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Nommée « Artiste complice » de Mons 2015, la plasticienne française Fanny Bouyagui a reçu pour mission dans le cadre de Mons, Capitale européenne de la Culture, de « corrompre la jeunesse » !

Dans les communications liées à Mons 2015, il n’est pas rare de lire, associé au nom de Fanny Bouyagui, le terme de « prêtresse ». C’est vrai que Fanny a des airs de gourou féminin : grande, forte, tatouée, son look attire irrémédiablement l’attention, mais c’est bien sa personnalité et son talent qui la conserve, cette attention du public.

À 54 ans, et après déjà trois décennies de travail, la Roubaisienne a derrière elle, et plus que probablement devant également, un long et riche parcours où se mèle une multitude d’arts et de styles. Pour généraliser, voire simplifier, disons que Fanny Bouyagui est une plasticienne. Le terme est cependant un peu réducteur quand on constate la diversité des domaines dans lesquels l’artiste a apposé sa patte au fil des années : défilés de mode, installations multimédias, spectacles vivants, expositions, etc.

Spectacles inattendus

À la base, Fanny est… couturière. Elle a en effet obtenu un CAP de couture avant d’entrer dans ce qui s’appelle désormais l’École Supérieure d’Art du Nord-Pas-de-Calais Dunkerque-Tourcoing. En 1991, elle fonde son association, Art Point M, dont elle devient la directrice artistique et qu’elle installe dans un ancien entrepôt de tissus de Roubaix. Avec ses collaborateurs, au nombre de sept à l’heure actuelle (sans compter les six personnes de l’équipe technique), Fanny a monté de nombreux projets artistiques, spectacles, performances, évènements… Parmi ses « grosses » productions, on peut citer sa participation à Maubeuge en 1998 au festival Les Inattendus, l’un des premiers festivals des arts de la rue, créé par Didier Fusillier, directeur du Manège de Maubeuge et qui unira sa programmation et sa communication avec le Manège de Mons dès 2002. Les liens avec Mons sont donc déjà bien présents.

Fanny expérimente les rapports entre le spectateur et l’acteur, elle fomente des recherches vers des univers surprenants et décalés.


Pour en revenir plus directement à Fanny et à Art Point M, les rencontres et les projets se suivent. 1999 marque la création du spectacle multimédia Quelques Gens de Plus ou de Moins suite à la rencontre avec Didier Thibaut, directeur de La Rose des vents, scène nationale Lille Métropole Villeneuve d’Ascq. Dans ce spectacle, il s’agissait pour les spectateurs d’être dans un face-à-face seul avec un comédien jouant une situation particulière et généralement troublante ou émouvante – une chanteuse de cabaret, une strip-teaseuse, une femme léopard... – , dans le monde clos d’une caisse en bois pour laisser le visiteur aux prises de ses désirs, de ses an-goisses, de ses vérités et de ses mensonges. C’est bien le style de Fanny Bouyagui : interroger, interpeller, choquer… mais jamais gratuitement. Fanny expérimente les rapports entre le spectateur et l’acteur, elle fomente des recherches vers des univers surprenants et décalés. Le tout en utilisant bien entendu son expérience dans la mode dont elle se sert comme d’un support.

En 2001, elle imagine I have a dream, avec l’aide de Jean Blaise. Ici, la directrice d’Art Point M faisait baigner le spectateur dans un environnement entièrement blanc avec un mélange de vidéos et de sons électroniques. Derrière des vitres, des femmes se faisaient lentement transformer en mannequin, donnant l’impression d’être à la fois des figures de podium, mais aussi des prostituées. Le spectateur est voyeur et participant. Une manière pour Fanny Bouyagui de dénoncer les excès du paraître et la dictature de la beauté. « Je travaille beaucoup sur les corps et sur le thème de la standardisation, sur le corps de la femme surtout, je traite aussi régulièrement du thème de la nourriture, de la dictature du maigre, des angoisses face aux canons imposés par la société. »

La musique est aussi une part importante du travail de Fanny. Aux débuts des années 2000, elle élabore le Laboratoire Factory, club électronique éphémère pensé pour Lille 2004, Capitale européenne de la Culture. Dans sa lignée, naît le N.A.M.E. festival (pour Nord Art Musique Electronique) qui fêtait sa 10e édition en septembre 2014.

Art Point M est également à l’origine du projet «La Braderie de l’Art», à Roubaix, née en 1991 : pendant 24h, des artistes et designers créent des oeuvres en public à partir d’objets et matériaux de récupération.
www.labraderiedelart.com


Mais Fanny, c’est aussi Violences commerciales pour la 25e heure au Festival d’Avignon de 2005, les chambres de l’Hôtel Europa à la Gare Saint-Sauveur de Lille en 2009, 2010 et 2011, sa collaboration avec Lille 3000 et notamment la parade d’ouverture aux côtés de Jean- Charles de Castelbajac. Fanny, c’est également « NAINPORTEKOI », la plus grande opération mondiale de customisation de nains de jardins. Bref, Fanny, justement, ce n’est pas « n’importe qui ». D’ailleurs, pour toutes ces créations traitées de manière non exhaustive ci-dessus, l’artiste s’est vue élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur en septembre 2013.

Fanny et Mons 2015

Rôdée aux grands évènements, et en bonne connaisseuse du Hainaut, Fanny Bouyagui a été invitée directement par Yves Vasseur à apposer sa touche si spéciale sur Mons 2015. Ce qu’on lui a demandé : inspirer la nouvelle génération pour la conduire vers 2016. Sur les cinq projets qu’elle a proposés, trois ont finalement été retenus. Elle sera ambassadrice de lille3000 à la Maison Folie, horticultrice de Tournesols à la Grand-Place de Mons… et commandante en chef de la grande manifestation poétique de « Mon(s) Idéal ».

Pour la soirée d’ouverture du 24 janvier, on la retrouvera donc à la Maison Folie où elle aura conçu un parcours à sa sauce. « Le public suivra un parcours dans tout l’établissement. D’abord dans la cour où les passants seront invités à déposer leurs messages sur des rubans que nous pendrons aux arbres. Il y aura 2015 bougies, un univers fait de miroirs, des performances, de la musique. Au 1er étage, les visiteurs rencontreront Peau d’âne puis une exposition de photos contemporaines et une série de personnages délirants les mèneront vers la sortie », explique-t-elle. « Pour l’Ailleurs en Folie Lille, j’ai prévu un défilé mêlant l’art et la mode, mais aussi des cours de cuisine pour les enfants. Ceux-ci prépareront le dîner de leurs parents pour le soir. J’organise aussi un repas avec des chefs lillois. Le plasticien Mimi le clown posera ses collages sur les murs », continue-t-elle.

Fanny Bouyagui se transforme en horticultrice pour organiser l’installation d’un labyrinthe géant fait de 15 000 tournesols sur la Grand-Place de Mons. Accessible pendant 10 jours en juillet 2015.

 

Et ce n’est pas tout. La plasticienne se transforme donc en horticultrice pour organiser l’installation d’un labyrinthe géant fait de 15 000 tournesols (100 m de long et 30 m de large) sur la Grand-Place de Mons. Accessible pendant dix jours en juillet 2015. « Je travaille sur ce projet depuis deux ans. Je n’y connaissais rien, mais maintenant j’en connais un bout sur les différentes variétés de tournesols, grâce à l’aide d’horticulteurs de la région. »

Le dernier de ses projets estampillé Mons 2015 consistera en une grande manifestation, «Mon(s) Idéal». « Cela bouclera l’année. C’est un passage vers l’après Mons 2015. J’inviterai la jeunesse de Mons à défiler avec des banderoles, des slogans bien trempés à travers lesquels ils communiqueront leurs souhaits, leur vision de l’avenir, leurs attentes. Il y aura aussi un défilé de mode, une parade sur le monde et les grands hommes, toutes époques confondues. »

Après le Grand Chelem de tennis, voici bientôt le Masters Grand Slam équestre. Un défi relevé par les Écuries d’Écaussinnes : l’organisation d’un showjumping sportif et mondain de prestige dans quatre capitales mondiales. Les villes de Paris et Hong Kong ont déjà répondu présentes.

Enfant, Christophe Ameeuw accompagnait ses parents au Grand Jumping de Bruxelles. Un événement chic durant lequel « Monsieur mettait sa cravate et Madame sa belle robe et son chapeau. C’est là que j’ai pu voir tous les grands cavaliers de l’époque et connu ce sport. Je suis devenu un passionné de chevaux ». Un amour jamais démenti puisqu’en 1997, Christophe Ameeuw prend la direction des Écuries d’Écaussinnes, devenues aujourd’hui une structure de réputation internationale pour, notamment, l’élevage et le commerce de chevaux de sport. Une entreprise en constante évolution comme en attestent le chantier à l’entrée de la propriété. Un bâtiment sort de terre : un « hôtel 5 étoiles pour les chevaux », précise Fernanda, l’épouse brésilienne de Christophe Ameeuw. Entendez une écurie tout confort, idéalement équipée pour accueillir, en provenance du monde entier, des chevaux de sport, leurs cavaliers et leurs grooms.

Écaussinnes-la-Croisette

L’accueil de cavaliers plus ou moins expérimentés en saut d’obstacles est une activité développée par Écaussinnes. Des stages privés, « à la carte », sont proposés aux cavaliers qui, dans un esprit professionnel, souhaitent travailler et améliorer leur performance. Âgés de 14 ans minimum, possédant un pré-requis (catégorie de saut 1m10), les élèves ont la possibilité d’évoluer dans un milieu réputé et confirmé au niveau international. Encadrés par des professionnels, les stagiaires, non seulement, montent plusieurs fois par jour mais aussi apprennent les gestes liés au dressage et aux soins des chevaux. Du Brésil, du Mexique, de Turquie, de la Chine... les demandes affluent. Les Écuries d’Écaussinnes, dans un souci de service performant, ont mis au point un système souple de prêt de chevaux (Écaulease). Selon le niveau recherché et la durée, des chevaux de catégories différentes ainsi que les services d’une équipe expérimentée sont mis à disposition des cavaliers. L’acteur et réalisateur Guillaume Canet, récemment en tournage dans la région, mordu de jumping, est une figure que vous auriez pu croiser au détour d’un box. Mieux que Cannes et son tapis rouge, les 25 hectares de prairies verdoyantes des Écuries d’Écaussinnes.

L’aristocratie du cheval

Tomber amoureux d’un cheval d’Écaussinnes ? Un cas de figure récurrent. La solution : acheter le cheval sur lequel le cavalier de passage s’est entrainé et ne veut plus quitter. Le négoce des chevaux de sport est l’activité-phare des écuries. L’élevage et la valorisation d’un jeune cheval afin de le mener au plus haut niveau de ses capacités pour le saut d’obstacle, est un travail de fond et de longue haleine que le personnel qualifié d’Écaussinnes maîtrise avec excellence. Quand un cheval arrive à maturité, il est prêt à être vendu. Tous ne seront pas des champions olympiques. Cependant, plusieurs chevaux en provenance d’Écaussinnes sont déjà montés sur le podium de la victoire. Et qui dit élevage, dit reproduction. L’arme fatale d’Écaussinnes : Malito de Rêve, un étalon de bonne famille, fils d’un champion du monde. Une génétique sans aucune mésalliance ni bâtardise. Le bel animal a déjà une descendance remarquée sur la scène sportive internationale. Une semence qui se mérite. Et qui s’achète.

« Après le tourbillon de Paris et de Hong-Kong, mon luxe, c’est de pouvoir revenir à mes racines, de profiter de la campagne près de la ville, vivre les saisons dans cette écurie exceptionnelle. »
— Christophe Ameeuw

 

Écaussinnes, QG de l’événementiel équestre

« Aujourd’hui, nous avons envie de mettre notre passion sous les spots et la meilleure façon est de créer, autour d’un show-jumping, de l’événementiel ». En souvenir de son enfance, Christophe Ameeuw s’est, en 2004, mis en tête de ressusciter le Grand Jumping de Bruxelles. Sponsorisé par la famille D’Ieteren, l’Audi Masters a pris le relais avec faste. Cependant, la crise économique et le faible potentiel de possibles sponsors belges ont eu raison de l’initiative louable. En route pour Paris. En 2009, la maison Gucci adhère à ce concept de jumping en devenant sponsor en titre et le Gucci Paris Masters est directement un succès. Succès de foule et succès médiatique. « Ce que nous avions rêvé à Bruxelles est devenu possible à Paris. La fédération équestre française, 3e fédération olympique en France après le football et le tennis, les people, 50 000 visiteurs, 180 000 si nous comptons ceux du Salon du Cheval organisé conjointement, tous nous ont suivi. Notre sport existait enfin. » Au terme de sa 5e édition, l’événement demeure the place to be. Pourquoi en rester là ? Christophe Ameeuw exporte l’idée en Chine, à Hong Kong où, sponsorisé par le groupe Swatch, il crée le Longines Hong Kong Masters. Rebelote : le succès est au rendez-vous. Aujourd’hui, la structure mise en place par les Écuries d’Écaussinnes pour gérer les deux événements, EEM World, cherche deux nouvelles destinations. Los Angeles sur le continent américain et... Abou Dhabi, São Paulo, Istanbul ? Quatre capitales, quatre continents, les meilleurs cavaliers et chevaux... Le Masters Grand Slam : bientôt, une expérience quatre fois exceptionnelle, sportive et glamour.

www.mastersgrandslam.com

 

CHEVAUX, TOP NIVEAU !

Issu du monde agricole, Luc Henry est attiré par les équidés depuis sa plus tendre enfance, en particulier par l’élevage de chevaux de sport de haut niveau. Depuis plus de 18 ans, le quadragénaire se consacre à ce métier-passion et est à la tête d’un haras nommé HERO.
De 20 à 30 poulains naissent chaque année dans cet élevage situé dans le pays de Herve. Le métier d’éleveur consiste en trois étapes. Le croisement représente la base du travail. Il s’agit de choisir la jument qui a le potentiel génétique pour transmettre les qualités nécessaires pour produire un cheval de sport de haut niveau et de lui associer ensuite l’étalon qui lui correspond le mieux. Entre autres aptitudes recherchées, citons la mentalité, le respect, l’énergie, l’intelligence et, bien entendu, une santé irréprochable. La deuxième phase consiste en l’élevage à proprement parlé : permettre au poulain de grandir de manière saine et naturelle jusque l’âge de trois ans. La dernière étape est la mise en valeur des jeunes chevaux.
Ceux-ci sont confiés à des cavaliers qui les amènent à un niveau suffisant pour enfin passer entre les mains de sportifs professionnels de grand renom. Les chevaux de sport de Luc Henry sont répartis chez quelques cavaliers tant en Belgique qu’à l’étranger. « J’ai des chevaux en copropriété avec deux des trois derniers cavaliers champions du monde. » L’irlandais Dermott Lennon, champion du monde en 2002, monte la jument de 9 ans Calgot Pleasure; l’étalon de 8 ans, Aganix du Seigneur, est monté par le belge Jos Lansink, champion du monde en 2006. Quant aux chevaux lui ayant appartenu, Urico a participé à la finale de Coupe du Monde, Tic Tac du Seigneur a été champion de Belgique et Bogeno a terminé douzième des Jeux Olympiques.

Le luxe d’être Wallon ?
« Nous vivons dans une région riche tant du point de vue de sa culture que de son terroir. Nous avons la possibilité d’y créer notre propre activité. Le savoir-faire wallon, notamment l’élevage wallon (Bleu Blanc Belge, cochon Piétrain, etc.) n’a pas son égal. Notre région est au centre de l’Europe et l’élevage de chevaux de sport belges a la réputation d’être le meilleur au monde. Que demander de plus ? »

www.studhero.com

Et si la plus noble conquête du cheval n’était autre que l’homme à qui, en confident proche, l’équidé révèlerait sa vraie personnalité ? À Ittre, Florentine van Thiel développe, avec Chevalliance, l’équi-coaching, une approche « cheval-resque » du développement personnel et professionnel.

Dans un ravissant creux aux portes d’Ittre, dans ce coin vallonné du Brabant, où à quelques kilomètres de Bruxelles, la Wallonie se prend pour une vallée d’Auvergne, une ferme, blottie au milieu de prés en pente, accueille depuis 2011 bien plus que des chevaux. La ferme de Hongrée est le lieu choisi par Florentine van Thiel pour exercer ses talents de coach d’un genre un peu particulier, ayant pour monture « la plus noble conquête de l’ homme », comme disait Buffon.

Cinq chevaux sont ainsi à la disposition des « clients-patients » qui, à travers ces animaux, vont apprendre à se redécouvrir et à favoriser leur développement personnel. Notre équi-coacheuse, cavalière du dimanche depuis ses 18 ans, acquiert un partenaire équin en 2003. Cette acquisition se double chez elle de la découverte d’une méthode américaine prônant la coopération plutôt que la domination dans le rapport à l’animal. Une approche que la jeune femme adopte en même temps qu’elle découvre, grâce à l’auteur Linda Kohanov, qu’un travail sur soi peut se réaliser au travers de la compréhension du cheval. D’autant plus que cet animal très intelligent déchiffre très vite, par sa propre lecture de l’inconscient, la personne qui l’approche.

« Le cheval ne juge pas et, pour cause, se révèle généreux et juste. Une masse d’émotions dans un monde qui laisse peu de place aux sentiments », affirme Florentine, Liégeoise d’origine. Business & life équi-coach certifiée, elle a suivi une psychanalyse et une formation et propose ainsi, au travers de Chevalliance, des séminaires d’entreprise de 10 à 15 personnes ou des sessions personnalisées où il n’est pas question de monter à cheval mais d’établir un rapport apaisé avec l’équidé qui sert à la fois de révélateur et de miroir à la personnalité du coaché. Une dame a ainsi surmonté sa peur des chevaux et de la solitude lors d’un séjour à la ferme de Hongrée. Une autre personne a vu son traumatisme remontant à l’enfance se révéler et disparaître au contact d’un des pur-sang.

Des animaux qui, dans une société où la manifestation des émotions est en voie de disparition, nous apprennent, un peu comme les dauphins, à nous retrouver et à savoir qui nous sommes, nous permettant dès lors de progresser avec sérénité. Là où la psychanalyse parie sur le verbal, le cheval révèle l’être humain dans le comportement non verbal. Il est en effet prouvé que les émotions qui traversent cet imposant mammifère sont similaires à celles qui secouent l’humain, son compagnon depuis des millénaires.

Cette approche qui peut désarçonner certains commence à faire son chemin et trotte même dans l’esprit de grandes entreprises. BNP Paribas ou l’ONE (Office de la Naissance et de l’Enfance) sont déjà convaincus des bienfaits de cette approche sensorielle. La Commission européenne a même effectué un galop d’essai via le séminaire suivi à titre personnel par une responsable des ressources humaines d’une division. Mais il s’agit encore pour Florentine de dompter certains préjugés et de mettre fin aux résistances.

Le but de l’équi-coaching n’est donc pas de ruer dans les brancards, mais de laisser les esprits ouverts faire le premier pas et, grâce au cheval, de mettre leur développement personnel et professionnel bien en selle.

DÉBORAH FRANÇOIS
L’évidence au naturel

Photos : Anthony Dehez / dbcreation.be

Relation presse : Rodrigue Laurent

Make up et coiffure : Helena, pour Marianne Gray by John Velasquez / Rue des Chapeliers, 38 - B-1000 Bruxelles

Assistante photo : Marie Goffin

Voiture : Luc Léglise

Lieu : Hôtel Le Berger / http://lebergerhotel.be

Chaussures : Véronique Mergeay / www.veroniquemergeay.com

 

 

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Il a suffi d’un film et d’une Palme d’or pour que la jeune actrice wallonne entre dans la grande famille du cinéma.

En entrant dans la peau de Sonia, la jeune mère « désenfantée » de L’Enfant de Jean-Pierre et Luc Dardenne, Déborah François a compris que le plateau serait sa vie. La jeune femme s’installe alors à Paris et enchaîne les rôles. À l’écran, elle est tour à tour tourneuse de pages, résistante, journaliste, une femme qui cache ses pouvoirs sataniques sous une bure de moine, caissière de supermarché ou dactylo.

Depuis les bords de Seine, elle n’oublie jamais les bords de Meuse, revenant autant qu’elle le peut dans sa ville natale pour s’y ressourcer entre deux tournages. Aujourd’hui, elle nous donne rendez-vous à l’hôtel du Berger à Bruxelles, un ancien hôtel de rencontre, devenu un hôtel au charme fou. Toutes les chambres sont différentes et portent des prénoms féminins. Déborah nous attend chambre 406, celle qui porte le doux nom de « Manon ».

Vous vivez entre Paris et Liège. Celle-ci vous apparaîtelle différemment depuis la ville lumière ?
D.F. — C’est vrai que la distance change le regard. Liège reste ma ville natale, elle est toujours ancrée dans mon esprit par mes souvenirs, ma famille et les amis d’enfance. Je n’y travaille pas, donc quand j’y suis, ce sont des vacances, c’est mon recul. Je n’ai pas pu y retourner énormément cette année, mais dès que c’est possible, je m’y rends.

Quand vous redevenez liégeoise, quels sont les endroits que vous appréciez ?
D.F. — Je vais beaucoup au cinéma Sauvenière. Ils passent de très bons films. C’est étonnant le nombre de films qu’on peut voir à Liège par rapport à d’autres villes en Belgique. J’y vais chaque fois avec mes proches, sinon je retourne aux endroits où on allait quand on était plus jeunes, et notamment dans le Carré. Je rends beaucoup visite à mes amis et je les fais venir chez moi aussi. Je préfère passer du temps juste avec eux plutôt que de me balader.

Les lieux de tournage de L’Enfant restent-ils particuliers pour vous ?
D.F.
— Je ne vais jamais à Seraing, ce n’est pas l’endroit qu’on a envie de visiter en premier sauf si on n’a jamais vu les films des frères Dardenne (rires). D’autant plus que je n’y connais personne. Je n’y passe pratiquement jamais sauf en bord de Meuse et là, j’y pense à chaque fois.

Vous êtes en ce moment entre deux tournages, est-ce une période que vous appréciez ?
D.F.
— Non. En général, les comédiens n’aiment pas ne pas travailler. Même si je fais d’autres choses, je considère que l’essentiel de mon travail, ce sont les tournages. Après, il faut finir les films, faire de la post synchro, des interviews et puis des castings. Tout cela est pour moi secondaire par rapport à mon métier qui est de jouer, d’être soit sur une scène, soit sur un plateau de cinéma. C’est sûr que ce n’est jamais très marrant d’être inactive mais, en même temps, on ne peut pas tourner tout le temps. C’est tellement intense. On serait complètement épuisé.

« Je vais beaucoup au cinéma Sauvenière. Ils passent de très bons films. C’est étonnant le nombre de films qu’on peut voir à Liège par rapport à d’autres villes en Belgique. »

 

Pouvez-vous vous satisfaire de ce qu’on vous propose ou avez-vous parfois envie d’autres genres de rôles ?
D.F.
— On a toujours envie d’aller chercher les trucs qu’on n’a pas encore fait. Je ne me plains pas pour autant parce que je reçois des propositions tous les mois. Je ne suis pas en manque de travail, même si je n’ai pas forcément envie de faire tout ce qu’on me propose. J’essaie de faire des choses qui ne soient pas trop proches de ce que j’ai déjà fait avant. J’aimerais refaire une comédie ou un film d’action. Ce qui n’est pas facile parce qu’on tourne très peu de films d’action en France. Et quand il y en a, ce sont souvent de rôles de garçons.

C’est un plaisir de spectatrice qui vous attire dans ce genre de films ?
D.F.
— Oui. Il y a cette envie de me retrouver dans une scène où je me fais tirer dessus, où il y a une poursuite en voiture. J’ai envie de faire des choses qui sortent de l’ordinaire : courir dans un couloir de métro, faire des pirouettes, apprendre à me battre au sabre ou à manipuler une arme à feu. Dans un film d’action, j’apprendrai forcément quelque chose. Et puis j’adore les scènes spectaculaires.

Aimez-vous vous voir à l’écran ? 
D.F. — Je ne déteste pas ça. Sinon, je ne ferais pas ce métier. En règle générale, je suis assez critique vis-à-vis de moimême. J’aime bien me voir faire des choses que je ne ferais pas dans la vie, comme sauter d’un avion. J’aime bien aussi l’envers du décor, tout ce qu’on met en place pour créer une scène spectaculaire et faire vivre des émotions aux gens. Au cinéma, on peut tout se permettre, on peut bloquer des rues. Pour Populaire, par exemple, on a fermé le Pont d’Iéna. C’est bête, mais j’adore voir cette scène parce que je me rappelle comment on l’a tournée. Ce qui me titille, ce n’est pas vraiment de me voir, c’est plutôt de revivre la situation. Sinon, pour ce qui est de moi, il y a des moments où je trouve que ça va, d’autres où bon...

Avez-vous aujourd’hui le sentiment d’être meilleure actrice qu’il y a dix ans ?
D.F.
— Ça dépend sans doute du film. Je ne sais pas si je joue mieux, mais je le vis mieux, beaucoup mieux. Je pense forcément que si je suis plus sereine, je dois être meilleure.

Avez-vous moins le trac ?
D.F.
— Non, c’est plutôt que je ressens moins de pression. Avant, j’avais un enjeu sur les épaules qui parfois était très lourd, une pression que je m’imposais toute seule d’ailleurs. Maintenant je le prends avec plus de sérénité. Je ne suis pas chirurgienne ou pilote d’avion, je n’ai pas la vie de gens entre mes mains. Au pire du pire, je serai mauvaise dans le film. Je n’ai évidemment pas envie que ça arrive mais je n’ai pas la responsabilité d’une vie. Ce n’est que du cinéma.

BIO-EXPRESS

1987   Naissance à Liège le 24 mai.

2000  Fréquente les cours de l’Académie Grétry, à Liège.

2006  Nomination au César du meilleur espoir féminin pour L’Enfant.

2007  Nomination au César du meilleur espoir féminin pour La Tourneuse de pages.

2008  Nomination au César du meilleur espoir féminin pour Les femmes de l’ombre.

2009  César du meilleur espoir féminin pour Le premier jour du reste de ta vie.

2011  Prix d’interprétation féminine au Festival de Sarlat pour Les Tribulations d’une caissière.

2013  Nomination au Magritte du cinéma de la meilleure actrice pour Les Tribulations d’une caissière.

 

Vous sentez-vous aussi plus légitime dans le monde du cinéma ?
D.F.
— Oui, j’ai sans doute moins besoin de dire que je suis là et que j’ai le droit d’être là. Je ne me pose plus trop la question. J’ai aussi compris que les autres ne se la posaient pas.

Quand vous allez au cinéma, regardez-vous les films en spectatrice ou en actrice ?
D.F.
— Les deux. Si c’est vraiment un super film et que je m’y laisse prendre, je suis complètement spectatrice. Maintenant que je suis actrice, j’ai une grille de lecture que je n’avais peut-être pas avant. Je suis devenue plus exigeante avec le cinéma que je regarde aujourd’hui. Je vais remarquer si l’image est moche, si le rythme ne tient pas. Ça peut me sortir du film. Quand je vois quelque chose qui ne va pas, je redeviens une actrice. Je me dis : « Ah tiens, ils n’auraient pas dû faire ça. Je n’aurais pas mis la lumière là. Je n’aurais pas dirigé cet acteur comme ça. » Ce sont presque toujours des questions techniques. Sinon, j’essaie vraiment de me laisser prendre et de me laisser porter par le film.

Vous avez tourné à Londres un film en anglais, Unmade Beds. Était-ce une belle expérience ? D.F. — C’était super. J’ai adoré. J’adore Londres. C’était vraiment un de mes meilleurs tournages avec une équipe très jeune et un super réalisateur. Cela m’a permis d’avoir un agent là-bas. Du coup, je fais de temps en temps des castings sur place ou en envoyant des essais enregistrés.

Serait-ce un drame pour vous de ne plus tourner ?
D.F.
— Je ferais autre chose, mais je pense que j’aurais le coeur brisé. Je ferais autre chose parce qu’à un moment, il faut avancer. Je n’ai pas de diplôme. Que voulez-vous que je fasse ? (elle éclate de rire)

Il y en a d’autres qui sont arrivés à de belles choses sans diplôme.
D.F.
— Ils ne font pas grand-chose en ce moment, ceux qui n’ont pas de diplôme à Liège... C’est extrêmement difficile.

Ce ne doit pas nécessairement être à Liège.
D.F.
— Si je n’étais pas actrice, est-ce que je resterais à Paris ? Je ne sais pas.

HOTEL LE BERGER 

Projet de l’architecte Gabriel Duhoux, l’Hôtel Le Berger, situé près de la Porte de Namur, à Bruxelles, a ouvert ses portes en 1933. Véritable institution, il fut au départ conçu comme un lieu de « rendez-vous » galants et de réunions clandestines en tout genre. Son agencement particulier et sa décoration art déco kitsch, propice à la discrétion et à la luxure, ont été conservés lors de sa rénovation en 2012 : ascenseur double, salles de bains ouvertes, miroir bordant les baignoires, etc. Aujourd’hui, l’Hôtel, désormais « sage », compte 66 chambres, un restaurant et un bar dont les alcôves constituent un malicieux clin d’oeil au passé.
Empreint d’une atmosphère incontournable d’intrigues et d’érotisme, l’endroit est particulièrement recherché comme cadre pour photographies de mode et comme lieu de tournage.

Renseignements 
Hôtel Le Berger : Rue du Berger, 24 - B-1050 Bruxelles
[email protected]http://lebergerhotel.be

 

Dans Populaire, vous étiez radieuse et pétillante. La comédie vous va bien mais vous n’en avez pas tourné tellement. Il y a eu Fais-moi plaisir, d’Emmanuel Mouret et Les tribulations d’une caissière. Pensez-vous que vos débuts avec les Dardenne vous ont marquée dans un certain type de cinéma ? D.F. — Forcément L’Enfant a marqué. Heureusement pour moi parce que sinon je ne serais sans doute pas là en train de vous parler. Comme le film a marqué, les gens pensent à vous plus pour ce genre de films que pour d’autres. Mais je suis très contente. J’ai fait Populaire, donc je n’ai plus rien à prouver pour ce qui est des comédies. Si les frères Dardenne veulent écrire une comédie et qu’ils ont la gentillesse de me la proposer, je serais ravie. Ce serait drôle.

On est dans un ancien hôtel de rendez-vous, lieu propice aux histoires. Ce genre de lieux vous évoquent-ils parfois des histoires, quand vous êtes seule dans un hôtel pour un tournage, par exemple ?
D.F.
— Les lieux me parlent quand il s’agit de films d’époque. Quand on arrive et qu’on voit les décors et les costumes, je suis toute excitée. J’adore les coiffures et les effets. Pour tout ça, je suis vraiment restée une petite fille. Tout ce qui fait que le cinéma est le cinéma. Dans ces circonstances, c’est sûr que je me raconte des choses. Je chante, j’ai ma musique. Sinon pour me raconter des histoires, je n’ai pas besoin d’être sur un tournage. J’aime bien être toute seule. Je n’ai pas besoin d’être tout le temps entourée et d’avoir des amis autour de moi. Au contraire, ça me fait du bien de penser au calme. Du coup, j’ai du temps pour me raconter des histoires. Pour entretenir une vie intérieure très imaginative...

Si vous rencontriez la petite fille que vous étiez à 10 ans, qu’auriez-vous envie de lui dire ?
D.F. — T’inquiète pas, ça va bien se passer.

Vous étiez inquiète ?
D.F.
— Je me suis toujours demandé ce que j’allais faire plus tard et ça m’inquiétait un peu de ne jamais avoir de réponse. Je ne savais jamais qu’imaginer. Et du coup, quand je me suis retrouvée sur un plateau de cinéma, j’ai eu l’impression de me trouver au bon endroit et je me suis dit en fait, c’est ça. Sur le plateau de L’Enfant, ce n’était pas un tournage facile, mais je me sentais à ma place. Je ne sais pas pourquoi. C’est sans doute pour ça que je ne savais pas que c’était ça. Avant, je n’osais même pas me dire que c’était possible. Je lui dirais donc « Ne t’inquiète pas, tu vas trouver. »

FILMOGRAPHIE (SÉLECTIVE)

L’Enfant (2005)
La Tourneuse de pages (2006)
Le Premier Jour du reste de ta vie (2008)
Unmade Beds (London Nights) (2009)
Fais-moi plaisir (2009)
My Queen Karo (2009)
Les Tribulations d’une caissière (2011)
Populaire (2012)
Un beau dimanche (2014)

Télévision
Dombais et fils (2007)
Ah, c’était ça la vie ! (2008)
Mes chères études (2010)
C’est pas de l’amour (2013)

Videos

Soudain, les vidéoprojecteurs entrent en scène. La façade d’une église sort de la nuit. Jeux de lumières et illusions d’optique : Dirty Monitor repoussent vers l’imaginaire infini les limites des arts numériques.

Donner vie à la façade d’un bâtiment : un exemple d’installation visuelle hautement performante dont Dirty Monitor a le secret. Virtuose du mapping vidéo, le collectif d’artistes carolorégien s’est déjà taillé une solide réputation internationale dans le milieu. Leader en Belgique, installé au cœur de la ville basse de Charleroi, Dirty Monitor égrène avec fierté les spectacles ou événements récents sur lesquels il a travaillé. La comédie musicale Peter Pan, The Never Ending Story à Forest National, l’ouverture du Festival International du Film de Beijing (Pékin), le show de Florence Foresti à Bercy, les 75 ans de Spirou ou encore le mariage d’une princesse saoudienne.

Encore un anglicisme

Le monde informatique en regorge d’autant que la plupart des langages de programmation ont un vocabulaire tiré de l’anglais. Pour les non-initiés, le mapping vidéo est une technique multimédia qui permet, grâce à des logiciels créatifs, de projeter « sur mesure » des vidéos sur des surfaces ou des structures 3D. Que ce soit la façade d’un bâtiment, une sculpture, un pont, un train ou un fleuve, la projection joue sur l’illusion d’optique entre le réel et le virtuel projeté. La technique du mapping vidéo habille de lumières, d’images et de sons ce qu’elle éclaire, comme une seconde peau parfaitement greffée. « Nous sommes bien loin d’une projection classique cinématographique sur écran, précise Orphée Cataldo, un des membres de Dirty Monitor. Dans le mapping vidéo, la projection est calibrée au millimètre près. Chaque élément à éclairer est préalablement analysé, modélisé et intégré dans nos ordinateurs. Nous projetons ensuite les éléments modifiés par nos logiciels sur ceux, réels, que nous souhaitons sublimer. Par exemple, nous pouvons, si nous le souhaitons, éclairer uniquement les châssis ou les moulures d’une façade. Nous pouvons aussi simuler une explosion, une démolition ou une invasion de cette façade par une végétation luxuriante. » Tout est possible : effets spectaculaires, trouvailles graphiques, esthétisme classique ou débordement fantasmagorique. Seul compte le résultat : un spectacle inspiré et captivant.

« Grâce à notre technique de projection, nous étions en mesure de donner l’illusion que les livres s’ouvraient, se transformaient en bibliothèque, en garde- robe pour enfants, en falaise. »

 

Fragile illusion

En matière de « mapping sur structure », le spectacle musical du réalisateur Luc Petit est une prouesse. Un show grandiose et dément, 15 000 m2 de projection, Forest National habité par l’univers magique du lutin vert. La mission de Dirty Monitor : un mapping vidéo sur un décor de livres géants. « Grâce à notre technique de projec- tion, nous étions en mesure de donner l’illusion que les livres s’ouvraient, se transformaient en bibliothèque, en garde-robe pour enfants, en falaise. » Des mois de travail et une maîtrise parfaite de la projection vidéo sans lesquels la magie ne pourrait pas opérer. La moindre faille, le plus petit défaut et c’est la désillusion. Une désillusion qui peut avoir un coût. En fonction de la prestation demandée et, notamment, du nombre de vidéoprojecteurs mobilisés, le budget est variable, très extensible, parfois des centaines de milliers d’euros. Un investissement colossal pour le commanditaire. Une responsabilité pour Dirty Monitor. Le collectif en a conscience, qui a bâti sa réputation sur une expérience de plus d’une dizaine d’années et sur les compétences d’une équipe jeune, venant de disciplines différentes telles que l’architecture, la photographie, le dessin, l’infographie, la musique ou le montage vidéo. Une diversité d’inspirations et de talents qui fait la force artistique et technique de Dirty Monitor.

New York et Rio

Répondre aux appels à projets, aux concours in- ternationaux est un des grands axes du travail interne de Dirty Monitor. Monter des dossiers pour des projets qui n’aboutiront pas nécessairement fait aussi partie du jeu. Orphée Cataldo n’aime pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il reste donc discret sur plusieurs dossiers en cours pour lesquels la concurrence est là. Néanmoins, il est déjà acquis que Dirty Monitor réalisera, en octobre prochain, un mapping vidéo pour les 175 ans de l’horloger de luxe genevois, Patek Philippe. « Nous allons raconter l’histoire de la rencontre, en 1844, à Paris, de l’homme d’affaires polonais, Antoine Norbert de Patek et de l’horloger français, Jean-Adrien Philippe. Par un habillage à 360° des bâtiments, les spectateurs vont être plongés dans le Paris du XIXe siècle, au moment où la Tour Eiffel est en construction. » Autre commande prestigieuse : le Pont de Lucerne, en Suisse, devrait être prochainement « habillé » tous les soirs, pendant plusieurs années, par une installation de Dirty Monitor. Manque encore au palmarès de ces surdoués « la Statue de la Liberté ou le Pain de Sucre », s’amuse Orphée Cataldo.

Un sérieux belge

En matière de mapping vidéo, la Belgique a une sacrée réputation à l’étranger. « Nous sommes toujours surpris d’avoir cette notoriété. La Belgique est, dans ce domaine, techniquement à la pointe. C’est d’autant plus surprenant qu’il n’y a pas vraiment d’écoles qui forment au mapping vidéo. La technique s’apprend sur le tas, au cours de formations courtes proposées par les vendeurs de vidéoprojecteurs. Nous avons en Belgique les meilleurs produits. Nous sommes récemment allés à la Fête de la Lumière, à Lyon, et tous les vidéoprojecteurs étaient belges. » C’est une chance, car « nous sommes tributaires du matériel. Sans le matériel, on ne peut rien. Nous travaillons avec ADC Production, une des firmes les plus compétentes sur le marché. »

Charleroi brûle pour Mons 2015

Dirty Monitor est « dans le coup ». L’ouverture et/ou la clôture des festivités ? C’est encore secret. Orphée Cataldo dit juste que « Charleroi a la volonté politique de redresser la ville grâce à la culture. » Mons 2015 est une opportunité que Charleroi va saisir, car les idées ne manquent pas. Dirty Monitor a été désigné « chef de projet » pour la ville dans le cadre de Mons 2015. Le choix est malin car le collectif a l’habitude de monter des spectacles époustouflants. Rien n’est encore tout à fait au point ni validé, mais Orphée nous confie qu’il s’agira d’un allumage grandiose de toutes les façades qui, face à la gare rénovée de Charleroi-Sud, vont du Ministère des Finances jusqu’au nouveau Pôle de l’Image. Et puis, il y a les péniches qui, équipées de vidéoprojecteurs, descendraient la Sambre, de Mons à Charleroi avec un arrêt symbolique au Rockerill, temps béni de l’industrie vivante à Charleroi.

Renseignements:

Dirty Monitor

Rue de Marcinelle, 30

BE-6000 Charleroi

[email protected]

www.dirtymonitor.com

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