Waw magazine

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A Achêne (Ciney), l’entreprise de construction Chimsco a également choisi de se concentrer sur les maisons à ossature bois, en plus de la fabrication de charpentes industrielles, de carports et d’abris de jardin. Chaque année, depuis sa création en 2009, son département « Maisons Bois Meunier » construit en moyenne une quinzaine de maisons unifamiliales et réalise près de trente extensions en ossature bois. « Nous avons fait le choix de nous concentrer sur ce type de construction parce qu’il représente une grosse part de marché », explique Xavier Michaux, le directeur du Groupe Chimsco. « Et nous nous sommes spécialisés dans les maisons à très basse énergie puisque cette préoccupation est aujourd’hui au centre de plus de 90% des demandes. Nous avons d’ailleurs construit, en 2008, à Attert, la première maison certifiée passive en Wallonie ».

L’entreprise, cependant, développe un autre type de produit qui a la cote lui aussi puisqu’il concerne une maison sur quatre. Il s’agit de l’auto-construction ou construction assistée. « Cette façon de procéder est fort demandée parce qu’elle répond au désir des gens de réaliser des économies, mais aussi à leur volonté de s’investir dans la construction de leur maison. Le client a le choix entre le kit classique accompagné des plans détaillés et d’une assistance technique qui va le suivre tout au long de la construction, et le kit prémonté qui lui permettra d’assembler les parois de l’ossature avec l’aide d’un de nos charpentiers expérimentés ». Il va de soi que ces procédés s’adressent à des bricoleurs. Mains gauches s’abstenir !

© A-Cube

A Gouvy, en Province de Luxembourg, Naturhome s’est spécialisé dans la construction de maisons en bois contemporaines. L’entreprise a de la bouteille puisqu’elle a commencé à construire des chalets en bois massif dès 1972, en s’inspirant du modèle norvégien et en respectant les critères de développement durable déjà bien avancés en Allemagne. « Du chalet traditionnel, nous sommes passés à la technique des madriers empilés », explique Olivier Louis, le directeur général adjoint de Naturhome. « Lorsque sont arrivés des standards plus stricts en termes d’isolation et d’étanchéité à l’air, nous avons bifurqué, au milieu des années nonante, vers les techniques « poteaux poutres » et « ossature bois ». Enfin, début des années 2000, quand la fabrication des cloisons en atelier s’est industrialisée et que les outils pilotés par ordinateur se sont développés, nous nous sommes lancés dans la construction de bâtiments de plus grande taille comme des écoles et des homes. Aujourd’hui, 80% de nos réalisations sont des maisons unifamiliales en ossature bois et 20% des bâtiments fabriqués avec des panneaux massifs (CLT). Nous avons notre propre bureau d’études pour la stabilité, l’acoustique et le thermique, mais nous travaillons toujours en partenariat avec des architectes indépendants, de sorte que chaque construction est unique. »

Il arrive aussi que les deux techniques soient présentes dans le même projet. Ainsi en est-il du futur éco-quartier de Wanze dont l’entreprise luxembourgeoise a remporté le marché pour la construction. « Il s’agit d’un chantier exceptionnel et d’un nouveau pas en avant pour nous puisque 156 logements en bois vont être construits autour du golf de Naxhelet. Ces maisons, qui seront essentiellement à énergie positive, mixeront les techniques ossatures et CLT. Nous attendons le permis de bâtir relatif à la première phase… »

L’ossature bois, le système poteaux-poutres, le système de panneaux en bois massifs (CLT) et la construction en madriers (1). De ces quatre systèmes constructifs, le premier est de loin le plus répandu puisqu’il concerne 80% des constructions dans ce matériau. Mais le CLT est privilégié dans les bâtiments de grande taille.

 

© Maisons Paquet

Ses possibilités de préfabrication, ses facilités de transport et de manipulation, ainsi que son potentiel d’isolation ont fait de l’ossature bois la technique idéale pour la construction de maisons individuelles, d’autant que sa structure souple et modulable lui permet d’évoluer facilement en fonction des besoins des familles. Les grands fabricants de maisons « clé sur porte », comme Jumatt, Maisons Paquet ou TomWood, la filiale bois de Thomas & Piron, ont ainsi tous opté pour cette technique.

« L’ossature en bois a beaucoup évolué positivement au point de devenir un must », nous explique-t-on du côté de Maisons Paquet (Nalinnes), une entreprise familiale qui sait de quoi il retourne puisqu’elle a commencé à construire des chalets en bois de seconde résidence dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Aujourd’hui, le candidat bâtisseur recherche la qualité énergétique, l’écologie et le confort. Mais la rapidité d’exécution d’une maison en ossatures bois séduit beaucoup également. La règle est qu’un candidat bâtisseur entre dans sa maison 110 jours après la réalisation des fondations. Notre technique de fabrication maximisant la construction en ateliers, nous sommes en mesure d’ériger la structure de l’habitation en un jour, celle-ci étant à l’abri des intempéries dès la fin de l’après-midi. »

Et si le « clé sur porte » a la cote, c’est aussi évidemment parce que ce service répond à la volonté générale, à l’heure où les vies familiale et professionnelle ne sont pas toujours aisées à gérer, de ne pas se mettre à dos des soucis supplémentaires. Et si les candidats sont amenés à choisir la maison de leurs rêves dans un catalogue plus ou moins consistant, les entreprises laissent toujours une porte ouverte afin de permettre à ceux-ci de personnaliser leur habitation. Autre élément assurant, les prix sont plus transparents, généralement sans surprise. « Comme les autorités essaient de faciliter l’accès à la propriété et favorisent la construction d’habitats groupés, la tendance des prix est plutôt à la baisse. Cependant, l’addition de règles urbanistiques, énergétiques et écologiques agissent dans l’autre sens. C’est pourquoi, nous nous devons d’anticiper en réduisant le coût énergétique de nos maisons. »

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© Maisons Paquet

Pour le confort intérieur
Après 40 ans d’expérience, Thomas & Piron a fini, lui aussi, par craquer pour le bois. Fin 2011, l’entreprise de Paliseul a ainsi lancé sur le marché une technique de construction à ossature bois baptisée TomWood. Basée à Gembloux, cette filiale propose aujourd’hui une douzaine de maisons « clé-sur-porte » dont le prix de vente moyen tourne autour des 250 000 € (tous frais compris). « Le marché wallon est relativement stable, mais nous croyons à une augmentation des parts de marché pour les projets sur des terrains appartenant aux clients, et plus précisément pour des projets affichant un certain caractère, une architecture plus audacieuse, un look plus épuré », avance le directeur Fernando de Sousa. « Si la tendance penche plutôt vers des architectures modernes, par exemple à toits plats ou avec des porte-à-faux, on nous demande assez souvent une petite touche de bois à l’extérieur. En général, nous proposons alors le cèdre pré-grisé. Mais c’est avant tout pour le confort intérieur que les gens optent pour des maisons à ossature bois. »

En Wallonie, 8 000 entreprises et quelque 18 000 personnes sont actives dans le secteur du bois. La construction en occupe une partie de plus en plus importante. Avec quels impacts pour la filière et pour nos entreprises ? Et qu’en pensent nos forêts ? Nous avons posé ces questions au directeur du centre d’informations techniques Hout Info Bois.


Hugues Frère, pouvez-vous nous présenter la filière bois ?

Entre les producteurs forestiers et les négoces de bois, il convient de distinguer les secteurs de la première et de la seconde transformation. La première regroupe les exploitants forestiers, les scieries, les entreprises de tranchage et de déroulage, ainsi que celles spécialisées dans le séchage et l’imprégnation. Ces entreprises sont chapeautées par la Confédération Belge du Bois dont le centre d’informations techniques est Hout Info Bois, organisme qui dispense des informations et des conseils objectifs aux corps de métiers concernés (ingénieurs, architectes, entrepreneurs, menuisiers…) et garantit la bonne mise en œuvre du travail du bois afin d’en faire bénéficier l’ensemble du secteur. La seconde transformation regroupe les entreprises qui utilisent principalement les produits de la première transformation afin de fabriquer des panneaux, des parquets, des meubles, des caisses et emballages, ainsi que des petits objets en bois. Elles sont chapeautées par une organisation qui s’appelle Fedustria. A noter que si la toute grande majorité des exploitants forestiers est logiquement installée en Wallonie, ce qui est logique puisque 80% de la superficie des forêts belges couvre son territoire, les scieries sont équitablement réparties entre le nord et le sud du pays, tandis que les entreprises qui transforment le bois (meubles, pâtes à papier…) sont essentiellement actives dans la partie néerlandophone. Le bois est donc une richesse qui, sur l’ensemble de sa filière, profite autant à la Flandre qu’à la Wallonie.

Comment les entreprises de construction ont-elles réagi face à l’intérêt croissant pour ce matériau ?

Il y a eu des changements énormes. En 2011, il y avait encore beaucoup de petites entreprises dont la construction en bois n’était pas l’activité unique. Petit à petit, le nombre de petits constructeurs a diminué au profit des grandes entreprises qui se sont spécialisées. Un phénomène assez similaire à celui observé en agriculture. Ce mouvement était inéluctable pour des raisons économiques, bien sûr, mais aussi parce que les exigences, notamment en terme de performances énergétiques, sont devenues telles qu’elles requièrent des compétences et des formations relevées, ainsi que des technicités importantes. Ces grosses entreprises, qui se sont mises à développer parallèlement la préfabrication en atelier et le clé-sur-porte, se sont surtout développées dans le nord du pays. Ainsi, même si seulement 25% des entreprises de construction en bois ont pignon sur rue en Flandre, celles-ci produisent davantage de maisons que leurs homologues wallonnes. Plus du double par entreprise ! La Wallonie, cependant, est en train d’opérer le même virage. On le constate de plus en plus, la tendance est aux entreprises dont la construction bois est la mono-activité.

© Lamcol-LTS
En 2015, la société Lamcol (Marloie) a construit, à Mont-sur-Marchienne, sur le site d’un futur éco-quartier, le premier bâtiment en bois de cinq niveaux en Belgique : un immeuble de 19 appartements édifié en panneaux de bois lamellé croisé (CLT).

Le type de constructions en bois s’est-il diversifié ?

Effectivement. La part de marché relative aux maisons unifamiliales n’augmente pas beaucoup. En revanche, le bois est de plus en plus souvent utilisé pour la construction de bâtiments publics tels qu’écoles, halls sportifs ou culturels, logements publics… L’une des raisons est sans doute que ces constructions de grande taille présentent plus d’intérêt pour les entreprises. Mais les nouvelles techniques, comme celle dite CLT (pour cross laminated timber), qui utilise des panneaux en bois massifs assemblées en couches croisées par collage ou clouage, y sont également pour quelque chose puisqu’elles facilitent les constructions d’immeubles de plus grande envergure grâce, notamment, à leur mise en œuvre rapide.

Les contextes de réchauffement climatique et de développement durable ont considérablement boosté le bois…

On surfe en effet  sur une vague intéressante. Le bois possède la singularité d’être une matière première indéfiniment renouvelable. On coupe un arbre et on en replante un, c’est aussi simple que cela. De plus, durant sa croissance l’arbre emmagasine du C02 à long terme, davantage que la quantité libérée lors de sa respiration, et ce C02 reste stocké quand on l’utilise dans la construction. Si on laisse le bois mourir, il va moisir et le C02 va être restitué à l’atmosphère. Son utilisation est donc très intéressante écologiquement parlant. De plus en plus, les gens se rendent compte de l’impact de leur choix. Mieux ! Leur demande est aujourd’hui plus orientée vers le bois local que le bois exotique.

Quelles sont les essences utilisées dans la construction ?

Pour les éléments de structure, le secteur utilise exclusivement des résineux qui offrent le meilleur rapport qualité/prix. Parmi ceux-ci, l’épicéa, qui couvre 22% de la superficie des forêts wallonnes, est clairement majoritaire. Il est talonné, en terme de quantité, par le Douglas d’Europe (Oregon Pine) qui pousse dans nos forêts également et qui est en train de connaître un bel essor, notamment parce qu’il possède l’avantage d’avoir une croissance plus soutenue, ce qui signifie un volume plus élevé par unité de surface. Chez les feuillus, en superficie, c’est le chêne qui arrive largement en tête, suivi du hêtre et du frêne. Ces essences sont surtout destinées à l’aménagement intérieur. Il y a cependant des projets qui visent à développer davantage l’usage du hêtre en structure. Son prix ayant fortement chuté, c’est l’occasion de le revaloriser en misant sur ses excellentes qualités mécaniques.

© Hout Info Bois – Mobic.
La société Mobic, spécialisée dans les ossatures bois, est parvenue à produire quelque 5.000 m2 de caissons isolés pour la toiture de la nouvelle halle aux foires de Libramont en seulement 4 semaines. Une prouesse réalisée grâce à une ligne de production robotisée entièrement développée en interne.

Le bois que nous utilisons en Belgique vient-il de nos forêts ?

La Belgique fait partie des pays les plus boisés en terme de superficie puisque nos forêts couvrent environ 23% de notre territoire. Malgré cela, cela ne suffit pas pour vivre en autarcie. Notre consommation a toujours été supérieure à la production et cela reste le cas. Nous sommes donc obligés d’avoir recours à l’importation. Il s’agit principalement de résineux qui viennent de Scandinavie. Nous importons très peu de bois exotiques puisque 90% de ceux que nous utilisons dans la construction sont d’origine européenne.

Quand on parle d’abattage, on pense déforestation. Or, en Belgique, la superficie des forêts a augmenté d’environ 50% en 150 années !

C’est un problème complexe. Comme nous venons de le dire, les bois qui sont utilisés en Belgique viennent principalement d’Europe. Or, au niveau européen, on ne prélève que 64% de l’accroissement en volume des arbres. C’est-à-dire que d’année en année, le volume total de la forêt croît. En Belgique, c’est quelque peu différent. Jusqu’en 2012, on prélevait un peu moins que l’accroissement, c’est-à-dire que notre pays affichait un bilan légèrement positif. Aujourd’hui, cependant, on a tendance à moins replanter mais également à prélever un peu plus que la croissance en résineux. Notamment pour des raisons historiques, car il est temps de ressortir de la forêt certains arbres et d’en replanter d’autres. Il faut savoir qu’arrivé à un certain âge, l’arbre commence à stocker beaucoup moins de C02 qu’en début de vie. C’est donc quand il arrive à ce palier qu’il est le plus intéressant de l’abattre et de le remplacer par un plus jeune qui va recommencer à emmagasiner du C02 de façon exponentielle. En Wallonie, au contraire de la Flandre où les essences sont plus difficilement valorisables, la forêt a clairement une vocation économique, en plus de son rôle éducatif et de sa contribution à l’environnement et à la biodiversité. On dit d’ailleurs qu’une forêt qui subsiste est une forêt qui rapporte.


© Hout Info Bois - TVB - Architecture & Aménagement
Grâce à son auvent en bois original, cette sation-service de Bastogne n’a plus besoin d’enseigne 


© TS Construct.
En 2017, l’entreprise jodoignoise TS Construct a remporté le marché de la maison de repos de Ramillies (Ateliers d’architectes Alain Jaume) parce que la technique du contrecollé CLT lui a permis de réduire le délai de construction à douze mois, dont trente jours seulement pour le montage des panneaux

 

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En chiffres
(Source : Panorabois 2017/OEWB)
• Forêt wallonne : 556 200 ha (33% du territoire wallon). Part productive : 85%.
• Les feuillus constituent 57% de la forêt productive (17% de chênaies, 9% de hêtraies...), les résineux 43% (26% de pessières)
• Volume annuel de récolte : 870 000m3 de feuillus et 3 137.000m3 de résineux.
• Taux moyen de récolte : 110% de l’accroissement (66% pour les feuillus et 135% pour les résineux)
• 8 003 entreprises (dont 3 200 menuiseries et 1 939 sylvicultures et exploitations forestières)
• 18 328 emplois directs (12 548 salariés et 5 780 indépendants)

Pour la vingtième fois déjà, le Salon Bois & Habitat aura pris place, ce printemps, dans les halls de Namur Expo. Le thème de cette année, « Le bois dans la construction, hier, aujourd’hui et demain », montre que ce matériau est désormais durablement ancré dans nos habitudes.


En 1999, Etienne Bertrand, un entrepreneur passionné d’architecture, persuadé que le bois pourrait améliorer la qualité de l’habitat, annonce, devant un parterre de professionnels médusés, qu’il va organiser un salon afin de rendre à ce matériau la place que nos lointains ancêtres lui avaient consacrée. Beaucoup crient « Au fou ! ». Quand vous êtes nés avec une brique dans le ventre et qu’on vous présente chaque jour d’alléchantes combinaisons de béton, d’acier et de verre en guise de menu, quels arguments pourraient vous convaincre de garder un peu d’appétit pour le bois ? Mais l’homme n’est pas fou. Il est audacieux et possède un sens affiné de la communication. Il multiplie les conférences pour attirer l’attention du grand public et quand s’ouvrent les portes du premier Salon Bois & Habitat, à Namur, pas moins de 5 000 visiteurs se ruent à l’assaut de la soixantaine d’exposants débordés. S’ils avaient bien senti qu’il valait mieux faire partie de l’événement plutôt que de ne pas en être, ces « éclaireurs » n’y croyaient pas vraiment. En réalité, les visiteurs n’y croyaient pas davantage. Beaucoup n’étaient pas venus avec leur portefeuille ouvert mais avec un sac rempli de préjugés : une maison en bois c’est un truc du Moyen-Age, c’est juste bon pour les chalets et cabanes de jardin, ça crame pour un oui ou pour un non et, en plus, ça détruit nos belles forêts ! Bref, beaucoup s’étaient déplacés par simple curiosité, persuadés que le premier loup qui soufflerait sur ce tas de bois ferait s’envoler le salon et qu’on en rirait longtemps au coin du feu, dans des bâtisses solidement bétonnées.

Entre 15 000 et 20 000 visiteurs

Vingt ans plus tard, plus personne ne rit. Ce n’est pas le salon qui s’est envolé mais le nombre de visiteurs, celui-ci ayant triplé voire même quadruplé lors de certaines éditions. Le succès aidant, le salon s’est progressivement étendu à l’aménagement intérieur et au mobilier. Et comme ses 10 000 m2 ne pouvaient accepter plus de 180 exposants, il a donné naissance en 2007 à un petit frère, « Energie & Habitat », qui est organisé en octobre sur le même site.

Les efforts répétés des organisateurs, les informations distillées sans relâche par les professionnels du secteur, les évolutions technologiques apparues au sein de celui-ci et – l’argument massue sans doute – la crise énergétique, tout cela a eu raison de l’ostracisme dont le bois avait été la grande victime. Après avoir végété durant trois siècles à l’ombre du béton et de l’acier, ce matériau avait resurgi au grand jour où ses nombreuses qualités étaient soudain apparues évidentes. C’est non seulement un matériau vivant, sain, chaleureux, qui contribue au confort de vie, mais ses exceptionnelles qualités mécaniques rendent les constructions très résistantes et durables tout en permettant une grande souplesse architecturale. Surtout, le bois est écologique, renouvelable et recyclable. C’est un isolant naturel d’une qualité thermique supérieure à beaucoup d’autres matériaux de construction et sa transformation réclame nettement moins d’énergie. Bref, le Belge a fini par comprendre qu’il serait peut-être intéressant pour sa santé d’opter pour un autre régime que la brique. Résultat ? Aujourd’hui, une maison sur dix est bâtie en bois, sans compter les rénovations, extensions et surélévations.

© Miko Miko Studio 

Pour les particuliers

« La bonne idée de départ d’Etienne Bertrand est d’avoir conçu ce salon à l’attention du grand public et de l’avoir enrichi de rencontres entre professionnels et particuliers », explique Muriel Hunin, la responsable du Salon Bois & Habitat. « EasyFairs, qui a racheté l’événement en 2010, marche dans la même direction. Notre souci est de satisfaire les visiteurs qui viennent au salon afin de trouver des services et des solutions liées à l’habitat. Comme chaque année, des experts neutres seront présents à l’entrée afin de répondre à leurs questions et les orienter, tandis que d’autres les informeront sur la filière formations et métiers du bois. Côté rencontres, des professionnels viendront parler des différents aspects de la construction en bois. Un concours d’architecte a été organisé afin de susciter l’intérêt des bureaux d’études. Et un « square » a été aménagé à l’attention des designers que nous cherchons à mettre en valeur. Bref, conclut la responsable, c’est un salon passion. Cela sent bon le bois dès l’entrée et les gens ont envie de toucher les matériaux ! »

Le secteur est pleinement conscient de ce qu’il doit au salon. « Toutes proportions gardées, le Salon Bois & Habitat a été la révolution industrielle de la filière bois », a reconnu Hugues Frère, le directeur du centre national d’informations techniques Hout Info Bois. Une révolution sur deux étages : les visiteurs ne sont plus aveugles, la poutre qu’ils avaient dans l’œil soutient désormais leurs rêves.

Salon Bois & Habitat
Namur Expo
Avenue Sergent Vrithoff 2
B-5000 Namur
+32 81 36 00 42
www.bois-habitat.be
[email protected]

 

A propos d’Easyfairs
Créé en 2003 par l’entrepreneur bruxellois Eric Everard, EasyFairs organise actuellement 218 événements dans 17 pays, dont 33 dans les différentes parties de la Belgique (huit à Namur Expo). Le groupe emploie plus de 750 personnes.
Son slogan : « Visit the future ». Pour mémoire, Eric Everard a été élu Manager de l’année en 2012.

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L’œuvre monumentale de Roger Jacob renaît à Liège grâce à CMI

 Né à Arlon en 1924, formé à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, Roger Jacob rêvait de voir l’art descendre dans la rue, occuper les usines et les bâtiments publics. C’est ainsi que ses « cracheurs » ornent les fontaines du Mont des Arts, à Bruxelles, et que l’on pouvait voir, jusqu’il y a peu, l’une de ses œuvres monumentales en acier corten veiller sur l’entrée de l’usine à zinc Prayon, à Engis. L’imparfait est de mise car la sculpture, réalisée en 1972, était fortement endommagée par les aléas du temps et une action énergique s’imposait. L’entreprise fit donc don de l’œuvre à la Ville de Liège qui, motivée par une politique culturelle sensible à l’art
 urbain, prit la décision, en collaboration avec la Fondation
 « Les amis de Roger Jacob », de déplacer, rénover et réimplanter celle-ci au boulevard Frère Orban, au pied de la nouvelle passerelle. C’est le Groupe CMI, implanté à Seraing sur le siège historique de l’usine de John Cockerill, qui, dans le cadre de son 200e anniversaire, se chargea de gérer et de financer la rénovation et les transports, en faisant appel à différentes entreprises de la région (le Bureau Greisch, la société Renory, MB Transports, Somef et les Ateliers Melens-Dejardin). La réimplantation de l’œuvre de Roger Jacob, qui avait migré au début des années septante en terres liégeoises, a été inaugurée ce mardi 24 octobre en présence des autorités liégeoises, de Bernard Serin, l’administrateur délégué du Groupe CMI, et des membres de la Fondation Roger Jacob.

 

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Implanté à Eghezée et pionnier dans le domaine des recherches et innovations en probiotiques, ces micro-organismes vivants qui favorisent le transit intestinal, Vésale Pharma s’est distingué ces dernières années en déposant plusieurs brevets de portée mondiale, dont le brevet Intelicaps®, procédé révolutionnaire de micro-encapsulation des probiotiques permettant aux bactéries de résister aux agressions gastriques et pancréatiques durant leur transfert vers le côlon.

En ce début du mois d’octobre, la société namuroise vient de voir publier un nouveau brevet aux Etats-Unis – le troisième dans ce pays –, portant sur les solutions huileuses qui sont principalement  utilisées pour l’administration de probiotiques aux nourrissons et tout jeunes enfants. Par rapport aux autres solutions Drops actuellement commercialisées, le brevet de Vésale Pharma permet à celles-ci de rester stable, sans précipitation ni agglomérat, pendant l’entièreté de la période de validité du produit, ce qui a pour effet d’améliorer considérablement la protection des probiotiques.

« La publication de notre brevet Drops aux Etats-Unis est un signe de reconnaissance de plus qui renforce la crédibilité de nos produits, non seulement dans ce pays mais aussi ailleurs dans le monde », a commenté Jehan Liénart, CEO de Vésale Pharma.

Rappelons que la société exporte dans une vingtaine de pays. Après avoir ouvert un bureau de représentation au Brésil, voici un an et demi, elle vient de faire de même en juin en Inde, à New Delhi.

 

Vésale Pharma
Rue Louis Allaert, 9
5310 Noville-sur-Mehaigne
+32 (0) 81 56 00 06
[email protected]

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Créée en 1997 et basée à Noville-sur-Mehaigne (Eghezée), la société Vésale Pharma est, depuis 2008, pionnière dans le domaine des recherches et innovations en probiotiques, ces micro-organismes vivants qui peuvent notamment favoriser le transit intestinal. La société namuroise s’est notamment distinguée en déposant le brevet Intelicaps®, procédé révolutionnaire permettant aux bactéries de résister aux agressions gastriques et donc d’être beaucoup plus efficaces. Vésale Pharma, qui exporte dans une vingtaine de pays dans le monde, est aujourd’hui un des leaders de ce marché et ambitionne de devenir  « la » référence mondiale en matière de Recherche et Développement sur les probiotiques. Après avoir ouvert, voici un an et demi, un premier bureau au Brésil, c’est à New Delhi, en Inde, qu’elle vient de s’implanter avec le soutien de l’Agence wallonne à l’Exportation (Awex).

« Dans un premier temps, l’objectif de ce bureau de représentation permanente est d’étudier les possibilités de collaborations et partenariats tant en matière de recherche et développement – pilier essentiel de notre société – que structurels et commerciaux. L’Inde est un marché immense qu’il faut approcher avec circonspection en s’adaptant aux us et coutumes locaux », précise Jehan Liénart, CEO-fondateur de Vésale Pharma. 

En pleine évolution, la société a inauguré en juin 2016 un nouveau site-pilote de production à Ghlin. Une implantation qui n’est toutefois que provisoire puisque fin 2018, afin de pouvoir répondre à la demande croissante à l’échelle mondiale, elle prendra possession d’un nouveau bâtiment plus spacieux à Gosselies, dans le Biopark de l’aéropole. Une dizaine de collaborateurs devraient alors rejoindre la quarantaine de personnes qu’occupe actuellement l’entreprise.

 

Vésale Pharma
Rue Louis Allaert, 9
5310 Noville-sur-Mehaigne
Tel. : +32 (0) 81 56 00 06
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Une approche cytoyenne

A Namur, la transition est abordée de manière transversale afin de ramener les actions et les projets dans un seul service et ainsi leur donner plus d’efficacité et de visibilité. Un modèle qui repose sur la participation citoyenne.

 

A Namur, la transition est abordée de manière transversale afin de ramener les actions et les projets dans un seul service et ainsi leur donner plus d’efficacité et de visibilité. Un modèle qui repose sur la participation citoyenne.

Comme l’ont rappelé les événements tragiques survenus en juillet, la transition écologique est un des enjeux majeurs de ce siècle en réponse aux dérèglements climatiques. Le pouvoir politique doit s’inscrire dans la durée et agir de manière transversale. C’est avec cette volonté que les édiles namurois ont décidé de créer, en 2018, un échevinat de la transition écologique. « Nous devons repenser notre habitat, nos modes de déplacement, de consommation et d’alimentation. Si nous ne changeons rien, nous allons droit dans le mur », affirme-t-on du côté de ce nouveau cabinet. Alors qu’avant la création de cet échevinat ces matières étaient gérées par des services et des départements ayant chacun leur spécificité (la mesure de la qualité de l’air, par exemple, était précédemment gérée par le service des voiries) et qu’un mi-temps seulement était disponible pour concrétiser les politiques de transition, la Ville peut aujourd’huicompter sur près de six équivalents temps plein pour mener à bien les projets liés à ces matières.

Air, climat et énergie : une approche citoyenne

Si ce rassemblement des forces devrait conduire à plus d’efficacité au sein de l’administration, c’est aussi un gage de lisibilité et de compréhension de ces actions auprès de la population. La sensibilisation et la participation sont au cœur de l’approche de la transition écologique. C’est aussi une des finalités du nouveau Service Air, Climat et Energie (S.A.C.é). Pour l’aider à définir le futur Plan Air, Climat, Energie à l’horizon 2030 (PACE 2030), le Collège sollicitera l’avis d’un panel citoyen constitué de vingt namurois et, pour être au plus près de la réalité quotidienne des premiers qui seront concernés par ces changements, la catégorie 18-35 ans y sera la plus représentée. L’appel à la candidature sera lancé cet automne. Le recrutement et l’animation des neuf ateliers prévus seront assurés par l’asbl namuroise Ecoconso. La philosophie du département est, on le voit, de travailler main dans la main avec diverses initiatives citoyennes déjà mises en place, comme la Ceinture Energétique Namuroise (CEN), l’antenne locale de la coopérative citoyenne émissions zéro qui encourage la production locale d’énergies renouvelables d’origine éolienne, hydraulique ou solaire.

Un nouveau “quartier durable” à Jambes

L’aménagement du territoire étant un des leviers de la transition écologique, c’est à ce titre que le service s’est impliqué de près dans la nouvelle affectation de l’ancien site de la caserne du Génie à Jambes. Au mois de mars, celui-ci a été vendu à Thomas & Piron, le géant wallon de l’immobilier, pour la somme de 25,5 millions d’euros. Le projet prévoit la construction de 445 logements sur une zone de 8,7 hectares, soit une densité d’habitations plus légère que ce qui est d’habitude de mise dans un contexte urbain. La volonté est que ce quartier soit aménagé dans un esprit de parc habité. Dans le cadre de cette procédure de vente, la Ville a présenté des exigences très précises qui reposent sur les vingt-cinq objectifs du référentiel wallon “quartier durable”.

Aider les producteurs locaux

L’alimentation durable est une autre thématique sur laquelle l’échevinat a travaillé depuis le début de la législature. Il a proposé et permis de mettre sur pied une chambre de réflexion, le Conseil Agro-alimentaire Durable Namurois (CADNamurois), constitué de seize citoyens issus des huit catégories du système alimentaire, du producteur au consommateur, en passant par le transformateur et le distributeur.

L’objectif du CADNamurois est d’aider les producteurs locaux à écouler leur production afin qu’ils puissent en vivre avec une volonté inclusive de mettre l’alimentation durable à la portée de tous. Un de ses partenaires de terrain est la Ceinture Alimentaire Namuroise (CAN), une structure d’étude, de sensibilisation, de réseautage et d’accompagnement des acteurs de la filière. « Une de nos actions est d’analyser les différentes filières fromage, pain et produits maraîchers afin d’arriver à un équilibre le plus fin possible entre l’offre et la demande », explique Geneviève Malherbe, chargée de mission. Dans l’année qui vient, la CAN s’est donné pour mission de créer un réseau capable d’alimenter en produits maraîchers les six cuisines collectives de la ville avec 2.500 repas par jour !

Plus que par des actions spectaculaires, l’autonomie alimentaire passe par de petites initiatives qui peuvent participer à une modification des manières de produire et de consommer. Il en va ainsi de l’opération On a maraîché sur la terre qui implique la rencontre de terrains cultivables inexploités par des gens qui n’en avaient soit pas l’envie, la capacité ou le temps, et de candidats jardiniers en attente d’une terre à exploiter.

Arriver à faire de Namur un territoire plus résilient, que ce soit du point de vue alimentaire ou énergétique, repose sur un changement des habitudes et des modes de vie tout en impliquant la participation de tous.

PRINCIÈRE ET TRAPPISTE

Si Chimay est réputée pour ses bières et fromages trappistes, elle a la particularité d’avoir été érigée en principauté en 1486. Son château, ses remparts, ses vieux escaliers, ses rues pavées et ses maisons resserrées rappellent ô combien l’histoire a marqué cette cité millénaire blottie dans la botte du Hainaut, à la croisée du RAVeL et de l’itinéraire pédestre de la Grande Traversée du Pays de Chimay.


Le centre historique


© Espace Chimay

Pour faire connaissance avec cette cité de charme qui regorge de monuments historiques, l’asbl Chimay Promotion propose le jeu « Le secret de Chimay ». Une ceinture dont les poches sont fermées par des cadenas, un carnet d’orientation et quelques accessoires, voilà les outils dont disposeront les joueurs dans leur quête des secrets de Chimay ! Pour progresser dans la ville, les participants devront résoudre les énigmes qui parsèmeront leur chemin. Cette attraction peut se combiner avec la visite de la collégiale saints Pierre et Paul – reconnaissable à son clocher bulbeux – et se clore par une dégustation de produits locaux sur une terrasse aux abords de la Grand-Place.

L’Aquascope de Virelles


© Aquascope Virelles

A trois kilomètres de Chimay, implanté autour de l’un des plus beaux étangs de Wallonie, l’Aquascope propose une découverte ludique et éducative de la nature au sein d’une réserve naturelle de 134 hectares. D’un côté, l’espace ludique, avec la plaine de jeux et le coin barbecue, de l’autre, l’espace découverte de la nature avec un parcours touristique comprenant un « sentier découvertes », des affûts d’observation, un jardin de plantes sauvages, un rucher didactique… Un paradis pour les enfants, un passage obligé pour les écoles !

Le château de Chimay

Il serait inconcevable de faire halte à Chimay sans visiter le magnifique château qui se dresse sur un promontoire rocheux dominant la vallée de l’Eau Blanche. Si celui-ci est en excellent état, c’est parce que sa propriétaire, la princesse Elisabeth de Chimay, a consacré une partie de sa fortune à l’entretenir tout en assurant son rayonnement par l’organisation d’un festival de musique baroque. Jusqu’à ses 85 ans, elle assumait elle-même les visites des parties ouvertes au public, dont le magnifique théâtre datant de la Restauration. Aujourd’hui, la visite se fait à l’aide d’une application mobile et l’histoire des princes de Chimay est narrée par l’acteur et journaliste français Stéphane Bern via un film diffusé dans la Maison des artistes.

L’abbaye de Scourmont et l’Espace Chimay

Construite durant la seconde moitié du XIXe siècle, l’abbaye Notre-Dame de Scourmont, qui déploie ses majestueuses ailes sur le village de Forges, à sept kilomètres au sud de Chimay, est une abbaye de l’Ordre Cistercien de la Stricte Observance. Sa communauté compte une petite quinzaine de moines qui poursuivent une vie de prière et de travail, parmi lequel le contrôle de la célèbre bière trappiste brassée sur place. La visite des bâtiments extérieurs, du cimetière, des jardins et de l’église est libre. Elle trouve sa prolongation à l’Espace Chimay, à un kilomètre de là, où les visiteurs pourront plonger au cœur de l’exposition interactive « Chimay Expérience » afin de découvrir les secrets de l’histoire et de la fabrication des bières et des fromages trappistes. Avant de passer de la théorie à la pratique à l’Auberge de Poteaupré qui propose également quelques chambres.

Lompret


© C. Collet

Situé dans un écrin de verdure à quelques kilomètres à l’est de Chimay, sur le tracé du RAVeL qui file vers Mariembourg, Lompret fait partie des Plus Beaux Villages de Wallonie. Ses attraits, outre la qualité de son ensemble paysager ? Son noyau, reliquat d’un château féodal, le pont à trois arches et le petit patrimoine religieux, mais aussi l’Eau Blanche, qui rappelle que la région a connu des heures de gloire jusqu’au XXe siècle grâce à l’activité des forges. Les fans de nature pourront découvrir la qualité de cet environnement en faisant la promenade de l’Eau blanche (6,6km) qui suit longtemps les méandres de cette rivière dont le nom provient du sous-sol calcareux dans lequel elle a creusé son nid.

 

Syndicat d’Initiative de Chimay
Rue de Noailles 6
6460 Chimay
+32 (0) 60 21 18 46
[email protected]

visitchimay.be

 

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