Waw magazine

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Quels sports pratiquer lorsque vous êtes face au plus grand plan d’eau fermé de Belgique ? Des activités nautiques, évidemment. Avec ses cinq lacs, le site propose un large choix de disciplines. Le plus grand, le Lac de la Plate Taille (351 ha), abrite deux clubs nautiques : le centre de plongée sous-marine, qui permet des explorations jusqu’à 40 m de profondeur, et le club de voile « Sports nautiques de l’Eau d’Heure ». Quant au Lac de l’Eau d’Heure, il prête son cadre au jet-ski et au ski nautique. Ces quatre clubs sportifs disposent aujourd’hui de bâtiments abritant toutes les commodités ainsi qu’un restaurant. Un club de véliplanchistes « le Windsurf’ Heure » a pris également ses quartiers au lieu-dit « le Slip Nord » en contrebas du Golden Lakes Village au bord du lac de la Plate Taille.

À ces associations sportives reconnues sont venues s’ajouter deux entités conçues et gérées par des opérateurs privés, ouvertes à tous, dans une logique économique et touristique. Sur le lac de Féronval, The Spin Cablepark accueille les amateurs de ski nautique et de wakeboard (planche) qui sont tractés non pas par un bateau, mais par un câble de 680 m. Sur le lac de la Plate Taille, l’Espace Fun permet de s’adonner aux joies du canoë-kayak, du bateau à voile, de la planche à voile et du stand up paddle.

 

Le plus grand club francophone

Le club Eau d’Heure Nautique (EHN) est particulièrement réputé tant dans le nord que dans le sud du pays. Non seulement ses 430 membres font de lui le plus grand club francophone de ski nautique,mais il a également le privilège d’accueillir des compétitions nationales et internationales. Ainsi, cet été, il sera le cadre de deux championnats de Belgique, de ski nautique classique fin juillet et de wakeboard en août. « La règle veut que ces championnats aient lieu alternativement en Flandre et en Wallonie, explique le président du club, Bernard Bonnet. Mais en raison des courants qui rendent difficilement homologables les épreuves de slaloms sur les fleuves et canaux, c’est sur le Lac de L’Eau d’Heure que se déroulent ces compétitions dans le sud du pays. »

Le club, qui organise des stages en juillet et août – coachés par l’ancien champion belge YvesSaintviteux, dit Coyote –, est également une pépinière de jeunes champions qui mènent (ou ontmené) une brillante carrière internationale. Parmi eux, les fils du président, Xavier et Julien, qui ont tous deux été champions d’Europe en wakeboard, mais également Quentin Delefortrie, qui fut champion d’Europe et du monde en Junior, et Kate Adriaensens, qui a été 14 fois championne de Belgique en ski classique et a cumulé les médailles aux championnats d’Europe et du monde. « Les compétiteurs ne constituent cependant qu’un dixième de nos membres. Le reste est composé de passionnés qui viennent skier pour le plaisir, quel que soit leur niveau, précise Bernard Bonnet. Nous disposons aujourd’hui de 147 pontons, mais il n’est pas nécessaire d’avoir un bateau pour venir skier puisque nous en avons un. »

 

Renseignements :

Centre de plongée sous-marine : www.cpbeh.net

Sports nautiques de l’Eau d’Heure : www.sneh.be

Jet Club Eau d’Heure : www.o2r.be

Eau d’Heure Nautique : www.ehn.be

Le Windsurf’ Heure : www.windsurf-heure.be

The Spin Cablepark : www.thespin.be

Espace Fun : www.espacefun.be

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Lui étant reconnaissants d’être la source de leur attractivité, les Lacs de l’Eau d’Heure portent une attention toute particulière à la nature. Cette dernière doit ainsi intégrer tous les aspectsenvironnementaux tels que l’aménagement du territoire, le maintien de la qualité des eaux, la politique de gestion des déchets, la conservation de la nature, la lutte contre les espèces invasives, la politique énergétique, les transports écologiques, les codes de bonnes pratiques environnementales et les labels environnementaux. La préservation de la nature et des zones d’intérêt biologique passe par un mode de gestion particulier, pas du tout incompatible avec l’activité touristique. Les Lacs de l’Eau d’Heure disposent ainsi de plusieurs réserves naturelles, de zones intégrales forestières et dezones ornithologiques.

Autant d’espaces que l’on peut découvrir en suivant respectueusement les balades balisées, les sentiers de campagne et des tronçons du GR 125. Une dizaine de parcours pédestres sont proposés aux touristes avec descriptif et cartographie de grande qualité. Depuis la partie nord du Lac de l’Eau d’Heure (balade du grand cerf, 8 km) jusqu’aux rives sud du Lac de la Plate Taille (crique aux cabiniers, 2,2 km ; bois du Grand Oupia, 8,5 km), c’est l’ensemble du site qui s’offre aux promeneurs curieuxd’observer une flore et une faune d’une diversité incroyable !

Vous préférez une immersion plus ludique ou sportive en parfaite adéquation avec la nature ? Niché entre le Golden Lakes Village et le Centre d’Accueil de la Plate Taille, le Natura Parc donnera plaisir et frissons à toute la famille, avec ses neuf parcours suspendus dans les arbres, ses tyroliennes géantes et sa tour en bois de 25 m de hauteur, de laquelle les plus acrobates tenteront d’imiter Spiderman en plongeant et en s’accrochant dans une gigantesque toile d’araignée !

Enfin, pour ceux et celles qui veulent découvrir d’un même élan les différentes facettes du site, plusieurs circuits vélo ont été dessinés et repris sur une carte. Celui qui figure en page 57 fait le tour des lacs en suivant tant que possible leurs rives et en s’appuyant sur le RAVeL. Le départ se fait à Cerfontaine, près de la place du Monument. Il suffit de suivre les points-nœuds dans l’ordre suivant : 29, 98, 93 (Lac de Falemprise), 92, 88 (Lac du Ry Jaune), 86, 87 (Lac de Féronval), 91 (Centre d’Accueil), 90 (Landal Village et Aquacentre), 96, 97, 31 et 29. Ce circuit fait 32 km et est accessible aux vélos tout chemin (VTC). À noter que le départ peut également se faire sur le parking du Centre d’Accueil où les promeneurs trouveront les informations et cartes nécessaires.

 

Renseignements :

Maison du Tourisme : +32 (0)71 23 95 97


LE RAVEL DES BBQ

Il s’agit d’un cycle de promenades que la Fédération du Tourisme de la Province de Namur propose jusqu’au 11 septembre en collaboration avec le secteur Horeca. Le 17 juillet, ce sera au tour des Lacs de l’Eau d’Heure d’accueillir cette originale manifestation. Partez sur deux roues à la découverte des lacs et du plus grand barrage de Belgique. Profitez de cette balade pour déguster de délicieux mets prévus aux différents arrêts. Le départ aura lieu au Crocodile Café (Centre d’Accueil de la Plate Taille), ou un apéro aux couleurs de l’Andalousie attendra les participants. Ensuite, direction le club de voile ou le restaurant « Tri-Marrants » ravira les papilles. Le Relais de Falemprise proposera une dégustation de produits du terroir, tandis que le dessert se prendra dans une petite brasserie locale, chez « L’Père Sarrasin », à Silenrieux.

www.ravelbbq.be


CENTRE DE CYCLISME « BIKE PARK DE L’EAU D’HEURE »
 

Dans le cadre de son développement touristique, l’ASBL Les Lacs de l’Eau d’Heure, soutenue par le Gouvernement wallon et le concours des fonds structurels européens, a décidé, voici quelquesannées, de développer sur le site un centre qui concentrerait les différentes disciplines liées aucyclisme. Conçu par la société « Alter Espaces » active depuis plus de 15 ans dans le développementdes sports de plaine et des espaces de découverte, le bike park est situé à proximité du Centre d’Accueil de la Plate Taille, au lieu-dit « La Ferme de Badon ». « Le relief très vallonné de l’endroit se prête à merveille aux activités sur deux roues, explique le Directeur Général, Vincent LemercinierCe centre s’inscrit pleinement dans le programme de développement du site. En effet, non seulement il rencontre l’objectif de diversifier nos équipements touristiques, sportifs et récréatifs, mais il s’intègre dans une volonté de développer un tourisme doux dans un environnement naturel, pôle principal d’attractivité du site des Lacs de l’Eau d’Heure. » A noter que le nouveau centre permettra également d’amplifier l’organisation d’événements sportifs puisqu’il pourra être mis à la disposition de clubs ou associations et contribuer au développement du secteur MICE en servant d’attrait pour l’organisation de journées « entreprises ». En lien direct avec le RAVeL, il constituera le point de départ idéal pour profiter des nombreux circuits existants et partir en vélo à la découverte des richesses touristiques, patrimoniales, culturelles et gastronomiques de l’ensemble du Pays des Lacs.

Un bike park, c’est quoi ?

C’est la vitrine des Lacs de l’Eau d’Heure dans toutes les disciplines du cyclisme :

— des pistes VTT permanentes ;

— un espace trial : divisé en plusieurs zones, il a été conçu pour la pratique de haut niveau, pour uneapproche pédagogique et pour pouvoir accueillir diverses compétitions ;

— des pistes de dual slalom/four cross : deux ou quatre participants s’affrontent sur des pistes parallèles avec virages relevés, tables, doubles bosses, etc. ;

— des pistes de free ride : trois pistes orientées vers le grand public avec des aménagements propres à chaque niveau (gap, passerelles, hip, roller) ;

— un big air bag : activité très ludique permettant de sauter sur un coussin d’air géant ;

— un espace de pump track : le relief permet de ne pratiquement jamais pédaler durant cettesuccession de rollers, de virages relevés et autres jumps ;

— une zone de dirt : il s’agit avant tout de sauts dans des champs de bosses ;

— une remontée ou tapis mécanique accessible aux personnes à mobilité réduite.

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La mobilisation des fonds publics, qu’ils soient régionaux ou cofinancés par les fonds structurels européens, a permis de poser les balises du développement à travers la création des infrastructuresde base et la viabilisation du site. Ces investissements préalables ont mis le secteur privé en condition pour prendre le relais et ainsi compléter et enrichir la gamme des attractions. Telles sont les clés de la réussite des Lacs de l’Eau d’Heure, première station touristique de Wallonie, dont le développement économique profite aujourd’hui à toute la région.

 

1. LE CROCODILE ROUGE
 

L’histoire de Jean-François Baelden et de son Crocodile Rouge est à la fois incroyable et exemplaire. Voilà un homme qui, après une formation en psychologie et une première (grande) expérience dans la gestion de magasins de sport, découvre soudain l’attrait des Lacs de l’Eau d’Heure. Nous sommes en 2004, la fibre commerciale est en lui, mais son idée de création d’un centre d’hébergement tombe à l’eau. Pas grave, il revient à la charge avec un projet un peu bizarre : une attraction centrée sur un véhicule amphibie qui ferait le tour du lac (de la Plate Taille) avec des touristes à bord avant d’y plonger la tête la première ! « C’est en découvrant ce véhicule – un bus scolaire recouvert d’une coque navale – en vente au Canada que l’idée m’est venue, explique le Nalinnois. J’ai pris des risques fous puisque je l’ai acheté et fait acheminer par bateau ! C’était une véritable première pour tout le mondeen Belgique. » Mais Jean-François Baelden n’a pas peur de forcer les portes et, en 2006, aidé par un fonds de participation de la Région wallonne et soutenu par une banque qui lui fait confiance, il se jette à l’eau avec son amphibus déguisé en Crocodile Rouge. Les frais d’entretien annuel du véhicules’élèvent à près de 40 000 € ? Qu’importe puisque, dans le même temps, il embarque 20 000 personnes. S’il a dû ramer au début, il navigue maintenant serein. Il reprend l’exploitation Horeca du Centre d’Accueil de la Plate Taille (Le Crocodile Café) et, en 2011, toujours soutenu par l’ASBL Les Lacs de l’Eau d’Heure, il investit dans deux nouvelles attractions : le laser game et l’Aqua Golf. Puis, en 2014, toujours au même endroit, il propose des activités de chars à voile. Une première dans lesterres pour cette activité née sur la côte belge. « Je cherchais un sport qui se pratique en hiver afin de sortir des activités saisonnières et de préserver l’ensemble de l’emploi toute l’année », explique notre investisseur qui annonce, pour octobre, le 3e Trophy de chars à voile sur une piste de 700 m de long. « C’est la distance entre deux brises lames et, donc, la distance officielle du championnat du monde. »

 

2. LE GOLDEN LAKES VILLAGE
 

C’est dans un domaine protégé et orienté plein sud, avec une vue directe sur le Lac de la Plate Taille,que le Groupe Lamy, fort de son expérience dans le sud de la France, s’est lancé en 2010 dans laconstruction du Golden Lakes Village. En résulte un ensemble de 250 villas à ossature boisparfaitement intégrées à la nature. « C’est notre premier projet de cette ampleur en Belgique, explique Jordane Lamy. Nous avons été convaincus par le travail réalisé en amont grâce à la Région wallonne et aux fonds Feder. Alors qu’en France, nous avons dû construire nous-mêmes des attractions afin d’attirer la clientèle, ici, tout était en place. Le site était déjà attractif quand nous sommes arrivés. Et ce sont également les fonds publics qui ont permis l’aménagement des voiries et des plages. » Alors que plus de la moitié des villas sont terminées et que le groupe familial wallon annonce pour 2017 l’ouverture d’une résidence hôtelière, le responsable est plus que satisfait : « Entre 2014 et 2015, à nombre de villas constant, notre chiffre d’affaires a augmenté de 30 %. C’est la preuve de l’attractivité croissante du site qui peut proposer aujourd’hui un panel d’activités pour toutes les saisons. »

 

3. THE SPIN CABLEPARK
 

Le ski nautique et le wakeboard en mode bio The Spin Cablepark a ouvert ses portes en été 2011 sur le Lac de Féronval. Avec ses 350 membres, il constitue le deuxième plus grand club de ski nautique en Wallonie. Un club qui présente deux particularités : c’est un téléski nautique, c’est-à-dire que lesskieurs et wakeboarders sont tractés non pas par un bateau, mais par un câble, et il est 100 % autonome en énergie grâce aux 168 panneaux photovoltaïques installés sur le toit du club house. Plusécologique, plus silencieux, moins cher et permettant un plus grand volume de participants par heure qu’en bateau, ce téléski nautique permet au grand public de s’initier ou de se perfectionner. « Le matin, nous renvoyons dans le réseau une partie de l’électricité que nous produisons ; la journée, nous l’utilisons pour nos propres besoins ; le soir, nous en pompons pour faire fonctionner le bar et le restaurant, explique Cédric Vandermot, créateur du concept. Au total, nous produisons plus d’électricité que nous n’en consommons, soit entre 40 000 et 43 000 kWh par an. »

Comme son associé Xavier Bonnet, Cédric Vandermot est un fervent adepte de ski nautique. C’est cette passion commune qui les a poussés à entreprendre sur le site des Lacs de l’Eau d’Heure. En cinq ans, ils ont investi dans leur projet 1 600 000 €, dont une partie subsidiée par le Commissariat Général au Tourisme. « Nous y avons cru dès lors qu’il était clair que le site était en train de sedévelopper et qu’il était en marche pour devenir une destination touristique remarquable », explique ce bioingénieur spécialisé en énergies renouvelables et, notamment, en panneaux photovoltaïques. « Notre démarche pour la construction du club house était plutôt inhabituelle, puisque j’ai commencé par dimensionner sa toiture afin d’être sûr de disposer de l’énergie nécessaire pour faire tourner notre installation. Puis, je suis allé trouver un architecte pour qu’il conçoive le bâtiment en dessous. »

Une installation « durable » que les fondateurs ont complétée d’une pompe à chaleur, de déflecteurs de lumière, d’un système d’isolation performant, ainsi que de plusieurs citernes à eau de pluie pour les sanitaires. Aujourd’hui, The Spin Cablepark est non seulement un pionnier dans le secteur, mais ilprouve qu’entrepreneuriat et écologie peuvent engendrer un mariage réussi.

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Le trimaran étant, comme chacun ne le sait peut-être pas, un bateau à trois coques, personne ne s’étonnera du nom choisi par Fabian Santi pour baptiser son restaurant amarré au ponton du club de voile des Lacs de l’Eau d’Heure. Sauf que si ce bateau est en mode plaisance, l’appellation dudit établissement surfe sur celui de l’humour.

 

« Nous l’avons appelé “Tri-Marrants” parce que nous sommes trois associés et que nous sommes des comiques », lance ce Carolo d’origine. Un comique, notre chef-cuisinier ? « Oui. Parce que nous aimons instaurer une joyeuse ambiance dans notre salle. Chez nous, rien n’est guindé. Nous allions le charme de la cuisine de bistro à l’élégance de la gastronomie. Nous avons d’ailleurs un mot pour ce divin mélange : une cuisine bistronomique»

Et Fabian Santi d’expliquer pourquoi il a quitté les fourneaux de son établissement dans le centre de Cerfontaine pour s’installer, fin 2013, sur la rive sud du Lac de la Plate Taille, à Froidchapelle : « J’étais en fin de bail et la direction des Lacs de l’Eau d’Heure cherchait un point HORECA de qualité qui soit indépendant des attractions et activités sur le site. L’idée était intéressante, car il y a très peu d’établissements de ce secteur dans la région. En outre, nous avons pu bénéficier de l’aide de la Région wallonne et des Lacs de l’Eau d’Heure. »

Après deux saisons pleines, durant lesquelles le Tri-Marrants a d’emblée été porté par la vague du succès, le chef décide, en septembre 2015, de mettre un terme aux cours qu’il donne à l’Écolehôtelière de Namur afin de se consacrer pleinement à son établissement désormais ouvert toutel’année. « Les gens de la région nous connaissent bien. Mais les Lacs étant maintenant visités en toutes saisons, nous accueillons beaucoup de touristes durant l’hiver également », se réjouit Fabian. Il faut dire que le restaurant ne manque pas d’attraits. Non seulement la clientèle bénéficie d’une vue panoramique sur le lac et le barrage de la Plate-Taille – vue plus grandiose encore en été grâce à la large terrasse qui donne l’impression de manger sur l’eau –, mais la route s’étant arrêtée à l’entrée duclub de voile, le Tri-Marrants baigne dans un calme profond, à peine troublé par le babillage des promeneurs sillonnant le RAVeL.

 

Ambassadeur de la Wallonie

Et puis, il y a la cuisine. Sur la carte, les produits frais rivalisent de charme pour s’arracher les faveursde la clientèle. « Les suggestions viennent directement du marché et nous pouvons compter sur un arrivage journalier de poissons », explique Fabian qui ne résiste pas à l’envie de citer l’un de ses produits phares : le bavarois de Petit Margot associé à un magret de canard séché aux poivres et épices. « C’est une entrée composée de produits du terroir. Le Petit Margot est un camembert bio qui nous est fourni par la ferme du Lumsonry, à Tarcienne, tandis que le magret provient de la ferme de laSauvenière, à Hemptinne» Pour ses viandes, le chef ne court pas très loin non plus, puisqu’il se ravitaille en pièces de bœuf à l’élevage de la Petite Suisse à Lompret (Chimay), tandis qu’il va chercher ses charcuteries à la boucherie de Walcourt. « Et nous proposons une bière artisanale créée spécialement pour le lac par deux jeunes de la région : la Dame des Lacs. Elle accompagne régulièrement les plats que nous proposons. »

C’est cet amour pour les produits du terroir qui a valu au Tri-Marrants d’être reconnu comme ambassadeur par « Wallonia.be ». Une reconnaissance qui traduit l’effort constant des trois associés pour promouvoir les produits wallons en Belgique et, via le biais des touristes étrangers, hors de nos frontières.

 

Renseignements :
Le Tri-Marrants
Rue de Oupia, 4/2
B-6440 Froidchapelle
+32 (0)479 52 01 26

Dans le cadre de la diversification de l’offre en matière d’hébergements et après avoir développé un premier village de vacances exploité par le groupe Landal Greenparks depuis 2003, une résidence appart’hôtel et un centre d’habitat léger de loisirs « Forest Lodges », l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure » a lancé fin 2007 un appel à candidatures afin de désigner un partenaire privé pour la construction et le développement d’un second village de vacances. Le groupe wallon Lamy, bien connu pour ses mêmes infrastructures dans le sud de la France, a su séduire les dirigeants. Ce groupe concentre les métiers de promoteur, constructeur, gestionnaire et exploitant. Par ailleurs, le modèleéconomique proposé, les avantages fiscaux liés au démembrement du droit de propriété, la qualitédes constructions et l’attention particulière réservée aux normes énergétiques, environnementales et paysagères ont conforté le partenariat établi entre le Groupe Lamy et l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure » qui a elle-même réalisé les travaux de viabilisation du site.

Le partenariat va même plus loin, puisqu’ils ont tous deux décidé d’unir leurs forces pour la construction d’une résidence hôtelière de 70 chambres et d’un Centre de séminaire, le financement de l’hôtel étant pris en charge par le Groupe Lamy et le Centre de séminaire par l’ASBL grâce auconcours d’un cofinancement régional et européen. L’exploitation de l’hôtel et de la salle de séminaire pourra être intégrée et confiée à un même gestionnaire choisi par les deux partenaires. Cette nouvelle infrastructure tant attendue permettra d’augmenter encore l’attrait du site des Lacs de l’Eau d’Heure comme destination de villégiature et, notamment, à destination des entreprises pour des séminaires ou incentives résidentiels. Les plans d’eau, l’environnement naturel, les infrastructures et équipements sportifs, touristiques et de loisirs permettront effectivement de faire du site des Lacs de l’Eau d’Heure et de ses hébergements une véritable destination d’excellence à un jet de pierre de l’aéroport de Charleroi.

Le Groupe Lamy et l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure » s’associent également pour développer ensemble des actions de promotion et de communication sur la zone de chalandise qu’est la Flandre et faire en sorte d’asseoir la notoriété du site et de sa région, mais aussi d’accélérer le rythme des ventes et le nombre de locations tout au long de l’année.

www.lamy.be


 

LE PAYS DES LACS EN UN « CLIC »

Devenir un véritable moteur économique, générer des retombées dans une région qui en a bien besoin, booster l’emploi, autant de raisons qui ont poussé les investisseurs publics et privés, soutenus par les fonds structurels européens, à soutenir le projet de développement des Lacs de l’Eau d’Heure depuis 1994. Si les Lacs ont été sacrés « Destination Européenne d’Excellence » en 2010, outre tous leurs efforts pour le développement durable, c’est aussi pour cette raison évidente de « destination touristique qui rayonne ». L’objectif du développement du site est de faire en sorte que les touristes qui ont choisi le site des Lacs de l’Eau d’Heure comme destination de villégiature puissent profiter de leur séjour pour découvrir les richesses touristiques, culturelles, patrimoniales ou gastronomiques de toute une région.

Dans cette perspective, les responsables de l’ASBL ont décidé de mettre en place une plate-forme de réservation qui permet, plus largement aux frontières du site, de commercialiser des packages offrant séjours et activités sur toute la zone du Pays des Lacs. Cette plate-forme ou place du marché propose une offre diversifiée d’hébergements (villages de vacances, hôtellerie, gîtes, chambresd’hôtes, gîtes à la ferme, etc.) et d’activités in situ ou dans un rayon de plus de 50 km autour des Lacs de l’Eau d’Heure. Le but étant de faciliter la réservation du touriste avec du self-packaging ou des offres structurées en fonction de thématiques particulières.

« Nous avons investi massivement dans des infrastructures, des équipements et des hébergements. Maintenant que le programme de construction touche à sa fin, nous voulons structurer l’ensemble de l’offre et la mettre sur le marché, explique Vincent LemercinierNous sommes allés présenter cetteplate-forme aux opérateurs et une centaine d’entre eux a déjà signé un contrat d’adhésion. »

Concrètement, les touristes peuvent, en un clic, constituer leur panier comme s’ils étaient au marché : un séjour au Golden Lakes Village ou à la Ferme Château de Laneffe, une visite à l’Espace Arthur Masson à Treignes, à l’Abbaye d’Aulne ou à Chimay pour ne pas être exhaustif et – on allait presque l’oublier – une immersion complète dans le site des Lacs de l’Eau d’Heure.

www.lepaysdeslacs.be

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Cela faisait 35 ans que la Houille traversait Vencimont sans plus se poser de questions. Il y a peu, la rivière est revenue bousculer les roues du vieux moulin. Depuis, le meunier ne dort plus et, avec sa boulangerie et ses deux gîtes en pierres du pays, ce petit coin des Ardennes namuroises est à croquer.

 

C’est à Louis-Marie Piron, originaire d’Our-Paliseul, que l’on doit la renaissance de ce moulin à eau datant du XVIIIe siècle. L’homme, qui a démarré l’aventure de « Thomas & Piron » en 1974 en décidant, à 18 ans, de retaper la maison de ses grands-parents avec l’aide d’un maçon, CharlesThomas, a une réelle passion pour les projets de rénovation. Le terme « restauration » conviendraitencore mieux puisque c’est aussi lui qui a transformé les deux établissements « La Barrière de Transinne » et « La Table de Maxime » (paru dans WAW n°23), le restaurant étoilé du chef ardennaisMaxime Collard situé à Our.

Quant au vieux moulin, bien qu’il se soit arrêté de tourner en 1970, il ne cessait de lui faire signechaque fois que l’entrepreneur traversait Vencimont pour se rendre à la chasse. Louis- Marie Piron n’hésita pas longtemps. Il allait lui donner une deuxième vie. Non pas pour en faire un écomusée, mais pour relancer une activité commerciale autour du travail du meunier et du boulanger. Il fit également construire deux gîtes de façon à créer un ensemble patrimonial esthétique et cohérent. Et pour gérer le tout, il créa une société et s’entoura de quatre associés, Dominique Leblan et Carine Schmitz (gérance), Chloé Englebert (boulangerie) et Laurent de Wouters (commercial et animation), remplacé depuis peu par Ambroise de Greift.

 

Deux gîtes et neuf chambres

« Le gîte du Moulin a été aménagé dans l’habitat du meunier, à côté de la machinerie, dont on n’a pratiquement conservé que les murs extérieurs, explique Laurent de Wouters. Il se complète d’une très large terrasse en bois donnant vue sur la rivière et sa vallée. Plus près de la route, le gîte de la Houille a été construit sur l’emplacement d’un ancien hangar, en partie avec les pierres du pays récupérées sur place. » Toutes les chambres – quatre doubles dans le premier, quatre doubles et une simple dans le second – sont très spacieuses et dotées d’une salle de bain et d’une toilette séparées. L’ameublement et la décoration ont été confiés à une société nichée dans le giron des entreprises Thomas & Piron qui a opté pour un style contemporain genre « Ardennes léger ». Les deux gîtes, qui sont membres de l’association « Gîtes et chambres d’hôtes de Wallonie » (voir notre série on web),sont équipés de tout le confort moderne. « La clientèle des gîtes est essentiellement familiale, explique Laurent de Wouters. Mais si les gens viennent en famille, entre amis, chasseurs ou collègues,c’est avant tout pour profiter des plaisirs de la nature. Quelque 400 km de chemins balisés traversentles 11 000 ha du massif forestier de l’entité de Gedinne. »

 

Les entrailles du moulin

Si les sites touristiques (le village de Redu, le château de Lavaux-Sainte-Anne, les grottes de Hansur-Lesse, Dinant, Bouillon et autres), ainsi que les bonnes tables (dont le Barbouillon à Vencimont) ne manquent pas aux alentours, la première activité qui tend les bras aux locataires est la visite des entrailles du moulin qui s’est remis à brasser l’eau sous la conduite de Dominique Leblan. Ancien gérant d’un centre de distribution de livres à Bruxelles, aujourd’hui à la tête des librairiesSlumberland et BD-World, il a décidé d’intégrer le projet de son ami Louis-Marie Piron et de plonger ses mains dans la farine pour goûter aux plaisirs d’un nouveau métier. Un parcours assez similaire à celui réalisé peu auparavant par Dominique Delacroix, un gastro-entérologue qui, lui, a véritablement tout plaqué pour relancer le moulin de Hollange à Fauvillers (entre Martelange et Bastogne) et troqué la blouse du médecin contre le tablier du meunier. Ses conseils ont d’ailleurs été très précieux lors de la remise en activité du moulin de Vencimont. « Depuis le barrage et le bief qui détournent l’eau de la Houille 300 m en amont jusqu’aux engrenages, courroies, poulies, meules en silex, trémie, bandes transporteuses, nettoyeuse à grain et autre blutoir, la mécanique était restée en place, explique le gérant. Bien sûr, il a fallu du temps et de la patience pour remettre le tout en état de fonctionner. Pour le côté technique, nous sommes aidés par un jeune Vencimontois, Christophe Léonard, qui n’est autre que le petit cousin de Louis Wavreille, le dernier meunier. »

 

Production d’électricité

Particularité du moulin ? Les trois roues, qu’il a fallu reconstruire, sont à augets, c’est-à-dire que l’eau tombe dans des baquets. Sans doute servaient-elles jadis à produire la force motrice pour moudre trois types de céréales différentes. Aujourd’hui, elles contribuent à produire de l’électricité – le moulin fournit 20 à 25 % de la consommation du site – qui est injectée dans le réseau. Seule l’une d’entre elles actionne également la lourde meule à l’étage qui sert à concasser les grains d’épeautre et à faire la farine. « Le système de décorticage ne fonctionnant pas encore, l’épeautre arrive déjà sans ses balles depuis l’exploitation de mon cousin à Ham-sur-Heure, explique Dominique LeblanQuant à la farine de froment que nous utilisons également pour nos pains, elle vient de la Francetoute proche. Comme notre boulangère ! »

 

Renseignements :
Moulin de Vencimont
Rue Grande, 95
B-5575 Vencimont (Gedinne)
+32 (0) 61 50 12 82 +32
(0) 471 02 32 22
 
 

LA BOULANGERIE ARTISANALE

Elle s’appelle Chloé Englebert, est originaire d’Hargnies, petite commune située de l’autre côté de la frontière, et est diplômée depuis septembre dernier de l’école hôtelière de Namur. C’est à elle que l’on doit le bon pain artisanal du Moulin de Vencimont. Un pain cuit sur pierre que les habitants du village, mais également des communes voisines, sont de plus en plus nombreux à venir chercher dans la boulangerie aménagée dans l’ancien corps de ferme. Fleurons de la maison, qui a rejoint en janvier le groupe des artisans-producteurs sélectionnés par les chefs de « Génération W » : les deux pains fabriqués à partir de farine naturelle. Un blanc au froment et un semi-gris à base de froment (60 %) et d’épeautre (40 %). Pourquoi pas un pain 100 % épeautre ? « Il serait trop sec, trop dur », répond la jeune fille qui a été formée au métier au moulin de Hollange, mais qui s’empresse d’avouer qu’unapprentissage n’est jamais terminé. « On apprend tous les jours, il n’y a pas de recettes pour réussir un bon pain. Tout se fait à l’œil, il faut observer, réagir, jouer avec le temps, car la levée de la pâte peut être chaque fois différente », souligne la boulangère qui, elle, est plus ponctuelle, puisqu’elle a pris l’habitude de se lever à 3h45 précises afin d’être à pied d’œuvre au moulin vers 4h30. « Le temps remplace aussi les additifs et le gluten artificiel. Il faut pétrir la pâte plus lentement. En général, il est 7h quand j’enfourne les premiers pains. » Une heure plus tard, les arômes du pain chaud flottent dans la boulangerie lorsque Chloé, aidée par Clémence, une jobiste qui commencera son apprentissage en septembre, accueille les premiers clients. Ceux-ci viennent pour les pains, mais également pour les baguettes, viennoiseries, brioches, gâteaux et tartes de saison qui sont venus peu à peu enrichir la production. Si la boulangerie n’est ouverte à la clientèle que du jeudi au dimanche, Chloé met également la main à la pâte les mardis et mercredis pour honorer les commandes et les dépôts dans les enseignes de la région. Dominique Leblan se charge des livraisons. C’est ainsi que le pain du Moulin de Vencimont file à Paliseul, Redu, Bievres, Jambes, CogneléeVresse-sur-Semois etmême Perwez, en Brabant wallon.


L’ESPACE DU MEUNIER

Afin de compléter l'offre, un « Espace du Meunier » a été créé sous la magnifique charpente de la grange. Cette grande salle, qui donne sur la Houille et la campagne boisée et qui sera bientôtéquipée d’une cuisine, est conçue pour accueillir toutes sortes d’événements (communion, rallye,mariage, anniversaire, etc.). Elle peut accueillir 120 personnes pour un cocktail, 70 convives pourun repas et un auditoire de 40 personnes en configuration réunion-séminaire. On peut également y accrocher des œuvres d’art et faire de l’espace un lieu d’exposition.

Le mercredi 20 juillet, une boucle nocturne de quelque 80 kilomètres sera organisée autour de Namur, via Floreffe, Fosses-la Ville, Maredsous et Wépion…

Une étape originale intégrée à la saison 2016 du Beau Vélo de RAVeL pour marquer l’année de la « Wallonie en vélo ».

 

Chacun connaît le Beau Vélo de RAVeL, cette grande fête familiale sur deux roues, initiée par Adrien Joveneau, qui pousse à chacune de ses étapes plusieurs milliers d’auditeurs de « VivaCité » sur les plus beaux chemins de Wallonie et qui se termine en musique sous la forme d’une grande kermesse typiquement belge. Cette année, pour célébrer « La Wallonie à vélo », les organisateurs (Wallonie-Bruxelles Tourisme, les Chemins du Rail et Attractions & Tourisme), en collaboration avec la RTBF et le Commissariat Général au Tourisme, ont cherché à innover en créant un « événement dans l’événement ». L’idée ? Intégrer une étape de nuit dans la saison du Beau Vélo. Histoire de découvrir notre belle Wallonie sous un autre éclairage. La date du 18 juin avait d’abord été proposée mais, pour des questions d’organisation, c’est finalement le mercredi 20 juillet, veille de la Fête nationale, qui a été choisi. Où ? À Namur, dans la capitale wallonne, pardi ! Quant aux parcours et étapes, ils sont le fruit de négociations menées avec les institutions liées au secteur du tourisme.

 

Des animations à chaque étape

Le départ sera donné au Grognon, sur le site du Parlement wallon, à 18h. Des étapes sont prévues à l’abbaye de Floreffe, à Fosses-la-Ville et à l’abbaye de Maredsous. Puis retour sur Namur via Wépion. « Cette boucle faisant environ 80 kilomètres, nous l’avons scindée en quatre étapes de façon à permettre aux participants qui ne voudraient pas faire l’entièreté du parcours d’opter pour le ou les tronçons de leur choix », explique Georges Wathlet (Les Chemins du Rail) qui souligne que les inscriptions sont obligatoires.

Il va de soi que les sites précités n’ont pas été choisis au hasard, chacun d’eux disposant d’un cadre taillé sur mesure pour l’implantation d’un chapiteau et l’organisation d’une belle fête nocturne. Si une animation est prévue à Floreffe, si un artiste populaire est attendu à Fosses-la-Ville, les participants se verront proposer à Maredsous une dégustation de bières et de fromages locaux. Enfin, les fraises de Wépion feront office de mise en bouche avant le petit déjeuner matinal au Grognon où les participants seront attendus vers 7 heures, le 21 juillet.

www.nuitduravel.be


 

SAISON 2016 DU BEAU VÉLO DE RAVEL

 

JUIN

25 → La Calamine

JUILLET

02 → Tournai

09 → Oupeye

16 → Vielsalm

23 → Nivelles

30 → Moresnet

AOÛT

06 → Boussu - Colfontaine

13 → Namur

20 → Arlon

27 → Mettet

SEPTEMBRE

03 → Perwez

10 → Liège / Province (Iles Monsin)

18 → Bruxelles (dimanche sans voitures)

 

Lien vers le site du « Beau Vélo de RAVeL » : www.rtbf.be

Houffalize, la capitale belge du VTT, la Mecque du mountain bike ? Ceux qui en doutent encore se rendront vite à l’évidence en voyant la petite commune ardennaise déballer ses atouts : des infrastructures adaptées aux besoins des vététistes dont de nombreux établissements « Bienvenue Vélo » et le premier bike wash de Wallonie, sept itinéraires VTT balisés dont le « Black Track » qui reprend l’ancien tracé de la Coupe du Monde qui s’est jadis déroulée dans la commune, des clubs et des sportifs de grande renommée comme le Team Windose avec les frères Rémi et Boris Cara... Logique, donc, que les grandes manifestations s’y bousculent, telles que le Chouffe Marathon et le raid d’Achouffe (21 août, au départ de la brasserie, dans le village des Nutons), le Houffamarathon (28 août) et, bien sûr, le Roc d’Ardenne, petit frère du Roc d’Azur mais déjà grand festival de mountain bike qui a rassemblé 4000 vététistes en 2014 et 2015 et qui espère faire encore mieux du 29 avril au 1er mai prochain.

Au programme : une dizaine d’épreuves de cross-country de toutes difficultés, allant du Roc Marathon (81 km) pour les « pros » au Kid Roc, en passant par les Randos Roc Rouge et Noire, le Roc Carnaval, la Rando Roc Gourmand (avec dégustation de spécialités régionales), le Roc Ruelles (dans les rues et escaliers d’Houffalize) et le Roc Enduro dont l’édition 2016 fera figure de championnat de Belgique. En prime, les Happy Bike Days organisées par le magazine O2Bikers, permettront aux visiteurs (inscriptions obligatoires) de tester plus de 500 vélos de marques différentes. « Il s’agit vraiment d’une grande manifestation qui drainera, trois jours durant, des milliers de personnes de tout profil à Houffalize », explique Stéphanie Pahaut, chargée de communication à la Maison du Tourisme Houffalize et de La Roche-en-Ardenne. « Tout le secteur Horeca des environs en profitera. D’ailleurs, plusieurs hébergements qui proposent des offres exclusives affichaient déjà complet en début d’année ! »

 

www.sport.be/rocdardenne/2016/fr/

www.happybikedays.org


 

DES « POINTS JAUNES » POUR LES CYCLOTOURISTES

Les cyclotouristes n’ont pas été oubliés dans la grande parade des deux roues. La Fédération Francophone Belge de Cyclotourisme et du VTT (FFBC) et le département vélo loisirs de la Fédération Cycliste Wallonie-Bruxelles (FCBW) ont été contactés afin de proposer, pour 2016, un calendrier de rendez-vous « Points jaunes » qui seraient, en quelque sorte, l’équivalent des « Points verts » Adeps pour la marche. « Nous avons donc contacté nos 220 clubs afin qu’ils nous transmettent leurs organisations répondant à des critères spécifiques, explique Jean-Louis Verscheure, le président de la FFBC. Afin que ces sorties soient accessibles au plus grand nombre et pas seulement à nos 8500 affiliés, nous avons ainsi décidé de ne retenir que les randonnées “route” et les randonnées “VTT” ne dépassant respectivement pas 45 et 20 km. Ce premier calendrier “Points jaunes” propose ainsi quelque 150 rendez-vous, dont 40 pour les vététistes, étalés sur toute la saison, les week-ends et jours fériés. Ces circuits sont entièrement balisés, ce qui permet à chacun, muni d’un roadbook, de les parcourir à son rythme, seul ou en petit groupe. »

 

www.velo-liberte.be


 

RANDOBEL

Randobel est un site qui a pour ambitieux projet de devenir le répertoire le plus complet des randonnées en Belgique et d’en proposer les tracés GPS à ses 22 800 membres. Actuellement, le site totalise quelque 3800 circuits, dont 900 à vélo, la grosse majorité provenant du Commissariat Général au Tourisme et des Maisons de Tourisme. « Le site est interactif en ce sens que les membres peuvent y laisser des commentaires, notamment sur l’état du terrain, de façon à permettre aux responsables d’améliorer leurs circuits », explique Christophe Dohn, lequel, dans le cadre de « La Wallonie à Vélo », a conclu un partenariat avec le CGT par lequel il s’est engagé à tester une sélection de 80 circuits.

 

www.randobel.be

Cela fait quatre ans déjà que l’ASBL Musées et Société en Wallonie, qui a pour objet la promotion des institutions muséales, la valorisation de la culture et son insertion dans le tissu social et économique – en particulier dans le tourisme –, a lancé l’animation « Marmaille & Co » à l’attention des enfants de 6 à 12 ans et leur famille. Une quarantaine de musées wallons y ont adhéré. L’objectif ? Leur faire découvrir l’art de manière ludique au travers d’animations dans les musées.

Année du vélo oblige, en 2016, « Marmaille & Co » a décidé de tendre la main aux deux roues. « En collaboration avec les Maisons du Tourisme, plusieurs musées vont proposer un circuit vélo local à faire en famille, explique Benoît Malengreaux, chargé de communication au sein de l’ASBL. Ces circuits seront téléchargeables et pourront être combinés avec la visite traditionnelle des musées. »

Certains ont cependant décidé d’aller plus loin. Ainsi, l’Espace Arthur Masson, musée constitué d’une place villageoise réaménagée et bordée des trois anciennes écoles de Treignes, proposera, le samedi 7 mai, une animation sur le thème du vélo avec des ateliers ludiques, un parcours sécurité, des essais de vélos insolites, etc. Et en juillet et août, l’Espace organisera une animation sur le vélo, soit une leçon d’une heure qui invitera le public à s’asseoir comme autrefois sur les bancs de la vieille école du village. Autre exemple. De mai à novembre, le Musée des Transports en Commun, à Liège, présentera une exposition familiale, enrichie de vidéos et d’animations, montrant comment la bicyclette a été utilisée depuis le XIXe siècle et comment elle a pu recharger ses batteries pour connaître aujourd’hui une deuxième vie.

 

www.espacemasson.be

www.musee-transports.be

www.marmaille.be


 

À VÉLO, SUR LA CHAUSSÉE ROMAINE

Initié par l’ASBL Musées et Société en Wallonie, « Viae Romanae. De Bavay à Tongres, à la découverte de la Wallonie » a pour objectif la valorisation de cette ancienne chaussée romaine qui s’étire sur 145 km et traverse 24 communes wallonnes. Une démarche qui se traduit notamment par la mise en ligne d’une plateforme Internet où acteurs et sites touristiques (musées, attractions, hébergements, itinéraires, balades, etc.) situés sur son tracé ou à proximité y sont répertoriés. « Huit musées présentent des collections archéologiques liées à la chaussée romaine, explique Gaëtan Genot, coordinateur du projet. Notre idée est de créer autour de chacun d’eux, avec l’aide de partenaires, des packages familiaux proposant des visites, ateliers, attractions, découvertes de produits du terroir, restaurants, logements, mais également des balades vélo balisées. » Un exemple : la Fédération Touristique de la Province de Namur a concocté un package autour d’une nuitée dans la maison d’hôtes « À l’ombre du noyer », à Marchovelette (Fernelmont), comprenant notamment un atelier créatif chez une céramiste et de la documentation sur la chaussée romaine dont un tronçon pourra être emprunté lors d’une balade en vélo vers Éghezée. Pour ceux qui veulent en savoir plus, le Musée archéologique de Namur n’est pas très loin.

©OPT-JP. Remy

 

www.viaeromanae.eu

Non ce n’est pas une bière, une tarte à la crème et encore moins une blague. La « Savoureuse » est un événement atypique, hors du temps et branché à la fois, qui réjouira tant les amateurs de randonnées à bicyclette que ceux et celles qui aiment faire honneur aux produits du terroir. Un événement qui ne pouvait trouver sa niche que dans la bien nommée « Vallée des Saveurs », au Pays du Condroz et de la Famenne, où l’on cultive l’art de vivre au naturel avant de courir récolter les plaisirs de la table.

La « Savoureuse », donc, est une journée de balade à vélo vintage à travers cette région qui héberge les communes de Ciney, Gesves, Hamois, Havelange, Ohey et Somme-Leuze. Une seule condition, la « petite reine » doit avoir vu le jour avant les années 1990 ! Pour la tenue vestimentaire, chacun choisira son style, de préférence dans la vaste garde-robe de la première moitié du XXe siècle et en harmonie avec l’auguste bicycle. Les chapeaux pour les dames et les moustaches pour les messieurs sont les bienvenus. Que l’on soit chic ou sportif, l’important est d’être vintage. Quant aux ravitaillements, ils prendront la forme de haltes gourmandes avec dégustation des produits du terroir. Une formule qui avait déjà attiré près de 200 participants en 2013 et 2014 et qui, après une année sabbatique qui a permis à chacun de reprendre son souffle et de digérer l’événement, espère connaître un plus beau succès encore, le 28 août prochain, à l’occasion de cette troisième édition organisée par la Maison du Tourisme Condroz-Famenne, le Gracq (Les cyclistes quotidiens) de Ciney et les six communes de la Vallée des Saveurs.

 

Le vintage revient à la mode

« Que ce soit en France (« Anjou Vélo Vintage », la « Patrimoine » et les balades « Béret baguette »), en Italie (l’Eroica), en Angleterre (Tweed Run) ou en Belgique (la RetroRonde, à Audenarde), on sent un regain d’intérêt pour la pratique du vélo et la mode vintage », explique Julie Riesen, la directrice de la Maison du Tourisme Condroz-Famenne.

« La Savoureuse s’adresse à la fois à un public familial, aux cyclistes confirmés et aux forçats de la route puisqu’elle propose trois parcours balisés de 30, 60 et 90 km au départ du parc Saint-Roch, à Ciney, qui accueillera tout au long de la journée un bar et une petite restauration du terroir, une exposition de vélos vintage et des animations pour petits et grands. Un concert est prévu dès 15h. »

Les haltes ravitaillements, bien sûr, seront organisées dans des lieux générateurs d’ambiance tels que la ferme-château de Goesnes (Ohey), la ferme de la Bergerie à Sorée (Gesves), le château Saint-Roch à Ciney ou encore le Musée Monopoli à Barsy (Havelange). Autant d’endroits où les organisateurs, plutôt que de mettre l’eau à la bouche des participants – quelle drôle d’idée ! –, leur proposeront du cidre du Condroz, du jus des vergers d’Ohey, une Forestine Ambrosia (brasserie Caracole) ou une Gengeavia (Gesves), le tout entrecoupé de fraises d’Ossogne, de chocolats des Contes de Fèves, des fromages du Gros-Chêne (Méan) et du Chèvre-Feuille (Haillot)… Alors, n’est-elle pas savoureuse, cette route ?

 

www.lasavoureuse.be

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