Waw magazine

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Une nouvelle idée de food-pairing a réuni les créateurs de la bière Curtius et un jeune chef liégeois.

L’ambitieux projet que mènent Renaud et François depuis qu’ils ont lancé Curtius, la bière liégeoise, consiste notamment à redonner toutes ses lettres de noblesse à ce breuvage qui fait la réputation de notre Belgique depuis tant de décennies.
 À tout juste trois ans, Curtius, bière de prestige, fine et équilibrée, s’est déjà invitée dans les cuisines de multiples chefs étoilés, réputés, ou tout simplement tombés amoureux d’elle.

Un nouveau pas est franchi aujourd’hui avec le lancement d’un saumon à la Curtius. Saumuré et mariné dans la délicate Curtius, le résultat est de toute première qualité et prend de véritables nouvelles saveurs, ce qui réussit à merveille le mariage des qualités de ces deux purs produits artisanaux.

Imaginé, conçu et réalisé par Olivier Weuster, le désormais bien connu traiteur de l’Eau à la Bouche, à Beaufays en région liégeoise, ce saumon est le fruit d’une collaboration active entre le chef à l’imagination débordante et les deux jeunes brasseurs toujours prêts à relever un défi innovant.

Pareillement animé par l’amour des produits et l’envie de porter de nouvelles propositions de bouche, le saumon à la Curtius pourrait bien se révéler un nouvel exemple probant de réussite liégeoise.

 

Il y a quelques numéros de cela, WAW mettait à l'honneur la Brasserie {C}. 

Cliquez ici pour lire l'article !


 
Brasserie {C}
Impasse des Ursulines, 14
B-4000 Liège
04/266.06.92
[email protected]
www.brasseriec.com

L'Eau à la Bouche 
Place de la Bouxhe, 29
B-4052 Beaufays
04/368.88.20
[email protected]
www.eaualabouche.be

Un nouvel événement, unique en WALLONIE, en Belgique, en Europe... les 25 et 26 avril prochains au Libramont Exhibition & Congress (LEC).


Objectif ?

Le BOFFERDING OUTDOOR SHOW BELGIUM est une grande nouveauté, une première en Wallonie et même en Belgique dans sa formule spécifique développée en plein air, qui réunira, pendant 2 jours, les amateurs et principaux animateurs d'activités d'extérieur de loisirs actifs, de sport et d’aventure.  

Un événement international, familial et individuel où les opérateurs et fabricants viendront proposer leur savoir-faire, initier les visiteurs sur place, exposer leurs produits et matériels spécialisés dans tous les domaines « outdoor ». Les principaux opérateurs de terrain, nationaux et internationaux, proposeront au public des animations participatives, ludiques et sportives, permettant de s'initier ou de se mesurer aux différents loisirs actifs.

Où ?

Le complexe du Libramont Exhibition & Congress offre une infrastructure exceptionnelle, à la fois indoor et outdoor, particulièrement bien adaptée à toutes les exigences d’un événement comme celui-là.

Au cœur de la nature et de l’Ardenne, facile d’accès et situé sur l’axe Bruxelles-Luxembourg, non loin de la France, de l’Allemagne et des Pays-Bas, le LEC est le pôle évènementiel wallon de la nouvelle génération.

Le BOFFERDING OUTDOOR SHOW BELGIUM rassemblera les amateurs de randonnée, d’escalade, de vélo, d’équitation, de golf, de loisirs actifs et d’activités nature, tels la chasse, le running, le kayak… dans un esprit d’authenticité, de convivialité, d’émotions, de partage, de santé et de bien-être, d’esprit d’équipe et de famille… 

Qui ?

On y retrouve réunis en un même lieu les exposants commerciaux et animateurs de terrain spécialisés dans leurs domaines respectifs : compétiteurs, aventuriers, sportifs, conférenciers, artistes, photographes, cinéastes, auteurs, éditeurs, etc.

Quoi ?

Toutes les activités d'extérieur, tant en Belgique qu’à l’étranger, trouveront leur place lors de ces 2 journées destinées autant aux familles venues pour s'amuser qu'aux amateurs à la recherche d'informations, de nouveautés et de révélations. Les visiteurs, qu'ils soient ou non spécialisés dans différentes disciplines, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes, pourront y chercher l’inspiration mais aussi trouver les réponses aux questions qu'ils se posent.

Comment ?

L'événement est conçu autour de 4 axes dominants : TERRE – MONTAGNE – AIR – EAU

  • la randonnée et la montagne sous toutes leurs formes et par tous les moyens : à pied, à vélo, à cheval, en attelage, etc.
  • le voyage actif et d’aventure, proche ou partout dans le monde
  • le vélo dans toutes ses déclinaisons et applications : cyclo, VTT, orientation, bike-cross, BMX, trial
  • les activités nature : terrestres, aériennes, nautiques, golf, etc.
  • la course à pied inter-équipes et intergénérationnelle, avec l’ACERTA ARDEN’EKIDEN
  • le TOTAL motor show dédié aux véhicules de loisirs, utilitaires et quads
  • le monde de la chasse et la cynégétique

 

Découvrez la vidéo ici !

 

INFORMATIONS PRATIQUES

 Contacts :

Outdoor Show Belgium

Rue des Aubépines, 50 – B-6800 Libramont – Belgique

Tél : +32 (0)61 23 04 04

Fax : +32 (0)61 23 04 09

[email protected]

www.outdoor-belgium.com

 

Tarifs :

En prévente sur le site www.outdoor-belgium.com : 8 €, parking gratuit

Ticket sur place : 10 €, parking gratuit

Enfants de moins de 12 ans : gratuit

 

Depuis quelques années, les doudous « Noukie’s » ont su s’imposer dans le cœur des enfants. Mais pas seulement…. La marque a aussi pu faire sa place sur la scène internationale à côté des géants. Retour sur le parcours d’une entreprise hors du commun.

Nouky, un petit ours brun en peluche, plein de douceur et de tendresse. Voilà ce qui fait qu’il est devenu, depuis quelques années, le compagnon que les enfants ne se lassent pas de cajoler. Si son côté attendrissant séduit les chérubins au-delà des frontières, il ravit également ses parents, Katia De Paepe et Simon-Pierre Gilliot. La figure emblématique d’ « Amtoys », la société wallonne spécialisée dans les peluches et autres articles pour bébés, peut se réjouir de son succès international… qui s’est bâti au fil des années, à force de travail et d’idées originales.

Il était une fois…

La formule adéquate pour commencer toute belle histoire. Ici, elle débute dans le garage et la buanderie de la maison familiale, au début des années nonante. A la naissance de leur premier enfant, Katia De Paepe émet le désir de réorienter sa carrière. C’est en tant que jeune maman qu’elle se dirige naturellement vers l’univers des tout petits. En créant Amtoys avec un capital de départ de 9.000 €, le couple se spécialise dans la vente de peluches. Jusqu’en 1996, l’entreprise axe son secteur d’activité autour de l’importation et de la distribution de nounours. Quatre années de dur labeur durant lesquelles il faut tout gérer, administration, livraisons, comptabilité, pour un résultat mitigé. Puis, vient ce constat important. Toutes les peluches sur le marché sont à poils longs et beaucoup ne sont pas antiallergiques. Jugeant cela peu hygiénique, Katia De Paepe décide de lancer sa propre collection de peluches à poils courts, en velours ou tissu éponge, douces et moelleuses à souhait qui vont charmer les enfants et leurs parents. La marque « Noukie’s » est née.

Seize ans plus tard, on peut dire que Amtoys, le nom de la société, s’est largement imposée sur la scène internationale. Nouky et ses copains, Paco et Lola, se vendent à des millions d’exemplaires dans plus de trente pays, en Europe (France, Italie, Suisse, Norvège, Suède, Espagne,…) mais aussi en Asie et en Amérique. Il existe vingt et un magasins en gestion propre (six en Belgique, huit en France, cinq en Italie et deux en Allemagne) et des « Noukie’s Concept Stores », qui sont franchisés, ont ouvert au Liban, à Dubaï et New-York. La franchise s’explique par la distance car la gestion directe est trop compliquée.

L’extension concerne également la gamme des produits. L’offre s’est élargie aux vêtements et aux accessoires de naissance tels que tétines, tapis, bavoirs, petits meubles… Actuellement, cent douze personnes sont employées, au niveau européen, par Amtoys qui a été nommée entreprise de l’année dans le courant de l’automne passé. Rien que pour 2007, son chiffre d’affaire a frisé les 27 millions d’euros ! Un succès que le directeur, Simon-Pierre Gilliot, explique en ces termes : « Amtoys propose un concept global. Le consommateur peut donc retrouver son personnage favori dans un tas de fonctionnalités spécifiques. Mais c’est vrai que la clé d’entrée, c’est quand même le personnage ». Des personnages attachants qui se sont construits et qui ont évolué au fil des années. « Nous sommes loin, aujourd’hui, de ce qui avait été défini au départ. Au début, c’est vrai que nous nous étions positionnés comme créateurs d’animaux en peluche et, petit à petit, ça s’est mué en un véritable développement de personnages. Une fois ces personnages créés, on s’est rendu compte qu’il y avait un vrai répondant du côté du consommateur. C’est alors qu’on a pu le décliner dans d’autres produits. », nuance Simon-Pierre Gilliot.

De la peluche à Noukie’s Pictures

L’une des spécificités d’« Amtoys », révélatrice de son succès, c’est le développement de ses différents secteurs d’activité. La preuve ? Depuis 2005, la société s’est lancée dans la production audiovisuelle. Il est désormais possible pour les petits de suivre les aventures de Nouky, Paco et Lola dans des dessins animés. Les personnages prennent vie dans les studios Sika, spécialement créés par le groupe à Ath, en Hainaut.La production est aidée par Wallimage et le Tax Shelter. Un pari risqué qui va porter ses fruits : diffusée dans plus de 100 pays (en Belgique, c’est sur la chaîne privée), la série télévisée est également en vente en DVD. Une stratégie commerciale originale et non-conventionnelle. Normalement, c’est le film qui donne naissance aux produits dérivés, ici, c’est l’inverse. « On a commencé par le merchandising pour aller vers le projet audiovisuel. Avec notre caractère rebelle, ça nous plaît de faire les choses à l’envers ! », confiait l’an passé Simon-Pierre Gilliot. Une initiative qui permet à l’enfant de grandir en compagnie de son confident. Réalisés avec l’aide de psychologues et scénarisés par une ancienne employée de Walt Disney, les dessins animés essayent de répondre à une philosophie éducative, chère aux yeux des créateurs de Nouky. Chaque épisode va s’axer autour d’un thème bien précis (les couleurs, la lune, la peur,…) pour donner des clés d’apprentissage.

Et l’élargissement ne s’arrête pas là ! Outre des contrats signés avec des maisons d’édition, Amtoys a également créé un partenariat avec les produits de soins cosmétiques. Autre forme de douceur avec les lotions, laits corporels et huiles de bain…

 

NOUKY PARCOURT LE MONDE

Amtoys a pu se développer au niveau international sur base d’un produit. L’adoption des personnages en peluche s’est faite naturellement, sans être confrontée aux obstacles culturels. « Nous nous trouvons avec des personnages qui ont une spécificité en termes créatifs mais c’est vrai qu’on a pu les développer à travers les pays d’Europe sans trop de problèmes car aucun des personnages n’a une connotation animalière qui pourrait être négative », souligne Simon-Pierre Gilliot avant de préciser : « Il nous est arrivé de développer une grenouille dans le passé. La grenouille avait une connotation extrêmement positive au Japon. Ce produit a donc rencontré un grand succès mais, au départ, on ne l’avait pas du tout développé pour cela. Donc, effectivement, les animaux peuvent avoir une notion différente selon les pays et les cultures ».

SOS Noukie’s

Douceur, tendresse et sécurité. Trois valeurs que la société essaye de ne pas perdre de vue. C’est dans cette optique que le service spécial « SOS Noukie’s » a été créé. Un vaste entrepôt de 7.500 m² où tous les anciens modèles de peluches sont classés et méticuleusement conservés. Juste au cas où quelqu’un perdrait son Nouky ! Environs deux tiers des enfants possèdent un doudou. La perte de cet objet de transition affective se solde souvent par un gros chagrin. En moyenne, Amtoys enregistre entre 800 et 1000 demandes par mois. La création du service « SOS Noukie’s » apparaît comme une réponse qui permet de remplacer le fidèle compagnon disparu.

 

Amtoys SA

Avenue Zenobe Gramme 21

1480 Saintes

Tel.: +32 2 367 95 00

www.noukies.com

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Vous avez une attitude négative ? Vous aimeriez avoir du succès ? Vous voulez apprendre à vous dépasser ? Fred Colantonio est le mentor qu’il vous faut !

Coach et formateur, il est aussi conférencier et auteur. Sorti le 26 février dernier, « Signification - raviver la flamme qui nous anime » est le troisième tome de sa trilogie « L’attitude des héros », qui va rejoindre ses deux grands frères : « Inspiration » et « Action ». Basés sur ses conférences, elles-mêmes la fruit de son expérience, ces ouvrages veulent démontrer que chacun de nous a en soi de grandes possibilités et comment faire pour que ce potentiel soit révélé.

Ce nouveau tome a pour objectif d’aider les gens à prendre conscience de ce qui les anime, à reconnaître leurs vraies priorités et leur apprendre à savourer leur existence. Un outil de développement personnel exceptionnel !

 

Retrouvez notre article avec toutes les infos de l’homme et de l’œuvre 

 

La réduction du rythme de nos expositions suite aux contraintes financières qui nous sont imposées prive les photographes de la rencontre avec le public. Pour tenter de pallier ce manque, la Boîte Noire, au premier étage, présentera désormais sur écran l’oeuvre d’un photographe que nous avons retenu et que nous voulons faire découvrir au public. Pour cette première édition, notre choix s’est porté sur Régis Defurnaux. Une raison de plus de visiter le musée !

RÉGIS DEFURNAUX
Maiko no hikari
À VOIR JUSQU’AU 17 MAI 2015

 

PLUS D’INFOS

Maiko no hikari est un travail photographique de six années sur le monde des apprenties geisha de Kyoto, les Maiko. Prisonnières des clichés liés au monde de la prostitution, et instrumentalisées à des fins touristiques, ces jeunes femmes sont d’une toute autre nature : ce sont des artistes à part entière.

Ces femmes témoignent de pratiques artistiques très anciennes (danses, chants, récitations, instruments), profondément liées aux saisons, et par là même aux cycles du monde végétal. Elles nous transportent également jusqu’aux origines animistes de la société japonaise, tout en plongeant leurs racines dans l’art courtois, le théâtre Kabuki et les danses propitiatoires du monde champêtre.

OEuvres d’art vivantes, elles sont aux avant-postes de la féminité japonaise en redéfinissant le statut de la femme dans le tissu social, via le modèle d’indépendance qu’elles incarnent. Bien au-delà de l’opposition simpliste entre tradition et modernité, ce sont des femmes modernes en quête d’une vie différente.

Maiko no hikari peut se traduire par la lumière des apprenties geisha, mais la lumière (hikari) peut aussi se traduire par espoir. À ce titre, ce travail photographique montre de manière inédite l’évolution en cours du rapport des genres au Japon, et la manière dont ce pays si particulier recompose ses identités, à l’aube de ce XXIe siècle. Puissamment liées au monde évanescent des fleurs, ces jeunes femmes questionnent notre condition humaine : un équilibre vivant entre une sensation intime d’immédiateté et un sentiment étrange de permanence – comme en photographie.

Au-delà de son côté « ardent », adjectif souvent utilisé pour caractériser la ville de Liège et ses habitants fêtards, son dynamisme et sa créativité ne sont pas en reste non plus ! Certains quartiers ont fait peau neuve et sont désormais de véritables bijoux architecturaux et la représentation même d’un certain art de vivre « branchouille ». C’est le cas notamment de la rue Souverain-Pont. Plongée.

Une petite rue qui, a priori, ne payait pas de mine. Ça, c’était avant. Des commerces abandonnés, des bâtiments vides, des façades usées par le temps et par l’oubli. Et pourtant, un potentiel énorme dont la Ville était consciente. Bon nombre de ses façades sont classées au patrimoine ; le quartier jouxte la Place Saint-Lambert, une situation idéale pour y développer de l’habitat et du commerce. Restaient à trouver l’envie et l’élan de redonner à cette ruelle le cachet qu’elle mérite.

Dans le cadre de son « Projet de Ville 2012-2022 », la Ville décide de lever des fonds pour la requalification de ces bâtisses en appartements et en surfaces commerciales et, de manière plus transversale, la redynamisation commerciale et économique du quartier. Un budget de 6 000 000 € est libéré pour que les bâtiments de la rue identifiés comme ayant un « haut potentiel patrimonial » soient complètement relookés. Dans le cadre de l’opération « Créashop » et en partenariat avec Job’In, la Ville de Liège lance le début du projet en 2007.

Concrètement, 23 nouveaux logements sont aménagés ainsi que quatre surfaces commerciales situées aux numéros 7, 13, 15 et 17 de la rue. « Créashop », c’est un esprit innovant, mais aussi la volonté de propulser de jeunes créateurs et designers belges. Un appel à projets est lancé en octobre 2012. À la clé, un bail préférentiel, véritable coup de pouce pour de jeunes entrepreneurs, et un suivi de réalisation de projet assuré par Job’in. Quatre lauréats remportent leur droit d’entrée pour la rue Souverain-Pont : Emmanuelle Wégria et sa boutique consacrée exclusivement à la création wallonne, le couturier- créateur Fabrice Bertrang, Séverine Langhor et son projet de mercerie dédiée au monde du tissu et aux tissus du Monde, et la bijoutière Lara Malherbe.

Wattitude, l’attitude 100% wallonne

Wattitude, c’est la boutique wallonne par excellence. Tout est dans le nom : le culte de l’attitude wallonne. À l’heure où le « Made in France » retrouve ses lettres de noblesse, pourquoi ne pas en faire de même pour le « Made in Wallonia » ou du moins le « Made by Walloons » ? Chez Wattitude, tout est wallon ! Les produits, issus d’une sélection rigoureuse d’Emmanuelle Wégria, sont exclusivement conçus, créés ou produits en Wallonie.

Architecte et scénographe de formation, Emmanuelle Wégria lance « Madame Manu » en 2009, une ligne de vêtements peps pour enfants. Une activité alors complémentaire. En 2011, le théâtre Arsenic, une des plus importantes compagnies itinérantes de Belgique pour laquelle elle travaille, cesse sa collaboration. Un tournant dans la vie de la jeune Liégeoise puisqu’elle est placée, malgré elle, face à des questionnements et de nouveaux choix de vie à poser. Développer son activité complémentaire ? Ouvrir une boutique pour mettre en avant ses créations ? Les idées se bousculent. « Dans le cadre de mon activité avec ‘Madame Manu’, j’ai eu l’occasion de participer à de nombreux marchés de créateurs et j’ai été interpellée par le nombre incroyable de créateurs belges et wallons qui avaient de belles idées », explique Emmanuelle. Ce constat nourrit son envie d’ouvrir une boutique pour y présenter ses créations, mais aussi celles d’autres créateurs wallons. « J’avais plusieurs copines créatrices, et j’ai décidé de m’en entourer. » Elle élargit également le concept au design, une sensibilité qu’elle tient de sa formation d’architecte. Son compagnon lui proposera ensuite de mettre en avant les bières wallonnes et les produits de bouche. Le concept « Wattitude » est né.

Une sélection rigoureuse

« Ils sont tous mes coups de coeur, lance la pétillante brunette. Au départ, avec mon compagnon, on cherchait dans tous les sens des créateurs ou producteurs qui pourraient alimenter notre boutique. Puis, il a fallut freiner des quatre fers parce les wallons talentueux sont très nombreux et que l’espace du magasin peut vite être saturé. » Emmanuelle choisit ses créations au coup de coeur, mais elle met également un point d’honneur à saluer le professionnalisme. « On essaye de mettre en avant des professionnels du monde créatif tout en laissant la porte ouverte à des personnes qui ont une activité complémentaire et qui réalisent un travail de qualité, sans tomber dans l’artisanat amateur. » Avec pourtant une surface commerciale de 100 m2, elle est aujourd’hui contrainte de refuser certains créateurs, faute de place.

Quatre espaces

Organisée par départements, la boutique offre une belle visibilité à chaque créateur. « L’espace est organisé pour que chacun soit mis en valeur. Sur le site Web de la boutique, j’essaye également de tous les présenter et d’expliquer leur démarche », précise Emmanuelle. Chaque objet est accompagné d’une petite carte mettant en avant le nom du créateur et sa ville d’origine : Amandine Jehin – Namur ; Florence Beauloye – Engis ; Jean-François D’Or – Liège… Tous wallons évidemment. Les objets trouvent leur place au travers de quatre espaces : le premier dédié aux bières wallonnes et à la petite épicerie, le design ensuite avec également une sélection de livres élégamment rangés dans les étagères du créateur liégeois Alix Welter, un coin enfants avec, notamment, ses propres créations « Madame Manu », et enfin, l’espace « Bijoux et accessoires de mode ». L’arrière du magasin est aménagé en atelier dans lequel Emmanuelle organise tous les mois des ateliers créatifs variés. « Ces ateliers sont conçus et donnés par les créateurs eux-mêmes », une belle opportunité pour les participants de s’essayer aux arts créatifs en étant entourés par des professionnels passionnés. En plus de ces ateliers, le couple organise régulièrement des événements, toujours avec pour objectif de présenter au public des personnalités wallonnes talentueuses. Au travers de petits showcases dans la cour intérieure, ils proposent à leurs clients de découvrir de jeunes groupes musicaux dont le premier album vient d’être produit. Ces moments festifs sont également l’occasion de savourer les dernières bières wallonnes ayant fait leur apparition dans leurs rayons. Tous les deux mois également, la boutique accueille une nouvelle exposition d’artiste. Car si l’espace ne permet plus vraiment d’accueillir de nouveaux objets, restent les murs ! « On essaye de faire une tournante au niveau de nos murs ! Sophie Vanghor sera la prochaine artiste à y être exposée, du 3 avril au 30 mai. »

Aujourd’hui, la jeune entrepreneuse ne regrette aucun de ses choix. Cette boutique est une véritable réussite, tant sur le plan professionnel que personnel. « Ça m’apporte énormément. C’est très intéressant d’être en contact direct avec les créateurs et les producteurs et d’apprendre à connaître leur histoire et leur métier. Je pense que le public également est content d’avoir enfin un magasin rassembleur de la production artistique wallonne. » Chaque objet est une pure découverte et l’espace, une pure merveille. Un condensé de talent wallon. WAW !

 

RENSEIGNEMENTS

Wattitude
Rue Souverain-Pont, 7
B-4000 Liège
+32 (0)497 62 53 53
[email protected]
www.wattitude.be

 

ON AIME AUSSI

La rue En Neuvice, une des rares rues d’origine médiévale de la ville de Liège à avoir conservé sa structure, pour :
le charme de l’Hôtel Neuvice et l’accueil de ses tenanciers ; → REstore, une boutique dont le concept est basé sur le slow design, ou l’art de faire du très beau avec des déchets ménagers ou industriels ;
le fromager Uguzon, à la fois un comptoir de vente et un espace de dégustation de fromages et de vins triés sur le volet ;
l’atelier de Salvador Renzo, un artiste luthier spécialisé dans la fabrication et la restauration d’instruments à cordes pincées.

« Il faut créer des lieux habités plein de sentiments », a énoncé Alain Ducasse, le célèbre Chef français. Le pari est doublement tenu par Jean-Philippe Watteyne au travers de ses deux établissements montois. En fait, « notre Jean-Phi », largement médiatisé par Top Chef, part d’une belle démarche simple et généreuse, totalement enracinée dans son amour du terroir et de sa région.

En janvier dernier, Jean-Philippe Watteyne déménage iCook, son restaurant phare, en bordure des boulevards montois. Cette belle villa appartenait jadis à un médecin connu de la région. La bâtisse a été transformée et revisitée par Charlotte Esquenet, architecte d’intérieur cofondatrice de la société EXSUD. La première impression est très chaleureuse dès le desk d’accueil de l’établissement qui compte également quatre suites où trônent des sculptures de petits singes contemporains. Il s’agit là de répliques du Singe du Grand Garde, emblème montois placé sur la façade de l’Hôtel de Ville et considéré comme le porte-bonheur de la Cité du Doudou.

Agrémentés de canapés confortables, les lieux offrent une ambiance zen et une lumière diffuse propice aux confidences et à la consultation d’une carte des vins très abordable. Le restaurant se présente sous la forme d’un cube de verre. Une belle grande table d’hôtes en bois clair, située face à la cuisine ouverte, peut accueillir une douzaine de convives.

Pure nature !

« Ce que je veux d’abord mettre en avant dans ma cuisine, c’est le produit », nous assure le cordon-bleu, bien éloigné du bling bling de la médiatisation des émissions culinaires. C’est un Chef simple et accueillant, presque timide avec un petit sourire digne de Jacques Brel. En fait, c’est de sa grand-mère que lui est venu son amour de la cuisine. Tout petit, il se découvre une passion pour les tartelettes et les plats mijotés. On l’imagine aisément choisissant ses produits au gré des saisons selon l’humeur du jour et élaborant sa recette au fil de ses trouvailles culinaires. Le produit, sa fraîcheur et ses senteurs sont fondateurs de la structure de ses émotions dont témoigne sa carte. Son palmarès démontre qu’il sait jouer dans la cour des grands, mais surtout apporter du bonheur avec un rapport qualité- prix remarquable.

On l’imagine aisément choisissant ses produits au gré des saisons selon l’humeur du jour et élaborant sa recette au fil de ses trouvailles culinaires. Le produit, sa fraîcheur et ses senteurs sont fondateurs de la structure de ses émotions dont témoigne sa carte.


Le service de salle reste à visage humain avec une capacité de 34 couverts. La présentation des vins se révèle discrète et sans chichis. Maureen, sa femme, supervise la salle, bien secondée par Frédéric et Pauline qui rivalisent de gentillesse.

Pourquoi déménager iCook ?

« Avoir un restaurant au centre-ville, c’était bien, mais il fallait que j’évolue. La clientèle me faisait de temps en temps des remarques sur le cadre qui ne correspondait plus à leur attente. On a donc voulu plus de confort tout en restant simple. » Au fait, iCook a été réalisé en collaboration avec une bande d’amis, une belle équipe et de bons fournisseurs. « L’équipe est très importante à mes yeux. Et les produits aussi bien sûr. Surtout que je veux mettre en avant plus de sincérité dans ma cuisine. Ici, les gens doivent manger pour de vrai de bons produits. Je le fais en live dans ma cuisine ouverte, une petite pièce de théâtre qui se doit d’être la plus transparente et Tendance la plus vraie possible. À force, mes fournisseurs sont devenus mes complices, mais aussi des amis à l’instar d’Yves, mon poissonnier, qui me livre chaque jour le meilleur de la marée et surtout des poissons « petits bateaux » en provenance de Bretagne. Pour le bonheur du client, une décoration, une ambiance sont nécessaires. Dans ce sens, je ne peux que remercier mon architecte d’intérieur, Charlotte Esquenet, une femme de passion, toujours à l’écoute et dans la recherche de l’élégance, de la modernité et du confort. »

Une déco soucieuse du détail, ou quand la gastronomie s’installe aussi dans les couloirs

Au départ, pas de volonté particulière dans le chef de Jean-Philippe pour proposer à la fois le couvert et le gîte à ses hôtes dans son nouvel établissement. Ce projet était dans les cartons, mais à réaliser plus tard. Bien plus tard. Mais voilà, l’espace est là. Les mètres carrés aussi. Presque trop pour garder la dimension humaine qu’il veut préserver pour son deuxième restaurant. Très vite, l’idée germe dans son esprit, avec la complicité de sa compagne. Si le rez-de-chaussée offre le bien-manger (le très bien manger même), l’étage, lui, sera dédié au bien-dormir.

Le premier étage est parfait pour accueillir des chambres, quatre au total, chacune avec son espace d’eau privatif et surtout, surtout, une identité bien définie. Deux d’entre elles évoquent les origines des deux tourtereaux. « La Bretonne » fait référence aux origines de Maureen, la compagne du Chef. Déclinée en tonalités de gris, une atmosphère à la fois brute et cosy s’en dégage. On remarquera l’addition de détails métalliques comme les luminaires géométriques ou encore le mur de galets cuivrés, ainsi que les éviers en pierre, qui eux aussi rappellent la Bretagne. Du côté de Jean-Philippe, c’est sa belgitude qui est incarnée dans « La Belge ». Sans vouloir en faire trop et basculer dans le patriotisme exacerbé, l’espace est structuré par couleurs. Une dominante de noir, et des touches de jaune et de rouge.

Les deux autres chambres, quant à elles, évoquent des moments forts de la vie de Jean-Philippe. « La Chef » représente son passage à l’émission Top Chef en 2013, un tournant indéniable dans sa vie. Un véritable tremplin dans sa carrière, Jean-Philippe l’admet avec humilité. Cette chambre est probablement une des plus audacieuses ! Au plafond, au-dessus du lit, des dizaines de casseroles et de poêles peintes en orange et brun forment un immense tapis métallique. Les robinets de la salle de douche ont été remplacés par des douchettes industrielles que l’on retrouve habituellement à la plonge des grandes cuisines. Comme en gastronomie, chaque détail compte. Toute la déco du restaurant a été pensée avec goût et souci du détail. Enfin, la dernière, « L’Exotique », symbolise la rencontre de Jean-Philippe et sa compagne au Club Med. Tout dans cet espace illustre le calme et la détente. Une lampe de chevet en forme de poisson, un divan au textile bariolé de perroquets, des bambous qui délimitent l’espace nuit de la salle de bains... Pas de doute, il est bien question de voyage et d’évasion. Et pour ceux qui ne seraient pas suffisamment relaxés par l’ambiance de la chambre, ils peuvent aussi se prélasser dans l’immense baignoire pouvant accueillir allègrement deux personnes.

« La Chef » représente son passage à l’émission Top Chef en 2013, un tournant indéniable dans sa vie. Un véritable tremplin dans sa carrière, Jean-Philippe l’admet avec humilité. Cette chambre est probablement une des plus audacieuses ! Au plafond, au-dessus du lit, des dizaines de casseroles et de poêles peintes en orange et brun forment un immense tapis métallique.


Si les clients du restaurant apprécieront sans nul doute la touche déco de chaque espace, ils seront surtout sensibles au fait de pouvoir jouir d’un bon repas, pourquoi pas bien arrosé, sans se tracasser du retour…

 

Renseignements

iCook
Avenue Reine Astrid, 31
B-7000 Mons
+32 (0)65 33 40 33
www.restaurant-icook.be

 

BIO EXPRESS

Sorti de l’école d’hôtellerie l’Ilon Saint Jacques à Namur en 1997
Finaliste à deux reprises au concours Prosper Montagné en 2010 et 2011
Finaliste du concours Meilleur Artisan-Cuisinier de Belgique 2012
Candidat à l’émission Top Chef en 2013. La même année, il publie iCook for you en collaboration avec le photographe culinaire Anthony Florio. Ce livre regroupe les recettes de Jean-Philippe Watteyne et
de cinq de ses amis (Florent Ladeyn du Vert Mont, Christophe Thomaes du Château du Mylord, Sang-Hoon Degeimbre de L’Air du Temps, Pierre-Yves Gosse de La Cinquième Saison et Chi Tien-Chin de L’Esprit Bouddha).
Fouet d’Or du chef le plus inventif dans le Guide du Vif 2013-2014.
Une toque et 14/20 dans le Gault & Millau 2015

 

À LA CARTE

De beaux plats sont à la carte. Citons les filets de maquereaux en escabèche et oignons en famille (pickles d’oignons rouges, oignons brûlés et crème d’oignons au caramel). Les Noix de Saint-Jacques d’Erquy poêlées sont accompagnées de deux préparations d’un même légume : des poireaux confits brûlés et un granité de la même plante. On peut aussi repérer à la carte des plats canailles comme un beau parmentier de joues de boeuf, une poitrine de porc confite durant 24h accompagnée d’une ratatouille de scaroles de bonne maman, voire un waterzooi de poissons aux petits légumes. Chaque plat est largement revisité. De la pure merveille ! Nous ne pourrions faire abstraction des mets sucrés comme la sphère meringuée, le tiramisu ou le dessert betteraves et chocolats Manjari.

 

LES BONNES ADRESSES DE JEAN-PHILIPPE

La Cinquième Saison

« Pierre-Yves Gosse est en quelque sorte mon père spirituel et aussi mon coach. Il m’a accompagné dans l’émission Top Chef, mais il reste avant tout un ami. Il est à la fois très carré et très compréhensif. Il explique bien les choses ». En effet, La Cinquième Saison demeure une des plus belle table de Mons près de la Grand Place. Les gourmands pourront jeter un oeil sur la façade avec vue imprenable sur la cuisine.

Rue de la Coupe, 25
B-7000 Mons
+32 (0)65 72 82 62

Mimolette Cacahuète

« Un bel endroit tout petit. Stéphanie Deghilage, c’est ma fromagère et ma complice. Elle affine elle-même certains fromages, en particulier des fromages belges. Mais elle peut faire du sur-mesure en me fournissant par exemple au Bistro une verticale de Comté de toute beauté. » Une belle petite adresse gourmande où Stéphanie Deghilage régale le chaland amateur de fromage à Mons depuis près de 15 ans. Elle possède un bel assortiment de fromages, de charcuteries, de moutardes, de confitures et de bon pain cuit au feu de bois provenant de chez Jean- Sébastien Demeyer. De quoi faire de bons sandwiches ! Elle réalise aussi de magnifiques soupes du jour.

Rue des Fripiers, 15
B-7000 Mons
+32 (0)65 84 54 00

Le 44 Rue des Fripiers

« J’aime l’ambiance et le Chef, qui s’appelle aussi Jean-Philippe. Le 44 a un côté très cool. C’est un beau lieu de rencontre où l’on se voit entre potes, qu’ils soient ou non des professionnels de la restauration. » L’établissement du Chef Ransquin est situé dans le coeur historique de Mons. La part du vin est importante et originale car le patron est un amoureux de ce divin breuvage. À l’origine, il s’était lancé dans un bar à vins accompagné de tapas pour en arriver par la suite à une restauration plus élaborée.

Rue des Fripiers, 44
B-7000 Mons
+32 (0)65 31 37 94

Esprit Bouddha

« Tien Chi est devenu un ami, c’est d’ailleurs l’ami de nombreux restaurateurs. On s’échange plein de recettes, lui pour ses préparations culinaires asiatiques et moi pour les desserts. Il nous arrive de temps en temps de réaliser un repas à quatre mains. » Le restaurant L’Esprit Bouddha, anciennement Le Palais Impérial, a ouvert ses portes en septembre 2002. Il a été repris par M. Tien-Chin Chi et Mlle Ajing Xiang, fille des précédents propriétaires. Formé au CERIA à Anderlecht, Tien Chi représente la troisième génération d’une famille de restaurateurs. Il sélectionne les meilleurs produits. Le restaurant possède une cave à vins assez importante avec également un choix très large de Whisky et de thés. Coup de coeur particulier pour l’ambiance lounge de ce restaurant.

Place des Martyrs, 30
B-6041 Gosselies
+32 (0)71 37 22 05

Maga-Vins

« Didier Gendarme, caviste, gère la société Maga-Vins à Marcinelle. Il passe souvent me voir pour me faire part de ses découvertes. À cette occasion, il vous fait déguster sa sélection de vins du Nord du Rhône ou d’ailleurs. C’est un passionné des beaux flacons qui est aussi le complice de pas mal d’amis restaurateurs. »

Rue Constantin Meunier, 115
B-6001 Marcinelle
+32 (0)71 37 25 30

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