque détail compte, où s’ébauchent de droite à gauche, devant et au fond, des histoires à se raconter dans un paysage qui ressemble aux sujets et les rassemble. »

CV

Né en Suède en 1964, Jens Olof Lasthein a grandi au Danemark. Aujourd’hui, il vit et travaille à Stockholm. Il enseigne occasionnellement la photographie en Suède tout en continuant à développer des projets personnels et à répondre à des commandes pour la presse.

Un ouvrage accompagne l’exposition.
Avec le soutien de la Ville de Charleroi, la Wallonie, la Fondation Mons 2015 et Ores.

 

Frédéric Pauwels - L’envers du décor

Les prostituées, livrées à elles-mêmes dans un environnement précaire, le manque de considération, l’indécise législation et le tabou qui entourent leur profession plongent la situation de ces femmes dans un paradoxal « No Man’s Land ». Raison pour laquelle l’association Espace P… se bat pour faire reconnaître leurs droits aux prostituées, leur offrir un cadre légal de protection mais également pour sensibiliser l’opinion publique et les politiques. Au travers des 43 photographies présentées et tirées à l’aide d’un tout nouveau procédé, Frédéric Pauwels, photojournaliste, et l’Espace P… proposent un certain éclairage sur le milieu de la prostitution belge. Loin de jeter l’opprobre sur la profession ou de fustiger les consommateurs alimentant cette « économie », Frédéric Pauwels s’est immiscé dans le milieu et a acquis la confiance de certaines de ces prostituées. Il en ressort un travail respectueux et sensible s’attachant moins à la prostituée qu’à la femme qui exerce ce métier. Le témoignage est d’autant plus fort qu’il obtient le support de certaines d’entre elles qui ont non seulement accepté d’être photographiées à visage découvert mais aussi de s’exprimer sur leur rapport intime à la prostitution. Métier social, profondément humain pour les unes, stratégie de survie intolérable pour les autres, leurs paroles sont fortes, inattendues et bousculent. D’un autre côté, loin d’idéaliser la profession, la réalité parfois sordide est également présente avec ces femmes expulsées par les réaménagements urbains et obligées de travailler dans de véritables cloaques où ordures et préservatifs jonchent le sol. Sur ce point, Espace P… a recueilli le témoignage écrit de plusieurs femmes que le visiteur pourra découvrir dans un petit livre mis à sa disposition au sein de l’exposition.

CV

Frédéric Pauwels est un photographe belge né en 1974.
Ex-membre fondateur du collectif international Luna, photographe attitré au Vif-L’Express et professeur au sein de l’atelier Contraste, il s’allie avec Gaëtan Nerincx et Virginie Nguyen Hoang pour fonder le nouveau collectif Huma. Persuadé que la photographie dénonce mieux que les mots, il entreprend depuis plus de douze ans de rendre compte des situations qui le touchent : les SDF, la fin des champs de courses en Belgique, la musique à l’hôpital, le Quartier Nord de Bruxelles, la destruction de Doel (village délaissé par les habitants pour l’élargissement du port d’Anvers) et le quotidien des femmes prostituées en Belgique. Il a été nominé pour le Prix Dexia en 2008 et lauréat du 16e Prix National Photographie Ouverte avec le Prix du Patrimoine/Amis de l’UNES CO en 2010. Il a également fondé en avril 2012 son école de photographie dans laquelle il enseigne : l’atelier Obscura.

Cette exposition est le fruit d’une collaboration entre le Musée de la Photographie à Charleroi, Espace P… et Frédéric Pauwels.

 

Les études de Monsieur Gaspar - Charles Gaspar (1871-1950)

Le Musée de la Photographie s’est plongé au coeur de sa collection pour dévoiler le travail de Charles Gaspar, photographe amateur belge du XIXe siècle, dont les photographies acquises en 2003 n’ont jamais été montrées.

Membre de l’ABP (Association Belge de Photographie), Charles Gaspar a exercé de 1892 à 1915 en s’inscrivant dans le courant du pictorialisme aux côtés de photographes belges comme Léonard Misonne et Gustave Marissiaux. Il a pu se perfectionner auprès d’eux, participer à de nombreux salons et exercer ainsi son oeil d’apprenti photographe pour atteindre un niveau de qualité comme en témoigne la trentaine de photographies prochainement présentées au Musée de la Photographie. Jouant avec la lumière et intervenant de sa main sur ses photographies pour les rehausser, les études de Charles Gaspar, dans la droite ligne des pictorialistes, témoignent d’un travail recherché sur la composition, la lumière et la pose. Et avec le procédé au platine ou platinotypie, il jongle davantage avec ces notions grâce aux différentes nuances de gris que peut rendre la technique. Le lys, symbole d’innocence et de pureté, revient comme un thème récurrent dans ces photographies teintées d’influences préraphaélites comme ces modèles aux gestes suspendus vêtus de robes antiques.

Les études de Monsieur Gaspar offrent le temps de la réflexion et de la pause à l’heure du geste automatique et de l’instamatic.

 

À quelques kilomètres de Mons, un nouvel hôtel design blotti au milieu d’une forêt procure calme et volupté aux portes de la future capitale européenne de la culture.

S’intégrant parfaitement dans le paysage sylvestre qui l’entoure, l’hôtel Utopia apparaît soudain au bout d’un méandre de la route, l’ancienne chaussée romaine, aujourd’hui Brunehaut, qui s’engage vers Jurbise au sortir de Nimy. Les bardages de bois tapissent les murs blancs et les formes cubiques confèrent à l’ensemble un aspect zen, presque japonisant. L’ancienne habitation de l’architecte Michel Duquaine qu’il a transformée en hôtel depuis l’automne dernier puise pourtant son inspiration dans une culture moins orientale. C’est en effet chez le mouvement utopiste des XVIIIe et XIXe siècles qu’il a été chercher son souffle, notamment chez Claude Nicolas Ledoux, concepteur du remarquable site de la Salines royale d’Arc-et-Senans (1778), en Franche- Comté. Au point que le restaurant, où domine la blancheur de cet or blanc que fut le sel à l’époque, a pour nom « Les salines ». L’architecte Henri De Gorge s’est d’ailleurs inspiré des plans de Ledoux pour concevoir le site du Grand Hornu tout proche.

À présent

Aujourd’hui, l’hôtel Utopia affiche une volonté d’assurer le bien-être des clients qu’il accueille. Inauguré le 21 septembre dernier, l’hôtel s’ouvre sur une réception flanquée d’un bar. Au sol, un carrelage à damier noir et blanc, couleurs qui prédominent dans les différents espaces publics du bâtiment : blanc cristal salin pour le restaurant immaculé qui s’ouvre sur une terrasse qui offre un panorama splendide sur la forêt environnante ; noir pour le couloir, couleur classieuse qui met en exergue le design contemporain et l’impression de luxe épuré qui prévaut en ces lieux.

Les chambres déclinent ces mêmes tonalités et cette même tendance avant-gardiste. Un design high-tech et très domotique dans un écrin ouvert et cubiste que ne renierait pas Frank Lloyd-Wright mais toujours en affichant la volonté d’être classique sans tomber dans le snobisme.

La clientèle, d’affaires la semaine avec le Shape tout proche, le parc scientifique Initialis montois ou le Data Center de Google à Saint-Ghislain, s’y retrouve aussi bien dans le confort qu’au niveau du prix des chambres. Leur gradation oscille entre loft, classique, confort et la suite. Les trois dernières présentant elles-mêmes des variations qui vont du zen (plus arrondies), tonique (aux tons marqués), blanche ou noire. Une variété qui fait de chacune des chambres un modèle unique. Les tarifs restent des plus abordables, oscillant entre 75 € pour la chambre classique et 320 € pour la suite de prestige.

Les prix du restaurant affichent la même austérité de bon aloi. Dans une cuisine semiouverte, la carte propose une cuisine inventive basée sur les produits frais du marché dépassant de loin le stade de la brasserie mais sans l’arrogance de la nouvelle cuisine ou de la tendance moléculaire.

Afin de déculpabiliser ensuite les amateurs de bonne chère, l’hôtel dispose au même étage d’une piscine intérieure dans l’esprit de l’ambiance zen qui prévaut dans le reste de l’établissement, de deux salles wellness privatives comprenant un sauna, un hammam et un Jacuzzi. En harmonie complète avec la nature qui l’entoure, le bâtiment de l’hôtel est totalement passif. Il est doté d’un système de récupération d’eau et utilise seulement une chaudière à pellet pour les sanitaires et la très belle piscine. Bref, tant la clientèle d’affaires que celle venue en ces lieux trouver un repos bien mérité, trouveront à l’hôtel Utopia une atmosphère de luxe, de calme et de volupté qui n’a rien… d’utopique.

 

Renseignements

Utopia hôtel
Chaussée Brunehault, 32B
B-7050 Masnuy-saint-jean
+32(0) 65 848 785
[email protected]
www.utopia-hotel.com

 

Mise en culture

Entouré de bois, l’hôtel Utopia n’est pas moins un point de départ idéal pour investiguer le champ culturel environnant. Si l’hôtel Utopia affiche une volonté culturelle affirmée en proposant des expositions temporaires — la dernière était consacrée à l’artiste Jefta Hoekendijk — sa localisation au coeur du Hainaut le situe à portée d’attractions touristiques et culturelles d’importance.

Le Grand Hornu
Situé à une quinzaine de kilomètres, ce bijou d’archéologie industrielle abrite la collection d’art contemporain de la Fédération Wallonie-Bruxelles ainsi que le Grand Hornu Images consacré aux images, deux domaines dont l’hôtel Utopia se prévaut.
www.grand-hornu.eu *

Pairi Daiza
Le fabuleux parc animalier qui compte désormais plus de visites (7 millions) que le zoo d’Anvers n’est qu’à quelques kilomètres de Masnuy-Saint Jean.
www.pairidaiza.eu *

Le Pass
Musée de sciences interactif. Tout un monde d’expériences pour petits et grands.
www.pass.be *

Le Canal du Centre et ses ascenseurs à bateaux
Ce site replace ces ouvrages d’art dans leur contexte historique, géographique, industriel et touristique. Inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.* L’ascenseur funiculaire à bateaux de Strépy-Thieu, le plus imposant au monde.

L’archéo site d’Aubechies
Consacré à la civilisation gallo-romaine.
www.archeosite.be

Musée royal de Mariemont
Musée d’art et d’histoire basé sur les collections de Raoul Waroqué.
www.musee-mariemont.be

*

Dans le cas de ces attractions, l’hôtel Utopia développe des packages chambre, petit déjeuner, accès au wellness et entrée gratuite à l’une d’elles sans compter une réduction de 15 % sur leur restaurant.

Avec ses 264 chambres, ses 37 salles de réunion et ses 300 000 repas annuels, l’hôtel Dolce à la Hulpe pourrait ressembler à une usine. Pourtant, il se dégage du lieu une impression surprenante de sérénité et de calme. La forêt environnante n’y est probablement pas étrangère. Entretien avec le manager, Erik Jansen. 

Considéré comme l’un des meilleurs hôtels de conférence en Europe, le Dolce La Hulpe est situé sur l’ancien site de formation d’IBM Belgique, non loin du parc Solvay et de son château. Racheté en 2005 par la société Banimmo, spécialisée dans la rénovation de lieux hors normes, le site est alors réaménagé en février 2007 en hôtel-centre de conférences.

Le complexe comprend aujourd’hui 7 bâtiments avec 264 chambres et suites 4 étoiles, 37 salles de réunion, un auditoire de 500 personnes et un autre de 150, ainsi que trois espaces de restauration, une piscine, une salle de fitness et un spa Cinq Mondes. Aucune impression de gigantisme ne se dégage toutefois des bâtiments qui ne possèdent qu’un étage et dont les chambres donnent toutes sur la forêt à travers de larges baies vitrées permettant de profiter au mieux du spectacle de la nature. Mais l’hôtel a deux facettes. « En effet, explique le directeur Erik Jansen, si nous accueillons énormément de sociétés durant la semaine, dès le vendredi soir ou durant les congés scolaires, l’hôtel se convertit en hôtel de loisirs avec des couples, des familles et des particuliers qui viennent y passer le week-end, profiter de la piscine et du spa. Et le lundi qui suit, tout d’un coup, c’est à nouveau costume-cravate et réunions. »

Hors des villes

Fondée en 1981 par Andy Dolce, fils d’Italiens émigrés aux États-Unis, la chaîne compte aujourd’hui 24 hôtels (dont 6 en Europe) considérés comme leaders dans le segment des centres hôteliers de conférences. La spécificité du groupe est de choisir des sites hors des villes mais néanmoins accessibles en voiture, train ou avion. C’est d’ailleurs ce qui fait le grand intérêt du Dolce brabançon. « Nous avons la chance inouïe, confie M. Jansen, d’être situés dans un parc privé de 70 hectares au coeur de la forêt de Soignes, à seulement 15 kilomètres de la capitale. Aujourd’hui, heureusement devrais-je dire, on n’autoriserait plus la construction d’une infrastructure telle que celle-ci au milieu d’une forêt. Ce premier atout nous différencie sur le marché «groupes-conférences-séminaires » qui est surtout au centre des grandes villes. Parmi nos autres atouts ; une infrastructure qui permet toutes les combinaisons possibles, 650 places de parking gratuites et le WiFi accessible dans tout l’hôtel, y compris pour les congrès. »

Écologie et économie

La situation particulière du Dolce a d’emblée incité sa direction à développer une politique d’utilisation rationnelle de l’énergie : remplacement des ampoules incandescentes par des LEDs, détecteurs de mouvements, utilisation de produits d’entretien biodégradables, tri des déchets, pommeaux de douche et robinets économiques… Ce souci est constant dans la conduite de l’entreprise.

Cerise sur le gâteau, en novembre 2011, l’hôtel acquiert quelque 1069 panneaux solaires photovoltaïques. « Nous avons choisi les toits en fonction de l’exposition et des arbres qui les entouraient. Cette installation nous permet de produire de 8 à 10 % de l’électricité que nous consommons. Notre infrastructure est malheureusement très énergivore. Mais nous avons investi beaucoup d’argent et d’efforts dans cette approche verte pour conserver au mieux notre forêt, mais aussi bien sûr pour un souci d’économie d’énergie. »

« Si nous accueillons énormément de sociétés durant la semaine, dès le vendredi soir ou durant les congés scolaires, l’hôtel se convertit en hôtel de loisirs avec des couples, des familles et des particuliers qui viennent y passer le weekend, profiter de la piscine et du spa. »


Des efforts récompensés par la certification « Clé verte » (1) décrochée en 2012. Un label que seuls 5 hôtels wallons (2) détiennent actuellement contre 60 à 70 établissements en Flandre et près de 300 aux Pays-Bas. « Nous n’arrosons pas non plus les jardins, poursuit le manager, et n’utilisons pas de pesticides. Nous avons notre propre station d’épuration, et nous replantons des arbres quand c’est nécessaire. Enfin, nous allons avoir 4 ruches pour produire notre propre miel. Une de ces ruches sera présentée à l’entrée du bâtiment derrière un enclos vitré pour sensibiliser nos visiteurs à cette problématique environnementale. Ce n’est certes pas toujours l’option la moins chère, mais elle est indispensable pour préserver la forêt qui nous entoure. »

1. « Clé verte » est un écolabel qui distingue plus de 2 100 établissements touristiques de par le monde pour leurs démarches et leurs performances en matière d’environnement. www.cleverte.be
2. Herberg de Lanterfanter, B-4782 Saint-Vith www.lanterfanter.bePark Inn by Radisson, B-4460 Liège www.parkinn.comRadisson Blu Palace Hotel, B-4900 Spa www.radissonblu.com/palacehotel-spa - Radisson Blu Balmoral Hotel, B-4900 Spa www.radissonblu.com/balmoralhotel-spa

Cette démarche, le groupe Dolce aimerait la poursuivre dans d’autres pays, en partenariat avec Banimmo dont le but premier est pourtant de revendre, avec plus-value, les lieux rénovés mais qui semble prendre goût à cette aventure et qui aimerait étendre son portefeuille d’hôtels en Europe. « Aujourd’hui, conclut Erik Jansen, nous avons un contrat de location à long terme avec Banimmo et nous préparons un projet avec eux à Lisbonne. C’est un investisseur en qui nous avons une très grande confiance et cela aide bien entendu à la bonne coopération entre les deux sociétés. »

 

Renseignements

Dolce La Hulpe Brussels
Chaussée de Bruxelles, 135
B-1310 La Hulpe
+32 (0)2 290 98 00
www.dolcelahulpe.be

Véritable empire dans le secteur des eaux et bières installé en Belgique depuis 1909, la société John Martin s’est diversifiée au fil des années. Le petit-fils du fondateur, John C. Martin, dirige aujourd’hui un groupe de dix hôtels dont le centre névralgique est le Château du Lac à Genval.

Lorsque le jeune John Martin quitte son Angleterre natale en 1909, il s’installe à Anvers où il lance le célèbre Schweppes Indian Tonic et, dans la foulée, les limonades Globe. Il importe rapidement plusieurs bières dont la Guiness, brassée à Dublin, le Bass Pale Ale et, plus tard, la Gordon Scotch Ale et Martin’s Pale Ale, ces deux dernières brassées à présent chez nous. Des travaux sur le canal Albert entraînent la contamination de la nappe phréatique indispensable à l’élaboration de ses boissons et c’est à Genval qu’il décide de déménager ses activités. En 1934, il achète le Château du Lac et ses sources déclarées « minérales naturelles » par l’Académie royale de Médecine. C’est la voie ouverte à une nouvelle aventure.

Centre de congrès

Après un exil à Londres pendant le conflit mondial, la famille Martin revient à Genval où la production de Schweppes prend une ampleur encore accrue grâce au rachat de la licence française de la célèbre limonade, puis avec l’arrivée du marché allemand dans l’escarcelle du groupe. L’usine du Château de Genval ne suffisant plus, elle est déménagée sur un nouveau site à 500 mètres de là. « À ce moment-là, se souvient John C. Martin, petit-fils du fondateur, je venais de rencontrer une jeune femme qui organisait des séminaires pour le compte d’une société américaine experte en systèmes de rémunération, et nous avons décidé de lancer un centre de séminaires avec 38 chambres, un créneau totalement ignoré des hôtels à l’époque. »

Le succès est immédiat, même si certains s’inquiètent de l’éloignement de Bruxelles (20 km !). Le château 5 étoiles de Genval devient rapidement le fer de lance du séminaire. Mais la capacité est vite dépassée et une véritable politique de rénovation permet de développer au fil des années une offre de 800 chambres et de nombreuses salles de séminaire dans 10 hôtels en Flandre et en Wallonie. « Par l’indexation des salaires et la hausse du prix des matières premières, explique le manager, vous êtes condamnés à ajouter des chambres tout le temps pour pouvoir amortir les frais fixes et les salaires que l’on ne peut plus répercuter sur le prix à la clientèle comme autrefois. On fait attention à tout ce que l’on fait, aucune folie, tout est contrôlé parce que c’est la seule survie. Par ailleurs, en tant qu’entreprise familiale, nous reprenons de nouveaux hôtels et faisons grandir ainsi le personnel à l’intérieur du groupe en leur donnant toujours de nouveaux challenges. Ce qui évite de les voir partir à la concurrence et de s’ennuyer après trois ans au même endroit. On en sait tous quelque chose. »

Engagement social

Totalement indépendant des activités « boissons » de la famille depuis 1981, Martin’ s Hotels est le premier groupe hôtelier à avoir obtenu la certification EMAS (Eco-Management and Audit Scheme), la plus exigeante au niveau européen en matière d’impact environnemental. Celle-ci implique l’ensemble du personnel dans la préservation de l’environnement et entraîne une gestion différenciée des différents sites. « La grande révélation, confie John C. Martin, a été l’intérêt tant du personnel, et nous avons pourtant 37 nationalités avec autant de mentalités, que des clients. Ceux-ci peuvent aussi faire des gestes simples. S’ils ne logent pas plus de trois nuits, on ne change pas les draps, deux nuits les serviettes, etc. Ce sont des gestes simples qui leur donnent des points donnant droit à des avantages commerciaux pour un prochain séjour. »

Mais la société ne s’arrête pas là et soutient depuis 25 ans des causes humanitaires et sociales. Très concrètement, un montant de 0,50 € par tasse de café ou de thé vendue est ainsi versé sur le compte de l’asbl « En avant les enfants » qui soutient des orphelins en Afrique. Chaque client est en outre invité à verser un euro pour soutenir un projet social et, enfin, pour compenser ses émissions de CO2, le groupe Martin’ s Hotels soutient le développement d’unités de transformation de méthane en électricité en Inde. D’autres actions sont par ailleurs menées dans le cadre du programme « Tomorrow needs today » (voir ci-dessous).

Nouveau cycle pour le tourisme

Maintenir dix hôtels tout en cherchant constamment de nouveaux sites à rénover implique d’avoir une politique de marketing bien aiguisée dans une société en crise mais John C. Martin demeure optimiste. « Le marché hôtelier connaît des difficultés, parce que c’est le premier touché par la crise. En hôtellerie, on parle du «yield management» (gestion du rendement), contraction du taux d’occupation et du prix moyen. Il est de bon ton de dire que l’on affiche 80 % du taux d’occupation mais si les chambres sont bradées à 30 € par nuit, il y a un problème. La concurrence des prix fait rage dans le secteur. On doit vraiment se distinguer par la qualité des services, par l’accueil, le sourire, etc. C’est cela qui fait la différence maintenant. La Belgique demeure malheureusement une destination méconnue du grand public, sauf peut-êt re des Néerlandais. Mais actuellement, on revoit nos amis japonais. Cela fait plaisir car ils n’ont pas eu la vie facile ces dernières années. Moins de Russes qu’avant aussi, tandis que les Chinois vont continuer à investir dans leurs propres hôtels. Des fonds de pension américains rachètent actuellement des hôtels, c’est un signe que les choses bougent. Si l’on regarde l’horloge du cycle hôtelier, on vient de passer 6 h et on remonte doucement vers midi. Ce sont des cycles bizarres, mais l’économie touristique restera la première économie du monde et est appelée à se développer. Je pense qu’il y a espoir, mais cela prendra du temps. »

 

Tomorrow needs today

Dix hôtels à Genval (2 sites), Rixensart, Waterloo (2), Bruxelles, Louvain, Malines, Bruges (2), 350 membres du personnel, 177 842 clients et 63 237 repas en 2011 : Martin’s Hotels est aujourd’hui le groupe hôtelier familial le plus important en Belgique et probablement celui qui est le plus impliqué dans le développement durable grâce à son programme « Tomorrow needs today » qui concerne les clients, le personnel, les actions humanitaires et la planète.

Trois initiatives concrètes sous-tendent ce dernier axe :

 les séminaires Carbon Zero qui proposent aux entreprises de compenser les émissions incompressibles de CO2 de leurs séminaires par le financement de projets de création d’énergies propres dans les pays émergents et en développement. Cette nouvelle approche permet aux entreprises de poser un acte fort mais aussi d’ouvrir souvent une réflexion au sein de leur propre personnel ;

 les Eco-Bons : un système de points récompensant les efforts des clients en matière de respect de l’environnement ;

 la mise en place d’un système de management environnemental, en l’occurrence, EM AS, qui s’applique à l’ensemble du personnel : salle, administration, cuisine, technique et entretien.

C’est dans cet esprit que Martin’s Hotels a rédigé une déclaration qui détaille l’incidence environnementale des activités du groupe ainsi que ses objectifs pour réduire ses impacts sur l’environnement. Pour 2013, le groupe s’est fixé trois objectifs environnementaux à comparer avec ses résultats de 2010 : réduire sa consommation d’eau de 5 %, promouvoir les achats écologiques et responsables (produits d’origine belge et produits d’entretien dits durables) et diminuer le volume total de ses déchets.

Écoresponsable, avez-vous dit ?

Renseignements

Martin’ s Hotels
www.martins-hotels.com

Somptueux château-ferme, le Golf Château de La Tournette à Nivelles est aujourd’hui l’un des plus beaux clubs du pays. Réservé d’abord à une haute niche sociale, le golf qu’on y pratique tend aujourd’hui à se démocratiser. Découverte d’un sport chéri ou maudit !

« Celui qui prend le club tombe forcément amoureux du golf. Mais l’inverse est aussi vrai ! », annonce d’emblée Bart van Stokkum, membre de la famille propriétaire du domaine de La Tournette. Cette ancienne propriété de nobles, datant du XVIe siècle, a été rachetée par la famille Snijders en 1993. Établi en 1988 par des investisseurs, le club de golf, qui fête donc cette année son vingtcinquième anniversaire, répondait à une demande croissante en Belgique. À cette époque, de nombreux clubs voyaient le jour. Dans l’ancien domaine de chasse, il y a tout d’abord « l’Anglais », parcours ouvert et tracé sur un large plateau sujet aux vents dominants et considérant les éléments naturels et géographiques. Puis vient « l’Américain », parcours boisé et étroit protégeant son green - en d’autres mots, son aire d’arrivée - par des obstacles naturels et artificiels comme des plans d’eau ou des bunkers de sable. Ces deux parcours de golf de compétition à dix-huit trous, très esthétiques, sont l’oeuvre d’architectes golfiques. Ils s’étendent avec l’Orival sur pas moins de 160 hectares de pelouses vallonnées, entretenues à la perfection par les « green keepers ». Enfin, le dernier, destiné aux débutants, comporte quant à lui neuf trous. Tout au long de l’année, le domaine du Château de La Tournette est foulé par un public de tous niveaux, une tendance relativement jeune.

Une évolution apparente

Depuis quelques années, le golf a su séduire un autre public que celui des hautes sphères. Mais que les choses soient claires, en Belgique, l’ouverture au grand public de ces clubs restreints est encore plus ou moins limitée en comparaison à d’autres pays. « Certains clubs sont plus ouverts que d’autres. Si l’on retrouve toujours une certaine catégorie sociale dans les clubs, le jeu est maintenant en vogue, souligne M. van Stokkum. Il tend à se démocratiser et à se développer. Ce qui est nécessairement une bonne chose, parce que, sans nouveaux joueurs, le golf n’a pas de futur. » Certes, tout le monde est le bienvenu. Mais ici, à La Tournette, qui se veut un club de référence, la culture ancienne et le prestige veulent être préservés. Ainsi, il va de soi de respecter l’étiquette et le code vestimentaire propres au jeu. Cependant, bien que prestigieux, ce club fait état d’une ouverture d’esprit non discriminatoire. « Il n’est pas question de snobisme chez nous, nos joueurs sont là uniquement pour la pratique et, surtout, pour l’amour du jeu. »

Handicap, practice, driving range, green, swing… le golf a un champ lexical bien à lui. Sport de précision aux origines floues, il se pratique depuis des siècles.


Melting pot

Bien que le mélange des genres reste encore perfectible, on y voit défiler, sur ces gazons tondus ras, des familles, des seniors et des juniors. Le mélange des styles varie aussi au niveau des tenues : des classiques aux plus modernes. L’inf luence britannique est encore perceptible sur les terrains : les sempiternels pantalons à carreaux, pulls à losanges et traditionnels polos à col, les chaussures bicolores et la casquette bien vissée sur la tête, sans oublier l’inévitable gant dont les golfeurs ne semblent pas prêts à se passer. Traditionnellement, le monde du golf est majoritairement peuplé par la gent masculine, mais la tendance semble peu à peu s’inverser puisque les ladies représentent aujourd’hui un pourcentage significatif. Chaque année, de plus en plus de femmes s’y intéressent, de toutes les catégories d’âge. « Pendant les dix dernières années, les Ladies de La Tournette ont été sacrées championnes, à trois reprises, lors des championnats belges interclubs », explique avec fierté Bart van Stokkum, également membre du comité de direction du club.

Du sport, du vrai !

C’est tout à l’honneur de ces dames d’avoir remporté ces compétitions car, au-delà de l’aspect loisir et du plaisir que procure la pratique d’un sport, le golf est une activité qui exige une condition physique certaine. Outre la précision, la maîtrise, la concentration et la technique, les joueurs doivent faire preuve d’endurance. « Jouer un parcours, c’est aussi marcher six kilomètres, au minimum. Mais aussi de la puissance, lorsque l’on sait qu’un club pèse environ quatre cents grammes et que la force de l’impact peut atteindre plus d’une tonne. Ce n’est pas un jeu de force mais la balle doit être envoyée à quelque 200 mètres. C’est un jeu de technique et de concentration. » Et les parcours vallonnés, très compétitifs, ne facilitent pas la tâche des joueurs.

Initiation pour tous

Pour être autorisé à taper la petite balle blanche dans les parcours dits de championship, c’est-à-dire les « dix-huit trous », il faut d’abord obtenir un certain niveau de jeu qui se calcule en fonction du handicap. Alors, avant de laisser les néophytes y swinger aux côtés des meilleurs, La Tournette a mis en place des après-midis découvertes pour introduire le golf auprès du public intéressé. Et pour vraiment initier les débutants à l’art du golf, un stage-découverte est aussi possible. Le driving range est l’espace idéal pour apprendre à taper de longues balles. En effet, le fairway, la partie qui sépare l’aire de départ de celle de l’arrivée mesure, généralement, entre septante et cinq-cents mètres de long. Il est donc utile de pouvoir lancer loin. Pour plus de pratique, le practice – évidemment ! – propose des installations pour améliorer tous les autres aspects du jeu. Ensuite, les débutants pourront investir le terrain de l’Orival. Et après l’effort, le réconfort ! Le Club House du Golf Château de La Tournette propose petite restauration et plats raffinés à déguster en terrasse par les beaux temps à venir…

 

Renseignements

Golf Château de La Tournette
Chemin de Baudemont, 21
B-1400 Nivelles
www.tournette.com

 

Calendrier golfique

• 1er et 2 juillet 2013 : Championnat Seniors AFG, au Golf de Pierpont
• 19 août 2013 : Championnat Interclubs Super Seniors, au Golf du Bercuit
• 7 septembre 2013 : finale du Challenge de la Francophonie, au Royal Golf Club des Fagnes-Spa
• 3 octobre 2013 : finale de l’AFG Ladies Cup, au Golf du Château de la Tournette

 

Pour l’amour du golf… et des affaires !

Près de 140 entreprises utilisent le monde du golf pour encadrer leurs relations professionnelles, grâce au club d’affaires qui existe également au sein du Golf Château de La Tournette. Le Corporate Club attire et rassemble multinationales, PME et indépendants en leur offrant des infrastructures adaptées, en lien avec le sport. « Croyez-moi, de très grandes décisions ont été prises ici récemment », raconte Bart van Stokkum, un des gestionnaires du site de La Tournette, en faisant le tour du propriétaire. Ce ne sont pas moins de sept salles de réunion qu’abrite le Château-ferme de La Tournette. Grandioses ou cosy, ces espaces ont été aménagés par une architecte d’intérieur belge qui a su préserver le cachet de noblesse d’origine. Peintures au cadre doré, tapis plain rouge cardinal, grande bibliothèque à l’ancienne… tout est là pour plonger le visiteur dans le XVIe siècle, à l’époque de la construction du lieu. Située idéalement à quelques kilomètres de Bruxelles- Capitale, La Tournette propose, outre un paysage naturel, une plateforme et des services recherchés par les dirigeants d’entreprises : la visibilité d’entreprise, les événements de networking, les initiations et les tournois de golf, l’accès aux terrains de jeu, mais aussi des salles de conférence bien équipées et l’encadrement d’une équipe coordinatrice d’événements pour ne rien laisser au hasard. Tous ces éléments font de ce Corporate Club un endroit riche pour qui veut élargir son réseau, divertir et optimiser ses relations professionnelles, nouvelles ou existantes.

À 30 ans, Nicolas Colsaerts écume les circuits professionnels de golf depuis près de 12 ans. L’enfant prodige belge de la petite balle blanche y a connu des hauts et des bas. Un peu à l’image de son début de saison où il a réussi 3 Tops 10 (au Volvo Champions en Afrique du Sud, à l’Accenture Match Play Championship en Arizona et au Zurich Classic en Louisiane), mais n’a plus regoûté aux joies de la victoire et a raté le cut à trois reprises de justesse suite à quelques erreurs, notamment au putting. Ce qui fut le cas aux Masters, premier tournoi majeur de l’année. Tel le phénix, Colsaerts a cependant toujours réussi à renaître de ses cendres et est désormais d’attaque pour les prochaines échéances, dont l’US Open (13-16 juin à Ardmore, en Pennsylvanie) et le British Open (18-21 juillet à Muirfield, en Écosse). Nous l’avons rencontré le 8 mai dernier, lors de la présentation du « Kings of Golf » qu’il disputera le 29 septembre prochain sur le parcours du Zoute, en compagnie de deux autres stars mondiales du golf, l’Espagnol Sergio Garcia et l’Ecossais Sam Torrance. Une gageure vu que, à ce jour, il s’agit de la seule compétition-exhibition ouverte au grand public à laquelle ce véritable globetrotter participera cette année en Belgique. Lors de notre interview, il n’avait d’ailleurs plus déposé son sac chez lui, à Waterloo, depuis cinq mois ! Ce qui ne l’empêche pourtant pas de garder un lien indéfectible avec le plat pays qui est le sien…

Nicolas, vous revenez des États-Unis, où l’on vous surnomme désormais le « Belgian Bomber ». Ce surnom vous correspond-il ?
Nicolas Colsaerts — Tout à fait. Aux States, on m’appelle aussi « The muscles from Brussels ». Ce qui leur rappelle Jean-Claude Van Damme, qui avait ce même surnom… Je le lui laisse volontiers (rires). Je préfère « The Belgian Bomber », qui fait référence à ma force de frappe (Colsaerts est le joueur le plus long du circuit au drive, avec plus de 280 mètres de moyenne, NDLR) et à mes origines. Dans un pays où l’on ne connaît la Belgique que pour ses gaufres, ses chocolats ou ses bières, c’est plutôt pas mal d’être reconnu.

Ce surnom ne risque-t-il pas de vous enfermer dans un certain style de jeu, à savoir toujours frapper le plus fort possible, quitte à passer pour un fou ?
NC — Non, il ne faut pas exagérer, je fais encore ce que je veux quand je suis devant la balle ! Je me suis déjà fait siffler par le public américain parce que je prenais un bois 3 au lieu d’un driver au départ d’un trou. C’est vrai qu’au début, cela vous décontenance un peu. Mais je suis désormais habitué à ce genre de situation…

Vous jouez désormais en majorité aux États- Unis mais vous n’y habitez toujours pas. Pourquoi ?
NC — Être en permanence aux States, ce n’est pas pour moi. J’ai toujours l’impression d’y être dans le même patelin, sur les mêmes routes, dans les mêmes restaurants. C’est pour cela que j’ai besoin de revenir de temps en temps en Europe. Non seulement pour jouer au golf sur des tournois que je connais par coeur et sur un circuit où je veux conserver mon droit de jeu, mais aussi pour y retrouver une certaine culture. Je me sens Européen, et je suis fier d’être Belge. Même si je n’y suis pas souvent, j’y reste officiellement domici lié, chez mes parents à Rixensart, tandis qu’un pote me laisse une chambre disponible chez lui à Waterloo quand je reviens un peu plus longtemps. J’aime mieux cela que d’habiter à Bruxelles où c’est invivable avec le trafic de voitures du matin au soir.

Que connaît-on de la Belgique sur le circuit américain ? Et de la Wallonie ?
NC — Si la Belgique et Bruxelles parlent à certains Américains, je dois bien dire que la Wallonie est aussi inconnue que la Flandre. Vous devez imaginer qu’il y a 25 états américains qui sont 10 fois plus grands que la Wallonie. La Belgique est à peine aussi grande qu’un de leurs plus petits états, donc je suis déjà content s’ils en ont entendu parler. Ce qui ne m’empêche en rien de brandir bien haut nos couleurs. Voir le drapeau belge flotter sur un mât lors d’une épreuve comme la Ryder Cup, l’an dernier à Medinah (Chicago), cela vous booste et vous pousse à aller plus loin.

Bruxellois d’origine, vous avez émigré en Wallonie en passant toute votre jeunesse golfique dans les clubs brabançons de Rigenée et de Waterloo. Pourquoi ?
NC — Tout simplement parce qu’il n’y a pas de golfs compétitifs dans Bruxelles. C’est dommage qu’une grande ville comme notre capitale n’ait pas un beau parcours de championnat. Nous sommes quand même la capitale de l’Europe ! Le parcours du Ravenstein, à Tervuren, reste l’un de mes préférés en Belgique mais n’a pas la longueur suffisante, tant au niveau du parcours que du practice par rapport aux standards du circuit pro. De son côté, le Brabant wallon a accueilli pas mal de parcours, ce qui a permis au golf de prendre de l’ampleur dans le pays. Le Brabant wallon est véritablement le berceau du golf moderne en Wallonie et en Belgique.

Les Liégeois sont très certainement les Wallons les plus internationaux. Quand on rencontre un Wallon à l’étranger, il y a de grandes chances qu’il vienne de la Cité ardente !

 

Quels sont vos golfs préférés en Wallonie ?
NC — J’aime beaucoup les clubs royaux comme Spa, Sart Tilman, Waterloo avec la Marache ou encore le Hainaut (Erbisoeul). Bon, si on parle club, j’ai bien entendu de très bons souvenirs aussi à Rigenée !

Avez-vous de la famille, des racines, des amis en Wallonie ?
NC — De la famille, non. J’ai grandi dans le centre de Bruxelles où j’ai d’ailleurs frappé mes premières balles non seulement au pratice du club de Boitsfort, mais aussi dans un filet mis en place par mon père dans la cour intérieure de l’immeuble dans lequel j’habitais. Mais j’ai beaucoup d’amis à Liège, l’autre ville golfique qui sait s’amuser ! Les Liégeois sont très certainement les Wallons les plus internationaux. Quand on rencontre un Wallon à l’étranger, il y a de grandes chances qu’il vienne de la Cité ardente ! Hein oui…

Avez-vous des endroits de sortie préférés ?
NC — Voilà quelques années maintenant que je suis 340 jours par an aux quatre coins du monde… donc je suis plutôt débranché et je n’ai plus d’habitudes. Quand je reviens en Belgique, j’apprécie cependant toujours la nourriture typiquement belge, comme une bonne petite sole meunière ou une croquette aux crevettes. Surtout du poisson, en fait. Aux États-Unis, à part les steaks et les hamburgers… Auparavant, je connaissais aussi quelques bonnes boîtes de nuit, surtout dans la capitale, mais tout cela c’est de l’histoire ancienne pour moi.

Y a-t-il quelque chose dans lequel vous désirez vous investir, à Bruxelles ou en Wallonie ?
NC — Pour l’instant, je pense quasi exclusivement à ma carrière, je n’ai vraiment pas le temps de penser à autre chose. Je viens cependant de mettre sur pied, en collaboration avec mon sponsor 2pm, mon coach Michel Vanmeerbeek et mon manager, Vincent Borremans, la « Nicolas Colsaerts Coaching Team » (NCTT). L’an dernier, lors de l’événement « Colsaerts & Friends », j’ai constaté en effet que de nombreux enfants me prenaient en exemple et étaient passionnés par ce jeu. Cela se voyait dans leurs yeux. J’avais vraiment envie de faire quelque chose pour eux. Nous avons dès lors mis en place deux journées de sélection pour des enfants de 10 à 12 ans, 9 joueurs étant désormais repris dans la NCTT où ils bénéficieront gratuitement des conseils de « Mich », afin d’améliorer leur frappe de balle. C’est à cet âge que cela se joue ! J’avais vraiment envie de m’investir à ce niveau. Mais pour moi, peu importe que ces enfants proviennent de Flandre, de Bruxelles ou de Wallonie. Nous sommes un trop petit pays pour nous prendre la tête à ce niveau.

www.nicolascolsaerts.com

 

Bio Express

Nom : Colsaerts
Prénom : Nicolas
Date de naissance : 14.11.1982
Domicilié à Rixensart

Clubs (en amateurs)
Débuts à Boitsfort (1989), puis Rigenée (Villers-la-Ville) et Royal Waterloo (Ohain),
Professionnel de golf depuis 2000.

Victoires pro
Omnium de Belgique (2003),
Open de Bordeaux (2005),
Challenge de Finlande et Challenge des Pays-Bas (2009),
Open de Chine (2011) et Volvo World Match Play Championship à Finca Cortesin (2012).

Ryder Cup
1 sélection (2012), victoire 13,5-14,5 de l’Europe aux États-Unis.
1 pt de Colsaerts (avec Lee Westwood) contre Tiger Woods/Steve Stricker.

 

Chloé Leurquin De Waterloo à Rio

La jeune Waterlootoise de 22 ans est passée Pro en mars dernier. Premier objectif : se qualifier pour les Jeux olympiques au Brésil en 2016.

Chloé Leurquin est l’un des grands espoirs actuels du golf féminin belge, à la recherche d’une « héritière » à la brabançonne Florence Descampe, seule joueuse de notre Royaume à avoir remporté un tournoi sur le circuit américain au début des années ’90. Chloé, 22 ans, a décidé de passer professionnelle de golf en mars dernier. Cette décision pourrait sembler précipitée alors qu’elle n’a pas encore terminé ses études d’ingénieur de gestion à l’UCL. « Je suis en 1ère Master, avec encore un an pour réaliser notamment mon mémoire. Je compte bien cumuler le golf professionnel avec la fin de mes études, mon statut de sportive de haut niveau me permettant d’avoir des facilités notamment d’horaires, en accord avec les profs, commente-t-elle. C’est donc une décision mûrement réfléchie, en concertation avec mes parents et mon coach du Royal Waterloo, Arnaud Langenaeken. J’ai décidé de me concentrer sur le circuit LET Access Series, à savoir la Division 2 européenne féminine. Mon objectif est de me retrouver dans le Top 5 final en fin de saison afin d’avoir une carte complète pour le circuit européen féminin 2014. À partir de là, je pourrai viser plus haut avec, pourquoi pas, une qualification pour les Jeux olympiques de Rio en 2016… »

Un rêve d’autant plus fort que la jeune golfeuse est née à… Rio de Janeiro. Rien ne la prédestinait à une carrière en golf, sport qu’elle a commencé vers 11 ans sur les greens de Louvain-la- Neuve sous l’impulsion de son père, directeur de la société d’imprimerie Evadix, à Tournai. « J’ai directement accroché. En jouant tous les jours, je me suis rapidement retrouvée parmi les meilleures de ma catégorie d’âge, en poursuivant mon apprentissage au Royal Waterloo. J’ai alors été prise en charge par l’Association francophone de golf, puis au sein de la Belgian Team. Les filles nées en 1990 (telles une autre Waterlootoise, Laura Gonzales Escallon, l’Anversoise Valentine Gevers, la Brabançonne Manon Vanmol et la Liégeoise Stéphanie Dony, NDLR) étaient très compétitives. Ce qui favorise la progression. »

Chloé a pris régulièrement le dessus sur ses adversaires ces dernières années, remportant le titre de championne de Belgique amateur à trois reprises (2007, 2008 et 2012) ainsi qu’une fois en 2010 en « match-play » (tournoi un contre un). Elle a également terminé l’an dernier première au ranking belge. Son dernier et seul titre international amateur, conquis en mars dernier dans des conditions apocalyptiques aux Internationaux amateurs d’Italie, à Castel Gandolfo, est à son image ; imperturbable et dotée d’un mental d’acier. Une qualité essentielle à conserver pour parvenir à ses fins.

www.chloeleurquin.com

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