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Logé dans un écrin naturel de toute beauté, le Domaine des Hautes Fagnes est situé à Ovifat, à proximité du Signal de Botrange, à deux encablures du toit de la Belgique. L’hôtel conjugue savoir-faire, gastronomie, bien-être, détente et développement économique.

 

Construit dans les années 1970, ce bâtiment était, au départ, la propriété du Mouvement Ouvrier Chrétien. En juillet 1993, l’hostellerie Domaine des Hautes Fagnes ouvre ses portes. Après quelques péripéties et changements de propriétaires, la famille Petta décide de racheter l’hôtel en 2009 et de le rénover, avec un investissement de 5 000 000 €. Depuis la reprise, les exploitants ont pour objectif de s’inscrire pleinement dans une démarche sociétale de développement durable, respectant ainsi l’environnement naturel dans lequel ce bâtiment est logé. Au fil des ans, l’établissement a subi de multiples transformations afin d’offrir à ses convives un cadre accueillant et chaleureux, logé en pleine nature au cœur d’un parc boisé. Il propose une offre complète tant aux touristes et habitants de la région qu’aux entreprises. Le domaine se compose d’un hôtel comprenant 71 chambres pourvues de tout le confort nécessaire, d’une brasserie, d’un restaurant gastronomique, d’un centre wellness, de salles de réunion, de séminaire et de réception.

L’infrastructure vient d’engager un nouveau chef de cuisine pour le restaurant gastronomique « Aux Saveurs des Fagnes ». Yves Van Dorpe peut se targuer d’avoir une belle expérience au sein d’établissements étoilés. Cette arrivée coïncide avec la volonté des propriétaires du domaine d’aller encore plus loin dans l’offre éclectique et de faire du restaurant du Domaine une référence en gastronomie. Le chef y propose une cuisine fusion française aux saveurs méditerranéennes pour le plus grand plaisir des papilles. Son ambition est de travailler avec des producteurs locaux, des produits frais, de qualité, changeant sa carte au gré des saisons. Cuisine de vertu et de pondération, mettant en évidence produits locaux et spécialités aussi généreuses et inventives que savoureuses.

Entièrement rénové en 2012, le centre wellness « Vita Natura » du Domaine accueille tant les résidents de l’hôtel que toutes personnes souhaitant se détendre au cœur du plateau des Hautes Fagnes. Le centre se compose de dix cabines de soins et d’un espace de 600 m² comprenant sauna, hammam, bain à bulles et piscine couverte. Il propose toute une série de soins pour le corps, dispensés par un personnel hautement qualifié, le tout à des prix étudiés et de multiples promotions saisonnières.

L’infrastructure pour les séminaires est aussi un des points forts, à savoir neuf salles de réunions pouvant accueillir jusqu’à 300 personnes. Le vaste parc (34 000 m²) qui entoure l’hôtel vous invite à la promenade et aux délassements (mini- golf, pétanque, ping-pong, plaine de jeux, etc.). Par sa situation exceptionnelle en pleine nature, le Domaine des Hautes Fagnes est le point de départ idéal pour des promenades pédestres (accompagnées par des guides nature), des balades en VTT ou des randonnées à ski.

Le Domaine des Hautes Fagnes, qui occupe actuellement 40 équivalents temps plein, a pour ambition d’agrandir l’établissement en 2016 et de se doter d’une trentaine de chambres supplémentaires, d’une nouvelle salle de réception et de salles de séminaires. Cette maison 100 % familiale continue son développement. Elle s’est récemment dotée d’un véritable chalet de montagne au pied des pistes de ski d’Ovifat. Il offre une vue panoramique sur les trois pistes de ski et la piste de luge.

 

RENSEIGNEMENTS
Domaine des Hautes Fagnes
Rue des Charmilles, 67
B-4950 Ovifat
+32 (0)80 44 69 87

 


 

CÔTÉ PRIX

Chambre pour deux personnes à partir de 130 € ; petit-déjeuner buffet a 20 €. À la brasserie, vous pouvez déguster des plats de qualité (entre 10 et 19 €). Le restaurant gastronomique propose divers menus en deux, trois, quatre ou cinq services (30, 40, 50 et 60 €).

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Bonnes adresses Week-end gastronomique, séminaire ou séjour en famille, l’Hostellerie*** propose de belles formules au bord de la Semois, au cœur d’une nature généreuse. Ici, toutes les rencontres sont possibles.

 

 Idéalement située à Alle-sur-Semois dans le sud de la province namuroise, à quelques kilomètres de la frontière française, cette belle demeure a été investie en 1998 par Jane et Dimitri Everard, qui ont quitté le Brabant wallon où ils ont exploité à Waterloo pendant six ans La Cuisine au Vert, restaurant repris par la sœur du patron. « Mes parents habitent près de Rochehaut et j’aime beaucoup cette région, confie Dimitri. Cet hôtel, nommé La Charmille à l’époque, était inoccupé depuis deux ans quand nous l’avons racheté. Nous avons fait beaucoup de travaux et totalement réaménagé le lieu, en y installant notamment un ascenseur, une piscine extérieure et un tout nouveau jardin. »

Il faut reconnaître que le résultat est à la hauteur des efforts. Belle bâtisse carrée agrémentée d’une véranda donnant sur le jardin et d’une vaste terrasse accueillante, cet hôtel trois étoiles compte aujourd’hui 23 chambres plutôt spacieuses, aux tons chauds. Tous les clients sont unanimes, le confort et la propreté sont les deux premiers atouts du lieu qui compte également une chambre pour les personnes à mobilité réduite au rez-de-chaussée avec parking privatif et des commodités également adaptées. Équipées de wifi et d’écrans plats, les chambres se déclinent en trois catégories : standard tout d’abord (120 € en double) ; familiale ensuite avec deux pièces communicantes et un lit superposé prévu pour deux enfants (210 €) ; et enfin en Suite Junior (150 €), le tout avec des formules demi-pension ou complète. Car la bonne chère est également un point fort de la maison.

 

À table !

Le restaurant gastronomique offre un menu Bib Gourmand à 37 € pour la troisième année consécutive, ainsi qu’un menu quatre services et une carte qui, en saison, fait la part belle au gibier. La biche s’y décline sous toutes ses formes : en carpaccio, en filet sauce Grand Veneur ou en pavé grillé. Si vous aimez cela, Dimitri et Jane proposent même des week-ends de chasse de deux ou trois nuits avec, bien sûr, du gibier au menu ; la formule a d’ailleurs beaucoup de succès.

Mais la surprise vient surtout du second espace de restauration, la Brasserie qui est entièrement dédiée à la bière d’Orval ! « Depuis 2008, nous avons été distingués par l’abbaye et reçu son label Ambassadeur d’Orval, car nous faisons énormément pour la promotion de cette bière que j’apprécie vraiment, malgré son amertume. C’est un excellent produit, élaboré dans la région par les moines trappistes, ce qui n’est pas anodin. Seul souci, la bière est victime de son succès et il n’y en a pas assez en distribution. Nous la déclinons dans plusieurs produits, dont des croquettes au fromage d’Orval, des carbonnades à l’Orval ou même un sabayon d’Orval… »

 

Esprit Pays des Vallées

« Notre clientèle est composée à 80 % de Flamands, poursuit Dimitri, qui vient ici surtout pendant le week-end et les périodes de congés scolaires. En dehors de cela, l’on compte beaucoup de Bruxellois et de Brabançons wallons, dont des clients de notre hôtel-restaurant à Waterloo. Nous offrons aussi une infrastructure pour une vingtaine de personnes pour les séminaires d’entreprise. »

Mais ce qui attire certainement une partie de la clientèle, c’est le label Esprit Pays des Vallées décerné par le Bureau Économique de la Province de Namur à une vingtaine d’hébergements de charme et de caractère depuis 2006. Un label qui vise surtout à valoriser une série de lieux, hôtels, chambres d’hôtes et gîtes, qui s’inscrivent dans une logique de développement durable et qui adhèrent à une charte d’engagement stricte qui garantit la qualité de leurs services.

 

RENSEIGNEMENTS
Hostellerie *** Le Charme de la Semois
Rue de Liboichant, 12
B-5550 Alle-sur-Semois
+32 (0)61 50 80 70

 


 

À VOIR, À FAIRE

«Nous venons d’acheter plusieurs petites maisons voisines sur le bord de la Semois et nous envisageons, si tout va bien, d’ouvrir huit Suites en juillet 2016 », déclare Dimitri avec enthousiasme. Et cela tombe bien, car l’été, l’hôtel affiche très souvent complet. Et pour cause, les attractions touristiques ne manquent pas dans les environs immédiats : l’exploration de la Semois, dont des balades en Segway (ces véhicules électriques a deux roues sur lesquels on se déplace debout) sur les rives de la rivière avec dégustation surprise de produits du terroir, la visite d’une ancienne galerie d’ardoisière, le parc animalier de Rochehaut, Semois Aventure ou, bien sûr, la chasse ou la pêche, les descentes en kayak ou le karting. Pas de quoi s’ennuyer, en effet !

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Nichée entre bois, prairies et sentiers, Torgny, à quelques encablures de la France, recèle bien des trésors de quiétude et de sérénité.

Quelques arpents de vignes, un lavoir miraculeusement préservé, des façades baignées de soleil d’un de nos plus beaux villages… et la Semois toute proche.

 

Installés depuis huit ans, Clément Petitjean et Monia vous attendent à la Grappe d’Or, maison de bouche renommée pour sa méritée étoile Michelin et les commentaires élogieux de ses hôtes. « Cuisine d’aujourd’hui avec son univers de saveurs et de senteurs dans un cadre d’antan », comme l’affirme fièrement le chef. Le respect des produits originels (farine, viandes, légumes, fruits, fromages entre autres) est le crédo, la règle d’or auxquels le chef et sa jeune équipe se soumettent. Amoureux de fraîcheur et de générosité, Clément propose un choix remarquable dans ses menus et sa courte carte (le tout renouvelé tous les deux mois dans un souci permanent basé sur les saisons et le marché) mettant constamment en évidence les attraits du terroir.

Trois mises en bouche se succèdent, délicats préludes au repas. On y détecte déjà les prémices de moments de plaisir. Le choix des saveurs est la préoccupation première de Clément qui transcende son imagination dans un feu d’artifices… sans artifices, ni faux-semblants. Une succession de surprises qui séduisent. Pour découvrir ces trésors, il existe trois menus (« Inspiration » ou « Composition » en quatre ou cinq services à respectivement 57 et 68 € ou 86 et 101 € avec une jolie sélection de vins) ; le troisième est une formidable et généreuse « Réflexion » (suivant l’humeur du chef et au gré du marché et des saisons pour découvrir les fondamentaux de son travail à 110 € ou avec les vins à 161 €). Le midi, on propose un « Menu du marché » en trois services pour 35 €. Sans oublier de signaler que vous pouvez également manger à la carte.

 

Au menu

Clément vous régale d’abord d’un épatant crémeux de foie gras de canard, chantilly au raifort, pain cuit à la vapeur farci de foie gras grillé, sauce tzatziki et sucrine brûlée ou d’un homard grillé originalement accompagné de tripes à la mode Caen et de tomates rôties (alliage surprenant qui déridera les plus exigeants), à moins qu’un carpaccio de betterave rouge à l’eau de rose, assorti d’une betterave jaune confite au gros sel et au jus de chioggia, ne vous fasse de l’oeil.

Votre deuxième assiette accueille, avec sourire et complicité, un généreux jarret de veau local braisé, escorté d’une moutarde de pêche de Meuse, girolles, oignons et pommes de terre bleues. Venant de la Mer du nord, un succulent filet de vive se complète de poivron et piment, d’une courgette, le tout sur un ragoût de boulgour aux coquillages. Un délice ! Le moment du dessert et de ses délicatesses vous confirmera bien votre présence dans un lieu d’exception. Tout le repas est souligné par des pains fabriqués maison.

Le service, aussi attentionné qu’efficace, est entre les mains expertes d’une équipe sous la conduite souriante de Monia. La sélection des vins est habilement présentée par une jeune sommelière qui a su combiner, avec talent, les breuvages en symbiose parfaite avec les plats.

La route est longue jusqu’à Torgny, nous ne pouvons que vous conseiller d’opter pour le logement sur place. Vous serez choyés par une nuit calme et sereine au coeur du jardin dans une chambre moderne et confortable, avec terrasse privée et vue sur la vallée entre Belgique et France. Le petit-déjeuner peut être servi sur la terrasse de la chambre ou dans la salle rustique à souhait. Un défilé de pains, yaourts et confitures maison, jus de fruits frais et même le fameux jambon d’Ardenne local de chez Maréchal. À l’étage du restaurant, le corps de logis a été restauré en cinq chambres où l’on a préservé la typicité gaumaise des lieux.

 

RENSEIGNEMENTS
La Grappe d’Or
Rue de l’Ermitage, 18
B-6767 Torgny
+32 (0)63 57 70 56
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Loïc Pierard a toujours eu cette idée fixe d’ouvrir son propre restaurant.

Il y a quatre ans, il crée LO’riginal, un établissement raffiné situé aujourd’hui dans une dépendance historique du château de Chimay.

Gastronomie, terroir et jeune cuisine sont au rendez-vous.

 

Bien sûr, quand on pense à Chimay, on imagine l’abbaye se dessiner au loin, ses moines brassant la bière et fabriquant le fromage. Le cliché s’arrête vite là. Il y a quatre ans, Loïc Pierard, jeune chef de 31 ans, décide de lancer un restaurant gastronomique au cœur de la ville, cité qu’il considère un peu comme « le bout du monde ». « On ne vient pas par hasard à Chimay ! » Et la raison en serait peut-être un passage à LO’riginal, l’établissement du haut de la rampe du château, dans ce que l’on appelle ici, communément, la basse-ville et donnant sur le domaine et les étendues forestières de la région. « Je l’avoue, c’est unique à Chimay, que ce soit en ce qui concerne la cuisine et le cadre. » Le ton reste humble, car ici, pas de prétention… si ce n’est de surprendre, en toute simplicité, le client. « La carte change chaque mois, proposant une cuisine de saison et donc, il n’y a pas de plat signature à afficher, mais juste l’envie de se renouveler, de surprendre et d’apporter de la fraicheur dans une cuisine traditionnelle. Prendre un classique et le revisiter. » Quelques plats à la carte, quatre menus (allant du Lunch à 22 € au Plaisir à 45 €) au rapport qualité prix récemment reconnu par l’attribution d’un Bib Gourmand au Guide Michelin. En cet hiver, on peut, par exemple, déguster une « caille de Hesbaye, chou rouge, noisettes, pommes Granny », se laisser surprendre par les « noix de Saint-Jacques, lentilles, boudin blanc et beurre salé » ou encore s’adoucir avec le « chocolat grand cru, caramel, cacahuètes et fromage blanc ».

Formé chez des grands noms en apprentissage et patronat dans des maisons telles qu’ « Au Prieuré » à Solre-Saint-Géry ou « Bruneau » à Bruxelles, le jeune chef a su s’imposer surtout en déménageant, il y a un an, dans cette dépendance du Château des Princes de Chimay, superbe lieu aux allures médiévales. « Cela cadre mieux avec ma cuisine et mon objectif de départ. » Avec une note de quatorze sur vingt au Gault & Millau, le pari semble réussi.

 

Four à pain, fanfare et gastronomie

L’établissement se compose donc de deux salles : celle du restaurant au rez-de-chaussée, pouvant accueillir, dans un cadre intimiste et chaleureux, jusqu’à 25 couverts et « Le Relais des Princes », salle de réception (partagée avec les Princes de Chimay), située à l’étage et proposant une vue imprenable sur la région.

Si l’on remonte loin, très loin dans le temps, cette bâtisse située en contrebas du château, dans une petite rue descendant la Place de Chimay, ancienne cité médiévale de près de 1000 ans, était au départ un four à pain. Ensuite, une étable et, après des années d’abandon, les Loupards, la fanfare princière chimacienne, s’en emparèrent, insufflant au lieu, durant une dizaine d’années, une nouvelle vie et lui réattribuant une place de choix. Appelé depuis « Maison des Loupards », le bâtiment en pierre qui accueille aujourd’hui LO’riginal a été entièrement rénové par Anne Deroover, décoratrice du château, et ce, dans la même ligne stylistique, comme en témoigne l’ameublement presque identique du « Relais des Princes » à celui de la salle d’armes du château. La touche personnelle de l’architecte d’intérieur colle bien au nom du restaurant : des murs en liège, un chaudron en guise de lavabo et des tons rappelant ceux de la pierre tout en y mêlant la chaleur de l’or. Un bel écrin pour les plaisirs de la bouche qui s’inscrit dans la volonté des Princes de consacrer cette dépendance au développement économique et touristique de Chimay.

Outre sa cuisine et son cadre exceptionnel, LO’riginal est surtout une entreprise familiale qui roule. Entouré de son épouse, Marie Rémy (à la salle), de sa sœur (à la comptabilité), de sa mère et de ses beaux-parents pour des aides ponctuelles, Loïc a réussi à faire prospérer son jeune restaurant dans une région où un lieu destiné à la gastronomie doit faire ses preuves pour exister et surtout tenir sur la durée. Ici, il faut conquérir les gens, ce pays de chasseurs, de terres à pertes de vue, de nature sauvage. L’esprit des Ardennes ne se laisse pas aussi facilement attraper. Et c’est avec maitrise et patience que LO’riginal a réussi à s’imposer, et même à perdurer.

     

RENSEIGNEMENTS
LO’riginal
Rue du Four, 30 (La Rampe)
B-6460 Chimay
+32 (0)60 21 46 16

Les alpagas ne sont pas juste de belles bêtes et leur élevage n’est pas un jeu d’enfants.

Sélection génétique pointue et critères scientifiques rigoureux sous-tendent un programme d’élevage déterminé vers la production d'une fibre d'excellence.

 

La fibre divine est douce au toucher comme au porter. Pour la produire, un animal, l’alpaga, a été créé, il y a 8000 ans, sur la plaine d’altitude de l’Altiplano, au cœur de la cordillère des Andes. Son ancêtre, la vigogne, est l’animal qui produit la fibre la plus fine et la plus luxueuse au monde (14 microns de diamètre – pour comparaison, un cheveu humain fait environ 60 microns de diamètre). Or, la finesse fait la douceur de la fibre. Trésor de la civilisation Inca, la fibre d’alpaga était considérée comme « la fibre des Dieux » et, à ce titre, réservée à la royauté. Ce camélidé a donc le double avantage héréditaire de produire une fibre, d’une part, d’une qualité exceptionnelle, isolante (effet thermique sept fois supérieur à la laine), résistante et légère et, d’autre part, en quantité (jusqu’à 2 kg en premier choix par animal). Deux qualités qui, hormis la beauté et le caractère paisible de l’animal, ont convaincu Éric et Laurence Varlet de tenter l’aventure de l’élevage et de la filature de toisons.

 

Terriblement « macho »

Les premiers alpagas (de type huacayas) sont arrivés à la ferme du Maquis, à Ciergnon, en 2011. Les années suivantes, l’élevage a considérablement cru. Achats et naissances ont rythmé la vie du couple-éleveur. Le troupeau, rigoureusement sélectionné, compte actuellement des spécimens aux pédigrées exceptionnels en provenance de lignées diversifiées néo-zélandaises, australiennes, américaines et péruviennes dont un mâle reproducteur, appelé « macho » – ça ne s’invente pas –, heureux papa de « crias » de toutes les couleurs. Les prochaines naissances sont attendues pour l’été 2016 sachant qu’une mère, « hembra », ne porte qu’un seul petit par an. Le troupeau compte à présent une quarantaine d’alpagas et pas question d’aller au-delà. « Notre but n’est pas de faire du volume ou du rendement mais bien de la qualité », commente Éric Varlet.

Dans les prés boisés du domaine, les alpagas disséminés dans des enclos distincts en fonction de leur âge ou de leur sexe, cisaillent tranquillement l’herbe grasse. Les animaux sont altiers, curieux, surprenants avec leur « pompon » sur la tête et leurs yeux aguicheurs en amande. L’alpaga est l’animal dont la toison présente le plus de coloris naturels au monde. Un classement de 16 couleurs officielles pour environ 200 teintes répertoriées. Un nuancier tout en délicatesse avec des tons allant du blanc au noir en passant par le gris, le brun et le beige. « Au départ, nous avons sélectionnés des femelles claires car l’élevage industriel mondial a, pendant des années, au niveau génétique, privilégié le blanc qui donne une fibre plus fine, donc plus douce, et plus longue, donc plus résistante. Ce n’était ensuite pas compliqué, avec des teintures, de créer des couleurs artificielles. Aujourd’hui, nous assistons au retour d’alpagas de couleur au sein des élevages. C’est une bonne chose. Leurs couleurs naturelles sont inimitables. Notre étalon est d’ailleurs de couleur. La seule couleur que nous ne possédons pas est le gris car la reproduction est compliquée et les toisons de bonne qualité rares. En filature, il nous arrive de mélanger des toisons pour retrouver une couleur. Toutefois, l’utilisation de teintures à la transformation de la fibre est proscrite dans notre micro-filature comme le sont également les produits chimiques, les acides ou les adoucissants. »

 

Fil d’alpaga et poils d’husky

À côté de leur activité d’éleveurs, Éric et Laurence proposent la tonte d’alpagas et la transformation de leur toison en fils dans leur micro-filature. « La tonte (il existe peu de tondeurs en Belgique) est un service que nous réservons à nos clients (comprenez les propriétaires d’alpagas achetés dans leur élevage). Nous voulons être bien plus que de simples marchands d’alpagas. Au printemps, quand nos clients ont besoin de tondre leur troupeau et de transformer la fibre, nous sommes là », commente Éric Varlet. La micro-filature est, quant à elle, ouverte à tous les propriétaires d’alpagas, moutons, chèvres, lapins ou lamas désireux de valoriser la fibre animale en fils à tricoter. « Nous pouvons traiter chaque lot, toison par toison, et garantir une parfaite traçabilité. » Les clients sont assurés de récupérer uniquement le fil issu de leurs animaux. N’importe quel animal, du moment que la fibre atteint au moins 5 cm de long. Ce fut le cas pour un propriétaire d’husky qui avait pendant dix-sept ans soigneusement ramassé les poils de son chien (6 kg) pour les faire transformer en 3 kg de fil ! Un designer textile a, quant à lui, fait transformer de la toison de bison.

Installées dans un bâtiment annexe, les machines de la micro-filature proviennent du Canada. Il existe un seul fabricant au monde qui propose l’ensemble complet des machines (fileuse, cardeuse, éjarreuse, retordeuse, enrouleuse de cônes, etc.) nécessaires à toutes les étapes de transformation de la fibre en fils. Éric a reçu sur place une première formation par un technicien canadien et Laurence s’est rendue dans une micro-filature écossaise pour apprendre le fonctionnement de base des machines et tirer des informations précieuses quant à leur méthode de travail. « Par la pratique quotidienne, nous affinons nos connaissances mécaniques et nos ajustages deviennent de plus en plus précis. Nous sommes les seuls en Europe, pour l’alpaga, à boucler la boucle : la sélection en élevage, la tonte et la transformation des toisons en fil. »

À terme, une boutique de produits finis devrait être intégrée à la micro-filature. Aujourd’hui, une boutique en ligne donne déjà une indication de ce qui peut être réalisé à partir de fil 100 % alpaga (pulls, châles, écharpes, chaussettes ou encore bonnets). La micro-filature travaille avec trois artisanes wallonnes (deux tricoteuses et une tisserande) et ce n’est qu’un début. Éric et Laurence sont à la recherche d’artisans œuvrant avec une « certaine philosophie ». Comme le styliste et couturier Bernard Depoorter.

 

RENSEIGNEMENTS
Alpagas du Maquis
Bois des Tailles, 1
B-5560 Ciergnon
+32 (0)82 22 57 18

 


 

BON À SAVOIR

Il existe différentes catégories de fil d’alpaga, dont :

Royal Baby Alpaca

Qualité rare, en-dessous de 19 microns. Seul 1 % de la production mondiale de fibre d’alpaga est classifiée en Royal Baby.

Baby Alpaca

Excellente qualité, de 19 à 22 microns.

Fine Alpaca

Qualité plus courante en élevage, de 23 à 26 microns. Sa grande douceur permet de porter les vêtements réalisés à même la peau, sans aucune sensation de picotement. Un vêtement réalisé dans une fibre supérieure à 30 microns est un vêtement qui pique !  À chaque tonte de printemps, le couple-éleveur prélève un échantillon sur la toison des alpagas, au même endroit. Ces prélèvements sont ensuite envoyés dans un laboratoire anglais. Grace aux résultats des analyses effectuées, Eric et Laurence suivent l’évolution de la qualité de la fibre de leurs alpagas. Une manière de s’assurer que le travail de sélection opère dans l’élevage est efficace et de tendre vers l’excellence, la fibre Baby ou Royal Baby Alpaca.

                                                                         


 

LE FIL D’ALPAGA DANS LA HAUTE COUTURE

Eric et Laurence ont fait la connaissance de Bernard Depoorter par des articles de presse. « Nous avons senti chez lui une vraie sensibilité pour les matières naturelles, les produits locaux et le savoir-faire artisanal. Nous lui avons donc proposé une collaboration sur un projet couture en mailles. L’alpaga est en effet un produit de luxe dans l’industrie du textile grâce à ses qualités uniques. Il est comparable au cachemire, plus doux, trois fois plus résistant que la laine et deux fois plus que le mohair (chèvre angora). »

Pour les Alpagas du Maquis, le styliste Bernard Depoorter a dessiné deux modèles "couture" originaux qui font la part belle à la fibre des Dieux. Un modèle est entièrement conçu en mailles tandis que l'autre joue sur une alternance entre la maille et le daim. Le nuancier des teintes naturelles de l'alpaga répond aux codes-couleurs de la Maison Depoorter.

 

                                                                      

 

Les modes passent, la canne reste.

Rivée invariablement aux mains des grands de ce monde comme des plus humbles, elle demeure un objet de raffinement discret.

 

De Winston Churchill à Charles Baudelaire, de Saint-Jacques à Rocambole, les cannes, pour les plus fameuses, affichent un impressionnant palmarès. Et si l’habit ne fait pas le moine, la canne, si ! Du dandy à l’homme sage, de l’élégant bourgeois au gentleman anglais, aucun prétendant à l’élégance ne devrait plus désormais se passer d’une troisième jambe. Raffinement et intemporalité, voilà l’union que scelle, depuis 2004, Pierre Vanherck avec un succès indéniable.

Si le village de Lillois est peu connu du grand public, y habite pourtant cet artisan de renommée internationale. Ébéniste et tourneur sur bois, il se distingue depuis une dizaine d’années par la création de cannes de prestige. En 2013, Pierre Vanherck lance sa nouvelle gamme dont la pièce maîtresse culmine à 30 000 € ! Au-delà de ces sommes stratosphériques, c’est une véritable passion qui habite Pierre Vanherck, celle du bois.

 

Des forêts lilloises au Baron de Rothschild

L’appétit lui vient en 1991 peu après qu’une tempête a balayé les forêts wallonnes. Électromécanicien, Pierre Vanherck passe son temps libre à bûcheronner pour s’aérer. Est-ce la vue des troncs d’arbres couchés qui chatouille son inventivité ? Quelques années plus tard, il démissionne et suit une formation auprès des meilleurs artisans de France, les Compagnons du Devoir, tremplin vers l’ébénisterie. Manifestement, la création de mobilier haut de gamme ne satisfait pas pleinement Pierre Vanherck qui aspire à se démarquer d’une filière traditionnelle. L’occasion se présente une première fois par le rachat fortuit d’un stock de bois contenant, entre autres essences, des barreaux de bois exotique du XIXe siècle et destinés précisément à fabriquer… des cannes ! Malheureusement, les tourneurs sur bois sont en voie d’extinction en Belgique et, le savoir-faire manquant, les précieux barreaux demeurent matière morte. Qu’à cela ne tienne, l’idée fait son chemin. En 2004, Pierre Vanherck confectionne sa première canne. De son propre aveu, il ne songe pas immédiatement à la valeur marchande de son ouvrage. Pourtant, contre toute attente, il en obtient un bon prix à l’occasion du salon des métiers d’art et de la création ArtisanArt à Namur. L’opportunité de développer la fabrication de cannes de prestige s’impose à Pierre Vanherck qui ne tarde pas à trouver sa griffe. Après six mois besogneux, il sort fièrement de son atelier des cannes à l’allure inégalable dont les fûts en palissandre sont surmontés de pommeaux en noix de Banksia serties de diamants et d’argent.

L’extravagance ne s’arrête pas là. Pierre Vanherck n’a de limites que les fantaisies de ses clients et ces derniers lui ont récemment confié la création de « Cannes Système » dont le pommeau renferme, selon les besoins, un porte-plume, une fiole de whisky, une lame, une montre ou encore un cigare.

 

                  

 

Consécration vaticane

En 2009, à l’approche des fêtes de fin d’année, Pierre Vanherck est contacté par l’Agence wallonne à l’Exportation et aux Investissements Étrangers (AWEX) qui lui passe commande d’une canne prestigieuse mais sobre, destinée à une « personnalité » dont le nom est alors tenu secret. Le contrat signé, l’artisan est avisé de l’identité du mystérieux commanditaire, le pape Benoît XVI ! Trente heures de travail à la main sont nécessaires et le résultat est à la hauteur des espérances du souverain pontife. Entremêlant le palissandre des Indes et l’ébène du Gabon, la canne vaticane est d’une rare finesse. En guise d’ornement, une marbrure blanchâtre propre à ce bois se dévoile discrètement sur le pommeau, à la manière du sceau papal.

Sous une pluie de sollicitations et de commandes, Pierre Vanherck poursuit son bonhomme de chemin. Dans le sillage des expositions de Tokyo et Monaco, c’est aujourd’hui en plein cœur de Paris, sur la place Vendôme, que la luxueuse boutique Lo And Lo s’offre la vente exclusive de son dernier modèle incrusté de diamants. Par le biais de ses créations remarquables, le maître ouvrier veut rompre l’union de la canne et de l’infirmité, ressusciter son usage dandy et lui rendre son lustre d’avant-guerre. Du reste, l’artisan confectionne d’ores et déjà sa dernière trouvaille : la canne olfactive dont le parfum est libéré au-delà des 20°C ambiants.

Cependant, l’homme n’oublie ni ne renie ses racines. « L’importance, la réussite et la prospérité de la Wallonie dépendent des gens qui y travaillent et des artisans qui y perpétuent un savoir-faire », commente-t-il. « Cependant, alors qu’en France, le titre d’artisan d’art est souvent une porte ouverte à la reconnaissance et au succès, chez nous, il s’acquiert de haute lutte. Le mérite lui revient donc pleinement. Nous pouvons donc être fiers de nos artisans-créateurs qui exportent leur savoir-faire et participent au rayonnement de notre région dans le monde. »

 
RENSEIGNEMENTS :
Pierre Vanherck®
Avenue de la Grande Closière, 8
B-1428 Lillois
+32 (0)2 384 64 21
+32 (0)498 73 38 73

L’univers de Jacques Charlier, immense galaxie, parallèle bien sûr, en perpétuel changement. L’artiste liégeois aux multiples facettes, véritable extraterrestre de l’art, est exposé au MAC’s du 28 février au 22 mai 2016. « Peintures pour tous » donne l’occasion de (re)découvrir un artiste belge incontournable.

 

« Sa manière ironique de travailler, son regard critique et réaliste sur le système de l’art, sa jeunesse (malgré son âge !), son dynamisme, son énergie, sa productivité incroyable, son éclectisme, son mélange des genres, son caractère historique en Belgique… Bref, c’est un artiste très complet et pour tout cela, j’ai décidé de lui consacrer une grande exposition », explique le futur nouveau directeur du MAC’s, Denis Gielen. En effet, et on ne saurait mieux dire, Jacques Charlier est certainement un des artistes totalement autodidacte qui s’est essayé à une multitude de disciplines aussi opposées que complémentaires. Dans la lignée d’un Vian, d’un Picabia ou d’un Magritte, le jeune, très jeune septuagénaire, a juré devant Dieu, à 12 ans à peine, qu’il ne ferait que de l’art plus tard et, surtout, tout ce qu’il avait envie d’y faire. Boulimique de connaissances et d’information sous toutes ses formes, il a axé son travail sur le ressenti provoqué par cette plongée permanente dans son hyper connexion au monde et à l’imaginaire. Au détour d’une phrase, une idée germe. « Tous les artistes cherchent un style ; le mien est de réaliser tous les rêves que j’avais. Je change tout le temps. Je tente tous les moyens d’expressions tout en restant libre. C’est paradoxal. C’est comme un jeu de rôle : à chaque idée, j’écris un scénario auquel il faut amener des acteurs, un décor… La technique vient par rapport à l’idée, pour l’impact qu’elle rendra. »

 

Peintures pour tous

« Peintures italiennes », « peintures cannibales », « peintures fractales », « peintures inqualifiables »... Autant de thèmes et de démarches artistiques que l’on retrouvera au fil de l’exposition. De la critique « sanglante » du monde de l’art au souvenir de l’atelier de vitraux de son père artisan, en passant par le détournement de la fessée ou du permis à points français, l’imagination de l’artiste foisonne et transporte le visiteur dans autant de mondes différents dans lesquels on passe, presque sans s’en apercevoir. « Tout ça se fait de façon spontanée. Une fois que je commence, je poursuis jusqu’au moment où ça me lasse. Quand je revois ce que j’ai pu faire il y a 20 ans, j’ai l’impression que c’est un autre qui a créé tout ça. 99 % des artistes s’inventent un style. Et c’est un enfermement. Ils sont tous bloqués dans leur personnage. Pour moi, prendre divers chemins, c’est perpétuel, je ne peux pas faire autrement », raconte, presque malicieusement, Jacques Charlier.

 

Créativité débordante

Non seulement il affirme son audace de passer du figuratif à l’abstrait, mais aussi, tel un équilibriste, celle de sauter, d’un grand bond expert, d’un art à l’autre comme un acte totalement naturel. La bande dessinée, la musique rock-punk, le reportage télévisuel, la photo, les articles de presse, les collages, le pastiche, le dessin humoristique… le tout relié comme les chapitres qui composeraient un roman-fleuve dont on pourrait, des années après, commencer à en admirer l’ampleur. « On m’a toujours pris pour un comique, c’est un jeu personnel que j’ai entrepris. Toute l’œuvre s’ajoute petit à petit, s’assemble, comme des pièces d’une cathédrale. C’est aujourd’hui que l’on comprend et voit tous ces enchaînements, avec toutes ces œuvres qui s’assemblent. » Retranché dans son atelier liégeois, sorte de caverne d’Ali Baba où se mêlent souvenirs, collections, amas de papiers, affiches, livres, photos, images, collections en tous genres, nouvelle technologie, Jacques Charlier continue inlassablement sa recherche créative avec le dynamisme et la vitalité d’une jeunesse qui lui serait éternelle. 

 

Renseignements : 
Exposition du 28 février au 22 mai 2016
Le MAC's – Grand-Hornu
Rue Sainte-Louise, 82
B-7301 Boussu
+32 (0)65 65 21 21

www.jacquescharlier.be

 


 

BIO EXPRESS

Jacques Charlier est né en 1939 à Liège. À l’âge de 17 ans, il entre au service technique de la Province de Liège ou il fera toute sa carrière et, surtout, ou il apprendra à dessiner. En 1962, il réalise sa première exposition de Peintures au Kunstkamer à Anvers. Sa carrière artistique est lancée. En 1975, il fait ses débuts dans la musique, avec de nombreux projets comme la création du groupe « Terril » et de la musique « régressive ». Tout au long de sa carrière, il participe à des centaines d’expositions à travers l’Europe et le monde, individuelles ou collectives. Il est présent dans les collections de plusieurs musées d’art moderne belges d’Anvers, de Bruxelles, de Gand, d’Ostende, de la Communauté française de Belgique, également dans des musées français, ainsi qu’au Mudam à Luxembourg. Il est l’auteur d’une intégration au Centre Hospitalier Universitaire de Liège dont l’architecte est Charles Vandenhove. En 2009, il crée CLArtvision avec Utte Willaert et un projet d’affiches 100 sexes d’artistes. En mai 2009, il publie notamment La Courbure de l’Art, une bande dessinée qui dresse un portrait de la scène de l’art contemporain franco-américain. 

 

 

La Ferme du Biéreau continue sur sa lancée. D’ici fin 2017, les anciennes écuries, classées comme le reste de l’édifice, seront reconverties en une salle de spectacle. Conçue pour recevoir 100 personnes assises et environ 150 debout, elle aura pour vocation de perpétuer et prolonger ce lien socio-culturel que la Ferme du Biéreau s’attache à établir depuis dix ans. Les « Ecuries » seront un lieu de rencontre, une salle polyvalente moderne et fonctionnelle disponible à la location pour tout événement. Outre les écuries, la cour fera elle aussi l’objet d’une remise en beauté pour mieux accueillir encore les festivités en extérieur, notamment le festival Kidzik. Depuis son ouverture effective en 2008, la Ferme du Biéreau s’est imposée comme un haut-lieu incontournable de la prestation musicale en Wallonie avec, tout au long de l’année, une sélection d’artistes issus de tous les univers musicaux, des plus classiques (jazz, rock, classique) aux plus expérimentaux. Le 19 février 2016, notre Star WAW Alice on the roof aura présenté à la Ferme du Biéreau son premier album, Higher.

 

  
©ARC

 

www.fermedubiereau.be

 

Nouvelles expositions au Musée
12/12/2015 – 22/05/2016

 

Commandes photographiques du Groupe Lhoist

Par Roy Arden, Bernd & Hilla Becher, Elliott Erwitt, Rodney Graham, Jan Henle et Josef Koudelka

 
En dehors de sa collection permanente au sein de laquelle l’on compte un ensemble de photographies de réputation internationale, le Groupe Lhoist a passé commande, depuis plusieurs années, à des photographes renommés afin d’illustrer l’étendue de son activité à travers le monde. Ce sont ainsi les photographes Roy Arden, Bernd & Hilla Becher, Elliott Erwitt, Rodney Graham, Jan Henle et Josef Koudelka qui ont été sollicités, témoignant du volet humain, industriel et paysager du groupe Lhoist. C’est une large sélection de ces commandes qui sera exposée au Musée de la Photographie jusqu’au 22 mai 2016. Par ailleurs, le groupe Lhoist a également collecté un ensemble des photographies les plus représentatives de l’agence de presse Magnum, Robert Capa, Henri Cartier Bresson, Martin Parr, René Burri, Harry Gruyaert, Raymond Depardon, David Seymour pour n’en citer que quelques-uns, offrant le témoignage essentiel des grands événements du XXe siècle, depuis 1930 jusqu’à nos jours. Une sélection de ce volet « journalistique » sera également exposée en résonance au sein de la collection permanente du Musée de la Photographie.

 
Le groupe Lhoist, basé à Limelette en Brabant wallon, est une entreprise familiale dont les origines remontent au XIXe siècle. Il est aujourd’hui l’un des leaders mondiaux de la production de chaux, chaux dolomitique et autres minéraux, présent dans 25 pays avec plus de 90 infrastructures dans le monde entier.

 

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Envie de découvertes, d'émotion, de beauté, de rêve… Alors, peut-être serez-vous parmi les milliers de visiteurs à venir flâner au salon Antica Namur ? 

Pour sa 39e édition, Antica Namur a pour thème L'Animal, sujet académique et classique qui risque de vous surprendre par la diversité de sa déclinaison.

Les trésors des 115 exposants vous attendent, des conférences aux thèmes variés, deux nocturnes dont une sur invitation, une "Ladies day"… Bref, un rendez-vous à ne manquer sous aucun prétexte, que vous soyez amateur d'art ou non !

 

Les moments phares d’Antica Namur 2015 :

  •  « Ladies Day » - entrée offerte aux dames : le mardi 17 novembre de 14 à 19h.
  • Nocturne jeudi 19 novembre jusqu’à 22h.

 

Conférences durant la foire :

  • Dimanche 15 nov à 15h : “La représentation de l’animal dans le mobilier du XVIIe au XIXe siècles”, Guillaume Rullier, expert en mobilier du XVIIe au XIXe siècles
  • Mardi 17 nov à 15h : “La transmission d’un patrimoine artistique aux générations futures”, Carol Liesberg, Estate Planner chez BNP Paribas Fortis Private Banking & Wealth Management
  • Jeudi 19 nov à 15h : “Edgar Degas, Petite Danseuse de 14 ans. Histoire de lafonte A.A. Herbrard ”, Bert Nordin, spécialiste en tableaux du XXe siècle
  • Samedi 21 nov à 15h : “L’art animalier dans la peinture aux XIXe & XXe siècles”, Raf Van Severen, Spécialiste en tableaux du XXe siècle

 

Renseignements :

Salon Antica

Du 14 au 22 novembre 2015 à Namur Expo

2, avenue Sergent Vrithoff

B-5000 Namur

Tél. : +32(0)2 740 10 30

http://www.antica.be

 

Du lundi au vendredi : de 14 à 19h. Les week-ends de 11 à 19h.

Entrée : 20 €

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