Waw magazine

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Conscients de l’envolée du vélo comme outil de déplacement, de voyage, de découverte et même de rencontre, de nombreux prestataires privés ont vu le jour dans le but de répondre aux besoins des cyclistes en leur proposant des services de plus en plus larges.

Pro Velo est l’un d’eux. Créée en 1992, cette ASBL, qui emploie 75 personnes, propose à Bruxelles ainsi que dans les points vélo des gares de Liège, Mons, Namur, Ottignies et Gembloux, des services aussi variés que la location de vélos de tous types, la réparation (y compris des ateliers self-service), la gravure sur les cadres des numéros de registre national, la vente d’articles en boutique, des itinéraires futés menant vers les gares, des parkings vélos dans celles-ci, etc.

Mais les activités de Pro Velo ne s’arrêtent pas là. L’ASBL ayant pour objectifs de soutenir les cyclistes actuels et potentiels, de (ré)enseigner la conduite à vélo, de diffuser une image positive du vélo et de soutenir la politique cycliste afin de contribuer activement au transfert modal de la voiture vers le vélo, elle s’est dotée d’un bureau d’études spécialisé en mobilité et organise régulièrement des campagnes et des actions pour le grand public. Elle propose également des formations à la conduite, des services divers à l’attention des entreprises (bike coaching, team building…), et, last but not least, un catalogue de plus en plus étoffé de tours guidés sur demande ou programmés. Généralement de courtes distances, ces tours s’apparentent à des circuits « vélo-découverte » à travers les thématiques de l’architecture, du patrimoine, de l’histoire et de la « culture vivante » (gastronomie). Les guides sont des professionnels et des passionnés. Enfin, pour ceux et celles qui préfèrent rouler de façon autonome, Pro Velo propose des idées de balades à découvrir avec la seule aide d’un GPS ou d’un roadbook. Quelques exemples de thématiques : les anciens ascenseurs le long du Canal du Centre, les arbres remarquables, potales et chapelles de Hesbaye, les forts de Liège, les villas mosanes, etc.

 
©Pro Velo Liege - atelier

www.provelo.org


 

PRO VELO, C'EST AUSSI

 

Les Cycles du Terroir

Chaque année, Pro Velo propose des balades gourmandes en Brabant wallon, afin de concilier vélo et plaisirs gustatifs. Un concept familial qui permet aux participants de profiter d’une agréable promenade à bicyclette, grâce à un parcours accessible à tous et jalonné de plusieurs points de dégustation auprès d’artisans locaux.

Plus d’infos et inscriptions : www.provelo.org/cdt

 

Les apéros Dring Drink

Organisés traditionnellement par Pro Velo Namur, dans la capitale wallonne, les apéros Dring Drink auront également pour cadre, cette année, la ville de Mons. Il s’agit ici de se retrouver entre cyclistes dans un coin sympa, généralement à la fin d’une journée de travail, lorsque les beaux jours arrivent. On sirote un verre et on décompresse. Cool ! Les (premiers) apéros à Namur : les 26 mai et 23 juin ; à Mons, le 12 mai…

Un réseau cycliste basé sur les points-noeuds et l’ancienne voie de chemin de fer Vennbahn,

voilà les deux piliers sur lesquels le tourisme cycliste peut s’appuyer dans la région Ardenne-Eifel.

Sans compter la location de vélos électriques et les établissements « bed+bike ».

 

 Inauguré en 2004, le magnifique réseau « VéloTour Hautes Fagnes-Eifel » propose 850 km de sentiers cyclistes balisés, parfois plats, quelquefois vallonnés ou franchement escarpés, que l’on suit facilement grâce au système des points-noeuds. Ce terrain idéal, tant pour les familles, que les cyclotouristes et les sportifs, s’est étoffé voici deux ans avec la Vennbahn, l’un des plus longs sentiers cyclistes d’Europe aménagés sur une ancienne ligne de chemin de fer. Primée plusieurs fois sur la scène internationale pour ses qualités, la Vennbahn traverse trois pays (l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg) en suivant une piste asphaltée d’Aix-la- Chapelle à Troisvierges, en passant par Raeren, Montjoie, Waimes, Saint-Vith et la Vallée de l’Our. Une façon agréable – les pentes excèdent rarement 2 % – de découvrir cette région frontalière, où la nature et le patrimoine historique se disputent les faveurs des voyageurs. Mais ces deux fleurons ne sont pas tout. Désireux d’encore accroître son offre à l’attention des cyclistes, l’Agence du Tourisme de l’Est de la Belgique a enrichi celle-ci de seize nouveaux parcours en boucle connexes à la Vennbahn. Ces tours font entre 30 et 50 km et leur degré de difficulté est variable. Les routes utilisées font partie du réseau des points-noeuds ou suivent les sentiers cyclistes balisés et les parcours RAVeL. Ces 16 parcours font l’objet de fiches explicatives présentées dans un coffret – ou planificateur d’itinéraires – « Vennbahn Plus ».

 

Des services qui s’étoffent chaque année

Et puis, il y a les services. Depuis 2012, afin de permettre à tout un chacun de découvrir les paysages vallonnés de la région sans trop s’époumoner, l’Agence du Tourisme de l’Est de la Belgique a constitué, sur toute l’étendue de son territoire, un réseau d’une trentaine de stations de location de vélos à assistance électrique (e-bikes). Les seniors ont sauté de joie et le secteur Horeca a embrayé. À l’image des labels « Bienvenue vélo » en Wallonie, un label « bed+bike » a été introduit afin de garantir une réponse adéquate aux exigences des touristes à vélo. La reconnaissance a déjà été octroyée à une quarantaine d’établissements proposant un hébergement. Leur liste se trouve dans le dépliant « Vennbahn Plus» et sur le site de l’agence.

 

www.eastbelgium.com


 

TROIS CIRCUITS ENTRE WAIMES ET SCHÖNBERG

Afin de permettre aux visiteurs des Cantons de l’Est de s’affranchir du travail d’organisation, l’Agence du Tourisme a conçu plusieurs voyages forfaitaires pour les cyclorandonneurs. Ces offres « tout compris » incluent l’hébergement, les repas (panier pique-nique à midi et repas chaud à l’hôtel le soir), le matériel cartographique et le transport des bagages.

Parmi ces offres de séjours à prix intéressants, celle intitulée « La Vennbahn et ses cousines » permet, tout en combinant les tracés de la Vennbahn et de plusieurs boucles, de découvrir tant le plateau des Hautes-Fagnes au nord de Malmedy, que la région des lacs (Robertville et Bütgenbach) et la Vallée de l’Our (au sud). Elle inclut trois jours de randonnées (51, 32 et 39 km) et quatre nuitées dans des hôtels 3 ou 4 étoiles, soit deux à Waimes et deux à Schönberg, le retour au point de départ s’effectuant en taxi.

 
©Vennbahn.eu
 
Le premier jour

L’itinéraire suit le Tour 9 du planificateur « Vennbahn Plus ». De Waimes, il emprunte le RAVeL en suivant l’ancienne ligne 45 jusque Stavelot en passant par Malmedy, puis remonte jusque Hockai en suivant la ligne 44a qui longe le circuit automobile de Spa-Francorchamps. Soit 26 km de RAVeL, dont une bonne partie en légère pente. Après un court passage sur route, il bifurque vers le nord et s’enfonce dans le Parc Naturel des Hautes Fagnes jusqu’au Signal de Botrange. Le retour à Waimes s’effectue via Ovifat et le lac de Robertville. Bonus sur ce parcours : la très vivante ville wallonne de Malmedy et le Château de Reinhardstein (datant de 1354) que l’on peut découvrir à partir du pont-barrage de Robertville en suivant un sentier pédestre de 800 m.

 

Le deuxième jour

La balade proposée relie Waimes à Schönberg en suivant partiellement les Tours 11 et 13. La Vennbahn et le RAVeL 45a constituent la première moitié de ce parcours qui longe le lac de Bütgenbach, puis suit ses rives marécageuses à la rencontre de la source de la Warche. À partir de Honsfeld, le tracé suit les points-noeuds jusque Schönberg en passant par Heppenbach et son sentier art et nature. À Herresbach, la vue s’étend au-delà de la frontière allemande jusqu’à l’extrémité de la Vallée de l’Our.

 

Le troisième jour

Le tracé suit en grande partie le Tour 14 au départ de Schönberg. Le Parc naturel des Hautes Fagnes-Eifel, la Vallée de l’Amblève, la Vennbahn et la Vallée de l’Our se succèdent sur ce parcours en boucle sur lequel s’invite également la petite ville de Saint-Vith. RÉSEAUX E-BIKE Autant être au courant : le réseau de vélos à assistance électrique des Cantons de l’Est n’est pas le seul à s’être développé dans la partie sud du pays. En voici deux autres parmi les plus importants. 1 PROVINCE D E L IÈ G E Mis en place par la Fédération du Tourisme de la Province de Liège, ce réseau a la particularité de centrer son offre locative sur six sites touristiques provinciaux : le Musée de la Vie wallonne (centre de Liège), le Domaine provincial de Wégimont (Soumagne), Blegny-Mine, le Domaine de Palogne (Ferrières), le Château de Harzé et la Maison du Parc Naturel Hautes Fagnes-Eifel (Robertville). À la location du vélo, le touriste reçoit des propositions d’itinéraires en boucle à réaliser au départ du site concerné.

 

www.liegetourisme.be/fr/bouger/velos-e-bike-et-ravel.html


 

RÉSEAUX E-BIKE

Autant être au courant : le réseau de vélos à assistance électrique des Cantons de l’Est n’est pas le seul à s’être développé dans la partie sud du pays. En voici deux autres parmi les plus importants.

 

PROVINCE DE LIÈGE

Mis en place par la Fédération du Tourisme de la Province de Liège, ce réseau a la particularité de centrer son offre locative sur six sites touristiques provinciaux : le Musée de la Vie wallonne (centre de Liège), le Domaine provincial de Wégimont (Soumagne), Blegny-Mine, le Domaine de Palogne (Ferrières), le Château de Harzé et la Maison du Parc Naturel Hautes Fagnes-Eifel (Robertville). À la location du vélo, le touriste reçoit des propositions d’itinéraires en boucle à réaliser au départ du site concerné.

www.liegetourisme.be/fr/bouger/velos-e-bike-et-ravel.html

 
ARDENNE E-BIKE

En province de Luxembourg, plusieurs centres touristiques se sont associés au tour opérateur Europ’aventure et à la société EC Bike pour mettre en place le réseau Ardenne e-bike, lequel dispose aujourd’hui de nombreux pointsrelais, de Durbuy à Virton. De quoi attaquer avec une énergie décuplée les nombreuses déclivités qui émaillent cette région, que ce soit à travers le Pays de Famenne et ses 350 km de pistes cyclables ou le long d’itinéraires GTA comme la Route des Forêts, la Route du Souvenir, la Transardennaise, la Transgaumaise, etc. Divers accessoires (casques, sièges pour enfants, sacs, etc.) peuvent être loués sur place et des roadbooks et cartes y sont disponibles.

www.ardenne-e-bike.be

Cette balade en boucle de 51 km dans le centre du Brabant wallon a été concoctée par deux Maisons du Tourisme, celles du Pays-de-Villers et du Roman Pays, dont les sites proposent le roadbook et le fichier GPX (pour GPS) qui peuvent être l’un et l’autre téléchargés. Une carte gratuite en format A3 vient également d’être éditée pour la facilité des cyclotouristes qui sont de plus en plus nombreux, paraît-il, à être tentés par ce parcours que l’on qualifiera de relativement facile, bien qu’agrémenté de quelques côtes.

Les deux piliers de cette balade sont des fleurons du patrimoine religieux de Wallonie : l’Abbaye de Villers-la-Ville, dont les ruines constituent un témoin prestigieux de la vie des moines de l’Ordre des Cisterciens, et la Collégiale de Nivelles, l’un des plus majestueux édifices religieux de style roman en Europe. La boucle, qui traverse également les communes de Genappe (Brabant wallon), Pont-à-Celles et Les Bons Villers (Hainaut), peut être accomplie depuis Nivelles ou Villers-la-Ville.

Au départ de l’abbaye, le circuit traverse le village de Tangissart avant de suivre une petite route qui mène à la chapelle du Try au Chêne – érigée par un officier brabançon en 1608, pendant la Guerre de Quatre-Vingts Ans –, puis redescend jusqu’au RAVeL en passant devant le Château de Bousval. Le RAVeL, ici, c’est l’ancienne ligne de chemin de fer Manage-Wavre qui servait encore à transporter la production de la sucrerie de Genappe lorsqu’elle ferma en 2003. Le tronçon (14 km) qui file vers Nivelles s’apparente à une douce promenade. Arrivé dans la cité aclote, le circuit se faufile à travers les rues avant de déboucher au pied de la collégiale, figure dominante de la Grand-Place qui fut récemment réaménagée pour le plus grand plaisir des « usagers doux ». La dégustation d’un morceau de tarte al djote (à base de bettes et de fromage) s’impose à cet endroit. Après un léger détour verdoyant par le Parc de la Dodaine, le parcours part en zigzaguant dans la campagne, où il s’autorise la traversée du domaine octroyé au Duc de Wellington au lendemain de la Bataille de Waterloo. Après une incursion dans le Hainaut (villages de Buzet et de Frasnes-lez-Gooselies), le tracé achève son mouvement circulaire près des ruines de Villers-la-Ville, non sans avoir slalomé entre de nombreux petits trous, ceux qui jalonnent les golfs de Pierpont, de la Bruyère et de Rigenée.

 

www.tourisme-roman-pais.be

www.paysdevillers-tourisme.be

Le Hainaut Vert est l’une des nouvelles balades découvertes proposées par l’ASBL « Les Chemins du Rail ». Cette boucle de 49 km, au départ de la très belle gare d’Ath, permet la redécouverte d’un tronçon de la ligne ferroviaire 86, ligne secondaire qui reliait à l’origine la ville de Gand à Blaton, en passant par Renaix et Leuze. Fermé en juin 1984, le tronçon qui va de Leuze aux carrières de Basècles – on retrouve le marbre noir de Basècles dans la cathédrale de Cologne ! – a en effet été déféré et remplacé par une piste cyclable intégrée au réseau RAVeL. Il constitue la deuxième partie de ce circuit, après un tracé de 15 km qui suit le réseau points-nœuds de la gare d’Ath à celle de Leuze (via les villages de Irchonwelz, Ligne et Chapelle-à-Wattines). « De Leuze à Basècles, l’itinéraire suit la ligne 86 pendant 10,2 km, explique Jacques Botte, le président des Chemins du Rail à qui l’on doit ce circuit. Le parcours est très intéressant, car il est jalonné de quelques vestiges du patrimoine ferroviaire tels que petites maisons, bornes hectométriques et tunnels. » Le RAVel prenant fin à l’ancien point d’arrêt de Basècles, il convient alors de suivre un itinéraire de liaison de 4,8 km jusqu’au centre de Blaton. Après avoir passé l’église, on découvre un paysage magnifique avant de bifurquer à gauche et de suivre le canal Blaton-Ath qui a connu son apogée juste après la Première Guerre mondiale et qui transportait principalement du charbon. « Cette dernière partie du circuit fait 17 km, souligne le président. Elle emprunte le chemin de halage de ce vieux canal parsemé d’écluses qui traverse la forêt de Stambruges. À la sortie de celle-ci, nous proposons de quitter brièvement le RAVeL afin de jeter un oeil à l’entrée du Domaine de Beloeil, d’une part, et de découvrir la curieuse basilique du petit village de Tongre-Notre-Dame, d’autre part. »

 

www.cheminsdurail.be


 

CHEMINS DU RAIL

Chemins du Rail est une ASBL qui encourage les aménagements d’anciennes lignes de chemin de fer pour les transformer en voies vertes. Pour atteindre cet objectif, l’association, qui compte actuellement 240 membres, publie un bulletin trimestriel qui présente des articles de fond sur le RAVeL, le Pré-RAVeL, les voies vertes et le patrimoine ferroviaire, aussi bien en Wallonie qu’en Flandre et à l’étranger. Elle organise des balades et voyages en groupe et propose des balades découvertes, comme celle du Hainaut Vert, qui empruntent au moins en partie un chemin du rail. Ces balades ne sont pas balisées, mais elles font l’objet d’un descriptif précis qui peut être téléchargé. En outre, cette année, l’ASBL sera présente à plusieurs grandes foires et salons du tourisme (Anvers, Utrecht, Bruxelles, Lille, Liège…) afin d’y mettre le RAVeL à l’honneur. Une mission parmi d’autres stipulées dans la convention de collaboration signée avec le Ministre wallon du Tourisme dans le cadre de « La Wallonie à Vélo ».

Avec ses 1600 km d’itinéraires balisés, le réseau cyclable de Wallonie picarde est le plus grand réseau vélo points-noeuds de Wallonie. Deux cartes vélo (ouest et est) mentionnant les curiosités touristiques de la région couvrent le réseau et permettent à chacun de tracer son propre itinéraire en fonction de ses centres d’intérêt. La Maison du Tourisme de Wallonie Picarde, qui gère ce réseau avec l’Agence Intercommunale de développement IDETA, propose en outre une série de séjours dans des établissements labélisés « Bienvenue Vélo » qui compilent balades à vélo et visites touristiques. Elle suggère également sur son site quatorze balades dont les topofiches peuvent être aisément téléchargées. L’une d’elles intéressera plus particulièrement les familles parce qu’elle propose diverses activités enrichissantes pour les enfants : il s’agit de la balade intitulée « À vélo sur le RAVeL des Collines ».

Longue de 23 km, celle-ci s’élance du centre de la commune d’Ellezelles, grimpe – cela monte fort ! – sur le nouveau RAVeL des Collines, puis file jusque Flobecq où petits et grands pourront goûter aux saveurs de la Maison des Plantes médicinales qui propose une visite de son jardin, une exposition didactique et des animations pour enfants. Le parcours se poursuit ensuite à travers le Parc naturel des Collines, via des chemins de campagne aménagés offrant souvent de très belles vues. Après une petite halte à l’Ecomusée de Lahamaide, on revient à Ellezelles pour s’y rafraîchir et goûter la cuisine du terroir.

Pour les plus jeunes, il est possible de gagner une petite dizaine de kilomètres en coupant directement de Flobecq à Ellezelles. « Et si les enfants sont tout petits, nous conseillons de laisser la voiture devant la Brasserie des Légendes, à Ellezelles, et d’effectuer avec eux un court aller-retour sur le RAVeL tout proche, enchaîne Séverine Stiévenart, coordinatrice à la Maison du Tourisme. Deux aires de pique-nique, les aires de Beaufaux et de Quintine, y ont été aménagées en petites plaines de jeux originales. »

Quelle que soit la formule choisie, à la descente de vélo, une visite à la Maison du Pays des Collines d’Ellezelles s’impose. Qu’ils s’élancent à pied sur le « Sentier de l’étrange » (7 km), à la rencontre des sculptures et bas-reliefs représentant des lutins et des sorcières, ou qu’ils optent pour le jeu de piste familial à travers le patrimoine local, avec cartes, boussole, fiole et autres objets magiques, les enfants reviendront ravis de leur échappée au pays des légendes !

 

www.wapinature.be

La Meuse à vélo, premier itinéraire cyclable de longue distance complètement signalé et balisé en Wallonie,

vous propose de parcourir 155 km en suivant l’une des plus belles vallées fluviales d’Europe.

 

Que vous partiez de la frontière néerlandaise à proximité de Maastricht ou de la frontière française à Givet, les paysages bucoliques vont vous entraîner à la découverte du magnifique patrimoine naturel et industriel wallon. Sur cette route des citadelles, vous aurez ainsi l’occasion de visiter les quatre places fortes de Wallonie que sont Liège, Huy, Namur et Dinant.

La signalisation est constituée par des panneaux F34b2 (panneaux verticaux bleus ou verts) auxquels ont été ajoutées des plaquettes avec la mention « La Meuse à Vélo ». Une seule exception : entre la frontière néerlandaise et le pont-barrage de Lixhe (Visé), en attendant la fin des travaux de construction de la grande écluse de Lanaye, il convient de suivre les balises points-nœuds (411, 412, 413 et 414 en venant de Maastricht).

Le parcours est en site propre (RAVeL du Canal Albert de Visé à Herstal, RAVeL de Meuse de Herstal à Hermeton-sur-Meuse et RAVel de la ligne 156 de Hermeton à Argimont), à l’exception de la partie entre Argimont et Givet (3,5 km) et de trois autres tronçons qui sont constitués par des voiries de liaison et où il convient donc de faire attention aux voitures : depuis le pont barrage éclusier d’Ivoz-Ramet jusqu’Ombret (N644 et N90 – 1 km), de Huy à Ben-Ahin (3 km) et de l’écluse d’Anseremme à l’écluse de Waulsort (N96 – 7 km). « Nous espérons que ce dernier tronçon, qui passe devant le Château de Freÿr, puisse un jour être remplacé par un RAVeL sur la ligne 154 qui longe cette route et est actuellement hors service », explique François Leruth, responsable du RAVeL à la DG01.76 du Service Public de Wallonie. « L’aménagement de la rive droite de la Meuse à Ben-Ahin est quant à lui prévu cette année, tandis que les travaux de création d’un site propre de 7 km entre Engis et Ombret ont été inscrits au budget 2016. »

La Meuse à Vélo s’inscrivant dans un projet transfrontalier qui vise, à terme, avec des partenaires néerlandais et français, à promouvoir un itinéraire vélotouristique le long de la Meuse de sa source à son embouchure, se pourrait-il qu’un jour les habitants de Pouilly-en-Bassigny (plateau de Langres, en Haute- Marne), où la Meuse jaillit timidement d’un bosquet, puissent joyeusement pédaler en suivant les 950 km de son cours jusque Rotterdam ? On en est évidemment très loin, car si le tracé belge est aujourd’hui complètement balisé, si les itinéraires néerlandais sont également bien ancrés aux rives du fleuve (190 km de Maastricht à Nimègue via le LF3 et 235 km de Nimègue à Maasluis via le LF12), la Trans-Ardennes V54 a encore un long chemin à accomplir sur le territoire français où seule la portion de 85 km entre Givet et Charleville-Mezières est véritablement opérationnelle.

 


 

LE RAVEL, EN SITE PROPRE

Besoin d’informations récentes et fiables sur le Réseau Autonome des Voies Lentes ? À l’occasion de « La Wallonie à Vélo », le Service Public de Wallonie vient de réactualiser son site internet RAVeL et Véloroutes à l’attention des usagers. Ceux-y peuvent y trouver non seulement les tracés actualisés des itinéraires internationaux et régionaux de longue distance, itinéraires qui seront décrits en étapes avec cartographie détaillée et fichiers GPX à télécharger, mais également de nombreuses informations plus techniques sur l’état des revêtements, les travaux en cours et à venir, les problèmes éventuels, etc.

 

http://ravel.wallonie.be


 

LES POINTS FORTS DU PARCOURS

ÉTAPE 1 De Maastricht à Liège (24 km)

La nouvelle écluse à grand gabarit de Lanaye, la réserve naturelle de la Montagne Saint-Pierre, le Canal Albert, Visé (la cité de l’Oie), la Cité Ardente, son cœur historique, ses musées et les coteaux de sa citadelle.

 

ÉTAPE 2 De Liège à Huy (36 km)

Le Parc de la Boverie, Seraing et ses monstres de métal, souvenir des beaux jours de la métallurgie liégeoise, le site plus délicat du Val Saint- Lambert, avec son château, son abbaye cistercienne et sa célèbre Cristallerie, la collégiale d’Amay, le triple panache blanc de la centrale nucléaire de Tihange, la vieille ville de Huy dominée par son fort.

 

ÉTAPE 3 De Huy à Namur (33 km)

Andenne (la cité des Oursons), le site restauré des Moulins de Beez, Namur, la capitale de la Wallonie, avec sa vieille ville et sa citadelle, chef d’oeuvre de Vauban, au confluent de la Meuse et la Sambre.

 

ÉTAPE 4 De Namur à Dinant (28 km)

Wépion et ses paniers de fraises, les Jardins d’Annevoie, les alpinistes accrochés aux falaises de Dave, les deltaplanes suspendus aux nuages autour du point de vue des Sept Meuses, les ruines du château féodal de Poilvache, Dinant, ses couques, sa citadelle et son téléphérique.

 

ÉTAPE 5 De Dinant à Givet (20 km)

Les falaises du rocher Bayard, le château, les jardins et les alpinistes de Freÿr, le village typiquement mosan d’Hastière.


 

« BIENVENUE VÉLO » À VOTRE SERVICE

Initié en 2012 par trois Maisons du Tourisme et désormais coordonné par la Direction des produits touristiques du CGT, le label « Bienvenue Vélo », qui s’inspire des labels étrangers comme « Accueil Vélo » en France et « Bienvenue Cyclistes » au Québec, a pour but de renseigner les cyclistes sur les lieux où il leur sera agréable de s’arrêter parce qu’ils pourront y jouir d’un accueil chaleureux et bénéficier d’une série de services.

Ce label est octroyé à des opérateurs touristiques tels que les établissements du secteur de l’hébergement (gîtes, chambres et maisons d’hôtes, meublés de vacances, hôtels, campings, auberges de jeunesse, etc.), les établissements du secteur Horeca (restaurants, brasseries, cafés, bistrots de terroir, etc.), les musées et attractions touristiques, ainsi que les organismes touristiques (Fédérations provinciales du Tourisme, Maisons et Offices du Tourisme, etc.). Ces opérateurs, qui doivent être situés à une distance maximum de 5 km du RAVeL ou d’un réseau cyclable, s’engagent à respecter les critères spécifiques à chaque type d’établissement (mise à disposition gratuite d’un local couvert et sécurisé pour les vélos, d’une trousse de premiers soins, d’un set d’outils adaptés pour les réparations d’urgence, de documentations touristiques, etc.). C’est dans le but d’accroître la visibilité de ce label que le CGT a lancé, fin 2015, un appel à projets destiné à encourager les opérateurs touristiques wallons à adapter leur accueil à travers des aménagements et des équipements tels qu’abris vélos et bornes de recharge pour vélos électriques.

 
©www.visitwapi.be - Coralie Cardon

 

www.lawallonieavelo.be

L’année 2016 a été placée sous la thématique du vélo en Wallonie.

Normal ! Ce mode de déplacement doux n’a jamais eu autant le vent en poupe. Les réseaux et les services ne cessent de s’étoffer.

L’objectif est de faire de la région une destination cyclable d’excellence. Pour les familles, les sportifs, les vététistes, les seniors…

 

Le vélo deviendra-t-il un jour un outil touristique majeur en Wallonie ? C’est l’espoir de tous les acteurs du secteur.
Forte de son expérience à la Fédération des Gîtes de Wallonie et de son travail sur le label Bienvenue Vélo,
Stéphanie Villance a été engagée en 2015 par le Commissariat Général au Tourisme afin de coordonner l’année de « La Wallonie à Vélo ».
Depuis lors, la jeune femme a le nez dans le guidon 365 jours par an…
 
©Nathalie Hupin

Pourquoi mettre le vélo à l’honneur cette année ?

Stéphanie Villance Le vélo s’est naturellement imposé parce qu’il est devenu un atout touristique majeur en Wallonie. Le vélo-tourisme suscite un engouement croissant. Tant les Belges que les Néerlandais, les Allemands ou les Français consacrent une part de plus en plus importante de leurs loisirs à la bicyclette. Les opérateurs touristiques du sud du pays ont donc demandé que l’offre touristique autour des réseaux cyclistes soit davantage structurée afin que notre région puisse proposer une vitrine plus alléchante encore. Le potentiel de la Wallonie est large. Il y a bien sûr les infrastructures, c’est-à-dire les réseaux d’itinéraires, comme le RAVeL et les réseaux à points-noeuds, mais également les services, qu’ils soient assurés par le Commissariat Général au Tourisme qui est en train de développer le label « Bienvenue Vélo » ou par les prestataires privés qui proposent la location et la réparation de vélos. Enfin, il y a le patrimoine exceptionnel – naturel, bâti et gastronomique – de notre région. « La Wallonie à Vélo » sera l’opportunité de mettre en exergue et consolider tous ces atouts afin de donner l’impulsion constructive pour faire de notre région une destination cyclable d’excellence.

 

Quels sont les partenaires impliqués ?

S.V. — Le Commissariat Général au Tourisme (CGT) et Wallonie-Bruxelles Tourisme (WBT) ont d’abord été mandatés par la Région wallonne, le premier pour coordonner et structurer l’offre existante, le second afin d’entreprendre des actions de promotion en Belgique et à l’étranger. Cette collaboration s’est ensuite étendue à nos partenaires du secteur du tourisme, comme les Maisons du Tourisme, les Fédérations du Tourisme et les nombreuses associations professionnelles qui nous ont notamment aidés à dresser l’inventaire des circuits, des événements et des services, ainsi qu’à nos partenaires liés au secteur de la mobilité douce comme Pro Velo, les Chemins du Rail, Randobel, la Fédération du Cyclisme Wallonie-Bruxelles et, bien sûr, le département du Service Public de Wallonie en charge de la gestion du RAVeL.

 ©Chemins du rail
   

Concrètement, qu’y aura-t-il de neuf cette année à l’attention des cyclistes ?

S.V. — Deux outils de promotion majeurs sont déjà en place : une brochure éditée par Wallonie-Bruxelles Tourisme et un nouveau site Internet (www.lawallonieavelo. be). La première, qui présente une sélection d’une cinquantaine de circuits balisés, réalisés principalement par les Maisons du Tourisme et reconnus par le CGT, servira d’outil de promotion. Le site, lui, propose une large gamme de circuits (itinéraires régionaux et internationaux, réseaux points-noeuds, circuits locaux pour VTT et VTC…) avec leurs roadbooks. Réalisés en collaboration avec les Chemins du Rail et Pro Velo, ces circuits constituent l’ossature de l’offre, les produits phares qui sont téléchargeables vers les GPS. Ils sont accompagnés d’infos au niveau des services (logement, restauration, location, réparation, attractions touristiques…). Les animations et événements ponctuels ou permanents y figurent aussi. C’est un site de référence, il sera constamment alimenté.

 

Qu’en est-il des infrastructures ?

S.V. — Quatre itinéraires internationaux traversent la Wallonie en s’appuyant sur le RAVeL et des voies locales à faible trafic : les EuroVelo 3 (Maubeuge – Namur – Liège – Aix-la-Chapelle) et 5 (Lille – Bruxelles – Namur – Luxembourg), la Meuse à Vélo et la Vennbahn, dans les Cantons de l’Est. Viennent s’y greffer dix itinéraires régionaux de longue distance, composés essentiellement de sites propres RAVeL, mais également de sections conçues par l’ASBL Rando-Vélo. Certains tronçons doivent toutefois encore être aménagés, comme entre Flobecq et Braine-l’Alleud sur l’itinéraire Renaix – Liège, et entre Trois-Ponts et Durbuy sur le tracé qui reliera les Cantons de l’Est à Couvin et Chimay. À court terme, la Wallonie comptera 2000 km d’itinéraires de longue distance. À cela, il convient d’ajouter les RAVeL complémentaires de moindre distance qui valent le coup d’être parcourus pour la richesse du patrimoine et des paysages qui les entourent.

 

Et les points-nœuds ?

S.V. — C’est le réseau qui est promis à la plus grande extension. Aujourd’hui, il développe sa toile sur 3230 km : 1600 en Wallonie picarde, 850 dans les Cantons de l’Est, 350 en Famenne, 350 dans la Botte du Hainaut et l’Entre-Sambre-et-Meuse et 80 dans la Basse- Meuse, près de Visé. Mais les projets d’extension sont nombreux. Sous l’impulsion de l’ASBL Pays de Famenne, le réseau de points-nœuds existant sera progressivement étoffé de façon à couvrir totalement les provinces de Namur et de Luxembourg. Quant au réseau « 1000 bornes à vélo », à terme, il s’étendra de Chimay à Mettet où il rejoindra le RAVeL de la Molignée. Enfin, des études sont également en cours en province de Liège, tandis qu’en Brabant wallon, la Province a déjà déposé un dossier en vue d’obtenir la reconnaissance du CGT et des subsides. Nous espérons ainsi qu’en 2018, toute la Wallonie sera quadrillée de points-nœuds comme en Flandre et aux Pays-Bas.

 
©www.wapinature.be - Coralie Cardon
 

Les vététistes ne sont pas oubliés…

S.V. — Actuellement, le Commissariat Général au Tourisme reconnaît 227 circuits VTT s’étendant sur 4654 km. Mais les infrastructures sont en train de s’étoffer, surtout en Ardenne où le terrain est propice. Un bon exemple est le bike park de la Ferme Libert à Malmédy, où la piste de ski a été complètement transformée afin de répondre aux attentes des cyclistes. Ou encore le terrain d’exercices pour vététistes à Saint-Vith, le bike park d’Ovifat et celui des Lacs de l’Eau d’Heure qui sera inauguré cette saison. Sans oublier les circuits tels que le VTT des sportifs au Pays d’Ourthe et Aisne et la Transardennaise de La Roche à Bouillon.

 

L’année sera-t-elle riche en événements ?

S.V. — De nombreux événements et activités animeront la Wallonie tout au long de la saison. À commencer par les grandes courses cyclistes (La Flèche wallonne, Liège- Bastogne-Liège et autres) qui constitueront bien sûr une magnifique vitrine à l’échelle internationale, mais aussi les courses cyclo régionales, les événements thématiques organisés par les acteurs touristiques ou associations actives dans la mobilité douce ou le sport (le festival de Mountainbike à Houffalize, l’émission « Le Beau Vélo de RAVeL », les randonnées cyclo, etc.). Ces classiques seront imprégnés du label « Wallonie 2016 à Vélo ». C’est-à-dire qu’avec l’aide de WBT et du Centre d’Aménagement Touristique des Provinces Wallonnes, nous y aménagerons des stands afin d’offrir une plus grande visibilité à ce formidable outil touristique qu’est le vélo.

 

www.lawallonieavelo.be

Que ce soit via des activités liées à la nature (balades pédestres et cyclistes, réseau RAVeL, location de Segway, etc.), au sport (voile, planche à voile, kayak, jet-ski, ski nautique, plongée, golf, parachutisme, etc.), au récréatif (Aquacentre, Centre de délassement de Falemprise, Crocodile Rouge, Natura Parc, The Spin Cablepark, Espace Fun, Gravity Park, etc.), à la culture (visite du Barrage de la Plate Taille) ou à la découverte des saveurs (dégustation des produits du terroir), les Lacs de l’Eau d’Heure ont désormais en main des arguments de plus en plus convaincants afin d’attirer et fidéliser le tourisme d’un jour et de séjour, ce dernier étant d’autant plus disposé à faire le voyage que l’offre d’hébergement s’est considérablement étendue et diversifiée.

Mais il est une autre clientèle qui apprécie les lacs et leurs infrastructures, une clientèle plus dans l’air du temps et dont on ne voit encore que la partie émergée ; nous voulons parler des entreprises. Le monde entrepreneurial du XXIe siècle ayant mis à la mode les Meetings, Incentives, Conferencing & Exhibitions (MICE), l’ASBL Les Lacs de l’Eau d’Heure s’est attelée à faire du site un lieu de destination MICE. Et comment convaincre les entreprises de mettre le cap sur Cerfontaine et Froidchapelle afin d’y organiser des événements pour leurs employés et/ou leurs clients ? En leur proposant de nouvelles « attractions » sur mesure : le centre de bien-être et de balnéothérapie, le centre de séminaires, le golf et le Bike Park font partie de celles-là. En outre, cette infrastructure peut être privatisée pour les groupes, PME ou sociétés à partir de dix personnes.

« De plus en plus d’entreprises cherchent des sites proposant à la fois des espaces de travail et des activités de détente ou sportives, explique le directeur Vincent Lemercinier. Nous allons bientôt pouvoir proposer des packages, notamment via notre plate-forme de réservation, liant hébergement, salles de séminaire et activités incentives comme le golf ou le Bike Park. Ces deux disciplines font déjà l’objet d’une vive attention de la part des entreprises. Quant au centre de bien-être, il a l’avantage d’attirer du monde en dehors de la période estivale. Cette nouvelle clientèle devrait nous permettre de rentabiliser davantage nos investissements et installations. »

 

www.lheuredubienetre.be


 

WALLONIE, DESTINATION QUALITÉ

Moteurs économiques au cœur du Pays des Lacs, les Lacs de l’Eau d’Heure ont été sacrés « Destination Européenne d’Excellence » en 2010, avant d’être certifiés « Wallonie, Destination Qualité » depuis 2013. Dans un contexte de concurrence internationale croissante, le Gouvernement wallon a estimé essentiel que la qualité continue à être systématiquement développée et assurée afin de répondre aux attentes des hôtes. Ce label, qui vise les entreprises souhaitant améliorer leurs prestations de service et assurer ainsi leur succès dans le long terme, est inspiré du programme qualité du tourisme suisse.

Ce sera incontestablement l’événement de l’année aux Lacs de l’Eau d’Heure :

le 26 juin, le site accueillera les Championnats de Belgique cyclistes sur route pour élites avec contrat,

c’est-à-dire, pour faire plus court et surtout plus clair, les professionnels.

 

Ceux-ci s’élanceront dès le matin (8h30 pour les dames, 11h45 pour les hommes) du site de la Plate Taille et suivront une boucle de 15,4 km qui zigzaguera entre les lacs et qu’ils devront parcourir un nombre déterminé de fois selon la catégorie. L’inscription de cette compétition prestigieuse est étroitement liée au Centre de Cyclisme (Bike Park) qui sera inauguré ce printemps au lieu-dit « La Ferme de Badon », les deux événements s’inscrivant merveilleusement bien dans l’année thématique « La Wallonie à Vélo ». « L’idée de développer un centre qui concentrerait toutes les disciplines cyclistes s’inscrit pleinement dans le programme de développement du site, explique Philippe Fourmeau, responsable des événements au sein de l’ASBL Les Lacs de l’Eau d’Heure. Elle est née, voici quelques années, de notre désir de mettre en valeur le tourisme doux dans un cadre naturel. C’est dans des perspectives de communication et de promotion de ce futur pôle d’attractivité qu’un important partenariat a alors été conclu entre l’association et la Royale Ligue Vélocipédique Belge (RLVB), représentée par son président Tom Van Damme. Séduit par le développement touristique et sportif des lacs, celui-ci a su convaincre son conseil d’administration de retenir le site pour l’organisation d’un programme de championnats et de compétitions de haut niveau s’étendant de 2012 à 2018. »

Un programme qui s’est déjà en partie matérialisé avec l’organisation des Championnats de Belgique de contre-la-montre (2012), des Championnats de Belgique de VTT et de Vélo Trial (2013), du Belgian Cycling Happening (2014) et des Championnats de Belgique sur route pour élites sans contrat et espoirs (2015). L’an prochain, ce sera le tour des Championnats de Belgique sur route pour débutants et, en 2018, des Championnats de Belgique sur route pour juniors. C’est dans ce contexte que le site des Lacs de l’Eau d’Heure accueillera, le 26 juin 2016, les Championnats de Belgique pour Élites avec contrat et Dames Élites sur un circuit sélectif qui pourra répondre aux attentes des compétiteurs professionnels et qui devrait ravir l’ensemble du public, des médias et des partenaires et enfin pouvoir contribuer aussi aux retombées escomptées pour une « Wallonie à Vélo ».

 

Le « petit Poggio », un observatoire idéal

« À quelques variantes près, toutes ces épreuves suivent le même tracé, poursuit le responsable. L’élaboration de celui-ci est le fruit d’une collaboration entre notre ASBL, la RLVB et Jean-Luc Vandenbroucke, l’ancien coureur professionnel qui est aujourd’hui notre consultant pour la gestion du Bike Park. Au départ du grand barrage, les coureurs traverseront successivement les lacs de la Plate Taille, de Falemprise et du Ry Jaune. Arrivés au bas du village de Silenrieux, ils graviront ce que nous avons appelé le “petit Poggio”, à savoir une côte de 1 km en lacets qui constitue un observatoire idéal pour les spectateurs. Après le point de vue du Belvédère, ils longeront le lac de Féronval vers Boussulez- Walcourt puis reprendront la Nationale jusqu’à la Plate Taille. La configuration de ce dernier site ne permettant pas l’installation de tribunes sur la ligne d’arrivée, l’accès au circuit sera libre. » Outre les contacts avec les responsables de la sécurité et avec les chaînes de télévision, qui retransmettront bien sûr en direct les dernières heures de la course, l’ASBL a également pour mission de mettre en place un plan de mobilité avec le concours du TEC. « Nous avons veillé à ne pas entraver l’accès au lac de la Plate Taille et aux villages de vacances, rassure Philippe Fourmeau, mais certaines animations situées à l’intérieur du périmètre, comme le jet-ski, seront sans doute contraintes de fermer ce jour-là. » Des exploitations qui se rattraperont certainement grâce aux retombées médiatiques que l’événement ne manquera pas de susciter tant en Wallonie qu’en Flandre.

 

 www.lacsdeleaudheure.be


 

LA « CYCLO JEAN-LUC VANDENBROUCKE »

Cette randonnée cyclotouriste est née, on s’en doute, à la demande de l’ancien coureur cycliste et consultant dans le but de découvrir le site et de le faire vivre. La cinquième édition, qui aura lieu le samedi 18 juin, soit huit jours avant les Championnats de Belgique, proposera au départ du Bike Park six circuits fléchés. Afin d’intéresser tant les promeneurs que les cyclistes plus aguerris, ces circuits seront de longueurs variables (20, 40, 60, 80, 120 et 160 km). À l’exception du premier qui visera plutôt les familles, les autres s’écarteront des lacs afin de faire découvrir les villes et villages faisant la beauté de la région. Les organisateurs ont ratissé large. Ainsi, la boucle de 120 km passera par Thuin, Walcourt, Cerfontaine, Boussu-en- Fagne, le lac de Virelles et Froidchapelle. Quant à la plus longue, elle ira toucher le mur de l’Abbaye de Scourmont, au sud de Chimay. Entre 20 et 25 000 spectateurs sont attendus sur place. « Cette épreuve draine un peu plus de 600 participants, dont deux tiers de néerlandophones, explique Philippe Fourmeau. Les retombées financières profiteront évidemment à l’ensemble du secteur Horeca. D’autant qu’une partie des cyclos préféreront loger sur place ce week-end-là. C’est un phénomène que nous observons également lors d’autres grands événements sportifs comme le Championnat d’Europe de jet-ski. » Notons encore que tous les circuits cyclistes qui ont été dessinés autour des lacs à l’attention des visiteurs seront repris sur une carte conçue par l’ASBL Les Lacs de l’Eau d’Heure. On y retrouvera ceux intégrés à la « Cyclo Jean- Luc Vandenbroucke », mais également des circuits plus courts et plus faciles à l’attention des familles, comme les boucles qui suivent le Ravel autour de la Plate Taille (17 km), autour de l’Eau d’Heure (25 km) et autour des deux lacs réunis (40 km). Il va sans dire que tous ces circuits, y compris les tracés VTT, sont ou seront balisés afin que l’ensemble de la démarche s’intègre parfaitement dans la communication et la promotion de l’année thématique du vélo. Certains d’entre eux feront également l’objet de fiches vélo éditées par les Maisons du Tourisme des environs.

 ©Eric Cornu

Les deux activités qui attirent le plus de visiteurs sur le site des Lacs sont celles liées à la nature et aux sports nautiques ? Fort bien. Mais sait-on comment la nature et l’eau se sont mariées, sur l’autel commun de Froidchapelle (Hainaut) et Cerfontaine (Namur), pour engendrer aujourd’hui la première station touristique de Wallonie ? L’histoire de cette alliance est gravée près du Centre d’accueil de la Plate Taille, repérable à sa tour panoramique.

Les visiteurs, trop empressés d’enfiler leurs bottines de marche ou leur maillot de bain, n’y pensent pas souvent, mais la visite guidée du Barrage de la Plate Taille est à elle seule une attraction, la première qui s’est – naturellement – créée sur le site. C’est de surcroît le seul barrage belge que l’on puisse visiter de l’intérieur. On peut marcher au cœur de celui-ci, dans les galeries souterraines, jusqu’à la centrale hydroélectrique et découvrir, à travers une maquette géante, l’histoire et le pourquoi de la création de ces lacs.

Vous voulez que l’on vous mette l’eau à la bouche ? Soit. On a commencé à réaliser ces lacs artificiels en 1974, afin de réguler le niveau de la Sambre dont le débit, pendant les périodes sèches, pouvait tomber à moins d’un mètre par seconde et entraver fortement le transport fluvial sur le canal Charleroi-Bruxelles. Il fallait donc installer des réservoirs permettant de faire face à ce manque. Après étude de différents sites, le choix s’est porté sur la vallée de l’Eau d’Heure, petite rivière qui prend sa source dans un bois de Cerfontaine et se jette dans la Sambre à Marchienne-au-Pont.

 

Cinq lacs, quatre barrages

C’est ainsi que naquirent le barrage et le lac de la Plate Taille – le plus grand lac de Belgique avec ses 351 ha, soit la superficie de 700 terrains de football, et sa capacité de 68 000 000 m³ –, ainsi que quatre autres lacs de moindre mesure : ceux de l’Eau d’Heure (165 ha), de Falemprise (41 ha), du Ry Jaune (32 ha) et de Féronval (21 ha) – les trois derniers équipés d’un pré-barrage. En raison du fort dénivelé (45 m) entre le lac de la Plate Taille et celui de l’Eau d’Heure, il fut décidé d’installer une centrale hydro-électrique. À l’époque, la seule attraction devait être la visite du barrage principal qui était de la compétence du Ministère de l’Équipement et du Transport. Mais une fois les lacs remplis, en 1981, les touristes ont naturellement été attirés vers leurs berges. Très vite, quatre clubs se sont constitués aux Lacs de l’Eau d’Heure et de la Plate Taille proposant plongée, voile, ski nautique et jet-ski. L’avenir du site se joua en 1994 lorsque la Région wallonne, encouragée par un cofinancement européen, décida d’y créer une véritable station touristique. De nouveaux équipements virent alors le jour, comme l’Aquacentre et le village de vacances Landal, et les investisseurs privés montèrent à leur tour à bord…

 

 www.lacsdeleaudheure.be


 

LE SAVIEZ-VOUS ?

D’où l’Eau d’Heure tire-t-elle son nom étrange ? D’un cauchemar datant du Moyen Âge. Lorsqu’il pleuvait abondamment, cette rivière inondait la région en à peine une heure avant de retrouver son lit. Cela lui valut le nom « d’eau qui vient en une heure », contracté en « Eau d’Heure » avec le temps.

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